Hello tout le monde,
Cette longue absence s'explique par le fait que c'était ma semaine de partiels. Cela requérait tout mon temps et toute mon énergie. J'étais métaphoriquement morte de fatigue. Je remercie tout ceux qui sont passés lire cette fanfiction et je remercie encore plus ceux qui m'ont laissé une review.
Noour: Toutes tes questions trouveront une réponse en temps voulu. Par contre je peux dire que oui nous sommes bien au niveau de la cinquième année et que les griffons connaissent Diane tout simplement parce qu'elle a toujours été là depuis la première année x). Ainsi ça change beaucoup de choses. Comme tu le sais sans doute une personne, une parole, un geste peut parfois changer la vie de plusieurs personnes et même les événements. Concernant les citations, maintenant je mettrais les traductions lorsqu'elles seront en anglais. Peut-être tu as pu voir que je l'avais fait pour les chapitres précédents. J'accorde beaucoup d'importance aux citations dans la vie de tout les jours. Dans certaines de mes séries préférées, les épisodes commençaient et finissaient par une citation comme Les Frères Scott ou Esprits Criminels. Souvent des citations marquent plus certaines personnes que d'autres et nous poussent à réfléchir sur la vie, sur tout. Mon animal préféré dans les animaux fantastiques est l'oiseau tonnerre. Je pense que mon avis est un peu biaisé puisque c'est ma maison à Ilvermony :). Pour Stonehenge et l'adolescente, on saura ce qui se passe quand on apprendra ce qui est arrivé aux Serpentards :).
Swangranger: Oui Draco pète totalement un câble x). J'aime le mettre dans tout ses états.
Leila cecile : Qui est Diane ? Bonne question. La suite est bien c'est maintenant x).
L'univers d'Harry Potter appartient toujours à J.K. Rowling sauf bien tout entendu ce que j'ajoute et ce qui vient de mon esprit.
J'espère que vous apprécierez ce chapitre :)
Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison, le cerveau regorge de corridors plus tortueux les uns que les autres.
Emily Dickinson
4.
Don't let me go de Raign
Vous est-il déjà arrivé de vous sentir étranger à une scène à un point tel qu'elle vous paraissait irréelle ?
Les personnes autour de vous se dispersent, courent sans s'arrêter mais votre corps, lui, reste inerte. Incapable du moindre mouvement comme si un geste, un seul geste de votre part suffisait pour tout détruire.
Harry ressentait exactement ce sentiment lorsqu'il regardait la scène devant lui. Elle lui rappelait douloureusement que Voldemort était de retour et que la guerre avait bel et bien commencé. Cependant jamais il n'aurait imaginé même dans ses cauchemars les plus fous qu'il puisse être capable d'une chose pareille. Il y avait trop de sang. Harry ne voyait que ça. Comment Wylde pouvait-elle être encore vivante ? Tout ça s'était enchaîné à une vitesse bien trop rapide. L'arrivée des Serpentard puis ça le jour d'après. C'était bien trop soudain. Trop brutal. D'une cruauté dont il connaissait l'existence mais qu'il n'avait jamais vu de ses propres yeux. Pourquoi un sorcier voudrait tuer quelqu'un de cette manière ? Le sortilège de la mort n'était pas assez ? Fallait-il vraiment recourir à ses moyens ? Harry se rendait compte que cette guerre ne concernait pas que son entourage au contraire tout le monde était touché même les Serpentards. Et pourtant seul lui bénéficiait d'une protection. S'ils avaient été mieux préparé, si lui avait été informé peut-être qu'il aurait pu éviter tout ça. Wylde ne serait sans doute pas dans cet état. Et Diggory ne serait pas mort. La nausée lui monta à la bouche rien qu'en pensant à ce dernier. Si seulement il n'avait pas suggéré de prendre la coupe en même temps.
Contrairement à Harry, Severus Rogue, le professeur qu'il détestait le plus à Poudlard, semblait contrôler ses émotions à la perfection. Lorsqu'il était arrivé au Square par l'intermédiaire de Dobby, la vue du corps d'une de ses élèves ne l'avait pas fait sourciller. Impassible, il avait fait lévité la jeune fille toujours inconsciente jusqu'à la table de la cuisine d'un simple mouvement de sa baguette. Ensuite sans aucun préavis, il déchira le vêtement de cette dernière au niveau de son dos. Ainsi tout le monde put voir les multiples balafres qui le parcouraient. Tout en l'examinant, il donna ensuite des ordres à tous ne se souciant pas du sang qui commençait à souiller ses mains. Ces derniers ne faisaient aucune exception et étaient sans appel. Les adultes ainsi que Dobby devaient rapporter tout le nécessaire. Quant aux adolescents , ils devaient cessé de s'approcher. Les quatre Serpentard tout particulièrement. Rogue passa ensuite sa baguette sur les profondes blessures, murmurant des paroles de manière continue tel un chant. Un chant qu'il scandait tout en parcourant la zone blessée. Cela semblait fonctionner, le flot parut s'estomper progressivement . Mais quelques minutes plus tard, il retrouva son afflux d'origine prenant au dépourvu Rogue.
- Ça aurait dû fonctionner….Peut-être que… Oui bien sûr…marmonna ce dernier.
Il pointa de nouveau sa baguette en direction, cette fois, du sang se trouvant au sol. En réponse, ce dernier s'alluma tel un sapin un jour de réveillon.
- De la magie noire. Ça paralyse les parties qui sont touchés et empêche tout sort de guérison.
- Que faut-il faire alors ? Demanda Mme Weasley, paniquée.
- Il ne reste plus qu'une solution. La manière moldue. Il me faut plusieurs bandes de tissus, de l'alcool du fil et une aiguille. Et VITE ! Dobby, il y a de l'essence de Murlap dans mon inventaire à Poudlard, ramenez le moi. Ça soulagera un peu la douleur.
Lorsque Rogue eut entre ses mains la bouteille d'alcool , il jeta un regard hésitant à la blessée. Mais son incertitude sembla durer qu'un bref instant. Finalement résolu, il versa doucement le liquide sur les plaies. Au contact de ce dernier, la jeune fille sortit soudainement de son inconscience et poussa un hurlement assourdissant. Bousculant ceux qui se trouvaient devant lui, Malefoy la rejoignit aussitôt et prit sa main de manière désespéré. Cependant de par son geste, ce n'était plus le hurlement de Wylde qui résonnait dans la pièce mais le sien.
- Expulso !
Le sort projeta Malefoy sur le mur. Ce dernier voulut aussitôt se relever pour revenir vers sa meilleure amie. Mais Rogue lui jeta un second sort sans prononcer le moindre mot. Cela pour effet de clouer l'adolescent sur place.
- Pauvre fou ! fit le professeur de potions, furieux. Qui pensez-vous aider en faisant ça ?
- Elle a mal…Je peux apaiser la douleur répondit le Serpentard.
- En vous la transférant. Vous êtes inconscient ! Vous savez bien que le transfert n'est pas seulement émotionnel mais physique.
- Ça m'est égal…
- La douleur allait passer. Ne soyez pas si impulsif. Je n'ai pas pris de l'Essence de Murlap pour rien.
En effet durant leur conversation, l'hurlement s'était arrêté et les blessures avaient cessé de saigner. Wylde était à nouveau inconsciente, assommée par la douleur.
Muni de fil et d'aiguille, Rogue s'appliqua méticuleusement à faire les points de suture nécessaires. Puis dès que ce fut fait, badigeonna généreusement les bandelettes de tissus que les autres adultes avaient trouvés avec l'Essence de Murlap. Ainsi ces dernières se teintèrent et prirent une couleur jaune. Il enroula ensuite chacune de ces dernières autour du corps en passant parfois autour des épaules. Le résultat final couvrait intégralement les plaies ainsi que le dos.
- Elle gardera quelques cicatrices. Cependant sa température est bien trop élevé. Quelqu'un doit lui mettre une serviette d'eau froide au front pour la faire baisser.
- Je vais le faire fit Malefoy, toujours au sol suite au sortilège.
- Finite dit Rogue pour le libérer. Bien mais à une seule condition. Coupez le lien ou maintenez le de façon à ce qu'il n'y aucun impact sur vous.
- D'accord.
-Il ne sera pas seul intervint Zabini.
- Ça sera plus efficace si nous nous relaierons dit à son tour Nott.
- En effet. On va l'amener dans votre chambre dans ce cas.
- Monsieur ? Demanda Malefoy
- Oui ?
- Quand va t-elle se réveiller ?
- Je ne sais pas. La paralysie va cesser avec le temps mais ses blessures sont sérieuses. Et si sa fièvre augmente...Tout dépend d'elle, Mr Malefoy.
- Dray dit Blaise. Il faut que tu descendes et viennes dîner.
- Non...
- Tu n'a pas mangé depuis deux jours ou trois si on compte aujourd'hui c'est à dire depuis qu'on est arrivé ici. Viens. Sa fièvre a baissé, elle ne risque rien.
Voyant que son ami ne faisait aucun geste. Blaise crut bon d'employer les grands moyens.
-Viens de ton plein gré ou sinon je te traînerais par la peau du cou non pire encore je raserais tout tes cheveux fit le métis. Je suis sérieux.
Face à la menace, Draco poussa un soupir et sourit faiblement.
- Je sais que tu l'es. Laisses moi seul avec elle juste cinq minutes et je viendrais en bas.
- D'accord.
Blaise quitta alors la pièce. Lui aussi s'inquiétait pour Diane, Théo également. Mais tous deux savaient que s'ils ne faisaient pas attention, Draco sombrerait sous l'inquiétude.
Après le départ de son ami, ce dernier avait pris la main de la jeune fille, la serrant de toute ses forces. Il espérait que même sans leur lien, elle serait capable de sentir sa présence. Aussi commença t-il à parler :
- J'espère que tu m'entends sinon j'aurais l'air vraiment ridicule. Mais bon il y a peu de choses que je ne ferais pas pour toi . Tu te souviens de ma promesse ? Celle que j'ai dit au début de l'été. Jamais je ne t'abandonnerais. Mais ça valait aussi pour toi, tu sais ? Tu ne dois pas m'abandonner. Je...Je ne sais pas ce que je deviendrais sans toi. Tu es ma meilleure amie. On est même plus que ça. Tu es une partie de moi et je suis une partie de toi. Ça a toujours été ainsi. Rien ne peut se mettre entre nous. Même Adrian n'a pas réussi quand vous étiez ensemble. Je sais à quoi tu penses et qu'est ce que tu ressens. Je l'ai senti à travers notre lien quand tu m'as appelé. Tu penses que tout est de ta faute. Et que tu es un monstre. Tu voudrais mourir aussi. Tu te dis que ça résoudrais tout et qu'ainsi tu rejoindrais Iphigénie et Cédric. Mais ils n'auraient pas voulu ça. Ils t'aimaient eux-aussi. Tout comme moi. Ils voudraient que tu vives. Alors réveilles-toi, je t'en prie. Je ne peux pas te promettre que tu ne souffriras plus, c'est impossible. Mais tu ne seras pas seule pour affronter ça.
Diane courait. Ou plutôt elle fuyait. Quoi ? Elle n'en savait rien. Son instinct disait que quelque chose arrivait, elle ne savait pas quoi exactement mais ça n'augurait rien de bon. Heureusement Londres n'avait aucun secret pour elle. Les rues ne changeaient pas contrairement aux bâtiments. Il fallait juste qu'elle tourne à droite et elle se trouverait au Chaudron Baveur. Un endroit sûr. Tom lui donnerait sûrement une chambre et de la nourriture. Cependant ce n'est pas le pub qu'elle trouva en face d'elle au coin de la rue mais une impasse où une fille la fixait ou plutôt l'attendait. Pas n'importe quelle fille malheureusement. Bien qu'elle est une gorge tranchée, encore sanguinolente, elle tenait miraculeusement debout.
- Impossible ! s'écria Diane. Tu es morte !
- Tu m'as tué, tu veux dire ? Et ensuite alors que j'étais morte , tu as miraculeusement trouvé le moyen de t'échapper. C'est ce que tu voulais depuis le début n'est-ce-pas ? Me tuer ? Avoues. AVOUES !
- Non…Bien sûr que non..Je voulais te sauver...Tu..Tu souffrais trop…Tu me l'as toi même demandé, tu ne te souviens pas ?
- Et tu as généreusement répondu à mes désirs, c'est ça ?
- Je ne voulais pas. Je n'ai jamais voulu ça. Si j'avais su…
- Si tu avais su quoi ? Tu m'aurais sauvé ? Comme lorsque tu as sauvé Iphigénie ?
- NE PARLES PAS D'ELLE !
- Je n'en ai pas besoin, elle aussi est venu dit -elle révélant une autre personne cachée derrière elle.
Cette dernière était une petite fille d'environ cinq ans, blonde comme les blés et ayant les yeux d'un bleu semblable à des saphirs.
- Iphi fit Diane, estomaquée.
- C'est ta faute si je suis morte.
- Quoi ?
- Si tu n'étais pas venu, je serais toujours vivante et je serais avec mon père et mon frère. Si on ne t'avais pas accueilli, il ne m'aurait pas tué. Il ne serait jamais venu. Il te voulait toi, pas moi. Tu aurais dû mourir à ma place ! TOUT ÇA C'EST DE TA FAUTE ! MA MORT ! LA SIENNE ! COMMENT PEUX TU VIVRE AVEC ÇA SUR LA CONSCIENCE!
C'est là que Diane se réveilla, les larmes aux yeux.
- Un rêve. Ça n'était qu'un rêve.
Un silence plus que pesant régnait à table. À croire que c'était maintenant devenue une habitude au Square Grimmaurd. Draco essayait de répondre aux attentes de ses amis en avalant quelques bouts de nourriture. Cette dernière semblait délicieuse et sentait terriblement bon, il l'aurait pu l'apprécier en des temps normaux. Mais son ventre restait noué. Ainsi que son cerveau.
Comment avaient-ils fait pour se retrouver dans cette situation ?
Malheureusement il connaissait que trop bien la réponse.
Tout avait changé durant cette soirée du 7 août. Bien qu'il n'ait aucune envie de retourner dans sa tête tout ses événements. Il aurait bien aimé en parler à Blaise ou à Théodore. Mais ce n'était pas le lieu. Bien trop de monde les observait. De plus la mère Weasley ne cessait de lui rajouter de la nourriture toutes les deux minutes. Pourquoi faisait-elle ça ? C'était son droit de ne pas avoir faim. C'est à la dixième fois que le jeune homme perdit tout contrôle. C'en était trop.
- Stop ! fit-il en se levant. Arrêtez de me gaver, vous n'êtes pas ma mère. Ça ne sert à rien de me mettre de la nourriture dans mon assiette, qu'est ce que vous n'avez pas compris dans mon attitude ? JE. N'AI. PAS. FAIM.
Choquée par l'attitude du jeune homme, Mme Weasley ne sut que dire. Mais on pouvait voir qu'elle contenait sa colère par la couleur rouge que prenait son visage et ses oreilles. Les autres non plus ne surent comment réagir. S'insurger ou Compatir ? Par chance, ils n'eurent pas le temps de choisir.
- Tant mieux ça en fera plus pour moi dit soudain une voix. Je meurs de faim.
D'un seul mouvement, tous se tournèrent vers son origine. La synchronisation aurait pu être comique pour un spectateur extérieur.
Celle qui avait prononcé ses mots se tenait à l'embrasure de la porte d'entrée avec nonchalance comme si le fait qu'elle soit là était tout à fait normal. Diane Wylde s'était enfin réveillé. Elle portait une robe blanche à manches longues que Ginny lui avait prêté et qui cachait à la perfection le bandage que lui avait fait le professeur de potions. Cette robe accentuait les cernes sous ses yeux et son teint pâle. Pourtant le sourire qui ornait son visage faisait presque croire qu'elle allait parfaitement bien et que rien de ce qu'elle avait traversé n'était arrivé.
Dès qu'il l'entendit, Draco bougea inconsciemment et alla en face d'elle. Il la regarda ensuite pendant un temps qui sembla durer une éternité puis la prit dans ses bras dans une étreinte presque étouffante. Diane sembla ne pas s'en formaliser.
- Plus jamais, tu entends ?! dit-il Plus JAMAIS tu me fais ce coup là ! On part ensemble ou on reste ensemble. Il n'y a pas d'autre option !
La Serpentarde sourit douloureusement à ces mots. Et vint doucement caresser la joue du jeune homme qui attendait qu'elle confirme son affirmation.
- Je sais. Je suis désolé.
Les deux adolescents étaient dans leur bulle. Oubliant ceux qui étaient autour d'eux, même leurs proches.
- Alors comme ça il y en a que pour Dray ? s'exclama brusquement Blaise. Et nous alors ?
- C'est un manque total de considération envers ses amis ajouta Théodore
- Je devrais être châtié dans ce cas dit la jeune fille en riant.
Malheureusement sa tentative d'humour ne fonctionna pas puisque les trois Serpentard affichèrent un visage grave.
- Trop tôt pour en rire , c'est ça ? interrogea t-elle dans un soupir.
- Je ne pense pas qu'on pourra en rire un jour dit Draco.
- Je vois. Allons manger dans ce cas. On se donne en spectacle.
En effet les autres adolescents et les adultes présent dans la pièce les avaient regardés tout du long, des interrogations s'enchaînant dans leur esprit. Toutefois ils savaient pertinemment qu'ils n'obtiendrait pas de réponse pour l'instant. Ils devaient agir normalement. Mme Weasley alla chercher une autre assiette et des couverts pour la nouvelle arrivée et oublia pendant un instant ce qu'il s'était passé précédemment. Elle ne pouvait laisser quelqu'un avoir la peau sur les os. Aussi comme elle l'avait fait précédemment, elle ajouta plus de nourriture qu'il n'en fallait. S'en rendant compte au moment où elle tendit l'assiette à l'intéressée, elle voulut rectifier cela mais Diane la retint par le bras.
- Ne vous inquiétez pas Mme Weasley, je mangerais tout ce qu'il y a dans mon assiette. Merci pour avoir mis exactement ce que je voulais.
- De..de rien, ma chérie. C'était un plaisir.
Le malentendu s'était dissipé. Et Mme Weasley avait retrouvé son entrain habituel. Même l'atmosphère de la pièce avait changé. Rien n'avoir avec celle de ces trois derniers jours. Ainsi tous furent assez à l'aise pour se comporter comme si de rien n'était. Et se mirent à parler entre eux. Sauf les Serpentards qui se jetaient juste des regards parfois amusés et complices.
- Diane, étant donné que tu es maintenant guérie, tu devras maintenant dormir avec Hermione et Ginny dans une autre chambre.
- Mme Weasley…
- Non c'est bon Dray, je vais dormir avec elles. Après tout à notre âge, les garçons et les filles doivent dormir dans des chambres séparées. N'est-ce-pas Mme Weasley ?
- Oui, je suis contente que tu le comprennes.
D'un point de vue extérieur, cela aurait pu être une conversation tout à fait normale. Si cela n'avait pas été la seule fois où les Serpentard ouvrirent la bouche.
Les Gryffondor ne pouvaient s'empêcher de penser qu'ils préparaient un mauvais coup.
Plus tard dans la soirée ces derniers se retrouvèrent en effet pour discuter à l'abri des oreilles et des regards.
- Franchement, Diane ? Les garçons et les filles ne doivent pas dormir dans la même chambre ? Tu dors dans la mienne depuis qu'on est enfant s'exclama Draco, hilare.
- Je l'avoue, c'était un peu exagéré…
- Tu vas réussir à dormir ce soir ? Demanda Théodore avec inquiétude.
- Pour être honnête je n'en sais rien…Avant de me réveiller, j'ai fait un cauchemar...
- Encore un ? demanda Draco à nouveau soucieux. Iphigénie ?
- Toujours...
- Au cas où ça arrive encore une fois, tu pourras toujours t'infiltrer chez nous suggéra Blaise. Au fait Diane, bravo pour ton coup de maître.
- Comment ça ?
- Tu les as tous manipulé. Avec ton sourire.
- J'ai simplement analysé la situation. Rien de plus simple. En plus de ça il faudrait qu'on soit dans leurs bonnes grâces. Enfin bref, on discutera de ce qu'on fera pour la suite demain matin. Dans votre chambre. Je sens que tout le monde sera sur mon dos ce soir à cause de mon réveil.
