Allo, Fanfiction's world !

Voilà le chapitre deuuuux ! :)

Le Grand Sca (qui est donc l'OC dont je vous ai parlé avant !) que vous allez rencontrer dans ce chapitre est mon personnage à moi, j'aimerais bien qu'on ne me le pique pas ^^ et je précise que le "Sca" se prononce "cha" :)

Je vous laisse deviner qui sont les personnages que vous croiserez dans ce chapitre et de quels univers ils viennent ! :p

Bonne lecture !


Un silence soudain retentit autour de lui et un léger vent frais frôlait sa peau, lui faisant brutalement ouvrir les yeux. Qu'est-ce qu'il se passait ? Il constata avec effarement qu'il n'était absolument plus dans le bar d'Amsterdam. Il était en fait dans un immense désert. Avec aucun bruit alentour. En levant les yeux vers le ciel bleu, il fut encore plus estomaqué. Il flottait dans le ciel une énorme boule, à peu près de la taille d'une petite lune, dans les tons gris. La surface ne paraissait pas vraiment régulière, et une sorte de cercle était présente sur la surface. Il cligna plusieurs fois des yeux, ne voulant pas y croire. Il pensait reconnaître la Death Star, qui venait de la saga Star Wars. Où est-ce qu'il était tombé ? Il doutait même d'être encore sur Terre. Il crut pendant un instant à une sorte d'illusion, mais elle lui semblait bien trop parfaite. Il hésita à se téléporter, pour voir ailleurs, mais ne connaissant pas du tout le lieu où il se trouvait, il craignait un peu de se perdre totalement, ou de se blesser d'une quelconque manière. Il commença alors à marcher, atteignant rapidement le sommet d'une dune. Il put apercevoir de là un jeune homme en bas, qui le remarqua et s'avança vers lui, étonné.

Une fois que les deux se retrouvèrent à un mètre l'un de l'autre, ils se dévisagèrent quelques secondes. Le garçon tenait un nodachi * à la main, et ne portait qu'un jean avec des tâches noires. Son torse, en plus d'être pourvu d'abdos absolument parfaits, était tatoué d'un étrange cœur avec une sorte de visage, tandis que ses bras et ses mains étaient couverts de différents symboles. En se rapprochant discrètement un peu plus, il put lire des lettres sur ses doigts, qui formaient le mot "Death". Cela ne pouvait augurait rien de bon. Il avait des cheveux noirs en bataille, les oreilles percées chacune de deux trous, et il le regardait avec un mélange d'animosité et de curiosité, un léger sourire plaqué sur ses lèvres.

"Euh... Bonjour ?, tenta Balthazar.

- Tu t'es perdu ? Comment t'es arrivé ici ?

- Mmm... J'en ai pas la moindre idée. Je ne sais même pas où est ce "ici" d'ailleurs. On est où ?

- Ok, je pense que je vais t'amener au Grand Sca, ce sera plus simple. Je pense pas que ça lui plaise que des inconnus se perdent ici. Moi, c'est Trafalgar Law."

Plusieurs questions se bousculaient dans la tête de Balthazar, la première étant de savoir de qui cette étrange personne parlait. Il devait être dans une sorte de royaume, peut-être, dirigé par quelqu'un se faisant appeler ainsi. Il décida qu'il valait mieux suivre l'homme tatoué, il n'avait de toute façon rien à perdre, et envie que quelqu'un réponde à ses interrogations. Autant aller voir directement le plus haut placé ici. Surtout si on l'y conduisait directement.

Ils marchèrent quelques instants, dans un silence traversé uniquement par le bruit du vent. Il n'avait pas l'air très bavard, son guide tatoué. Finalement, ils arrivèrent devant une sorte d'immense palais, dont l'architecture était assez impressionnante, caché derrière une grande muraille qu'ils venaient de franchir. Avec des tours un peu partout, des statues impressionnantes et un jardin parfaitement entretenu qui ne sortait d'on ne savait trop où, se trouvant en plein désert, l'ensemble était à couper le souffle. Et il y avait des gens qui s'affairaient un peu partout. Certains lui jetèrent un regard surpris en passant. Bon, à priori, chacun se connaissait ici, et l'inconnu qu'il était intriguait. Il remarqua avec aberration que plusieurs personnes qu'ils croisaient lui semblaient être des personnages sortant tout droit de fiction créées par les humains, sur Terre. Il reconnut un grand blond aux yeux bleus arrivant d'une école de sorcier, ainsi qu'un certain criminel consultant, et même un homme au sourire charmeur et au corps sculpté parfaitement parlant avec un autre d'une soirée au Babylone.

L'endroit était réellement splendide. Et gigantesque. Peut-être un peu trop rouge et noir, songea Balthazar. Il y avait vraiment un côté "Je-suis-le-méchant-et-je-dirige-tout-le-monde-ici" qui ne lui inspirait que moyennement confiance. Ils traversèrent de multiples couloirs et escaliers, avec toujours plus de décorations autour d'eux. Ils arrivèrent finalement devant une porte, avec deux gardes qui la barrait de leur lance. D'un petit geste de la main agacé, l'homme prénommé Trafalgar leur fit signe de les laisser passer. Bien qu'ils analysèrent rapidement la nouvelle personne qui l'accompagnait, ils obéirent assez vite, libérant le passage. Il semblerait que celui qui le guidait avait une certaine autorité, ici. Balthazar hésita un instant à lui demander qui il était, quel était son statut, ce genre de questions qui pouvaient lui être utiles pour se sortir d'ici sans problème. Mais dès qu'il passa la porte, toutes ses interrogation volèrent en éclat. Il avait énormément de chose à demander, mais il venait de trouver celui qu'il voulait questionner.

Au fond de la pièce dans laquelle il venait de pénétrer (qui se trouvait être excessivement longue et sublime, à l'image du reste, ça allait de soi), il y avait un trône, orné de différentes pierres précieuses, toutes dans les tons rouges, qui renvoyaient des lueurs sanguines dans la pièce à la moindre lumière qui tombait dessus. Ca donnait à Balthazar une impression de boîte de nuit gothique. D'où ils étaient, il n'était pas tout à fait certain que la personne était un homme. Son visage était fin, presque féminin, et elle se tenait jambes croisées, une main sur un accoudoir, sa tête s'appuyant sur l'autre, mais tout en réussissant à garder une tenue élégante. Balthazar était impressionné, il lui semblait que c'était quelqu'un de... Raffiné, alors qu'il ne faisait qu'être assis négligemment. En s'approchant plus, il constata qu'il devait être un homme, puis il remarqua les yeux. De loin, ils lui avaient simplement paru bleu-gris très clair, mais de près, il remarqua les reflets dorées de ces yeux qui s'étaient fixés sur lui dès son entrée. Un frisson glissa sur lui de la tête au pied à l'instant où son regard fut happé par ces prunelles qui semblaient humaines, mais avaient quelques chose d'étrangement félin. Les lèvres formaient un demi sourire, et Balthazar eut la sensation que ce Grand Sca aurait pu se jeter sur lui et n'en faire qu'une bouchée avant qu'il n'ait pu seulement remarquer qu'il avait bougé. Sa coiffure était mi-longue, les mèches tenaient miraculeusement bien en l'air, donnant un effet décoiffé parfaitement maîtrisé et réussi et la singulière couleur rouge de ses cheveux rajoutait un surprenant charme à l'ensemble. Deux mots traversèrent l'esprit de Balthazar pour le décrire : Androgyne et beau. Il ne put empêcher ses yeux de faire quelques allers-retours sur le corps, dont la tenue laissait apercevoir son ventre plat pourvu de légers abdos. Il eut le temps d'apercevoir le sourire narquois qu'il lui adressa quand il remarqua l'intérêt qu'il lui portait, avant qu'il tourne de nouveau le visage vers l'animation qui se déroulait devant le trône.

Il regardait un groupe de danseur, particulièrement peu habillé, qui enchaînaient une chorégraphie assez hallucinante. Ils étaient quatre, dansaient sur des talons excessivement hauts, et on sentait qu'il y avait beaucoup trop d'années de pratique derrière eux pour en arriver à ce niveau. Les deux nouveaux arrivants se placèrent derrière, un peu à l'écart, et Trafalgar attendit sagement que la musique, dont les paroles simplissimes en anglais firent sourire Balthazar, se termine. Lorsque la dernière note résonna, que les quatre danseurs tinrent leur dernière pose jusqu'à ce que l'homme sur le trône fasse un geste de la main pour leur signifier de partir, ils s'avancèrent. Ils frôlèrent les hommes en talon, et Balthazar dût se retenir de passer sa main sur leur musculature parfaite pour s'assurer qu'ils étaient réels.

Arrivé à un mètre du trône sous le regard étrangement hypnotisant, Trafalgar le salua d'un rapide geste, les deux doigts sur la tempe. Balthazar hésita sur la manière dont lui devait se tenir. La tenue décontractée de son guide, le sourire en coin, et celui avec lequel la personne sur le trône lui répondit prouvaient qu'ils étaient clairement proches. Il choisit prudemment de s'incliner légèrement, sans rien dire, attendant que l'homme tatoué le présente.

"Grand Sca, j'ai trouvé ce type qui se baladait dans le Désert du Néant, il dit qu'il ne sait pas comment il est arrivé là. Je me suis dit que le mieux serait de vous l'amener directement. Il ne sait même pas où il se trouve, apparemment."

Le regard suspicieux qui atterrit sur lui l'incita à hocher vigoureusement la tête de haut en bas pour appuyer que ce n'était pas un mensonge.

"Merci, Traffy, tu as bien fait. Comment peux-tu ne pas savoir comment tu es arrivé ici, inconnu ?"

Il avait une voix fluide, sûre d'elle, qui fit frémir Balthazar.

"En fait, je pense avoir compris, mais je n'en suis pas certain. Il me faudrait plus d'information, comme l'endroit où nous nous trouvons, pour être sûr de ma théorie. D'où je viens, nous avons récemment remarqué que des choses disparaissaient soudainement. Et... Je crois que c'est ce qu'il m'est arrivé. J'ai disparu de ma planète, et je suis arrivé ici, je suppose.

- Oh, ce serait pour ça que certains de mes sujets ont mystérieusement disparu. Je commençais à en avoir marre de les recréer. Mais bon, si ça m'amène également de nouvelles personnes, c'est pas si mal...

- Bien que je comprenne ce point de vue, si on pouvait éventuellement trouver une solution pour me ramener chez moi, je préfèrerais quand même.

- Tu n'es pas capable d'y rentrer tout seul ? J'avais pourtant l'impression de ressentir certains pouvoirs en toi... Je suis déçu.

- Je peux aller dans le passé ou le futur, faire quelques petits trucs magiques, certes, mais je n'ai encore jamais changé de... Dimension ? Je pense avoir changer de dimension. Je ne suis pas certain de pouvoir retrouver la mienne. Y en a beaucoup, comme ça, d'univers?

- Plutôt pas mal, oui. Lequel est le tien ?

- Euh.. Vous connaissez la Terre, le Paradis, l'Enfer, tout ça ?

- Ah oui, ce pathétique coin, rempli de minables inutiles."

Balthazar fronça les sourcils, étonné. N'était-ce pas des humains qu'ils venaient de voir danser, il y a quelques minutes de cela ? Ils devaient pourtant bien venir de la Terre si c'était le cas, non ? Il préféra choisir la prudence, puisqu'il n'était vraiment pas dans son élément ici, et ne pas relever. Pour le moment, tant qu'il n'en savait pas plus du moins, il valait mieux qu'il ne contrarie personne. Il se débrouillait en général assez bien pour se mettre à dos tout un tas de gens. Sauf que lorsqu'il était chez lui, cela n'avait pas grande importance. Par contre, s'il pouvait sortir vivant de ce lieu étrange, cela l'arrangeait un peu. Il hésita une seconde avant de tout de même défendre son univers comme il pouvait, sans vexer qui que ce soit.

- Ouais, enfin, nous avons quand même Dieu, il est plutôt fort, vous savez."

Le Grand Sca hocha vaguement la tête, absolument pas convaincu. D'ailleurs, il connaissait ce Dieu. Et ne le considérait absolument pas comme une quelconque menace. Un petit Dieu de pacotille. Il était un Dieu bien plus puissant, lui, il pouvait l'éliminer d'une pichenette. Il pouvait probablement en faire autant de la petite créature qui s'était perdu chez lui. C'est ce qu'il avait tout d'abord songé à faire, elle ne lui était clairement d'aucune utilité. Puis ses yeux l'avaient rapidement dévisagé. Il n'était peut-être pas si inintéressant que ça. Plutôt mignon, de surcroît, et ses grandes ailes dorés étaient assez impressionnantes. S'il ne lui servait pas à grand chose sur sa planète, il pouvait éventuellement le garder parmi tous ses favoris. Il soupira en se disant qu'il commençait à en avoir pas mal, quand même, il allait falloir songer à faire le tri...

"Bon ! De toute façon, ces problèmes entre les univers commencent à m'agacer. Je vais essayer de voir ce que je peux faire. Fais ce que tu veux en attendant, n'embête pas mes sujets, Traffy va te trouver une chambre. Je te ramènerai chez toi quand tout sera réglé.

- Euh... Attendez, le retint Balthy alors qu'il s'apprêtait à partir.

- Quoi encore ? J'ai pas été assez clément comme ça, en ne te tuant pas immédiatement, en remerciement tu me fais perdre mon temps?

- Je voulais juste vous demander un ou deux trucs, mais si vous le prenez comme ça..."

Du haut de son trône, il soupira d'agacement, mais fit un signe de tête qui signifiait qu'il pouvait le questionner. En réalité, il n'était pas vraiment pressé, et n'avait rien de spécial à faire, excepté enquêter sur les failles entre univers, alors que cet homme lui parle plus longuement ne le dérangeait pas, mais il aimait particulièrement montrer aux autres à quel point ils étaient fatigants. Parce qu'ils l'étaient vraiment.

"Qui êtes-vous, en fait ? Enfin, le Grand Sca, ça, j'ai compris, mais vous êtes quoi, une sorte de Roi, de Dieu ?

- Je suis le Dieu de la Mort, du Chaos et du Désespoir. Et je dirige tout cet univers parce que je l'ai créé. Enfin, c'était un univers vide, à la base, et je me le suis approprié pour le remplir un peu. J'ai ramené des créations d'un peu partout, de différentes dimensions, comme Traffy ou les Kazaky que tu as vu. J'ai créé la planète, le château, et toutes ces choses. Habituellement, j'ai plutôt tendance à détruire partout, en tant que Dieu du Chaos, mais j'ai pensé qu'avoir un univers à moi pouvait être cool, et j'avais raison, évidemment.

- Ah tiens, je croyais que c'était Loki, le seul Dieu du Chaos. Vous le connaissez ?

- Je suis bien pire que ce petit Dieu Païen, ne te méprend pas.

- Je vois ça, il ne s'est pas embêté à se créer tout un univers, lui...

- Il était vide, autant en faire quelque chose. Quelle créature es-tu, d'ailleurs ?

- Un Archange, si vous connaissez...

- Ah oui, ces petites bêtes créés par votre Dieu. C'est ton père qui a créé la Terre et tout ça ? Il a pas un peu l'impression de s'être planté, là-dessus ? Ils sont assez ridicules, ces humains."

Balthazar se dit que ce Dieu trop prétentieux commençait à l'agacer un peu trop. Puis comme il n'avait pas spécialement l'air de vouloir le tuer, il pouvait se permettre de répliquer, non ? Même s'il existait le risque qu'il s'énerve soudainement, et décide que le laisser en vie ne lui servait à rien, il choisit de ne pas se laisser complètement humilier ainsi.

" Je te ferai remarquer que ce sont eux qui ont créé la plupart de tout ces personnages dont tu es entouré. J'en ai reconnu plusieurs qui viennent de fictions inventées par les humains.

- Oh, tu passes au tutoiement ? fit-il remarquer en levant un sourcil, avant de répondre. Même eux, ils se rendent compte qu'ils sont ridicules et se sentent obligés d'inventer des versions d'eux-mêmes améliorés."

Balthazar soupira avec agacement, mais il savait que quelque serait sa réponse, ce Grand Sca trouverait le moyen de le contredire. Il venait de tomber sur pire que lui. Il adorait par-dessus tout avoir le dernier mot, et il ne savait que trop bien l'arme qu'était le langage pour faire perdre patience aux gens. Il semblerait pourtant que ce Dieu soit encore meilleur que lui à ce jeu-là, à son grand désarroi. Il n'y avait jamais eu que Gabriel pour rivaliser un minimum avec lui. Du haut de son trône, il le vit sourire avec satisfaction devant son silence et sa contrariété visible.

"Vexé, petit ange ? s'amusa-t-il.

- Archange, s'il te plaît.

- Peu importe, tu restes toujours une faible créature. Traffy, emmène-le, et garde un œil sur lui, on sait jamais."

Avant qu'il ait pu répondre quoique ce soit, le Dieu s'était volatilisé. Balthazar accepta donc de suivre docilement ce Trafalgar, qui l'avait conduit jusqu'ici en premier lieu. Il n'avait de toute façon pas vraiment d'autres choix. Il n'allait certainement pas se risquer à rentrer chez lui tout seul, pour se retrouver dans un lieu encore pire que celui-là. Et il ne voulait pas non plus combattre qui que ce soit, encore moins ce Dieu bien trop irritant. Il était certes un Archange qui savait se défendre sans trop de difficulté en général, mais avec un Dieu dont il ne connaissait pas l'étendue des pouvoirs, accompagné probablement par tout son peuple, il ne ferait très certainement pas le poids. La meilleure solution pour lui était définitivement de faire ce qu'on lui disait, jusqu'à ce qu'il ait un moyen de partir d'ici. Il espérait que ce serait relativement rapide, tout de même. Il se demanda un instant si qui que ce soit avait remarqué sa disparition, dans son monde. Probablement pas, pensa t'il après quelques minutes de réflexion. Les rares personnes qu'il côtoyait plus ou moins régulièrement étaient les Winchester et Castiel, et il lui arrivait parfois de ne pas aller les voir pendant des mois. Ce n'était jamais eux qui prenait l'initiative de le chercher. Il croisait également parfois Gabriel, mais c'était encore moins courant, pour dire à quel point il ne le voyait pas souvent. Il ne remarquerait sûrement rien avant une dizaine d'année minimum. Il soupira tristement, réalisant que tous les gens qu'il connaissait ne se préoccupaient vraiment pas de ce qu'il pouvait bien lui arriver. Et de ce qu'il en savait, son propre père pouvait très bien se trouver dans une autre dimension, en ignorant superbement tout ce qui se passait dans tout ce bordel qu'il avait lui-même créé.

Traffy le mena dans le dédale de couloir de cet immense palais, et l'Archange en profita pour s'informer un peu. Autant en savoir plus sur tout ce qu'il pouvait, il n'avait aucune idée de combien de temps il resterait coincé ici, mais plus il en saurait sur le lieu et les habitants, plus il se sentirait à l'aise. Il commença par lui demander simplement quel était son statut, et comment marchait la hiérarchie ici.

Traffy lui jeta un regard en biais avant de répondre :

"Il y a pas vraiment d'hiérarchie, excepté le Grand Sca. Mais comme on lui doit tous la vie, c'est assez légitime. En fait, lorsque nous mourrons dans notre univers, il récupère notre âme et recrée notre corps ici. Une sorte de vie après la mort. Et par rapport à mon statut, je suppose que j'en ai un plus élevé que d'autres... Sûrement parce que je suis un de ceux qui finit le plus souvent dans son lit. Et je ne m'en plains clairement pas. Nous sommes plusieurs à être autorisés à vivre dans le château, mais pas tous. Y a une ville un peu plus loin, pour les autres. Moi, j'ai une suite, on y est presque. Je vais te mettre dans une de mes chambres, j'en ai beaucoup trop, autant qu'elles servent."

Une fois arrivé dans la suite, Balthazar eut un instant le souffle coupé. Il aurait dû s'y attendre, vu le reste du lieu, mais l'endroit était vraiment stupéfiant. La pièce était très haute de plafond, et était d'une distance incroyable. Et le plus étonnant, ce qui accrocha immédiatement l'œil de l'Archange : un bateau se tenait au milieu du salon. Un véritable bateau, avec les voiles, la coque, tout. Il resta quelques secondes clignant yeux, abasourdi, ce qui fit sourire Trafalgar. Une telle absurdité lui fit se questionner sur sa santé mentale. Peut-être que tout cela n'était en fait qu'une sorte de rêve depuis le début... Mais il ne dormait pas, il était un ange, songea-t-il, lui faisant immédiatement abandonner cette théorie. Non, il semblerait que la solution la plus évidente mais pas la moins surprenante était la bonne : il était véritablement dans une autre dimension, créée par un Dieu fou, dans laquelle celui-ci s'amusait visiblement pas mal.

Il fut donc conduit dans une des nombreuses chambres du lieu. Tout le décor était sur le thème des pirates, à priori, faisant se questionner Balthazar sur l'œuvre dont était tiré l'humain qui le guidait. Une fois arrivé dans ce qu'ils avaient appelé une chambre, il réalisa que cela pouvait plutôt faire office d'appartement. En effet, il avait son propre salon et sa propre salle de bain, en plus de la chambre. Trafalgar lui fit faire rapidement un tour, lui montrant les choses importantes, puis lui dit que lui-même resterait dans ses propres appartements, et qu'il valait mieux qu'il ne bouge pas trop d'ici s'il ne voulait pas se retrouver avec les ailes coupées. Cette remarque le fit frissonner d'horreur, et il les agita légèrement, pour se rassurer qu'elles allaient biens. Il s'étonna d'ailleurs qu'il puisse les voir. Il se doutait que le Grand Sca pouvait les percevoir, mais celui-là n'était il pas seulement un humain ? Il n'était pas censé avoir la capacité de les voir. Etait-ce différent d'un univers à l'autre ? Quand bien même ils venaient de la Terre, une fois ici, certaines capacités apparaissaient peut-être chez les humains. Ou alors le Dieu y était pour quelque chose. Il ne put retenir sa curiosité plus longtemps.

- Tu vois mes ailes ? Tu es humain pourtant, non ?

- Je ne suis pas censé les voir ? C'est possible que ce soit le fruit du démon que j'ai mangé qui fasse cet effet..."

Balthazar n'eut pas le temps d'essayer d'en savoir plus que Trafalgar sortit en lui faisant un rapide geste de la main, et d'ajouter :

"Je devrais te surveiller, mais j'ai autre chose à faire, alors t'as plutôt intérêt à être sage."

Il fronça les sourcils, agacé. Il était tout de même un archange, tout le monde ici le traitait comme un minable, il n'allait certainement pas accepter ces remarques longtemps. Il aurait pu tous les exploser d'un claquement de doigt, ils devraient lui montrer un peu plus de crainte et de respect !

"Comme tu es mignon et naïf. Bien sur que non, tu ne peux pas les exploser si facilement. Tu crois vraiment que je laisserais quelqu'un avec ta puissance se balader librement, si chacun de mes sujets n'étaient pas protégés ? Tu ne peux rien leur faire. Et je te déconseille d'essayer, d'ailleurs."

Balthazar sursauta, et se retourna brutalement. Assis en tailleur dans son lit se trouvait le Grand Sca, un sourire ironique sur les lèvres. Qu'est-ce qu'il faisait là, lui ? Il n'était pas censé chercher à résoudre son problème, et celui de tous les univers par la même occasion ?

"Hé, mais... Tu lis dans mes pensées ?!

- Evidemment, tu me prends pour qui ? Tu pensais vraiment trop fort.

- Arrête ça tout de suite.

- Mmm, qu'est-ce que j'y gagne ?

- L'apprentissage du respect de la vie privée ?

- Je suis pas certain que ça me soit très utile, mais soit, si ça peut te faire plaisir, je laisse tes pensées tranquille. Mais je ne suis pas là pour ça."

Il se leva souplement du lit, et se rapprocha rapidement. Et dans un haussement d'épaule négligent, il affirma :

"Bon, tu viens avec moi, finalement, le petit ange !

- ARCHange, le reprit encore une fois Balthazar, en lui jetant un regard noir."

Le Grand Sca ne prit même pas la peine de lui répondre, lui jetant à peine un coup d'œil amusé devant son agacement évident. Il lui attrapa le poignet, et Balthazar n'eut même pas le temps de lui demander où ils allaient qu'ils avaient déjà disparu.


* Nodachi : une arme de la famille des katanas.

Je sais, j'étais en retard pour poster ce chapitre, j'essaierai de bien le poster mercredi la semaine prochaine ! XD