Ils savaient que leur recherche allait être longue, n'ayant pas la moindre idée de par où commencer. En effet, le Dieu avait déjà essayé plusieurs pistes, qui s'étaient malheureusement toutes avérées infructueuse. De plus, maintenant que ce fou était en possibilité de voyager entre les univers, cela faisait d'autant plus d'endroit où il pouvait se trouver. Et ils ne comptaient certainement pas explorer toutes les dimensions existantes jusqu'à tomber sur lui. Le seul problème était que personne n'avait l'air d'avoir la moindre idée d'où il avait fui, ou encore de quels étaient ses projets. A part causer des perturbations entre les univers, il ne faisait pas grand chose, et les deux se demandaient si son but était simplement d'attendre qu'une dimension finisse par exploser, ou s'il cherchait quelque chose de spécial.

Heureusement, le Grand Sca avait réussi à savoir quel trou dimensionnel avait été fait le plus récemment, leur permettant de commencer leur recherche par là. Lorsqu'ils l'empruntèrent, ils se retrouvèrent en quelques secondes sur une nouvelle planète. Evidemment, le Dieu qui l'accompagnait savait parfaitement où ils étaient, mais n'avait pas jugé utile d'en informer Balthazar avant de les téléporter, comme toujours. Ce dernier se sentit donc encore une fois perdu en observant autour de lui. Il semblait être dans une forêt, le soleil brillait, et tout était calme. Il fut presque soulagé pendant quelques minutes, ayant l'impression d'être dans un lieu calme et paisible, pour changer. Peut-être que pour une fois, c'était un univers tranquille, avec personne de méchant ! Voir même le monde des Bisounours pour de vrai ! Il resta tout de même un peu sur ses gardes, sans bouger. Le Dieu leva les yeux au ciel devant sa méfiance, et il l'entraîna en le tirant par la main qu'il n'avait pas lâché pour qu'il avance. Balthazar se détendit finalement, et commença à avancer parmi les hautes herbes. Il hésita à demander où ils étaient, mais s'il ne lui disait rien, c'était probablement un univers qu'il ne connaissait pas, alors à quoi bon le questionner ? Le nom de l'endroit ne l'avancerait pas beaucoup.

Il aurait presque pu se croire en promenade romantique dans une forêt quelconque, avec son rendez-vous du moment. Il était un peu étonné d'avoir encore sa main dans la sienne, mais il n'allait pas s'en plaindre. Non seulement parce qu'il était vraiment attirant, mais également parce que cela avait un petit côté rassurant. Non pas que Balthazar avait peur et n'était pas capable de se défendre en cas de danger, mais... Ok, il n'était peut-être effectivement pas totalement rassuré, dans ces lieux totalement inconnus. Alors qu'un Dieu soit présent, et apparemment en train de s'attacher à lui, n'était pas pour lui déplaire.

Il ne put profiter qu'à peine un quart d'heure de calme. Il commençait déjà à trouver les hautes herbes agaçantes, il ne voyait pas tellement où il mettait les pieds, et il avait horreur de cela. Mais malheureusement pour lui, ce n'était pas le seul inconvénient de ce monde. Alors qu'il était concentré entre où il avançait, et les branches qui manquaient de l'éborgner à chaque pas, il aperçut un flash vert se jeter sur lui. Il eut juste le temps de hurler, ne pensant même pas à se protéger sous la surprise. Une fraction de seconde plus tard, quand il se décida à rouvrir les yeux, étonné de ne pas avoir mal, il vit le Dieu qui avait à ses pieds un... Insecateur ?!

Balthazar resta éberlué un instant, ne trouvant pas que dire, pour une fois. Tout commençait à lui paraître trop improbable. Le monde de Pokémons, sérieusement ? Il avait la sensation d'être plongé en plein dans un roman complètement absurde. Ce genre d'univers existait vraiment ? Les Pokémons étaient réels quelque part dans un autre monde que le sien ? Il avait beaucoup trop l'impression de nager en plein délire.

"Je te croyais un peu plus combatif que ça... Terrifié par un petit Pokémon, ridicule, lui dit le Grand Sca en se retournant vers lui, un sourire sarcastique aux lèvres.

- J'ai été surpris ! Si tu m'avais dit où nous étions aussi...

- Parce que tu connais cet univers ?

- Evidemment, tout le monde connait les Pokémons, tu me prends pour qui ?

- Pour la simple création d'un autre que tu es."

Balthazar lui donna un léger coup sur l'épaule et reprit leur marche, lui passant devant, agacé. Le Dieu lui emboîta le pas, retenant un rire, mais il ne put s'empêcher de continuer de commenter :

"Je ne suis pas certain d'encore vouloir de ton aide pour le boss final, si tu le tapes comme ça, tu risques de te faire exploser après une seconde de combat.

- Peu importe, tu seras là pour me protéger, de toute façon, j'ai bien compris que tu ne pouvais plus te passer de moi, petit Sca."

Il se retourna, et lui fit un clin d'œil aguicheur, qui fit plisser les yeux du Dieu.

"C'est la première et dernière fois que tu m'appelles comme ça, petit ange, sois en sûr."

Alors que Balthazar allait répliquer dans un éclat de rire, le Dieu claqua des doigts, et il sentit ses lèvres se coller l'une à l'autre, empêchant le moindre son de sortir. L'expression de stupeur et de début de panique apparurent sur ses traits, déclenchant le rire de son vis-à-vis qui lui repassa devant. L'Archange le rattrapa rapidement, le foudroyant du regard. Le reste du trajet se déroula dans une agitation silencieuse. Balthazar faisait tout pour que le Dieu lui redonne la parole, tandis que ce dernier l'ignorait superbement, se retenant de rire aux éclats, et le repoussant quand il devenait un peu trop envahissant.

C'est seulement lorsqu'ils arrivèrent dans ce qui semblait être une ville qu'il daigna lui parler de nouveau :

"Bienvenue à Céladopole, dans la région de Kanto, petit ange. Me regarde pas comme ça, tu vas la récupérer, ta voix. Quand tu arrêteras de me gêner."

Ils marchèrent un moment dans les rues de la ville, mais ils constatèrent rapidement qu'il n'y avait que très peu de gens dehors. Ils apercevaient parfois des silhouettes derrière des vitres, qui rabattaient leur rideau dès qu'ils les voyaient passer. Ce fut lorsqu'ils voulurent aborder un homme planté au milieu de la route et qu'ils le virent s'enfuir dès qu'ils l'approchèrent, qu'ils commencèrent à penser que quelque chose n'allait pas ici. Ils échangèrent un coup d'œil, mi étonné mi inquiet. Le Grand Sca lui décolla les lèvres d'un rapide claquement de doigt, avant de prendre la parole :

"Soit ils sont tous dérangés ici, soit il s'est passé quelque chose de louche.

- C'est la dernière fois que tu me fais ça ! Je sais pas encore ce que je vais faire si tu recommences, mais je te promets que ça va pas te plaire !

- Tu sais que je peux te faire bien pire, si tu continues... Alors fixe-toi sur le problème actuel, et arrête de te plaindre.

- Lequel ? Celui de tous les univers, ou celui de cette ville ?

- Les deux. Sauf si c'est trop pour ton petit cerveau.

- Tu me fatigues tellement, je vois même pas comment j'arrive encore à penser.

- Félicitations, tu ne hurles plus, d'ailleurs.

- Je sais, pas la peine de me dire comment je pense."

Ils décidèrent de se séparer pour interroger plus de personne et de se retrouver d'ici une demie heure, là où ils se trouvaient actuellement. Balthazar décida d'abandonner la rue, puisqu'il n'y trouvait de toute façon personne, ou alors ils fuyaient. Il s'approcha de la maison la plus proche, et il frappa à la porte. Après un petit temps d'attente sans réponse, il frappa une nouvelle fois. N'obtenant toujours rien, il hésita un court instant avant d'essayer d'ouvrir la porte. Après tout, il avait joué aux jeux sur Gameboy, et jamais il n'avait vu Sacha s'embêter à frapper aux portes. C'était peut-être ainsi que les choses marchaient dans ce monde.

Il entra tout de même prudemment, et il eut raison. A peine son pied fut-il posé sur le sol de la maison, qu'il eut le temps d'entr'apercevoir un éclair rouge. Cette fois-ci, il s'y attendait, et esquiva le Pokémon qui s'apprêtait à lui sauter dessus, sortant de sa Pokéball. Il soupira et d'un claquement de doigt aussi bien maîtrisé que celui du Grand Sca, il immobilisa la petite créature. C'était un petit Chétiflor, qui ne semblait absolument pas sûr de lui. L'Archange eut aussitôt de la peine, mais préféra tout de même le laissait dans l'incapacité d'attaquer pour le moment. Le temps qu'il s'entretienne avec son dresseur, du moins. Il remarqua ce dernier, qui restait figé, de terreur ou de surprise, il ne savait pas tellement.

"Bonjour ! Je vais libérer ta bestiole dans un instant, et je ne vais faire de mal à personne. Je veux juste savoir ce qu'il se passe ici, et si vous avez aperçu un homme qui n'est pas censé être dans ce monde, peut-être ?

- Euh... Qui êtes-vous ?

- C'est pas important ça, je ne suis que de passage. Normalement. J'espère. Vous pouvez juste me répondre, ce serait sympa, et je gagnerais du temps. Et vous aussi, d'ailleurs.

- Comment pouvez-vous ne pas être au courant de ce qu'il se passe ? La Team Rocket est partout, tout le monde en parle. Il n'est plus possible de sortir de chez soi, sans se faire kidnapper ses Pokémons. J'ai cru que vous étiez l'un d'entre eux, qu'ils attaquaient jusque dans les maisons maintenant.

- Oh évidemment, j'aurais du m'en douter... Vous avez pas un Sacha pour régler ces problèmes ? Et concernant l'homme, vous n'avez aucune information pour moi ?

- Sacha ? Je ne connais pas de Sacha. Et je ne sais pas de qui vous parlez, je suis désolé."

La déception de ne pas en savoir plus à propos de Ganondorf l'agaça, mais au moins, il savait ce qu'il se passait dans ce monde. En même temps, maintenant qu'il y réfléchissait, il voyait difficilement ce que cela aurait pu être d'autre. Il était dans le monde des Pokémons, les habitants devaient se faire attaquer par la Team Rocket toutes les semaines. Il libéra le Chétiflor, qui se précipita pour se réfugier contre son dresseur qui le prit dans ses bras pour le rassurer. Balthazar se sentit presque attendri devant la scène. Comment pouvait-il exister des personnes mal intentionnées dans ce monde, alors que tous les autres étaient si touchants ?

Il alla visiter plusieurs autres maisons, mais n'arriva pas à obtenir plus d'informations. Même lorsqu'il décrivit du mieux qu'il pouvait ce fameux Ganondorf, personne ne voyait de qui il parlait. C'est vrai qu'il n'avait que quelques détails à délivrer sur le physique de cet homme, il n'avait que le peu de choses qui étaient inscrite sur la tablette. La demi-heure défila rapidement, et il alla attendre son acolyte à leur lieu de rendez-vous. Il ne patienta qu'une minute avant que celui-ci n'apparaisse soudainement, et il réussit à ne pas sursauter cette fois.

"Alors, t'as trouvé quoi, toi ?

- Que la Team Rocket cherchait encore à détruire tout dans ce monde de fou. Sinon, pas grand-chose, et toi ?

- Tu es sûr d'avoir cherché ? Que le problème ici était la Team Rocket n'était pas bien difficile à deviner, de toute façon. Le plus important était plutôt de trouver ce Ganondorf.

- Je n'ai pas le privilège de me téléporter partout, moi ! Et les habitants de cette ville ne savaient rien à propos de lui. Qu'est-ce que tu as trouvé ?

- Evidemment, trouve-toi des excuses. Pendant que tu ne servais à rien, j'ai appris qu'il était venu dans ce monde et cherchait toutes les parties de la Triforce qu'il n'a toujours pas. Seulement, j'ai cru comprendre que cette fois-ci, ils les ont mises en sécurité dans différents univers, que Link en garde une, Zelda une seconde et je ne sais pas qui garde la troisième. Il parcourt donc toutes les dimensions afin de les retrouver.

- Oh. On avance ! Et il n'est plus ici, je suppose ? Il a trouvé quelque chose, ou non ?

- Je ne crois pas qu'il soit tombé sur quoique ce soit ici. Et il semblerait effectivement qu'il ait quitté cette planète.

- Tu peux savoir où il est parti ?

- Evidemment. Donne-moi cinq minutes."

Il disparut, laissant encore une fois Balthazar. Celui-ci décida de se balader encore un peu, le temps qu'il revienne. Il le retrouverait bien, de toute façon, autant profiter un peu de ce monde qu'il ne reverrait jamais. Il entra dans un magasin, et parcourut les rayons avec curiosité. Il n'y avait que d'étranges potions, qui servaient probablement pour les capacités ou les points de vie des Pokémons. Il s'enfonça un peu plus dans les allées, et finit au bout du magasin. Il vit une poignée, plus ou moins camouflée derrière les produits vendus. La curiosité l'emporta, et il ne résista pas à l'envie de repousser les articles pour tirer sur la manette. Il vit avec ahurissement la moitié de l'étagère se déplacer dans un cliquètement soudain, pour laisser place à un escalier. Il venait de découvrir un passage secret. Dans une boutique, dans l'univers de Pokémon. Un sourire ravi apparut sur ses lèvres. Avec un frisson d'excitation, il jeta un rapide coup d'œil derrière lui, vérifiant que le vendeur ne le voyait pas, et il pénétra dans l'escalier. Le rayonnage reprit sa place dans son dos, et il fut plongé dans le noir un bref instant, avant que des lampes sur les côtés ne s'allument.

Après la volée de marche, il arriva rapidement dans une grande salle vide, plusieurs porte s'offrant à lui. Il choisit de passer la première sur sa gauche. Il ouvrit prudemment, se préparant à l'armée de Pokémon qui pouvait lui sauter dessus. Au lieu de cela, il vit deux personnes, en combinaison étrange, avec la lettre R cousue dessus, plongées en grande discussion. Il s'approcha, mais étant de dos, ils ne le voyaient pas. Il était dans une sorte de salon, il y avait une table et un canapé, ainsi que des étagères remplies de livres. Une fois à un mètre d'eux, il toussota pour attirer leur attention. Les deux firent un bond, et se retournèrent précipitamment, pokéball en main.

"Désolé de déranger, j'étais juste curieux de découvrir l'endroit. Vous êtes la Team Rocket, non ? Arrêtez avec vos Pokémons, ça ne sert à rien contre moi, et je n'en ai pas pour faire un combat.

- Tu n'en as pas, et tu viens t'aventurer ici ? Imprudent."

Ils libérèrent chacun la petite créature prisonnière de leur pokéball. Balthazar soupira et comme il l'avait fait précédemment, se contenta de claquer des doigts avec agacement. Pourquoi les gens ne l'écoutaient-ils pas lorsqu'il disait que c'était inutile ? Le smogo et le arbok furent immobilisés, et les deux restèrent également pétrifiés sous la surprise.

"Dites-moi ce qu'il se passe dans les autres pièces, histoire que je m'embête pas à visiter celles qui sont vides ou aussi inutiles que celle-ci.

- Euh... Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous voulez ?

- Je vous l'ai dit, je veux juste me balader. Je vous conseille de me répondre, parce que j'aurais pas trop de scrupule à vous rendre dans le même état que vos Pokémons et à ne pas vous libérer contrairement à eux."

Il les vit se consulter du regard, pas certains de la démarche à suivre. Ils ne devaient pas être habitués à ce genre de chose ici. Habituellement, ils ne croisaient que des personnes qui les défiaient avec leur Pokémons. Malheureusement pour eux, la patience de Balthazar était rapidement épuisée quand il savait pertinemment qu'il était celui qui avait le dessus. Dans un nouveau claquement de doigt, il les fit se mettre à genou, et soupira.

"Je vous ai prévenus. C'est pourtant simple, répondez juste à ma question.

- Qui... Qui êtes-vous ?"

Il plissa les yeux, et apposa une pression invisible contre la gorge de celui qui venait de prendre la parole. Il paniqua aussitôt :

"Je vais répondre, je vais répondre ! Euh.. Donc ici, c'est le QG de la Team Rocket, mais je pense que vous avez deviné... La porte en face en entrant, il y a le bureau du chef et les expériences, et celle à droite, c'est là où se trouvent les Pokémons capturés."

L'Archange réfléchit un instant s'il voulait savoir la raison de ces kidnappings. Après quelques secondes de réflexion, il décida qu'il s'en fichait, il allait simplement les libérer, et exploser le chef. Il sourit en pensant que c'était un peu le rêve de beaucoup de petits terriens qu'il était en train de réaliser. Il ne savait pas trop d'où lui venait cette soudaine attitude chevaleresque, mais c'était tellement facile qu'il se sentirait presque coupable de ne pas aider les habitants de cette planète. Surtout s'ils n'avaient pas leur Sacha pour les secourir. Ou alors celui-ci n'était pas encore arrivé dans cette ville, peut-être. Peu importait, il se sentait l'âme charitable aujourd'hui, et il ferait donc une bonne action.

Il ressortit de la pièce en libérant les Pokémons mais en laissant les deux hommes à genoux. Quand ils commencèrent à se plaindre, il leur retira également la voix. Imitation revancharde de ce que le Grand Sca lui avait fait, et il en était parfaitement conscient. Il choisit d'aller voir en premier les Pokémons, pour les libérer. Il ouvrit la porte sur la droite, et se retrouva devant des dizaines de cages, retenant chacune plusieurs Pokémons. Il eut le cœur serré en voyant l'état dans lequel ils étaient. Ils avaient l'air d'avoir vécu le pire combat de leur vie, partiellement ensanglanté pour la plupart. Ils étaient assis ou allongés, et de petites plaintes s'échappaient de certaines cages. Quelques rares levèrent les yeux sur lui quand il arriva, mais la grande majorité ne réagit même pas.

Lorsque ce genre de situation se produisait dans sa Gameboy, il n'était pas spécialement touché, puisque ce n'était qu'un jeu, mais voir cela de manière réelle faisait sincèrement mal. Il sentit les larmes lui monter aux yeux, et il se dépêcha de les essuyer d'un geste irrité. Ce n'était pas le moment de s'apitoyer. Il utilisa ses pouvoirs pour ouvrir toutes les grilles, et il vit les Pokémons commencer à s'intéresser à ce qu'il se passait autour d'eux. Il les pressa de sortir vite, à base de "allez, allez, j'ai pas que ça à faire, non plus !". Ils comprirent qu'ils valaient mieux pour eux de s'échapper d'ici tant qu'ils le pouvaient, et se précipitèrent vers la porte qu'il avait laissée ouverte. Une fois le dernier sorti, il referma la porte, et remonta les escaliers, avec une ribambelle de petits êtres qui le suivaient. Il chercha le mécanisme pour réactiver l'ouverture, et le trouva assez facilement. A peine le passage fut-il ouvert qu'ils envahirent le magasin, surprenant le vendeur. Balthazar décida de lui faire confiance pour les faire sortir et les aider, et il se retourna pour aller s'occuper du chef.

Mais il fut coupé dans son élan par une paire d'yeux bleu-gris aux reflets dorés qui avaient l'air passablement énervés.