Co-auteur (on) : Bonjour. Je n'ai rien dire. Au revoir. Bonne lecture. (Off)
Chapitre 20
Gosh, il est trop sexy avec ces petits yeux de cockers c'est vraiment trop adorable. Ah, on me parle, je devrais peut-être arrêter de gagatiser devant Isaac.
-Rentrez chez vous, nous ordonne notre Alpha, vous avez tous besoin de repos.
-Et Stiles ? Demanda Scott.
-On s'en occupe, fit le vampire.
Ça ne me dérangeait pas de laisser ce crétin de Stiles avec tous ces vampires cinglés et j'avais aussi énormément besoin de sommeil. Il manquerait plus que j'ai des cernes. On sortit tous de l'immense manoir et je me rendis à ma voiture. Scott rentrait avec Allison sur sa moto (il avait pas l'air super heureux de ça d'ailleurs), les jumeaux rentraient aussi en moto, Boyd et Erica étaient déjà partis. Il ne restait plus que Isaac, planté au milieu de la cour, l'air un peu paumé. Yesss, une ouverture !
-Hé, Isaac, je te ramène ?
Il accepta naturellement.
Pendant les premières minutes, il y eut un silence gêné puis je commençais à lui parler.
-Et du coup, les cours, ça se passe bien ?
Il me regarda de travers, ok peut-être pas la meilleure question.
-Heu ouais, ça se passe bien.
Il y eut une autre minute de silence.
-Et toi ?
-Moi quoi ?
-Ça se passe bien les cours ?
-Oui, oui.
C'est extrêmement gênant. Je ne dis rien le reste du trajet, je mets juste un fond de musique et j'entends la magnifique voix d'Isaac chantonner. Je devrais peut être faire un détour ?
Je sortais de la voiture pour raccompagner Isaac jusqu'à sa porte – oui, c'était débile, pas la peine de le remarquer – je me retrouvais comme un con sur le perron de la maison d'Isaac, ne sachant ni quoi faire, ni quoi dire. C'est lui qui ouvrit la bouche en premier.
-Tu devrais être plus discret.
Je fronçais les sourcils ne comprenant pas. Il fit un sourire en coin, le plus adorable de tous.
-Quand tu me mates le cul.
Ma mâchoire se décrochait subitement, j'étais démasqué. Mes joues prirent une jolie teinte vermeille et je sus que j'avais perdu. Son sourire s'agrandit et je fondais sur place – j'étais totalement mièvre, c'était répugnant. Je me retournais brusquement pour rejoindre ma voiture au plus vite et éviter une conversation, probablement, très gênante. J'avais à peine fais un pas qu'il posait sa main sur mon épaule pour me tourner vers lui.
-Merci de m'avoir ramené, dit-il en effleurant mes lèvres des siennes.
Puis il partit comme si tout était normal sauf que non, ça ne l'était pas. Pas du tout même. Je ne sais pas exactement combien de temps j'ai bugué comme un con devant chez lui mais en tout cas je me sentais vraiment à côté de la plaque. Je me suis décidé à rentrer chez moi à moitié dans les vapes. Ce n'est que quand je me fus allongé dans mon lit que je la réalité me frappa : il m'avait embrassé !
Je me réveillais tranquillement en meilleur état que la veille. Le soleil était filtré par les rideaux et la pièce était baigné dans une lumière orangée. J'avais la bouche pâteuse et mes yeux avaient du mal à garder les yeux ouverts plus de quelques secondes. Je remuais un peu et essayant d'assouplir un peu mon oreiller légèrement trop dur moi avant de me rendre compte que cet oreiller respirer. Surpris et totalement réveillé, je regardais le-dit oreiller avant d'écarquiller les yeux. Derek avait un bras au dessus de ma tête et dormait comme un bébé. Malheureusement mon esprit encore embrumé analysa mal la situation, très mal.
-COOKIE ! A L'AIDE DEREK ESSAIE DE ME VIOLER !
Le-dit Derek se releva en grognant. Tandis que la porte s'ouvrait en grand sur un Cookie qui glissa comme un con sur le parquet, se prit les pieds dans la couette qui était tombé au sol et finit par se prendre adorablement le mur. Il fit volte-face, le nez ensanglanté.
-Sale cabot ! Comment oses-tu profiter de la faiblesse de mon chaton pour abuser de lui ! Moi qui commençait à te faire confiance, qui croyait que je pourrais devenir ton oncle par alliance et toi, tu brises TOUT ! Tu n'es pas digne de ma confiance loup décérébré.
Comment vous dire que c'était absolument pitoyable comme menace parce qu'il avait du sang qui descendait dans sa bouche ce qui rendait son discours limite incompréhensible. Quant à Derek, il regardait le vampire avec cet air blasé qu'il prenait quand son oncle racontait des conneries – cet à dire presque tout le temps – et il me jetait des regards en coin, pensant sûrement que j'arrêterais Cookie dans sa connerie. Sauf qu'un Cookie en pleine connerie, c'est inarrêtable. Et flippant. Mon esprit ayant retrouvé un minimum de lucidité. J'attrapais Cookie par la manche pour le secouer et qu'il tourne un peu de son attention vers moi.
-Je vais bien, j'étais juste encore un peu endormis alors je savais pas trop ce que je disais. Va t'essuyer le visage, t'es tout dégueulasse.
-Mais qu'est-ce que tu racontes, je suis toujours parfait !
-T'as le nez et la bouche en sang, dis-je en levant les yeux au ciel.
-Oh effectivement. Je reviens dans une minute.
Il s'apprêtait à sortir de la chambre mais il se retourna au dernier moment, plissa les yeux puis les désigna et pointa Derek du doigt. Très menaçant tout ça.
-Comment tu te sens ?
-Parfaitement de bien, dis-je avec un grand sourire.
-Stiles.
Derek avait l'air inquiet et blessé. Pitié qu'il arrête avec ce regard je ne suis pas en sucre.
-Stiles, je –
Il ne put pas finir sa phrase, la porte s'ouvrit à la volée une seconde avec Cookie courant comme un dingue dans un tout nouveau costume, il s'arrêta pile devant la couette – lui tira la langue – , en fit le contour et... se péta la gueule en marchant sur ses lacet. Il se retrouva face contre terre.
-Nan mais Cookie, ça suffit là. Je vais bien, tout va bien maintenant va te rincer le visage une deuxième fois, tu es ridicule.
Il se leva d'une manière princière, adressa un regard dédaigneux à Derek et avant de sortir me dit :
-Un Azarov n'est jamais ridicule.
Puis il claqua la porte. Je crois que je l'ai un peu vexé. Bah de toute façon j'ai qu'à l'emmener dans une animalerie côté chat et puis ce sera finis.
-Tu disais quoi Derek ?
-Rien, marmonna-t-il. Je te laisse, tu devrais te reposer.
Je ravalais ma réplique comme quoi j'avais bien assez dormir et le laissait s'en aller. Dès qu'il eut franchit le pas de la porte, je pris ma tête dans les mains. Je suis vraiment con. Il y a 24h je regrettais de n'avoir rien dit à Derek sur la nature de mes sentiments et aujourd'hui je suis incapable de lui dire. Allez du courage Stiles, ce n'est rien ! Après tout que pourrait-il faire à part m'arracher la gorge avec ses dents et oh bordel pourquoi ça m'excite ce genre de pensée ? Ça doit être le jus qui fait encore effet. Y a des jours où j'ai juste envie de me jeter sur lui et d'autre où je pourrais lui faire des déclarations de Derek et à chaque fois que je suis devant lui je me mets dans des situations impossibles ! Je me lève, bien décidé cette fois à lui dire. Je sors de la chambre et commence à le chercher un peu partout – putain de manoir trop grand. Je finis par le trouver en train d'étrangler Cookie.
-Non mais ça va pas de drogué un gosse de son âge !
-Mais c'était que du sang, je l'ai pas vraiment drogué, j'étais obligé !
-Espèce de –
-Oh on se calme. Derek lâche le vampire, allez lâche-le. Bien gentils louloup.
Je soupire en voyant le sourire vainqueur de Cookie.
-Cookie efface-moi ce sourire. A cause de toi j'étais grave dans les vapes après, je crois même que j'ai parlé à quelqu'un mais je sais plus qui.
-C'était moi, annonce Derek.
Oh non... Oh putain non, vu les effets du sang de vampire j'ai peur de ce que j'ai pu lui dire. Du calme Stiles, respire, ça ne peut pas être si grave n'est-ce pas.
-Et j'ai dis quoi ? Demandais-je, d'un air « détaché » ou constipé, ça dépend du point de vue.
-Je sais pas, des trucs sans queue ni tête, dit-il en haussant les épaules.
Sauf que moi je parle le Derek et je sais qu'en réalité ça veut dire : « T'as dit des trucs chelous mais c'est gênant donc je vais pas te le dire ». Adieu courage, adieu mon amour, jamais je ne pourrais rien avouer à Derek. Va falloir qu'il se dévoue.
Ces vampires, toujours à se croire supérieur à nous. Toujours à se croire plus évoluer grâce à leur longue vie qui se compte en siècle. Ces siècles qui, au contraire, ont fermé leurs esprit à l'évolution. Leur immortalité leur à fait prendre conscience de leur puissance, puissance qui est gâchée par leur inactivité. Eux, qui ont la chance de pouvoir découvrir toutes les facettes de se monde, se terrent pour ressasser les souvenirs de celles qu'ils ont déjà connues. Mais moi et mes loups avons découvert comment utiliser leur puissance à notre compte. Le sang. Ils se nourrissent de celui des humains pour ne pas dépérir et nous, nous nous nourrissons du leur pour atteindre l'évolution qu'ils gâchent bêtement. Le sang appelle le sang. Un loup ne peut survivre à une transformation en vampire, c'est donc la seule solution.
Avant, berner les vampires était facile. Leur jugement était obscurci pas des siècles de préjugés envers ma race, ils étaient facile de les prendre par surprise. Le clan de Azarov, contrairement aux autres, vivaient avec son temps et nous considéraient comme leurs égaux. Peut être est-ce du à leur côté légèrement plus taré que la moyenne ? Et oui, il n'y a pas que Nikolaï d'atteint... Eux seuls avaient encore la volonté de partir à la découverte du monde. Et moi, j'étais là, avec eux, parlant de ce que le futur nous réservait sachant que ce futur se passerait sans moi. Et puis, il y avait Victor, toujours timide, à ce cacher derrière les autres. Lui, qui avait peur de tout, ne voulait pas du changement. Pourquoi le verrait-il alors que, moi qui le désirais, ne pouvais le voir ? Nikolaï, l'un des rares vampires à nous apprécier, à nous considérer comme égaux finit par nous haïr plus que tout autre quand il me vit au dessus du corps de son petit frère, mort. Vider de son sang.
Je savais qu'il n'aurait de cesse de me poursuivre jusqu'à ce qu'il ait réussi à venger son frère et je savais que je ne pourrais pleinement apprécier mon futur tant qu'il serait là. Mais grâce à elle, ce problème sera réglé. De plus, le sang n'est pas éternel, il faut le renouveler et ma meute ne demande que ça.
Cette histoire approche bientôt du dénouement ! J'espère que le méchant vous plait pour l'instant, son nom est juste ma-gni-fique ! A la hauteur de mon Cookie d'amour.
Sinon je vous fais pleins de poutoux partout ! Je retourne mater Sherlock ! (oui en cours, et alors ?)
