Voilà la suite, recorriger et améliorer. ;)


- Je veux une femme soumise et obéissante qui ne me fasse jamais honte.

- Dans ce cas, vous n'avez pas de chance d'être tomber sur moi ...

En me lâchant, il continua :

- c'est ce qu'on verra, Méliana ...


Un frisson parcouru mon corps et, n'y tenant plus, je reculai d'un pas. Mes sourcils étaient froncés et mes poings serrés, je luttais contre mon envie de fuir. Le Roi en voyant ma réaction, eut un rire proche d'un grondement grave. Je n'aimais pas du tout cette situation et Thorin me faisait peur.

Il me déstabilisait et je craignais de faire une bêtise que mon père n'apprécierait pas du tout où de dire quelque chose de déplacer. Je fis un deuxième pas en arrière avec comme idée de fuir au plus vite. Le nain haussa les sourcils pendant que j'effectuai un autre pas. Je fis lentement demi-tour pour me retrouver dans la direction de la porte mais, sa voix me figea et je me retournai de trois quart pour le regarder dans les yeux. Il s'approchait de nouveau :

- Vous n'avez pas l'intention de fuir votre époux. N'est ce pas ma Dame ?

Il y avait dans sa voix une pointe d'ironie qui ne me plaisait pas. Je répliquai en baissant les yeux :

- Je ne fuis pas, Votre Majesté. J'avais seulement l'impression que notre discussion était finie et que je pouvais disposer ...

- Il se trouve que non.

Je n'avais vraiment pas envie de rester seule plus longtemps avec lui. J'avais besoin d'air. C'était comme si , depuis l'instant où j'étais rentrée dans son bureau, mon souffle c'était coupé. Je fis un autre pas, la tête dans mes sombres pensées et, je me sentis étrangement basculer. Avant que je ne puisse rien faire, ma robe trop ample et trop longue venait de s'emmêler avec mon pied et je partis en arrière. Je vis le sol de très prêt et mes mains se positionnèrent par reflex devant mon visage. Je fermai les yeux craignant le choc avec le parquet. Ma journée ne pouvait pas être pire que maintenant.

Seulement, je ne me cognai pas par terre car deux mains puissantes m'attrapèrent les hanches et me retenaient. Thorin me serrait la taille et, était légèrement penché vers moi. Une de ses mains c'était positionnée derrière ma nuque et, retenait ma tête. Trop étonnée, je me figeais et nos regards se croisèrent. Dans ses yeux, je décelais une pointe d'inquiétude qui s'éclipsa aussitôt. De près, il était encore plus attirant et je me rendis compte qu'il me donnait un mélange de sentiments étranges : entre peur et admiration. Je sentis alors son corps contre le mien et je me libera en vitesse. J'avais le souffle court et je sentais mes joues rosir.

- Je ... Euh ... Merci et ... désolée pour ...

Ma voix mourut et, je fuyais encore son regard. Je me sentais tellement bête. Il fut d'abord surprit mais, rapidement, ses sourcils se froncèrent et il me répondit :

- Ce n'est rien. Venez vous assoir.

Son visage venait de se fermer. Je le regardai se déplacer avant de lui emboiter le chemin. Je fis bien attention à soulever un peu ma robe pour ne pas tomber de nouveau et je m'assis sur le fauteuil en velours rouge devant son bureau. Une fois assise, le Roi retourna derrière celui-ci et s'assit à son tour en tirant son fauteuil. Il chercha des papiers dans des tiroirs et sortait de nombreux parchemins. Il se contenta de sortir de l'encre et une plume puis, releva la tête pour me regarder. Nos regards se croisèrent un instant et, il prit la parole :

- Avant le mariage, il y a quelques questions auxquelles j'aurai besoin de réponses. C'est tout bonnement administratif.

J'hochais la tête et écouta sa première question :

- Quelle âge avez vous ?

- 61 ans.

- Votre groupe sanguin ?

- AB

- Votre jour de naissance :

- Le premier mai.

- Allergies ?

- Aucunes.

- Avez vous déjà souffert de blessures graves ?

- Oui.

Il ajouta :

- Précisez.

- J'avais 35 ans, je suis partie me balader à cheval seule et je suis tombée. J'ai eus plusieurs côtes cassées ainsi que le bras droit.

Il leva son regard indéchiffrable vers moi et quelques secondes s'écoulèrent avec qu'il n'enregistre toute l'information et continu à écrire sur son parchemin. Je me demandai alors pourquoi il ne c'était pas marier plus tôt après sa reconquête d'Erebor. Mais surtout, comme il était un prince héritier de la lignée de Durin, comment se faisait il qu'il n'avait pas de fiancée ? Peut être qu'elle était morte avec la venue de Smaug ? En pensant au Dragon, mon regard se baissa jusqu'à mes pieds. Il ne fallait surtout pas en parler.

- Etes vous vierge ?

En ouvrant grand les yeux je répondis d'une voix pleine de surprise :

- Pardon ?

- Etes vous vierge ?

- Je suis obligée de répondre ?

- Répondez, vous n'avez pas le choix.

- Vous pouvez deviner ...

- Non, pas du tout. Répondez.

Il me lanca un regard noir et je frémis.

- Méliana ... Je ne me répèterais pas ...

Je serrais violemment le tissu de ma robe. C'était terriblement gênant mais même si ce n'était que des questions administratif. Je répondis d'une petite voix :

- Bien sur que oui ...

Là encore, j'eus le droit à un regard indéchiffrable mais je baissai rapidement la tête pour ne pas à l'affronter J'avais été élevé avec les nains, forgerons et bouviers. J'avais grandis à leurs côtés et j'avais appris leurs manières de vivre et coutumes. Il c'était passés de nombreuse chose que j'aurais pu dévoiler au Roi si j'avais été honnête mais je ne pouvais tout simplement rien dire. De plus, il y avait des passages sombres de ma jeunesse dont je ne voulais absolument pas évoquer ni même me souvenir.

Heureusement, il ne fit aucunes remarques supplémentaires. Quand mon regard se releva, je me plongeai dans les yeux bleus du Roi. C'est fou comme ces yeux pouvaient être vides d'expressions.

- Avez vous fait la connaissance de mes neveux ?

- Oui.

- Et ma soeur ?

- Aussi.

- Vous passerez le reste de la journée avec elle. Il faut que vous connaissiez les coutumes de nos mariages qui sont peut être différents des votres. Elle sera aussi votre tutrice pendant le premier mois après votre couronnement.

J'hochai la tête le regard perdu dans le vague. La panique s'installa dans mon coeur. Moi qui était maladroite et qui ne savait pas bien me tenir face à une foule. Comment allais je faire pour tenir un royaume et le représenter ? Thorin me demanda :

- Vous avez une question ?

- Et bien ... Je voulais savoir si il me serait possible de retourner dans les Montagnes Bleus quelques mois après notre mariage parce que j'ai ...

- Non.

- Pourquoi !?

- Ecoutez ... Vous n'avez pas l'aire de comprendre. Vous allez devenir la reine d'Erebor ainsi que mon épouse votre place est donc ici.

Je voyais bien que je l'énervais de nouveau avec ma question. Pourquoi devions nous être à l'opposé à chacun de nos propos ? Je ne verrais donc plus jamais mon chez moi ? J'allais devenir Reine. Devenir Reine. Reine ... Thorin me dit d'un ton sec et tranchant et me sortit de mes pensées :

- Faites vous rapidement à l'idée que vous ne faites plus partie des nains des Montagnes Bleues. Faites vous à l'idée que vous aller devenir ma femme et donc Reine. Faites vous à l'idée que la vie est injuste et qu'on ne fait pas toujours ce que l'on veut. Alors, là, peut être, que vous arriverez à être heureuse ici ... Sinon, votre vie sera un enfer.

Le silence s'installa et, je sentais mes larmes montaient.

- Dìs vous attend dans la salle commune. Maintenant, sortez.

Je me levai toute tremblante et courait presque pour sortir du bureau. En sortant, Je me mis à courir comme une folle en trébuchant à plusieurs reprises. Je retenais en vain mes larmes et j'avais laissé ma main sur ma bouche. Je voulais m'enfuir. Loin. Le plus loin possible.

Il était fou. Il voulait m'enfermer. Il était fou et cruel. Je n'avais plus qu'une solution : la fuite. Mes pas prirent alors le chemin de la sortie. Je ne tremblais plus, j'étais déterminée à partir pour ne plus jamais revenir. Je ne pensais pas à ma tenue. Je me trouverais d'autres habits et je volerai un cheval. Les gardes ? Je les duperai. Mon père ? Je lui souhaite de mourir ! Ma mère ?... Ma mère. Tant pis, elle n'a même pas tenter d'empêcher mon père.

Moi qui tentait de faire des efforts. Essayez un peu de me comprendre.

Mon coeur battait à cent à l'heure et je faisais de mon mieux pour aller le plus vite possible. Mon regard était fixé droit devant moi et mes cheveux valsèrent avec la vitesse. J'accélérais l'allure. Je ne faisais pas attention à tous les nains qui marchaient et parlaient autour de moi.

Par moment, j'en bousculais un ou deux mais, je ne m'arrêtais pas pour m'excuser. J'avais bien trop peur qu'on ne me reconnaisse. Je descendais, toujours en courant, des escaliers, je traversais des couloirs, passais des portes. Le chemin me semblait interminable et je craignais de ne pas trouver la sortie. Heureusement, je la vis au bout de plusieurs minutes de course.

Enfin, devant moi se dressait la grande porte. Je pouvais voir les collines et la verdures, je pouvais déjà sentir le vent doux et l'herbe fraiche. Mon coeur se serra d'impatience. Pourquoi n'y avais je pas penser plus tôt ? Pourquoi je n'avais pas fuis plus tôt.

Je me rappellerai toujours de ce jour. La folie avait envahit mon coeur.

Sans plus attendre d'avantage, je m'étais élancée vers la grande porte. Mais, soudainement, une main se referma sur mon poignet et me tira loin de la foule. Un cri de surprise traversa la barrière de ma bouche mais je ne pus rien dire d'autre car une autre main puissante se plaqua contre ma mâchoire. Je tentais de me défère en vain. On m'entrainait dans un coin.

Finalement, on me jeta violemment dans une pièce à l'écart et je tombai par terre. C'est seulement là que je pus voir mon agresseur. Et, c'est avec surprise que je découvris Dwalin, qui me fixai de ses yeux sombres voilés de colère. Il avait les bras croisés sur sa large poitrine et me regardai de toute sa hauteur. Toujours par terre, je lui dis avec étonnement :

- Vous ?!

Il ne me répondit pas et s'approcha dangereusement de moi. Mon premier reflex fut de me reculer le plus rapidement possible jusqu'à ce qu'un mur ne me bloque. Là, je croisai mes bras devant mon visage craignant une gifle mais à la place, le nain attrapa mes avants bras et me tira brusquement pour que je me rélève. Surprise, je le regardai mais aucune compassion ne se lisait dans ses yeux. Il cracha :

- Vous pensiez peut être pouvoir vous échappez ? Ou vous croyez vous ma fille ?

Ma voix n'étais plus qu'un murmure :

- Dans une cage d'or ...

- Et vous croyez que vous enfuir règlera vos problèmes ?

Je ne répondis rien.

- Vous n'êtes qu'une gamine ! Réfléchissez un peu aux conséquences ! Vous êtes la fiancée du Roi, vous êtes surveillée en permanence. Si vous vous enfuyez et qu'on vous rattrape vous serez sûrement exécuter pour avoir trahit la couronne. Votre famille ainsi que votre peuple seront déshonorés !

La, je sentis mes larmes refaire sur face. Tout ce poids était bien trop lourd à porter. Bien sur que je ne voulais pas que tout cela arrive. Il continuai sur le même ton de reproche :

- Vous etes une princesse et bientôt une Reine. Votre vie sera parsemée de malheurs et de sacrifices mais vous ne pouvez rien faire contre cela. Votre destin est incontournable et il va falloir l'accepter.

Mais ce que j'avais pu être bête et égoïste ! Mais j'avais eu tellement peur ... Je couvris mon visage de mes mains et je lui répondis :

- Je ... Suis désolée ... Vous avez raison et je ... J'ai juste eu, tellement peur et ...

Je perdais mes mots. Jamais je n'avais voulu déshonoré mon peuple et mes parents. Mais tout allait trop vite et j'avais du mal à faire de l'ordre dans mes idées. Ma rencontre avec Thorin avait été laborieuse et terrifiante. Elle avait rajouté de peur a mon état déjà mal en point et j'avais complètement perdu le controle de moi même. Ce roi était tellement terrifiant et sombre et colérique et ... Même si je n'avais pas été très aimable, il avait su se montrer très dur.

Dwalin soupira. Il prit mes poignets pour me découvrir le visage et me regarder droit dans les yeux. Son expression avait changé. Il y avait une once de tristesse dans son regard que je ne pouvais pas déchiffrée. En passant ses pouces sur mes joues, il essuya les larmes et il me dit :

- Thorin a beaucoup changé depuis la bataille des cinq armée. Il a perdu un ami et beaucoup de compagnons. Il est devenu très renfermé mais, il ne faut pas lui en vouloir. C'est un Roi courageux et, qui sait ? Peut être redeviendra-t-il comme avant ?

J'écoutais, intéressée. Je ne savais pas grand chose sur la bataille des cinq armées à par les évènements officielles. Qui est ce que Thorin avait perdu ? Cela expliquait alors beaucoup de chose. Je me rendis compte que pas une seule fois j'avais pensé aux autres. Je m'étais toujours préoccupée de ce que je pouvais ressentir et de ce que j'avais envie.

Il était temps pour moi que j'arrête de me comporter comme une enfant et que je rentre dans le monde des adultes. Il ne fallait pas que je m'apitoie sur mon sort. Il fallait que je fasse des effort pour apprendre à connaitre Thorin et apprendre à endosser le rôle que l'on voulait m'attribuer. Je n'osais cependant pas poser davantage de questions à propos du Roi.

Doucement je relevai la tête et lançai à Dwalin un sourire timide auquel il répondit en me tapant joyeusement l'épaule. Sans un mot de plus, il passa sa main derrière mon dos pour m'entrainer hors de la pièce. Il me conduisait dans la salle commune là ou m'attendait Dìs, la soeur du Roi. Toute trace d'hésitation, de peur, d'ennuis avait disparu. J'allais jouer mon rôle. J'allais devenir la Reine attendue. Pour mon peuple, pour mon père et ma mère, pour mon futur maris et mon futur royaume.


C'est bizarre de reprendre une histoire du début ... J'ai l'impression de découvrir une fiction d'un autre auteur. :)

Mais Thorin m'avait manqué, je suis contente de le retrouver ;)

A la prochaine' !