Omd ! Deux chapitres en 2 semaines ! Cela n'était pas arrivé depuis le chapitre 3, après, c'est parti en couilles...
Bref ! Bonne lecture !
Chapitre 12
- " Nikolaï ! " l'appelais-je en me frayant un chemin entre les pompiers.
De la fumée sortait des fenêtres de notre appartement et les flics en bloquaient l'entrée. Après avoir reçu le message de Nik, je m'étais précipité ici avec les hommes qui surveillait Derek. Après tout, il était incapable de se libérer seul sans ses pouvoirs, et il y avait peu de chance que la meute arrive à le retrouver aussi vite et, au pire, ce n'est pas très grave. Il est impossible d'ouvrir le collier sans la clé et c'est moi qui l'avais. Je profitais de la présence des " sous-fifres " de Cookie pour faire diversion et réussi enfin à entrer dans le bâtiment. Je courus à toute vitesse dans l'escalier et passais le cinquième étage, étage où nous habitions, pour me précipiter au dernier. J'ouvris la porte à la volée, la faisant claquer contre le mur et m'exposa au vent et au soleil qui se réverbèrent sur le toit de l'immeuble. Nikolaï se tenait au bord de la cour, le regard perdu au loin en train de fumer sa cigarette.
J'avais tenté de lui faire perdre cette habitude mais, lui dire 6 minutes en moins à chaque fois qu'il fumait ne faisait que le faire rire. " L'éternité moins 6 minutes... je pense que je m'en sors bien. " Il parlait toujours de son immortalité avec nostalgie en ma présence. Il savait qu'il allait me survivre et on préférait tout les deux l'ignorer.
Je m'approchais doucement de lui, et allait poser ma tête contre son dos en passant mes bras autour de sa taille en attendant qu'il se décide à me parler. Il finit sa clope et la jeta dans le vide avant de répondre à ma question muette.
- " Les pompiers ont conclus à une fuite de gaz mais on sait tout les deux que c'est bien plus que cela. " me dit-il doucement en posant une de ses mains sur les miennes. " Ils nous ont retrouvé. " Il reprit une de ses cigarettes qu'il coinça entre ses lèvres avant de rajouter " Il n'y a pas à dire, je ne supporte vraiment pas ces chiens galeux. " Nik' m'avait mit en garde contre cette meute de loup-garou. Ils les détestaient plus que tout, sa haine était impressionnante mais compréhensible quand on savait ce qu'il avait vécu. J'avais eu du mal à lui tirer les vers du nez à propos de ça car y repenser le faisait toujours souffrir, mais il avait finis par me dire la vérité. Il avait un frère, Victor, plus jeune que lui, beaucoup plus jeune, trop même, lorsqu'il a été tué par une meute de loup-garou. Des loups-garous accro au sang de vampire, c'était comme une drogue pour eux, ils avaient vidé Victor de son sang sans le moindre scrupule sans aucune autre raison que de se défoncer. Nik' avait finalement retrouvé le corps de son petit frère vide, flasque et défiguré par toutes ces marques de morsures. Depuis, il leur vouait une haine sans limite. Et je le comprenais, perdre un être cher comme son frère avait dû être une sorte de traumatisme. Nikolaï, fidèle à lui-même, restait de marbre et jouait le mec détaché mais je pouvais sentir qu'il bouillait intérieurement de leur faire leur fête. Cette meute venait de mettre le feu au poudre une nouvelle fois et ils allaient le regretter.
« Au moins, maintenant on sait où ils sont.
-Pas faux, mais pour l'instant on a un autre problème à régler. »
Je hochais la tête puis je forçais Cookie à se détourner du spectacle des flammes pour s'en aller.
Je restais stoïque face à la phrase qu'avait prononcé cet enfoiré avant de partir, la seule personne qui m'avait un jour appelé « Miguel » était Stiles (et Danny), l'entendre de la bouche de ce mec me foutait en rogne. Il n'avait pas le droit de me narguer de cette façon. J'essayais de me débattre même si ça n'avait aucun effet. Le collier me réduisait à un vulgaire clébard. Le pire c'est que les gardes s'étaient barrés comme si je ne valais rien. JE SUIS UN ALPHA BORDEL DE MERDE ! Enfin, actuellement, un alpha sans pouvoir... et donc, pas vraiment une réelle menace... Putain, mais quelle vie de merde. Je vais finir par croire qu'il y a un dieu quelque part qui s'amuse à bousiller ma vie. Je bascule ma tête en arrière, fatigué de me débattre. Je suis pas prêt de sortir de là en plus avec la meute que j'ai, à croire que réfléchir leur est interdit. J'ai rien contre eux, non bien sur que non hein, mais c'est juste que des fois j'ai vraiment l'impression qu'ils comprennent rien à la vie.
Tout à coup, la porte fut littéralement arraché et balancé au fond de la pièce manquant de peu de me décapiter, on peut pas tout avoir... Ah, finalement peut-être qu'ils savent réfléchir (un peu). La meute se précipite vers moi, Scott enlève mes chaînes aux mains et aux pieds et je peux enfin me relever. Je remarque tout de suite les regards incompréhensifs de mes bêtas.
« Quoi ? Soupirais-je. Vous attendez que je vous remercie ?
-Katrine ? Commença à ricaner Erica
-Derek, pourquoi tu portes un collier ? » Demande Boyd, dubitatif pendant que la blonde essayait le plus possible de contenir son rire sous le regard pleins de courroux de son alpha impuissant.
Ah, j'avais presque oublier tiens. Je grogne pour la forme et essaie de l'arracher, ce qui est lamentable puisque je n'ai aucune prise sur le bois de sorbier. Erica est limite en train de se rouler par terre et Isaac se retient de ne pas rire lui aussi. Ridiculisé devant ses propres bêtas, non mais qu'elle journée de merde.
« Erica.
-Oui ?
-Ta gueule. »
Ces deux mots la font se calmer immédiatement en plus de mon regard noir.
« Faut retrouver le motard, c'est lui qui a la clé du collier.
-Tu peux pas l'enlever ? Demande Scott, surpris. »
Ils sont attardés c'est pas possible !
« C'est du bois de sorbier, crétin ! Alors non je ne peux pas l'enlever ! »
Ces gamins allaient me rendre dingue. D'un coup, ils tournèrent tous la tête vers le trou béant qu'avait laissé la porte et se mirent à grogner, menaçants. Le motard apparut suivi d'un grand brun qui avait plutôt l'air cinglé. Ils sont suivis de plusieurs autres hommes, préparés à se battre apparemment. Je grogne à mon tour :
« Enlève-moi ce collier.
-Tu vois Cookie, il aime pas le prénom Katrine, j'aurais peut-être dû prendre Natalie en fait... »
Ce sarcasme m'était familier mais j'étais incapable de mettre un nom dessus. Je sentis alors une vague de rage se dégager de ma gauche, Scott semblait hors de lui, il fixait le motard avec une haine profonde et destructrice. Il était prêt à déchiqueter cet homme qui avait tué son meilleur ami. Avec un hurlement digne des meilleurs films d'horreur, il se jeta sur l'homme masqué mais il fut rapidement saisi à la gorge par le grand taré à sa droite qui l'envoya valser sans délicatesse à l'autre bout de la salle accompagné d'un « Couché le chien ! » à la sauce russe. Ce fut une sorte de signal, tous se ruèrent les uns vers les autres, crocs et griffes dehors. Le barjo d'en face nous fit un sourire sadique nous dévoilant des canines acérées. Sérieux ? Des vampires ? À Beacon Hill ? Parce que les loup-garous ça ne suffisaient pas ?! Les sous-fifres sont rapidement expédiés, le vrai problème se trouve dans celui qui semble se nommer Cookie. Quant au motard, il ne semble pas avoir de nature autre qu'humaine même s'il a des réflexes et une agilité bien supérieures à la moyenne. Il évite les corps qui volent, frappe Erica dans le dos, évite à nouveau des corps qui volent, frappe Isaac à la tête et ainsi de suite. Il sortit un flingue et tira sur Allison avec des balles anesthésiantes mais Isaac le lui arracha des mains et l'envoya à l'autre bout de la salle. Le brun attrapa soudainement Scott et lui plongea ses crocs dans la nuque lui arrachant un hurlement de douleur. Celui-ci le relâcha pratiquement aussitôt et recrachant tout le sang qu'il lui avait prélévé.
« Ah, putain, c'est dégueu ! Ça a le goût d'une vodka fait par des grand-pères manchots sous prozac ! »
Ce retournement de situation déstabilise le motard et les jumeaux arrivent à
l'immobiliser l'attrapant chacun par un bras. J'en profite pour lui donner un coup tout en faisant partir son casque.
Puis c'est le néant, l'incompréhension . Un silence de plomb tombe sur la salle. Le motard relève la tête et j'ai l'impression de rêver ou de cauchemarder plutôt vu les circonstances. Stiles. Le motard c'est Stiles. Toute la haine que je dirigeais vers ce type disparaît d'un seul coup. Aucun membre de la meute n'ose bouger, les jumeaux ont lâchés Stiles. Il relève un peu plus la tête faisant goutter le sang sur son menton et plante son regard dans le mien.
« Allez-y ! Qu'est-ce que vous attendez ? Tuez-moi. »
Sa voix est calme, son regard est vide. Il ne ressemble plus au Stiles d'autrefois. D'un coup, un sourire fou prend place sur ses lèvres.
« Qu'est-ce que t'attend Derek ? Tue-moi ! Allez je sais que t'en meure d'en-
-Stiles ! » s'écrie soudainement Scott.
Il a les larmes aux yeux.
« On te croyait mort... »
Je n'arrive pas à y croire. Stiles est bien vivant, je savais que je reconnaissais cette odeur. Je fais un pas vers lui mais il sort un second flingue et le pointe sur moi. Je ne comprends pas pourquoi il agit comme ça. Je ne l'ai jamais vu ainsi, on dirait qu'il est calme et en colère en même temps, c'est très déstabilisant. Il m'en veut, je le sens, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi. C'est Stiles après tout, mon meilleur ami, mon frère, je l'ai cherché pendant tellement de temps et maintenant que je l'ai retrouvé, il semble être quelqu'un d'autre. Je fais un autre pas vers lui et il braque son arme sur Allison paralysé à terre cette fois.
« Bordel, mais qu'est-ce que tu fous Stiles ?!
-Cette fois-ci, ce sont de vrais balles. Un pas de plus et tu peux dire adieu à ta copine ou alors... »
Il pointe le flingue sur sa tempe.
« Ou alors tu préfère que ce soit moi ? »
Tout le monde retient son souffle et je ne sais pas quoi dire. Comment pourrais-je choisir entre l'amour de ma vie et mon frère de cœur ? Un claquement retentit et tout le monde se retourna pour voir le vampire tranquillement appuyé contre le mur entrain d'applaudir de façon sarcastique. Il commença à avancer tranquillement et essuya une larme imaginaire de façon théâtrale puis il porta la main à son cœur et fit une révérence.
« L'élève dépasse le maître , je suis si fier de toi, mon chaton ! »
Il s'approcha un peu plus de Stiles et écarta le flingue d'une main douce.
« Cependant, je refuse que mon bébé chat meurt maintenant.
-Nan mais j'allais pas vraiment tiré, t'es fou ou quoi ? Non, ne répond pas à cette question s'il-te-plaît. »
Cet échange semblait irréel et totalement déplacé. Le fait que cet homme appelle Stiles chaton me rend perplexe, j'avais essayé les surnoms affectifs avec lui et... il m'avait frappé. A quel point ce type pouvait être proche de mon frère ? Et s'il le manipulait ?
« Pourquoi est-ce que tu fais ça Stiles ? Et pourquoi t'es partis ? »
Le regard de Stiles s'assombrit et il me crachat :
« Ah, ça t'intéresse maintenant ? C'était pas l'impression que tu donnais il y a quelques mois.
-Ecou-
-Après combien de temps vous avez remarqué que j'avais disparu ? Un jour ? Une semaine ? Un mois ? Et est-ce que vous m'avez seulement vraiment cherché ? Peut-être que vous vous êtes dis que vu que le petit Stiles ne pouvait rien faire seul, il rentrerait tout seul au bercail ? » Ses paroles étaient comme une dizaine de coups de poignard dans le ventre, je n'arrivais pas à croire que mon meilleur ami pouvait penser ça de nous, de moi.
Des pas retentirent et me sortirent de mes pensées lorqu'une femme d'âge mûr apparut sur le seuil de la porte (ou du moins ce qu'il en reste).
« Je peux savoir ce que c'est que tout ce vacarme ?! »
TADAM ! MOUAHAHAHAHAHA !
Et sinon, j'aime bien ce chapitre... Alors ce chapitre est le premier écrit avec la participation de Miranda Frost, ce qui explique le rythme de parution. Avec elle, il n'y a pas d'autre choix que de bosser, elle fait bien trop peur pour que j'ose lui désobéir.
Bref ! Merci à tous pour vos précieux commentaires qui nous aides, e, j'espère, à bientôt pour le prochain chapitre !
