Chapitre 4: Tout se complique.
« Monstre. »
« T'es pas de notre famille. Va t-en. »
« Ne reviens pas, ne nous parle plus. »
« T'approches pas de moi. Espèce de folle. »
Du haut de mes 10 ans et quelques mois, c'est le rejet de mes propres frères. Dès que je mets un pied en dehors de ma chambre c'est les regards haineux, ils me fuient comme la peste et me détestent. Mais pourtant je n'ai rien demandé moi... J'aurais aimé être normale comme ils disent, mais je suis devenue un monstre. Il y a des avantages à être un monstre, je peux voler, utiliser une baguette magique et papa dit que je vais vivre dans un château ! Comme j'ai hâte d'y aller, j'appréhende un peu quand même mais j'ai besoin de me retrouver avec les autres monstres de mon espèce pour enfin être moi-même.
Mais en attendant, je reste barricadée dans mon sanctuaire, occupée à lire et à apprendre le plus de choses possibles sur mon monde. Mais une fois de plus, mes frères ne sont pas décidés à me laisser tranquille. Un autre mot passé sous ma porte, je vais le chercher à contrecœur, et je n'aurais pas dû. Un de plus pas vraiment joli, « tu ferais mieux de partir loin, monstre. ». Comment ta propre famille peut te faire ça. J'explose en sanglots une fois de plus, je passe mon temps à ça ces derniers-temps. Et cette fois c'est la fois de trop, je décide d'aller prendre l'air avec ma chouette pour me changer les idées et me calmer, je la sors de sa cage, attrape mon balai et sort par mon balcon.
Je prends de la hauteur, comme j'aime ça, voler et être libre. Ce sentiment de plénitude m'envahit, ma chouette est tellement heureuse aussi, elle vole autour de moi et hulule de bonheur, j'éclate de rire. Comme je me sens bien avec elle.
Mais là, c'est le drame, une première bourrasque de vent assez puissante me fait perdre l'équilibre mais je réussis à me rattraper. Je dois rentrer, je fais donc demi-tour mais le vent se fait de plus en plus fort. J'ai vraiment peur. Ma chouette reste avec moi, ça me rassure un peu. Je décide de redescendre un peu pour mieux repérer ma maison, les nuages m'en empêchent. Alors que je perds de l'altitude, les bourrasques se multiplient jusqu'à LA bourrasque. Elle m'a percutée de plein fouet, et sans avoir le temps de réfléchir, je me suis retrouvée à perdre de l'altitude, mon esprit est brouillé. Je ne vois pas où je suis, je fonce à toute allure vers le sol. Cette fois c'est fini, le monstre ne nuira plus à personne.
Ma course folle a pris fin sur un rocher près d'un lac. Je n'ai jamais rien connu de tel, je tombe à plat ventre sur la tranche de la pierre et c'en est fini. Ma respiration est presque coupée, et j'essaie de tousser pour retrouver de l'oxygène. En vain. Il n'y a que du sang qui sort de ma bouche, ma vue se brouille, je ne vois plus ma chouette. Cette fois, je ne me relèverai pas. Désolée de t'avoir déçu papa. Je t'aime.
XxXxXxXxXxXxXxXxX
Le pire réveil de ma vie, en larmes, en sueur, et terrifiée comme le jour de mon accident, ça faisait trois ans que ça ne m'était pas arrivé. Qu'est-ce que ça peut bien signifier ? Il est 4h45, je ne suis pas capable de me rendormir ce soir. Alors j'ai décidé de me préparer tranquillement, et je me suis rendue dans ma salle commune pour rattraper mes devoirs du début de semaine. Salle commune qui, bien évidemment n'était pas vide, pour mon plus grand désarroi. Mon grand ami insomniaque, Terry Boot est présent à l'appel. C'est le moment ou jamais d'avoir une discussion avec lui. J'ai pris une grande respiration et me suis dirigée vers la cheminée. Il était assis dans un gros fauteuil, enroulé dans mon plaid préféré et lisait un livre. Il ne m'a pas entendu arriver.
« Alors comme ça, on me pique mon plaid Terry ? C'est quoi ces manières ? »
Il se retourna surpris de ne plus être seul. En m'apercevant, il m'a sourit.
« T'es jamais là à 5h pour t'en rendre compte normalement. Tu le veux ? »
« Bien sûr que oui mon p'tit. »
« Alors viens-là. » me dit-il en me faisant une place à côté de lui.
« J'vais me gêner. »
Je me suis installée avec lui sur le fauteuil et lui ait piqué une partie de la couverture. Un fauteuil pour deux, c'est assez étroit je vous l'accorde. Mais au moins on avait pas froid en ce mois de novembre, c'est un bon point. Une fois installée, j'ai voulu engager la conversation avec lui concernant notre sortie à Pré-au-Lard du week-end dernier. Il ne m'a pas laissé le temps d'engager cette conversation.
« Je suis désolé pour samedi... Vraiment Ava. J'aurais pas dû parler d'eux comme ça, ce sont tes amis. Mais tu passes énormément de temps avec eux et beaucoup moins avec nous, tu sais ça fait quelques temps que j'avais ça sur le cœur, depuis l'année dernière je dirais. Il fallait que ça sorte, mais c'est pas sorti de la plus belle des façons je l'admets... »
« Te tracasse pas, je peux comprendre. Mais je peux pas non plus te promettre que je passerais moins de temps avec eux, je les aime beaucoup tu sais. Et non, fais pas cette tête, je vous aime tout autant même si vous êtes complètement bornés et que vous me fatiguez à longueur de journée. »
« Mais tu nous fatigues aussi à faire ton indifférente à tous les problèmes du monde sauf quand, bien sûr, on aimerait que ça te soit égal. »
« Mais c'est pour ça que tu m'aimes petit, je le sais. »
On a continué à délirer un moment comme ça, jusqu'à ce que le salle commune commence à se remplir d'étudiants qui ont oublié de terminer un devoir à rendre pour aujourd'hui. Je me suis rendue à la Grande Salle seule, pendant que Terry parlait avec des amis. Il avait pas faim ce matin.
En arrivant devant la porte ouverte, j'ai pu remarquer qu'il y avait peu de personnes. C'était bizarre, d'habitude tout le monde se presse pour manger tôt et retourner se coucher un peu avant les cours. Quoi qu'il en soit, je me suis dirigée vers la table des verts et argents où il y avait Théodore. J'ai beaucoup réfléchi à ce qu'il m'a raconté et ça me perturbe énormément. Je me suis installée en face de moi et en m'entendant arriver, il a posé le livre qu'il était en train de lire pour m'écouter parler. C'est bien, il commence à me connaître. Quand j'arrive déterminée dès le matin, c'est que forcément quelque chose me tracasse, je ne suis pas du matin après tout.
« Bon j'ai bien réfléchi, et ton histoire ne tient pas debout. Comment est-ce que tu peux avoir l'esprit tranquille le matin et me sortir ça normalement quelques heures après ? »
« Y'a rien à dire, et tu me prends la tête dès le matin là. Donc ça m'arrangerait que tu ailles monologuer plus loin. Fin de la discussion. »
« Ah non non non je crois pas non. Tu dois pas bien te rendre compte de comment je suis actuellement. Donc tu m'écoutes et surtout tu m'expliques. »
Son regard s'était perdu derrière mon dos. Avant que j'ai eu le temps de me retourner, l'intrus avait pris la parole.
« Hm hm. Il me semblerait que vous ayez mal lu le décret qui est entré en place durant votre petit séjour à l'infirmerie. Aucun mélange de maisons n'est toléré. Je vous demanderais donc de retourner à votre table et de laisser Mr Nott qui apparemment n'a toujours pas compris le leçon., finir de déjeuner seul. »
Quelle plaie celle-là. Malheureusement, pour elle ou moi je ne saurais pas vraiment dire, j'étais de très mauvaise humeur à présent.
« Pardonnez-moi madame, mais l'échange de maisons est plus qu'encouragé par le directeur de Poudlard, soit Dumbledore vu que vous semblez l'avoir oublié. Donc il me semble qu'en temps que professeure, ou Grande Inquisitrice de rien du tout là, vous n'avez rien à dire et vous ne pouvez en rien me demander de quitter cette table. »
« Si vous le prenez comme ça, je vous demanderais donc de me rejoindre dans mon bureau tous les soirs de cette semaine pour un petit... Comment expliquer ça, un petit recadrage on va dire. »
Bon ok, là elle m'a calmée... Théodore s'était levé, un air indigné sur son visage. Il ne semblait plus décidé à faire profil bas depuis quelques jours.
« Quelque chose à ajouter Mr Nott ? » demanda Ombrage, son sourire niais disparu.
« Des tas de choses, oui. »
« Et bien je vous en prie, dites donc. »
« Excusez-moi de vous décevoir mais non, ça ne m'apporterait rien de bon. J'ai déjà assez de problèmes sur le dos comme ça. »
Puis il s'adressa à moi.
« Si tu tiens absolument à avoir cette discussion de bon matin, ça ne se passera pas ici. Et les cours de tir à l'arc me manquent. »
Sur cette phrase, il quitta la Grande Salle et m'abandonna ici entre Ombrage et son regard qui en disait long sur sa façon de penser. Ses yeux me transperçaient et me pétrifiaient sur place, je n'ai pas le courage des Gryffondors mais j'ai la détermination d'une vraie Serdaigle. Et je suis très têtue. J'aurai ce que je veux, quel qu'en soit le prix, elle ne nous enlèvera pas toute la liberté qu'on avait acquise dans ce château.
Ombrage me sortit de mes pensées en se raclant la gorge comme à son habitude, elle avait repris son sourire habituel. En effet, Mr Flitwick fit irruption dans la Salle. Lorsqu'il aperçut Ombrage en face de moi, il s'avança.
« Mme Ombrage, il est rare de vous voir parler avec des élèves. Y a t-il un problème avec Mlle Smith ? »
« Oh non, aucun. Je venais prendre des nouvelles de son séjour à l'infirmerie. » affirma-t-elle.
Elle tourna les talons à cet instant, me jetant un dernier regard que je ne connaissais que trop bien, la discussion n'était pas close. On en reparlera. Mr Flitwick s'adressa à moi.
« Mlle Smith ? Que se passe t-il avec Mme Ombrage ? »
« Oh, euh.. Elle vous l'a dit, rien du tout elle prenait de mes nouvelles. »
Il me regardait avec un air sceptique sur le visage, mais je n'avais pas la force de parler, j'avais rendez-vous dans la forêt interdite pour enfin voir le bout de cette spirale infernale qui me perturbe tant. Je lui ai jeté un regard désolé avant de m'éclipser récupérer un morceau de gâteau puis me suis dirigée le cœur battant vers la forêt interdite.
Cet endroit installé par Dumbledore lui-même est parfait, le coin est assez reculé du château pour ne pas se faire voir par les autres élèves mais également juste à la lisière de la forêt, on ne franchit donc pas la limite du respectable à ne pas franchir, les centaures sont un peu tendus ces-derniers temps.
Je viens d'arriver à la lisière de la forêt, et il est déjà là, ça me rassure un peu. Dos à moi, son arc bandé, il se concentre pour viser la cible. Puis il décoche sa flèche. Il manque le milieu de peu, même de dos on peut sentir sa déception. Il ne m'a toujours pas vu. Je vais en profiter un peu, il se re-prépare à tirer, je fais de même. Au moment où sa flèche touche la cible, et refait la même chose que la précédente, la mienne se plante au beau milieu de la cible.
Il ne se retourne même pas mais je peux l'entendre ricaner.
« Encore parfaite, t'arrêtes jamais de bien viser ? »
« Tu dois ressentir ta cible, ta flèche se décochera toute seule. »
Il se prépare à en tirer une nouvelle mais je ne lui en laisse pas le temps. Je brise les derniers mètres qui nous séparent et abaisse son arc.
« Je ne suis pas venue ici pour ça Théodore. »
Il fuit mon regard. Mais cette fois je ne lâcherai pas l'affaire. L'air frais de ce matin de novembre me tétanise.
« Parle-moi s'il te plaît, Théo... »
« Promets-moi que tu me laisseras pas tomber après ça, je t'en prie Avalon. »
« Explique-moi. »
« Non. D'abord promets-le moi. » insista-t-il en plantant son regard dans le mien.
« Je te le promets. Maintenant explique. »
« Alors ne m'interrompt pas. »
Je hoche la tête. Bien, je suis pas très sûre de vouloir savoir ce qu'il se passe dans sa tête en fait, mais, je me suis embarquée là-dedans. Ça peut pas être si terrible. Si ?
« C'était pendant l'été. Le Lord a fait convoqué ses fidèles serviteurs pour fêter son retour. Mon père était convié bien sûr, mais à la surprise générale, je figurais également sur la liste des requis. Mon géniteur avait toujours tout fait pour cacher mon existence au Seigneur des Ténèbres. Le fait que ma mère ne rejoigne pas ses rangs l'agaçait déjà au plus haut point à l'époque, alors rajouter un autre membre de la famille qui décidait de rester neutre dans cette guerre était impensable. Je devais rester dans l'ombre pour le bien de tous. Mais rien ne se passe jamais comme prévu. »
Il serrait les poings.
« Enfin, passons. Je fus donc convié à assister à cette réunion. Et j'étais loin d'être le seul, le Lord avait fait venir Daphné et Blaise. Bon comme tu te doutes, il y avait aussi une grande partie des Serpentards étudiants, mais je doute que ça t'intéresse beaucoup. Daphné était aussi étonnée de sa présence ici, que moi de la mienne. Bien que ses parents soient très impliqués dans la lutte que mène le Lord, l'existence de Daphné et Astoria devait rester cachée, tout comme la mienne. Il avait des sources sûres, et ça ne présentait rien de bon. Et non Astoria n'était pas là, Daphné la couvre. »
Il marqua une pose. J'ai cru voir passer une once de peur dans ces yeux, bon sang il se passe quoi ?
« Il a besoin de nouvelles recrues. Et il mise tout sur la jeune génération. »
« Tu veux dire, que tu en es une ? »
Faites qu'il réponde non, par pitié...
« Je suis sur la liste on va dire. Il veut nous marquer comme l'un des sien l'été prochain, ou celui d'après. Mais tous les Serpentards sont concernés, et ça ne présage rien de bon, pas besoin d'être Trelawney pour savoir ça. »
« Blaise et Daphné en feront partis aussi ? »
« Oui. »
« Et.. Astoria n'y manquera pas j'imagine. »
« Je suis désolé de t'apprendre ça. »
J'ai reculé d'un pas. Et d'un autre. Théodore fixait le sol, les yeux dans le vide. Je ressassais tout ce qu'il venait de m'apprendre, il était pris comme un rat. Exactement comme Blaise, Daphné et Astoria. Ils allaient devoir effectuer toutes les tâches contre lesquelles nous nous battons chaque jour.
« Ma famille est moldue Théodore. »
« Je sais. »
« Un jour vous voudrez leur peau. »
« Je sais. »
« Alors ouvre les yeux. Si un jour votre Seigneur à deux balles remarque que vous parlez à une Serdaigle qui se bat contre lui, il voudra nous le faire payer à tous. »
« Et tu crois que je ne le sais pas ? »
« Ce sera ma famille qui sera touchée en premier, elle réunit ce qu'il hait plus que tout au monde, mon père est un sang-pur traître à son sang, ma mère une moldue et par dessus tout, mes frères le sont également. »
« Où est-ce que tu veux en venir ? »
« Ouvre les yeux Théo, ce sera vous qui devrait accomplir cette tâche. »
Il ne répondit rien. Il soutint mon regard quelques instants avant de détourner les yeux.
« Alors tu comprends maintenant. On doit arrêter les dégâts, il en va de la sécurité de ceux qu'on aime. »
« Tu vas dire quoi à Astoria ? »
Il haussa le ton.
« Et à Daphné ? Et à Blaise ? T'as pensé à eux un peu ? »
« Ils comprendront. »
« Non tu sais bien que non.»
« De toute manière c'est ce que veut Ombrage. Et vu que c'est le ministère qui dirige l'école maintenant, on ferait mieux de se plier à sa volonté. »
Il sourit. D'un sourire faux, plein de mépris et de haine.
« Alors tu ne leur diras pas la vérité, tu vas leur dire que c'est à cause d'Ombrage. T'es manipulatrice Avalon, ils t'en voudront. »
« Mais c'est le mieux. »
« Je te ferai pas changer d'avis, n'est-ce pas ? »
« On a cours, on devrait y aller. »
J'ai tourné les talons, plus indécise que jamais.
« Ils méritent des explications. » avait-il ajouté dans mon dos.
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Ce fut la journée la plus éprouvante de ma vie. Le dernier cours était un cours de DCFM. Ombrage ne s'était pas gênée pour rappeler 7 ou 8 fois à toute la classe que les baguettes étaient interdites et qu'on étudiait dans des livres pour enfants. Les cours Serdaigle/Poufsouffle se passaient toujours dans le calme. Les serdaigles étant trop studieux et les poufsouffles voulant éviter tous les problèmes.
Mais aujourd'hui était un jour à problèmes. Ce soir j'avais ma première retenue de la semaine avec Ombrage. Ma main venait juste de cicatriser de ma punition de début d'année et je doute qu'elle résiste à une semaine de plus. Donc oui, j'étais sur les nerfs. En plus Luna et Padma m'avaient avertie que ce soir avait lieu une réunion de l'AD. Je n'avais donc aucun temps libre ce soir, ô joie.
L'heure du cours s'est terminée pour laisser place à celle de la retenue. Ombrage ne s'est d'ailleurs pas gênée pour le rappeler à la fin de son cours.
« Je vous rappelle donc que pour demain vous devez me remplir un parchemin entier avec les connaissances nécessaires pour l'examen de votre fin de 4ème année résumées dans le chapitre 3 de votre manuel. Vous pouvez y aller. Tout le monde sauf Mlle Smith bien sûr, on a à parler vous et moi. »
Padma s'est penchée vers moi.
« Elle te veut quoi la barbapapa géante ? »
« Je t'explique ce soir, m'attendez pas pour manger, je mangerai plus tard. »
« Si tu veux.. »
Elle était la dernière à sortir de cours. Ombrage me fixait avec son sourire forcé jusqu'à ce que Padma referme la porte sur elle. Son expression changea instantanément, elle avait repris celle de ce matin lorsqu'elle est venue me faire la morale, une fois de plus. J'étais lassée d'essayer de soutenir son regard. C'est la première fois en 3 mois que je baisse les yeux devant Ombrage. Je suis fatiguée de me battre contre elle aujourd'hui...
« Je ne compte pas vous faire écrire ce soir, Mlle Smith. Mais j'attends des réponses. De quoi parlait Mr Nott ce matin ? »
Ah, nous y voilà. Je savais qu'elle me lâcherait pas avec ça.
« Vous devriez demander ça à Mr Dumbledore. »
« De quels cours de tir à l'arc parlait-il ? »
« Je viens de vous dire que vous devriez voir avec le directeur. »
J'ai relevé les yeux et ait plongé mon regard dans le sien. Je ne baisserai pas le regard cette fois. Elle n'a pas soutenu mon regard et ait partie chercher une de ses plumes.
« Bon, puisque vous tenez à me provoquer, vous allez copier. »
« Que dois-je copier cette fois ? »
« Je dois apprendre à me taire. »
« Oh mais avec plaisir. »
J'ai pris ma plume et ai commencé à écrire, un air résigné sur le visage. Dès les premiers instants, j'ai senti ma main s'ouvrir. C'était extrêmement douloureux, comme si on m'enfonçait un couteau dans la peau. Ombrage a mis fin au carnage assez rapidement je dirais, 10 minutes. Et heureusement parce que je commençais à bien saigner..
Elle avait récupéré son sourire malsain, pendant que moi j'étais impuissante. Je suis sortie de la salle pour me rendre à la réunion de l'AD en laissant échapper une larme, je suis à bout. Faites que cette journée prenne fin s'il vous plaît. Le gallion dans ma poche chauffa. C'est l'heure. La larme qui s'est échappée de mon œil droit a embarqué une larme de sang. « Je dois apprendre à me taire ».
Mais j'ai encore tellement à apprendre madame, me taire n'est pas ma priorité.
« J'aime pas te voir comme ça, Ava. »
Théodore Nott. Je reconnaîtrais sa voix entre mille.
« Elle n'aura pas mon silence Théo. »
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Je suis tellement désolée pour le retard, vraiment.
Entre les cours et mes occupations personnelles j'ai du mal à trouver le temps d'écrire, et j'ai eu énormément de mal à écrire ce chapitre. J'espère néanmoins qu'il vous plaira, n'hésitez pas à me donner votre avis, je les lirai avec plaisir.
Je vais aussi profiter des vacances pour écrire et j'espère que je vais pouvoir rattraper un peu mon retard.
Merci d'avoir lu et merci d'être la.
