Bonjour mes amours. :D Vous l'avez attendu et le voilà : un Drinny comme défi du mois d'avril.
Mon défi ici était de parler d'un couple peu probable, et de convaincre au passage mes amies BrownieJune et MissPika42, que je remercie chaudement pour leur relecture. Mon défi est à moitié rempli, saurai-je vous convaincre ? Pour le savoir, je vous laisse découvrir ce petit OS.
Merci à ma bêta en chef, l'Impératrice Charlotte.
Sur la colline
Adossée à l'arbre, assise dans l'herbe, Ginny Weasley aimait regarder la plaine qui s'étendait face à elle. En contrebas, le terrain de Quidditch de l'école des Ramorompus baignait dans les tons rouge orangé du soleil couchant.
Étendant ses jambes engourdies devant elle, Ginny soupira. Elle aimait terminer une journée d'entraînement intense de cette manière, après avoir gravi à grandes enjambées la colline sur laquelle elle se trouvait à présent. Elle se coupait ainsi de l'effervescence et de l'excitation quotidiennes pour se ressourcer, avant de rentrer au dortoir.
Cela faisait à présent trois mois qu'elle avait entamé sa formation de Poursuiveuse dans la célèbre école d'Irlande du Nord, espérant ainsi intégrer les Holyheads Harpies au terme de celle-ci. Elle avait entendu dire que l'équipe opérait sa base de recrutement parmi les sorcières de l'école, et elle comptait bien prouver qu'elle avait l'étoffe pour devenir une grande joueuse.
Elle était très seule, ici. Elle revenait parfois passer un weekend ou l'autre au Terrier, mais sa relation tumultueuse avec Harry avait rendu les relations mère-fille très tendues et conflictuelles. La mère lion n'appréciait pas beaucoup le fait « qu'elle maltraite » ainsi celui qu'elle considérait comme son propre fils, et Ginny lui avait rétorqué qu'elle n'avait qu'à l'adopter si elle désirait à ce point qu'il soit un membre à part entière de la famille.
Soupirant, elle ferma les yeux dans l'espoir de chasser ses pensées négatives. Elle était anxieuse, en ce moment. Elle ne voulait voir personne, tout en manquant de présence humaine, et donnait tout dans ses cours et ses entraînements, autant pour oublier que pour réaliser ses rêves. Ses nerfs lui avaient d'ailleurs valu une altercation assez houleuse avec nul autre que…Drago Malefoy.
Ce prétentieux de Serpentard ! Dans toutes les écoles de Quidditch du monde – et Merlin savait que la famille Malefoy avait les moyens de se payer les écoles les plus prestigieuses -, il avait fallu qu'elle se coltine la pire des pestes. Il s'était évidemment amusé à lui rappeler à quel point il était doué dans son rôle d'Attrapeur, attrapant le Vif d'Or lors d'un match qui avait opposé leurs équipes respectives. Ginny ne savait même pas pourquoi elle s'était tant énervée lorsqu'il lui avait dit qu'elle n'avait pas la même allure sur un balai sans « Potter pour lui voler la vedette ». Elle ne savait même pas si c'était un compliment au final, mais les Chauve-furie qu'elle lui avait lancé avait eu au moins pour effet de la calmer. Un peu.
Elle avait toujours été comme ça, et une part d'elle se détestait pour ça. Unique fille d'une fratrie de six garçons, elle avait dû faire sa place.
Au grand désarroi de sa mère, elle n'avait jamais été la parfaite poupée à coiffer et à habiller. Tout bébé, déjà, elle suivait ses frères partout, en particulier Fred et George. Elle se souvenait, elle restait assise dans un coin de la pièce, des heures durant, les observant alors qu'ils préparaient leurs magouilles. Même lorsqu'ils faisaient exploser une partie de la maison – explosion suivie d'un tonitruant « Weasley ! », tout le monde sachant de toute façon qui étaient les responsables -, elle ne les avait jamais vendus.
La défense, c'était encore la meilleure preuve qu'elle avait sa place parmi les hommes.
Rendue à ses pensées, Ginny ne s'était pas aperçue que la nuit était tombée. Sans trop d'entrain, elle se leva, jugeant qu'il était temps de rentrer. Quelques heures de sommeil ne seraient pas de refus pour affronter une nouvelle journée.
OoOoO
Elle pleurait. Il la voyait, dissimulé derrière un arbre. Les yeux rougis, elle lui donnait l'impression de revenir quelques années en arrière, lorsqu'elle se disputait avec ses petits amis. Oui, il l'avait vue. Et chaque fois, il s'était demandé pourquoi elle se contentait d'idiots comme Michael Corner ou Dean Thomas, alors qu'elle méritait beaucoup mieux que cela. Elle avait affronté plus de danger qu'eux tous réunis. Et elle n'avait même pas cherché à le faire. Elle aussi savait ce que l'on ressent lorsque l'on est sous l'emprise du Seigneur des Ténèbres…
Mais il n'était pas en train de dire qu'il voulait d'elle comme amie, bien qu'il soit l'exemple type du parfait époux, à n'en pas douter. Pour l'heure, en tous les cas, il était le parfait-dissimulé-derrière-un-arbre - pourquoi cette horripilante habitude à inventer des mots à partir de combinaison d'autres déjà ? Ah oui, Potter, foutu Potter -, quelque peu décontenancé par les larmes de la sorcière.
À la base, il était venu pour se moquer d'elle. Elle avait du style sur son balai, la Weaslette. Bien plus que son idiot de frère jamais il n'avait compris qu'on puisse l'appeler « Weasley est notre Roi ». Beurk, un Roi roux. Bon d'accord, s'il était honnête avec lui-même, la Weaslette n'était pas repoussante. Elle était aussi talentueuse. Elle ne se laissait pas démonter par des techniques un peu brutes de certains autres joueurs. Mais une fois qu'elle descendait de son balai…, c'était une autre paire de manches. Elle s'emportait sans raison. Et il trouvait ça vraiment très drôle, raison pour laquelle il l'avait suivie jusqu'ici.
Un reniflement peu élégant le ramena à la réalité. Pourquoi pleurait-elle ? Il ne lui avait encore fait aucune remarque aujourd'hui. Avait-elle des conflits avec Potter ? Est-il la cause de ses larmes ? Potter, toujours Saint Potter. Qu'est-ce qu'elles pouvaient bien toutes lui trouver, à part la célébrité ? L'argent, il en avait aussi, mais Potter n'en usait jamais à des fins courtisanes. Comme s'il était capable de courtiser, de toute façon… De bien des manières, c'était un boulet – mais bien moins pitoyable que Weasley -, mais force était de constater qu'il arrivait toujours à obtenir ce qu'il désirait. Il le détestait pour cela.
Somme toute, elle ne semblait vraiment pas aller bien. Il n'éprouvait aucune compassion pour elle, mais la voir aussi mal alors qu'il n'était pas responsable n'avait pas grand intérêt pour sa personne, et l'embêter dans ces conditions ne lui apporterait pas la satisfaction qu'il recherchait.
Résigné, il sortit un mouchoir en tissu de sa poche de son veston – il prenait toujours le temps de se rafraîchir et de mettre un costume propre après ses entraînements – et s'avança en direction de la sorcière, le laissant pendre juste devant son visage abaissé.
Il ne prit pas la peine de la regarder. À peine l'eut-elle dépossédé de son mouchoir qu'il tourna les talons, redescendant la colline.
OoOoO
Après que Malefoy lui eut donné son mouchoir, Ginny n'osa plus retourner sur la colline, de peur de l'y trouver. Elle s'en trouvait ridicule, puisqu'elle le croisait de toute façon tous les jours dans l'établissement scolaire ou sur le terrain.
Finalement, après s'être houspillée à moult reprises, elle grimpa d'un pas décidé sur le haut de la colline, à l'endroit habituel.
Ce fut presque avec déception qu'elle trouva la place désertée, et personne aux alentours. Ce n'était pas comme si elle souhaitait le voir, puisqu'ils passaient leur temps à se chamailler et à se lancer des regards dignes de maléfices de Chauve Furie.
Enfin, si elle était honnête avec elle-même, elle devait reconnaître que, depuis l'épisode du mouchoir, Malefoy n'avait plus cherché à la provoquer et c'était bien cela qui était déstabilisant en fin de compte. Elle s'était rendu compte que, si ça l'énervait, ça comblait le vide présent en elle. Elle était si seule ici, que ça avait eu l'avantage de lui faire oublier sa solitude.
Jusqu'à présent.
OoOoO
Il était revenu, les jours qui avaient suivi. Sans trop savoir pour quelle raison. Peut-être pour s'assurer qu'il pourrait à nouveau chercher la querelle, continuer ce petit jeu qui s'était installé entre eux depuis le début de la formation. Oui, ce devait être l'explication la plus plausible.
Sauf qu'elle n'avait pas semblé mieux se porter durant la journée, et le soir, elle ne s'était pas présentée. Au bout de troisième soir, il avait perdu patience et, comme elle ne pointait toujours pas le bout de sa baguette, il avait fait demi-tour.
Il était revenu, une fois de plus, malgré tout. Presque malgré lui. Non, il avait bien une raison : il devait récupérer son mouchoir, brodé de son nom, à l'aide de fines paillettes de Gallions d'or. Bien évidemment, il ne pouvait pas lui demander en public : quelle excuse aurait-il pour lui avoir prêté son mouchoir, alors qu'on les connaissait pour les deux sorciers qui ne pouvaient pas se voir sans déclaration d'inimitié ?
Alors, il y était, patientant. Révisant sa feinte de Wronski – il se devait de prouver à tous qu'il était le meilleur, tant dans la pratique que dans la théorie -, il ne se rendit compte de la présente de la Weaslette que lorsque celle-ci vint naturellement s'asseoir à quelques pas de lui.
Il fut surpris, mais il ne le montra guère. Il ne réagit pas davantage lorsqu'elle déposa son mouchoir, apparemment propre, sur son parchemin déroulé. Sans un mot, il le prit et le rangea dans la poche de son costume.
Et sans prononcer le moindre mot, ce fut le plus naturellement du monde qu'elle sortit à son tour un rouleau de parchemin et, munie d'une plume et d'un encrier, qu'elle commença à le noircir.
OoOoO
Les jours s'égrainèrent ainsi sur une certaine durée. La journée, ils se chamaillaient autant qu'au premier jour le soir parfois, mais pas toujours, ils se retrouvaient pour faire leurs devoirs ou réviser. Jamais ils ne parlaient. Jamais ils ne se donnaient rendez-vous. Comme s'ils avaient tout dit durant la journée, en quelque sorte. Et c'était devenu une habitude.
C'était comme une trêve, une zone de cessez-le-feu. Ou plutôt, de cessez-les-étincelles. Il n'y avait de la place que pour la paix et le silence et, si Merlin était passé par là, il n'en aurait pas cru ses yeux…ni ses oreilles, vu le calme qui régnait.
Jusqu'au jour où Ginny était arrivée au sommet de la colline, les larmes inondant ses joues rougies. Rageuse, elle avait jeté son sac au sol, et s'était elle-même assise avec aussi peu de ménagement.
Deux secondes plus tard, le mouchoir était apparu devant ses yeux, et elle s'était bruyamment mouchée dedans.
« Je la hais, je la hais, je la hais ! », avait-elle hurlé, sa voix se rompant sur la fin. « Il faut toujours qu'elle me rappelle que je fais les pires choix. Mais je suis sa fille, pas son objet. Pourquoi faut-il toujours qu'elle projette sur moi ses rêves ? »
Il n'avait pas répondu, mais sa plume avait cessé de gratter sur son parchemin, signe qu'il l'écoutait. Il était lui-même étonné qu'elle lui parle, ici, alors qu'ils ne s'y étaient jamais adressé un seul mot.
Ginny, quant à elle, avait croisé les bras sur sa poitrine, d'un air boudeur. En vérité, elle voulait éviter d'exploser davantage parce qu'elle le savait, si elle laissait les larmes se muer en sanglots, elle deviendrait pathétique.
Le silence retomba, et elle jugea préférable de se taire. Un reniflement dédaigneux se fit entendre, puis elle sortit son manuel de Quidditch moderne : entre démonstration technique et démonstration de divertissement.
OoOoO
Il s'était demandé ce que la mère Weasley projetait sur sa fille. Et ce que sa fille rêvait de faire différemment. Depuis quelque temps, il y avait des rumeurs concernant le couple Potter-Weasley. Il battrait de l'aile, et Drago ne doutait pas que cela devait être un sujet de discorde entre mère et fille. Mais au-delà de ce fait, y avait-il certaines choses pour lesquelles Weaslette devait se battre en dépit des considérations maternelles ?
Il avait dû lui-même se battre par rapport aux considérations de son père. Sa mère, elle, accepterait toujours ses décisions, quelles qu'elles soient, tant qu'elles le rendaient heureux. Mais son père…lui plaisait toujours autant la réputation familiale, et il estimait qu'au sortir de la guerre, il y avait autre chose à faire que rodomont sur un balai pour redorer l'image des Malefoy. Il n'avait pas tort…mais Drago rêvait à de grandes étendues et à des paysages verts après la sensation de confinement et le sentiment de noirceur qui avaient été son lot quotidien durant le règne du Seigneur des Ténèbres.
Il avait fini par avoir réponse à ses questions.
Avec autant de délicatesse que la dernière fois – c'est-à-dire avec la lourdeur d'un Éruptif -, elle vint s'asseoir à côté de lui, s'essuyant hargneusement les yeux. Elle sortit le mouchoir brodé de sa poche, l'ayant conservé depuis qu'il lui avait fait comprendre qu'elle en aurait plus besoin que lui.
« Ça ne s'arrange pas avec Potter, alors ? », demanda-t-il malgré lui.
Ce jour-là, il les avait vu se disputer dans l'établissement, alors que le Saint Potter était venu lui rendre visite. Ce qui n'avait, visiblement, pas vraiment été du goût de Weaslette, puisqu'elle avait fait un scandale en public.
En guise de réponse, elle secoua la tête.
« Je crois que je vais le quitter », lâcha-t-elle brusquement.
Il l'avait senti venir, ce moment. Il ne ressentait même pas de joie à l'idée que Potter perdait sa belle il la voyait juste, elle, affligée et pourtant résolue. N'ayant pas les mots pour panser son chagrin, il sortit une bouteille de Whisky pur feu gardée fraîche sous l'effet d'un sort, et lui tendit pour qu'elle puisse boire directement au goulot.
« Buvons pour oublier ? »
Entre les larmes et ses yeux gonflés, elle lui sourit, avant de rire maladroitement.
« Buvons pour oublier », accepta-t-elle en penchant la bouteille pour une première gorgée.
OoOoO
Ils avaient beaucoup trop bu. En tout cas, Ginny sentait l'effet de l'alcool sur son cerveau, ayant peu l'habitude de consommer. Elle sentait sa faculté de penser engourdie, anesthésiée mais son corps, lui, semblait fonctionner indépendamment. Tout comme sa langue…
« Embrasse-moi », lâcha-t-elle à Malefoy.
Sous l'effet de la surprise probablement, il se mit à tousser, comme s'il avait avalé une gorgée de travers.
« Je te demande pardon ?! »
Déterminée, elle se planta devant lui, et s'assit de force sur lui.
« Allez ! Tu voulais me faire oublier. Assume jusqu'au bout. Embrasse-moi. »
Ses prunelles prirent une coloration gris tonnerre tout en lui lançant des éclairs. Saisi dans sa fierté, son visage plongea vers le sien et, bientôt, elle sentit ses lèvres.
Elles étaient douces, mais leur mouvement était brusque, violent, et ce fut avec autant de violence qu'elle y répondit, entrouvrant la bouche pour laisser leurs langues se rencontrer.
La sensation était enivrante, Ginny se sentait prise dans un tourbillon, ses pensées fusant à toute allure, tellement vite qu'elle ne pouvait les attraper. Sa seule certitude, c'était qu'une boule de désir ne cessait de grandir dans son bas-ventre, aussi sûrement qu'elle glissait en arrière, le corps de Malefoy se positionna au-dessus du sien et ses grandes mains acheminèrent sur son buste, par-dessous sa cape.
OoOoO
Elle pleurait. Il pouvait l'entendre alors qu'ils étaient allongés sur le sol, alors que le jour s'était couché depuis un moment déjà. Il ne savait pas quoi dire, elle ne savait pas mieux que lui. Dans la nuit noire, il pouvait juste entendre le battement de leurs cœurs, comme deux tambours résonnant dans ses tympans.
Qu'étaient-ils en train de faire ? Qu'avaient-ils fait ? La tension montait en lui tandis que la réalité gagnait sa conscience, tel un feu dévorant.
Fuis, fuis.
Les mots cognaient dans son esprit, comme pour le faire réagir. Il sentait qu'il devait fuir, échapper à cette réalité qui n'avait aucun sens. Et elle, elle continuait à pleurer. Elle commençait à l'agacer. Lui qui avait toujours cru que ses anciens petits-amis n'avaient été que des idiots, incapables de prendre soin d'elle, il se rendait compte qu'elle pleurait vraiment pour un rien. En fin de compte, il ne la connaissait pas vraiment.
Il devait fuir.
Tel un automate, motivé et hâté par les pleurs, il se rhabilla et se dissipa tel un voleur pris au piège.
OoOoO
Elle aurait aimé qu'il reste là, allongé près d'elle. Pourtant, à l'instant où il avait roulé à côté d'elle, séparant leurs corps de leur chaleur étouffante, elle avait senti qu'il regrettait. Elle n'avait pu empêcher les larmes de couler. Elle ne l'aimait pas, non. C'était juste plus fort qu'elle. Elle avait voulu oublier, s'oublier dans l'alcool, puis dans le désir ardent, mais la douleur n'était que plus intense à présent.
Elle avait honte. Honte de se montrer toujours aussi faible, après avoir agi sans réfléchir. Elle avait honte d'être si différente de ce que sa mère avait voulu qu'elle soit. Ô sa mère, si elle savait…elle l'enverrait valser, aussi sûrement que si elle avait été un Gnome.
Elle ne lui dirait rien. De toute façon, il avait déjà fui, comme piqué par un Billywig. Aussi honteux qu'elle, sans aucun doute. Et il s'était évanoui dans la nuit, comme si tout cela n'était que le vestige d'une pensée fugace, vécue de manière irréaliste sous l'effet de l'alcoolisation.
Aurait-il pu rester ? Elle ne voulait pas être seule. Elle ne voulait pas se sentir sombrer, avoir l'impression de devenir vieille, rendue morose. Mais il était parti. En courant.
Alors c'était comme ça que tout allait se terminer, même si rien n'avait réellement commencé.
Telle une idiote, elle pleurait, regrettant d'avoir agi sous l'impulsion typiquement gryffondorienne. Telle une idiote, elle pleurait, parce qu'il avait fui, comme le parfait Serpentard qu'il était.
Et tout cela resterait ici, comme une tombe de fortune. Sur la colline.
Je vous avoue être relativement satisfait du rendu de cet OS. Comme l'a remarqué BrownieJune, on y lit quelques difficultés que j'ai vécues récemment, et qui expliquent mon incapacité à écrire ces dernières semaines. Mais ça y est, je suis relancé ! Et ça fait du bien d'écrire. Cet OS était exutoire.
A la fin de chaque écrit corrigé, ma bêta me laisse un commentaire. J'ai particulièrement aimé la métaphore qu'elle a utilisée pour parler de Ginny, alors je vous en fais profiter :
"Qui pourrait lui en vouloir d'avoir craqué sur Drago ?
N'empêche c'est triste, triste pour elle. Triste qu'elle n'arrive pas à avoir une vie de paix, à faire ce qu'elle veut et à pouvoir s'assumer sans ressentir de la haine ou, peut-être un peu moins, contre ceux qui s'opposent à ce qu'elle fait.
Quand je lis ce que tu as écris, Ginny est comme un hérisson. Un tout mignon hérisson qu'on ne peut pas vraiment approcher. Ça aurait été tellement chouette pour elle qu'elle se départisse de ses poils piquants, qui sont à la fois des armes contre les autres mais également le poids de sa morosité."
Je vous laisse sur ces belles paroles, et je vous dis à demain pour les lecteur-trice-s de TALYPE ou à dans quelques semaines pour le défi du mois de mai.
Des paillettes de licorne sur vous.
