Salut salut! Désolé pour le petit retard de publication que j'ai eu (deux jours, ce n'est pas non plus la mort^^) mais bon comme je rentre juste d'une semaine de vacances et que j'ai pas mal de travail à faire c'est un peu dur de tout gérer en même temps. Bonne lecture!
Merci à Aline (tu fatigue ma grande^^, n'oublie pas que tu m'en a promis deux! En même temps je crois qu'avec ce chapitre et le précédent tu n'auras pas de mal^^) et Rukie-chan pour leurs reviews!
Le monde des sorciers sortant des romans Harry Potter ainsi que ses personnages appartiennent à J.K. Rowling.
Les personnages nouveaux (O.C.) que vous ne connaissez pas des livres m'appartiennent ainsi que leurs histoires. Toute ressemblance de près ou de loin avec un évènement ou une personne réelle serait fortuit et non volontaire.
Adénor Harker à l'école des sorciers
Chapitre 15
Un vampire dans l'école
Le soleil brillait sur l'école Poudlard en ce début de mai, au grand désespoir des élèves qui suivaient leurs cours en intérieur. Une silhouette svelte marchait de manière solitaire dans le parc, écoutant le bruit de ses pas sur l'herbe coupé et laissant le vent faire voler ses longs cheveux bruns détachés derrière elle. La femme portait une longue veste en cuir noir descendant jusqu'à ses chevilles qui volait dans le petit courant d'air, laissant voir en dessous un pantalon moulant de cuir noir dont le bas était rentré dans une paire de bottes de cuirs noir à talons haut d'environ cinq centimètres ayant les chevilles recouvertes de rubans argentés. Le haut qu'elle portait était un débardeur blanc moulant mettant largement en valeur les attributs féminins de la personne, le vêtement était ornée de fins lisérés argentés au niveau des bretelles ainsi qu'au niveau de la taille ou se trouvaient trois cercles argentés, soulignant sa taille fine.
La silhouette s'approcha de manière assurée d'un arbre qui se trouvait au bord du lac et commença à grimper dessus. Les mains blanches de la personne s'agrippaient avec facilité sur l'écorce, montant de manière féline vers l'une des plus grosses branches comme si elle l'avait déjà fait plus d'une fois. Elle s'assied, dos contre le tronc de l'arbre, une jambe pliée, l'autre allongé contre la branche, fixant le lac dont la surface luisait grâce à la lumière du soleil. Le bas de la veste de cuir tombant dans le vide volait au vent léger tandis que son porteur regardait ses mains blanches aux doigts fins et aux ongles mi-long, ressemblant presque à des griffes. Il n'y avait que deux bijoux qui ornaient ces mains, une bague en argent toute simple se trouvant au pouce de la main gauche et une chevalière en platine à l'annulaire droit orné d'une tête de dragon ayant deux rubis à la place des yeux. Elle rabaissa ses mains et sortit d'une pochette qu'elle avait attachée au niveau de sa cuisse gauche, un paquet de cigarettes roulés. Elle en prit une et l'alluma à l'aide d'un briquet d'origine moldu. La silhouette tira une première bouffée dessus puis souffla laissant échapper de ses lèvres roses non maquillés la fumée de cigarette. L'odeur qui en émanait ne ressemblait pas à l'odeur du tabac classique mais à un mélange d'herbes se mêlant au parfum léger que portait la femme, laissant ainsi une odeur particulière émaner d'elle.
Dans le silence qui régnait dans le parc, la personne ne fit que remarquer l'un des Aurors faisant une ronde, passant devant elle en la saluant de la tête tout en continuant d'avancer. La femme répondit par un simple hochement de tête et tira une nouvelle bouffé de tabac.
Au château, certains élèves qui avaient déjà terminés leurs cours, sortaient du bâtiment pour prendre l'air. C'est ainsi qu'un groupe de Serpentard sortirent, descendant dans le parc tout en discutant.
« Franchement, je ne comprends vraiment pas comment l'école à put laisser une telle chose se produire. » Lança un garçon brun de deuxième année. « S'il y a vraiment un vampire dans l'école, mon père fera en sorte de me changer d'école et ce sera tant mieux ! »
« Ne parle pas trop vite, si ça se trouve c'est de l'esbroufe et il n'y a pas plus de vampire dans cette école que moi je suis préfet en chef. » Lança un autre garçon brun du même âge. « A ce qu'il parait, Cornélius Fudge qui est ministre de la Magie depuis peu, demande beaucoup de conseils à notre directeur, cependant certains disent qu'en fait il ne lui fait pas du tout confiance. Si ça ce trouve, le ministre a envoyé ces cinq Aurors dans le but de le surveiller sous couverture de cette histoire de vampire. »
« Ça parait censé. » Répondit l'autre. « D'autant que ça va faire une semaine qu'ils sont là et aucun vampire ne s'est manifesté. Ils passent leurs journées à faire des rondes et à fouiller tout les recoins du château mais rien n'a bougé. »
« Ton raisonnement à propos du ministre n'est pas idiot John. » Lança un troisième garçon aux cheveux blond. « Mais je doute que ce soit la raison pour laquelle ils sont là. Je pense que cette histoire de vampire est vraie. »
« Comment ? Tu pense vraiment ce que tu dis Curtis ? » Renchérie le premier garçon brun.
« Oui, moi Curtis Whiteman je pense qu'il a y vraiment un vampire ici et qui doit être très dangereux qui plus est. Sinon le ministère n'aurait jamais fait déplacer quelqu'un comme elle jusqu'ici. » Fit le jeune garçon en pointant du doigt un arbre dans le parc.
Les trois garçons s'assirent dans l'herbe après avoir jeté leurs sacs et capes à coté d'eux.
« Tu parle de la femme qui a l'air d'être le chef des quatre autres ? » Demanda l'un des deux garçons brun accompagnant Curtis. « Qu'est-ce qu'elle a de particulier hormis qu'elle a l'air vraiment très… tu vois ce que je veux dire. »
« Vous ne l'avez pas bien regardé ou quoi ? » S'étonna Curtis. « Pourtant je pensais que vous aviez passé la semaine à la mater comme la majorité des garçons de cette école, surtout toi Clark. »
« Ça pour la mater, je crois que tu n'étais pas non plus le dernier. » Lança sèchement Clark.
« Certes… » Admis Curtis sans rougir, restant assez impassible. « Mais vous deviez être trop occupé à mater différentes parties de son anatomie pour ne pas avoir remarqué ses mains. Elle porte une chevalière à tête de dragon en platine. »
« Qu'est-ce que ça peut faire ? Tout les Aurors en ont une. »
« Vous n'écoutez vraiment rien de ce que je vous dis… » Soupira le jeune garçon blond. « Sa chevalière est en platine, ce qui signifie qu'elle a le grade le plus élevé dans la hiérarchie des Aurors qui vont sur le terrain alors que les quatre autres ont une chevalière en argent. »
« Ça veut dire quoi ? »
« Vous ne lisez jamais la Gazette du Sorcier, ça ce voit. Il y a cinq grades dans la hiérarchie des Aurors, ils sont représentés par cinq chevalières différentes, chacune forgé dans un matériau précieux et orné de pierres différentes. Au bas de la hiérarchie, il y a le cuivre, puis le bronze, vient ensuite l'argent, l'or et pour finir la platine. Chaque grade équivaut à l'expérience accumulé par l'Auror et à son nombre de victoires sur des mages noirs. Pour atteindre l'argent, il faut au moins avoir plus de dix ans de service et compter au moins l'arrestation d'un grand nombre de mages noirs. La platine est un grade difficile à atteindre et généralement ceux qui l'ont sont vraiment l'élite, ces Aurors là ont déjà atteint un âge assez avancé, tournant autour de la cinquantaine pour les plus jeunes. »
« Hein ? Mais elle n'a l'air d'avoir qu'une petite trentaine d'années ! » S'étonna l'un des deux garçons brun alors que l'autre fixait la femme dans l'arbre, l'air hagard.
« Elle est si vieille que ça ? »
« Mais non imbéciles ! » Lança Curtis. « Le directeur l'a appelé Ravenwood, lisez le journal ! Cette femme, c'est une célébrité dans son milieu, tout comme dans celui des mages noirs. Il s'agit de Lorelay Ravenwood, l'Auror qui bat tout les records. Elle est connue pour avoir arrêté de nombreux mages noirs et gravit les échelons en dix ans, là ou la majorité de ses collègues passent une vie à vouloir réussir sans pour autant y arriver. »
« Tu veux dire que c'est elle dont parle souvent la Gazette sous le surnom de 'cauchemar des mages noirs' ? »
« C'est ça. » Répondit Curtis. « Dans le milieu, elle est plus connue sous le pseudonyme de 'Panthera'. »
« Comment tu sais tout ça Curtis ? Tu es vachement bien renseigné. »
« N'oubliez pas que mon père est très haut placé au ministère, il sait tout ce qu'il y a à savoir sur les Aurors, particulièrement sur celle-ci. Une sorte de mythe s'est construit autour d'elle, par sa personnalité froide et distante elle a un coté mystérieux qui intrigue beaucoup de monde, dont le ministère, qui ne sait au final pas grand-chose d'elle. Voilà ce que mon père m'a raconté sur elle, apparemment elle a passé deux années d'entrainement sur les trois obligatoires avant de devenir Auror, tellement ses résultats étaient excellent. Elle a participé à la répression des Mangemorts après la disparition de vous-savez-qui et d'après mon père c'est ce qui lui a permis de gravir les échelons plus vite car c'est elle qui aurait réussit à capturer Bellatrix Lestrange ainsi que son mari Rodolphus et son frère Rabastan. Avec un tel coup de filet, le ministère ne pouvait rien faire d'autre que de la promouvoir et elle a avancé comme ça durant dix ans, faisant surtout la chasse à des Mangemorts. D'après mon père, c'est aussi pour ça que le ministère tient tant à elle, car au final après cette guerre, il y a eu autant de pertes du coté des Mangemorts que du coté des Aurors. »
« Il y a quelque chose qui m'intrigue quand même… » Fit l'un des garçons brun. « Je l'ai bien regardé et je n'ai pas vu une seule cicatrice sur son corps de rêve. C'est étrange pour une Auror, généralement ils sont tous plus ou moins marqués physiquement par leurs combats. »
« Remarque très juste John. » Répondit Curtis. « Encore une fois d'après mon père qui connait un collègue proche au département des mystères qui aurait eu une courte relation avec elle, la fameuse Panthera n'aurait pas une seule cicatrice sur tout le corps. »
« Quel veinard le collègue de ton père. » Ajouta Clark.
« Ouais, sauf que mon père m'a dit que leur soit disant relation n'a pas durée plus d'une journée. »
« Tu veux dire que… » Commença John.
« Oui, apparemment cette femme est ce que mon père appel une croqueuse d'hommes. »
« Hé ben j'aimerais bien qu'elle me croque moi ! » Lança le deuxième garçon brun.
« Je te rappel qu'on a douze ans Clark. » Fit Curtis en le regardant en biais.
« Treize pour moi je te rappel. Les filles de nos âges sont bien trop fleurs bleu, elles croient toutes qu'on va les emporter et les épouser dès qu'on leur aura fait un minable petit bisou sur la bouche. »
« Rappel-moi combien tu en a déjà embrassé ? » Demanda Curtis tout en continuant d'observer la femme assise dans l'arbre fumant une cigarette.
« Deux… D'ailleurs vous devriez vous y mettre les gars, les filles ça ce commence tôt, c'est mon frère ainé qui me l'a expliqué. »
« Franchement, je pense que j'ai mieux à faire. » Répondit John. « En revanche, toi Curtis, si tu le voulais, tu pourrais t'y mettre, déjà pas mal de filles de notre maison ont des vus sur toi, même des plus vieilles. »
« Je n'en vois pas l'intérêt. » Répliqua de manière franche Curtis en regardant ses amis.
« Si tu cherche un intérêt, tu devrais te pencher sur la petite Danaé Flint. » Lança Clark en faisant un signe de tête sur sa droite.
Les deux autres garçons regardèrent dans cette direction et virent Danaé entouré de ses amis de Serpentard assises en rond et en tailleur près du lac. La fillette blonde était assise de manière à pouvoir voir les trois garçons de manière directe mais la personne sur qui son regard était posé ne laissait transparaitre le moindre doute.
« Ça fait des mois qu'elle n'arrête pas de te regarder et même de te suivre parfois Curtis. » Annonça John.
« Merci mais j'avais remarqué, ce n'est pas le genre de fille qui passe inaperçu. »
« Ouais mais c'est le genre de fille qui pourrait t'apporter encore plus d'avantages que tu n'en as déjà. N'oublie pas que son frère est très influent dans notre maison alors si tu sortais avec sa sœur, t'imagine un peu ? »
« En plus, elle n'est vraiment pas désagréable à regarder. » Ajouta Clark. « Même si elle n'a que onze ans pour l'instant, d'ici quelque année, je pense que je pourrais m'y intéresser… Sauf si bien sûr tu veux passer le premier Curtis. »
« Idiot. » Lança de manière froide ce dernier. « Cette gamine ne m'intéresse pas, je la trouve totalement indigne d'intérêt. Ces seuls sujets de conversation sont ceux qui parlent chiffons et ragots. »
« Comme toutes les filles soit dit en passant. »
« Exact, c'est pour ça que je ne pense pas me pencher sur des filles comme ça. » Renchérit Curtis.
« Ouais, mais pense qu'avec les filles ont peu faire autre chose que parler. » Ricana Clark.
« C'est encore ton frère qui parle. » Lui lança John. « Ce n'est qu'un abruti qui pense seulement avec une partie de son anatomie. Méfie-toi tu es en train de devenir comme lui. »
« Qu'est-ce que tu as osé dire à propos de mon frère ? » S'énerva Clark. « Retire ce que tu viens de dire ! »
« Non, parce que j'ai raison ! »
Sans plus un mot, Clark bondit sur John et tout les deux se mirent à se battre dans l'herbe sous les yeux de Curtis qui les regardait faire de manière impassible, hésitant à s'interposer.
« Attention au cognard ! » Hurla une voix au loin, ce qui fit lever en l'air le visage de Curtis. Ce dernier roula sur le coté par réflexe, évitant de peu l'objet fou qui après s'être écrasé contre le sol, s'envola de nouveau.
« Curtis ça va ? » Demanda John qui avait la lèvre coupé tandis que Clark avait l'un de ses yeux qui commençait à bleuir.
« Ouais ça va, mais d'où vient ce cognard ? »
« Je crois que la bonne question à se poser c'est plutôt ou va-t-il ? » Corrigea Clark.
Les trois garçons virent alors l'objet fou fonçant vers l'arbre ou se trouvait l'Auror assise sur une branche. Elle sentait venir l'objet sur elle mais prit le temps de prendre une nouvelle bouffée de sa cigarette avant de sortir sa baguette qu'elle avait de glissé dans sa botte droite et la pointa vers le cognard sans le regarder.
« Immobulus ! » Lança-t-elle de sa voix grave, arrêtant la balle folle dans les airs.
Alors que la femme tourna son visage vers l'objet en question, elle entendit des branches craquer au dessus d'elle et vit tomber une fillette en uniforme sur un balai, qui attrapa le cognard avant de s'écraser contre le sol qui se trouvait juste en dessous. L'Auror descendit de l'arbre en effectuant un petit saut après avoir écrasé ce qui restait de son mégot de cigarette dans une petite boite argentée. Elle observa le corps de la fillette, affalé contre le sol, qui commençait à se relever douloureusement.
« Bon sang… » Murmura cette dernière tout en se relevant difficilement alors qu'elle avait de la terre sur le visage. « Je leur avais pourtant dit de ne pas s'éloigner du terrain… » La fillette remarqua alors que le cognard entre ses mains était inerte et elle sentit la panique l'envahir.
« Je l'ai immobilisé par un sort alors ce n'est pas la peine de t'inquiéter pour ça. » Lança la femme derrière elle. La fillette se retourna pour voir qui venait de parler et fut subjugué par ce qu'elle voyait. « Tu ne t'es pas fait mal au moins ? » La fillette ne savait quoi répondre, elle se sentait impressionné par son interlocutrice qui était une Auror célèbre qu'elle connaissait grâce à la Gazette du Sorcier.
« Je… je… » Commençait-elle à bafouiller.
« Attends une seconde. » L'Auror pointa sa baguette vers la fillette. « Récurvite ! » La tête couverte de terre de la petite se nettoya ainsi que son uniforme et la femme eue un imperceptible mouvement de recul à la vue du visage de la fillette. « Je peux savoir ce que tu faisais avec ce cognard petite ? »
« Je… je m'entrainais avec deux amis au Quidditch. » La fillette hésitait, ressentant un sentiment étrange face à cette femme qui l'impressionnait rien que par son regard sombre et ses traits fins, elle la trouvait tout simplement très belle. « Sauf qu'ils ont voulus jouer en dehors du terrain, je n'étais pas d'accord mais ils ne m'ont pas écoutés et l'un deux a lancé le cognard trop fort. »
La femme soupira tout en gardant son air impassible, les yeux pointés vers le visage de la fillette.
« Ce n'est pas grave mais tu diras à tes deux amis que si cela se reproduit ils auront de graves ennuis, surtout si je suis encore dans le coin. Compris ? »
« Oui ! J'ai compris ! » Répondit nerveusement la fillette.
« Comment t'appelle-tu petite ? »
« Je m'appelle Adénor Harker et je suis en première année à Gryffondor. »
« Hé bien Adénor, j'ai un petit conseil pour toi. La prochaine fois que tu joues les attrapeurs, anticipe mieux l'atterrissage. »
« J'y avais pensé mais je me suis laissé surprendre par le cognard immobile. Et puis de toutes manières je joue comme batteur de remplacement alors ce n'est pas grave. »
« Ce n'est pas une excuse fillette. Un bon joueur doit être prêt à toutes les situations et doit savoir anticiper. »
« Heu… oui, je suppose, comme en escrime. »
« C'est valable dans n'importe quelle situation de la vie Adénor. » L'Auror ramassa le balai qui était toujours au sol et le tendit à la fillette qui le prit dans une main. « Avant de retourner rejoindre tes amis, va-t'excuser auprès du jeune garçon blond qui se trouve là-bas et qui n'arrête pas de te regarder. » Fit la femme sans dévier les yeux de la petite. « Il a manqué de se faire assommer lui aussi. » Adénor regarda dans la direction des trois garçons qui les observaient et grimaça.
« Mince… ce sont des Serpentard. »
« Et alors ? Ce n'est pas une raison pour ne pas t'excuser même si ce n'est pas toi qui a manqué d'en assommer un. » Renchérie d'un ton autoritaire l'Auror. La fillette acquiesça et regarda la femme de nouveau.
« Qu'est-ce que je fais pour le cognard ? »
« Ne t'inquiète pas, je lancerais un sort pour annuler le précédent une fois que tu seras remonté sur ton balai. »
« Merci, heu…madame ? Comment doit-je vous appelez ? »
« Déjà ce n'est pas madame et ce sera miss Ravenwood pour toi fillette. » Répondit l'Auror avec un petit sourire avant qu'elle ne tourne le dos à Adénor, se dirigeant plus loin dans le parc.
La petite se retourna et prit son courage à deux mains, s'avançant vers les trois Serpentard qui continuaient de la regarder. Elle s'avança et s'arrêta à quelques mètres d'eux avant de les regarder, particulièrement le jeune garçon blond qui avait manqué de se faire assommer.
« Je vous présente mes excuses de la part de mes camarades qui ont envoyés le cognard par ici. J'espère qu'aucun de vous n'a eu de problème. »
« Tiens une Gryffondor ! Pas étonnant qu'un cognard se soit retrouvé jusqu'ici, vu les mauvais joueurs qu'il y a dans votre équipe. » Lança Clark méchamment.
« Il n'y a pas de mauvais joueurs dans notre équipe ! » Répondit Adénor, se disant que ça devait arriver.
« Vraiment ? Dans ce cas rappel moi qui vous as battu à plate couture il n'y a pas longtemps. » Demanda John. Adénor sentait la colère lui monter alors qu'elle ne voulait pas d'ennuis.
« Arrêter tous les deux, elle est venu s'excuser. La moindre des choses est de respecter cela et de la laisser tranquille, d'autant que je me doute que ce n'est pas elle qui a lancé ce cognard. » Lança calmement Curtis tout en fixant la fillette.
« Adénor ! Qu'est-ce que tu fiches avec ces Serpentard ? » Lança Fred volant en balai au dessus d'eux suivit par George.
« Est-ce qu'ils t'embêtent ? » Demanda ce dernier, prêt à descendre pour venir l'aider.
« Non tout va bien, j'ai réussi à récupérer le cognard ! » Lança la fillette en montrant l'objet aux jumeaux.
« Dans ce cas vient on y retourne sinon Charlie risque de nous sermonner, d'autant plus que tu as son balai. » Déclara George.
« J'arrive ! »
La fillette enfourcha le balai et regarda une dernière fois le jeune garçon blond qu'elle croisa du regard. Ce dernier lui fit un petit sourire chaleureux avant qu'Adénor ne s'envole. Alors qu'elle se trouvait maintenant auprès des jumeaux et que George lui avait rendu sa batte, la fillette sentit le cognard se mettre de nouveau à remuer dans ses mains et le lâcha. Les garçons se mirent à se le passer tout en retournant vers le terrain, suivit pas la fillette qui ne pouvait s'empêcher de sourire alors qu'ils lui firent une passe.
« Non mais tu as vu ça Danaé ? Cette petite idiote de Gryffondor a osé envoyer un cognard sur Curtis Whiteman. Comment a-t-elle put ? » Lança une élève de Serpentard assise en tailleur près de la petite blonde.
Cette dernière ne répondit pas, continuant d'observer l'objet de ses pensés qui fixait le ciel ou s'étaient envolés les trois Gryffondor. Danaé sentit un pincement au cœur, puis de la colère monter en elle. Son visage se transforma ne laissant paraître plus qu'une expression de mal être.
...
Après avoir marché une petite heure dans le parc, Lorelay Ravenwood était remonté au niveau d'une des courettes du château ou elle déambulait lentement, prise dans ses pensées. Malgré son visage qu'elle s'efforçait de garder impassible, l'Auror ressentait un profond sentiment de frustration qui la rongeait. Elle s'assied sur un banc en pierre appuyé contre une colonne et s'alluma une nouvelle cigarette roulée. Elle appuya ses bras contre ses cuisses, le buste partant vers l'avant.
« Bon sang ! J'en ai plus qu'assez ! D'après la petite enquête que j'ai pu mener auprès du directeur, de certains professeurs et des fouilles qui ont été faites par mes collègues, une seule conclusion s'impose… Le vampire doit déjà être présent dans ces murs depuis quinze jours. Avec une telle durée, il s'est certainement mêlé aux autres élèves… Je suis sûr que si moi et les autres n'étions pas arrivés la semaine dernière, il aurait déjà commencé à s'en prendre à des élèves et qui sait, peut être aussi à des enseignants. J'en ai marre ! Rester à tourner en rond comme ça depuis une semaine dans cette foutu école, c'est comme être en prison. Si seulement je pouvais intervenir directement… malheureusement je suis obligé d'attendre que ce suceur de sang se décide à se montrer. Pourquoi fallait-il en plus qu'il choisisse cette école ? Comme si ce n'étais pas déjà suffisant de m'obliger à tourner en rond comme dans une cage, il faut en plus que se soit ici ! Moi qui pensais que j'avais réussis à oublier… » Pensait l'Auror dans son esprit, gardant durant toute sa tirade le même visage impassible alors que sa cigarette venait de s'éteindre.
« Toujours autant prise dans tes pensées à ce que je vois. » Lança une voix froide et grave dans le dos de Lorelay.
Cette dernière ne bougea pas, inclinant légèrement sa tête vers l'arrière pour voir un pan de cape noir flottant au vent léger. L'Auror esquissa un petit sourire, sentant la présence de son interlocuteur, probablement appuyé contre la colonne derrière elle. Ils étaient dos à dos, fixant un point opposé, sans se voir directement.
« Moi aussi je suis ravie de te revoir Severus. » Répondit-elle tout en continuant de regarder devant elle. « C'est maintenant que tu viens me saluer alors que ça fait déjà une semaine que je suis ici ? Tu m'évitais ou quoi ? »
« J'avais d'autres choses à faire… » Répondit le maitre des potions, fixant le mur qu'il avait face à lui, sentant le parfum de l'Auror qui était dans son dos, derrière la colonne sur lequel il était appuyé. La fragrance qui émanait d'elle ne lui déplaisait pas, il y avait un mélange d'herbes ressemblant à ce qu'il pouvait utiliser pour faire certaines de ses potions, mêlé à un parfum de fleur très léger. « Et puis j'espérais que tu règlerais cette affaire rapidement, ça ne te ressemble pas de laisser une mission s'éterniser. »
« Effectivement, et crois moi j'en suis la première désolé. Mais hélas, la situation exige que j'agisse ainsi, bien malgré moi. »
« Que veux-tu dire ? Y a-t-il quelque chose que les professeurs ignorent ? Je sais qu'il y a quelque chose que tu n'as pas mentionné lors de la réunion il y a une semaine lorsque tu nous as exposé la situation. »
« Je suis désolé Severus mais si je te donnais cette information qui est classé secrète par le ministère il faudrait au mieux que je t'enferme à Azkaban, au pire que je te tue. » Répondit sans ambages l'Auror. « Je ne suis autorisé à divulguer cette information seulement si le vampire fait une victime. »
« Si je comprends bien, tu te sers des élèves comme appâts… Attendant le moment ou le vampire sortira de sa cachette pour se sustenter. » Expliqua le professeur Rogue d'une manière très froide, n'étant pas étonné de ce plan.
« Malheureusement je n'ai pas d'autre alternative, si j'avais un autre plan, crois moi j'aurais déjà capturé ce vampire et aurais déjà quitté les lieux. »
Lorelay mit son mégot éteint dans la petite boite argenté qu'elle possédait à cet usage, laissant un lourd silence s'installer entre elle et le maitre des potions. Avant que l'un d'eux ne parle de nouveau, un cri résonna depuis l'intérieur du château. Par réflexe, l'Auror se leva d'un mouvement rapide et courut jusqu'à l'intérieur du château.
Elle rejoignit un couloir ou commençaient déjà à se rassembler de nombreux élèves. Le professeur McGonagall et le directeur étaient penchés sur le corps choqué d'une jeune fille. Lorelay poussa les élèves pour passer alors que les autres Aurors accouraient de toutes parts. La femme se mit à genoux vers la jeune fille et inspecta son cou alors que de nombreux élèves affluaient encore ainsi que Rogue qui s'approcha des autres professeurs présents.
« Elle s'appelle Susan Smith. » Annonça le professeur McGonagall. « C'est une élève de quatrième année de la maison Poufsouffle. »
Lorelay trouva deux griffures au niveau du cou de l'élève et l'observa de son regard noir, constatant son état de conscience.
« Tu peux parler gamine ? » Susan acquiesça malgré son état de choc. « Alors raconte-moi ce qui s'est passé. »
L'Auror s'approcha du visage de la jeune fille afin qu'elle soit la seule à entendre ce qu'elle allait dire avec le professeur McGonagall et le directeur qui étaient penchés sur elle.
« J'avais rendez-vous avec un très charmant élève de la maison Serdaigle que j'ai rencontré la semaine dernière… Il m'a amené jusqu'ici et au moment ou on allait s'embrasser j'ai vu deux énormes crocs apparaître au niveau de ses dents… Il s'est penché de manière soudaine sur mon cou et j'ai eu peur alors… j'ai crié ! » Lorelay se recula et la fixa.
« Tu as eu de la chance gamine, c'est le fait d'avoir crié qui t'as sauvé la vie. Tu l'as certainement surpris et c'est pour ça que tu t'en sors seulement avec une égratignure. » L'Auror se releva tout en continuant de la regarder. « Cependant tu n'as pas suivit les consignes, tu es allé dans un lieu isolé avec une personne que tu connaissais à peine. » La jeune fille tomba en sanglots, ce qui fit soupirer Lorelay. « Madame Pomfresh ? » L'infirmière s'approcha de l'Auror rapidement. « Emmener cette petite à l'infirmerie et soigner ses écorchures qu'elle a au cou avec de l'essence de dictame. Étant donné que le vampire n'a pas réussit à enfoncer ses crocs dans la chair, je pense qu'elle ne risque rien, mais par mesure de prudence mettez-la en quarantaine. »
« Entendu ! » Fit l'infirmière avant d'aller se pencher sur la jeune élève. « Venez ma petite, je vais vous soigner. »
« Est-ce que je vais devenir un vampire ? » Sanglota Susan en se relevant.
« As-tu des envies irrésistibles de te jeter sur le cou de quelqu'un ? » Demanda nonchalamment Lorelay.
« Non… »
« Dans ce cas tu ne risque rien. Fort heureusement pour toi d'ailleurs, sinon je ne te dis même pas le sort que je te réservais dans le cas contraire. » La fillette pleura une nouvelle fois alors que l'infirmière l'emmena loin de la cohue. Lorelay balaya le couloir du regard rapidement avant de se tourner vers les quatre Aurors qui attendaient ses ordres. « Messieurs, le moment est venu d'enclencher mon plan, allez vous placez aux quatre grandes sorties comme je vous l'avais indiqué et soyez à l'affut de n'importe quel élément suspect. N'oubliez pas de contrôler toutes les personnes que vous pourrez rencontrer à compté d'une demi-heure, vous avez la permission d'utiliser vos baguettes en cas de nécessité. »
« Compris ! » Lancèrent les quatre hommes avant de se disperser.
Lorelay se tourna ensuite vers les professeurs.
« Que les professeurs responsables des quatre maisons ramènent tous les élèves dans leurs dortoirs respectifs. Les préfets auront pour tache de vérifier l'identité de chacun et surtout de veiller à ce que personne ne sorte tant que le vampire ne sera pas arrêté. Vous avez une demi-heure, à la fin de ce temps, mes hommes contrôleront élèves et professeurs se baladant dans les couloirs et seront considérés comme suspects potentiels. Une fois les élèves mis en sureté, retrouver moi dans la Grande Salle afin que je vous donne les dernières directives. »
Les professeurs acquiescèrent avant de s'éparpiller et d'ordonner aux élèves de se rassembler par maison.
...
Lorelay regarda les aiguilles fines de sa montre à gousset en argent lui signifiant que la demi-heure impartie était passé. L'Auror rangea la montre dans sa poche droite de pantalon d'où elle aimait laisser pendre sa chaine en argent, faisant un léger son lorsqu'elle marchait. Elle se leva de la table sur laquelle elle était assise et se tourna vers les professeurs qui attendaient déjà là. Le professeur McGonagall pénétra rapidement dans la salle, marchant vite vers les autres en faisant comme si de rien n'était.
« Pardonnez-moi, mais j'avais quelques élèves qui étaient à s'entrainer sur le terrain de Quidditch et il a fallu que j'aille les chercher. »
Lorelay ne répondit pas, se contentant d'esquisser un petit sourire.
« Maintenant que tout le monde est là, je vais pouvoir vous expliquer la gravité de la situation. » Annonça l'Auror. « J'espérais ne pas avoir à ébruiter ceci mais vu ce qui vient de se passer je n'ai pas le choix. » Le directeur qui était assied dans son siège observait la jeune Auror qui balayait les professeurs du regard. « Après la petite enquête que j'ai mené parmi vous, je suis en mesure de vous dire comment le vampire a pu pénétrer dans le château et se mêler aux autres élèves. Le professeur Flitwick m'a appris qu'une sortie à Pré-au-Lard a eu lieu il y a quinze jours. C'est certainement à ce moment là qu'il s'est mêlé aux élèves et a pu rentrer dans le château. »
« Ce n'est pas possible, nous comptons et vérifions nos élèves au début et à la fin de chaque sortie. Il est impossible que nous ayons pu le laisser passer ! » Contesta le professeur Chourave.
« Ceci est le nœud du problème dont je ne vous ai pas parlé plus tôt pour des raisons de secret fixé par le ministère. » Expliqua Lorelay. « Le vampire que mes collègues traquent depuis déjà plusieurs mois porte le nom de Gustave Reno. Techniquement ce jeune homme a depuis déjà plusieurs décennies l'âge de dix-huit ans. Le ministère a toujours gardé un œil attentif sur ce vampire car il est vraiment très particulier. Ce jeune homme est un vampire de seconde catégorie, il n'est pas de sang pur puisqu'il a été mordu à l'âge de dix-huit ans par un vampire du nom de Blodwyn Bludd. Ce dernier aimait chanter pour ses victimes avant de les mordre, c'est comme ça qu'il a eu Gustave. »
« Oui… mais… » Bafouilla le professeur Quirrell. « Les victimes des vampires ne survivent généralement pas à la… la morsure. C'est très rare d'avoir ce… ce genre de vampire de nos jours. »
« En effet, mais ce jeune garçon fut une exception car il est porteur d'une qualité rare. Ce garçon était Métamorphomage, les spécialistes pensent que c'est grâce à cela qu'il a survécu. Cependant, son coté vampire s'est mêlé à ses capacités de métamorphomage, faisant de lui une créature hybride, capable de changer d'apparence à volonté, y compris son apparence humaine. »
« Mon dieu… » Lâcha McGonagall.
« Vous pouvez le dire. Durant des années le ministère a toujours gardé un œil sur lui. Au début, il a très bien maitrisé ses pulsions de vampire mais avec le temps… ça c'est aggravé. Il y a de cela plus de deux ans, il a fait une victime en Pologne. Depuis il était suivit à la trace par des Aurors de niveau inférieur qui avait pour mission de le pister en permanence. Mais on dirait que Gustave a prit gout au sang et il y a moins d'un an, il s'en est prit à d'innocentes jeunes sorcières en vacances sur l'île de Crète. Le ministère a réussit à étouffer cette affaire durant pas mal de temps pour ne pas affoler la population de cette situation mais après ce qui a faillit se passer en France à l'école Beauxbâtons… Le ministre a décidé de m'envoyer mettre un terme à tous cela. »
« Vous voulez dire qu'il a failli s'en prendre à d'autres élèves ? » Demanda le professeur McGonagall.
« Oui… il semblerait que Gustav ai une préférence pour les jeunes filles fraiches. »
« Effectivement. » Ajouta le professeur Dumbledore. « A la rentrée, j'ai reçu de nombreux hiboux me demandant conseils de la part de madame Maxime, directrice de l'école de magie Beauxbâtons. Le vampire est resté durant plusieurs mois stationné en France à essayer de pénétrer dans cette école contenant principalement de jeunes demoiselles. »
« Oui, sauf qu'il a finit par attirer l'attention sur lui et de nombreux Aurors ont tentés de le coincer. Mais il a réussit à leur échapper à la fin du mois de février. Ça n'a pas échappée à la Gazette du Sorcier, qui manquant tout de même de preuves pour assurer ses dires, n'a mit que quelques encart dans le journal. » Expliqua Lorelay. « Le ministère a retrouvé sa trace ici il y a un mois et le ministre a jugé bon de mettre fin a tout cela en décidant d'arrêter Gustave Reno, qui aurait put être un élément important pour le ministère en tant qu'espion. Mais au final, je vais devoir l'arrêter et l'écrouer à Azkaban dans une cellule qui a déjà été construite spécialement pour lui. Pour répondre donc à votre affirmation de tout à l'heure, Gustave a dû s'en prendre à l'un de vos élèves à Pré-au-Lard et l'a certainement drogué et laissé là-bas, sinon nous aurions déjà retrouvé un cadavre. Il a ensuite prit la forme de l'élève et s'est mêlé aux autres. »
« Que devons-nous faire ? » Demanda le professeur Flitwick en faisant un pas vers l'avant.
Lorelay sortit une bourse qu'elle avait d'accroché à sa ceinture et caché sous son manteau. Elle la posa sur la table des professeurs, face au directeur et les invita à venir se servir.
« Prenez chacun l'un de ces petits pendentifs. » Elle montra une mince chaine de métal supportant un morceau d'ail. « Ce n'est pas très original, je vous l'accorde mais en portant ceci mes hommes n'auront pas à venir vous fouiller. Ceci va servir de point de repère car tout les professeurs et Aurors portant le même, nous n'aurons pas à nous méfier entre nous. Souvenez-vous bien que ce vampire peut prendre l'apparence de n'importe qui, et il a dû déjà nous scruter et noter nos façons de faire. » Chaque professeur mis le pendentif autour de leurs cou ou dans leurs poches comme le professeur Rogue. « Maintenant que le vampire s'est manifesté, il ne peut plus se cacher comme il l'a fait jusqu'à présent. En ce moment même les préfets doivent être en train de faire l'appel et je parie qu'il en manquera forcément un quelque part, certainement dans la maison Serdaigle. Je vous demande de faire des rondes dans les couloirs et de veiller sur vos élèves. Si nous nous y prenons bien, d'ici ce soir, Gustave sera mis hors d'état de nuire, je vous en donne ma parole. »
Les professeur acquiescèrent et quittèrent la Grande Salle afin de commencer à patrouiller dans les couloirs. Lorelay était maintenant seule, appuyée contre la table des professeurs, sentant nettement le regard du directeur posé sur elle.
« On dirait que ne tiens pas à ce que ton séjour ici s'éternise mon enfant. » Lança ce dernier d'une voix tranquille.
« Effectivement, je n'ai pas vraiment envie de rester ici plus de temps que nécessaire. » Répondit Lorelay sans se tourner vers le vieil homme.
« C'est dommage… » Soupira-t-il. « Déjà que je ne te vois pas très souvent… »
« On en a déjà discuté. Tu sais bien que ma vie, c'est mon travail d'Auror et que je ne supporte pas l'enfermement. Il n'y a rien ici qui puisse me pousser à rester… »
« Si c'est ce que tu pense. Mais dis-moi mon enfant, as-tu vu l'élément dont je t'ai parlé après ton arrivé ? »
« Je n'avais pas besoin que tu m'en parle pour que je le sache, les années s'écoulent et je n'ai pas oublié… »
« Tu l'as donc vu ? »
« Je pense oui… »
« Je te connais bien Lorelay, et derrière ta façade je peux dire avec exactitude que ce que tu as vu ne t'as pas laissé de marbre, bien au contraire. » Lança Dumbledore.
« Et alors ? Qu'est-ce que ça change ? »
« Rien hormis le fait qu'un jour tu devras t'en occuper, si tu n'as pas déjà commencé d'ailleurs… » Lança le professeur Dumbledore sur un ton amusé.
« Dit donc le vieux ! » Lança de manière forte l'Auror, se sentant piqué au vif, en se retournant vers le directeur. « Tu me surveilles ? Mais pourquoi je pose la question en plus, puisque je sais pertinemment que tu as des yeux partout ! Écoute, je sais ce que j'ai à faire… c'est juste que je ne sais pas comment m'y prendre… »
« Ça ne t'inquiète pas, j'en fais mon affaire. » Annonça le directeur.
« Oh, je ne m'en faisais pas, je te connais bien et lorsque tu as ce regard rieur c'est que tu sais déjà comment tu vas t'y prendre. N'ai-je pas raison papy ? »
Et maintenant? Que va-t-il se passer? ^^ La réponse à la fin de la semaine! ;)
Reviews? (=3)
A plus ! Leonem ;)
