Salut tout le monde ! Je reviens, comme promis, avec un chapitre long cette fois et avec la première appartion de notre fameux vampire !
Chapitre 3
« ...lies ! » Chut.
« Stiles ! » Encore 10 minutes papa.
« STILES ! » Ok je me lève, me frappe pas !
J'ouvris péniblement les yeux et les refermais aussitôt à cause de la trop forte lumière présente dans la pièce. Il n'y a pas à dire, dormir c'est le mieux.
« Stiles oblige moi à me répéter encore une fois et je te balance un sceau d'eau à la tête. Tu sais que j'en suis capable. »
Ok. Qui me parle ? Je rouvris les yeux, la lumière était moins éblouissant que tout à l'heure, sûrement dû à la personne qui se tenait à quelques centimètres de mon visage.
« Euh... Mélissa je peux savoir ce que tu fais ici ? » commençais-je d'une voix cassée et légèrement intimidé par cette soudaine proximité. Je regretta aussi tôt d'avoir parler, ma gorge me faisait un mal de chien.
« C'est plutôt à moi de te dire ça ! Tu n'imagines pas la peur que tu m'as faite quand je t'ai retrouvé par terre ! Qu'est ce qui t'as pris ? » Commença t-elle d'une voix énervée. Elle fait toujours ça quand elle panique. Mélissa est comme une deuxième mère pour moi. Après la mort de maman, c'est elle qui nous a aidé mon père et moi à tenir mais surtout, elle surveille le régime alimentaire de mon père et l'empêche de s'empiffrer de bacon et pour ça, elle a tout mon respect.
« Désolé. Je sais pas trop... la fièvre ? » Elle me regarda d'un air : Tu crois vraiment que je vais avaler ça ? Et me toisa silencieusement. Elle finit pas soupirer et me dit de m'aida à m'allonger sur mon lit pour m'examiner. Je la laissa faire pour calmer ses inquiétudes. Grippe. Je m'y attendais. Elle m'ordonna le repos complet pendant une semaine. Une semaine sans bouger, je vais m'éclater (notez l'ironie). Elle me laissa des ordonnances pour des médicaments et me dit de faire attention à moi.
Une fois partit, la fièvre ne mit pas longtemps à m'assommer de nouveau et cette fois dans mon lit. Il n'y a pas à dire, mon matelas est bien plus confortable que le sol.
Je me réveillais quelques heures plus tard. Il était aux alentours de 14h et ma maison silencieuse ne me donnait pas vraiment envie de sortir de mon lit douillet, mais l'appel des toilettes fut plus fort que mon instinct de conservation. Je sortis donc prudemment, n'oubliant pas mon précédent essai. Je m'appuyais contre le mur et me levais. Cette fois, ce fus moi qui vaincu la gravité. Je descendis lentement les escaliers sachant la chute qui m'attendait serait beaucoup plus douloureuse si je me loupais et arrivais sain et sauf en bas. Après un passage rapide et libérateur aux toilettes, je me dirigeai vers la cuisine et ouvris le frigo. Mauvaise idée. Rien qu'à regarder la nourriture, je sentis la nausée m'envahir. Demi-tour ! Je m'écroulai dans le canapé. Ah, ce bon vieux canapé ! Il n'y a pas dire, jamais je ne pourrai le détester ! J'allumai la télé et tombais sur un documentaire animalier. Les loups. Ça pourrait être intéressant. Enfin, disons plutôt assommant, je ne mis pas longtemps à mettre Star Wars. Il n'y a rien à dire. Que se soit la première, la centième ou la millième fois que je le regarde, il est toujours aussi génial.
Je passais donc mon après-midi à réviser mes classiques, m'interrompant de temps en temps pour prendre mes médicaments en guettant un sms qui, je le savais, n'arriverait jamais. Enfin si. Je reçu un message de mon père m'indiquant qu'il ne pourrait pas rentrer ce soir, encore une affaire. Pour une fois, je ne cherchais même pas à en savoir plus. J'étais juste attristé de voir à quel point j'étais seul.
Je commençais à avoir soif. Je pris donc mon courage à deux mains et me levais de ce merveilleux canapé pour aller fouiller dans les placards en quête d'une boisson potable. Après avoir ouvert plusieurs placards, je m'arrêtais net sur une vieille bouteille de whisky de mon père. Je refermais le placard d'un geste brusque et recula. Après avoir répété plusieurs fois l'opération. Je finis par rester planté devant le placard clos. Je réfléchis un instant. Pesant le pour et le contre. Et le pour, l'importa largement. Je décidais de me laisser aller pour une fois. De toute façon qui pourrait me le reprocher ? Je pris la bouteille. Elle était vide. Autant avoir la poisse jusqu'au bout. Il ne restait que le fond, donc pas assez pour se soûler. Quitte à se prendre une cuite autant le faire correctement.
Je pris rapidement une douche et m'habillais simplement comme à mon habitude. J'en profitais pour mettre mon nouveau pull. Il est d'un profond rouge avec un col ouvert au milieu pouvant se fermer avec deux boutons en bois. Généralement j'évite de m'habiller en rouge, quand on traîne avec des loup-garous, cela donne rapidement un côté « petit chaperon rouge » que je préfère éviter. Les surnoms peuvent nous suivre longtemps. J'attrapai mes clés et fermais la porte derrière fois.
Une fois dans ma Jeep je me mis à rouler cherchant un bar isolé. Il est hors de question que je tombe sur quelqu'un que je connais, pas qu'il y ait des chances qu'il me remarque mais on ne sait jamais. Je roulais près d'une demi-heure avant de tomber sur un bar plutôt calme dans la ville voisine. Je gara ma voiture à l'arrière de celui-ci ne voulant pas qu'on la voit, mon bébé étant très reconnaissable, (Oui, moi aussi je crois que je devient légèrement paranoïaque) et me dirigea vers l'entrée.
L'intérieur été assez ordinaire, la salle plutôt fade était faiblement éclairée. Seul le bar et les tables de billards ressortaient grâce à des spots placés juste au dessus. Un bar de routier comme on peut en trouver partout, au moins ici, c'est sûre que personne ne me trouvera. Il n'y avait pas foule : trois mecs en train de faire une partie de billard et deux autres en train de se soûler au bar. Je m'installa au bar pas très loin de la sortie de secours à l'opposé de l'entrée et commandais un whisky. Le barman m'observa quelques secondes, hésitant quand au faît de servir un mineur mais il dû voir à mon humeur que si je me soûlai pas ici j'irai le faire ailleurs, autant ne pas perdre un client. Il me servit donc mon verre et repartit essuyer un autre (cliché, je sais). Je jouais quelques instants avec ma boisson avant de me décider à la boire. Je finis par en commander un autre que je ne mit pas longtemps à finir comme le premier. Une joyeuse torpeur commença alors à m'envahir.
Au quatrième verre, j'entendis la porte d'entrée claquer. Je ne voulais pas me retourner mais mon instinct me disait de le faire et manquai de m'étouffer. Un homme venait d'entrer dans le bar. Tout dans son attitude criait « être surnaturel ». Même ici on ne peut plus être tranquille... Il sembla renifler l'air. Et encore un chien ! C'est pas possible je les attire ou quoi ? Son regard se posa sur moi et il me fit un sourire narquois dévoilant légèrement ses dents blanches. Il s'approcha de moi, son sourire toujours collé sur son visage. J'en profitai pour le détailler. Il mesurait environ 1m80, il avait des muscles parfaitement sculptés dévoilés par une chemise noire en tissu soyeux, des jambes musclées mises en valeur par un pantalon slim noir le tout complété par une veste en cuir et des bottines italiennes également en cuir. Un mercure liquide brûlait dans ses pupilles. Des cheveux noirs comme l'ébène scintillaient doucement sous l'éclairage et un petit froncement de sourcils venait légèrement atténuer la perfection de son visage. Lorsqu'il s'adressa à Stiles, un fort accent russe vînt déformer ses propos lorsqu'il balança d'une voix sensuellement grave.
« - Tu pus le cabot gamin, tu le sais ?
- La vermine ça s'incruste beau gosse. » lui répondit un Stiles heureux d'avoir affaire à un autre genre surnaturel et aidé par l'alcool qui atténuait peu à peu la retenue qui l'étreignait habituellement.
L'homme aux yeux d'argent éclata d'un rire franc, sa bouche se tordant en un superbe rictus d'amusement.
- « Barman... Une vodka pour le gamin ! » Son accent russe déformant parfaitement les R et E. »
Et voilà comment ma vie commença à partir en couilles.
Alors voici la fin de ce troisième chapitre qui, je l'espère, vous aura plus ! Je tiens à vous remercier pour vos commentaires qui me font vraiment plaisir et qui m'encourage à continuer ! Comme d'habitude, n'hésitez pas à me dire si quelque chose cloche ou si vous avez des questions.
Petite précision : les notes entre parenthèses sont des notes d'auteur et celle entre parenthèses et en italique sont des pensées de Stiles. Oui je sais, c'est mal foutu. J'arrange les problèmes dès que je trouve mieux, promis. Je vous informe également que les chapitres devraient sortir tous les samedis si tout se passe bien. (on croise les doigts)
Sur ce, rendez-vous la semaine prochaine pour faire plus ample connaissance avec notre mystérieux vampire !
