Hello tout le monde,

Voici un nouveau chapitre, j'espère que vous l'apprécierez et que vous vous poserez encore plus de questions. Je sais que ça fait longtemps que je n'ai pas publié et je suis désolé pour ça. Seulement il faut que je me consacre à mes études et je voulais aussi faire en sorte que ce chapitre inclut tout ce que je voulais. Laissez des reviews, ça fait toujours plaisir d'en voir une et comme ça je sais qu'est ce je dois améliorer ou non et qu'est ce vous pensez de l'histoire jusqu'à maintenant.

Swangranger: Bah dis donc tu postes de plus en plus de reviews, tu veux concurrencer noour c'est ça ? x) ça fait plaisir ^^. Oui le moment Sirius et Draco me tenait à cœur parce que personnellement je trouve qu'ils se ressemblent en tout cas dans ma fanfic. Il faudra attendre le prochain chapitre pourqu'on soit à Poudlard, désolé. J'espère quand même que tu aimeras ce chapitre.

Noour: oui on en apprend plu sur Diane et encore plus dans ce chapitre. Mais les mystères se multiplient ça ne serait pas drôle sinon.

Je remercie grimm-jenn et Meikolia d'avoir follow cette fanfic.

La chanson du début est Two pieces de Demi Lovato ensuite c'est You stole my cauldron but you can't have my heart de Celestina Warbeck en anglais. Si vous ne connaissez pas, vous pouvez les écouter sur Youtube ^^.

L'univers d'Harry Potter appartient toujours à J. K. Rowling sauf ce qui vient de mon esprit.


Plus loin on regarde vers le passé, plus loin on regarde vers l'avenir.

Winston Churchill

10.

I'm gonna show you crazy de Bebe Rexha

Isolée de tous dans la bibliothèque de la famille Black , une adolescente faisait les cent pas, tout en se massant les tempes du bout des doigts. Diane n'arrivait pas à tenir en place. Et pourtant elle avait essayé. Les adultes avaient sourcillé quand ils avaient appris l'existence de la bourse et la manière dont Harry l'avait eu en main cependant puisque cela faciliter les choses ils n'en avaient pas fait tout un plat. Contrairement à une certaine personne. Draco.

Ce dernier ne lui avait plus adressé la parole depuis leur dispute. Trois jours exactement . Il ne s'asseyait même plus à côté d'elle durant les repas, ni même en face d'elle d'ailleurs. Il avait coupé leur lien à son maximum. Bien sûr elle arrivait toujours à sentir sa présence mais ses émotions, elles, lui étaient inaccessibles. À chaque fois qu'elle tentait d'y accéder, Diane se retrouvait face à un mur, à un vide. C'était comme si on lui avait arraché un membre. Lorsqu'ils s'étaient hurlés dessus, jamais elle n'aurait cru qu'il puisse lui faire la tête aussi longtemps. Surtout après que Théo lui ait parlé. Naïvement, elle avait pensé qu'il passerait à autre chose comme si de rien n'était. Il faut croire qu'elle avait tort.

Il était trop tôt pour que Draco pardonne à ses parents. Elle aurait dû le savoir et prendre en compte ses sentiments. Mais elle n'en avait fait qu'à sa tête, comme toujours. Elle aurait aussi dû lui laisser du temps pour y réfléchir au lieu de lui balancer tout ça de but en blanc. Mais il était trop tard.

De plus quand bien même elle aurait été silencieuse, Draco ne la connaissait que trop pour savoir ce qu'elle avait en tête. Ainsi leur dispute était inévitable. Néanmoins il fallait qu'ils se réconcilient, la situation était bien trop pesante . Cela affectait même les comportements de leurs amis. Normalement c'était eux contre les autres pas l'inverse. Elle devait agir.

Diane savait que des excuses ne suffiraient pas cette fois. Mais qu'est ce qu'elle pouvait bien faire pour qu'il lui pardonne ?

Soudain une idée lui vint en tête.

Seulement pour la réaliser, il fallait qu'elle vérifie une chose. Ainsi Diane sortit alors de la bibliothèque pour se diriger vers le salon et vers un instrument en particulier. Elle se plaça face au piano, vérifiant une par une que chaque touche avait la bonne tonalité. Satisfaite par les sons produits, elle s'assit sur le banc et prit une grande inspiration. La froideur familière des touches la réconforta un peu. À vrai dire elle n'avait même pas besoin de voir le clavier, elle connaissait chaque note, chaque variation et mouvement par cœur. Il ne lui restait plus qu'à jouer.

- There's a boy, lost his way, looking for someone to play.

There's a girl in the window tears rolling down her face.

We're only lost children, trying to find a friend.

Trying to find our way back home..

Elle espérait que Draco l'entendrait malgré le fait que ce dernier se soit enfermé dans sa chambre, ne voulant pas rester seul avec elle. Diane avait composé cette chanson spécialement pour décrire leur relation. La mélodie et les paroles les définissait parfaitement. Chaque fois qu'elle appuyait sur les touches, elle repensait à la première fois qu'ils s'étaient rencontré, une rencontre qui avait démarré un peu brutalement mais qui s'était adouci plus ils se découvraient des points en commun. Il était toujours présent pour elle durant ses meilleurs moments et surtout durant ses pires. Il était une partie d'elle en vérité. Quand elle sortait avec Adrian, ce dernier avait dû accepter sa relation avec Draco malgré sa jalousie. Rien ni personne ne pouvait les séparer.

- We'll never fall apart, cause we fit together right, we fit together right…

Elle l'entendit descendre les escaliers,très lentement. Diane savait que c'était lui. Peut-être que leur relation était ambigu à cause de ça, elle reconnaissait son pas entre des milliers et sa voix était d'une clarté hallucinante dans le brouhaha de la Grande Salle. Et pourtant ils n'étaient pas amoureux l'un de l'autre. Peu importe le jugement des autres du moment qu'eux se comprenaient. Ce qu'ils pensaient n'avaient pas d'importance. Pas la moindre.

Finalement elle sentit Draco lui toucher l'épaule. À travers ce simple toucher, tout les sentiments et pensées de l'un se transmirent à l'autre sans qu'aucun mot n'ait besoin d'être prononcer. Draco sût à quel point elle était désolé et pourquoi elle avait agit ainsi. Il aurait dû le comprendre, ses parents étaient aussi les siens d'une certaine manière. Diane, elle, comprit qu'il n'était pas réellement en colère contre elle mais contre la situation en général. Au fond il ne détestait pas ses parents mais il aurait aussi préféré qu'ils soient là avec eux et ne pas devoir choisir un camp. Le jeune homme s'assit à côté d'elle puis passa son bras autour de ses épaules et l'embrassa sur le front. Diane sourit doucement à ce geste, , ne cessant pas de jouer pour autant. Toutefois sa voix se fit plus assurée.

- These dark clouds, over me, rain down and run away. We'll never fall apart, cause we fit together like, two pieces of a broken heart…

Le début la concernait. Elle avait fui son passé bien trop douloureux. Durant sa fuite, jamais elle n'avait imaginé qu'elle trouverait un semblant de paix et quelqu'un qui la comprendrait aussi bien et l'accepterait comme elle était. Parfois il lui arrivait de croire que personne d'autre le ferait à part Draco.

- There's a boy, lost his way, looking for someone to play acheva t-elle doucement tout se tournant vers son meilleur ami. Je suis désolé…

- Je sais répondit-il. Moi aussi…

Des applaudissements les interrompirent, les obligeant à sortir de leur bulle. Draco n'était pas la seule personne qui avait été attiré par la voix de Diane. À vrai dire toute la maisonnée s'était rassemblé pour l'écouter et avait été témoin des gestes de tendresse entre les deux Serpentard.

- Enfin s'exclama Théodore, en s'approchant d'eux. Blaise et moi avions marre de toute cette colère passive-agressive.

Le métis approuva d'un signe de tête bien qu'une étrange lueur dans ses yeux donnait à son visage une expression grave. Néanmoins cela ne dura qu'un court instant et le jeune homme reprit vite son sourire habituel.

- Tu joues merveilleusement bien s'exclama Mme Weasley. Et tu as une de ces voix…Différente de celle de Celestina Moldubec mais tout aussi belle et avec tant d'émotions…

- Hum...Merci..

- D'ailleurs connaîtrais-tu ses chansons au piano ? Ce serait vraiment formidable surtout si tu sais jouer Tu m'as pris mon chaudron mais tu n'auras pas mon coeur…

- Ce n'est pas vraiment mon style, je suis plus Bizarr' Sisters mais si je l'entends, je pourrais la retranscrire à l'oreille…

- Vraiment ?! C'est formidable s'enthousiasma Mme Weasley, au bord de l'euphorie. Je vais aller chercher la radio…

- Et moi une partition lui dit la jeune fille, en se dirigeant vers les escaliers.

- Diane si tu n'en as pas envie, tu peux ne pas le faire déclara Mr Weasley, en l'arrêtant. Ne te sens pas obligée…

- Ça ne m'embêtes pas, en plus la chanson n'est si mal en soi, assez jazzy non ?

- Oui c'est la chanson préférée de ma femme…

- Au point qu'à chaque fois qu'elle passe sur RITM, Maman lance un sort de répétition fit remarquer Fred, en levant les yeux au ciel.

- Une dizaine de fois rajouta George.

En entendant cela, Diane grimaça. Jouer deux même trois fois la même chanson ça allait mais dix fois c'était assez exagéré. Muni de tout ce dont elle avait besoin, la Serpentarde attendit le retour de la matriarche. Ses amis s'asseyant sur les canapés derrière elle. Le reste de son public se partagea en deux groupes, le premier retourna à ses activités précédentes et le deuxième restant dans le salon. Ce dernier était composé de Mr Weasley, heureux pour sa femme, d'Hermione, de Fred et de George. La matriarche revint enfin, tout sourire, la radio dans ses bras. Elle tapota ensuite sur cette dernière d'où s'échappa le début de la chanson. Aussitôt Diane se mit à rédiger frénétiquement les notes et les paroles. Cependant le rythme de la chanson étant très rapide, elle ne put la recopier dans son intégralité. Il fallut encore trois écoutes pour que la jeune fille réussisse.

- Ce sera différent vu qu'il y aura juste le piano comme instrument, ça ne vous gène pas ? Demanda Diane.

- Absolument pas répondit Mme Weasley. J'ai hâte d'entendre ce que ça va donner.

- Il me faudrait quelqu'un pour faire les chœurs. Ça te dirait Draco ?

- S'il le faut dit-il en se plaçant à côté de son amie pour voir la partition.

- J'ai mis les chœurs entre parenthèses. Il faudrait faire attention à la synchronisation à la fin.

Diane resta debout devant le piano cette fois. Puis joua de manière bien plus marqué qu'avant accentuant certaines notes plus que d'autres. Le piano donnait un ton différent à la chanson, presque velouté.

- You think you're quite the wizard, got me under your spell,

But guess what, Mister Wizard, you don't know me so well

You thought you were so clever, but, in truth, you're a crook

And no way you're gettin' away with all the things that you took.

You stole my cauldron

My favorite black hat

Purloined my owl

Then flew off like a vampire bat

You claimed that you loved me

Said we'd never part

Then you stole my cauldron

- Oh , you stole her cauldron chanta le blond, tout en tapotant son doigt sur le bord du piano pour suivre le rythme.

But you can't have my heart finit Diane, satisfaite.

La voix de Diane bien que différente de celle de la chanteuse originale s'accordait à la chanson, lui donnant un ton plus doux. Cependant on pouvait sentir une pointe de tristesse qui n'était pas présente dans la version originale. Accompagné de la voix plus grave de Draco, le tout donnait un ensemble étonnamment harmonieux. On aurait presque dit que ce dernier interprétait celui à qui était destiné la chanson et qu'il répondait aux paroles.

- Oh, sure, you're quite the dancer, continua Diane en entamant le deuxième couplet. Swept me off of my feet.

But back here on the ground, I see a liar and cheat

And when you dissappeared at first it's me who I blamed

But now I see you're wicked as He-Who-Must-Not-Be-Named

You stole my cauldron

The toads from my pond

Crystal phials of my memories

Plus my larch and phoenix feather wand

But don't think that you broke me

Cause you ain't all that smart

See, you stole my cauldron

- Stole her favourite cauldron

- But you can't have my heart.

- You stole her cauldron

- Go on and take it !

- Her hippogriff, too !

- Careful, he bites.

- Her dragon skin coat

- You can have it !

If that's worth so much to you.

But love, love is priceless

Like a rare work of art

Yes, you stole my cauldron

- She can buy a new cauldron

- But you can't have..

You can't have…

You can't have my heart !

- No, no, no, you stole her cauldron.

No, no, no, you stole her cauldron

- Not my heart !

- No, no, no, you stole her cauldron.

- You stole my cauldron, but you can't have my heart !

- Her heart !

Enjouée, Mme Weasley les enlaça tellement sa joie était immense.

- Molly, tu les étouffes s'exclama Mr Weasley en riant. Comprenez là c'est sa chanson préférée…

- On s'en était douté fit Draco en levant les yeux au ciel.

- Je suppose que ça vous a plu dans ce cas…

- C'était magnifique...Tu as appris à jouer au cours de musique de Poudlard ?

- Hum non je savais en jouer avant, j'ai appris à quatre ans...

- C'est très tôt dis donc...Qui te l'a appris ?

- Ça n'a pas d'importance dit Diane en se renfrognant. Il est mort de toute manière…

- Oh je suis désolé... s'exclama Mme Weasley.

- Pas moi...Bon..hum..

- Tu viens dans notre chambre ? lui demanda Draco, venant à sa rescousse.

- Oui…

- Encore merci pour la chanson lui dit Mme Weasley.

- Pas de quoi dit la Serpentarde, machinalement, tout en montant les escaliers.

Enfin seuls, les quatre Serpentard retrouvèrent leur routine d'antan, argumentant chacun leur tour ce qu'il pensait être la meilleure solution pour obtenir l'argent dont il avait besoin. Toutefois ils se rendirent compte bien vite que la plus rapide était celle que proposait la seule fille du groupe.

- Je sais que ça te déplaît Dray dit celle-ci. Mais il ne reste que deux semaines avant la rentrée…

- Tu es sûre que tes blessures ont cicatrisé ?

- Oui. L'Essence de Murlap a bien fonctionné, je n'ai que des lignes maintenant. Et s'il me manque des forces, tu pourras me la transmettre avec le lien…

- D'accord…

- Maintenant il ne reste plus qu'à parler à Fletcher souligna Théodore.

- Il ne dîne pas souvent ici fit remarquer Blaise.

- C'est vrai dit Diane. Mais on pourrait faire en sorte qu'il vienne à nous...


Les Serpentard se comportaient étrangement. Bien qu'ils agissaient de manière presque irréprochable, ils s'enfermaient dans la chambre des garçons pour en sortir que lors des repas. Les suspicions des Gryffondor commencèrent durant l'un d'entre eux lorsque Remus remarqua un bleu dont la teinte virait presque au noir sur le bras de la Serpentarde. Cette dernière estompa les inquiétudes des adultes en racontant avec nonchalance qu'elle était tombée dans la salle de bain. Mais contrairement à eux les adolescents n'étaient pas dupe. Quelque chose se tramaient et ils le savaient. Heureusement une occasion se présenta sous la forme d'une personne inattendu. Alors qu'ils aidaient leur mère à débarrasser la table, Fred et George remarquèrent que certains personnes manquaient à l'appel. Le premier les chercha discrètement dans toutes les pièces et finit par les retrouver avec surprise en pleine discussion avec Mondingus Fletcher.

- 75 % disait ce dernier.

- Tu rigoles, j'espère ? lui répondit Diane. 20 % non négociable. Tu gagnes déjà suffisamment...

- Mais..

- Il n'y a pas de mais qui tienne fit Draco, glacial. Soit tu l'acceptes soit on dit à l'organisateur de t'expulser pour fraude…

- C'est moi qui vous ai parlé de cet endroit, vous ne pouvez pas me faire ça. Si vous lui dîtes, il fera pareil pour vous…

- Tu crois qu'entre toi et elle, il choisira qui ? Demanda Théodore.

- Bien..bien…Même adresse, ce soir….Fred ?!

Ils se retournèrent d'un coup vers le concerné qui affichait son sourire le plus innocent.

- Je vois qu'on est pas les seuls à faire des affaires avec toi Ding…

- Ouais dit ce dernier en s'écartant du cercle des Serpentard. Je crois qu'il est temps pour moi de partir…

- Je ne te le fais pas dire grommela Blaise en le poussant vers l'entrée.

Fred regarda les trois autres personnes restantes qui le jaugeaient du regard, les bras croisées.

- Alors de quoi vous parliez ? Demanda t-il.

- Ce ne sont pas tes affaires, Weasley lui dit Draco en le bousculant pour sortir de la pièce à son tour. Théodore le suivant.

Lorsque Diane passa devant lui, Fred l'arrêta. Il la prit par la bras et la retourna pour qu'elle se tienne face à lui.

- Tu n'as rien à me dire ?

- Non répondit-elle en se dégageant. Dray a raison, ça ne te regarde pas quand bien même nous somme alliés.

- Comme tu voudras dit-il en la relâchant, décu.

Diane partit ensuite rejoindre ses amis qui l'attendaient dans leur chambre, leur nouveau « repère ». Puis grogna :

- T''aurais pu agir autrement, Dray…

- Oh je suis vraiment navré, je ne savais pas qu'une simple bousculade était capable de blesser quelqu'un. La prochaine fois je ferais attention…

- C'est pas ce que je veux dire, tu as éveillé encore plus ses soupçons comme ça…En plus pourquoi tu es toujours en colère quand il s'agit de lui ?

- Sa tête ne me revient pas, c'est tout. À vrai dire ces gryffons rendent mes nerfs à vifs...

- Tu n'as pas besoin de les apprécier Dray. Tolères les simplement, ils m'ont sauvé la vie après tout.

- Soit.

- En fait c'est Potter qui a vraiment participé à ton sauvetage crut bon de préciser Théodore.

- Encore pire fit Draco en grimaçant.


- Ils ont disparu ! fit Fred, alarmé.

Une fois que ce dernier ait divulgué ce qu'il avait appris aux autres, ils avaient décidé d'un commun accord de prendre sur le fait les suspects. Seulement plus ils attendaient plus le sommeil venait chatouiller leurs paupières.

- Comment ils ont réussi à sortir d'ici sans être vu par Maman ? S'exclama Ron lorsque son frère fut de retour de son bref Transplanage de la chambre des Serpentard. D'habitude elle a toujours un sixième sens pour ces choses là.

- En plus contrairement à Fred et George, ils n'ont pas encore appris à transplaner non ? Dit Ginny. D'ailleurs pourquoi ils voudraient sortir du Square, ce n'est pas sûre pour eux dehors.

- Les Serpentard ont toujours leurs secrets affirma Harry. Qui sait ce qu'ils manigancent ? Ça pourrait être n'importe quoi.

- En tout cas Mondingus est impliqué souligna George. Ça ne doit pas être très légal.

- Et pourtant quand votre mère vient nous réveiller le matin, Wylde est dans son lit et les trois autres sont dans leur chambre pensa Hermione à haute voix. S'ils passaient réellement par l'escalier pour sortir puis pour entrer, quelqu'un le remarquerait….à moins qu'ils aient trouvé un autre moyen. Mais bien sûr pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt...C'était pourtant évident. Harry c'est Dobby !

- Dobby ? Fit ce dernier. Mais oui Dobby ! Quand il est allé secourir Wylde, il n'avait pas l'air de la détester au contraire, il l'appelait Mademoiselle tout du long alors qu'il n'est plus l'elfe de maison des Malfoy.

- Or les elfes de maison n'ont pas les mêmes règles concernant le Transplanage que les sorciers continua Hermione. Ils peuvent même transplaner à Poudlard.

- Je croyais que c'était impossible dit Ron

- Ils ont leur propre magie acheva la sorcière.

- Si Dobby les a aidé alors on l'appelle et on saura où ils sont suggéra Fred hâtivement. Si tu lui demandes Harry, je ne pense pas qu'il refusera.

- Il a raison affirma George. On pourrait même dire qu'il te vénère vieux...ça se comprend, tu l'as libéré après tout.

- Bon ok, j'y vais….Dobby !

CRAC !

L'elfe de maison apparût aussitôt faisant face à Harry. Contrairement à la dernière fois, Dobby avait troqué à la place de ses habituelles chaussettes des baskets noires et en guise de haut un pull-over bleu. Harry remarqua tout de suite que le comportement de ce dernier sortait de l'ordinaire. Habituellement ce dernier affichait toujours un visage ravi lorsqu'il l'appelait mais ce n'était pas le cas en ce moment. Dobby semblait nerveux, il tenait ses mains jointes et tortillait ses doigts tout en gardant sa tête baissée.

- Hum...Dobby commença Harry. Est ce que tu saurais par hasard où se trouve les quatre Serpentard...tu sais bien...Malfoy, Wylde, Nott et Zabini ?

- Dobby le sait mais….je ne sais pas si je peux vous le dire…

- Bien sûr que tu peux me le dire...nous sommes amis…

- Dobby n'est pas à la hauteur de votre amitié...monsieur...mais vraiment je ne crois pas que je devrais vous le dire…

- J'ai une idée fit Hermione. Peut-être qu'au lieu de nous le dire tu pourrais nous y emmener comme ça tu ne trahiras pas leur confiance si c'est ce qui t'inquiète..

- Dobby n'est vraiment pas sûr…

- Dobby tu es libre maintenant dit Harry. Tu n'as plus à leur obéir…Même s'il te demande de garder un secret…

- C'est vrai mais Dobby ne veut pas que Mademoiselle ait des ennuis…

- Nous ne dirons rien aux adultes, elle n'aura pas de problèmes le rassura Fred en se mettant à sa hauteur. Et si tu nous emmènes où ils sont, je suis sûr qu'elle ne t'en voudra pas.

- Vraiment ? Dit Dobby, les yeux presque larmoyants.

- Vraiment répéta Fred, les autres acquiesçant derrière lui.

- D'accord Dobby va vous y emmener finit par dire l'elfe de maison après une longue pause. Mais il faut que vous passiez inaperçu alors habillez-vous pour qu'on ne vous reconnaisse pas et avec des couleurs sombres.

Aussitôt dit aussitôt fait. Habillés selon les conseils de Dobby avec pour la plupart des gilets munis de capuche pouvant camoufler leur visage, ils formèrent une chaîne dont le point d'encrage était l'elfe de maison. Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que l'environnement qui les entouraient change radicalement. L'endroit où ils atterrirent était un long couloir aussi sombre qu'un four. Il y faisait d'ailleurs une chaleur comparable. Des cris résonnaient sur les murs. Leurs origines, elles, se trouvaient à l'autre bout, là où une lumière fantomatique attirait l'oeil des Gryffondor. Plus ils avançaient vers cette dernière, plus les bruits se firent plus violent et plus puissants. Une sorte de clameur qui ne faisait que monter en volume. Lorsqu'ils pénétrèrent enfin dans la salle, ils furent pendant un instant ébloui par une vive lumière passant devant eux. En vérité cette dernière venait d'un projecteur éclairant une espèce de ring. Autour de ce dernier s'accumulait des dizaines de personnes, se bousculant les uns les autres dans l'espoir d'être le plus près possible. À la gauche du terrain, un homme, debout sur une chaise en bois, hurlait des chiffres tout en donnant à chaque main levée un billet.

- Où on est ? S'exclama Ron, les yeux écarquillés.

- Dans la Cage , Weasley fit brusquement une voix. La personne à qui elle appartenait sortit de l'ombre et se révéla aux Gryffondor comme étant Théodore Nott.

- Il n'y a pas plus prévisible qu'un Gryffondor mais tout de même vous en avez mis du temps dit-il en levant les yeux au ciel. Bon suivez moi vous vous faîtes bien trop remarquer avec vos têtes d'angelots. Dobby tu devrais t'en aller, je ne pense pas que Diane voudrait t'impliquer encore plus là dedans.

- D'accord répondit l'elfe, penaud, transplanant la seconde d'après.

Voyant qu'ils ne bougèrent pas d'un pouce, le Serpentard ajouta :

- À moins que vous vouliez vous faire écraser par la foule ? Je ne vous le conseille pas, elle va devenir délirante quand ça va commencer.

Sans un mot, ils suivirent finalement le Serpentard. Ce dernier les amena devant un escalier qui conduisait à une espèce de promontoire d'où on pouvait observer l'intégralité de la salle et plus particulièrement l'arène. Ils y retrouvèrent Blaise Zabini et Draco Malefoy. Le premier remarqua tout de suite leur arrivée et fit un mouvement désapprobateur de la tête. Le second, lui, sembla ne pas s'en soucier. Ses yeux étaient rivés sur la scène, son visage crispé concordait avec sa posture, tendue, prête à bondir. Ses mains agrippaient fermement la rambarde devant lu, celle qui protégeait le promontoire d'une chute dans le public.

- Alors c'est ce que vous faîtes la nuit ? S'exclama Harry. Vous pariez sur ses combats pour obtenir de l'argent.

- Si seulement...répondit Blaise.

- Mais alors pourquoi vous êtes là demanda Ginny. Pour le spectacle ?

- En quelque sorte soupira Théodore.

- Où est-elle ? Fit Fred, d'une voix grave.

- Enfin quelqu'un qui souligne l'évidence critiqua Draco, glacial. Taisez vous ça va commencer !

Brusquement une voix masculine s'éleva au-dessus du brouhaha faisant régner un silence de cathédrale. Mais cela ne changeait rien. On sentait tout de même l'exaltation du public qui électrifiait l'air ambiant. Un jeune homme d'environ une vingtaine d'années se tenait en bordure de la scène, sa baguette sur sa gorge pour se faire entendre dans une main et dans une autre.

- Bienvenue..Bienvenue s'exclama t-il. Si vous voulez un combat à l'état brut sans magie, vous avez choisi le bon endroit ! Si vous êtes en soif de sang, encore mieux car aujourd'hui à la Cage nous avons le meilleur ! Ceux qui ont réussi à mettre KO tout nos autres combattants durant tout cette semaine de combat ! Aujourd'hui à la Cage se déroule la finale ! Je m'appelle Christopher, organisateur et arbitre. Je fixe les règles. Si vous les avez oublié, faisons un petit récap. Les paris cessent au moment où les adversaires rentrent sur le ring. On ne les touche, on ne les aide pas est-ce clair ? Et on ne s'agrippe surtout pas au ring ! Toute personne qui violerait ces trois règles sera mis à la porte et ne pourra plus jamais revenir. Bon maintenant que tout est dit faisons les présentations. Pour cette grande finale, nous avons deux combattants très différents. D'un côté nous avons notre champion, celui qui a gagné notre ancien tournoi, j'ai nommé Samuel Turner aussi connu sous le nom d'Atlas !

Des acclamations accueillirent l'annonce et la foule s'écarta pour que David atteigne le ring. Arrivé sur ce dernier, il salua le public, confiant. Puis il fit ressortir ses muscles en prenant différentes postures.

- Par Merlin le tour de son bras fait au moins le tour de ma tête fit Ron en grimaçant. J'aimerais par être l'autre, il va perdre à coup sûr.

À cette phrase les trois Serpentard le fusillèrent du regard.

- Malefoy, dis moi que c'est pas ce que je pense...demanda Fred encore une fois.

- Notre prochain concurrent suivant est une première historique dans l'histoire de la Cage continua Christopher. Jamais on n'avait vu ça auparavant. Rookie dans la compétition, elle est aussi belle que mystérieuse, elle vous mettra en charpie d'un simple coup de pied les gars, voici Artémis dit la Sauvage.

La foule explosa quand Diane apparut de l'autre côté de la salle car oui c'était bien Diane malgré le nom dont l'avait affublé le présentateur. Vêtue entièrement de noir, elle semblait détaché presque indifférente comparé à son adversaire. Sa longue chevelure était coiffé en une tresse et ses mains ainsi que ses bras étaient entourés de bandelettes blanches contrastant avec ses habits. Quand elle arriva sur le podium, elle s'étira en fermant les yeux ne se souciant ni du public et encore moins de Samuel. Face à ça, l'expression de ce dernier devint meurtrière.

- Tu vas la laisser se battre avec ce monstre ? Dit Fred en cramponnant Draco par l'épaule. Il pourrait la tuer.

- La ferme, Weasley répliqua t-il. Tu ne sais pas de quoi tu parles.

- Comment elle se sent Dray ? Demanda Théodore.

- Elle est...détendue je dirais.

Face à face, les deux adversaires cognèrent leurs poings l'un contre l'autre puis reculèrent de quelques pas. Christopher lança un sort qui fit résonner une détonation et le combat commença. Samuel était en position d'attaque, les poings levés devant son visage. Diane en position défensive, elle aussi ses mains en l'air sauf qu'elles étaient à plat. Le pire était sans doute que ses paupières demeureraient obstinément closes.

- Mais qu'est ce qu'elle fait ? Fit Harry. Il faut qu'elle ouvre les yeux.

Au moment où il dit ses mots, Samuel se rua vers la jeune fille et tenta de la plaquer à terre. À la surprise des Gryffondor, Diane se servit des épaules du colosse comme tremplin , fit un salto en avant et se retrouva derrière lui. L'esquive acrobatique déconcerta un moment Samuel. Mais cela ne fit qu'augmenter encore plus sa colère. Il ré-attaqua immédiatement cette fois en lançant son droit. Diane fit un tour complet, sauta et lui décocha un coup de pied en plein visage, du sang gicla sur le sol. Cependant Samuel en profita pour lui attraper la jambe et l'envoya valser à terre. Pour se libérer, Diane envoya une nouvelle fois son pied puis prit le bras de Samuel pour le faire basculer en avant. Grâce au poids du titan et à la gravité, le stratagème fonctionna. La Serpentarde se releva et s'éloigna de son adversaire qui se redressa également. Ils se firent face à nouveau, plus concentrés que jamais. Les coups redoublèrent ainsi que les esquives. Bien que Samuel était celui qui lançait le plus d'attaque, Diane semblait être celle qui menait la danse. Chaque geste et mouvement étaient calculés comme si les tactiques de son adversaire n'avait aucun secret pour elle. Soudain Samuel fit un geste à la fois surprenant et ignoble. Il attrapa la tresse de la jeune fille d'une main pour rapprocher son visage du sien, lui murmura quelque chose à l'oreille puis lui envoya son genou en plein dans les côtes. Ensuite il leva son corps par dessus-lui pour le lancer de toutes ses forces plus loin sur le ring.

– Oh le fumier ! Hurla Blaise.

- Elle peut le battre...Elle le peut.. répétait continuellement Draco.

- Elle est aussi à terre Malefoy l'interrompit Ron.

- Comment elle va, Dray ? Demanda Théodore sans se soucier de la remarque du Gryffondor. Elle a encore assez de force ?

- Oui, elle reste couché pour en reprendre un peu…

- Et elle est inquiète sur l'issue du combat ?

- Non pire que ça...elle s'amuse...c'est pas normal.

Diane se leva mais quelque chose avait changé dans son maintien. Elle paraissait plus menaçante qu'avant. Elle s'élança vers son adversaire à une vitesse hallucinante, esquiva son attaque puis lui décocha son coude en plein visage. Elle redoubla ensuite les attaques, ne laissant à Samuel aucun répit, presque en transe. Du sang avait commencé à former quelques petites flaques. Puis soudain elle s'arrêta d'un coup faisant retomber le corps de Samuel au sol. Deux minutes passèrent.

- Et le vainqueur du tournoi de la Cage est Artémis ! S'exclama Christopher tout en levant le bras de la jeune fille pour sa victoire. Cette dernière semblait avoir retrouvé son état d'origine mais gardait un regard trouble. Elle descendit de l'arène, ne faisant attention à rien en particulier et traversant la foule qui l'acclamait. Cependant elle aurait dû le faire.

- Sale gosse ! Brailla Samuel qui avait utilisé toutes ses forces pour se lever et qui se dirigeait tout droit vers elle, bousculant tout ceux qui se trouvait sur son chemin.

- Stupéfix ! S'exclama Christopher en s'approchant de Diane et du corps stupéfié. Tut tut tut Samuel tu aurais dû accepter ta défaite bien gentiment. Aurais-tu oublier une des règles fondamentales chez les combattants ? Pas de combat en dehors du ring ! En violant cette règle tu as perdu ta récompense de second et tu n'es plus admis ici ! Que quelqu'un aille jeter son corps dehors ! Artémis je te donne ta récompense et la sienne plus tard.

- Comme tu veux lui répondit la Serpentarde en haussant les épaules. Elle leva les yeux pour regarder l'emplacement privé qu'elle avait demandé à Christopher pour ses amis et remarqua tout de suite que d'autres personnes les avaient rejoints. Diane grimpa rapidement les marches qui menaient jusqu'à eux. Immédiatement Draco l'accueillit en la serrant dans ses bras.

- Tu n'as rien ? Dit-il en l'examinant. C'est quoi ce sang ? Tu es blessée ?

Du rouge tâchait en effet un de ses bras de manière éclatante à cause de la blancheur des bandes.

- Ce n'est pas mon sang Dray, regardes lui répondit-elle en enlevant cette dernière et en révélant sa peau intacte.

- Et tu arrives à respirer ? Rajouta le blond. Il t'a touché plusieurs fois.

- Oui...

- Ce n'est pas parce que tu me le dis que je vais te croire. Théo, tu peux l'examiner ?

- Oui bien sûr fit ce dernier. Ça ne te gène pas Diane ?

- Non vas y qu'on en finisse dit cette dernière, blasée.

Le jeune homme mit ses mains sous le débardeur de cette dernière, tâtant doucement son thorax, son abdomen ainsi que son dos.

- D'après mon expérience, je pense que ça ira déclara Théodore en enlevant ses mains. Tu auras sans doute plusieurs bleus, plus que les dernières fois mais rien de très alarmant. Par contre si plus tard ta respiration devient plus difficile dis le tout de suite…

- À vos ordres, futur Médicomage…

- C'est sérieux…

- Je sais. Si ça arrive je te le dirais tout de suite Théo.

- Bien.

- Qu'est ce qui t'as pris tout à l'heure ? Demanda Blaise. On aurait dit que tu voulais tuer ce type.

- J'ai...perdu le contrôle…

- Et pourquoi ? Fit Draco.

- Il m'avait murmuré que je devais retourner chez maman et papa et d'arrêter de jouer les rebelles dit-elle sans émotion. Sinon le spectacle vous a plus les gryffons ?

- Tu ne devrais pas y participer, c'est bien trop...barbare répondit Hermione. Pourquoi vous faîtes tout ça ? Pour de l'argent ?

- Pas que pour de l'argent expliqua Théodore. Pour notre avenir. Est ce que vous savez au moins combien coûte une année à Poudlard ou vous n'avez jamais osé demander à vos parents ?

- Vous auriez pu demander à l'Ordre rétorqua la jeune fille.

- On ne fait pas l'aumône Granger lui dit Draco.

- De toute manière c'est fait et on a assez d'argent pour les trois années qui nous restent déclara Blaise.

- Bon puisque que c'est fini on peut y aller maintenant fit Ginny. Cet endroit est vraiment pas net.

- Christopher me donne ma récompense et ensuite on pourra y aller précisa Diane.

Après plusieurs minutes d'attentes, l'organisateur vint les rejoindre, deux bourses à la main. La distance n'avait pas permit aux Gryffondor de voir véritablement son apparence. De près, cette dernière les étonna. Elle contrastait avec son « métier ». Jeune, il aurait pu aisément passer pour un septième année à Poudlard. Ses cheveux noirs, ses yeux bleus ainsi que sa mâchoire carrée semblait être capable de faire tomber n'importe quelle fille. Une aura magnétique émanait de lui.

- Tiens, championne dit-il en les tendant à Diane. 1500 gallions pour la première place et 500 grâce au mauvais comportement de l'autre crétin. Tu les as bien mérité.

- 2000 gallions fit Ron, ébahi. Si c'est ça, je signe tout de suite...

- Ton groupe d'ami a triplé de volume, on dirait remarqua Christopher en examinant les Gryffondor un par un puis en concentrant son regard sur Ron. Désolé pour toi gamin mais je ne pense pas que tu sois fait pour ça…

- Je sais me battre...répliqua ce dernier.

- Ah oui, aussi bien que Diane ?

- Attends tu connais son prénom ? S'exclama Blaise.

- Vu qu'elle traîne avec un Malefoy, un Nott et un Zabini, il m'a pas fallu longtemps pour le savoir répondit Christopher. Surtout qu'un Malefoy est facilement reconnaissable à sa couleur de cheveux. En plus le surnom qu'elle s'est donné le dit clairement quand on sait quoi chercher…Tu n'as pas l'air d'être surprise, Diane. Pourquoi ?

- Je savais que c'était un risque à prendre lui dit-elle. Du moment que tu ne dis rien sur notre venue et ma participation, ça m'est égal. En fait ça m'arrange.

- Je vois. Tu as prévu de continuer ?

- Non elle ne le fera plus répondit Draco à la place de son amie.

- C'est à Diane que je m'adressais…Diane ?

- Non c'était exceptionnel…

- Tu devrais. Tu pourrais gagner bien plus en multipliant les combats et en faisant grimper ta notoriété…

- C'est non Chris, point.

- Est ce que tu peux au moins me dire pourquoi ?

- Si pendant un combat, je me casse une main ou un poignet. Je ne pourrais plus jouer au piano...

- C'est donc ça. Dommage. Il me reste une question. Où as tu appris à te battre comme ça ? Ton style est à la fois efficace et souple. Je dirais même meurtrier. Pendant un moment je me suis même demandé si dans un combat à mort tu aurais été capable de tuer. Je ne crois pas que ce soit l'aristocratie magique qui te l'ait apprise.

- Non en effet dit Diane, un rictus aux lèvres. On peut dire que la rue m'a tout appris...ça te suffit comme réponse ?

- Je m'en contenterais, tiens au passage fit Christopher en lui tendant une rose noire, un sourire aux lèvres.

- Hum…Tu n'aurais pas dû...

- J'ai pensé que ça te correspondait bien…

- Tu n'aurais vraiment pas dû dit Diane, en faisant une moue ennuyée. D'ailleurs pourquoi tu flirtes avec moi tout d'un coup ?

- Moi qui pensait qu'entre nous le courant passait…

- Tu sais que je n'ai que quinze ans ? Chris, tu en as 21.

- L'âge n'est rien en amour... répliqua le garçon, en levant un sourcil.

- Tu ne m'aimes pas lui répondit Diane en riant. Tu essayes juste de m'avoir sur ton tableau de chasse. Et je suis mineur, qu'est ce qui t'attires en moi ? Ne crois pas que je ne t'ai pas vu avec ces deux filles au début du combat...

- Tu es différente. Ton côté sombre me fait frissonner…

- Ça n'était pas intentionnel d'ailleurs ce n'est pas moi...ce n'est pas qui je suis dit la Serpentarde, d'un ton sans appel. Et malgré le fait que j'aime outrepasser les règles, je ne vais pas sortir avec quelqu'un de majeur si je ne ressens rien...

- Tu n'es pas attiré par moi ? Même pas un peu.

- Non répondit Diane fermement. Tu es beau , certes je ne peux pas le nier même si j'ai vu mieux mais tu n'es pas mon genre.

- C'est quoi ton genre ?

- Mystère. En tout cas je sais que je ne suis pas la fille qu'il te faut…

- Tu as l'air ferme sur ce point…

- Je le suis…

- Si tu changes d'avis, mon corps et le reste seront à toi…

- Je ne le ferais pas...

- Bon on y va maintenant pressa Fred, en lançant des regards furieux vers Christopher.

- Oh tout doux le rouquin dit Christopher en plaçant ses mains en l'air, une lueur malicieuse dans le regard. Bon j'y vais, à une prochaine fois princesse.

Le jeune homme envoya un baiser de la main à Diane et descendit les escalier en sifflotant. Une fois éloigné, Draco déclara :

- Encore une personne qui me tape sur le système...

- La liste est longue dit Diane. Avant de partir juste une toute dernière chose lui. Tu viens récupérer ton argent, Ding ?

La longue tignasse rousse du concerné apparut sur les escaliers, un tissu argenté dans les mains.

- Effectivement 400 gallions…

- On avait dit 300, ne joues pas avec nous Fletcher dit Draco.

- Mais Diane a gagné 2000 gallions ça n'était pas prévu…

- Un marché est un marché fit Diane. On avait dit 20 % de 1500. En plus je sais très bien qu'en pariant sur moi avant le combat, tu as gagné au moins 500 gallions…

- Bien, bien grommela Mondingus dans sa barbe. 300 alors.

- Je vais les compter un par un pour ne pas faire d'erreur.

- Sérieusement ?!

- Sérieusement répéta la jeune fille. Tu as rendez-vous quelques part pour être aussi pressé ?

Le sorcier maussade fit signe que non.

- Alors tu peux bien attendre cinq minutes.

Diane transféra un par un 200 gallions d'une bourse à une autre puis tendit la bourse de 300 gallions à Mondingus qui lui répondit satisfait en entendant le tintement des gallions :

- C'est toujours un plaisir de faire des affaires avec toi, Wylde.

- Je ne peux pas vraiment dire que tu sois mon meilleur collaborateur, Ding. Mais pour une fois tout s'est déroulé comme prévu alors merci, je suppose. Maintenant on peut y aller, Dobby !

- Mademoiselle dit ce dernier en transplanant devant elle, la tête baissée.

- Dobby, je te l'ai déjà dit. Tu n'as plus besoin de m'appeler comme ça maintenant. Et pourquoi tu ne me regardes pas dans les yeux ?

- Dobby a dit à Monsieur Harry et ses amis où vous étiez et les a amené…

- Ce n'est pas un problème Dobby fit Diane d'un ton rassurant. C'est admirable de ne pas mentir à ses amis. Pourquoi je t'en voudrais pour ça ?

- Alors Mademoiselle n'est pas fâché ? Demanda l'elfe.

- Bien sûr que non dit la jeune fille en souriant. Par contre tu pourrais nous ramener au Square, je suis prête à m'effondrer sur mon lit là.

- Tout ce que vous voulez Mademoiselle fit Dobby en lui prenant la main.


Après que les Serpentard soient retournés dans leurs chambres respectives, les Gryffondor eux se posèrent des questions sur la Serpentarde. Or il ne pouvait obtenir de réponses ni de la concernée, ni de ses amis. Une seule personne ou être semblait à la fois être proche de Wylde et à la fois proche des gryffons. Dobby.

Aussi durent-ils l'appeler même si cela les gênait après ce qui s'est passé plus tôt. Malheureusement l'elfe de maison ne voulut rien révéler. Il ne laissait rien échapper.

- Dobby, je ne comprends pas comment tu peux apprécier Wylde lui dit finalement Harry, un peu exaspéré. Elle fait partie des Malfoy, elle est aussi mauvaise que son tuteur...

- Mademoiselle Diane ne m'a jamais fait de mal s'écria Dobby. Jamais…Mademoiselle aussi est mon amie comme Monsieur Harry...

- D'accord fit Hermione. Et comment est-elle devenue ton amie ?

- Quand je l'ai sauvé du mauvais monsieur….oh non Dobby n'aurais jamais dû en parler…Mademoiselle n'aime pas ça….

- Quel mauvais monsieur Dobby ? l'interrogea Fred en essayant de le calmer.

- Un mauvais monsieur qui a fait des mauvaises choses à Mademoiselle...Ne posez plus questions à Dobby maintenant...Monsieur Harry, Dobby n'aime vraiment pas que vous posiez des questions sur Mademoiselle Diane…Je ne veux pas trahir la confiance de Mademoiselle...

- D'accord Dobby dit Harry. Je comprends, je suis désolé de t'avoir mis dans cette situation.

Dobby les quitta ensuite en transplanant, ne se rendant pas compte qu'au lieu d'avoir apaisé les interrogations, il les avait au contraire multiplier.


Une routine s'installa rapidement. Plus les jours passaient plus l'ennui s'installait au Square. Les membres de l'Ordre du Phénix venaient régulièrement , restant parfois pour les repas ou simplement pour n'échanger que quelques mots. Cependant les adultes veillaient bien à ce qu'aucun des adolescents ne participe ou n'entendent ce qu'ils se disaient. Concernant les Serpentard, ayant obtenu ce qu'ils désiraient, ils reprirent des activités normales. Jouer au piano, traîner à la bibliothèque, faire le ménage, manger, dormir...rien de très mirobolant. Cela apaisait les Gryffondor, ils espéraient que leurs embrouilles seraient maintenant terminés.

Cependant un matin, ils eurent une désagréable surprise lorsqu'au beau milieu d'un déjeuner, leur professeur de potions, Severus Rogue arriva accompagné d'Ollivander. Ce dernier avait les yeux bandés et portait dans ses bras un gros sac d'où dépassait des boîtes rectangulaires.

- Miss Wylde, il est temps pour vous d'avoir une nouvelle baguette dit Rogue.

- Je n'ai pas pour habitude de travailler ainsi fit Ollivander en enlevant son bandeau. Je suppose que c'est pour la bonne cause. Approchez vous Miss Wylde, on m'a appris la perte de votre baguette, ce qui m'a contrarié surtout venant de votre part. J'aurais cru vu votre ardeur la première fois où vous m'aviez demandé une baguette que vous garderiez la votre pendant plusieurs années. Enfin bref bois d'ébène, crin de licorne et de 21,25 cm n'est ce-pas ?

- Oui...répondit Diane, en s'approchant.

- Très souple, excellente pour les formes de magie de combat ainsi que pour la métamorphose continua Ollivander en sortant quelques boîtes de son sac. D'ailleurs vous l'aviez vous même essayé Monsieur Potter...Mais la baguette choisit son sorcier….Essayez celle-ci Miss Wylde, bois d'aubépine, ventricule de cœur de dragon, 25 cm , relativement souple.

- À part le ventricule de dragon c'est pratiquement la jumelle de la mienne dit Draco, enthousiaste.

Diane prit la baguette qu'il lui tendait, de manière circonspecte. Bien qu'il soit nécessaire d'en avoir une, la sienne lui manquait. Elle avait du mal à imaginer qu'une autre puisse lui convenir aussi bien. Tant par la couleur que par ses habilités. Même Ace l'appréciait. Diane fit un mouvement sec du poignet. Une seconde après Ollivander la lui arracha.

- Pas celle là je suppose. Celle-ci alors, en bois d'acacia, crin de licorne et de 23 cm, flexible.

Diane essaya nonchalamment la nouvelle baguette, ne ressentant aucune émotion en particulier. Une fois encore Ollivander la lui ôta des mains sans préavis.

- Celle-ci dans ce cas en bois de tremble, ventricule de cœur de dragon , de 27 cm, assez souple. Allez-y.

Diane l'essaya mais elle non plus ne convenait pas d'après Ollivander. Quelques minutes plus tard, un tas assez conséquent de boîtes et de baguettes reposaient sur une chaise.

- Contrairement à la dernière fois, le choix semble difficile commenta Ollivander, enjoué. Peut-être devrais-je changer d'approche. Voyons celle-ci, bois de cèdre et plume de phénix, 30 cm, très souple.

Diane prit la baguette en main et sentit une vive chaleur se répandre dans sa main allant même jusqu'à son bras. Surprise, elle la fit tournoyer d'un mouvement souple. Aussitôt des étincelles vertes s'en échappèrent.

- Enfin nous avons trouvé la bonne. Ça fera 5 gallions, 13 mornilles et 13 noises.

- Je paye...s'avança Rogue, l'argent déjà en main.

- Non ça ira j'ai ce qu'il faut dit Diane. Attendez un instant.

Elle partit à l'étage puis revint quelques minutes après six gallions à la main. Les sourcils froncés, Rogue la regarda faire sans rien dire.

- Voici le reste fit Ollivander en lui rendant le surplus. Je suppose vu j'ai dû venir pour que vous puissiez acheter une baguette que vous n'allez pas rendre visite ni à Tom ni à Florian comme chaque année.

- Vous supposez bien lui répondit Diane. Pouvez-vous leur dire que je suis désolé et que je vais bien.

- Bien sûr. Vous me ramenez Severus ? Ma boutique ne peut-pas être vide pendant très longtemps surtout à l'approche de la rentrée.

- Effectivement...dit le professeur de potions en se dirigeant vers la sortie. Avant de traverser la porte, Rogue se tourna vers les élèves de sa maison puis leur dit d'un ton grave :

- Ne pensez pas que j'en ai fini avec vous. Nous parlerons de cet argent plus tard. C'est compris ?

- Oui monsieur dirent simultanément les quatre Serpentard, grimaçant rien qu'à l'idée de cette rencontre prochaine.


L'entretien qu'ils eurent avec leur chef de maison fut aussi désagréable que dans leur imagination. Rogue n'aurait jamais accepté comme réponse un silence de leur part. Aussi ils concédèrent à lui dire la vérité. Quand tout fut révélé le professeur passa par diverses émotions allant de la fureur à l'indignation. Mais il retrouva vite son calme habituel et leur donna comme punition un devoir de soixante centimètres de parchemin sur la Pierre de Lune pour la rentrée. Connaissant l'habitude qu'avait leur professeur de doubler ses punitions, les Serpentard préférèrent ne pas protester. Autant ne pas forcer leur chance, ils auraient pu avoir pire vu les circonstances. Par contre ils durent garder que 100 gallions chacun pour l'année. Le reste Rogue le mettrait dans un coffre à Gringotts dont l'accès ne serait réservé qu'à lui et aux quatre Serpentard.

Au tout dernier jour des vacances alors qu'ils vaquaient à différentes occupations dans le salon du Square, Mme Weasley les interrompit en leur donnant à chacun une enveloppe.

- C'est les listes de livre pour l'année dit-elle, joyeuse. Severus m'a dit qu'il s'occuperait de ça pour vous.

Lorsque Diane toucha son enveloppe, elle sentit quelque chose de dur à l'intérieur, quelque chose qui n'avait pas l'épaisseur d'un parchemin. Perplexe, elle l'ouvrit. Comme chaque année, elle y trouva deux morceaux de parchemin. L'un était la liste de livres dont il aurait besoin cette année, l'autre était la lettre traditionnelle qui rappelait le jour de la rentrée. En lisant cette dernière, elle comprit immédiatement ce qu'elle avait touché.

- Devinez qui a été nommé préfète ? Fit-elle un sourire aux lèvres, en montrant l'insigne ornée d'un grand P sur le serpent de Serpentard.

- Et qui est préfet à ton avis ? Lui dit Draco, en répondant à son sourire, tout en présentant la sienne.

- Ça n'aurait pas pu être quelqu'un d'autre admit Blaise en les félicitant. Heureusement imaginez Pansy en préfète…Tu aurais dû faire des rondes avec elle, Dray…

Ce dernier fit une grimace de dégoût à cela. Pansy Parkinson le suivait continuellement depuis qu'ils étaient enfants croyant qu'un jour il se marierait avec elle. Mais elle le dégoûtait.

- Félicitations les enfants ! Dit Mme Weasley. Je vais organiser une fête pour vous ainsi que pour Hermione et Ron, c'est eux qui ont été nommés préfets pour Gryffondor. Faîtes vos valises en attendant, je vais acheter vos fournitures au Chemin de Traverse.

Se faisant, ils passèrent la plus grande partie de l'après-midi à ranger leurs livres et objets dans leurs valises. Sans s'en rendre compte, ils avaient négligemment éparpillé aux quatre coins de la maison quelques vêtements et affaires. Toutefois rien qui n'était très intéressant aux yeux des autres adolescents.

Mme Weasley revint vers six heures, les bras chargée de livres et d'un long paquet enveloppé d'un épais papier kraft. Dans la cuisine, au-dessus de la table à manger où trônaient de multiples mets, elle avait accroché une banderole rouge et une banderole verte où était respectivement inscrit :

FÉLICITATIONS

À RON ET HERMIONE

LES NOUVEAUX PRÉFETS

FÉLICITATIONS

À DIANE ET DRACO

LES NOUVEAUX PRÉFETS

Plusieurs personnes furent invités à la fête même si la joie se concentrait plus sur la nomination de Ron et d'Hermione. Malgré tout elle était contagieuse et les Serpentard ne semblèrent pas s'en offusquer. Quand Mondingus arriva, il fit tout pour garder une certaine distance provoquant leurs rires et alla discuter dans un coin avec Fred et George. La soirée battait son plein. Cependant pour Diane, elle n'était pas complète. Aussi partit-elle chercher Ace qui était allé se nourrir dans la chambre des garçons. Elle monta l'escalier du hall rapidement toutefois lorsqu'elle atteignit le premier étage, elle entendit des sanglots venant du salon. Perplexe, elle traversa le palier et ouvrit la porte. Elle vit Potter qui regardait horrifié le corps mort de son meilleur ami ainsi que Mme Weasley prostré contre le mur. Cette dernière tentait tant bien que mal de lancer le sortilège Riddikulus en sanglotant. Le cadavre de Ron se changea en celui de Bill, puis en celui de Mr Weasley puis en celui des jumeaux morts…À cette image, le corps de Diane bougea sans même qu'elle s'en rende compte. Elle se plaça devant Mme Weasley, face à l'Épouvantard. Les corps disparurent et à la place un homme d'une trentaine d'années fit son apparition. Diane serra les poings lorsqu'elle le vit.

Mal rasé, un sourire mauvais aux lèvres et les yeux injecté de sang, il fixait la jeune fille avec une lueur folle dans le regard. Bien qu'abîmés ses vêtements témoignaient d'une vie autrefois aisée.

- Je t'ai manqué ma petite rebelle dit-il en s'approchant.

- La ferme, tu es mort ! fit Diane en reculant d'un pas.

L'homme rigola un instant puis rétorqua :

- Je ne serais jamais mort dans ton esprit. JAMAIS ! Tu ne serais rien sans moi. RIEN ! Je suis toujours dans ton jeu. Sans moi tu n'auras jamais découvert ton talent pour la musique. Tu est à moi. À MOI !

- LA FERME ! Hurla Diane en plaçant ses mains sur ses oreilles.

- Wylde sors d'ici avec Mme Weasley ! S'écria Harry. Quelqu'un d'autre s'occupera de...

- Qu'est-ce qui se passe ?

Lupin accourut dans le salon, suivi de près par Sirius et Maugrey. Fred et George entrèrent également alertés par le bruit. Fred regardait inquiet Diane qui gardait ses yeux fermés et continuait à boucher ses oreilles et l'homme qui se penchait littéralement sur elle. Lupin releva Mme Weasley. Cette dernière sanglota de toutes ses forces sur les épaules de ce dernier qui lui caressait doucement les cheveux.

- Tout va bien Molly dit-il on est là. Ce n'est qu'un Épouvantard.

- Oh ce que j'aime quand tu t'énerves Diane continua l'homme en souriant. Mais mon souvenir préféré de toi c'est quand tu t'asseyais sur mes genoux...Qu'est ce que tu étais innocente à cette époque. Et plus belle que toutes les autres. Tu as toujours été à moi depuis le moment où je t'ai vu à l'orphelinat. C'est pour ça que personne d'autre ne peut t'avoir, tu ne peux regarder personne d'autre que moi. MOI ! Mais cette fille...Elle était sur mon chemin, elle s'accrochait à toi comme une sangsue. Elle devait mourir…si elle n'avait pas été aussi près de toi je l'aurais épargné...Je...

- Riddikulus ! Lança haut et clair Lupin.

L'homme disparut immédiatement remplacé par une sphère qui flotta en l'air, au dessus de l'endroit où il s'était trouvé auparavant. Lupin agita une fois de plus sa baguette et la sphère s'évapora en une volute de fumée.

- Diane...dit Fred en s'approchant de la Serpentarde qui était resté figé dans la même position.

- QU'EST CE QUI SE PASSE ? Hurla Draco en déboulant dans la pièce, les yeux fous. Voyant l'état de son amie, il la prit doucement dans ses bras.

- Je suis là lui murmura t-il. Je suis là…

- Dray…


Diane n'arrivait pas à dormir, ce qui s'était passé lui rappelait bien trop de souvenirs. Elle avait laissé Draco, endormi dans son lit. Une personne fatigué pour la rentrée était déjà suffisant. Puis elle s'était réfugié dans la bibliothèque en essayant désespérément d'oublier. Elle devait oublier. Un livre de potions sur ses genoux, elle tentait de mémoriser tout les ingrédients du Philtre de Paix. Une potion qui lui serait bien utile.

CRAC !

Le bruit fit sursauté la jeune fille qui regarda écarquillé le nouvel arrivant.

- Qu'est ce que tu fais là ? Lui demanda Fred, surpris.

- Insomnie lui répondit Diane atone, en se replongeant dans sa lecture. Et toi ?

- Ça m'arrive de lire quelquefois...Est ce que ça va ?

- Oui…

- Vraiment ?

- Oui dit-elle un peu plus fort.

- Tu respires la joie de vivre, c'est indéniable fit Fred, d'un ton sarcastique. Attends-ici je reviens.

Il transplana une nouvelle fois puis réapparut quelques secondes après les mains derrière son dos. Diane le regarda en fronçant les sourcils, se demandant qu'est ce qu'il pouvait bien avoir en tête.

- Fermes les yeux et ouvres la bouche lui dit-il tout sourire.

- Excuses-moi ?!

- Ne t'inquiètes pas c'est rien de bizarre. Allez vas-y.

- C'est la deuxième fois que tu me donnes des ordres Weasley, j'espère bien que c'est la dernière…

- Tu n'es pas cap, c'est ça ?

- Bien sûr que si, crétin dit-elle en s'exécutant. J'espère bien que ça vaut le coup…

Fred lui glissa doucement quelque chose entre les lèvres. Elle sentit ses doigts contre ces dernières. Dès que la chose qu'il lui mis fut en contact avec sa langue, différents goûts se propagèrent dans sa bouche. Elle reconnut la saveur du miel principalement puis de la cannelle ainsi que de l'anis…

- Du pain d'épice dit-elle en ouvrant les yeux.

- Exact affirma Fred d'un air satisfait. Tu souries…

- Ah bon ? L'interrompit Diane en touchant son visage.

- Oui fit le Gryffondor, en rigolant face à sa réaction. Ça te va mieux que la grimace de tout à l'heure.

- Et pourquoi t'as fait ça ?

- Parce que je n'aime pas voir les gens afficher un visage aussi lugubre que le tien. J'ai pensé que c'était pour la bonne cause…

- Comment tu as su que j'aimais le pain d'épices ?

- C'est pas bien difficile quand on sait regarder répondit Fred de manière évasive.

- Je suis si transparente ?

- Rassures-toi, c'est tout le contraire…

- Tant mieux. Merci.

- Pas de quoi...hum..tu devrais aller dormir, la rentrée c'est demain...

- Ouais...tu as raison...Bonne nuit...

- Bonne nuit...