Vous étiez étonné de ne pas voir de commentaire de ma part ou de rapport de Dobby au chapitre précédent ? Et bien mes chéris c'est normal, je gardais tout pour celui-ci en sachant pertinemment qu'il suivrait le précédent de peu.
Donc, mes frères et mes sœurs (enfin de ce que je comprends petit à petit il y aurait plutôt beaucoup de sœur dans le coin ^^), voici un chapitre où vous vous doutez bien de ce qui va se passer. Les autres sont repartis pour la deuxième fois à Atlanta et quand ils reviendront… Mouhahahahaha.
Les reviews ;
Merci à Nnoxx, Roselia001 et Extraction, ainsi qu'à tous ceux qui laisse des reviews. Les lire me donne du courage pour continuer à torturer mon cerveau pour que quelque chose en sorte.
Rapport de Dobby;
"Nous avons réussis à passer des chaines au poignet et aux chevilles de Santa Claus sans subir de morsures ou griffures, pour l'instant nous le laissons dans sa 'chambre'. Nous essayons de le nourrir avec autre chose que des êtres vivants mais rien ne l'intéresse, ni la salade ou le milkshake à la vanille. Si vous avez une idée nous sommes preneurs. Dame Noël nous a informez qu'elle voulait revenir auprès de son mari, nous lui avons demandé une semaine pour voir si cela peut se faire en toute sécurité. J'entends Santa grogner, je vous laisse donc avec tout notre espoir pour l'avenir."
Séline repensait à la journée qui venait de s'écouler en plongeant son regard dans les flammes. Elle devait se forcer pour ne pas dévisager Shane. Le camp entier était au courant qu'Ed Pelletier battait sa femme et peut être sa fille. Une violente dispute avait éclaté à la crique, Ed avait giflé Carol devant tout le monde. Shane lui était rentré dedans avant de le laissé au sol dans un très mauvais état. Elle pouvait comprendre ce qui lui avait pris, Séline comprenait le besoin de cette correction sans en cautionner la violence.
La jeune femme ramenait ses genoux près d'elle pour poser la tête dessus quand son regard tomba sur Jim. L'homme avait fait un malaise dû à la chaleur. Prit d'une énorme insolation il avait creusé des trous dans une clairière proche avant que les autres membres du groupe ne le ligote à un arbre pour qu'il reprenne ses esprits.
Elle soupira en se disant que l'ambiance du camp aujourd'hui n'était vraiment pas au beau fixe, surtout si on rajoutait que les autres n'étaient toujours pas revenus d'Atlanta. Elle sortit de ses réflexions quand Dale lui tendit une assiette contenant un gros pavé de poisson.
Point positif du jour, Amy et Andréa avaient été pêchées en début d'après-midi. Rapportant une vingtaine de poisson pour le repas. La chair blanche se détacha facilement quand elle en prit un morceau avant de le porter à sa bouche.
Ils laissèrent les flammes devenir braises alors que le soleil se couchait à l'horizon. Morales osa parler d'un sujets qu'aucun d'entre eux n'avait eu le cran d'aborder avec le doyen du groupe, Dale.
- Je dois te demander un truc mec, ça me rend fou.
Dale parut amusé alors qu'il lui demandait de quoi il voulait parler.
- Cette montre.
- Qu'est-ce qu'elle a ma montre ?
Les sourires apparurent sur les visages quand Morales continua.
- Je te vois tous les jours, au même moment, remonter cette montre comme un prêtre de village disant la messe.
- Je me le suis également demandé, dit Jacqui.
Dale souri avant de dire qu'il ne comprenait pas. La femme noire lui expliqua un point de vue auquel Séline adhérait tout à fait.
- À moins que je n'aie mal vu les signes, le monde semble être arrivé en bout de course. Ou du moins être bloqué sur un ralentisseur pour un moment.
Morales reprit la parole, remontant un peu le moral qui venait de chuter.
- Mais il y a toi qui tous les jours remonte cette stupide montre.
Dale posa sa tête sur le dossier du transat avant de dire.
- Le temps… C'est important pour ne pas être perdu, non ? Les jours au moins.
Il essaya de trouver du soutien du côté d'Andréa alors que les visages l'entourant se faisaient septiques. Il continua tout de même.
- J'aime ce que, heum, un père dit à son fils le jour où il lui donne une montre qui s'est transmise de génération en génération. Il dit, "je te donne le mausolée de tout espoir et de tout désir, qui s'adaptera à tes besoins comme il a essayé de le faire pour les miens ou pour ceux de mes pères auparavant, Je te le donne, non pour que tu te rappelles le temps mais pour que tu puisses l'oublier parfois, pour un instant. Pour éviter que tu ne t'essouffles en essayant de le conquérir."
Un silence s'installa ou tous réfléchir aux paroles du vieil homme. Amy le brisa en disant qu'il était bizarre, les faisant tous rire. Dale expliqua que ce n'était pas de lui mais de William Faulkner. Amy se leva quand sa sœur lui demanda ;
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je dois pisser. Jésus, essaie d'être discret ici…
Elle s'éloignait en direction du camping-car quand Séline se dit que l'ambiance remontait en flèche. La jeune femme se tournait vers Glenn quand Amy redescendit du véhicule en demandant s'il restait du papier-toilette.
Séline se retournait vers elle quand elle vit un rodeur lui attraper le bras et la mordre. Elle mit quelques secondes avant de se relever et de regarder autour d'elle, le camp était envahi par une trentaine de zombies. Le chaos se déchainait alors qu'il se rapprochait d'eux, arrivant de tous les côtés à la fois. Shane empoignait son fusil à pompes en tirant sur ceux qui étaient le plus proches. La jeune femme sortit son Glock en faisant de même.
Les hurlements et grognements retentissaient de partout, ils tentaient de se rapprocher du camping-car pour n'avoir plus que trois cotés à défendre. Séline vit Neil sortir son couteau alors qu'il ne se trouvait plus qu'à deux mètres, elle comprit qu'il avait utilisé toutes ses balles. La jeune femme jeta un œil derrière eux avant de le pousser vers leurs arcs. Elle l'entendit encocher une flèche et la tiré avant de voir le chemin qu'il leur dégageait.
Elle utilisa sa dernière balle en arrivant en haut de l'échelle. Neil lui tendait son arc en posant le carquois entre eux deux. Elle le prit en observant le campement, ils en arrivaient encore et ceux qui se trouvaient au sol en était maintenant réduit à se défendre sans munition. Elle reprit son calme quand une première flèche partit de son arc pour se ficher dans la tête d'une de ces monstruosités. À la deuxième elle n'entendait plus les hurlements qui parcourait le campement, n'ayant qu'une seule pensée en tête elle encocha souplement une troisième flèche. Ces rodeurs devaient se retrouver le plus vite possible et pour de bon six pieds sous terre.
Neil s'occupait de garder une zone sécurisée près d'Andréa penchée sur Amy et ceux qui se trouvaient là pendant que sa sœur tentait de dégarnir le groupe de zombies qui leur tombait dessus. Il la sentait concentrée et tendue au maximum à ses côtés alors qu'une deuxième vague de rodeur sortait des bois.
Séline essayait de couvrir le plus de monde possible mais elle voyait ses compagnons tombés au sol sans rien pouvoir faire. Sa main rencontra celle de son frère alors qu'ils voulaient prendre la dernière flèche du carquois. Elle échangea un regard avec lui en sentant son courage faiblir et la peur reprendre le dessus. Elle prit la dernière flèche et arma son tir, la flèche partie pour abattre un rodeur de plus. La jeune femme se penchait déjà vers sa botte pour y récupérer son couteau quand le bruit de plusieurs coups de feu la stoppa dans son mouvement.
Ils étaient de retour et se frayaient un chemin vers eux, abatant les rodeurs les uns après les autres. Séline sortit son couteau avant de se laisser tomber au sol, un zombi faisait route vers Andréa. Elle se planta devant lui, barrant son chemin. Il s'approchait bras tendu vers elle en grognant d'une façon inhumaine. Elle se tendit d'un coup en lui enfonçant le couteau au milieu du front. La jeune femme retournait vers le camping-car quand elle sentit quelque chose heurter son dos. Elle fit volte-face avant de reprendre sa position et de maudire son frère.
- Préviens quand tu fais ça.
Ils se tenaient dos à dos en attendant la fin des combats, repoussant les zombies qui s'approchaient trop. Ils ne se séparèrent que quand les coups de feu se turent enfin. Les grognements avaient arrêté mais les hurlements des victimes et de ceux qui avaient perdu un être cher continuaient. Séline sentit ses jambes se rompre quand elle se rendit compte qu'Amy agonisait dans les bras de sa sœur. Elle sentit le choc de ses genoux sur le sol et se rattrapa de justesse sur les mains avant de se sentir nauséeuse. Elle cracha dans l'herbe en essayant de reprendre son souffle mais il semblait ne plus vouloir lui obéir. Les cris commençaient à se taire quand elle put enfin se remettre sur ses pieds.
Séline se sentait hors de la réalité quand elle fit un premier pas vers son frère. Cette sensation lui rappelait celle que l'on pouvait ressentir lors d'un rêve. Il courut jusqu'à elle avant de passer ses bras autour de son corps. Après un moment Neil la repoussa gentiment, il alla récupérer leur arc et le carquois vide avant de la rejoindre à nouveau. Elle hocha la tête en s'approchant d'un premier rodeur, posant son pied sur sa tête avant de récupérer leurs flèches.
Séline n'arrivait pas à défaire ses doigts de son arc, frottant son index sur le bout de fourrure qui l'ornait juste en dessous de la poignée, assise devant le feu elle entendait les autres débattre de ce qu'il fallait faire avec les cadavres qui jonchaient le sol. Elle n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'ils avaient perdus autant de monde en si peu de temps. La jeune femme entendit qu'ils s'occuperaient des morts demain aux premières lueurs de l'aube.
- ils se relèveront peut être avant.
Elle les vit tourner leurs regards vers elle sans lui répondre. La jeune femme comprit alors qu'elle venait de parler à voix haute. Séline se remit sur ses pieds en encochant une flèche, son frère voulu l'imiter mais elle se tournait déjà vers Dale en posant une main sur son épaule.
- Neil peut-il dormir dans le camping-car cette nuit ?
Dale lui répondait par l'affirmative alors qu'elle commençait à inspecter le campement, passant de cadavre en cadavre. Vérifiant qu'aucun d'eux ne revenait à la vie. À chaque fois qu'elle tombait sur l'un des leurs une main glacée lui broyait le ventre en empoignant ses entrailles.
C'est en arrivant devant sa tente que Séline sentit le poids de la réalité revenir. Le monde tangua un instant devant ses yeux avant qu'elle ne pose son dos contre l'écorce d'un arbre. Leurs pertes étaient énormes, la moitié du campement avait été dévasté en moins d'une heure. Ils se retrouvaient affaiblis dans un endroit qui n'était pas sûr.
Une angoisse profonde commençait à monter en elle quand elle entendit des bruits sourds venir de la forêt. Elle tendit la corde de son arc en avançant vers les sous-bois, son sentiment de malaise se refoulant au fur et à mesure qu'elle pénétrait dans la forêt.
Elle ne mit pas longtemps à trouver la source des bruits, passant derrière un arbre elle tomba sur le chasseur. Son arbalète posée à ses pieds, il frappait dans un tronc. Séline passa son arc à son épaule avant de s'approcher de lui. Elle tendit une main pour toucher son dos, à peine l'eut elle effleurer qu'elle perdait son équilibre.
La chute avait été rapide et son dos avait heurté le sol avec violence. Le choc avait expulsé l'air de ses poumons alors qu'elle voyait un couteau arrivé comme un éclair vers sa tête. Elle tenta de l'esquiver mais le poids du chasseur la clouait au sol, en un millième de seconde Séline comprit qu'elle allait mourir. S'approcher silencieusement de Daryl avait été une erreur, elle ferma les yeux en attendant d'en payer le prix.
Une seconde passa sans qu'elle ne ressente la morsure de l'acier. Elle rouvrit un œil pour voir la pointe du long couteau de chasse à deux centimètre de son visage. Il disparut alors qu'elle sentait la pression sur son corps se relâcher. Séline sentit un frisson la traverser, elle avait échappée à la mort de justesse. La jeune femme voulut se relever mais elle n'arriva qu'à se mettre sur ses genoux. Elle sentait sa respiration là trahir une fois de plus alors que son corps était parcouru de tremblements.
Daryl lui tendit la main pour l'aider à se relever en se sentant légèrement gêné, Il venait de brutalisé une fille. Il sentit une pointe de colère monter en lui alors qu'il l'aidait à se remettre sur ses pieds. C'était de la faute de cette idiote s'il avait failli la tuer, elle était arrivé sans un bruit dans son dos.
- Putain femme ! j't'ai pas entendu…
Séline l'observa alors qu'il relâchait sa main. Elle sentait le calme revenir en elle quand elle reprit son arc en main, retrouvant la douceur familière du bois et de la fourrure. La voix du chasseur était colérique mais elle décida de prendre ça pour des excuses.
- C'est ma faute, j'aurais dû m'annoncer, un petit raclement de gorge, un sifflement ou un truc du genre…
Plaisanter lui remettait les idées en place.
- … et puis c'est pas non plus comme si tu étais le premier à me menacer d'un couteau.
Séline le vit la regarder de travers alors qu'il se baissait pour récupérer son arbalète.
- Parce que tu t'es souvent battue au couteau avant que le monde ne dérape ?
Il la vit encoché une flèche avant qu'elle ne s'éloigne vers le camp en lui répondant.
- Pas vraiment mais ma mère avait la fâcheuse habitude de nous accueillir armée lorsqu'on faisait le mur mes frères et moi.
Daryl la rejoignit en observant sa manière de marcher, elle ressemblait à un félin. Il avait déjà remarqué qu'elle et son frère se déplaçaient sans aucun problème dans la nature mais là il pouvait clairement voir qu'elle était sur ses gardes. Le chasseur se demanda si c'était à cause de lui ou de la vision qui s'étalait devant eux. Il s'arrêta à côté d'elle en la regardant observer le campement au travers des sous-bois, il vit sa mâchoire se serrer alors qu'elle lui disait qu'elle ne pourrait surement pas dormir avec le camp plein de cadavres.
Séline sentit un élancement dans son dos et y porta la main, ramenant ses doigts elle se rendit compte qu'un peu de sang se trouvait dessus. Elle jura avant de comprendre qu'elle s'était blessé quand Daryl l'avait plaqué au sol. Il lui prit le poignet alors qu'elle voulait quitter le couvert des arbres.
- T'es blessée.
Daryl l'avait vu porter sa main à son dos avant de jurer et de vouloir retourner vers sa tente. Elle avait eu le temps de faire un pas avant qu'il ne voit la petite tache de sang dans le bas de son dos. La possibilité d'une morsure lui avait traversé l'esprit avant de comprendre ce qu'il en était vraiment.
- Viens, suis-moi.
Il lui lâcha le bras avant de sortir des sous-bois et de lui faire signe de s'assoir devant sa tente. Séline s'exécuta en en profitant pour s'allumer une cigarette. Elle essayait de ne pas trop penser aux morts qui jonchaient se trouvaient à quelques mètres quand elle le vit ressortir en tenant une bouteille d'alcool et des pansements. Elle ne fit aucun commentaire quand il s'assit derrière elle et qu'il releva le bas de sa chemise. Séline le sentit se figer alors qu'elle se disait que ce ne devait pas être aussi grave que ça.
Daryl ne savait pas quoi penser de ce qu'il voyait. La blessure était une simple coupure en bas du dos de la jeune femme mais d'autres marques l'avaient interpellé. Il plia le tissu pour le faire tenir tout seul alors qu'il imbibait une compresse d'alcool. Malgré l'obscurité il pouvait voir de fines lignes ou traces blanches qu'il comprit être des cicatrices, anciennes pour certaines et d'autres plus récentes. Il tenta de réprimer sa colère alors qu'elle se retournait vers lui.
Séline se demandait ce qui pouvait avoir créé la tension qu'elle ressentait chez lui. La blessure qu'elle sentait ne lui faisait pas mal au point de se demander si c'était grave, mais elle pouvait voir son visage fermé et ses yeux devenir sombre. Elle le vit détourner le regard alors qu'elle essayait de comprendre.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Pour toute réponse il lui toucha le dos, elle réprima le frisson que son contact avait fait naitre en comprenant enfin ce qu'il avait en tête et eux un petit soupir en reprenant sa position initial. Il n'était pas le premier à croire qu'elle s'était fait battre par ses parents. Séline se dit que l'histoire de sa mère les accueillants en pleine nuit l'arme à la main avait du mal l'orienter. Elle tenta de lui expliquer ce qu'il en était alors qu'il commençait à lui désinfecté sa blessure.
- Te fais pas des films, j'ai toujours été une enfant turbulente. Je suis hyperactive depuis que je suis gamine et disons que… ça laisse quelques traces.
Elle mit sa tête sur ses genoux alors qu'elle le sentait poser le pansement, ça piquait un peu mais la blessure était bégnine.
- Et le fait de grandir avec quatre frères n'est pas sans risque.
Elle le sentit bouger dans son dos avant de le voir s'assoir en face d'elle. Séline pouvait remarquer qu'il paraissait moins tendu alors qu'elle le remerciait.
- C'pour ça que tu dors presque pas ?
- Disons que j'ai pas le même fonctionnement que les gens normaux. Pour faire simple, eux, ils peuvent aller se coucher alors qu'ils ne sont pas vraiment fatigués et s'endormir sans aucun problème. Moi pas, si mon corps n'est pas fatigué j'y arrive pas.
Le chasseur comprenait maintenant pourquoi la jeune femme en face de lui ne s'arrêtait jamais. Il l'avait toujours vu occupé, contrairement à d'autres qui trouvaient normal de flâner dans le camp ou de rester assis à ne rien faire. Il lui tendit la main en lui faisant signe de lui filé une clope en lui demandant.
- Qui t'as appris à chasser ?
Il la vit sourire faiblement alors qu'elle tendait ses jambes devant elle pour prendre son paquet avant de lui jeter une cigarette.
- Mon père, il nous y emmenait mes frères et moi quand il revenait à la maison. À chaque permission qu'il avait on savait qu'on irait passer une semaine ou deux dans les bois.
Il prit appui sur un de ses bras en ayant envie de rire, une fille dans les bois, elle n'avait pas du apprécié le passe-temps familial jusqu'au moment où ce dernier lui permettait de survivre.
- ça d'vais pas trop t'emballer.
Il la vit le regarder droit dans les yeux avant de répondre, Ses prunelles d'acier ne semblant pas vraiment le voir.
- Tu veux rire j'espère, j'attendais que ça.
Séline reporta son regard vers le camp en sentant sa gorge se serrer. Il n'y aurait plus de chasse en famille, ses frères ne l'aideraient plus jamais à traquer un gibier. Thomas ne courrait plus avec elle dans les bois, Marcus et Nathan ne surgiraient plus d'un fourré pour effrayer l'animal et le rabattre vers leur père. Il n'y avait plus qu'elle et Neil à présent. Plus de possibilité pour parler de son avenir avec son père, de toute manière cet avenir-là était loin à présent.
Daryl pouvait sentir que son humeur avait changé et qu'elle déteignait sur lui. Il l'entendit dire qu'elle allait surveiller le camp depuis le camping-car avant de la voir s'éloigner l'arc à la main en faisant attention aux cadavres qui croisait sa route. Il passa son pouce sur ses doigts, la sensation de sa peau ne voulait pas le quitter alors qu'il rentrait dans sa tente pour essayer de trouver un peu de sommeil.
