Salut! Voici ce nouveau chapitre qui j'espère vous plaira. Merci à MxJ (pour sa review tardive^^) et bonne lecture!
Le monde des sorciers sortant des romans Harry Potter ainsi que ses personnages appartiennent à J.K. Rowling.
Les personnages nouveaux (O.C.) que vous ne connaissez pas des livres m'appartiennent ainsi que leurs histoires. Toute ressemblance de près ou de loin avec un évènement ou une personne réel serait fortuit et non volontaire.
Adénor Harker à l'école des sorciers
Chapitre 4
Le Chemin de Traverse
Assoupie les yeux fermés, bien au chaud dans son lit, Adénor prévoyait déjà de ne pas en sortir avant au moins une heure. Elle se motta contre son oreiller et remonta sa couverture jusqu'au niveau de ses oreilles comme elle aimait. Un bruit strident et aigu résonna dans ses oreilles et elle tomba brutalement malgré elle contre le sol. Elle ouvrit les yeux et ne reconnu pas le parquet de sa chambre. Elle leva la tête, éblouit par une lumière bleuté provenant de tous les cotés. Elle vit alors le… contrôleur du Magicobus qui regardait vers l'avant. Le bus redémarra aussi sec et Adénor, prise par la puissance du démarrage, partit en arrière et se heurta la tête contre le bord du lit sur lequel elle était allongée.
« Alors ce n'était pas un rêve… » Marmonna-t-elle dépité.
« Ah ! Tu es réveillé princesse ! Désolé pour ce réveil brusque mais Ern a faillit écraser une grand-mère. Encore une. » Fit le contrôleur en lui tendant la main pour l'aider à se lever.
« Ça ira, mais pendant un instant j'ai vraiment cru que tout ceci n'était qu'un rêve. » Expliqua la petite acceptant la main de Stan pour se mettre debout.
« C'est juste parce que même si les lits du Magicobus ne payent pas de mine comme ça ils sont très confortable. » La petite s'assied sur son lit et refit sa queue de cheval qui était décoiffé.
« Quelle heure est-il ? » Demanda la petite en regardant son pantalon noir et son tee-shirt rouge pour vérifier qu'ils ne soient pas trop froissés.
« Il est six heures et demi princesse et nous sommes bientôt arrivés ! » Répondit Stan sur un ton enjoué.
« Mais alors ça veut dire que nous sommes en… »
« En Angleterre et nous venons d'entrer dans Londres. » La petite regarda par l'une des vitres du bus pour voir malgré l'heure matinale, que le jour commençait à se lever dans une lumière bleuté. Le bus avançait vite et elle vit apparaître sous ses yeux le Tower Bridge encore illuminé malgré le jour naissant. « Tu ferais mieux de rassembler tes affaires car nous y sommes presque. » En effet, à peine Stan eu finit sa phrase que le bus commença à ralentir avant de s'arrêter. « Dernier arrêt tout le monde descend ! » Le contrôleur pris la valise et fit signe à la fillette de se diriger vers la sortie. Adénor remit sa veste noir avant de sortir et se trouva face à un bâtiment sombre d'un style qui lui rappelait une autre époque. « Terminus, voici le Chaudron Baveur. » Fit Stan en posant l'énorme valise à coté de la petite. « Tiens c'est pour toi. » Il lui tendit une carte. « Si jamais tu as encore besoin d'un moyen de transport pour rentrer chez toi ou bien aller ailleurs, n'hésite pas princesse. » La fillette pris la carte et le temps qu'elle se retourne Stan était déjà remonté dans le bus.
« Let's go Ern ! The next client is waiting for us for seven o'clock ! »
Le bus démarra net et disparu au bout de la rue.
« Merci… » Marmonna timidement la petite.
Elle commença à se tourner pour mieux voir le bâtiment mais se trouva nez à nez avec autre chose. De larges vêtements foncés se trouvaient à quelques mètres de son nez, elle leva la tête pour constater qu'il s'agissait d'un homme énorme avec une barbe broussailleuse noir qui la fixait en souriant.
« Hello ! Heu… I mean… bonjour, tu dois être Adénor Harker. My name is… sorry ! » L'homme sortit un petit bout de papier de l'une de ses poches et se mit à le lire. « Mon nom est Rubeus Hagrid, je suis le gardien des clés et des lieux à Poudlard, en somme le garde-chasse. Le directeur m'a envoyé pour t'accueillir et t'expliquer quelques détails sur le monde des sorciers pour que tu ne sois pas trop dérouté une fois arrivée à Poudlard. » Lut Hagrid avec un accent assez déplorable mais ça ne dérangeais pas Adénor qui saluait quand même l'effort. « I think it will be better if we go back inside. » Expliqua-t-il en anglais en montrant la porte d'entrée du Chaudron Baveur. La petite acquiesça ayant compris ce qu'il voulait dire grâce aux leçons que lui avait donnés son père sur la langue anglaise.
Hagrid s'avança vers la porte et l'ouvrit avant de s'écarter pour laisser avancer la petite, tirant sa valise à roulette à l'intérieur. La première chose qui frappa Adénor n'était pas tant la décoration en retard sur l'époque de l'endroit qui était à l'image de la façade, mais les gestes que faisaient certains clients. L'un lisait son journal en tournant l'index de sa main droite sans toucher la cuillère qui tournait en suivant comme le mouvement du doigt dans une tasse. Un autre tenait bien droit son journal et toutes les photos se trouvant sur la une semblaient vivante. Une serveuse traversa la salle pour aller vers une table ou il ne restait plus que des couverts sales, elle sortit un morceau de bois long et la vaisselle sale se mit à voler jusque derrière le bar.
« Waw… » Murmura la petite.
« Voila, ici ce sera mieux pour parler. » Adénor vit alors Hagrid aller vers une table et tira une chaise en lui faisant signe de venir s'asseoir. La fillette s'exécuta et laissa sa valise à coté d'elle. « Marie ! Deux petits déjeuners s'il te plait ! » Lança-t-il fort.
« Pas de problème Hagrid ! » Répondit une voix féminine derrière le bar. L'homme remarqua alors qu'Adénor regardait autour d'elle avec un regard curieux et en même temps effrayé.
« Tout ceci est vraiment nouveau pour toi. » Lança-t-il.
« Oui… » Répondit timidement Adénor en se tournant vers son interlocuteur, encore impressionné par sa carrure.
« D'abord j'aimerais que tu m'excuse de ne pas avoir très bien parlé dans ta langue dehors, je ne métrise pas bien du tout le français, en sachant que j'ai déjà du mal avec l'orthographe anglais. »
« Ce n'est pas grave, car vous avez fait l'effort, vous auriez pu très bien parler en anglais. Je pense que j'aurais compris. »
« Ça n'aurait pas été très accueillant, enfin maintenant que nous sommes ici dans un lieu exclusivement réservé aux sorciers, nous sommes en mesure de nous comprendre. » Fit Hagrid avec un sourire rassurant. « Mais ça ne t'aurais pas gêné si tout à l'heure je t'avais parlé en anglais ? Tu aurais compris ? »
« Pas des phrases longues mais je maitrise un peu le vocabulaire de base et arrive à faire quelques phrases courtes. »
« Ah tiens ! Vous apprenez l'anglais dès le primaire en France ? »
« Un petit peu mais c'est surtout grâce à mon père. Ma grand-mère paternelle était écossaise et mon grand-père français. Mon père a bien grandit en France mais il avait appris les deux langues parce que ma grand-mère y tenait. Grâce à ça, il est bilingue et depuis deux ans maintenant, il commence à m'apprendre la langue anglaise parce que maintenant ça commence à devenir indispensable de savoir la parler, alors il m'exerce. Enfin… il m'exerçait. »
« C'est très bien que ton père ai fait ça… » Hagrid voyait que la fillette baissait la tête et il n'aimait pas voir les gens triste.
« Qu'est-ce qui te tracasse ? C'est vrai que ce doit être effrayant de débarquer comme ça dans un monde que tu n'imaginais même pas, mais si tu es là c'est que tu l'as choisit, personne ne devait te forcer la main pour que tu viennes jusqu'ici. »
« C'est vrai… sauf que… » Adénor s'arrêta, elle n'allait quand même pas dire à quelqu'un qu'elle connaissait à peine qu'elle se sentait mal parce qu'elle avait quitté la maison en allant à l'encontre de la volonté de ses parents. Elle essaya de se ressaisir. « C'est juste que je ne me pense pas prête, je crois que je me suis peut-être trop laissé emporter sur un coup de tête. »
« Laisse moi te dire ceci, agir sur un coup de tête n'est pas forcément une mauvaise chose parce qu'à ce moment précis, ce n'est pas la raison qui a commandé tes actions mais autre chose de plus fort. » Expliqua gentiment Hagrid.
« Et qu'est-ce que c'est si ce n'était pas quelque chose comme la colère ? »
« Je ne sais pas, il n'y a que toi qui peux le dire mais pour l'instant nous n'avons pas le temps pour ça. Le train part à onze heures, ce qui veut dire que je n'ai que quelques heures pour te préparer et t'expliquer dans les grandes lignes ce qui t'attend. »
« Le train ? » S'étonna Adénor.
« Oui, le seul moyen pour les élèves d'aller à Poudlard est de monter dans le train qui les emmènera jusqu'à l'école. » La petite acquiesça.
« Et voila deux petits déjeuners qui volent ! » Lança une serveuse en déposant deux assiettes devant Hagrid et Adénor suivit par deux verres et plusieurs petits plats flottant dans les airs qui se posèrent sur la table. Il y avait des œufs au plat, du bacon, des saucisses, du jus… orange mais qui avait une drôle d'odeur et d'autres mets qui semblaient tout aussi délicieux.
« Bon appétit ! » Lança Hagrid en commençant à manger. La petite hésitait ce que remarqua vite son voisin de table. « Allons, tu peux manger, rien n'est empoisonné, à moins peut-être que tu ne sois pas habitué, c'est vrai que le petit déjeuner en France n'est peut-être pas constitué de la même chose. Si tu veux, je peux te commander autre chose. »
« Non, c'est très bien, merci. Je me suis toujours demandé de quoi avait l'air un vrai petit déjeuner anglais. » Répondit avec un petit sourire la fillette. « C'est juste que… le prix de tout ça doit être élevé et je n'ai pas d'argent, enfin très peu. »
« Ne t'inquiète pas de ça, c'est moi qui t'offre le petit déjeuner Adénor, ça me fait plaisir. D'autant plus que ça fait plusieurs années que je n'avais pas vu de né-moldu venir à Poudlard. »
« Pourquoi ? Et puis comment suis-je sensé faire si je n'ai pas d'argent ? »
« Ne t'inquiète pas… » Hagrid se sentait un peu mal à l'aise au sujet de sa première question. « Et pour ce qui est de l'argent, tout est réglé tu n'as plus qu'à aller te servir. »
« Me servir ? » S'étonna la petite avant de prendre une gorgée du nectar orange. Elle fit une petite grimace, la boisson n'était pas mauvaise mais le gout étant complètement inconnu de la fillette, elle ne put s'empêcher de reposer le verre.
« C'est du jus de citrouille que tu viens de boire, une boisson très commune chez nous. » Déclara Hagrid en souriant. « Et oui, tu n'auras pas de problèmes d'argent car tu as un compte à la banque Gringotts. Je m'y suis rendu hier dans l'après-midi et j'y ai retiré assez pour acheter tes fournitures scolaires. Elles sont emballées dans ma chambre à l'étage, je te les descendrais tout à l'heure avant d'aller à la gare. »
« Heu… » Adénor ne savait quoi dire. De nouvelles questions venaient de s'ajouter à la longue liste qu'elle avait déjà, plus les minutes s'écoulaient, plus les bases fragiles sur lesquels semblaient reposer son existence s'écroulaient. Elle avala un morceau de bacon lentement après l'avoir mâché.
« Ne t'en fait pas, je n'ai pas vidé ton coffre. Je ne suis pas quelqu'un de malhonnête, je crois pouvoir dire sans me tromper que ce n'est pas dans ma nature. » Fit Hagrid en regardant la petite esquisser un petit sourire pour lui répondre. Il avala le dernier morceau de pain qu'il avait avant de continuer. « Il n'y a qu'une seule chose parmi tes fournitures que je n'ai pas pu acheter, il faudra que je t'y emmène, c'est chez Ollivander pour acheter ta baguette. Nous irons aussi chez Gringotts pour que tu vois ton coffre et que tu y retire la somme que tu voudras. » Hagrid sortit une petite montre dorée et fit une petite grimace. « Il vaudrait mieux nous dépêcher, si nous voulons avoir le temps de tout faire. » Il commença alors à se lever remarquant que la petite fit de même alors qu'elle n'avait mangé à peine la moitié de ce qu'on lui avait servit. « Tu es sûr que tu as assez mangé ? » Demanda gentiment Hagrid.
« Ça ira merci. » Répondit Adénor en lui souriant. « De toute façon j'ai l'estomac un peu trop noué pour faire descendre encore quelque chose. » A cette réponse Hagrid tapota l'épaule droite de la petite.
« Viens, c'est par là. » Hagrid prit un parapluie rose pâle que lui tendit la serveuse au passage. « Merci Marie ! »
« Et ma valise ? » Demanda la petite en restant à coté de son bagage.
« Ne t'inquiète pas, Marie la montera dans ma chambre, tu la récupéreras avec le reste tout à l'heure. D'ailleurs, si on arrive à tous faire au pas de course tu auras peut-être le temps de prendre une douche si tu le désir. Maintenant viens s'il te plait. » La petite s'approcha du grand homme et le suivit jusqu'à une porte qu'il ouvrit, débouchant sur une pièce à ciel ouvert entouré de quatre murs de pierres.
« Et maintenant ? C'est un cul-de-sac ici. » Constata Adénor.
« Sauf quand tu connais le code. » La petite regarda Hagrid s'approcher du mur à l'opposé de la porte, il appuya la pointe de son parapluie contre plusieurs pierres. Elle vit soudain le mur commencer à bouger, les pierres s'écartèrent pour laisser voir devant la fillette et Hagrid une immense rue s'étendant à perte de vue. Adénor était abasourdis devant tout ça. « Soit la bienvenue Adénor au Chemin de Traverse. »
Plus aucuns doutes ne pouvaient subsister maintenant sur la véracité du fait que le monde des sorciers existait. La rue était assez étroite et certains magasins semblaient très anciens mais tout semblait merveilleux aux yeux de la petite qui voyait de nombreuses personnes avancer dans cette rue. La fillette fit quelques pas remarquant des objets étranges dans les premières vitrines. Hagrid marcha près d'elle, observant avec plaisir les yeux de la petite s'illuminer. Très rapidement, ils arrivèrent face à un grand bâtiment blanc aux murs et colonnes quelque peu de biais. Adénor entra alors qu'Hagrid lui tenait la porte et ils pénétrèrent dans une salle austère surveillée par deux mastodontes vêtus de noir menant à une autre plus richement décoré avec du marbre coloré, ou se trouvaient de nombreux guichets, ressemblant plutôt à de hauts bureaux, alignés les uns à coté des autres dans toute la longueur de la salle. La fillette regarda avec de grands yeux les drôles de créatures se trouvant aux guichets.
« Mais… qui sont ces… gens ? »
« Ce sont des gobelins Adénor. Ne les regardes pas de cette manière, ils pourraient se vexer. Croit moi, c'est très intelligent le gobelin mais ce n'est vraiment pas la plus sympathique des créatures. » La petite acquiesça sans un mot et fixa le guichet au bout de la salle ou Hagrid s'arrêta. Le gobelin qui avait la tête baissé sur son livre de compte releva juste les yeux et fixa le grand homme. « Miss Adénor Harker aimerais retirer de l'argent de son coffre. »
« Son coffre s'ouvrira si miss Harker possède sa clef. » Déclara le gobelin en fixant la petite fille qui le scrutait.
« Tenez ! » Fit Hagrid en posant une petite clef dorée sur le bureau du banquier.
« C'est parfait. » Le gobelin prit la clef et la tendit en arrière à un autre qui ouvrit la grille qui se trouvait derrière le guichet. « Vous pouvez y aller. » Hagrid suivit de près par Adénor avancèrent vers la grille. « Mais allez-y doucement miss Harker, car si mes souvenirs sont bons, ce n'est pas parce que votre compte reçoit une rente d'argent annuelle d'un autre coffre que vous devez tout dilapider. » La petite acquiesça pour que le gobelin cesse de la fixer bizarrement mais ce qu'il venait de dire l'avait tout de même assez intrigué.
Elle était tellement prise dans sa réflexion que la fillette se prit les pieds dans quelque chose et partit en avant. Hagrid la rattrapa par le bras avant qu'elle ne touche le sol violemment.
« Fait attention, tu m'as l'air un peu la tête dans les nuages. » Adénor ne lui répondit pas en remarquant que la chose sur laquelle elle avait buté n'était autre qu'un rail comme ceux qu'on utilisait pour les trains. Elle remarqua alors le gobelin et Hagrid monter à bord d'une sorte de chariot. « Viens Adénor, on n'a pas non plus toute la journée. » La petite monta à bord et le gobelin conduisit le chariot dans de longs tunnels sombres.
« Coffre 238. » Annonça la petite créature en arrêtant le moyen de locomotion devant. Il descendit le premier en prenant une lampe et alla insérer la clef dans la serrure du coffre. Adénor et Hagrid s'approchèrent de la lourde porte qui commençait lentement à s'ouvrir. Le visage de la petite se déconfit en voyant les immenses tas de pièces brillantes disposés dans la salle.
« Tu peux aller te servir. » Fit Hagrid en tendant à la petite une bourse vide. Adénor prit l'objet en cuir et entra à l'intérieur ou elle ramassa les pièces en or qu'elle mit à l'intérieur du petit sac. « Je pense que ça ira. » Lança Hagrid à l'entrée du coffre voyant la bourse remplis à un peu plus de moitié. La fillette sortit du coffre et remonta à bord du wagon avec son grand accompagnateur alors que le gobelin refermait le coffre. « Je pense que tu as largement assez pour tenir l'année. »
« L'année ? » S'étonna la fillette.
« Hier j'ai retiré une centaine de gallions pour acheter tes fournitures et avec le peu de monnaie qu'il restait je t'ai acheté cette bourse de cuir d'excellente qualité. Mais il faut que tu sache qu'à Poudlard tu n'auras pas besoin de dépenser d'argent. Je t'en ai fait retirer pour payer ta baguette que nous allons acheter de suite et pour couvrir les éventuelles dépenses que tu pourrais avoir durant l'année. »
« De quel genre ? »
« Et bien, cela ne te concerne pas cette année, mais à partir de la troisième année il me semble, les élèves ont la possibilité de sortir de l'enceinte du château pour rejoindre le village de Pré-au-Lard ou se trouvent différent magasins. Si jamais, tu veux aussi rentrer chez toi au moment des vacances, il te faudra aussi de l'argent. » Cette dernière remarque rappela à Adénor qu'elle avait quitté sa famille sans leur consentement. Elle baissa la tête l'air triste, sans dire un mot. Hagrid récupéra la clef que lui tendit le gobelin qui était remonté dans le wagon qui redémarra.
Ressortit de la banque Gringotts, Hagrid suivit de la fillette avancèrent tranquillement dans le Chemin de Traverse jusqu'à arriver devant une grande boutique avec une enseigne ou il était inscrit 'Ollivander'.
« C'est ici ? » Demanda la petite.
« C'est cela, je te laisse y entrer. Tu n'auras pas besoin de moi pour ça. Il est déjà neuf heure et demi, je vais retourner au Chaudron Baveur rassembler toute tes affaires, je n'en ai pas pour longtemps. Si je ne suis pas revenu lorsque tu auras fini avec monsieur Ollivander, je veux que tu m'attendes ici sans t'éloigner. Comme tu n'es pas une habituée du coin, il vaut mieux éviter que tu te perdes. » La fillette acquiesça et se tourna ensuite vers la porte du magasin pour entrer.
La clochette accrochée au dessus de la porte teinta et immédiatement un homme appuyé contre une échelle sur roulette s'arrêta au bord de l'une de ses étagères. L'homme d'âge avancé se mit à sourire et descendit rapidement de son échelle.
« Soyez la bienvenue miss. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à recevoir des clients aujourd'hui. Pardonnez-moi le désordre qui règne sur mes étagères mais je faisais l'inventaire. »
« Je vous en prie, ce n'est rien. »
« Allons, ce n'est jamais rien quand il s'agit de baguettes qui sont les instruments primordiale des sorciers. »
« Si vous le dîtes. » Ollivander fixa pendant quelques secondes la fillette avant de se diriger vers l'une de ses étagères pour y prendre une boite. Il l'amena à son comptoir et l'ouvrit avant de tendre la baguette à la fillette. Elle prit l'objet dans sa main droite en le regardant sous toutes les coutures.
« Qu'attendez-vous ? Faites le geste ! » Lança Ollivander. La fillette pointa sa baguette sur sa droite et fit exploser une caisse entreposé là. « Et bien, on dirait que je me suis trompé. » Fit le vendeur en retournant à ses étagères alors que la petite reposa la baguette dans la boite. « Moi qui pensais qu'elle conviendrait… »
« Pourquoi elle ne me convient pas ? » Ollivander prit une autre boite et se rapprocha près de son comptoir.
« C'est juste qu'à votre réflexion sur les baguettes, j'ai pensé que vous étiez une née-moldu et donc quelqu'un, qui pour l'instant, est non apte à comprendre l'importance d'une baguette. Celle que je viens de vous présenter est un modèle standard pour les nés-moldus mais il semblerait que vous ayez des pouvoirs plus développés donc je me suis trompé. » La petite ne répondit pas, ne souhaitant pas se faire juger comme une moins que rien à cause de ses origines. Elle prit la nouvelle baguette et fit un geste sur sa gauche. Une étagère qui se trouvait là se déboulonna du mur ou il était fixé et manqua de peu de tomber sur Adénor. Elle se dépêcha de reposer la baguette, effrayée.
« Pardon, je suis vraiment désolé ! »
« Ce n'est rien. » Répondit le fabricant de baguettes. « Vous savez miss, ce genre de chose arrive fréquemment lorsque de jeunes sorciers et sorcières viennent ici pour la première fois. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'avais fait boulonner toutes mes étagères aux murs. Cela fait longtemps qu'aucune n'étais pas tombée. » La petite rougis du désordre qu'elle provoquait. « Quel est votre nom miss ? »
« Je suis Adénor Harker. »
« Je n'ai pas le souvenir d'avoir vendu l'une de mes baguettes à quelqu'un de ce nom là. Serait-ce votre mère qui est une sorcière ? »
« Non… en fait… Je suis une née-moldu comme vous l'avez parfaitement compris tout à l'heure. » Répondit en baissant la tête la fillette.
« Ah… Il n'y a pas de honte à avoir vous savez, miss Harker. Alors relevez donc la tête ! » La fillette s'étonna de la réflexion du fabricant.
« C'est juste que… à ce que j'ai entendu, ce n'est pas forcément bien vu d'être… comme moi. » Ollivander retourna à ses étagères et commença à remuer la poussière tout en fouillant dans ses boites.
« Il n'y a aucun problème, vous êtes comme n'importe quel sorcier. La seule chose il est vrai… » Il se recula, tenant une boite dans ses mains. « C'est que certains sorciers et sorcières pensent que les gens comme vous ne méritent pas d'apprendre la magie. » Il déposa la boite sur son comptoir et s'approcha de la fillette. « Par ailleurs, il y a quelques temps déjà, quelqu'un de malfaisant qui pensait comme cela, à tenté de faire disparaître tout les gens comme vous. Mais n'ayez pas peur, tout ceci est le passé, vous ne risquez rien. Tenez. » Elle prit la baguette et fit un nouveau geste vers la vitrine en espérant que rien de mauvais ne se passe. Les carreaux de la vitrine prirent comme feu, avant de se mettre à fondre.
« Reprenez là ! » Lança Adénor effrayé. « Je crois que je ferais mieux de ne pas insister. » Ollivander récupéra la baguette avec un petit sourire.
« Détrompez-vous, maintenant je sais exactement quelle baguette il vous faut. Il fallait que je vous test auparavant, avec cet objet. Ce n'est pas une baguette que je vends, je m'en sers pour les clients comme vous, avec qui j'ai du mal à déterminer quelle baguette je dois lui vendre. » Il dirigea vers sa réserve. « Et ça faisait d'ailleurs un moment que je n'avais pas eu à m'en servir. » Il soupira. « Tu commence à te faire vieux, mon pauvre Ollivander. » Il sortit une boite plus grosse que les autres ayant des parois en verre solide avec un support ou reposait une baguette de bois foncé. Il la posa sur son comptoir et l'ouvrit. Un nuage de fumé blanche en sortit ce qui fit tousser le fabricant et sa cliente. « Et bien ! Ça fait longtemps que je n'avais pas ouvert cette boite. Moi qui pensais que jamais je ne la vendrais. » Il sortit la baguette et la donna à la fillette.
Au moment ou elle commença à serrer sa main droite pour la tenir, la baguette s'enflamma. Par réflexe, Adénor voulu la lâcher mais Ollivander lui attrapa le poignet pour l'empêcher de le faire. La fillette sentait la chaleur qui émanait de l'objet mais bizarrement, elle n'avait pas mal alors qu'elle s'attendait à finir avec la paume de main brûlé au deuxième degré.
« Qu'est-ce qui se passe ? »
« Tenez fermement votre baguette. » Ordonna Ollivander.
« Mais si je fais ça, je vais me bruler la main ! »
« Faites ce que je vous dis. » La fillette s'exécuta et serra la main droite fermement pour tenir la baguette qui s'éteignit soudain. Le feu venait de disparaître et Adénor ne sentait rien. « Et bien voila, je savais bien que je finirais par trouver celle qui vous conviendrais. » La fillette pris la baguette dans sa main gauche pour s'apercevoir que la droite n'avait aucune trace de brulure.
« Mais… que s'est-il passé ? »
« La baguette choisit son sorcier miss Harker, jamais l'inverse. » Répondit Ollivander en retournant derrière son comptoir pour refermer la boite. « Il semblerait que votre potentiel soit énorme pour que je sois obligé de vous vendre cette baguette. »
« Qu'a-t-elle de si particulier, hormis qu'elle fait des flammes ? » Demanda la petite en regardant l'objet de plus près.
« Cette baguette est en bois d'ébène, longue de 30 centimètres et le cœur renferme, quelque chose d'unique que je n'ai jamais vu dans aucune autre baguette, des cheveux. De plus, si vous regardez bien, vous verrez de fins liserés rouge gravés à même le bois qui s'entrecroisent en plusieurs endroits. » La fillette le regarda avec étonnement, mais ça ne l'avançait pas plus. « Vous devez comprendre miss Harker, que le cœur de la baguette est la partie qui va conférer tout son potentiel à l'objet. Personnellement je ne travail qu'avec du ventricule de cœur de dragon, du crin de licorne et des plumes de phénix. »
« Alors qu'est-ce que ça veut dire ? »
« On m'a apporté cette baguette il y a de cela une plusieurs décennies. Je n'ai pas pour habitude de racheter n'importe quelle baguette quelconque surtout lorsqu'il s'agit d'un ivrogne qui l'amène. Cependant, cette baguette est très ancienne, et comme je vous le disais, le cœur est constitué de cheveux, des cheveux mordorés. Pour moi cet objet était une énigme, c'est la raison pour laquelle j'ai accepté de l'acheter. Et depuis de longues années je m'efforce d'essayer de percer ses secrets. Sauf qu'à chaque fois que j'essayais de la toucher elle se mettait à flamber. J'ai quand même réussis à la dater d'environ cinq cent ans. »
« Dans ce cas pourquoi vous ne voulez pas la garder ? » S'étonna la petite.
« Parce que je réponds à des principes qui se passent dans ma famille depuis de nombreuses générations en tant que fabricant de baguettes. Et l'une d'elle est 'tu ne refuseras pas de vendre un article à un client, même si tu n'en a pas envie'. De plus, vous êtes bien la première que cette baguette ai reconnu, ce qui veut dire qu'elle vous revient de droit. Et puis quelque part ça m'arrange aussi, imaginez si un jour elle prenait feu en plein milieu de mon atelier remplis de bois ! »
« Je comprends tout à fait. » Répondit la petite avec un petit sourire.
« Très bien, alors c'est vendu ! Cependant, je vous préviens… à baguette exceptionnelle, prix exceptionnelle. »
« Enfin quelque chose qui ne m'est pas étranger. » Marmonna la petite en roulant des yeux. « Finalement, les sorciers sont peut être plus proche des moldus que je le pensais. Et quel est votre prix ? »
« Trente gallions ! » Un rictus apparu sur le visage de la fillette, elle avait l'impression de se faire plumer, malgré le fait qu'elle ne connaissait pas le cours de l'argent sorcier. Elle n'essaya même pas de marchander et sortit trente gallions de sa bourse.
« Ne faites pas cette tête miss Harker. Certes c'est un peu cher, mais je vous garantie une baguette de qualité supérieur. » Il sortit un sac dans lequel il mit la boite en verre et prit une boite normale ou il y mit la baguette avant de placer le tout dans le sac. « Et comme je suis bon commerçant, je vous offre une boite normale, qui sera plus pratique pour vous, pour le transport. »
« Merci. » Répondit avec un petit sourire crispé la fillette en prenant le sac. Elle se doutait que ces boites ne lui coutaient presque rien.
« J'espère vous revoir bientôt miss Harker. » Lança Ollivander alors que la fillette venait d'ouvrir la porte pour sortir. Elle se tourna vers lui, appuyée contre la porte.
« Pourquoi reviendrais-je si vous m'avez vendu une baguette de qualité ? » Répondit sarcastiquement Adénor.
« Et bien, vous êtes la première à me le demander. Sachez que je dis ça à tous mes clients dans l'espoir qu'ils ne reviennent jamais, ce n'est pas bon pour ma réputation. Et puis, j'avoue que je n'aimerais pas voir débouler vos parents dans mon magasin pour m'annoncer que vous avez brulé vive en plein milieu d'un de vos cours. »
« Me voila rassurée… » Murmura Adénor qui était devenu livide.
Voila pour ce chapitre... Le salaire d'un auteur ici sont les reviews alors n'hésitez pas!
Pour vous stimuler un peu, j'ai décidé de créer un petit jeu que j'ai baptisé : les défis d'Adénor! (Je sais, pas très originale). Les règles sont simples, à la fin de certains chapitre, Adénor posera une question lié au monde des sorciers, ce sera à vous d'y répondre en étant le plus précis et le plus complet possible (en gros c'est un test de culture générale sur le monde d'Harry Potter^^). La réponse devra être formulé par review, le plus clairement possible. La récompense sera pour le gagnant de voir apparaitre dans le chapitre suivant le personnage fictif qu'il aura crée au préalable. Il faudra donc joindre avec la réponse, le nom et le prénom du personnage, une courte description physique, un ou deux traits de caractère et la maison auquel il appartient, le reste je m'en charge^^ Si vous désirez donc intégrer Poudlard, n'hésitez pas, le premier défi se trouve en dessous!
Les défis d'Adénor! Défi n°1 : " Sur le chemin du retour, après avoir acheté ma baguette à Monsieur Ollivander, j'ai aperçu une rue sombre sur le Chemin de Traverse. Hagrid m'a conseillé de ne jamais m'en approcher, en m'expliquant que c'était un endroit dangereux. J'ai préféré lui obéir, mais je me demande ce qu'est cette rue et ce qu'on peut y trouver."
Le chapitre suivant ne comportera pas d'apparition du personnage du gagnant, il faudra attendre encore le chapitre suivant, ce qui signifie qu'il y aura apparition de deux personnages dans un même chapitre.
A plus! Leonem ;)
