Bonjour mes amours !
Mes examens étant terminés, je reprends l'écriture de ce recueil d'OS. Les défis des mois de juin et de juillet arriveront certainement dans les semaines à venir (je donne toujours ma priorité à TALYPE).
Pour cet OS, il y a un rating M pour un contenu lourd en émotions. Mes bêtas LineM et NathanaelleS (que je remercie encore, cœur sur vous) ont pleuré, et je me suis moi-même senti-e très mal en le relisant avant de le publier. Du coup, j'ai décidé de le publier ce soir, avant le chapitre de TALYPE, comme ça vous aurez encore le chapitre pour avoir des émotions un peu plus légères et même joyeuses.
J'ai écrit cette fiction en écoutant Hurt like hell de Fleurie et Sign of the times de Harry Styles.
Sortez les mouchoirs.
Et la douleur jamais ne cesse…
L'endroit était magnifique. Le jardin japonais, couvert d'un léger givre, donnait des allures féeriques à l'extérieur. Ses fleurs de cerisier étaient comme figées par le temps qui s'écoulait avec lenteur. Sa quiétude s'accordait parfaitement avec la mélancolie qui habitait son cœur. Sa beauté était si intense qu'elle en était douloureuse.
Au rez-de-chaussée, il devinait que les derniers préparatifs étaient en cours. Chaque chaise, au même nombre que les invités, serait recouverte du programme musical de la soirée, choisi par la mariée elle-même. Un orchestre, au talent indiscutable, mondialement reconnu. Il se disait que les ondes magiques, dispersées par la caresse des cordes, saisissaient les plus insensibles.
Harry tourna la tête vers les rideaux, qu'un souffle du vent avait fait onduler. Il ferma les yeux, se rappelant ce jour-là.
Il avait ouvert la fenêtre, bien qu'il ne fasse pas tellement chaud. Il était cependant si tendu qu'il avait besoin d'air frais pour ne pas défaillir. Entre ses doigts, il faisait rouler un objet en métal argenté. Une promesse d'engagement. Les engagements, ça n'avait jamais franchement été représentatif de leur vie de couple. Et pourtant, il avait accepté.
Non seulement il avait accepté mais, en plus, c'était comme s'il avait lui aussi attendu ce moment pendant toutes ces années. Son sourire s'était élargi comme jamais auparavant, et ses prunelles anthracite avaient brillé comme un océan illuminé par la lune, tandis qu'il lui passait littéralement la bague au doigt. Ce jour-là, Harry avait cru que son cœur allait cesser de battre tant l'émotion avait été intense.
À l'instant présent, le stress le gagnait également, en attestaient ses articulations et sa gorge nouées. Il avait beau se frotter les mains, la tension ne se dissipait pas. Elle semblait au contraire s'accentuer de minute en minute.
Et il le voyait encore, avec ce costume trois-pièces noir, qui le seyait à merveille. Il aimait particulièrement lorsqu'il portait cette cravate, de la même couleur que ses pupilles. Ces pupilles qu'il aimait tant. On disait que les yeux étaient le miroir de l'âme et, le concernant, Harry en était intimement persuadé. Celui qui était attentif pouvait déceler ses émotions : colère, tristesse, désir, tendresse, sarcasme. Celles qu'il ne montrait pas, mais ses yeux trahissaient. À moins qu'il eût été le seul à détenir ce pouvoir. Ou cette faveur.
Quelqu'un frappa à la porte et, pendant une fraction de seconde, il pensa que cela pouvait être lui. Mais il fut bien vite ramené à la réalité. Ce ne pourrait plus jamais être lui.
D'un soupir résigné et douloureux, il suivit le sorcier de service, chargé de placer les invités. Il arriva à peine au palier du premier étage qu'il fût happé par l'exaltation de la masse. Harry dut s'accouder à la rampe et respirer profondément, la tête rentrée. Il avait des vertiges, une sensation que le monde vivait trop intensément autour de lui. Il manquait d'air, la nausée le gagnait. Brûlante comme le souffle d'un dragon. Il ferma les yeux à l'instant où le sorcier de service posait sa main sur lui, s'assurant qu'il se sentait bien. Il le rassura, alors même que son acquiescement accentuait ses nausées. Alors même que ce simple toucher lui était impossible à supporter. Il ne laissait jamais personne le toucher, plus depuis lui. À part Hermione.
Il ne supportait plus non plus la joie, qui qu'en soit le bénéficiaire. Mais le plus difficile à gérer était cette euphorie qui émergeait de la masse indifférenciée, de l'inconnu plus que du personnel. Malade du monde qui tournait trop vite pour lui, Harry s'était progressivement éloigné de toute vie. Il ne sortait plus. Il s'était arrangé pour travailler à domicile. Dans les journaux, il se disait que le célèbre Harry Potter, celui qui avait survécu à maintes reprises au Seigneur des Ténèbres, qui l'avait terrassé, était à présent détruit par l'adynamie des sorciers.
Et c'était vrai. Son deuil l'avait atteint avec une force si destructrice qu'il avait altéré ses capacités magiques. Il était diminué, affaibli, meurtri. Au commencement, la maladie était psychique, mais elle avait finalement atteint son organisme, créant une maladie dont peu parlaient et pourtant bien réelle. Le deuil était parfois si douloureux qu'il agissait à la manière d'une infection, épuisant littéralement, allant même jusqu'à provoquer des troubles de la déglutition. Littéralement, Harry peinait à se nourrir. Métaphoriquement, il ne pouvait plus rien avaler, plus rien supporter.
Il se mouvait telle une âme en peine à travers la salle de réception, plus qu'il ne circulait réellement. Il percevait le bourdonnement des conversations autour de lui, comme une mélodie lointaine, comme des acouphènes dont on rêverait de se débarrasser, tout en étant conscient de la réalité de sa responsabilité dans leur présence. Il ne pouvait que subir, en attendant que ça passe. Quelques heures. Ce ne serait que quelques heures, ensuite il pourrait s'éclipser et retourner à sa solitude. Prétendre qu'il ne ressentait rien.
Il ne sut pas s'il s'agissait d'un mauvais tour joué par son imagination ou bien la réalité, néanmoins il entendit une mélodie s'élever. C'était un air de piano, lent et élégant, mesuré et doux. Un air romantique. Il ferma les yeux, plongeant une fois de plus dans ses souvenirs.
Ses longs doigts blancs dansaient sur le clavier, avec une délicatesse et une maîtrise à faire pâlir les plus grands virtuoses. Bien sûr, Harry n'y connaissait rien. Mais ces doigts-là étaient incontestablement ceux d'un ange. Un prodige.
La mélodie se modifia alors, devenant sombre et plus lente encore. Cette fois, il savait que c'était son esprit qui se jouait de sa conscience. Il perdit la connexion avec la réalité, les images l'avalèrent, comme s'il avait plongé dans une pensine. La mélodie provenait indiscutablement de ses souvenirs : c'était celle qui avait été jouée à son enterrement, deux ans plus tôt.
Le silence environnant égalait le repos éternel de celui qui fut, un jour, l'homme de ses jours et de ses nuits.
Le silence était tel qu'il avait gagné son cœur comme le froid gagnait les corps en hiver.
Sauf que le silence n'était jamais parti, il avait pris possession des lieux. La résignation était son maître mot. La résignation lui avait fait perdre la raison.
L'instant d'après, sans logique aucune dans l'espace-temps, il revit Hermione, pleurant la fin d'une vie. Hermione, pleurant la mort de celui qu'elle avait appris à apprécier, pour le bonheur qu'il apportait à son frère de cœur. Hermione, qui pleurait la mort de son meilleur ami aussi, d'une certaine façon.
Avec une lenteur désespérée, il secoua la tête, comme pour refuser la réalité de ce passé. Entre l'euphorie ambiante et l'intensité émotionnelle du passé qui l'entraînait dans les abysses, il préférait… Non, il ne préférait rien en réalité. Il aurait voulu pouvoir s'extraire du monde, disparaître dans les méandres de l'univers. Mais les images du passé continuaient à le soustraire du moment présent.
Les jours qui avaient suivi le décès, Hermione s'était occupée de lui. Elle s'était installée chez lui, restant à ses côtés comme on restait au chevet d'un malade. Elle lui apportait le thé, plusieurs fois par jour. C'était la seule chose qu'il acceptait d'avaler. Elle restait parfois assise, des heures durant, dans un silence presque religieux, tant il était respectueux.
Elle avait dû reprendre sa vie. Mais la douleur n'avait jamais quitté Harry. Son soutien était à l'égal d'un effleurement de paumes, avant que les mains ne s'entrelacent. Comme lui en avait l'habitude, glissant ses doigts entre les siens. Harry les regardait toujours, en se faisant la réflexion que leurs mains s'unissaient à la perfection, comme si elles étaient faites l'une pour l'autre. Et chaque fois qu'il relevait la tête, il tombait sur son sourire radieux, presque moqueur, mais pas moins amoureux.
Oh oui, il avait été amoureux. Harry le savait à la manière dont ils se disputaient. C'était à chaque fois comme une explosion, dévastant tout à des kilomètres à la ronde. Même un Éclair de feu lancé à toute vitesse n'aurait pas pu échapper aux débris. Et pourtant, ils s'aimaient. Terriblement. Passionnément. À en perdre la raison.
Ils s'étaient notamment disputés à propos du mariage. Il exigeait une sécurité maximale, jugeant que l'union d'un fils de Mangemort et de celui qui avait vaincu le Seigneur des Ténèbres était une cible parfaite. Il craignait surtout pour la vie de son futur époux, même s'il ne l'avait pas énoncé en ses termes. Mais il avait affirmé être confiant, persuadé qu'ils ne risquaient plus rien. Pas autant d'années après la guerre.
À chaque dispute, ils se réconciliaient aussi violemment qu'ils s'étaient déchirés. Les éclats de voix faisaient place aux étincelles d'un baiser fougueux, dans l'intensité des retrouvailles après qu'il soit parti en claquant la porte. Il y avait toujours eu beaucoup de tendresse, des mots échangés sur le bout des lèvres.
Harry l'avait laissé gagner la bataille. Ils ne changeraient rien à la sécurité mise en place pour le mariage.
Harry avait tout perdu. Le 30 mai 2017, moins de deux mois avant l'échange des consentements, il l'avait retrouvé allongé sur le sol, son corps sans vie. Il se voyait encore se précipiter sur lui, comme dans un film au ralenti. Il avait passé sa main sur son corps, cherchant un pouls, un quelconque signe, une réaction. Sa main était ressortie poisseuse. Il avait mis longtemps à accepter qu'il s'agissait de sang. Et un voile était tombé devant ses yeux, refusant la réalité des faits. Mort. Il était mort. Et Harry était devenu froid comme la pierre.
Il avait dû rester là durant une éternité. Ou peut-être pas. Il était presque certain d'avoir hurlé. Ou peut-être que son hurlement ne pouvait pas s'exprimer. Peut-être que seul le silence avait déchiré ses poumons. Cet instant, il l'avait vécu. Mais son souvenir était abrasé de tout sentiment. La scène était irréelle. Tout comme les larmes d'Hermione, lorsqu'il l'avait appelée, ne sachant comment réagir, que faire. Face à son impuissance, elle avait tout pris en charge. Jusqu'à l'enterrement en lui-même.
Il renvoyait encore le cercueil, d'un bois couleur de cendre, en magie renforcée pour préserver le corps. Il renvoyait encore la procession, les capes noires et les visages tournés vers le sol. Les sorciers, peu nombreux, mais silencieux dans une déférence digne des Sang pur.
Il renvoyait aussi les clous s'enfoncer dans le bois, scellant à jamais son dernier toit. Chaque coup était un retour brutal à la réalité, martelant son torse en rythme. Il se courba, pris de haut-le-cœur. Puis les souvenirs l'emmenèrent à nouveau à ce jour si douloureux.
Face à lui, sa belle-mère. Le visage ravagé par les larmes, mais toujours digne. Donnant l'impression d'avoir pris vingt ans en l'espace de quelques jours, mais dissimulant sa souffrance derrière un sourire. D'un geste apaisant, elle lui avait signifié qu'elle ne lui en voulait pas. Ils partageaient la douleur d'un amour perdu. Celui d'une mère pour son fils, celui d'un homme pour son compagnon.
Elle avait déposé un bouquet de roses rouges éternelles sur le cercueil, avant qu'il ne soit recouvert, la terre s'entassant jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement. Des roses rouges qu'il avait eu le temps de voir disparaître, tandis qu'Hermione le serrait fort contre elle. Tandis que ses propres larmes s'échappaient en flots continus sur ses joues.
Des roses comme il y en avait, en ce jour de mariage. Ce mariage en l'honneur de sa meilleure amie, qui avançait avec grâce sur le chemin de pétales, et avec une excitation évidente. Dans un état second, Harry assista à l'échange d'alliances, au baiser sous une salve d'applaudissements, aux sourires radieux d'Hermione et de Ron en tant que mariés qui renouvelaient leurs vœux. Comme pour se promettre que rien n'avait jamais changé, que leur amour était toujours plus fort.
Harry ne pouvait que constater leur bonheur. Il ne le ressentait pas. S'il ne souhaitait que cela, il n'y croyait pas pour lui-même. Il n'avait qu'une hâte : rentrer chez lui pour se noyer dans son abîme. Dans cet état où il n'y avait plus que lui-même, où le présent et le passé se confondaient sans aucune séparation nette, sans rien pour les différencier. Mise à part son absence, toujours aussi tenace. Le temps ne guérissait pas, c'était un mensonge pour ceux qui croyaient en le pouvoir de l'espoir.
Se noyer dans l'alcool, c'était cela son seul espoir. Pour un court répit. Lui permettant ainsi de survivre à la soirée, jusqu'à ce moment de relâchement sous la douche. Où, détaché de lui-même, il se vit plus qu'il ne se sentit glisser le long de la cabine, éclatant en sanglots. Mais la douleur, elle, se ressentait avec une intensité qui ne semblait pas avoir diminué au fil des mois. La douleur était partout. En dedans, en dehors. Partout autour de lui, tel un cancer qui s'était répandu. Voracement.
L'eau coulait le long de sa colonne, dans ses cheveux. Les larmes lui brouillaient la vue, se mêlaient à l'eau. Il se prit la tête dans les mains, à nouveau happé par les souvenirs qui ne cessaient de l'envahir.
Un baiser. Ses lèvres douces et chaudes contre les siennes. Affamées. Une langue avide, à la recherche de la sienne. Des mains qui se frôlent, s'entrelacent. Des sourires échangés, des regards qui ont faim de l'autre. La perte de contrôle sous l'effet du désir. Des caresses exigeantes, des soupirs de corps qui ne trouvent pas la satiété. Et cette confusion des êtres, du passé et du présent, de ce bonheur et de cette déchirure. Mélancolie.
Impuissance.
Épuisement.
Un appel au secours pour un trépas. Les souvenirs heureux qui se mêlent au rouge.
Rouge comme le sang. Rouge comme les roses. Un cri qui ne pouvait s'exprimer.
La nuit allait être longue.
OoOoO
Comme Harry l'avait prédit, la nuit avait été un enfer. Il n'avait pas fermé l'œil. Il avait hurlé sa souffrance silencieuse, se déchirant de l'intérieur, et les larmes avaient coulé, comme pour le sang invisible de sa déchirure intérieure.
Sans même accorder un regard à son radioréveil magique, il avait sauté hors du lit, puis dans un jeans, et s'était rendu au seul endroit où il retrouvait encore une part de lui-même.
Au cimetière.
Face à sa tombe, qu'il dévisageait comme s'il espérait que l'écriture change. Mais ses prières étaient restées vaines pendant deux ans, pourquoi aurait-il de la chance ce jour-là ? La pierre demeurait désespérément froide.
Il avait voulu lui faire croire que c'était son cœur qui était froid comme la pierre. Il avait menti. Il avait sans doute voulu y croire lui-même. Harry avait toujours su, au fond de lui. Il n'avait jamais douté de l'amour qu'il lui portait. Jamais. On ne pouvait feindre une telle passion.
Et une telle passion tuait aussi sûrement qu'un Sectumsempra. Harry aurait presque souri de cette pensée. Mais il en était incapable. Tout ce qu'il voulait, c'était se réveiller de ce cauchemar qui ne pouvait plus en être un. C'était la réalité, aussi dure soit-elle. Elle durait depuis trop longtemps pour qu'il puisse un jour se réveiller.
Il entendit une voiture se garer, un moteur arrêter de tourner, puis une porte claquer. Il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s'agissait. Hermione s'assit à côté de lui, en tailleur.
« Je vais partir en nuit de noces », lui annonça-t-elle.
Mais il le savait déjà. Il ne dit rien. Elle prit une grande inspiration.
« Je n'en peux plus de te voir comme ça, Harry. Tu brûles à petit feu et… »
« Je ne brûle plus, Hermione », la contredit-il d'une voix rauque, d'être resté sans parler pendant très longtemps. « Je suis déjà en cendres. »
« Le phénix renaît de ses cendres », lui assura-t-elle, telle une promesse, la voix douloureuse.
Harry soupira. Il s'en voulait de lui faire de la peine, mais il ne pouvait pas lui donner de faux espoirs.
« Je ne suis pas un phénix. Je ne vais pas renaître de mes centres. »
« Alors j'y croirai pour toi. »
Ces paroles résonnaient comme une urgence. Elle avait peur pour lui, pour sa vie. Lui ne se souvenait pas d'avoir eu peur pour lui-même, un jour dans sa vie. Alors encore moins maintenant.
Elle lui glissa un morceau de parchemin dans la poche de sa chemise, puis se releva, pressant sa main sur son épaule.
« Si, un jour, tu te sens prêt…, c'est l'adresse d'un psychomage de renommée. Il fait des merveilles. Et il est spécialisé dans le deuil. »
Elle partit après avoir pressé son épaule une dernière fois. Harry entendit à nouveau des portières claquer, le moteur rugir et la voiture partir, laissant le silence reprendre ses droits.
Après un temps infini, Harry se décida enfin à poser les yeux sur l'épitaphe gravée en face de lui, qui n'avait bien évidemment pas changé.
« L'ataraxie comme leitmotiv, l'amour comme seule rédemption. »
Un hommage à ce personnage qui n'aspirait qu'aux plaisirs, mais qui avait succombé à l'amour, malgré lui. L'amour qui l'avait finalement amené à sa propre mort. Quelle ironie cette vie.
« Tu te rappelles, ce jour-là ? », commença-t-il, s'adressant à la pierre sans vie. « On s'était disputés. Violemment. Tu es parti. On baisait toujours comme des mânes après s'être déchirés avec des mots. Alors je t'attendais. J'ai attendu longtemps. Très longtemps. Mais cette fois-là, t'es jamais revenu. T'es jamais revenu. Tu m'as bousillé le cœur comme tu me l'avais promis. »
Sa voix s'était brisée, et pourtant, il continua, les larmes coulant le long de ses joues.
« T'es vraiment qu'un connard, Drago. »
Et pour la première fois depuis longtemps, il eut l'impression que sa poitrine se déchargeait d'un poids. Il éclata en sanglots. Des sanglots amers avec un goût de libération.
J'espère que vous ne m'en voulez pas trop pour cet OS, mais si c'est le cas, je vous comprends. Je me suis auto-traité d'horrible personne en le relisant il.y.a peine une heure.
Paillettes de licorne sur vous, cœur sur vous.
PS : Tout va bien, Drago est toujours vivant dans TALYPE.
