Merci à Lou, Saya et SnowWhite pour leur review ! Une petite pensée à ma Snow d'amour qui a décidé de quitter FF !

Elle courut sur une cinquantaine de mètres, en direction de sa maison. Puis, elle se rendit compte qu'elle avait été très impolie avec ce pauvre homme qui ne lui avait absolument rien demandé. Elle s'arrêta net et hésita : devait-elle faire demi-tour et retrouver cet homme pour s'excuser ou bien oublier cette mésaventure et en profiter pour rentrer chez elle ? Elle se sentait mal d'avoir agi de la sorte mais après tout, l'homme l'avait sans doute prise pour une folle et n'accordait pas plus d'importance que cela à son comportement.

Le clocher sonna 22h00. Il était vraiment tard maintenant. Peu de chances que Laura vienne. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il serait dommage de partir alors que son amie pouvait arriver d'une minute à l'autre. En effet, elle avait déjà tellement attendu qu'une minute de plus ne changerait pas grand chose ? Résignée, elle soupira fortement et se dirigea vers leur point de rendez-vous. Et si jamais elle croisait l'homme, elle s'excuserait…. Mais que lui dirait-elle ? « Oh, pardon Monsieur, je vous ai pris pour une femme ! »… Elle doutait que cela lui fasse très plaisir… Ou alors, elle pourrait essayer la flatterie ? « Monsieur, vous êtes si gracieux que je vous ai pris pour une ballerine ! »… Ce n'était guère mieux ! Se mordant les lèvres tout en avançant vers le château, elle réfléchissait à la manière dont elle pourrait formuler correctement ses excuses. Lorsqu'elle se rassit sur son banc, elle n'avait toujours rien trouvé.

Plongée dans ses pensées, ce fut le froid mordant qui la ramena à la réalité. Cela faisait environ 15 minutes qu'elle était assise à imaginer des excuses. Grelotant, elle se frictionna les bras vigoureusement en espérant se réchauffer un minimum. La température commençait à diminuer drastiquement et sa robe décolletée ne l'aidait pas à se réchauffer. Elle croisa ses bras sous son opulente poitrine, espérant y trouver une quelconque chaleur et fit quelques pas. Quand Laura arriverait, elle lui dirait sa façon de penser ! C'est à ce moment précis qu'elle s'aperçut d'une chose anormale. Non pas que son amie l'avait tout simplement oublié, cela ne lui était pas encore venu à l'esprit mais elle eut une sorte de frisson et quelque chose lui disait que le froid n'était en rien responsable. Elle avait soudain l'impression d'être une proie qu'un prédateur redoutable guettait dans l'ombre. Elle regarda rapidement autour d'elle : il n'y avait rien, rien d'autre que la nuit et son silence glacial.

Elle réalisait à présent qu'elle était une jeune femme seule en pleine nuit, habillée en tenue de soirée. Qui la sauverait si quelqu'un l'attaquait ? Elle balaya cette idée de la main. C'était ridicule : elle était à Volterra, une toute petite ville médiévale où il ne se passait jamais rien ! Il n'y avait aucune raison de craindre quoi que ce soit. Alors pourquoi cette angoisse ? Elle eut soudain un immense frisson : un nouveau danger venait d'entrer en scène. Moins redoutable que le premier mais la menace semblait immédiate alors que tout à l'heure, elle avait simplement l'impression que le prédateur lui tournait autour. L'attaque n'allait pas tarder. Lorsqu'elle entendit des pas derrière elle, elle se mit à hurler, sans se retourner. Rapidement, une main lui plaqua la bouche tandis que l'autre lui serrait la taille avec force. Une voix lui murmura : « Ouh là, tout doux ma belle, on va juste passer un bon moment… Enfin, surtout moi ». Elle frissonna de dégoût face à cette haleine qui empestait l'alcool et cet homme qui la répugnait de toute son âme. Pourtant, elle n'avait pas autant peur que tout à l'heure. Comme si les deux prédateurs allaient s'affronter pour obtenir la proie. Et la proie, c'était elle !

Quand l'homme fit mine de vouloir toucher ses cuisses, il tomba raide mort, la nuque brisée. Sans faire preuve de la moindre trace d'effroi, elle attrapa prestement le spray anti-agression qu'elle avait dans la poche de sa robe et en aspergea abondamment le visage de son sauveur. Sans lui jeter un regard, elle se précipita loin de cet endroit en courant, laissant Aro Volturi totalement ébahi pour la seconde fois de la soirée.