Crossover
Bendy / Terry Toons / Disney Toons / Looneys Toons
Encré dans le Mystère
Chapitre 11 : L'Histoire de Bendy
Après plusieurs heures à discuter (Boris expliquant à Pandora qu'il n'était pas tout à fait mort), Dolorès avait fermé le bar et Bendy et les enfants s'étaient endormis. Les petits dormaient tous serrés les uns contre les autres, utilisant le drap de Casper comme une couverture, et Bendy roulé en position fœtale sur les genoux de Henry, une main tenant la chemise de l'animateur.
Lorsque sa cadette s'en rend compte, elle se met à gazouiller de joie.
« Awww ! Il est trop mignon ! »
L'Humain baisse les yeux vers lui et sourit. Il le prend comme il faut dans ses bras comme un enfant et le berce tranquillement.
« Je pourrais vous poser quelques questions ? demande Eddie à Henry.
_Sur quoi ?
_Sur le studio, le directeur, tout ça. Il y a trop de choses pas clair derrière tout ça. »
Le regard d'Henry s'assombrit et il baisse les yeux vers le diablotin endormi.
« Je pense que le mieux, ce serait d'en parler avec le principal intéressé. répond l'ancien animateur.
_Il se fait tard. intervient Dolorès en terminant de ranger ses verres. Si vous permettez, on en reparlera demain.
_T'as raison, Dolorès. Écoutez Henry, vu que vous venez de retrouver Bendy et qu'il est dangereux qu'il sorte pour le moment, je vais vous demander de rester ici pour cette nuit. Comme ça, vous pourrez le rassurer si il prend peur et vous pourrez surveiller les loustiques. propose Eddie en montrant les enfants.
_Je vois. sourit Henry. Il n'y a aucun problème. »
Dolorès et Eddie quittent la pièce secrète où se sont cacher les Toons, laissant Henry se rallonger au sol, posant Bendy sur ses genoux. Mais à peine a-t-il fait ça que Pandora saute non loin de son frère et se blottit contre lui pour dormir en souriant. On aurait dit deux chats qui dormaient en boule l'un blottit contre l'autre.
« Ne vous gênez pas surtout. » rit Henry ironiquement vu qu'il leur servait désormais de matelas.
Mais comme les diablotins sont trop mignons et qu'à force de vivre avec Pandora, il avait prit l'habitude de voir la petite avoir ce genre de réaction, il ne dit rien. Boris, lui, s'allonge et se blottit derrière Henry, se recroquevillant un peu pour permettre à l'animateur de se reposer la tête contre lui (ce qui surpris l'Humain qui ne s'attentait pas à ce que l'âme du loup puisse avoir ce genre de sensations), puis ferme les yeux pour la nuit avec son vieil ami. Les autres âmes se reposèrent aussi sauf Pépé qui regarde en direction de ToonVille, pensant que cette créature était encore là-bas, et dieu seul savait de quoi cette horrible chose était capable. Le putois lève les yeux vers la pleine lune et pense à sa chère Pénélope. Il n'avait pas osé la revoir sous cette forme de peur qu'elle le repousse.
Il y a une ombre dans le vent...
Je crois qu'une tragédie attend...
Comment me montrer face à elle
Sans lui faire part de mes problèmes ?
Le pire est encore à venir...
Soupirant, le putois traverse le mur et va se perché sur le toit pour mieux observer l'astre, repensant à Pénélope et aux nombreuses soirées qu'ils ont passés sous la lune, la chatte très amoureuse et le putois émerveillé par ses beaux yeux qui brillaient comme des diamants sous la lumière lunaire.
Sait-elle que pour elle je donnerais ma vie ?
Je rêve souvent qu'elle m'aime éternellement...
Même si c'est un tourment...
Pépé sent des larmes perlées dans ses yeux. Son pire cauchemar était en train de devenir réalité : il était séparé de celle qu'il aime par un monstre et maintenant il avait tout perdu. Sa compagne, ses amis, sa vie…
En dessous des arbres
Dans le soleil du soir,
Je pensais à l'espoir.
Mais ma vie fut retirée
Depuis je ne trouve la paix.
Je fais le vœu dans l'air du soir
Que l'amour viendra vers moi !
Et la voila arrivé,
Et qu'elle va me trouvé...
Oh, Mi Amor !
Pénélope envahit sa tête, le faisant pleurer à chaudes larmes. Ce vœu sous la lune, c'était quelque chose qu'il avait entendu par ses aînés les premières fois qu'il est allé à ToonVille après avoir rencontré les précédentes femelles qu'il devait pourchassé. Bugs l'avait rassuré comme un ami, un grand frère, et lui avait dit qu'en faisant un vœu à la lune, il pourrait avoir ce qu'il veut. Peu de temps après, Pénélope avait été créée. Dès lors, ils avaient été un couple.
Essuyant ses larmes, il se redresse et avance sur le toit.
Que deviendra ma bonne amie ?
Où nous conduira cette folie ?
Autour de moi, tout le monde s'accable,
Mais je brûle d'une tout autre flamme.
Parfois, la vie me semble un drame !
Son corps tremble de chagrin. Il a l'impression que son cœur se serre mais son cœur n'est plus dans sa poitrine. Reniflant, il observe le ciel, revoyant sa première rencontre avec Pénélope, des scènes qu'ils jouaient ensemble puis leurs soirées en tête-à-tête. Comment est-il possible pour un Toon de souffrir autant ? À cet instant, Bendy et Boris lui semblent être des héros. Pendant trente ans, ils ont souffert comme lui, l'un avec un cœur et l'autre sans.
Qu'est-ce donc cette tournure
Qui me plonge en torture?
Il y avait tant de vie dans ses yeux…
Ça ne peut finir pour le mieux…
Mes rêves brisés,
Ma face souillée
Par les plaies du passé.
Mais viendra la paix
La même, je lui rendrai.
J'irais bien, je le promets…
Souriant en sentant comme si son cœur se remettait à battre, il se sent mieux, sentant comme un espoir même si il sait qu'elle est infime.
Saura-t-elle un jour m'offrir son amour ?
Saurai-je lui plaire ? Ce n'est plus mon destin…
Et je l'espère... En vain…
Même si l'espoir dans son ''cœur'' demeure, sa raison lui dit que ça sera très difficile pour lui de revivre et de retrouver sa douce Pénélope. Souriant, il lève les yeux vers la lune en espérant que tout va s'arranger.
À ToonVille, le sommeil vient lentement après tout le remue-ménage de la soirée d'Halloween gâchée. Ils s'endormirent en sachant que des sentinelles de nuit avaient été placé à chaque entrée et sortie de ToonVille au cas où Bendy essayerait de revenir. Le chagrin avait affaibli Pénélope qui s'était réfugiée dans le sommeil, les larmes coulants toujours sur ses joues.
Mais seuls les familles des enfants ''corrompus'' restent éveillé, trop soucieux du sort que ce démon pouvait réservé à leurs petits. Roger faisait les cent pas en marmonnant, SourPuss caresse les plumes de Gandy, le jars pleurant silencieusement contrairement à Jeckle qui pleure à chaudes larmes dans les bras de son époux. Bien que leurs pleurs les exténuaient, ils resteraient debout toute la nuit si il le fallait, à attendre des nouvelles de leurs enfants, espérant peut-être les voir revenir dans la nuit après avoir échapper au démon.
Bendy gémit en remuant dans son sommeil. Soudain, il sent quelque chose de visqueux sur sa main. Intrigué, il ouvre les yeux… et il voit de l'encre. Horrifié car ce n'est pas la sienne, il se redresse en hurlant et s'éloigne aussi loin que possible. Soudain, une grande silhouette apparaît devant lui… et le diablotin tremble en le reconnaissant.
« Joey !? » s'horrifie-t-il.
L'Humain s'approche de lui, les yeux luisant de rouge et souriant comme le diable en personne… ou comme ce prêtre pervers du roman Notre-Dame de Paris que Boris avait lu une fois. Bendy sent la peur l'envahir et l'étrange énergie l'envahit comme lors d'Halloween ou lors de la catastrophe des SillyVision. Il s'éloigne aussi vite qu'il peut lorsque, à son horreur, Joey se mette à fondre, devenant noir et ressemblant à un être d'encre. La panique envahit encore plus Bendy en voyant cette main ignoble se rapprocher de lui (de la bave noire sortant de la bouche de l'Humain). Il s'enfuit aussi vite qu'il peut lorsqu'il se fige d'horreur en voyant les corps de ses amis, tous sans cœur !
« AIDEN ! KEFFAN ! CANDICE ! PANDORA ! HENRY ! » panique-t-il.
Il se retient de hurler en sentant la peur et les larmes l'envahirent et se retourne pour voir que Joey a disparu pour laisser sa place à un horrible démon encreux qui lui ressemble beaucoup, boitant à cause d'une jambe tordue. La voix de Joey ricane dans l'air et des monstres Encreux surgissent du sol, affolant le diablotin,… lorsqu'il ressent une vive douleur dans son bras. Baissant les yeux, le diablotin se fige en voyant son bras qui semble se mettre à bouillir avant de se mettre à gonfler, utilisant une grande partie de l'encre en trop qui le compose. Son autre bras se met soudain à agir de la même façon, le faisant paniqué. C'était arrivé une fois et, à son horreur, il sait ce que ça veut dire.
« Non ! Non non non ! Non, arrêtez ! s'affole-t-il en essayant de chasser l'encre de ses bras. Je ne veux pas devenir un démon ! ARRÊTEZ ! NON ! LAISSEZ-MOI ! » hurle-t-il en sentant son corps agir de la façon et sa raison disparaître, engloutit par la peur et la haine.
Bendy se redresse en hurlant, horrifié et dégoulinant à foison, faisant sursauter tout ceux autour de lui.
« Bendy ? Ça va ? » s'inquiète Boris en se rejoignant, posant ses mains transparentes sur les épaules du diablotin.
Ce dernier lève ses yeux remplit de larmes vers lui... avant de sangloter de manière incontrôlable. Henry aillant finit de redessiner son visage blessé, Pandora court serrer son frère dans ses bras.
« Awww, mon Bendou. Ça sert à rien de pleurer. Regarde tout tes amis ! Tu en as perdu beaucoup mais tu en as retrouver tout autant maintenant. »
L'aîné de la petite diablesse regarde tout autour de lui pour voir les âmes des victimes du Monstre qui lui sourient, tout comme les enfants. Aucun d'eux n'était repartit. Ils étaient tous là, avec lui, pour le soutenir. Henry s'approche à son tour en souriant. À peine Bendy le remarque qu'il lui saute au cou en pleurant comme un enfant. L'Humain lui tapote le dos et le serre doucement.
« Tout va bien, Bendy. On est là maintenant. On est tous là pour toi. Tu ne serras plus jamais seul. » promet l'animateur en essuyant les grosses larmes encreuses de son diablotin.
Malgré les flashs de son cauchemar qui se mélangent avec les souvenirs de la catastrophe des SillyVision, Bendy se calme et finit par sourire en écoutant le cœur de son créateur.
Un peu plus tard, Dolorès arrive pour ouvrir le bar mais, avant toute chose, elle tient à vérifier comment vont ses 'invités'. Elle aperçoit Henry torse nu sous sa salopette en train de nettoyer des pinceaux et les tâches d'encre sur sa chemise avec un peu de diluant qu'il a toujours sur lui (vieux réflexe d'animateur).
« Tout s'est bien passé ? demande-t-elle en s'approchant, attirant l'attention de l'homme brun.
_Bien sûr. sourit le quinquagénaire avant de montrer ses mains pleines d'encre. Juste un cauchemar dans la matinée. Mais Bendy est calmé. Vous pouvez faire venir vos clients sans problème, Dolorès… si je peux vous appeler comme ça.
_Eddie n'est pas jaloux et tout le monde m'appelle par mon prénom. » rassure la propriétaire.
Henry sourit et, terminant de se laver les mains et rangeant ses pinceaux propres, il demande :
« Quand est-ce que Eddie passera pour interroger Bendy ? Il faudrait que je le prépare avant sinon… il pourrait faire comme ce matin. »
Comme preuve, il montre sa chemise où de grosses tâches d'encre sont encore visibles malgré le diluant. L'Humaine hoche la tête, compréhensive.
« Il ne devrait pas tarder. Cette histoire le travaille depuis des mois ! Son bureau est aussi rangé qu'en 47 ! »
Même si Henry ne comprend pas l'allusion, il se doute que ça veut dire ''pas très ordonné''.
Eddie arrive au bar un peu plus tard, sachant qu'il n'y avait que des habitués comme rares clients le matin. Ils seraient donc tranquille pour parler. En entrant, il trouve la petite troupe installée près du bar sur lequel Bendy danse joyeusement sur un air de classique. En voyant le soit-disant démon tournoyer comme une ballerine sans tutu, le détective se retient de pouffer de rire. C'était ce petit gars efféminé qui terrorisait toute la ville des Toons ?
« Même Bugs fait ce genre de gag. » marmonne-t-il avec un petit sourire en s'avançant.
Il s'installe à côté d'eux (manquant se faire étrangler par une étreinte de Candice) et attend que le diablotin ait fini sa petite danse. Dès que la musique s'arrête, Bendy s'incline sous les applaudissements et rires des clients avant de remarquer Valiant. Il s'incline une dernière fois puis court rejoindre ses amis pendant que Dolorès continue de servir ses clients.
« Je suis content de voir que tu vas bien, Bendy. sourit le détective même si le diablotin détourne le regard, encore peu rassuré par l'Humain. Mais je dois vous poser quelques questions afin de mieux comprendre ce qu'il se passe.
_Tu ouvres une enquête, Tonton Eddie ? gazouille Candice avec un regard qui rappelle à son parrain celui de son père.
_Candice, ça fait des semaines qu'il a ouvert une enquête ! soupire Keffan. Depuis le jour où t'as rencontré Bendy.
_Ah bon ? Première nouvelle… marmonne la lapmaine en réfléchissant.
_Henry, quand avez-vous commencer à travailler aux SillyVision ? » interroge Eddie sans tenir compte des enfants qui continuent à s'expliquer entre eux.
Henry sourit en caressant la petite tête de Bendy, attirant le regard du diablotin. Se tournant vers les autres, il dit :
« Je pense que tout le monde comprendra mieux si on reprends l'histoire du début. »
À la mention d'une histoire, les enfants se taisent et chacun s'installent pour l'entendre, Aiden perché sur la tête de Keffan qui est soigneusement assis sur la chaise alors que Candice est debout et tête soigneusement tenu dans ses mains, coudes sur la table. Casper, lui, s'installe sur une étagère pas trop loin (son corps fantomatique passant à travers les différents objets) et les âmes écoutent sans lâcher leur devoir de surveillance. Souriant aux petites bouilles impatientes des enfants, l'animateur commence :
« On a commencé en 1920, alors que les Toons commençaient seulement à devenir célèbres. À l'époque, Joey et moi ont été amis et jeunes. J'avais 15ans et lui 20. Quand on s'est lancé dans l'animation en voyant le succès des cartoons, les gens ont cru qu'on était fous de se lancer là-dedans aussi jeunes et c'est ça qui nous a donné le nom ''SillyVision''. Boris est le premier personnage que j'ai dessiné et qu'on a fait ''naître''. »
Le loup rougit un peu avec un petit sourire avant d'encercler ses bras autour du cou de son diablotin qui lève les yeux vers lui avant de profiter de l'étreinte même si elle n'est pas aussi chaleureuse d'avant. Henry observe cela avec un petit sourire avant de continuer.
« On a fait des petits cartoons jusqu'à ce qu'en 1925, Joey décide de faire une mascotte qui deviendrait la star de notre studio et de nos cartoons. Et… comment dire ?… ses conditions pour créer le personnage étaient très… bizarres ! »
Juin 1925 :
Joey Drew avait réunit tout ses animateurs pour parler de son nouveau projet : une mascotte pour leur studio ! Une petite star qui deviendrait le visage des SillyVision ! Sauf que Henry, alors âgé de 20ans, est surpris des conditions.
« Pardon !? s'indigne un des plus vieux animateurs (à la droite d'Henry).
_Vous m'avez très bien compris ! répond le jeune directeur en se tenant droit et en redressant ses lunettes. Cette mascotte doit être une créature maléfique !
_Mais comment sommes-nous censés séduire le public avec un être maléfique ? s'énerve un autre.
_C'est vous les animateurs ! Regardez Henry ! s'agace-t-il en montrant son jeune ami. Il a réussit à nous faire démarrer avec un loup ! Et c'est pas l'animal le plus doux qu'on puisse trouvé !
_Et pourquoi Boris ne peut pas être la mascotte ? demande Henry. Après tout, c'est notre premier personnage et…
_IL NE CONVIENDRA PAS! » hurle Joey en frappant du poing sur la table.
Tous sont figés par l'explosion de colère du jeune homme… mais celui-ci se calme et se redresse.
« Je veux une créature connue pour être maléfique ! insiste-t-il en redressant ses lunettes. Proposez-moi vos dessins, messieurs ! Je choisirais notre mascotte dans deux mois ! »
2 mois plus tard, en Août :
Henry est à son bureau, réfléchissant toujours au futur personnage. Il avait tout essayé : les vampires, les loups-garous, les fantômes, etc. mais aucun ne lui plaisait. Soupirant, il pose son crayon et marmonne. Boris est tranquillement en train de lire lorsqu'il entend son créateur s'agacer.
« Tout va bien, Henry ? » s'inquiète-t-il en fermant son livre.
L'Humain se tourne vers son personnage et lui sourit.
« Je vais bien, Boris. C'est juste Joey et sa nouvelle mascotte. Il veut une créature maléfique mais, en même temps, il faut qu'il puisse plaire… »
Henry soupire encore alors que le loup observe la feuille blanche en réfléchissant.
« Et si tu essayais avec un diable ? » propose Boris.
Le jeune animateur se fige et se redresse d'un coup. Il observe la page et réfléchit.
« Un diable ?
_Oui, mais un petit pour ne pas effrayer les enfants. » répond le Toon en regardant son animateur.
Henry est figé… puis il sourit et saute au cou de son ami dessiné.
« Tu es un génie, Boris ! » s'exclame le jeune homme.
Boris sourit et, dès que l'Humain l'a lâché, il s'éloigne pour lire ailleurs, laissant le jeune homme terminer son croquis qu'il débute avec un grand sourire.
Quelques heures plus tard, tout les animateurs sont réunit dans la salle et présentent leur personnage allant d'un vampire sanglant au zombie bigleux en passant par le fantôme peureux et par le loup-garou végétarien… mais aucun ne plaît à Joey. Le jeune directeur grommelle en lisant son livre « The Illusion of Living » et des notes dans un petit calepin. Furieux, il se met à rager :
« MAIS VOUS ÊTES UNE VRAIE BANDE DE BRAS CASSÉS, BON SANG !? Je vous demande juste une créature maléfique ! Pas un ramassis de monstres ratés ! »
Les animateurs rangent nerveusement leurs dessins… sauf Henry qui termine de griffonner.
« Je viens de finir, Joey ! » s'exclame-t-il en glissant son crayon derrière son oreille.
Joey le regarde avec un air blasé… puis soupire. D'un geste de main, il permet à son ami de présenter son personnage. Souriant comme un enfant, Henry se place devant tout le monde et accroche son dessin sur le tableau. Quand il s'écarte, tous sont surpris. Le dessin représente un petit personnage avec des cornes sur sa tête ronde (tête qui semble flotté au dessus de son corps et orné d'un large sourire), une longue queue avec une pointe au bout (pointe qui rappelle vaguement un cœur) et des sabots aux pieds. Un diablotin ! Et tout autour, des accessoires sont dessinés comme un nœud papillon et des gants blanc et des chaussures noires. Un nom est même inscrit sous le dessin : Bendy !
« Messieurs, je vous présente Bendy, le Démon Dansant ! » présente joyeusement Henry avec un grand sourire.
Les autres animateurs se regardent et bavardent, se demandant si ce petit personnage rond et sympathique pouvait vraiment être l'être maléfique que cherche Joey. Le jeune directeur observe le dessin sans expression particulière puis pose son livre, se lève avec son calepin en main et se dirige vers le dessin, inquiétant un peu Henry. Son ami reste là à observer le dessin puis observe son carnet. Sortant un stylo de sa poche, il se met à cocher des choses et un sourire commence à apparaître. Observant une dernière fois le dessin, il relit son carnet… puis hoche la tête en souriant.
« Parfait ! déclare-t-il, étonnant les autres. Comme toujours, Henry, tu as trouvé le personnage parfait ! Et ce nom, Bendy, c'est sympathique. Ça va plaire à l'audience ! On commence la projection sur la matrice immédiatement ! » ordonne Joey en sortant du bureau en fermant son calepin après avoir récupérer son livre.
Les autres animateurs reprennent leurs dessins en grommelant et laissent Henry seul. Le jeune animateur reste neutre quelques instants puis, comme il est seul, il éclate de rire et hurle de joie. Mais avant qu'il ait le temps d'entamer une danse de la joie, Joey revient dans le bureau.
« Henry ! On attends que toi et Bendy pour commencer sa création ! » sourit le jeune directeur.
Le jeune homme hoche la tête et récupère le dessin. Suivant son ami, il sourit au dessin.
« On va commencé une belle aventure, Bendy ! »
Novembre 1959 :
« C'est quoi la matrice ? » s'étonne Aiden.
Candice et Keffan semblent également perdu. Bendy et Boris sont un peu surpris que les deux Toons ne sachent pas ce qu'est la matrice… mais Casper explique :
« Aiden et Candice sont des Toons-nés. Ils sont nés d'un œuf ou d'une maman et non de la matrice comme nous autre. »
Henry sourit en hochant la tête et explique calmement :
« La matrice est un écran spécial très ancien et très épais qui sert de 'poche' pour le développement d'un Toon, un peu comme le ventre d'une mère. Chaque studio a une matrice et à force de projeter des dessins dessus, elle devient magique. On projette plusieurs fois les dessins prototypes ou finaux du Toon sur cet écran et, au fur et à mesure, le Toon se forme entre les couches de la matrice, se rapprochant de plus en plus du monde réel. Lorsqu'il est enfin près, le Toon bouge pour essayer de sortir et on ouvre la matrice pour lui permettre de ''naître''. Les premiers jours, on se trouve avec un Toon sous sa forme final mais au comportement de bébé. »
Bendy fronce les sourcils et tire la langue à son animateur, sentant que ce commentaire était surtout pour lui. Boris éclate de rire, se rappelant des premiers jours de Bendy.
« Vous étiez là à la naissance de Bendy ? » sourit Candice.
Henry sourit… mais en même temps, il semble attristé. Il hoche la tête et raconte :
« Bendy est né 2mois plus tard, le jour d'Halloween. Normalement, il aurait dû naître vers mi-Novembre mais… j'aurais dû remarqué que Joey était bizarre dès cet instant. »
31 Octobre 1925 :
Henry entre dans le bureau de la matrice avec Boris en souriant. L'immense écran fascinait toujours l'Humain et le loup Toon voyait ça pour la première fois depuis sa propre naissance. Le jeune homme salut le projectionniste qui lui répond d'un grand sourire et d'un signe de tête avant de s'approcher de l'écran. Un mouvement est perceptible à travers la toile et, émerveillé, Henry pose sa main dessus pour sentir le Toon bougé. Il est étonné de sentir la forme du Toon plus précisément mais qu'il ne bouge pas plus. Intrigué, il se tourne vers le projectionniste.
« Hé, Tom ! Il s'est passé quelque chose lors d'une projection ? demande le jeune homme alors que le loup s'approche, trop curieux de pouvoir sentir son cadet bougé.
_Non, rien de spécial. répond l'autre employé. Mr Drew m'a simplement demandé de projeter plus souvent et plus longtemps l'image sur la matrice.
_Quoi !? suffoque l'animateur.
_Qu'est-ce qu'il se passe ? » soupire une voix.
Se retournant, Henry tombe nez-à-nez avec Joey qui entre calmement, bien droit malgré ses doigts tâchés. Le jeune homme se rue alors vers son associer, visiblement furieux.
« Mais qu'est-ce qu'il te prends, Joey ? Tu es dingue ! Tu sais que la matrice a besoin de temps pour développer le Toon ! Essayer d'aller plus vite, ça ne va pas arranger les choses ! Bien au contraire !
_Nous avons besoin de Bendy très rapidement ! Il faut que ce Toon arrive vite !
_Ça fait à peine deux mois qu'on projette Bendy ! Il lui faut encore un bon mois voir deux ! Si on continue comme ça, il risque d'y avoir des problèmes et tu le sais ! » peste Henry.
Joey se contente de fixer le jeune homme sans l'ombre d'une émotion sur le visage. Son jeune ami en est d'ailleurs presque effrayé, outré…
Mais avant qu'il puisse réagir, Boris crie :
« HENRY ! Je crois qu'il y a un problème ! »
Tous se retournent et voient que la matrice devient soudain atrocement noire ! Comme un bout de tissu trempant dans l'encre noire ! À vrai dire, de l'encre se met à goutter comme si la matrice en était plus que gorgé.
« Bon sang ! jure Henry en courant vers la matrice. Il faut ouvrir la matrice ou Bendy va se noyer ! »
Les autres (sauf Joey qui reste affreusement neutre) sont figés par la stupeur et la peur. Ne trouvant pas le ciseau habituellement utilisé pour ouvrir l'écran, le jeune homme sort son canif et le plante dans la matrice en découpant une large entaille dans la toile. Il s'écarte d'un coup pour éviter de finir recouvert par l'encre qui sort à flot de l'écran… mais aucune trace du Toon. Joey grommelle en levant les yeux au ciel visiblement agacé alors que tous pensent que le diablotin n'a pas survécu à sa création accélérée. Boris baisse la tête, le cœur serré.
Henry marmonne en passant sa main couverte d'encre dans ses cheveux, son cœur se serrant de peur et de tristesse… lorsqu'il remarque une queue avec une pointe en forme de cœur qui sort de l'ouverture. En s'approchant, il voit que quelque chose est encore dans la matrice… mais celle-ci est en train de se refermer.
« NON ! hurle soudain le jeune animateur, affolant tout le monde en se jetant sur la matrice pour la garder ouverte. Aidez-moi, bordel ! Bendy est là, il est peut-être encore vivant ! »
Le loup Toon se rue vers la matrice et attrape les bords pour les garder ouverts. Le jeune projectionniste, un concierge et d'autres membres du studio se dépêchent de l'aider, permettant à Henry de plonger ses mains dans la matrice pour récupérer le Toon. Le jeune homme aperçoit Joey qui reste debout, sans broncher, et cela l'écœurerait si il n'était pas plus occupé à essayer de sortir le Toon. Il lui tire les jambes (incapable d'entrer dans la matrice) et cherche le corps et la tête pour pouvoir le sortir et le tenir immédiatement. Une fois les jambes tirées hors de la matrice que ses collègues et amis ont de plus en plus de mal à garder ouverte, le jeune homme sent enfin tout le corps et la tête.
« Dépêche-toi, Henry ! s'affole un des animateurs. La matrice se ferme !
_C'est bon ! Je le tiens ! »
Tenant le corps d'une main, il attrape la tête avec l'autre main et tire le Toon vers lui. Dès que la tête est dehors, Henry serre Bendy contre lui et s'éloigne aussi vite que possible, laissant les autres lâcher la matrice qui se referme. Il allait falloir attendre un peu que la matrice 'cicatrise' avant de pouvoir recréer un Toon.
Henry soupire en serrant le Toon contre lui mais panique en sentant que Bendy ne bouge pas. Écartant le petit personnage pour le voir, le jeune animateur est subjugué de voir à quel point il ressemble à son dessin mais le fait que le petit être ne respire pas l'affole.
« Oh non… Bendy ! Respire, petit bonhomme ! hurle-t-il en tapotant les joues du Toon pour essayer de le faire réagir.
_Ne te fatigue pas, Henry. soupire Joey, plus déçu que triste. Si la matrice n'a pas réussit à le tenir, il n'y a rien à faire. »
L'animateur se fige, horrifié. Comment Joey pouvait-il être aussi froid ? C'était peut-être sa première naissance de Toons mais il sait qu'ils sont vivants et qu'ils méritent d'être traité comme des êtres vivants et non de vulgaires objets. Alors que Joey sort lentement de la pièce, Henry serre Bendy contre lui, sentant un faible battement de cœur à travers l'encre du petit bonhomme, et rage :
« Tu es un lâche, Joey ! Mais ne compte pas sur moi pour le lâcher si il a encore une chance ! »
Alors que tous sont figés de stupeur car personne ne parle comme ça à Joey (qui s'est figé devant la porte avant de fusiller son ami du regard), le jeune homme pose Bendy sur le sol et écoute le cœur qui bat faiblement sous toute l'encre qui compose le petit diablotin. Déterminé par ce son, Henry ouvre la bouche du Toon (permettant à l'encre qui y était de s'écouler), souffle de l'air dans la bouche du petit en espérant faire démarrer la respiration mais, comme il n'obtient aucun résultat, il commence à lui faire un massage cardiaque. Boris et les autres observent Henry qui sue sang et eau en essayant de réanimer le petit… et alors que Joey s'apprête à faire une remarque, un violent frisson parcourt le corps de Bendy, forçant Henry à s'écarter.
Le diablotin se met à grimacer puis tousse violemment, crachant de l'encre qu'il avait dans les poumons. Après plusieurs toux, le Toon peut enfin prendre une grande inspiration. Henry sourit en voyant Bendy s'agiter et respirer et il sent des larmes de soulagement en entendant le petit gémir et le voyant gigoter ''bêtement'' sur le sol, bougeant nerveusement sa queue et ses pattes arrières aux sabots blanc.
« Tout va bien, Bendy. sourit-il en le prenant dans ses bras comme un enfant. Voilà, chut... »
Tous applaudissent en voyant leur nouveau Toon bien vivant (et effrayé par les cris de joie, ce qui le force à se serrer contre son animateur) et Boris s'approche pour enfin le voir. Les deux Toons se regardent alors dans les yeux… et le loup sent son cœur fondre en voyant l'air innocent de Bendy. Le petit tend sa main vers le visage du loup en faisant des petits bruits assez semblable à ceux d'un bébé et, lorsqu'il touche le museau du loup, il se calme et tend l'autre main pour le toucher. À cet instant, il ressemble vraiment à un bébé qui découvre le monde.
« Allez viens, Bendy. sourit Henry en reprenant le petit comme il faut, attirant l'attention du diablotin vers lui. On va te faire découvrir le studio. »
Novembre 1959 :
Pandora ne peut retenir un petit cri en souriant.
« Je savais pas que mon frère avait été aussi mignon à sa naissance ! gazouille Pandora, faisant rire Boris et rougir Bendy. Même si mon grand frère a toujours été trop mignon !
_Pandy ! » grommelle le diablotin en devenant presque aussi rouge que la robe de Candice.
La diablotine sourit comme une enfant fière de son petit effet alors que les enfants éclatent de rire.
Eddie observe les pitreries des Toons d'un air amusé avant de se retourner vers Henry.
« Vous dites donc que Joey Drew avait déjà commencé à être bizarre ?
_Oui mais vu que le studio marchait bien, personne ne disait trop rien. soupire l'ancien animateur. C'est juste qu'on pensait qu'il était un peu plus fou que la normale. On était tous plus intéressé par le succès des épisodes de Bendy et, dès que la matrice a été prête, on a cherché d'autres scénarios. C'est une de nos doubleuses, Susie Campbell, qui a eu l'idée de créer une amie-ennemie à Bendy et on a crée Alice Angel.
_Alice ? Cette Alice Angel ? » demande Candice en plongeant sa main dans son hammerspace.
Elle sort alors la peluche d'ange et la montre à l'Humain, cherchant à voir si elle a raison. Celui-ci hoche la tête.
« C'est bien elle, oui. Au départ, ça aurait dû être une vraie petite ange blanche et pure avec de belles et grandes ailes… mais il y a eu un problème à sa ''naissance''. Il restait de l'encre de la naissance de Bendy et quand elle est passé, l'encre à tinter ses vêtements blancs de noir. Voyant qu'elle n'avait plus trop l'air d'un vrai ange mais qu'elle n'était pas une ratée, nous avons tourné son premier épisode avec Bendy en essayant de la rendre angélique pour le début, puis nous avons changé sa back-story. »
18 avril 1926 :
« Parfait ! On coupe ! » crie Joey, interrompant le tournage à la fin de l'avant-dernière scène.
La nouvelle recrue, Alice Angel, se permet enfin de respirer et tombe lourdement sur le sol, perdant définitivement sa forme d'ange pur pour celle d'ange noir.
« Alice ? Ça va ? s'inquiète Bendy en l'aidant à se redresser.
_Bendy ! Concentre-toi sur ton rôle de démon ! rage le directeur.
_Mais Alice tient à peine debout ! » défend le diablotin.
Un regard de l'Humain le fait taire et Boris court les rejoindre. Alice avait beau être plus jeune que Bendy, elle était bien plus mature que lui, presque comme une maman.
« Tout va bien, Bendy… je dois juste reprendre mon souffle. » sourit-elle en balayant une mèche de cheveux.
Henry observe ça, désolé. Alice n'était vraiment pas stable du tout. Le fait que le trop plein d'encre de la naissance de Bendy l'ait tinté de noir la rendait fragile. Attrapant le bras de Joey, il grommelle :
« Tu vois bien qu'elle ne va pas bien ! Tu souris et tu fais le paon pour plaire à Susie mais Alice ne tiendra pas si on ne fait rien ! Faire l'autruche ne résoudra rien !
_Tu crois que je fais l'autruche ? J'ai revu le scénario de l'épisode, figure-toi ! Sammy a déjà fait la musique et les accessoires pour la scène sont préparés. » dit-il en tendant le script à Henry.
Le jeune homme fronce les sourcils et lit.
« En s'amusant avec de jeunes angelots, Bendy rencontre une belle ange nommé Alice. Préférée du Paradis par sa gentillesse et sa pureté, notre diablotin décide de la séduire…. Puis… accepte malgré les avertissements de ses cadets…. Descend sur terre…malgré toutes les tentations…. Alice reste à voir le bien… »
L'Humain se fige alors en lisant le dernier paragraphe.
« Lorsque Bendy accepte de ramener Alice au paradis, l'ange pur embrasse le démon pour le remercier de cette journée. Mais cet acte enlève sa pureté, changeant la jolie ange... en Ange Déchue !? Tu veux qu'on montre au public un Bendy coupable d'avoir corrompu un ange ? Bendy est un gentil diablotin, pas un être démonique !
_Un démon même dansant reste un démon ! soupire Joey. Et c'est le seul moyen pour rendre Alice stable. Elle doit être colorée de noir pour tenir et un ange n'est pas noir. En la rendant ''Ange Déchue'', on explique sa couleur noire. »
Henry fusille Joey du regard. C'était encore une excuse pour forcer Bendy à se comporter comme un monstre… mais il sait que Bendy n'est pas comme ça et que si ils ne faisaient rien, Alice ne tiendrait pas longtemps. Soupirant, il jette rageusement le script et retourne auprès des Toons pour apporter les modifications qui sauveront la vie d'Alice.
Quelques heures plus tard, le directeur d'épisodes clôture l'épisode Sent From Above.
« Parfait, les enfants ! On le passe devant Joey et tout est bon ! »
Bendy soupire, ravi que le directeur n'ait pas été là pendant le tournage de la fin de l'épisode. Le script ne lui plaisait pas du tout alors il avait tout improvisé pour faire le bon ami d'Alice et la demoiselle l'avait très bien compris. Même si ce n'était pas le scénario, les Humains avaient trouvés ça tellement bien qu'ils les avaient laissé faire.
« Désolé, Alice… » marmonne le diablotin.
L'Ange Déchue se retourne vers lui en souriant. Maintenant sous sa nouvelle forme, elle avait les cheveux noirs dans lesquels dépassaient deux cornes et avec une belle auréole, une belle robe de danseuse noire qui laissait apparaître ses belles jambes et un petit nœud sur sa robe.
« Pourquoi être désolé ? Regarde-moi ! sourit-elle en tournoyant sur elle-même. J'étais incapable d'enchaîner trois pas sans me sentir épuisée et là, je peux chanter et danser autant que je veux ! Je devrais te remercier, mon petit Bendy ! »
Souriante, elle s'agenouille devant son nouvel ami et le prend dans ses bras pour l'embrasser sur la joue.
« Beurk ! Garde tes microbes ! » grogne Bendy comme un enfant, faisant rire Boris et Alice.
Novembre 1959 :
« Mais elle est où, Alice, maintenant ? » demande Aiden.
Bendy se met à trembler, des larmes perlant dans ses yeux et forçant Boris à le serrer dans ses bras. Henry soupire et se tourne vers Eddie pour expliquer ce qu'il sait.
« Bendy et Alice sont devenus amis mais plus comme une famille et leurs épisodes marchaient bien même si les fans préféraient qu'il y ait Boris. Pandora, elle, fut créée en 1928 afin de créer une fiancée à Bendy mais ils sont juste devenus frère et sœur. »
La diablotine sourit à la mention de son nom. Son animateur est attendri.
« Vous êtes resté jusqu'à quand ? demande le détective.
_Jusqu'en juillet 1929. Après, Joey était devenu comme fou. Il s'isolait dans le sous-sol, avait des discutions secrètes avec Sammy Lawrence le directeur du département musique, et plein d'autres choses. »
Boris se met à trembler, inquiétant Bendy, mais un regard et un sourire du loup le calment. Henry soupire.
« Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ensuite mais… je savais que je ne pouvais pas rester. Et comme Joey refusait de me laisser les Toons, je suis parti pour trouver un moyen légal de les récupérer. Je me rappelle bien des autres qui pensaient que je partais pour un autre studio et qui me souhaitaient bonne chance pour la suite mais aussi les Toons qui étaient tristes de me voir partir… surtout Bendy. »
Le diablotin rougit en repensant à ce jour. Au début, il avait boudé comme un gamin gâté en espérant que Henry finirait par rester. Boris avait même dû l'amener de force lors des adieux officiels… mais dès que l'animateur avait rejoint la porte, il avait réalisé qu'il ne le verrait plus. Il se revoit l'appeler en essayant de le rejoindre mais Joey refusait qu'il approche la porte. Il se rappelle de ses larmes (encore légères à l'époque) qui coulaient en cascade sur ses joues pendant qu'il se débattait pour rejoindre Henry tout en hurlant le nom de son créateur. Avec un dernier sourire et un signe de main, Henry avait quitté le studio, non sans fusiller Joey du regard.
Juillet 1929 :
« HENRY ! HENRY, NE PARS PAS ! S'IL TE PLAÎT, NE ME LAISSE PAS ! » pleure Bendy en se débattant.
Mais Henry passe la porte et s'éloigne sans un autre regard. Wally ferme la porte derrière lui et le couloir est à nouveau plongé dans l'obscurité teinté de la lumière des lampes. Bendy se fige, permettant à Joey de le poser au sol. Il reste là, bêtement, à fixer la porte en espérant revoir Henry la franchir mais les minutes deviennent vite des heures et rien ne bouge au niveau de la porte.
Tous sont retournés travailler, laissant le diablotin seul… jusqu'à ce que Boris aille le chercher. Des larmes coulent sur les joues du petit Toon, attristant son aîné. Posant une main sur son épaule, il appelle :
« Bendy ?
_Il est partit… Henry est partit… » souffle-t-il, les yeux hagards et les larmes coulant sans fin sur ses joues au point de marquer au noir leur passage.
Se mettant à trembler, son cœur se serre et sa lèvre tremble… puis il éclate en sanglots. Tombant à genoux, il pleure sa douleur, espérant la faire sortir mais plus il pleure, plus son cœur se serre. C'était comme si la douleur s'emparait de lui… lorsque Boris le serre dans ses bras, le serrant fortement contre sa poitrine tout en gardant une douceur réconfortante. Le loup se lève et l'amène dans la salle qui lui serre de chambre.
« Je suis désolé, Bendy… mais je suis sûr qu'Henry reviendra et nous sortira de ce studio. Dès que tu auras 5ans, Joey ne pourra plus t'empêcher de sortir et on pourra vivre à ToonVille…
_Mais si Henry revient… sanglote le diablotin, se calmant au son de la voix de Boris.
_Il nous retrouvera, Bendy. Henry nous retrouve toujours. » promet le Toon canidé avant de donner un léger coup de langue sur la tête de son cadet.
Bendy sent son cœur s'accélérer, en sentant la langue du loup sur son front. Depuis quelques temps, Boris lui provoquait de drôles de sensations qu'il n'avait jamais ressenti mais qu'il avait observé chez de nombreux humains dans le studio… comme Susie avec Joey (même si il ne comprend pas ce qu'elle lui trouve).
« Boris ?…
_Hum… » marmonne le loup en baissant les yeux vers lui.
Le petit diablotin en profite pour lui prendre la tête dans les mains et pouvoir plonger ses grands yeux noirs dans ceux du loup. Il sent Boris qui se fige mais il demande :
« Tu resteras toujours avec moi ! N'est-ce pas ? »
Voyant les larmes revenir dans ces grands yeux, Boris sourit et essuie les gouttes d'encre loin des joues du petit avant de répondre :
« Toujours, Bendy. Pour le meilleur comme pour le pire… »
Les deux Toons se regardent droit dans les yeux… puis unissent leurs lèvres comme ils ont souvent vu faire amoureux, laissant leurs sentiments passés à travers ce premier baiser.
Les jours suivants, les deux amants se retrouvèrent souvent en cachette après leurs épisodes, tâchant de ne pas se faire remarquer par le directeur, l'un sachant qu'il voulait qu'il se comporte en démon, l'autre… parce qu'il sait que Joey Drew n'approuverait pas cette 'liaison'. Pandora et Alice étaient les seules au courant. La plus jeune avait sauté comme une gamine avant d'embrasser son frère et celui qu'il avait choisit alors que l'Ange Déchue avait simplement sourit, très heureuse, comme une maman (c'était même le rôle qu'elle se donnait pour Bendy et Pandora). Sauf que avec le départ d'Henry, l'ambiance devient plus sombre au studio et Joey se mit à expérimenter encore et encore sur les Toons. Seuls Bendy et Pandora étaient épargnés et Boris fit en sorte que son diablotin ne découvre pas les horreurs que leur faisait le directeur. L'âme de Bendy était encore trop innocente pour qu'il puisse supporter ces horreurs… mais c'était très difficile de cacher la vérité à son amant.
Alice arrive dans le local où Boris se trouvait, en train de recoudre un morceau de son bras. Le loup se tourne vers elle et se mord les lèvres en voyant son état. Un de ses bras venait de se détacher de son corps et il ne lui restait plus qu'un seul bras (qui tenait l'autre). Elle avait l'air plus qu'en colère surtout quand elle claque violemment son bras démembré sur la table.
« Tu peux m'expliquer précisément ce que Joey est en train de foutre? Parce que là je ne comprend plus rien à sa logique foireuse? s'indigne-t-elle en s'assaillant devant lui. Hier, un de mes frères perd les deux ailes et aujourd'hui moi et mon bras ! Je commence à en avoir plus qu'assez de ces injections étranges! Que cherche t-il à faire ? »
Après avoir terminé de réparer son propre bras, le loup reste planté là en regardant l'autre mur en face de lui avec sérieux, comme si il sentait une présence indésirable de l'autre côté.
« Boris, en tant que notre aîné, tu es notre chef! Tu dois intervenir! Ça devient plus qu'insensé! Joey nous fait peur! insiste-t-elle.
_Je le sais! Mais quoi que je dise ou fasse, Joey a décidé de rester sourd à mes paroles! On ne peut que demander aux autres animateurs qu'ils nous restent de nous remettre sur pied à chaque fois. répond le loup en soupirant.
_Mais les pauvres, ça doit les épuisé à force! Et pourquoi ne se plaignent-ils pas à Joey? demande Alice, agacée.
_Tu crois qu'ils n'ont pas essayés? Et regarde au nombre que ça les mène! Pas la peine d'insister, Alice. Joey s'est donné le but de noyer le studio dans les abysses et lui avec! » répond Boris.
Alice soupire en posant son bras intact sur ses hanches, furieuse. Même si elle était une ange, la demoiselle avait un tempérament presque explosif. Elle savait être très gentille avec ceux qu'elle aimait mais pouvait prendre le comportement d'une vraie tigresse quand il s'agissait de protéger les siens… comme une mère ! Boris sourit, amusé par la bouderie de la demoiselle.
Soudainement, ils entendent un cri strident ! Comme si quelqu'un souffrait la mort de sa vie! Le pire, c'est qu'Alice sait à qui appartenait ce cri ! Ils sortent du local et se ruent vers d'où le cri pouvait provenir… jusqu'à ce qu'ils voient le Toon angelot rampé en se diluant devant eux petit à petit. Il ne pouvait plus parler, seulement crachoter et grogner de douleur au diluant qui rongeait son être jusqu'à ce qu'il arrête, exténué, presque mort et fondu devant eux! Alice crie d'effroi en voulant s'agenouiller mais le loup l'en empêche.
« Mais lâche-moi! Il est en train de souffrir! pleure-t-elle en essayant de se libérer de la poigne de Boris pour pouvoir réconforter son frère angelot dans son tourment douloureux.
_On peut plus rien pour lui malheureusement. Et si tu le touches, tu mourras! » insiste le loup même si son ton montre qu'il est triste.
Heureusement, les souffrances du pauvre petit s'arrêtent assez rapidement, laissant juste une grosse tâche de peinture. La belle Ange Déchue est figée d'horreur… puis elle éclate en sanglots en serrant son aîné avec son seul bras. Boris la serre doucement pour la réconforter… lorsqu'il entends une voix qu'il ne voulait pas entendre à cet instant.
« Boris ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Qui a… ? »
Bendy suffoque, incapable de finir sa phrase en voyant les restes du petit angelot avec Pandora, suivit par Susie et d'autres animateurs. Tous sont horrifiés en voyant les restes du petit Toon sur le sol. Bendy devient soudain pâle et lève les yeux vers ses amis… lorsqu'il voit le bras manquant d'Alice.
« Alice, ton bras ! Mais… mais… mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Une porte claque et tous se tournent pour voir Joey arrivé dans le couloir, remettant sa cravate convenablement. Lorsqu'il voit l'agitation dans le couloir, il fronce les sourcils et regarde toutes les personnes sans faire attention aux restes de Toon sur le sol.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? demande-t-il d'un ton calme qui fait aussitôt enragé Alice.
_Tu sais très bien ce qu'il se passe, espèce de malade ! hurle-t-elle en se ruant vers lui.Espèce d'assassins ! Assassin ! »
Si ce n'était pas pour Boris qui la retient, elle se jetterait sur ce monstre et l'étranglerait avant de lui faire subir toutes les horreurs qu'il leur a fait subir.
« Alice ?… » s'inquiète Bendy, d'une voix très basse.
La jeune ange déchue se fige à cette voix et se tourne pour voir Bendy (et Pandora) complètement tétanisé. Ils n'ont jamais vu leur amie comme ça et ils avaient été épargner par Joey pour une raison qu'elle ignore. Elle se calme avant de se tourner vers le directeur pour le fusiller du regard.
« Ce n'est rien, Bendy… c'est juste le choc… » sourit Boris en rejoignant son diablotin, caressant affectueusement la petite tête noire de son amant.
Le petit regarde Alice, inquiet, mais la demoiselle force un sourire pour le réconforter… avant d'éclater en sanglots en voyant un des animateurs nettoyer les restes dilués de son frère. Malgré le regard de Joey, Bendy court la serrer dans ses bras pour la réconforter. Le directeur s'éloigne sans un mot mais adresse un regard à Boris qui en dit long. Le loup grogne légèrement, sachant qu'il devait intervenir au plus vite si il voulait protéger l'élu de son cœur.
Le lendemain, tout le studio (sauf Joey) fut surprit de voir arriver une immense machine à encre. Le directeur disait que ça allait les aider à devenir plus grand… mais les cobayes de ce scientifique fou savait que c'était surtout pour expliquer la consommation excessive d'encre par le studio pour réparer ses expériences. De nombreux tuyaux furent installés partout dans le bâtiment et une pièce avait été réservée pour la mise en marche de la machine. Malheureusement, les installations bringuebalantes supportaient mal la pression d'encre. De nombreux tuyaux explosèrent et furent remplacés, le département musique fut souvent envahit d'encre, les forçant à installer une pompe dans le bureau du directeur du département, Sammy Lawrence. Les deux hommes se parlaient fréquemment, inquiétants les autres qui les trouvaient de plus en plus bizarres, et beaucoup se plaignaient du bruit de la machine et de l'encre coulant dans les tuyaux ainsi que du côté instable de l'installation. Beaucoup quittèrent le studio à cause de ça, laissant les Toons derrière sans un regard. Mais après de nombreux mois, les choses s'accélérèrent un jour…
10 Février 1930 :
Bendy se réveille sur la poitrine de Boris. Après l'incident avec l'angelot, le loup avait voulu que le diablotin dorme avec lui. De fil en aiguille, les deux amoureux étaient passé des baisers à autre chose. Le petit Toon noir et blanc sourit en observant le loup endormi, sachant qu'il voyait quelque chose que personne d'autre voyait. Il embrasse son amant sur la joue avant de se lever, sachant qu'on risquait de les surprendre si ils restaient plus longtemps ensemble. Il retourne vite dans la pièce qui leur sert de chambre à lui et Pandora. La petite dort encore alors c'est sans faire de bruit qu'il se couche et se rendort en attendant que l'on vienne les réveiller.
Ce matin, Bendy est bizarre. Il est complètement barbouillé et pourtant il meurt de faim. Mais ce qu'il avale ne reste pas longtemps dans son estomac. Susie Campbell s'approche du diablotin légèrement pâle.
« Bendy ? Qu'est-ce que ça va ?
_Oui… j'ai juste l'estomac en vrac… enfin, je crois… »
Pandora observe son frère avec un petit sourire. Elle avait déjà observé ce genre de comportement sur une des secrétaires qui travaillaient au studio. Elle n'était plus au studio à cause de ça justement. Dès que Susie s'est éloigné pour aller chercher le nouvel animateur de Bendy (une jeune demoiselle aussi rêveuse que Henry), la petite diablotine bondit à côté de son aîné avec un grand sourire.
« Quoi ? s'étonne-t-il car la fillette avait ce genre de sourire uniquement quand elle avait une idée derrière la tête (souvent une bêtise).
_Dis-moi, toi et Boris,… vous êtes pas passé à un autre stade par hasard ? »
Le diablotin rougit comme une tomate, manquant s'étrangler avec sa salive.
« En quoi ça te regarde, d'abord !? » rage-t-il avant de bouder.
_Bah ça me regarde dans le sens où, si c'est ce que je crois, tu pourras bientôt plus le cacher. On a mit… trois-quatre mois à venir au monde alors ça sera peut-être pareil là. »
Bendy la regarde comme si elle était folle mais Pandora continue de sourire.
« Tu te soutiens de Katty, la standardiste de Joey ? Tu te souviens de pourquoi elle est partie ?
_Pandy, elle est pas partie ! soupire le diablotin. Je te l'ai déjà dit ! Elle est en congé maternité ! »
Le sourire de Pandora devient semblable à celui des pancartes de la petite mascotte des SillyVision. Leur modèle se fige et baisse les yeux vers son ventre.
« Attends, tu… tu crois que…
_Pourquoi pas ? Je vois pas pourquoi les Humains pourraient avoir des bébés et pas les Toons. »
Bendy pose ses mains sur son ventre et réfléchit. C'est vrai que les symptômes qu'il présentait depuis ce matin ressemblent à ceux de la grossesse de la standardiste de Joey. Elle avait été plus qu'heureuse de leur expliquer comment un bébé Humain voyait le jour mais était-ce possible qu'un Toon porte un enfant de la même manière ?
« Tu sais quoi ? propose Pandora. Tu cours vite voir Isa et tu lui demande un examen rapide sans prévenir Joey vu que t'as pas d'épisode aujourd'hui. Comme ça, t'es fixé, Bendou !
_Elle va me prendre pour un fou… marmonne-t-il.
_Isa ? Avec Henry, c'est celle qui nous considère le plus comme des vrais êtres vivants ! Allez ! Je veux savoir si je vais devenir tante ! Dès que tu sais, je veux tout savoir ! »
Bendy rit, amusé par l'enthousiasme de sa cadette. Comme ils sont seuls, il en profite pour se rendre au bureau d'Isabelle (sa nouvelle animatrice) sous les « bonne chance » de sa sœur.
Pendant ce temps, devant le bureau secret de Joey, Boris attend avec Alice et ses frères angelots. Les petits sont tous serrés contre leur grande sœur qui leur sourit tristement. Ils ignorent ce que le directeur avait prévu pour eux mais, comme d'habitude, ça allait être horrible. Après quelques minutes, la porte du bureau s'ouvre et leur bourreau s'avance vers eux. Les angelots se terrent derrière leur aînée en tremblant pendant qu'elle fusille l'assassin du regard. Sans avoir peur du regard de l'Ange Déchue, il pointe un des angelots.
« Toi, avances ! » dit-il, d'un ton froid.
Le petit semble sur le point de pleurer et Alice est réticente à le lâcher mais Joey insiste. Finalement, le petit Toon se plante devant le directeur et lève des yeux larmoyants et effrayés vers l'Humain. Celui-ci le regarde dédaigneusement puis regarde les autres.
« Vous pouvez tous partir. Et toi, va me chercher Bendy ! ordonne-t-il.
_QUOI !? s'horrifie Boris en se relevant. Pourquoi ?
_Ça ne te regarde pas ! râle Joey. Va voir ailleurs si j'y suis. Et toi, grommelle-t-il en fusillant l'angelot, va me chercher Bendy ! Après, tu pourras partir ! »
Le petit Toon tremble en regardant Joey et commence à avancer… lorsque le loup bloque l'angelot, furieux.
« C'est hors de question ! grogne-t-il. Laisse Bendy en dehors de tes horreurs ! Tu as assez de cobayes avec nous tous ! Pas besoin de lui ! »
Tous tremblent, sachant que Joey déteste recevoir des ordres.
L'Humain fixe Boris froidement.
« Je suis le directeur de ce studio. C'est moi qui prend les décisions ici !
_Mais je refuse que tu envoie un angelot chercher Bendy !
_Parfait ! Dans ce cas, l'angelot peut partir. »
Le petit soupire et Boris se retient de paraître trop content lorsque…
« C'est toi qui ira le chercher pour moi. » déclare-t-il alors.
Le loup se fige et tout les autres Toons suffoquent. Tous savent ce qui uni Bendy et Boris et Alice sait parfaitement que Boris ne conduira jamais le diablotin pour servir de cobaye à Joey.
« Non ! Tu ne peux pas me demander ça ! s'indigne Boris.
_Oh oui ! Bien sûr que je peux ! Alors, tout les autres, vous pouvez partir ! Mais toi, Boris, va me chercher Bendy ! Et si dans 10 minutes Bendy n'est pas devant cette porte, prépare-toi à subir la pire expérience de ta vie. »
Boris tremble en voyant le directeur et la lueur meurtrière dans ses yeux. Ricanant, Drew se tourne et s'enferme dans son bureau.
Tous sortent du bureau, soulagés d'échapper à la torture journalière, sauf Boris et Alice. L'Ange Déchue se tourne vers le Loup, inquiète.
« Qu'est-ce que tu vas faire ? » demande-t-elle.
Le Loup est sombre. Il sait que d'une manière ou d'une autre, Bendy apprendrait ce que Joey leur fait subir depuis plusieurs années alors qu'il a toujours tout fait pour le préserver. Prenant une grande inspiration, il se tourne vers Alice.
« Prends tes frères et allez vous cacher dans le département musique ! Mettez-vous où vous voulez mais ne vous faites pas voir ! Surtout pas par Sammy ! Allez !
_Et Pandora ?
_Elle ne risque rien. Elle est sûrement en train de bavarder avec Susie et Joey ne prendrait pas le risque de montrer son vrai visage à ta 'prof de chant'.21 Alors vous, filez ! Allez-vous cacher ! ordonne-t-il fermement.
_Mais… et toi ?
_Je vais faire ce qu'il faut pour protéger Bendy. » répond-t-il en s'éloignant, le pas lourd et l'air sombre.
Alice tremble, sentant qu'il allait y avoir un gros problème… mais elle obéit à son aîné et court récupérer tout ses petits frères pour les cacher dans le département musique au sous-sol.
« Félicitations, Bendy ! sourit Isabelle en terminant de repeindre le diablotin qui sourit, visiblement fou de joie. C'est la première fois que je vois un embryon de Toon ! Je ne savais même pas que ça existait !
_On ne le savait pas non plus. » rit Bendy en se relevant, posant ses mains sur son ventre.
Il a du mal à y croire. Il est enceinte ! Boris et lui allaient avoir un bébé ! Isa lui avait expliqué qu'il était né hermaphrodite (sûrement à cause du fait qu'il est né trop tôt pour que son corps soit totalement comme le voulait les Créateurs) et que c'est comme ça qu'il avait pu tomber enceinte.
« J'ai hâte de le dire à Boris. sourit le diablotin en regardant la jeune femme.
_Ah ! Ça, il va être content ! rit-elle avant de s'assombrir. Joey, par contre… »
Bendy ose les épaules. Il sait que Joey ne serait pas ravi mais il est hors de question que cet Humain dise quelque chose. Cet enfant naîtrait et Boris et lui seraient une vraie famille. Bendy saute sur le sol, déterminé, et sort du bureau en disant à Isabelle :
« Je dois prévenir Boris ! »
La jeune fille le regarde en essuyant ses mains pleines d'encre et en souriant, attendrie de voir ce petit diablotin être aussi heureux de devenir 'maman'.
Bendy cherche Boris depuis plusieurs minutes lorsqu'il aperçoit le loup au bout du couloir.
« BORIS ! » appelle-t-il (laissant quelques petits cœurs encreux s'envoler autour de lui).
Le loup se fige en voyant l'élu de son coeur courir vers lui avec un grand sourire.
« Bendy…
_Boris ! J'ai une super nouvelle à t'annoncer !
_Génial… mais… pas maintenant, Bendy… » marmonne Boris en regardant tout autour d'eux, inquiet.
Bendy se fige, intrigué par le ton de Boris.
« Hé ! Qu'est-ce qu'il y a, Boris ?
_Rien, Bendy… mais tu dois me faire confiance, d'accord ?
_Bien sûr ! Comme toujours ! » sourit le petit.
Son aîné et amant sourit et entraîne le diablotin avec lui, le plus loin possible du bureau de Joey, réfléchissant à ce qu'il va pouvoir faire pour sauver son Bendy de leur directeur fou.
Soudain, il passe devant un vieux bureau qui ne servait plus depuis que son propriétaire, Wally Franks, avait démissionné par agacement. Il attrape Bendy par le bras et le pousse dedans. Le diablotin surpris atterrit sur le fauteuil.
« Hé, Boris ! Qu'est-ce qu'il y a ?
_Fais-moi confiance, Bendy ! Reste-là jusqu'à ce que je vienne te chercher ! Ferme la porte et n'ouvre à personne, d'accord ? »
Bendy voit que son amant est affolé (même si il ne comprend pas pourquoi).
« Hum… d'accord… marmonne-t-il avant de sourire. Boris ! J'ai quelque chose à te dire !
_Plus tard, Bendy… je t'aime… » marmonne Boris en fermant la porte avant de s'éloigner.
Son petit amant est figé mais il obéit et verrouille la porte avant de s'installer sur le fauteuil. Il fredonne tranquillement puis baisse les yeux vers son ventre en souriant avant de poser une main dessus.
« J'ai hâte de te rencontrer, toi. » sourit-il avant de se mettre à l'aise en attendant que Boris revienne le chercher.
Boris avance vers le bureau secret de Joey, déterminé. Bendy resterait sauf quoi qu'il arrive ! Joey ne le toucherait pas ! Lorsqu'il arrive devant l'endroit maudit, le directeur est déjà là en train d'attendre. Il lève les yeux vers le loup et regarde sa montre avec son air calme voir je-m'en-foutiste.
« J'avais dis dix minutes, Boris ! »
Le loup s'avance vers lui, se retenant de grogner. L'Humain (si il mérite encore ce nom) cherche l'autre Toon du regard.
« Où est Bendy ? soupire-t-il.
_Je ne suis pas allé le chercher !
_Je croyais avoir été clair ! s'énerve le directeur.
_Oui… et je préfère le préserver de tout ça ! Bendy est la vedette de notre studio et le public l'adore parce qu'il est naturel et innocent. Si tu dois faire des expériences, fais-les sur moi ! Tu auras encore besoin de lui si tu ne veux pas couler ton studio. »
Joey fusille le loup du regard puis se redresse.
« Tu veux jouer à ça ? Parfait ! Comme je l'ai dit, si Bendy n'est pas là, ce sera toi qui souffrira pour lui. »
Boris fixe Joey, résigné, et suit le directeur dans le bureau.
En arrivant dans la pièce et dès que Joey se recule, il est choqué de voir le nouvel outil que Joey a encore payé avec l'argent que le studio ne risquait plus d'avoir : une table d'opération de taille humaine avec des restreints dit "Toon proof". Le loup l'observe attentivement et remarque que des restreints plus petits et régulés pour une taille naine y étaient posé également. Pas de doute! Joey voulait s'en prendre à Bendy ! Les second rôles ne le satisfaisaient plus. Mais pourquoi? Pourquoi Joey faisait ces expériences aussi sanitairement folles que dangereuses et douloureuses? Que recherchait-il?
« Allonges-toi dessus! » ordonne sèchement le directeur (plutôt bourreau si vous voulez l'avis du loup).
Boris reste hésitant, debout face à cette table, imaginant le pire. Il avait peur… mais il savait qu'il le faisait pour une noble cause.
« ALLONGES-TOI, IMBÉCILE! » rage Joey, impatient et poussant le loup contre la table.
Dès qu'il fut écrasé par la poussée de Joey sur la table, il sent la froideur de l'outil. Il était aussi froid que l'âme et le cœur de Joey. Il le fusille du regard en grognant avant de s'allonger convenablement sur la table d'opération. Il avait froid dans le dos à présent (littéralement comme métaphoriquement) pendant que Joey le ligotait tel un boa qui étouffe sa proie avant de la gober entièrement.
Une fois sa victime solidement attaché, Joey s'approche d'une armoire qu'il ouvre et en sort un sac de cuir noir comme les médecins utilisaient avant de le poser à coté de lui et de l'ouvrir. Le loup le voit sortir une scie pour découper la chair et les os, une quantité immense de diluant, des gants et une pince qui était destiné aux opérations chirurgicales. En voyant ça, Boris comprit que Joey allait lui retirer un membre ou voir même un organe. Il se retient de déglutir… mais dès qu'il voit Joey lui peindre la poitrine, il panique en devinant que ce que voulait Joey, c'était son cœur ! Il essaie en vain de se défaire de ses liens mais il n'y a rien à faire quand c'est du "Toon proof".
« Ne bouge pas, crétin! » ordonne Joey en essayant de maintenir le loup stable.
Mais Boris lui mord la main dès qu'elle fut à sa portée. Joey hurle de douleur et essaie de retirer sa main de la gueule du loup mais celui-ci ne lâche guère prise malgré que le sang de Joey commençait à couler à flot entre ses dents. Le directeur arrache donc sa main hors de la bouche de Boris, y laissant un peu de chair que le canidé Toon recrache immédiatement. Elle saignait abondamment mais il s'en fiche. Il fusille le Toon du regard.
« Si tu crois que ça va m'empêcher de te faire subir ce que j'ai prévu pour toi! répond-t-il en récupérant un mouchoir pour stopper le saignement.
_Qu'est-ce que tu veux faire, Joey? rage le loup.
_Ce que je veux faire ? CE QUE JE VEUX FAIRE? ACCÉDER A L'IMMORTALITÉ! VOILÀ CE QUE JE VEUX FAIRE! hurle l'Humain en réponse. Durant toute votre existence, vous les Toons possédez des qualités que Dieu a refusé à l'homme, alors que c'est nous sa première création! C'est nous et nous seuls qui devrions posséder cette qualité! L'immunité! L'immortalité! La possibilité de défier toutes contradictions! Mais j'ai aussi compris que seules certaines élites pouvaient y accéder. Des gens comme moi qui osent tout, même le pire des sacrifices, pour prouver ma valeur ! »
Son discours sans fond effraie Boris.
« Tu es fou, Joey! soupire-t-il, incapable de croire qu'un Homme puisse avoir un esprit aussi tordu.
_Fou? Moi, fou? Non! Non, c'est vous qui n'êtes pas assez clairvoyant ! Vous n'êtes pas des élites ! Vous ne pouvez pas comprendre à quel point c'est difficile d'accéder à une chose par dure labeur et réflexion, non! Vous êtes trop stupides! Vous êtes des illusions de vies! Votre existence devrait être éphémère! Mais vous avez eu le culot de tricher avec le destin pour pouvoir posséder l'immortalité!… Oui, c'est ça! Vous n'êtes que des idiots! Des pantins! Tous à ma merci! » rit Joey, dément.
Boris tremble de tout son être. Heureusement qu'il a protégé Bendy de ça… mais qu'est-ce que Joey s'imaginait ? Les Toons ne sont pas immortels! C'est l'amour des Humains qui les gardaient en vie plus longtemps que la moyenne. Les Toons ne faisaient que dépendre des Hommes pour leurs vies et leurs survies. C'était là le cercle très vicieux de leur existence! Notamment si vous travaillez avec le genre de personne "qu'était" Joey… avant de devenir fou!
« Tu m'as empêché de récupérer ce que Bendy m'a pris depuis toujours alors qu'il devait juste servir d'offrande à celui qui m'a aidé. Ce sale diable cache bien son jeu! Ce sale petit voleur! fait Joey en prenant la scie à chair (faisant paniqué Boris) et l'enduit de diluant. Mais plus j'y pense… plus j'ai réalisé que vous étiez tous dans le coup. Tous, vous m'avez voler ce qui me revient de droit! Alors que je commence par Bendy ou par un autre, ça ne changera rien à ce que je compte faire. dit-il en s'approchant dangereusement du loup avec un sourire sadique. Et même une fois devenu immortel, je détrônerais le Bien et le Mal en mon nom ! »
Et, sans crier gare, il enfonce la scie violemment dans la poitrine du loup, le faisant hurler de douleur sous le coup violant qui lui déchire et brûle la chair. Des larmes se mirent à couler hors des yeux de Boris qui n'arrivait plus a respirer sur le coup... mais ça ne finit pas là! Joey reprend la scie à chair en main et découpe la cage thoracique du loup qui souffrait de tout son être. Ce serrait impossible de vous décrire la douleur qu'il éprouve tellement c'était horrible! Chaque coup de scie le découpait et lui brûlait la chair et les os de ses côtes. Boris se sentait agoniser à petit feu. Puis Joey retire la scie hors du thorax et, avec juste ses mains, il écarte les côtes et ouvre un trou béant qui révèle le cœur du loup qui ne savait presque plus réagir tellement la douleur était atroce!
« Rends-moi mon immortalité, sale voleur! » crie Joey en attrapant le cœur de Boris.
Et, d'un geste violent, il l'arrache dans aucune forme de procès. Le loup agonise dans un cri sourd, la bouche grande ouverte… puis ses yeux tournèrent vers le haut (et donc à l'arrière des orbites) pour y afficher deux grands "X". Un gigotement de main essaie en vain de maintenir la vie dans ce corps mais, après quelques secondes, elle ne bouge plus. Boris venait de rendre l'âme !
Bendy se fige en entendant le hurlement de Boris, comme tous dans le studio. Il hésite encore quelques instants, essayant de se calmer en respectant les instructions de son amant… lorsqu'il se fige en sentant son cœur battre différemment. Depuis le début de leur relation, son cœur et celui de Boris battaient au même rythme ! Mais là, son rythme cardiaque semblait se détraquer. Affolé, il bondit de son siège et court déverrouiller la porte.
« Boris ?… » appelle-t-il doucement.
Le studio lui semble trop silencieux. Un vrai silence de mort ! Tremblant, le diablotin s'avance dans les couloirs à la recherche de son amant, le père de son futur bébé. Il caresse son ventre mais, lorsqu'il entend des pas, il court se cacher dans le ravalement du mur. Joey passe avec quelque chose dans les mains mais Bendy est incapable de voir quoi. Dès qu'il est loin, le diablotin sort de sa cachette et court dans la direction d'où venait le directeur. Il passe devant la salle qui permet la mise en marche de la machine à encre… lorsqu'il voit d'imposantes tâches d'encre sur le sol. Pour le Toon, elles sont semblable à des tâches de sang. Son souffle devient court, horrifié. D'où pouvait venir toute cette encre ?
Tremblant, il s'avance, suivant les tâches, sentant son cœur s'affoler. Il ignore ce que Joey a fait à Boris mais il doit le retrouver. Il arrive devant le bureau secondaire de Joey, se demandant pourquoi il n'est jamais allé ici.
« Boris ? » appelle-t-il.
Il ne reçoit aucune réponse mais son cœur semble lui dire qu'il doit y aller. Il saisit la poignée, la tourne et pousse la porte qui s'ouvre dans un grincement sinistre.
« Boris ? Tu es là ? Bo… »
Bendy se fige et plaque ses mains sur sa bouche quand il voit l'intérieur du bureau. Son cher Boris est attaché sur la table, la poitrine grande ouverte et sans cœur. Hors, sans cœur, un Toon ne peut pas vivre !
« BORIS ! » hurle le diablotin en éclatant en sanglots avant de courir rejoindre le cadavre.
Il saute au cou de Boris et essaie de voir si c'est possible que le loup soit encore vivant mais rien. Il tremble, laissant de grosses larmes coulées sur ses joues. L'élu de son cœur et père de son enfant venait de mourir !
« Mais… pourquoi ? Qui t'as fait ça, Boris ?… » sanglote-t-il en le serrant aussi fort que possible.
Il pleure toutes les larmes de son petit corps pendant plusieurs minutes.
Soudain, il entends des pas. Affolé, il s'écarte du corps et fixe le couloir où Joey réapparaît. L'Humain est couvert d'encre et sa chemise est légèrement déboutonnée. Il fixe Bendy d'un regard neutre… avant de sourire d'une manière qui affole le diablotin.
« Bendy ! Quelle joie de te voir ! sourit-il. Ravi de te voir dans mon humble antre !
_Joey… mais… que… QU'EST-CE QUE TU AS FAIT À BORIS !? hurle le petit démon en larmes.
_Boris ? J'ai simplement repris ce qu'il m'avait pris.
_Quoi ?… »
Bendy est perturbé par le regard de Joey. Il n'a jamais vu l'Humain comme ça. Le seul qu'il avait vu avec un tel regard, c'était Sammy qui se prenait pour un grand manitou de la musique ! Affolé, il se recule lorsque le directeur l'approche avec un petit sourire.
« Bendy… tu es tellement innocent… j'avoue que ça m'a très souvent énervé mais maintenant, je vois les choses différemment. Je te trouve même assez attirant. »
Le diablotin se retient de hurler, choqué. Joey le trouvait attirant ?
« Mais tu as perdu la tête ! s'indigne le petit en tremblant d'horreur et de dégoût.
_Non, j'ai toute ma tête. Je vois maintenant les choses mieux que n'importe qui. Même mieux que Boris. J'ai bien fait de m'occuper de lui avant tout les autres.
_Quoi ? Comment ça 'les autres' ? s'horrifie Bendy.
_Je veux dire que je compte récupérer ce que les Toons m'ont pris. Mais toi, Bendy, je veux que tu reste à mes côtés. sourit Joey en s'avançant vers Bendy comme un prédateur vers sa proie. Imagines, toi et moi… ensemble… »
Pensant à son bébé et se retenant de vomir à l'idée, Bendy parvient à se glisser entre les jambes de Joey et sort du bureau en courant.
« AU SECOURS ! » hurle-t-il en s'enfuyant… sauf que Joey le rattrape vite.
D'un geste dédaigneux, l'Humain meurtrier le jette dans la salle de la machine à encre et Bendy roule sur le sol, se cognant dans la machine. Souriant comme un pervers, il s'approche et dit :
« Ne cherche pas à t'échapper, Bendy. Ce studio est mien et tu appartiens à ce studio donc, tu es mien ! »
Joey dit ça avec un tel regard que Bendy à l'impression qu'il le prend pour sa chose. Tremblant, il se colle contre la machine en fixant le directeur des SillyVision.
« Je te propose un marché, petit envoyé de Satan ! propose l'Humain en s'agenouillant à sa hauteur. Accepte de rester avec moi, de m'offrir ton cœur, et je te laisse vivre. Alors ? Qu'en dis-tu ? »
Bendy sent son cœur qui s'affole et son souffle devenir de plus en plus court, son corps tremble, une violente énergie semble se réveiller en lui et, sans qu'il ne contrôle quoi que ce soit, un pentagramme de flammes rougeoyantes apparaît sur le sol, repoussant violemment Joey. L'humain fixe, éberlué, le pentagramme tout autour de Bendy. Le diablotin tremble sans comprendre… lorsque la machine à encre se met d'un seul coup en marche. Un important flux d'encre sort alors de l'engin et coule sur Bendy, faisant grincer les tuyaux et hurler le diablotin.
La peur et la colère l'envahissent… lorsqu'il se met à absorber l'encre tout autour de lui. Son corps se met à doubler voir même tripler de volume, le rendant plus grand que Joey et extrêmement large. L'Humain observe cette métamorphose, subjugué… lorsque les yeux de Bendy deviennent rouge et le 'monstre' de plusieurs mètres se met à rugir de rage ! Un rugissement digne des plus cruels Tyrannosaure ! Une large main noire se lève et s'abat sur Joey mais l'Homme parvient à lui échapper avant de s'enfuir. Bendy se met à rugir en le poursuivant, affolant tout les Humains qui l'aperçoivent.
« Courrez ! Bendy est devenu fou ! » hurle Joey en cherchant à s'enfuir.
Le diablotin rendu fou par la douleur et par désir de protéger son bébé met la machine à encre en pleine puissance, faisant exploser les tuyaux. Les employés hurlent et s'enfuient aussi vite que possible. Pandora, elle, essaie de retrouver son frère.
« BENDY !? BENDY, OÙ ES-TU !? BENDOU ! »
Soudain, elle est attrapée par Isabelle et conduite de force à l'extérieur. Ceux qui étaient dans le département musique sont bloqués par l'encre qui dégouline. Alice serre ses petits frères en pleurant pendant que l'encre envahit tout l'étage. Même la pompe que Sammy a mise en route ne suffit pas à stopper l'écoulement d'encre.
« Tout va bien ! crie-t-il en essayant de les calmer tous. Notre Seigneur va tous nous sauver ! »
Tout ceux des étages supérieurs courent pour s'échapper, s'affolant en voyant le monstre qu'est devenu leur diablotin. Joey fusille le 'petit' Toon qui rage et ordonne qu'on coupe l'encre, ce qui est fait… mais l'encre que Bendy a absorbé lui permet de se battre. Alors que tous fuient, Joey reste en face-à-face avec le démon. Celui-ci essaie une fois de plus de le tuer lorsqu'une violente douleur se propage dans son ventre. L'Humain profite de ça pour s'enfuir.
À peine Joey est-il dehors que les Humains barricadent la porte pour empêcher le Toon de sortir et de les attaquer. Mais Bendy se fiche des Humains à cet instant. La douleur dans son ventre lui semble atroce. Il se calme et redevient le petit Toon diablotin qu'il est mais les douleurs ne s'arrêtent pas. Son corps dégouline du trop plein d'encre… lorsque Bendy se sent soudain atrocement vide et sent de l'encre coulé entre ses jambes. Affolé, il baisse les yeux pour voir de l'encre plus claire que la sienne. Il comprend alors ce qui s'est passé.
« Oh non… non non non… » suffoque-t-il en plaçant ses mains sur son ventre.
Isa lui avait bien dit d'y aller doucement maintenant si il voulait garder son bébé… mais en voulant le protéger de Joey, Bendy avait fait tout le contraire ! L'enfant n'avait pas supporté le changement du corps qui le portait. Le petit diablotin vient de perdre son bébé. La seule chose qui lui restait de Boris ! De grosses larmes coulent sur ses joues et son cœur semble se briser. Il s'étouffe presque avec ses sanglots avant de hurler de douleur et de désespoir !
Novembre 1959 :
Lorsque Bendy sort de ses pensées, il est surpris de constater qu'il pleure. Boris n'avait jamais été mit au courant pour l'enfant. À quoi bon puisqu'il ne naîtrait jamais ? Reniflant, il essuie ses larmes avant d'écouter Boris. Le loup venait de raconter ce que Joey avait fait et qu'il lui avait arraché le cœur.
« La douleur fut telle que je me suis évanouit… et quand j'ai rouvert les yeux, mon corps était massacré et il y avait de l'encre partout. J'ai donc cherché dans le studio et… j'ai trouvé Bendy en larmes contre la machine et il m'a tout raconté. Dès lors, on s'est retrouvé enfermé dans les studios, jusqu'à ce que les petits arrivent. » sourit le loup.
Le petit diablotin sourit à Aiden qui s'est perché sur sa tête. Il se souvient de la joie qu'il a ressenti en voyant Boris 'vivant', en âme avec lui dans le studio, plutôt que lui tout seul puis du bonheur qu'il a retrouvé lorsque les enfants sont venu le retrouver par curiosité pour découvrir qui il était vraiment. Il sent soudain une petite paire de bras qui l'encerclent, cherchant à le réconforter. Baissant les yeux, il voit Casper qui le serre, des larmes au coin des yeux. Le diablotin sourit et le serre dans ses bras en le berçant et fredonnant.
Eddie marmonne en terminant de noter tout ce qu'il a apprit. Si Joey Drew était devenu fou au point d'arracher le cœur d'un Toon pour avoir l'Immortalité, il avait peut-être un lien avec les attaques de ToonVille.
« Hum… on a un gros problème… marmonne-t-il en fermant son calepin. Si Joey est déterminé à obtenir l'Immortalité avec les cœurs des Toons, il a sûrement un rôle dans ce qui est arrivé à Pépé et Ortensia.
_Donc on peut prouver que Bendy n'a rien à voir là-dedans ! sourit Aiden en se redressant sur la tête du diablotin.
_C'est pas si simple, Aiden. soupire Boris. Bendy est catalogué comme un monstre par les autres. Sans preuves, ils ne nous croirons pas. »
Les enfants soupirent, agacés. Comment aider leur ami sans la moindre preuve de son innocence ? Comment prouver qu'un monstre n'était qu'une victime d'un monstrueux fou bien plus dangereux ?
Et voilà le chapitre 11 :D Enfin, vous avez la réponse à de nombreuses questions comme "qu'est-ce qui est arrivé exactement à Bendy?", "Qu'est-ce que Joey leur a fait?", "Que cherche-t-il à faire?"
La chanson de Pépé est la version Toonisée et "traduite" du medley "Sally's song and Corpse Bride" par Trickywi
Ah oui! et aussi... mention de mpreg! Bah oui et j'assume!
Ah! Les notifications! Je les oubliais:
21* Surnom Toon donné aux Humains qui leur donne leur voix.
Voilà :D à la prochaine, les amis! Et n'oubliez pas de laisser un petit commentaire pour me laisser votre avis :)
