Hello tout le monde,

Je voudrais d'abord commencer en présentant mes excuses pour l'attente qui a été assez longue. Cela s'explique par une opération très simple: Partiels en janvier + vacances de noël = révisions intenses. Ajouté à cela le fait qu'une de mes matières soit le droit administratif que j'appellerais "l'enfer de la jurisprudence". Ceux qui connaissent me comprendront. Les autres dîtes vous que je dois apprendre au moins une centaine d'affaires qui ont apporté des choses différentes dans le droit. Enfin bref.

Je voudrais remercier ceux qui ont laissé une review et ceux qui ont follow cette fanfiction: noour, Swangranger (quand j'ai vu le début de ton pseudo j'ai pensé à l'otp Captain Swan de Once Upon a Time, un otp et une série que j'adore en passant), dramione love ( j'adore les dramione bien que personnellement je pense pas que ce soit réaliste qu'Hermione tombe amoureuse de Draco d'un coup juste parce qu'il soit sexy surtout après tant d'années d'insultes réciproques, faut pas pousser au niveau des hormones d'adolescents xD ) , Alena Aeterna ( joli le pseudo, d'où vient Alena ? voilà ce que je me demande :P effectivement ceci est ma première fanfiction que j'avais déjà publié auparavant mais que j'ai supprimé et que j'ai remasterisé), Lama Pimpant et Namiyo.

L'univers d'Harry Potter appartient au génie qu'est J.K. Rowling sauf bien sûr les OC que je crée qui m'appartiennent bien entendu.

J'espère que ce chapitre vous plaira,

Joyeux Noël oh oh oh


Advesperascit : (v.) the approaching dark ; the evening draws near.

Traduction: L'obscurité imminente ; Le soir s'approche.

2.

It ends tonight de the All-American Rejects

Les résidents du 12 Square Grimmaurd dînaient tranquillement, comme à leur habitude, dans la cuisine. Harry Potter essayait de ne pas trop penser à son possible renvoi, il avait retrouvé ses amis après tout. Il n'était plus seul et isolé comme il l'avait été durant le début de l'été. Cependant l'idée de ne plus retourner à Poudlard lui glaçait le sang. Tout le monde partirait dans le Poudlard Express à la rentrée et lui resterait sur le quai, seul. Bien sûr son parrain serait avec lui. Mais Harry voyait bien que ce dernier n'était pas d'une humeur très joyeuse ces derniers temps. Son regard semblait éteint même lorsqu'il souriait et rigolait à une des blagues de Fred et George de l'autre côté de la pièce. Soudain quatre silhouettes tombèrent de manière brutale sur la table à manger, envoyant valdinguer les plats sur le sol et interrompant les discussions de tous. Severus Rogue, Blaise Zabini, Théodore Nott et Draco Malfoy venaient de faire une entrée fracassante.

- Lâchez moi ! fit Draco en se dégageant de l'emprise qu'avait son professeur de potions sur son bras. Puis il descendit de la table , enlevant avec dégoût les traces de nourriture sur ses vêtements. Vous allez répondre à mes questions maintenant !

- Dray, gardes ton calme dit Blaise.

- Non ! Elle était censée être avec nous. On n'aurait pas dû prendre ce Portoloin. Il fallait rester. Il le fallait. Pourquoi vous ne l'avez pas libéré ?

- Severus, qu'est ce qui se passe par Merlin ? S'écria Molly, à moitié surprise et à moitié en colère de voir toute la nourriture qu'elle avait préparé sur le sol.

- Qu'est ce que t'as encore fichu, Servilus ? Intervint Sirius, prêt à en découdre.

- Dumbledore ne vous a pas prévenu ? Fit le dénommé avec agacement. Ces trois jeunes gens sont maintenant sous la protection de l'Ordre.

- Ne m'ignorez pas ! dit Draco avec rage.

- Monsieur Malfoy, hurler ne vous apportera jamais de réponse, est-ce clair ? Répliqua Rogue d'un ton tranchant.

- Oui…

- Oui, monsieur.

- Oui monsieur répéta Draco avec résignation.

- Bien. Il m'était impossible de libérer Miss Wylde sans trahir mon appartenance à l'Ordre.

- Vraiment aucun ? Interrogea Théodore, suspicieux. Dans ce cas pourquoi ne pas attendre une autre occasion ?

- Car une autre occasion ne se représenterait pas et ça Miss Wylde en avait bien conscience. C'est pourquoi elle m'a demandé de vous emmener dans un endroit sûr même si cela avait pour conséquence de la laisser dans la cave.

- Vous n'irez pas la chercher n'est-ce pas ? Dit finalement Draco d'un ton grave. Ou plutôt vous ne pouvez pas. C'était elle ou nous.

- Monsieur Malefoy, vous savez pertinemment qu'on ne peut transplaner dans l'enceinte du manoir expliqua Rogue. Et mener une attaque serait bien trop risqué, les chances seraient bien trop minces.

- Vous auriez dû me laisser dans ce cas…J'aurais préféré mourir que de la laisser.

- Et il n'est pas le seul fit Blaise.

- Aucun de nous n'aurait pris le Portoloin si on l'avait su rajouta Théodore.

- C'est bien à cause de ça qu'elle m'a prié de vous emmener. Miss Wylde savait que vous y serez opposés.

- Parfois elle agit vraiment comme une idiote soupira Draco.

- Ne t'inquiètes pas Dray, tu la connais ? Elle s'en sort toujours dit Blaise d'un ton qu'il voulait rassurant.

- Rien ne peut la battre rajouta Théodore

- Ouais…

Le jeune Malfoy savait que Diane était forte. Elle l'avait toujours été. Mais il savait également que leur fuite ne passerait pas inaperçu. Et sans véritable responsable, on choisirait un bouc émissaire. Diane serait automatiquement désigné.

Qu'est ce qui avait bien pu lui passer par la tête ? Elle voulait jouer les martyrs comme Potter ou quoi ? Bien sûr Voldemort était incapable de la tuer. Mais cela ne l'empêchait pas de la faire souffrir atrocement par d'autres moyens. Draco espérait que sa meilleure amie fasse profil bas pour ne pas subir pire encore.


Une cave n'a qu'une fonction qu'importe son emplacement ou son lieu : laisser les choses, les entreposer pour finir par les oublier avec le temps. Les choses peuvent être de diverse sortes tant matérielle que vivante. Les Malfoy, eux, avait pris pour habitude d'y entreposer des objets de magie noire, achetés à Barjow & Beurk ou légués par héritage. Connu que par certaines personnes, la pièce se situait en dessous de la salle de dessin. On ne pouvait y accéder que par un seul moyen, une porte, dissimulée sous une lourde tapisserie représentant Armand Malfoy, l'ancêtre de la famille ayant bâti le manoir et ami présumé du roi William le Conquérant.

Des changements avaient eu lieu durant l'été. Ainsi les artefacts avaient été déplacé laissant alors la pièce presque vide. Deux corps comblaient l'espace. Deux jeunes filles. Une était morte, la gorge tranchée. Le sang qui s'était échappé de la plaie avait laissé une grosse tâche sur le sol. Elle avait les paupières closes. Sans sa blessure, on aurait pu croire qu'elle s'était simplement endormi. Et pourtant malgré l'acte dont elle avait été la victime, un doux sourire s'était formé sur ses lèvres.

L'autre fille, elle, était bien consciente. Cependant elle était en piteux état. Aussi bien physiquement que mentalement

Des lignes profondes parsemaient son dos, faisant couler petit à petit du sang , souillant ainsi ses longs cheveux noirs de jais et ses vêtements , tâchant le mur sur lequel elle s'était adossé. Son teint déjà pâle de naissance ne s'améliorait pas vu sa condition. Sa tenue montrait une certaine aisance financière tant par son aspect que par son tissu. Néanmoins cela n'avait pas aidé Diane Wylde. Bien au contraire c'était une des principales raisons pour lesquelles elle s'était retrouvé ici. Une personne de son rang ne pouvait pas se comporter comme elle l'avait fait. Surtout quand cela était contre ce qu'on lui avait ordonné. L'insubordination n'était jamais très bien vu qu'importe le milieu.

Le moindre mouvement pouvait aggraver ses blessures. Ainsi elle ne pouvait pas faire grand-chose à part penser tellement ses forces s'amenuisaient. Et essayer de faire abstraction du corps sans vie qui trônait à sa droite. Malgré tout ses efforts, elle n'y arriva pas.

Elle l'avait tué...Elle avait placé le couteau sous sa gorge. Le pire c'est qu'elle n'avait pas hésité. Et qu'elle ne le regrettait pas.

Voldemort avait gagné. Elle avait fait exactement ce qu'il voulait. Elle était devenu exactement comme lui.

Une meurtrière.

Malheureusement aucun de ses souvenirs n'arrivait à lui faire oublier cela. Pire ils lui faisaient penser qu'elle avait toujours été ainsi. Qu'elle avait toujours eu cette facette en elle. Que cela ne demandait qu'à sortir et que ce qu'elle avait fait était inévitable.

Elle méritait de mourir. Sa victime en était la preuve. Devait-elle la rejoindre ? Son heure était-il venu ?

Lorsqu'elle était jeune, une légende urbaine disait que lorsqu'on mourait, notre vie nous était repassé en boucle dans notre esprit comme un film ou plutôt une Pensine chez les sorciers. Comme si notre cerveau savait de manière instinctive quoi faire.

Elle n'y avait jamais cru.

Et elle ne voulait pas que ce soit le cas. Elle voulait vivre malgré ce qu'elle avait fait. Vivre avec serait sa punition. Son châtiment. Un autre poids qui s'ajouterait à la mort d' Iphigénie. La douce Iphigénie. Et Cédric. Non elle ne devait pas penser à eux. Pas maintenant.

Son cerveau avait préparé de manière presque automatique une stratégie de contre-attaque.

Le plan était simple.

Phase 1 : Tenir et Attendre

Il fallait juste tenir. Tenir jusqu'à ce quelqu'un arrive et attendre que la punition soit levée. Elle allait survivre. Il le fallait. En plus de cela ses tortionnaires la voulait vivante n'est ce pas ?

Phase 2 : Récupérer

Compte tenu de sa douleur et de la force des coups qu'elle avait reçu, ses blessures devaient être très profondes. Encore quelque chose qui allait faire plaisir à la folle dingue. Cette dernière voulait sans doute laisser une trace indélébile pour bien qu'elle se souvienne de ne plus toucher à ce qui lui appartenait.

Phase 3 : Se venger

Oh oui Bellatrix ne s'en tirerait pas à si bon compte. Personne ne l'arrêterait sur ce point.

Pourtant une chose la dérangeait. Un sentiment d'insécurité qu'elle n'arrivait pas à dépasser. Elle avait peur. Elle était même effrayé.La dernière fois qu'elle avait ressenti ce sentiment, elle n'avait alors que huit ans. Aujourd'hui à quinze bien que des années soient passés, rien n'avait vraiment changé en fin de compte , sauf l'environnement. Si à huit ans elle aurait pu mourir par le feu ,à cet instant elle ne sentait que le froid qui l'entourait. La solitude également. Elle ne savait pas combien de temps était passé depuis qu'elle était entré dans le cachot . Une heure ? Deux ? Une demi-journée ? Une journée ?

Allait-il la nourrir ou la priver de nourriture faisait-il partie du processus ?

Qui sait ? Les connaissant ça devait être le cas.

L'odeur de sang et de moisissures emplissait l'air ambiant.L'humidité également. Il faisait si sombre à l'intérieur de cette cave qu'elle ne pouvait se fier qu'à ses autre sens.

Si quelqu'un venait l'attaquer à cet instant , elle serait une proie facile.

Si facile... Si faible...Que personne ne s'étonnerait si elle mourait maintenant…

Voilà donc ce qu'elle voulait ! Briser sa baguette n'était pas suffisant. Sa si précieuse baguette. On avait également utilisé quelque chose pour paralyser ses muscles. Mais elle n'avait rien avalé aucune potion ou aliment de leur part. À vrai dire, elle n'avait rien avalé depuis qu'on l'avait séquestré dans la cave. La seule chose qui avait été en contact avec son corps était le fouet. Et rien d'autre…

Pratique. L'instrument avait touché son corps certes mais il avait également pénétré dans son organisme par les blessures ouvertes occasionnés. Qu'est ce que le fouet avait-il de si particulier ? Qu'est ce qu'avait bien pu ajouter la sadique?

Ses yeux ne cessaient de s'agiter au fur et à mesure de ses pensées. Elle ne pouvait pas savoir ce qu'on lui avait administré. Pas avec le peu d'informations qu'elle avait.

Sa vision devint floue.

Ses réflexions devinrent plus lentes.

Elle mettrait encore quelques heures avant de mourir. Soit de ses blessures soit du poison ou de la substance en elle soit de l'hypothermie. Tant de choix pour une mort. Bellatrix devait sûrement être au comble de l'extase. Voldemort était-il courant ? Avait-il donné son accord ?

Le froid l'envahit. Elle qui détestait le froid. Il ne restait qu'une seule solution à sa portée. Une seule personne pouvait lui venir en aide.

Elle ferma les yeux pour se concentrer, cherchant la part de son esprit qui était relié à un autre être qu'elle même. Cela ne lui demandait aucun effort particulier. Le plus difficile restait à faire. L'appeler.

Au prix d'un ultime effort, elle ouvrit les yeux. Et pensa le plus fort possible tel un hurlement le prénom de celui qui l'entendrait à coup sûr :

« DRACOOOOOOOO ! »

Puis elle lâcha prise. Son corps s'écroulant sur le côté à cause de l'effort.