Note de l'auteur : J'ai mis un peu de temps pour ce chapitre car c'est encore un chapitre plus long que la normale. Merci à tous ceux qui prennent le temps de m'écrire des reviews ^^ Je pense à ceux à qui je ne peux pas répondre par mail, comme Fan de twilight, Cha, Badabou, Lady hope, Darkazu et pardonnez moi si j'en oublie certains ^^

CHAPITRE 5

Ce dimanche, la chasse fut excellente. Nos besaces sont pleines et je suis ravie.

« On a vraiment eu de la chance aujourd'hui » remarque Gale.

Nous sommes sur le chemin du retour.

« Ce n'est pas de la chance Gale, c'est le secret d'un pas léger » je lui dis en levant mon pied droit et en le secouant un peu de droite à gauche. Il rit et je ris aussi.

« Tu es vraiment de bonne humeur aujourd'hui Catnip »

« Sympa de me dire que d'habitude, je ne suis pas une compagnie agréable »

« Je n'ai pas dit ça ! » Je le taquine un peu et il ne marche pas il court.

Parfois Gale prend tout trop au sérieux.

« Je te taquine »

« C'est bien ce que je dis, aujourd'hui tu es bizarre »

J'hausse les épaules.

« On passe chez le boulanger pour les écureuils ? » demande Gale.

Je n'avais pas pensé à cela. Et si Peeta était là ? Et si, en me voyant, il venait me parler ? Devant Gale ? Je préfère éviter cela. Je n'ai rien dit à Gale sur ma journée d'hier avec le fils du boulanger. Et je n'ai pas encore pu parler à Peeta pour le livre.

« Je ne sais pas. J'ai bien envie de les garder pour moi cette fois. »

« Comme tu veux, mais, moi j'ai bien envie d'essayer de lui refourguer un lapin »

« Je ne t'accompagne pas, il faut que je rentre. On est parti longtemps ».

Je quitte Gale sur ses mots. Quand je rentre à la maison, Prim m'attend, curieuse de savoir si la chasse à été meilleure que la veille. Ma mère me dit qu'il y a de la viande pour toute la semaine.

Je monte me décrasser et je pense à demain. Je viens aussi de comprendre avec ce qui s'est passé avec Gale, que je n'aimerai pas trop que ça se sache. Je ne veux pas passer mon temps à répondre à un tas de questions stupides au lycée. J'ai eu un avant gout la semaine dernière et c'est une expérience que je ne veux pas renouveler. Sans compter Gale. Je doute qu'il prenne bien l'idée que je sympathise et donne du travail à un fils de commerçant. Il va me harceler jusqu'à ce que je devienne folle.

Je ne parlerai donc pas à Peeta à l'école mais je lui laisserai un mot dans son casier. C'est le mieux.

Nous voilà lundi. Gale et Rory nous accompagnent Prim et moi. Notre école est immense, c'est la seule de tout le district 12 mais Prim et Rory ont cours dans un autre batiment. Gale à sport ce matin.

Je me demande si Peeta est déjà arrivé et s'il a mis le dessin de son gateau dans mon casier. J'accélère le pas en direction de celui-ci. J'ouvre et il est là. Je déplie la feuille et je vois qu'il n'a ommit aucun détail. Cela me donne faim. Il y a écrit un petit mot :

« Le dessin comme promis. Encore merci pour cette belle journée. Peeta »

Je replie le dessin et je le mets au fond de mon casier. J'arrache une feuille d'un de mes cahiers. Pour lui écrire au sujet du livre.

Peeta, j'ai une proposition de travail à te faire. Il faudrait mettre à jour un livre de plantes, les dessins surtout…

La sonnerie retentie. Mince, il faut que je finisse ce mot. Du coup je finis rapidement avec la première chose qui me vient en tête

Biensur je te paierai, je n'ai pas d'argent mais je te paierai en nature.

Je glisse rapidement le mot et je cours vers ma classe. Ce n'est que pendant le cours que je réalise ma tournure de phrase.

Je te paierai en nature.

J'avais pas du tout Réfléchi à la tournure de la phrase. Pourquoi n'ai-je pas écrit « nourriture ? » Je suis mortifiée. Il faut que je rectifie mon mot. Enfin que j'en écrive un autre. Il va penser quoi de moi sinon ?

Je lève la main. Le professeur est étonné. Il pense que je veux participer au cours sans doute.

« Melle Everdeen ? »

« Puis je aller aux toilettes ? »

« Non »

Je hais ce professeur. Discrètement, je prends une feuille et j'écris le mot pour Peeta

Quand je dis en nature, c'est en fromage de chèvre et baies... Katniss.

J'ai envie de me frapper. Ce n'est pas possible d'être aussi maladroite. Dès que la sonnerie retentie, je me précipite vers la sortie et les casiers. Je glisse le papier dans son casier Une chance qu'il soit ne soit pas loin du mien. Je peux le faire sans attirer l'attention.

A midi, avant d'aller manger, je vais voir, si j'ai une réponse. Il y en a une. Je déplie le papier.

Ca marche, on se donne rdv à la clôture comme lundi dernier pour en parler ? Peeta

Ps : Ton premier mot m'a bien fait rigoler. Et le deuxième aussi.

Je me sens bête maintenant. Je lui réponds par la positive et je me dirige au refectoire où Madge m'attend comme à son habitude. Je passe près de la tablée de Peeta mais je ne fais comme si elle n'existait pas. Pourtant, je sens le rouge me monter aux joues.

« Tu as couru Katniss ? » me demande Madge.

Non, je me suis pris la honte de ma vie. Mais je ne peux pas lui dire.

« Ils avaient mis le chauffage à fond dans ma salle »

La journée de cours enfin terminée. Je rejoins Prim Rory et Gale qui a décidé une fois de plus de nous racompagner. Du coup, je vais être en retard car je ne vais pas pouvoir aller à la clôture directement. Les Hawthorne nous quitte et à peine rentrée, je resors.

Heureusement, quand j'arrive, Peeta est encore là. Il m'a attendu.

« Désolée, pour le retard »

Il hausse les épaules et me sourit.

« Alors, tu as un livre à mettre à jour ?»

« Oui » je lui explique de quoi il s'agit.

« Je suis partant. Mais tu n'as pas à me payer, j'aime dessiner et… » Je l'arrête tout de suite.

« Non, tout travail mérite salaire »

« Surtout si c'est payé en nature » Puis il pouffe de rire. « Désolé, c'était trop tentant »

« Je me suis mal exprimée…Ce n'est pas drôle ! »

Il reprend son sérieux.

« Katniss, tu sais que je n'ai que les samedis de libres.. »

« Oui, ça m'ira aussi. Par contre… Comment dire… Je préférais que personne ne sache. Tu sais. Déjà parce que le lycée en ferait des gorges chaudes comme la semaine dernière et pour être franche. Il y a Gale. Il ne comprendrait pas. Il déteste les gosses de la ville. »

Il réfléchit quelques minutes à ce que je viens de dire. J'espère qu'il ne croit pas que j'ai honte de me montrer avec lui. Ce n'est pas le cas, je veux juste, rendre les choses plus faciles. J'aurais du mieux m'exprimer. Il va croire que j'ai honte.

« Je comprends. Pour être franc, moi non plus je n'ai pas trop envie d'être harceler de questions et puis si toi tu as Gale qui déteste les gens de ville. Moi, c'est ma mère qui ne supporte pas les gens de la mine. Et j'ai pas envie de rajouter ça à la longue liste de griefs qu'elle me porte »

J'apprécie sa franchise. C'est vrai que sa sorcière de mère serait capable de nous faire la misère. Je sais de quoi elle est capable. Même si je n'ai jamais plus vu Peeta avec un œil au beurre noir depuis le jour où nos regards se sont croisés et le pissenlit.

« Par contre » commence Peeta. « Dessiner dans la fôret… il faudrait quand même trouver un endroit avec une table. »

« Ne t'inquiètes pas pour ça. Dans la fôret, il y a une cabane. Mon père et moi on y allait souvent. Ca sera l'endroit parfait. »

« Marché conclu alors ! Melle Everdeen »

On se donne rendez vous pour le samedi suivant, au petit matin.

Nous nous sommes ignorés toute la semaine. De temps en temps nos regards se sont croisés mais on se détournait aussitôt. Comme avant. Sauf que cette fois, c'est différent, je ne me sens plus honteuse et embarassée.

La semaine est passée assez vite et contrairement à la semaine dernière, j'ai bien dormi. Ce samedi matin, je suis en pleine forme. Je me sens également d'humeur joyeuse. Il faut dire que le soleil pointe déjà ces rayons. Le disctrict 12 est tellement plus agréable lorsqu'il fait beau que sous la pluie.

Une fois mon sac prêt, je sors officiellement pour chasser. Prim est levée aussi, elle passe la journée chez son amie Marie. De ce fait, je me sens pas coupable de la laisser.

J'arrive à la cloture et il est là. Le soleil fait briller ses cheveux blonds. Il me sourit et je lui souris aussi. Ses sourires me donnent juste envie de lui rendre la pareille. La cabane est à moins d'une heure de marche. Quand on entre dans la foret, je vais chercher mon arc. Il faudra bien que je ramène quelque chose ce soir. Sinon Prim va trouver cela louche.

Plus on s'enfonce, plus j'ai l'impression qu'il fait du bruit en marchant.

« Tu ne fais plus d'efforts » je lui fais remarquer.

« Non, je sais que c'est peine perdue »

Je devrais me fâcher mais ce n'est pas le cas. Je trouverai bien un moment seul pour chasser dans l'après midi. Sur le chemin, on parle de nos professeurs respectifs. De nos cours, on a les même et on s'entraide même sur certains sujets qu'on n'a pas très bien compris.

Puis, nous arrivons. La cabane se situe à coté d'un petit étang. C'est là où mon père m'a appris à nager. L'endroit est ravissant et à voir la tête de Peeta. Il est sous le charme. Je me demande tout de même si je ne fais pas une bêtise. C'est un endroit qui m'est très intime. Je suis déjà venue avec Gale mais, Gale c'est différent. Lui, aussi, il a perdu son père, le même jour que le mien. Dans le même accident.

Peeta est déjà prés de l'étang à regarder s'il y a des poissons. Puis, il revient vers moi.

« C'est ta cabane ? »

« Non, oui, c'est celle de mon père. En fait, je ne sais pas bien s'il l'a construite ou s'il l'a hérité et améliorée ?

Je sors les clefs et j'ai un pincement au cœur. Comme à chaque fois que je rentre dans cet endroit. Rien n'a bougé depuis sa mort. Je ne déplace rien, sauf au coin cuisine et quand je m'allonge sur la petite banquette pour me reposer. J'aimerai tant que mon papa soit là.

« Ne touche à rien sans mon accord. » je le préviens.

Il acquièce. Il regarde l'intérieur avec curiosité et admiration.

« On dirait une petite maison. Ton père a du passer beaucoup de temps à faire de cet endroit un refuge parfait. »

Je ne lui réponds pas. Je suis toujours triste et nostalgique quand j'arrive ici. Ca dure plusieurs minutes.

Je me rends compte que Peeta n'a pas bougé d'un centimètre depuis qu'on est arrivé. Il reste au milieu de la pièce à attendre. C'est vrai que je lui ai dit de ne toucher à rien.

« Tu peux prendre une chaise et t'installer sur la table » Ce qu'il fait de suite. Il sort son cahier et ses crayons de bois. Il est déjà prêt pour travailler.

« Tu veux du thé ? »

« Je veux bien Katniss. Merci ». J'utlise le réchaud pour faire chauffer l'eau. Je sors les deux uniques tasses dont je me sers ici. Et quand c'est chaud, je verse le thé. Je sors les quelques sucres que j'ai emmené avec moi. Je lui en tends.

Il secoue la tête.

« Non, merci, sans sucre pour moi »

Je fronce les sourcils.

« Comment tu fais ? C'est amer sans sucre »

« Je préfère comme cela ».

Je bois une gorgée de mon thé puis je sors le livre de mon père. Je m'installe à coté de lui pour qu'on le regarde ensemble. Je tourne les pages.

« On dirait une encyclopédie maison. » Il en apprécie la précision et la classification. « Ton père était vraiment quelq'un plein de ressources. Je comprends que ta mère a tout quitté pour lui. »

J'allais lui demander comme il sait cela. Mais, il est de notoriété publique que ma mère est originaire de la ville. Alors, je m'abstiens.

On repère les dessins à refaire et il me demande de me donner plus de détails sur les plantes pour qu'il puisse les améliorer. Il est très sérieux et très appliqué. Le premier dessin prend forme sur son cahier de croquis. Il veut « l'essayer » avant de le reproduire officiellement. Etre sur que la représentation sera parfaite.

Au bout d'une demi-heure, malgré tout, il semble avoir des difficultes. Il se frotte souvent les yeux. Puis, il se met à éternuer plusieurs fois ce qui le déconcentre. Il peste contre lui-même.

« Tu as attrapé un rhume ? »

« Non. »

Il éternue de nouveau et ses yeux sont humides et rouges.

« Ca n'a pas l'air d'aller Peeta »

« Je crois savoir ce que c'est » dit t'il d'une petite voix et en passant sa main dans ses cheveux. Quelque chose le tracasse.

« Que se passe-t-il ? »

« La poussière. Je fais une allergie »

« Oh »

« C'est vrai que mis à par le coin, cuisine et la table, je n'ai jamais fait le ménage ici, il y a prés de 5 annés de poussières. Je n'ai jamais rien voulu toucher où déplacer. Je ne veux que tout reste en l'état.

« A la boulangerie, on est hyper sérieux sur l'hygiène et à la maison, ma mère est complètement maniaque. Tout brille. Elle nous fait traquer la poussière sans aucune pitié et ce dans toutes les pièces, inclus nos chambres. »

Il se met à tousser maintenant. Il se lève brusquement et sort. Je le rejoins dehors. Il à l'air d'aller un peu mieux.

« Je suis désolé Katniss »

« Ce n'est pas de ta faute »

« A moins de faire un peu de dépoussièrage, il va falloir se trouver un autre endroit » Il a l'air de s'en vouloir.

Un autre endroit ? Il n'y en a pas. Et faire le ménage, déplacer les objets. C'est hors de question.

« Je ne sais pas où on pourrait aller » dit Peeta.

Un silence s'installe.

« J'imagine que tu ne veux pas faire la poussière à cause de ton père. »

J'acquièce.

« Tu sais, le prend pas mal, mais il est évident que ton père prenait grand soin de cette cabane. Il voulait probablement que plus tard, adulte, toi et ta sœur puissent en profiter et par la suite, vos enfants. Je ne sais pas... Je ne le connaissais pas, mais d'après le peu que je connais de lui, il aurait sans doute aimé que cet endroit continue de vivre »

Je suis choquée parce qu'il vient de dire. En y réfléchissant, c'est sûrement ce que mon père projetait. Mais les paroles de Peeta me font mal. J'ai l'impression d'avoir trahit mon père. J'ai laissé sa cabane pratiquement à l'abandon. Je voulais juste qu'elle reste telle quelle.

Je ne sais pas quelle tête je tire mais Peeta me regarde l'air soucieux.

« Je ne voulais pas te blesser. Je parle trop. Je donne toujours un avis sur tout. Parfois, je devrais me taire. Je … Je n'aurais pas du me permettre de dire cela. On va bien trouver un autre endroit. » Il m'adresse un petit sourire faiblard.

« Non, Peeta, tu ne parles pas trop, tu parles avec justesse. C'est juste que je me sens soudain, une mauvaise fille. C'est vrai qu'il aimait cette cabane et qu'il passait beaucoup de temps à faire d'elle un endroit parfait. Si il l'a voyait maintenant. Il serait… »

Je prends une grosse respiration parce que je ne veux pas pleurer. Peeta me prend une main et la serre doucement comme pour me consoler. Puis, il me regarde.

« Hey, ton père ne t'en voudrait certainement pas d'avoir voulu tout laisser comme c'était. Je pense qu'il serait plutôt touché par ce geste. Mais on peut tout nettoyer, en laissant tout comme avant. Crois-moi, ca je sais faire ! Avec ma mère, tout doit être à sa place au milimètres près. Qu'est ce que t'en penses ? »

J'en pense que c'est une excellente idée et un parfait compromis.

« On a pas de produits ménagers » c'est malgré tout, tout ce que je dis.

« Il doit y en avoir. Ton père avait surement mis quelque chose quelque part. Le tout est de savoir si tu es prête à ouvrir quelques placards ? »

Ce jeune homme est toujours plein d'enthousiasme et de respect. Je n'arrive pas à me décider et pourtant

« Tu serais prêt à m'aider ? À affronter les couches poussièreuses ? »

« Biensur, je n'ai peur de rien. J'attacherai un mouchoir pour ne pas trop en respirer et si j'ai une crise, je prendrai l'air. Tu vas découvrir mes incroyables qualités de monsieur propre. 16 années d'expériences en la matière. » Il est plein d'énergie.

« On fera bien attention à tout remettre exactement à sa place ? »

« Ne t'inquiètes pas, j'imaginerai que ma mère fera l'inspection finale. Je serais précis. »

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai confiance en Peeta. Et je suis de plus en plus convaincue que mon père serait content de voir sa cabane propre.

On rentre dans la cabane et effectivement en ouvrant un placard, tout est là. Les produits ménagers mais aussi le matériel pour effectuer des réparations.

De voir tous ces produits laissés là par mon père me conforte dans l'idée que c'est ce qu'il aurait voulu.

On s'arme chacun d'un chiffon et de produit. Peeta à carrément mis un napperon autour de son visage pour éviter de respirer les poussières. Malgré tout, de temps en temps, il doit sortir. Il tient sa promesse et remet tout exactement au milimètre prés. Il est très à l'aise avec le ménage. Ca mère ne doit pas rigoler sur le sujet.

Alors que je dépoussière une étagère, il s'attaque à un objet qu'on ne distingue plus sous la crasse et l'epaisseur grisatre. Il se met à tousser et je me retourne pour voir si tout va bien. Il en a presque fini.

« Katniss ! Viens voir… »

Je m'approche. Je ne me souvenais même plus que mon père en possédait un..

« Un petit poste de radio » lance Peeta avec envie « Incroyable, tu crois qu'il fonctionne encore ? »

« Je ne sais, si c'est pour écouter la radio du district 12 qui milite pour les bienfaits du gouvernement à quoi ça sert ? »

« Y a pas que cela. Y à la radio du capitol aussi »

Je roule les yeux.

« On ne peut pas la recevoir et à mon avis ça serait encore pire que la radio du district »

« Non Katniss. Ce n'est pas ce que tu crois. Les parents de Delly, ils ont un poste aussi. Et une fois, on s'est amusé à chercher les fréquences et on est tombé sur radio capitol. Normalement, on ne doit pas en recevoir la fréquence. Mais c'est possible si on cherche bien. »

Je n'en vois pas du tout l'intérêt. Ca me dégoute plus qu'autre chose. Mais il continue.

« Tu serais étonnée, Katniss. Leurs programmes sont complètement différent des notres. Ca n'est pas de la propagande à chaque instant. Où des chants qu'à la gloire du gouvernement ou des hungers games. C'est varié. Comment dire ? On se rend compte qu'ils n'ont pas besoin de leur faire peur. Ya même des chansons, qui redonnent espoir. Enfin, ca ne parle pas de renverser le gouvernement. C'est juste sur la vie de tous les jours. On les écoute en secret avec Delly. »

« Tu es un traitre Peeta ! Comment peux-tu apprécier des choses qui viennent du capitol »

« Katniss, rien n'est tout noir ou tout blanc. Moi, ces chansons, elles me redonnent espoir quand je suis déprimé. »

Il tourne le bouton pour l'allumer. Je n'ai pas le temps de dire non. Manifestement les piles sont encore bonnes.

« Eteins cela Peeta ! »

Mais il ne mécoute pas et il cherche la fréquence. Je vais me mettre en colère d'une minute à l'autre. Je ne veux pas que radio capitol résonne dans ses murs. Je suis sur le point de le prendre par le bras pour le mettre dehors sans ménagement quand, une chanson se fait entendre. Le rythme est enjoué. Ca ne ressemble à rien de se qu'on entend d'habitude.C'est une femme qui chante.

Si tu essayes ! ..
Et que tu y crois.
Tu peux... Tu pourras !
Dans ton fort intérieur,
n'aies pas peur de tes rêves.
Jamais, tu ne connaîtras ça.
Jusqu'à ce que tu essayes. *

Ce n'est clairement pas, une chanson qu'on risque d'entendre. Ca pourrait donné des idées ici. Je me surprends à écouter.

Tes tes doutes.
Ils trouvent une façon de te démolir.
Mais ce n'est pas la fin.
Tu obtiens juste une nouvelle chance.
Pourquoi pas ?
Donne-toi cette chance.
Rien ne te retiendra.
Tout ce que tu veux est là à t'attendre.
Choisis ce que tu veux faire.
Tu dois avoir confiance en toi.
Ce que tu ne sais pas,
c'est que tu peux tout avoir …

Je n'ai jamais entendu une chose pareille. Et la chanteuse peut chanter cela sans avoir de problème ? Ca parle de rébéllion. Gale n'en reviendrait pas.

« Katniss… Je la connais cette chanson, c'est une de mes préfèrées. Elle me redonne la pèche à chaque fois » Il enlève son napperon qu'il avait gardé jusque là autour de son visage.

« Mais ces paroles sont dangereuses »

« Oui, quand tu l'écoutes ici, c'est sur, mais au capitol, les gens ne vivent pas comme nous. Pour eux, c'est une chanson pour les aider à résoudre leurs petits problèmes quotidiens. C'est pour ça que la fréquence est interdite ici. Normalement. »

En plus l'air de la chanson est simple et efficace. Soudain, Peeta prend le manche du balais et commence à se dandiner en faisait du playback. Il est ridicule. Mais visiblement il s'en moque. Je le regarde ne sachant pas si je dois rire où avoir honte. Je remarque qu'il bouge pas mal pour un garçon, il a le rythme. La scène est hallucinante. Peeta Mellark est en train de se prendre pour une pop star juste en face de moi.

Je pouffe soudain, c'est trop. J'éclate de rire. Ce garçon, il lui manque une case.

« Vas'y moque toi si tu veux. Mais, je n'ai jamais l'occasion de pouvoir me laisser aller comme ça. Sauf, parfois avec Delly. Ca fait du bien de se lacher de temps en temps. Tu devrais essayer. »

Mais quel culot. S'il croit que je vais me ridiculiser pour lui faire plaisir. Il se trompe. Une autre chanson démarre et elle est dans le même ton enjoué que la précédante.

Il la connait aussi. J'ai envie de le mettre au défi.

« Pourquoi tu ne chantes pas avec ta voix. Au lieu du playback ? »

« Je chante faux. »

« Oh ! Mais tu n'as pas avoir honte. Lache toi. Personne ne t'entendra ici »

« Toi, tu es là »

« Peeta, tu ne peux pas être plus ridicule que maintenant » je rigole de nouveau. Il fait semblant de prendre la mouche.

« Très bien, tu l'auras voulu, t u ne viendras pas te plaindre après »

Et il commence à pousser la chansonnette. C'est un véritable massacre. Rien n'est juste, tout est faux. Mais il continue de plus belle. Mon père, qui avait une si jolie voie doit se retourner dans sa tombe. Comment, un garçon si mignon peut-il chanter aussi mal.

« Tu avais raison… »

Il hausse les épaules.

« C'est sur que je n'ai pas ta voix »

« Quoi ? »

Comment sait t'il que je chante ? Enfin chantait. Depuis la mort de mon père, à part pour Prim à quelques rares occasions, je ne chante jamais.

« Ta voix est si belle, que les oiseaux s'arrêtent de chanter pour t'écouter »

« N'importe quoi. Et où tu m'as entendu chanter d'abord ? » Mon ton est agressif.

« Le jour de la rentrée à la maternelle. L'institutrice a demandé qui connaissait la chanson de la vallée et tu t'es portée volontaire. »

C'est vrai, je ne m'en souvenais plus.

« Tu avais deux tresses au lieu d'une. C'est aussi à ce moment là que mon père, m'a avoué qu'il avait voulu épouser ta mère mais qu'elle l'avait laissé tomber pour un mineur à la voix d'or »

Ca alors, j'en suis pour mon quota de surprises aujourd'hui. Cela me fait bizarre de penser que monsieur Mellark était amoureux de ma mère. En plus elle ne me parle jamais de lui, autre que pour vanter son pain.

Peeta a toujours le sourire aux lévres et se remet à danser sur les musiques. Il danse vraiment bien, bien mieux qu'il ne chante.

« Allez Katniss, viens danser ! »

Je fais non de la tête.

« Tu ne sais pas danser ? »

« Biensur que je sais danser. »

« Alors viens » Il me tend la main. Je la lui refuse. Danser est futile et ca ne rapporte rien.

« De quoi as-tu peur ? Comme tu l'as dit tout à l'heure, personne ne te regarde Katniss »

« Toi tu es là »

« Et je te promets, moi, de ne pas me moquer si tu danses mal »

« Je danse bien »

« Prouves le »

Il m'énerve. Il me retend la main et affiche un sourire auquel on ne peut resister...

« Je vais te mettre en pièce, Mellark. Suis-moi si tu y arrives »

Et on se met à danser. Un peu de tout. Parfois, un peu de rock, qui se finit en genre de valse, c'est du grand n'importe quoi en fait. Mais, je m'en moque. Personne n'est là pour me juger. Et j'aime la musique que le capitol passe. Ma fièrté en prend un coup. Mais j'ai toujours aimé la musique. Elle m'envoute. Et je n'ai jamais eu l'occasion d'en entendre d'aussi bien joué. Je me retiens de fredonner. Déjà que je danse. C'est un immense bouleversement.

Avec Peeta, je trouve mon rythme. On se cogne un peu parfois les genoux et je lui ai marché sur les pieds deux fois. Mais c'est parce qu'on fait plus n'importe quoi, qu'une danse structurée. Il est un bon partenaire de danse. Meilleur que Gale. Je me souviens d'avoir dansé avec Gale une fois, pour l'anniversaire de Prim. Il est tout raide et engoncé.

On va de plus en plus vite et on rigole. Je ne pense plus à rien. Je ressens juste la musique et les beaux yeux bleus de Peeta semblent avoir le pouvoir de tout vous faire oublier.

Mais à trop faire les fous, je perds l'équilibre et on tombe lourdement l'un sur l'autre. Nous voilà par terre. Ma tête sur son torse. Il est ferme et bien musclé. Je ne m'attarde pas, parce que je suis génée par la position embarassante dans laquelle on se trouve.

Je me relève et il fait une grimace. Il porte sa main sur le coté droit de son crane.

« Je crois que ma tête à frapper quelque chose. Je vais avoir une belle bosse »

Oh non, en plus c'est de ma faute. Il se relève en massant l'endroit.

« Tu ne saignes pas ? »

Il regarde sa main. Pas de sang. Je m'approche de lui.

« Je peux voir ? »

« Oui, fais attention »

Je passe mes mains dans ses cheveux. Ils sont épais et doux. Et je sens la bosse. Elle pulse.

« Tu as mal ? »

« Un peu, mais la chaleur de ta main me fait du bien »

« Ah bon ? »

Du coup, je la laisse. Je me sens coupable parce que j'aime la sensation d'avoir ma main dans ses cheveux alors qu'il souffre.

Le ventre de Peeta gargouille et je reviens à la réalité.

Je regarde l'horloge et on n'a pas vu les heures passées. L'après midi est déjà bien entamé.

« Il est temps de manger ». Je l'aide à se relever parce que nous sommes encore à terre. Je me rends compte, que le ménage est pratiquement fini. A part pour le sol. L'intérieur de la cabane a retrouvé le charme des années où mon père était vivant. Je suis émue. Je me dirige vers le réchaud et sors la nourriture de mon sac. Peeta me donne la sienne. Il met la table avec les couverts que je lui donne à disposer.

Le soleil tape à travers les fenêtres et je me rends compte qu'on s'est bien dépensé a danser car, il a de grosses auréoles de sueurs sous les bras. Je jette un rapide coup d'œil au miroir, où il est maintenant possible de se voir. Et je suis dans le même état que lui. J'aurais du prendre un t shirt de rechange. Enfin, je ne pouvais pas prévoir que j'allais danser comme une folle et si on me l'avait dit, je ne l'aurais pas cru.

Il à l'air d'avoir chaud aussi, il remonte les manches de sa chemise et je vois un énorme bleu. Il a du voir les gros yeux que je viens de faire car soudain, il rabaisse ses manches.

« C'est quoi ce bleu ? »

« Rien »

« Remontes ta manche ? »

« C'est bon Katniss… je me suis fais ça à la lutte ». J'ai l'impression que ce n'est pas la vérité. Mais il continue « Le coach n'y est pas allé de main morte » et il se met à rire comme si de rien n'était. « Mais si je veux battre mon frère un jour il faut que je donne de ma personne ».

C'est possible que cela soit la lutte après tout. Que je me fasse des idées. L'eau déborde de la casserole et je me précipite pour éteindre le réchaud.

Cette fois ci, on partage nos deux c'est vrai que même si son pain est élastique. Il a un bon gout.

« Il n'y a plus que le sol à laver et on aura terminé » me dit t'il.

« Oui. »

« Par contre, on a pas du tout avancé le bouquin. Je peux quand même prendre du fromage de chèvre ? »

« Biensur, il est tout à toi, pour le livre, si ca ne te dérange pas, on remet ça à samedi prochain ? »

« Avec plaisir et cette fois, comme tout est propre. Je ne serais pas pertubé »

« Merci Peeta »

Il hausse les épaules et dévore le fromage de Prim. Une fois le repas terminé, on fait la vaisselle, on passe la serpillière et il est temps de rentrer.

Au moment de refermer la porte, je regarde l'intérieur de la cabane, qui ne ressemble plus à ce qu'elle était avant. Je revois l'endroit où Peeta et moi avons chutés, dansés, rient. Et je me demande si, il est raisonnable de construire de nouveaux souvenirs ici. Des souvenirs où mon père n'est pas présent. Mon cœur se serre. Que penserait t'il de tout cela ?

Je ferme la porte. Peeta regarde les petits poissons de l'étang. Quand soudain, une raffale de vent balaye l'endroit et devant moi, flottent au vent, les aigrettes des pissenlits qui se trouvent aux alentours. Peeta me sourit. J'attrape quelques aigrettes au vol. Les pissenlits, peeta et mon père. J'ai l'étrange impression que je viens d'avoir ma réponse.

A suivre

La chanson c'est la traduction de Try, de la bo du secret de térahbitia