Hello tout le monde,

Voici un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira. N'hésitez pas à laisser quelques reviews :)

Noour: C'est vrai qu'ils sont cool les jumeaux. Je les ai toujours adoré. Est ce que Fred a des mauvaises pensées envers Diane ? ça dépend de ta définition de mauvaise :P. Diane et Draco sont trop mignons en effet j'aime écrire leur relation. Concernant la généaologie de Diane eh bien c'est pas tout de suite que tout sera révélé.

L'univers d'Harry Potter appartient toujours à J.K. Rowling sauf ce que mon esprit y ajoute.


Qu'est ce que la vérité ? Il y a la tienne, la mienne, celle de tous les autres. Toutes vérité n'est que la vérité de celui qui l'a dite. Il y a autant de vérités que d'individus.

Eric Emmanuel Schmidt

6.

Scotland de Lumineers

Un calme paisible régnait au 12 Square Grimmaurd. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Quelques passants marchaient dans la rue d'un pas vif et automatique pour rejoindre leur bureaux. Les commerçants ouvraient la devanture de leur boutiques en baillant. Des fenêtres s'ouvraient par-ci par-là faisant entrer une brise fraîche chez eux. Mais la majorité des personnes dormaient encore, voulant profiter d'une grasse matinée comme on en voit souvent en été pendant les vacances. Il est rare qu'une personne ne s'octroie pas un peu plus de sommeil. Toutefois cela est bien plus fréquent chez une catégorie de personnes : les mères. Bon nombre d'enfants et d'adolescents s'étonnent bien souvent et font des gros yeux quand leur mère leur avoue au moment du petit-déjeuner qu'elle s'est levée à cinq heures voire quatre heures du matin pour préparer le repas.

Mme Weasley ne faisait pas exception à la règle. Ainsi elle avait préparé un repas gargantuesque à faire saliver n'importe qui, aussi bien les adultes que les plus jeunes. Étant donné la quantité de travail qu'ils restaient à faire dans la maison, les adolescents en auraient bien besoin. De plus elle avait l'impression que Diane n'avait que la peau sur les os. Cela n'était guère étonnant vu ce qu'elle avait subi mais tout de même, il fallait qu'elle se remplume et vite fait. Toutefois Mme Weasley se posait encore des questions sur la dite jeune fille. Ces blessures avaient-elles bien cicatrisés ? Avait-elle encore mal ? La matriarche savait bien qu'elle aurait dû vérifier cela hier soir avant l'heure du coucher mais la blessée avait l'air tellement fatigué qu'elle n'avait pas voulu insister plus encore. D'ailleurs il était déjà étonnant que cette dernière ait réussi à tenir debout et à marcher de surcroît. Comment faisait-elle ?

Inquiète, Mme Weasley décida de réveiller les filles en premier, tout particulièrement la Serpentarde. La chambre des filles était à l'étage le plus haut de la maison. Bien que tentée de faire comme ces fils et de transplaner, Mme Weasley savait bien qu'il aurait été hypocrite de sa part d'agir ainsi. Et ce même si la quantité de marches qu'il lui fallait monter était bien trop nombreuse. Déterminée, elle gravit un à un chaque étage pour arriver jusqu'à sa destination. Elle toqua tout d'abord dans un premier temps. N'entendant aucune réponse, elle ouvrit lentement la porte. Les rideaux n'étant pas tirés de même pour les volets, la chambre étaient dans la pénombre. Aussi Mme Weasley n'arrivait pas à distinguer grand-chose.

- Lumos murmura t-elle alors. Une lumière s'alluma instantanément au bout de sa baguette ce qui lui permit de discerner l'endroit où se trouvait la fenêtre.

- Nox.

Elle tira les rideaux rapidement et se retourna pour voir où était Diane. Malheureusement tout ce qu'elle trouva fut un lit vide. Elle vérifia du côté de la salle de bain mais personne n'y était. De plus en plus inquiète, elle secoua vigoureusement les deux occupantes de la chambre.

- Ginny. Hermione. Vous savez où se trouve Diane ?

Face aux secousses, sa fille poussa un grognement plaintif, se retourna sur elle-même et remonta la couette sur sa tête pour ne pas être aveuglée par la lumière.

- Encore cinq minutes s'il te plaît Maman.

- Qu'est ce qui se passe Mme Weasley ? Demanda Hermione en se frottant les yeux avec sa main.

- Il se passe que Diane n'est pas dans son lit. Elle a bien dormi ici ?

- Oui en tout cas quand je me suis couché, elle était endormi. Peut-être qu'elle s'est réveillé plus tôt et a voulu faire un tour.

- Impossible, je l'aurais vu. Où a t-elle bien pu aller ? Hermione pourrais-tu réveiller Ginny ou au moins la sortir de son lit. De même pour Harry et Ron. Le petit-déjeuner est prêt.

Elle savait qu'elle pouvait compter sur Hermione pour faire ce qu'il fallait. Elle l'avait déjà fait pour la Coupe du Monde de Quidditch. Profitant de sa descente des escaliers qui était par ailleurs bien plus facile que la montée, Mme Weasley alla réveiller chacun des adolescents. Les suivants étaient Fred et George. Depuis le début de l'été différents bruits en tout genre s'échappaient de leur chambre. Maintenant qu'ils avaient dix-sept ans et que la Trace n'était plu sur eux, ils profitaient de chaque occasion pour lancer des sorts. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle les avait réprimandés. Mme Weasley entra tout en restant au niveau de la porte. Beaucoup trop d'objets trônaient sur le sol pour qu'elle puisse marcher sans danger. Certains avaient d'ailleurs une apparence assez étrange.

- Allez on se réveille là-dedans. Tout est prêt en bas.

Habitués par les réveils un peu brusque de leur mère, les jumeaux se levèrent automatiquement de leur lit sans broncher.

- Vous ne sauriez pas où se trouve Diane, elle n'était pas dans son lit ce matin.

- Non dit Fred en affichant un visage fermée. Pourquoi on le saurait ? On n'était pas dans sa chambre et on n'est même pas ses amis.

- Mon chéri est ce que ça va ? Interrogea Mme Weasley en constatant l'attitude inhabituelle de son fils.

- Il va bien Maman s'empressa de dire George en donnant discrètement un coup de coude à son frère. Tu le connais, il n'est pas du matin.

- Je vois...fit Mme Weasley pas vraiment tu as raison, j'aurais dû demander à ses amis en premier.

Leur mère parti, George regarda son frère et dit d'un ton désapprobateur :

- T'étais vraiment obligé de dire ça ? Tu l'as carrément balancé à Maman.

- Je n'ai dit que la vérité. Je n'ai pas à mentir pour elle.

- Ça te dérange tant que ça qu'elle ai dormi avec Malefoy ?

Au moment où Fred ouvrit la bouche, un cri résonna dans la maison.

- Je suppose que tu es ravi maintenant ? Fit George.

Fred ne répondit pas et alla rejoindre sa mère qui proféra des mots à une vitesse hallucinante. George le suivit, exaspéré.

- JE VOUS FAISIEZ CONFIANCE ! COMMENT POUVEZ FAIRE ÇA ? VOUS ÊTES BIEN TROP JEUNES ! VOUS AVEZ PENSÉ À VOTRE AVENIR !

- Mme Weasley, ce n'est pas ce que vous croyez...commença Diane

Qu'est ce que c'était alors pensa Fred avec rage,planté au niveau de la porte. Il savait qu'ils seraient dans le même lit mais son cerveau n'était pas préparé à ce que Malefoy soit pratiquement nu et que Wylde porte une chemise différente et bien trop grande pour elle.

- AH OUI ?! J'AI HÂTE D'ENTENDRE VOS EXPLICATIONS !

- Et si on l'avait fait en quoi ça vous concernerait ? S'exclama Malefoy d'un ton ennuyée.

- DRACO !

- PARDON !

- Non Diane, je ne me tairais pas. Et vous m'avez bien entendue. Même si on l'avait fait ce qui n'est pas le cas vous ne pouvez rien dire. Premièrement parce qu'on n'a pas à vous obéir et secondement parce que ce n''est pas votre maison. Plus tôt vous avez dit que vous nous faisiez confiance mais c'est faux. Si c'était le cas, vous nous auriez pas accusé de la sorte. Sans preuve en plus de ça. Ce n'est pas parce qu'une fille et un garçon dorment ensemble qu'il se passera forcément quelque chose. Surtout alors que la fille en question est blessé et que le faire pourrait rouvrir ses blessures. Et alors qu'on n'est pas seul dans la pièce. J'en au vraiment marre.

Le garçon se leva ensuite et alla dans la salle de bains tout en claquant la porte de cette dernière.

- Mme Weasley …

- NON ! Je ne veux plus rien entendre Diane… Maintenant vous allez tous faire ce que vous dis sans un mot…Descendez tous. MAINTENANT !

- Mme Weasley…

- J'ai dit MAINTENANT !

Diane voyait bien qu'il ne servait à rien d'insister. Mme Weasley ne voulait et ne pouvait rien entendre pour l'instant. Elle jeta un dernier regard dans la direction de son meilleur ami puis fit un signe de tête vers Blaise et Théodore, échangeant une conversation tacite. Lorsqu'elle sortit, elle trouva sur son passage deux rouquins qu'elle ne connaissait que trop. Exaspérée par la situation et également submergé par les sentiments que lui renvoyait Draco, elle les bouscula sans aucune retenue. Elle ne vit pas le long regard que lui jeta Fred derrière elle. Un regard à la fois triste et en colère.


Sa mère lui manquait, son père, un peu moins. Il revoyait à la perfection la dernière fois qu'il les avait vu, la déception dans le regard de son père, la tristesse dans celui de sa mère. Mais lui, Diane et Théo avaient pris la bonne décision en partant. Contrairement à eux, Blaise n'avait pas cette obligation. Mais Draco pouvait comprendre que ce dernier n'ait pas envie de rester chez lui. Sa mère n'avait aucun goût concernant ses maris. Heureusement qu'ils finissaient tous dans la tombe.

Enfin bref, de toute manière il ne pouvait revenir sur ce qui s'était passé. Revenir au manoir n'était pas une option. Son père et ses amis Mangemort lui avait demandé l'impossible et il en avait marre de devoir essayer de répondre à ses attentes. Heureusement que Diane l'avait arrêté. Toutefois elle en avait payé le prix. La voir dans cet état lui rappelait le jour où elle avait emménagé chez lui. Cela avait été bien pire que cette fois là mais il avait peur des répercussions. Pas celles physiques, Draco savait bien que Diane était une vraie guerrière de ce point de vue là mais mentalement c'était tout autre chose. Surtout lorsqu'elle dormait. Heureusement qu'elle l'avait rejoint. Néanmoins il aurait aimé qu'ils parlent un peu plus de ce qui s'était passé au manoir. Il voulait savoir qui lui avaient infligés ses blessures. Et dès qu'il le saurait, il ferait en sorte de détruire cette personne.

Non la tuer serait bien trop facile, il la ferait souffrir autant que Diane avait souffert. Comparé à ça en quoi le fait que Diane et lui aient dormi ensemble soient importants. Ils n'avaient vraiment aucune notion des priorités.

- Dray, c'est moi je peux entrer ? Fit Blaise de l'autre côté de la porte. Je sais que tes cheveux ont besoin de beaucoup soin mais les miens également. Fais pas ton égoïste.

- Ouais...répondit Draco en lui ouvrant.

- Dray, tu sais qu'il n'y a pas que Diane. Je suis là si t'as besoin.

- Je sais...

- Bon les gars, vous me connaissez, mon cerveau ne fonctionne qu'à partir de neuf heures dit Théodore ensommeillé. Si vous me réveillez avant, je ne réponds plus de mes actes. Le réveil d'aujourd'hui doit être un des pires de toute ma vie.

- Désolé Théo, ce n'est pas ma faute si quelqu'un a haussé la voix…

- Je sais reprit Théodore. Mais plus jamais je ne serais réveillé par ça.. Fin il y a intérêt... J'aimerais que tout redevienne comme avant

- Avant quoi ? Demanda Blaise

- Avant tout. Avant qu'on vienne à Poudlard. Quand il n'y avait que nous quatre.

- Moi aussi Théo...dit Draco. Tu ne peux pas savoir à quel point.


Une demi-heure plus tard, tout les adolescents de la maisonnée accompagné de Mme Weasley entrèrent dans une des salles à manger du rez-de-chaussé. Les murs étaient comme la plupart des pièces du Square Grimmaurd d'un vert semblable à la maison favorite des anciens occupants. Mais cette couleur était camouflé par endroits pas la multitude de toiles d'araignée qui trônait à certains coins. Au centre se trouvait une table rectangulaire pouvant accueillir une dizaine de personnes. Sûrement destinée à de grand dîner. À côté d'elle se trouvait un buffet. Il contenait de la vaisselle de porcelaine portant les armoiries et la devise des Black. Ils avaient tous pensé que Mme Weasley exagérait lorsqu'elle parlait de la taille des araignées. Malheureusement lorsqu'elle ouvrit le buffet en question, ils comprirent leur erreur. Comme par hasard Ron voulut faire du thé au moment où l'une d'entre elles commença à se rapprocher très rapidement vers sa direction. Ceux qui le connaissait firent comme de rien n'était puisqu'ils sa phobie des araignées n'était pas vraiment un secret pour eux. Une certaine personne en revanche mémorisa l'information. Cela allait bien pouvoir servir un jour , non ?

- Couvrez-vous le visage et prenez un pulvérisateur, de la potion de sommeil se trouve à l'intérieur dit Mme Weasley aux adolescents.

- On ne peut pas tout simplement les tuer ? Suggéra Harry

- Bonne idée, Potter approuva Blaise. Hey, Diane Ace mange les araignées ?

- Oui mais je n'ai pas envie qu'il est une indigestion répondit-elle, amusée. Alors n'y penses même pas.

- En plus de ça les tuer séparément demanderait trop de temps dit Mme Weasley. Et elles pourraient servir pour la fabrication de certaines potions.

- Vous n'avez pas besoin de nous parler de cette manière persifla Draco. Vous n'êtes pas notre mère.

De prime abord, Mme Weasley parut choquée par cette déclaration. Aucun de ses enfants n'aurait pu lui répondre ainsi. Bien que cela soit vrai, ce n'était pas une raison pour qu'un adolescent de quinze ans lui manque de respect. Elle n'avait pas non plus oublié ce qui s'était passé ce matin.

- C'est vrai. Je ne suis pas votre mère affirma t-elle finalement d'une voix froide et les oreilles en feu. Mais tant que vous vivrez ici, vous devrez démontrer du respect non seulement envers moi mais envers tous les adultes se trouvant dans cette maison. Si jamais l'un d'entre vous me parle encore une fois de cette manière, vous devrez faire à vous tout seul le ménage. Sans magie. Est-ce clair ?

- Très clair répondirent à l'unisson les Serpentard.

- Bien, mettez vous au travail maintenant. Prévenez-moi quand vous aurez fini, il faut que j'aille trier certains objets qu'on a trouvé dans le salon.

Aussi, tous firent comme elle l'avait dit. Lorsqu'elle était en colère, Mme Weasley faisait vraiment peur.

Inconsciemment les groupes des différentes maisons se formèrent de part et d'autre de la pièce. Chacun vaquant à leur tâche et discutant chacun de leur côtés. À une distance raisonnable pour que l'autre groupe n'entende rien. Sans le savoir tous parlait ou critiquait l'altercation ayant eu lieu précédemment.

- Tu n'as pas l'impression d'avoir exagéré? Demanda Diane à Draco tout en haussant les sourcils.

- Moi ? Répondit ce dernier. Jamais. Ils nous demandent de faire le ménage et c'est moi qui exagère ? Avant ton arrivée on a dû nettoyer ET ranger le salon du premier étage.

- Fascinant...

- Ne fais pas semblant Draco coupa Blaise, tu n'as rangé que les objets qui t'intéressait.

- Certes mais c'est tout à fait normal que je m'intéresse aux objets qui appartiennent à ma famille, non ? En plus de ça Diane pourquoi tient-tu tant les aider à ranger cette maison ? Elle n'en vaut pas le coup.

- Eh bien...comment dire...tu ne penses pas que c'est la moindre des choses étant donné qu'ils nous ont accueilli ? Et qu'ils m'ont...je ne sais pas...sauvé la vie ? Je serais toujours de ton côté mais vu ton comportement de ce matin et d'il y a peine deux minutes, je ne serais pas étonné s'ils nous jetaient dehors.

- Elle n'a pas tort Dray, il vaut mieux que l'on fasse profil bas...du moins pour l'instant intervint à son tour Théodore.

- En plus de ça je suis sûre que Narcissa...

- Ne va pas sur cette voie Blaise. J'utilise mon veto.

- Désolé. J'avais oublié.

Du côté des Gryffondor, la conversation était loin d'être enjoué.

- Non mais pour qui il se prend ? Commença Fred. Parler de cette manière à Maman, c'est...

- Impardonnable continua George.

- Vous allez faire quelque chose ? Demanda Harry. Connaissant les jumeaux, les représailles s'annonçaient magistrales. Tout le monde connaissait l'imagination que possédaient ses derniers. Harry en était tellement conscient qu'il leur avait donné la récompense du Tournoi des Trois Sorciers. Grâce à cet argent, Fred et George pouvaient concrétiser leurs inventions.

- Pourquoi pas toute la panoplie de la Boîte à Flemme, George ?

- Ils sont encore en phase d'expérimentation, Fred.

- Justement.

- N'y pensez même pas, ce n'est pas de cette manière qu'on réglera les conflits entre maisons reprocha Hermione.

- Pourquoi on aurait envie de changer cela ? S'exclama Harry. Ils sont insupportables. En plus de ça comment tu veux qu'on instaure une entente, si à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, ils deviennent encore plus insupportables.

- Ils ne sont pas si horrible, vous devriez faire un petit effort.

Au même moment, Ron les rejoignit (ayant soi disant fini son thé) et dit :

- Qu'est ce qui s'est passé ?

- Hermione veut qu'on donne une chance aux serpents d'à côté répondit Harry.

-Mione, franchement qu'est ce qu'ils peuvent avoir de bien en eux ? Fit Ron. C'est des Serpentard. Donc forcément des Mangemort, tous autant qu'ils sont. Regardes Malfoy, il n'y a pas pire que lui. Et tu le sais. La preuve, tu lui as envoyé ton poing au visage en troisième anné et il l'avait mérité…

- Oui c'est vrai…murmura la jeune fille

- Quant à Nott, son père est non seulement Mangemort mais des rumeurs disent qu'il a tué sa femme…

- Ce ne sont que des rumeurs, Ron…

- Il y a toujours un fond de vérité dans une rumeur. Quant à Zabini, c'est sa mère à lui qui a des problèmes. C'est une vrai mangeuse d'hommes…

- Elle a à ce jour sept maris dans la tombe, tous lui ont laissé un héritage assez conséquent. On se demande bien comment ils ont pu finir comme ça ? Insinua George. Les femmes sont terrifiantes…

- En parlant de femme, on finit avec Wylde. Qu'est ce qu'on sait d'elle personnellement en fin de compte ? Quatre choses qui ensemble n'augure rien de bon. La première c'est qu'elle est orpheline et qu'elle a été recueilli par les Malfoy. La deuxième chose c'est qu'elle est proche de Malfoy, tellement proche que ça en devient malsain…Ils vivaient ensemble..Ils dorment ensemble...

- Ils n'ont pas toujours été ensemble. Fin s'ils le sont s'exclama Fred à demi-mot. Elle est sortie avec Adrian Pucey jusqu'en troisième année…

- Ah oui j'avais oublié. Passons . La troisième chose c'est qu'elle a un serpent domestique. Un serpent domestique, vous imaginez ? Et enfin la dernière chose, qu'est ce qu'elle a bien pu faire pour avoir ses blessures ? Si ça c'est pas louche…

- Il y a quelque chose d'encore plus louche. Des Gryffondor persiflant dans le dos de personnes juste à côté fit soudain une voix glaciale derrière eux. Une voix appartenant à nul autre qu'à Diane Wylde qui avaient à ses côtés Draco Malfoy, Théodore Nott et Blaise Zabini. Les quatre protagonistes de leur conversation. Vous vous croyez meilleurs que nous n'est-ce-pas ? En vérité, vous êtes bien pire. Vous nous accusez d'avoir des préjugés mais vous en avez également. Nous au moins nous assumons pleinement qui nous sommes. Ah et on venait vous dire qu'on avait fini notre côté.

C'est sur cette dernière phrase que les Serpentard partirent, les Griffondor pas très loin derrière eux. Lorsqu'ils arrivèrent jusqu'à Mme Weasley, elle était encore en train de fixer le mystérieux secrétaire du salon qui continuait d'émettre des bruits tout sauf rassurants. Malheureusement Maugrey n'était pas encore repassé au Square. Son contenu était donc toujours un mystère. Lorsqu'elle détourna finalement son regard du meuble en question, la mère de famille sut qu'il s'était passé quelque chose au moment où elle vit les deux groupes réunis. Mais elle n'en dit rien. Elle savait d'expérience qu'il ne fallait pas brusquer les adolescents lorsqu'ils étaient en conflit. Aussi préféra t-elle garder ses opinions pour elle.

- Mme Weasley...

- Pas maintenant, Diane. Prenez un sac-poubelle chacun et mettez-y tout ce qui vous paraît indésirable ordonna t-elle, Sirius vous rejoindra plus tard.

- Mme Weasley, ça ne peut pas attendre insista Diane. Mes blessures me faisaient mal et je ne voulais pas vous déranger. Ou plutôt j'ai l'habitude de voir Dray dans ce genre de cas. C'est pour ça qu'on était ensemble. Nous n'avons rien fait, je vous le jure Mme Weasley. Dray a l'habitude de dormir comme ça…

- Et pourquoi portais-tu une chemise pour homme ? Demanda Mme Weasley, pas encore convaincu par les dires de la jeune fille.

- Du sang a tâché celle que vous m'aviez donné alors Dray m'a donné une des siennes. Mme Weasley, je vous le répète et je vous assure qu'il ne s'est rien passé. Je sais que dit comme ça, tout sonne faux. Mais c'est la vérité à vous de me croire ou non. Je ne sais pas quoi dire d'autre.

Mme Weasley avait un choix à faire. Elle regarda les quatre Serpentard un à un. Elle essaya d'y voir quelque chose qui pourrait la guider dans sa décision. Elle le trouva dans leurs yeux. Bien cachés. L'espoir que quelqu'un croie en eux. Enfin. Et c'est ce qu'elle leur offrit.

- Je te crois Diane. J'aurais dû vous demander. Je suis désolé pour ma réaction un peu exagéré.

- Non c'est moi qui doit m'excuser Mme Weasley dit Draco en s'avançant. Pour ce matin et pour tout à l'heure. Je ne voulais pas vous manquer de respect ni vous parler de la sorte. C'était impoli et grossier de ma part. Je suis désolé.

- Merci Draco dit Mme Wesley en souriant, satisfaite de la tournure que prenait les événements. Vous m'avez entendu tout à l'heure, tout ce qui vous paraît suspect ou indésirable va dans le sac poubelle.

Ils se mirent tous à la tâche, sans discuter. Après ce qui s'était passé, un silence plus qu'embarrassant s'installa. Le ménage leur permit d'y faire abstraction et de ne pas trop y réfléchir. Plusieurs objets furent jetés dans ces sacs comme la vaisselle de porcelaine ou encore la série de photos anciennes dont les occupants hurlèrent lors de la chute brutale. Cependant des complications s'opposaient à ce décrassage. Des complications qui avaient pour sujet principal Kreattur. L'elfe de maison. D'ailleurs ce dernier avait eu un comportement assez étrange lorsqu'il avait vu pour la première fois les Serpentard. Il était resté pour la première fois muet. Il n'avait pas marmonné des propos injurieux. Il était resté planté, là, à les regarder. On aurait dit la réaction d'une fille lorsqu'elle voyait pour la première fois celui pour qui elle avait un coup de foudre. Cela avait été extrêmement bizarre. Heureusement il avait repris son comportement normal de passif agressif. Les adolescents furents si absorbé par leur tâche que cela leur permit d'obtenir un après-midi de libre ce qui était relativement rare.