Hello tout le monde,

Ayant fini d'écrire le chapitre ci dessous et ne pouvant résister à l'envie de le publier, je passe à l'action. Dîtes moi ce que vous avez pensé du chapitre précédent et de celui-ci, j'ai hâte de connaître vos ressentis. C'est un de mes chapitres préférés soit dit en passant :P

L'univers d'Harry Potter appartient toujours à J.K. Rowling sauf ce que mon esprit y ajoute.


Il y a une route qui va de l'œil au cœur sans passer par le cerveau.

Gilbert Keith Cherston

5.

Latch de Kodaline

Le jour suivant, Diane se réveilla des pensées plein la tête dans une pièce qu'elle ne reconnut pas du premier coup. Contrairement à elle, Ginny et Hermione dormaient toujours d'un sommeil profond, leur couverture remontée jusqu'au cou pour ne pas avoir froid. La chambre bien qu'ayant perdu de son éclat d'antan était spacieuse et pouvait accueillir aisément leur trois lits. Une salle de bain adjacente leur était également accessible par une porte peinte en noire dont la poignée en argent luisait dans la pénombre.

Elle n'était pas au manoir et personne n'était à ses côtés. L'expérience ne lui était pas étrangère.

« Tu as fini ta sssséance morose du matin ? » siffla une voix familière à ses côtés.

Ace. Comment pouvait-elle l'oublier ? Ce dernier l'avait rejoint lorsque les deux Gryffondors s'étaient endormis.

« Et toi, tu as fini les repérages de la maison ? » l'interrogea t-elle. Cela était devenu une habitude chez eux lorsqu'ils se trouvaient dans un endroit inconnu. La singularité des écaille de Ace le rendait pratiquement invisible, particulièrement la nuit. Aussi l'avait-elle envoyé faire le tour du Square Grimmaurd. Tant les pièces principales que celles cachées de la vue de tous. Aucun Sang Pur digne de ce nom négligerait l'utilité de l'existence d'une salle secrète. Le manoir Malfoy par exemple en possédait au moins trois à sa connaissance.

« J'ai fait mieux que ççççça ! Ccccet maison essst le paradis ! J'ai trouvé un mulot hier...Un pur régal. » lui répondit-il, d'un ton enjoué.

Ace et son ventre. Une histoire d'amour éternel. La seule qui n'aurait pas à craindre la jalousie au moins. Diane ne savait pas si elle devait se sentir ravie qu'il puisse se nourrir sans problème dans cette maison ou écœurée en imaginant la scène. Bien qu'elle y soit habitué, un haut le cœur lui remonta l'estomac. Ce genre d'image n'était pas très agréable le matin. Aussi alla t-elle en direction de la salle de bain dans le but de se rafraîchir les idées. Arrivée dedans, elle prit la précaution de verrouiller la porte derrière elle. Après tout quoi de plus pénible que d'être vu dans ce genre d'état. Elle tourna rapidement un des robinets pour obtenir l'eau qu'elle souhaitait et s'en aspergea rapidement le visage. L'eau froide lui fit du bien, la remettant d'aplomb. Pourtant lorsqu'elle leva la tête pour se regarder, tout ce qu'elle vit fut ses yeux. Des yeux qui lui rappelait sans cesse qui elle était. D'où elle venait.

« Tu vas bien ? » demanda le serpent à ses côtés, soucieux.

« Oui, ne t'inquiètes pas... Je vais toujours bien…

- Toi et moi ssssavons que cccce n'est pas vrai affirma t-il, déterminé. Ne me mens pas !

- Bien. Tu l'auras voulu. J'ai peur…Je lui ressemble… J'ai ses yeux...Ses cheveux... fit la jeune fille d'une voix tremblante. Des sanglots commencèrent à sortir de sa gorge. Ne voulant pas que les filles ne l'entendent, elle essaya de les étouffer en plaçant ses mains devant sa bouche. Son corps secoué par des tremblements se retrouva vite au sol , ses genoux ramenés contre sa poitrine dans une tentative de réconfort. Je...Je ne veux pas devenir comme lui… »

« Tu ne le ssssseras jamais ! Je te le promets ! s'exclama Ace en resserrant la prise qu'il avait sur son bras. Mais elle ne l'écoutait pas. Au contraire, elle revivait des moments qui montrait bien qu'elle n'était qu'une copie. Elle avait senti un pouvoir immense parcourir ses veines ce jour là, un pouvoir qu'elle aimait et qui la terrifiait dans ses moments de rage. Et pourtant à cet époque, elle n'en savait rien. Tu crois qu'elle aurait voulu que tu ssssois comme ççça, une pleurnicharde ! Tu était ssssson héroîne. Et tu as oublié Draco, Blaise et Théo. Tu vas les abandonner, eux aussssssi ?

- Tu oses…

- Oui...Tu n'es pas lui...Regardes qui t'entoure, qui te fait confiance et regardes sssson entourage à lui...Tu n'es pas sssseule...Tu ne l'as jamais été…Même à l'orphelinat… »

Tout en sifflant ces mots, le serpent s'approcha de son visage et la regarda longuement, ondulant sa tête de droite à gauche en signe de négation. Diane savait qu'il disait la vérité mais elle ne pouvait s'empêcher de douter. Un des effets secondaires de la potion de Sommeil Sans Rêve. Quand elle utilisait cette dernière, elle n'arrivait pas à extérioriser ses pensées et au réveil ses craintes étaient aussi présentes que lors du coucher.

« Et si vous me quittiez ? Tu y as pensé Ace ?

- Je ne peux rien promettre mais sssssi ççççça arrive je sssssuis sssssûre qu'il ressssstera quelqu'un avec toi...Tu devrais aller voir Draco...Il disssssssipera tes doutes… »

Ace avait raison. Dans ses moments d'inquiétude, ça avait toujours été son meilleur ami qui la consolait à sa manière. Cependant il y avait un problème. Pour rejoindre la chambre des garçons, il fallait qu'elle ne se fasse pas repérer par la garde de Mme Weasley. Bien sûr, Diane pouvait comprendre son attitude. Après tout vu le nombre d'enfants qu'elle avait eu, il était normal que la matriarche soit inquiète par l'activité sexuelle de ses enfants. Mais cela n'aurait pas dû regardait les Serpentard. D'ailleurs depuis quand les Serpentard suivaient les règles. En ce qui la concernait, elle ne suivait que celles qui lui étaient utiles. Aussi Diane se faufila t-elle discrètement hors de la pièce sans faire le moindre bruit, calmant sa respiration et glissant sur le plancher tel son compagnon.

« Ace, préviens moi s'il y a quelqu'un ! chuchota t-elle à ce dernier

- Roger. »

Seulement deux étages la séparait de celui de ses amis. Cela semblait peu en nombre mais il y avait toujours un risque que quelqu'un soit aussi réveillé qu'elle et qu'elle remarque sa présence. Surtout si le vieux escalier en bois se mettait à grincer. Si seulement elle avait eu deux ans de plus. Elle aurait déjà eu son permis de Transplanage et aurait pu aller où elle le souhaitait. Malheureusement il fallait attendre encore deux ans. Deux, le nombre d'étages qu'il fallait descendre. Deux, le nombre de fois où elle avait failli mourir. Et deux, le nombre d'années qui la séparait d'Adrian. À croire que le chiffre deux était devenu une constante dans sa vie. Adrian Pucey. Un nom auquel elle s'était interdit de penser depuis longtemps. Un nom qui ne lui apportait que du chagrin.

Bon il fallait se concentrer. Lorsqu'elle arriva jusqu'à la rambarde de l'escalier, une idée rocambolesque lui vint à l'esprit. Dans sa situation, une corde aurait été utile. Il aurait juste fallu l'accrocher quelque part et elle serait descendu directement jusqu'à l'étage souhaité. Mais elle aurait pu être facilement repéré d'en bas. Il fallait vraiment qu'elle arrête de divaguer maintenant.

Pour être le plus silencieux possible, le mieux était de d'abord poser la plante des pieds et non l'inverse comme disait l'expression « Marcher sur la pointe des pieds ». Les bords extérieur des marches devaient être privilégiés également pour limiter les bruits. Il fallait répartir son poids. En gros, la stratégie était simple : se coller aux murs et marcher d'abord sur les talons. Il n'y avait rien de plus simple. Franchement. Pourtant la jeune fille sentait les battements de son cœur tambouriner dans sa poitrine. C'était assez ironique qu'une simple escapade comme celle-ci puisse le faire battre ainsi. Surtout que si elle échouait, elle ferait simplement du ménage en plus. Rien de bien réjouissant mais ce n'était pas non plus désastreux. Peut-être que son corps réagissait ainsi parce que c'était une situation inconnue pour elle : s'introduire dans la chambre de Dray sans que personne ne le sache. Elle connaissait beaucoup de filles qui rêverait d'être à sa place. D'autres aurait voulu retourner à cette place. Il était rare que Draco garde la même fille dans son lit. Comme il le disait lui-même, celle qui reviendra plusieurs fois sera celle qu'il épousera. Bien sûr cela ne s'appliquait pas à Diane. Pas que cette conclusion les dégoûte tout les deux. À vrai dire, cela rendrait les choses plus simple. Ils se connaissaient et cohabitaient depuis tellement longtemps qu'ils n'avaient aucun secret l'un pour l'autre. De plus leur lien rendait la tâche pratiquement impossible de toute manière. Aussi avait-ils conclu une sorte de contrat entre eux au cas où ils ne trouveraient personne à leur goût. Si aucun des deux n'était marié à trente ans, ils s'épouseraient. Jusque là personne n'avait réussi à ravir le cœur de Draco. Diane le reconnaissait, son meilleur ami était quelqu'un de difficile à satisfaire. Beaucoup de filles avaient trouvé le chemin inverse et n'étaient jamais revenus. D'autres étaient revenus mais il les avait rejeté avec sa froideur qui lui était propre quand il était agacé. Voir cela avait été une expérience qu'elle qualifierait par trois adjectifs : Drôle, Satisfaisante et Triste.

Drôle car la tête que faisait Draco lorsqu'une fille l'acculait était tordante. À demi offusquée que quelqu'un ose ne pas l'écouter et à demi satisfait.

Satisfaisante car la Serpentarde pensait qu'aucune fille ne pourrait mériter son meilleur ami. Aucune qui n'était passé en tout cas. Elles s'étaient toutes permis de juger leur relation et de la traiter de je ne sais combien de nom derrière son dos. Et de répandre des rumeurs. Une attitude qui ne correspondait pas du tout à l'image qu'elle se faisait de sa future belle-sœur de cœur.

Triste car elle savait bien qu'il était nécessaire que Dray puisse connaître l'amour même pour un court instant. Elle savait que cela lui ferait du bien. Cependant elle savait également que le cœur du blond était dur à atteindre surtout depuis qu'il avait vu ce que l'amour lui avait fait.

Ce mixte d'émotion n'allait pas du tout ensemble. Mais c'était pourtant ce qu'elle ressentait à chaque fois.

Il ne lui restait plus que cinq marches. Cinq marches et elle aurait atteint la moitié de la distance.

Cependant quand elle atteignit enfin le palier, la porte à sa gauche s'ouvrit dévoilant une tête rousse. Une tête qui n'appartenait à nul autre qu'à Fred Weasley.

Quand il la vit, ses yeux s'écarquillèrent comme s'il avait vu une licorne au beau milieu du couloir. Puis il la regarda de haut en bas croyant sans doute qu'il était toujours en train de rêver. Le fait qu'elle soit habillé que d'une chemise noire et d'un short en jean qui dévoilait librement ses jambes et ne laissait aucune place à l'imagination rendait la situation étrange. Et bien qu'elle n'est jamais été du genre pudique, elle sentit ses joues s'enflammer. Pour ne pas être vu avec cette expression, Diane plaça habilement sa main droite devant son visage en un geste souple, de plus en plus embarrassé. Reprenant contenance, ils ouvrirent en même temps la bouche pour dire quelque chose. Mais avant de pouvoir dire quoique ce soit, ils entendirent le grincement des marches du bas, signe que quelqu'un approchait.

« Quelqu'un arrive…siffla Ace

- Sans blague... »fit la jeune fille en s'accroupissant pour récupérer le serpent à son bras. Seulement elle n'eut pas le temps de le faire, l'adolescent l'agrippait déjà par le bras pour l'entraîner dans sa la porte derrière elle, il se plaça ensuite contre la porte. Son oreille plaqué contre celle-ci.

« Fred, qu'est ce qui se passe ? Interrogea son jumeau, assis sur son lit. Et qu'est-ce qu'elle fait là ?

- George...Chut.. » chuchota t-il. Les pas s'approchaient de plus en plus. Ne pouvant rester immobile plus longtemps, Fred fit un signe à son frère lui faisant comprendre de se recoucher dans son lit. N'y réfléchissant plus, il prit encore une fois la jeune fille par le bras pour l'amener sur le matelas. Puis la fit tomber sur ce dernier et bascula sur elle en plaçant la couverture stratégiquement au dessus-d'eux et éteignit la lumière de la pièce. Il plaça ensuite ses bras de part et d'autres de la tête de Diane pour ne pas la blesser. Et fit dépasser le début de sa tête. Le tour était joué. Cependant la proximité de leurs corps rendait tout cela assez compliqué. Chacun pouvait sentir les battements de cœur de l'autre. Fred sentait la poitrine de Diane pressée contre son torse. Leurs jambes entremêlées. Et il n'était qu'un homme après tout. Aussi le bas de son corps eut une réaction tout à fait normal. Une réaction que sentit l'adolescente et qui lui fit pousser un petit cri. L'entendant, Fred plaça sa main sur la bouche de cette dernière, laissant son autre bras dépassé de la couverture et tendant toujours l'oreille. Il fit également en sorte de se refroidir l'esprit en pensant à des choses écœurantes. Il fallait qu'il pense à autre chose qu'à la fille qui se trouvait dans son lit. Un chat mort, Rogue, un Détraqueur n'importe quoi.

Un grincement interrompit ses pensées. La porte de la chambre s'ouvrit doucement faisant entrer un rai de lumière qui arriva jusqu'au mur. Au bout d'un temps qui leur parut interminable, la porte se referma finalement et les pas s'éloignèrent pour redescendre, n'ayant rien trouvé de compromettant.

Finalement Fred relâcha son souffle. Ses muscles se détendirent. Supprimant toute la tension accumulée. Il se décontracta tellement qu'il s'affala contre Diane , son visage face au sien. Séparé que de quelques centimètres. Si proche qu'ils sentaient le souffle de l'autre sur leur visage.

Yeux noirs contre yeux bleus. Des sentiments qui surgissent. Oubliés depuis longtemps.

« Hum…

- Oui ?

- Tu pourrais te lever ? Il faudrait qu'on se connaisse un peu mieux pour être dans cette position, non ? » Demanda enfin la Serpentarde, les sourcils froncés, dissimulant du mieux qu'elle pouvait ses émotions.

En réponse, Fred s'écarta en un un bond retirant ainsi la couverture par son mouvement et rejoignit son frère. De cette manière, il pouvait tourner le dos à la jeune fille et cacher son regard trouble. George, quant à lui jeta des regards soupçonneux aux deux intéressés. Puis demanda :

« Quelqu'un pourrait me donner des explications ? Il se passe quelque chose qu'on ne me dis pas ?

- Ne dis pas n'importe quoi. Il ne s'est rien passé. Je l'ai juste surpris dans le couloir et quelqu'un arrivait. C'est tout.

- Pourquoi ? Intervint Diane, déterminée. Pourquoi tu ne m'as pas laissé ?

- Ça n'a rien avoir avec toi. Si quelqu'un t'avais surpris là-bas, ma mère aurait été encore plus stricte sur ses règles. J'aurais pu le faire pour n'importe qui. Ne te crois pas importante répondit Fred d'un ton hargneux.

- Je vois...Tu as ce genre de réaction avec n'importe qui ? Répliqua-t-elle d'un ton équivoque.

- Normal que j'ai eu cette réaction, tu as vu ta tenue…Tu sais qu'on est en Angleterre au moins ?

- Ma tenue est tout à fait normal, c'est toi qui as l'esprit mal placé…

- Moi ? Je n'aurais jamais ce genre de pensées pour toi. Au fait qu'est ce que tu faisait là-bas ? Fouiner comme le font tout les Serpentard ?

- Tu n'as pas à me parler de cette manière, sale Gryffondor ! Je voulais simplement rejoindre Dray…

- Le rejoindre ? Dis plutôt que tu voulais te retrouver dans son lit ?

- Dis celui qui a eu une érection alors que j'étais dans le sien...En plus de ça en quoi cela pourrait te concerner ?!

- Du calme vous deux ! Vous allez alerter les adultes à force fit George en les séparant, se plaçant entre les deux protagonistes qui n'avaient pas remarqué qu'au fil de la conversation, ils s'étaient progressivement rapprochés l'un de l'autre. Voyant cela, ils se tournèrent le dos. Renfrognés et s'insultant par la pensée. Wylde, tu as bien dit que tu voulais rejoindre Malfoy ?

- Oui…

- Bien. Fred tu n'as qu'à transplaner là-bas avec elle et tout sera fini…

- Mais George…

- C'est bon, Fred. Vas-y et on en reparles plus. »

Ne voulant pas se disputer avec son jumeau à ce sujet, Fred tendit la main vers la jeune fille en affichant un mécontentement certain. Cette dernière en revanche ne bougea pas un seul muscle. Au lieu de ça, elle planta son regard dans le sien et dit :

« Je suis encore un peu fiévreuse…

- Pardon ? Répondit le garçon en levant un sourcil.

- J'ai encore un peu de fièvre. Voilà pourquoi je suis habillé aussi légèrement. Ne te permets pas de me juger. »

Puis elle prit finalement la main tendue. Ne sachant pas quoi répliquer à cela, Fred la regarda interrogatif. Il l'avait toujours vu ainsi. Fière et digne. La seule fois où il l'avait vu autrement ça avait été lors de leur première rencontre quand elle n'était pas encore une Serpentarde. Elle lui avait souri ce jour là. Contrairement à maintenant. Mais c'était du passé. Elle avait sans doute oublié avec le temps.

Sa main était chaude. Ou bien était-ce lui qui ressentait de la chaleur en la touchant ? Il n'aurait jamais cru se retrouver à tenir la main de la princesse des Serpentard. Ne voulant plus y penser, il transplana en vitesse, visualisant la chambre situé à l'étage inférieur. En un instant, ils se retrouvèrent dans cette dernière, faisant face aux trois Serpentard, stupéfaits. Aussitôt arrivé, Diane se jeta dans les bras de Draco, lâchant la main de Fred qui sentit l'impression de chaleur s'en aller avec elle et qui la regarda faire sans rien dire. Ne voulant pas rester plus longtemps, il retourna de suite dans sa chambre, rejoignant son jumeau qui l'attendait et qui lui jeta un regard suspicieux. Mais au lieu du sermon que Fred s'attendait à recevoir, George ne fit que soupirer et lui demanda :

« Alors d'autres idées d'inventions ? »

Soulagé que son frère ne lui passe pas un interrogatoire corsé, Fred répondit :

« Évidemment...Écoutes celle-là… »


« Alors ? Tu nous expliques ?

- Qu'est ce que tu veux que j'explique, Blaise ?

- Pourquoi tu es arrivé main dans la main avec une partie de la paire Weasley ? » Intervint Draco à son tour.

Voir sa meilleure amie en compagnie d'un rouquin Weasley le laissait perplexe. Même si ça avait été simplement pour transplaner, il savait qu'elle aurait pu tenir autre chose. Les voir ensemble était assez incongru. Mais ce n'était pas cela qui l'inquiétait le plus, c'était son regard. Le regard qu'avait eu Weasley en la regardant. Un regard qu'il avait déjà vu auparavant.

« C'est rien. Je voulais m'introduire chez vous sauf que j'ai failli me faire repérer à l'étage. La paire Weasley m'a aidé. Fin de l'histoire. » répondit la jeune fille d'un ton qu'elle voulait blasé.

Mais cela ne trompa pas les garçons qui la connaissait mieux que personne. Draco avait un mauvais pressentiment à propos de toute cette histoire.

« Si tu le dis » acheva Blaise en haussant les épaules.