Note de l'auteur : Voilà, un chapitre un peu plus long. Qui fut moins facile que je ne pensais à écrire. J'espère qu'il vous plaira. Un petit bond dans le passé de Katniss et Peeta pour le meilleur et pour le pire ^^
Merci pour vos reviews. Voici la première partie des confessions ^^.
Chapitre 25
Katniss pov
Peeta me regarde avec beaucoup d'impatience et de curiosité. Je me sens un peu embarassée.
Je commence mon récit. C'était après que nos regards se soient croisés et le pissenlit. Je ne suis lui raconte pas ce moment cependant.
« Donc, six mois aprés notre première moisson. J'étais déterminée à te remercier. Je t'observais de loin pour trouver le bon moment. J'ai très vite compris que ce ne serait pas aussi facile. Je découvrais que le garçon des pains était toujours très entouré contrairement à moi. »
« Le garçon des pains ? » Peeta a un petit sourire malicieux.
« Je t'appelais comme ça. Je connaissais ton prénom biensur. Mais… Oh et puis ce n'est pas un détail important »
« Je trouve que si ! Je suis le garçon des pains » renchérit Peeta avec un sourire benêt. « C'est trop mignon »
Je lève les yeux vers le ciel. Je peux reprendre ?
« Je suis toute ouie »
« Il était biensur hors de question que je m'affiche en public. Je ne voyais pas comment je pouvais t'approcher. Mais un jour, alors que je rentrais chez moi, je t'ai vu me suivre du regard. Tu étais seul, assis sur un banc. J'ai trouvé cela étrange.
Peeta décide de faire quelques commentaires.
« Oh … En fait, je te regardais rentrer chez toi tous les jours Katniss. Tous les jours… je ne m'en cachais pas vraiment, mais tu ne remarquais jamais. »
Biensur que je ne faisais pas attention, j'avais tellement hâte de rentrer chez moi à chaque fin de journée. Pour voir si tout allait bien à la maison. Si Prim était en sécurité. Je ne m'attardais pas du tout.
« Bref, j'ai décidé de faire demi tour et j'ai fait semblant de regarder une petite affiche sur un mur. »
Le sourire de Peeta s'efface. Oh là là, Ca y est, il s'en rappelle : De ce jour, où je l'ai humilié. Il reste silencieux. Je continue.
« Alors que je regardais l'affiche, tu n'avais pas bougé du banc. Il n'y avait personne aux alentours. Je me suis dit que c'était le moment idéal pour t'aborder. Je me suis tournée vers toi. Et j'ai pris mon courage à deux mains »
« Pourquoi tu avais besoin de courage ? » questionne Peeta.
« Parce que je n'aime pas devoir quelque chose aux gens. Tu le sais »
« Ah oui… »
« Donc, après un débat interne de quelques minutes, je t'ai fait coucou de la main »
Il m'interrompt encore.
« J'y crois pas… C'était bien pour moi… » Il se pince les lèvres.
« Tu l'as vu et tu as fait quelque chose à laquelle, je n'étais pas préparée : Tu t'es levée d'un bond avec un sourire éblouissant et tu as commencé à venir vers moi. »
« Katniss… Tu t'attendais à quoi ? Que je reste sur le banc figé alors que tu venais de me faire un signe amical. J'étais fou de joie que la fille de mes rêves me lance une perche pareille, Tu crois que j'aurais hésité ? Et puis tu devais bien avoir vu que j'étais plutôt du genre social non ? Que j'allais pas rester planter là »
« Je pensais pas. J'ai complétement paniquée. Quelques mètres nous séparaient et je cherchais désespérement un échaptoire du regard. Et c'est là que par chance, j'ai vu Gale sortir d'une maison avec un de ses amis. »
« Je me souviens » La voix de Peeta est amère. « Tu m'es passée devant en criant « Gale » et tu la rejoins. Je me suis senti comme un con. Quand j'ai réalisé que le coucou n'était pas pour moi mais pour Gale Hawthorne. Et là tu m'apprends que le coucou était bien pour moi mais que tu t'es défilée à la dernière minute ! »
Je me sens stupide et honteuse. Quand je repense à ce moment. C'est vrai que je suis passée devant lui sans le regarder en appelant Gale. En plus, je ne connaissais pas encore bien Gale à l'époque. On se chamaillait encore souvent pour nos butins. Il fut très surpris de moi voir débouler vers lui comme ça. C'est aussi à partir de ce moment là, que Gale et moi, on a commencé à se voir en dehors des bois et se montrer en public. Après tout, j'avais fait le premier pas. Seulement pas intentionnellement.
« Je suis désolé Peeta. Vraiment désolée. » Je l'embrasse sur la main avec tendresse.
« J'ai mis des semaines à m'en remettre Katniss. Je me disais que biensur, j'avais été bête de penser que cétait pour moi. Je t'avais lancé les pains de la pire manière qui soit… Au lieu d'aller te les donner en mains propres. Comment aurais tu pu vouloir me parler après cela… »
C'est vrai qu'il s'était senti coupable pour la façon dont il m'avait lancé les pains alors que jamais cela, ne m'avait traversé l'esprit. Il avait fait un geste incroyable envers moi. Il m'avait sauvé la vie et c'était fait battre après pour ce geste.
« Tu sais très bien ce qu'il en est maintenant, à ce sujet… »
« Oui mais à l'époque, je me sentais vraiment mal. En plus, c'est ce jour là, que j'ai appris que tu connaissais Gale Hawthorne. Le plus beau garçon de la Veine. Ce fut une horrible journée. Après cela, je t'ai evité comme la peste. C'était trop douloureux »
« J'avais remarqué, dés que nos routes allaient se croiser dans les couloirs de l'école, tu partais immédiatmenent dans la direction opposée. Et moi je pensais que tu étais faché parce que je t'avais humilié »
Il passe sa main dans les cheveux. Soudain, il éclate de rire.
« Ce qu'on a pu être bête. Mais merci Katniss de m'avoir raconté cela. Je me sens mieux de savoir que ce geste m'était bien destiné et que je n'avais pas pris mes désirs des réalités ».
Je le prends dans mes bras, sans trop le serrer et je ne peux resister à l'envie de l'embrasser sur les lèvres. Un petit baiser empli de pardon et de réconfort.
« Mais enfin, Pourquoi tu as paniqué Katniss ? Je te faisais peur ? »
« Non… Mais euh… Tu… » Je begaye. « Tu avais l'air si…Je ne sais pas j'ai paniqué »
Il équarquille les yeux.
« Je te plaisais ? »
« Pas du tout » Je rétorque immédiatment. « Je te l'ai dit, je n'aime pas avoir des dettes et…je pensais que j'étais prête mais non »
Il a un petit sourire espiègle. Est-ce que j'ai paniqué parce qu'il venait vers moi avec son sourire étincelant ? Parce que j'allais parler au garçon des pains et qu'il avait l'air gentil et mignon ou bien parce que j'avais une dette colossale envers un garçon de la ville et que fière comme un paon, je ne voulais pas me retrouver dans cette situation ?
Me connaissant, c'est surement la deuxième solution. Je ne suis pas le genre de fille qui se laisse intimider par le sourire d'un beau garçon. Encore moins à l'époque. J'affrontais la fôret, j'allais à la plaque. J'avais autre chose à faire que de passer mon temps à rembourser une dette si grosse.
« A toi maintenant ? »
Il plisse les yeux.
« Tu as promis »
« Tu sais Katniss, je n'ai pas vraiment de secrets »
Il se fout de ma commence bien. Je prends une profonde respiration. Je ne dois pas être négative. Il s'agit de le mettre en confiance par de le mettre sous pression. Je prends sur moi pour me tempérer.
Je lui caresse la main et j'embrasse celle-ci, une nouvelle fois. Je joue avec ses doigts et je me rends compte que j'adore ses mains.
« Tu sais, je suis prête à tout entendre. » Je lui dis d'une voix douce « Tu peux me faire confiance comme je te fais confiance. Normalement, je ne parle, ni ne laisse personne parler de mon père. Pourtant, je te laisse et j'accepte que tu pénêtres cette intimité douleureuse pour moi. Parce que je sais que tu ne me jugeras pas. Que tu me respectes et que tu veux m'aider. Moi aussi j'aimerai pouvoir être là pour toi. »
Je suis sincère. Depuis que je le connais, il fait toujours tout pour moi et ce n'est pas juste. Je veux être aussi quelqu'un sur qui il peut compter.
« Mes histoires risquent d'être moins droles Katniss. »
Je le serre tendrement dans mes bras.
« Je ne t'oblige à rien mais je veux que tu saches que tu peux compter sur moi, que tu peux te confier. »
Je me découvre sous un nouveau jour. Je ne pensais pas être capable de tant de patience et de compréhension envers quelqu'un d'autre que Prim. Mais je désire vraiment être une épaule sur qui il puisse se reposer.
« Je… J'ai une relation compliquée avec ma mère » commence t'il. Je lui caresse le bras pour le relaxer.
« J'aime ma mère. Mais, je crois qu'elle me hait. C'est une femme forte, tu sais : Une femme intelligente et pleine de ressources que mon père a complétement brisé et par la plus grande des malchances, je suis le symbole de tout le mal qu'il lui à fait. »
J'ai un peu de mal à comprendre.
« Comment cela ? »
« Il faudrait peut être que je commence par le début. Si ca t'interesse, car c'est avant même ma naissance »
« Je veux savoir. »
Il me raconte et j'apprends avec surprise que c'est sa mère qui est l'héritiaire de la boulangerie. Son père était le fils d'un ébéniste mais il faisait une allergie à la sciure de bois. De ce fait, son père dés ces 14 ans s'est proposé comme apprenti à la boulangerie. C'est là qu'il a connu sa mère, qui n'avait que 11 ans à l époque. Son père fréquentait déjà ma mère. Les années ont passées et lorsque ma maman a rompu pour le mineur à la voix d'or. C'est elle qu'il l'a consolé et soutenu. Elle est amoureuse de lui depuis son jeune age. Il l'a demandé en mariage, elle accepté, elle n'avait que 17 ans. Son père a refusé l'idée du mariage. Alors, ll lui a proposé de tomber enceinte pour faciliter les choses. C'est ainsi que le frère ainé de Peeta est venu au monde. Le père devant le scandale a du plier mais il a fait signer un contrat de mariage stipulant que si son père quittait sa mère. Il n'aurait rien.
« Ce n'est pas réellement, l'idéal pour commencer un mariage » Je m'exclame.
« Oui, puis, les ennuis financiers ont commencés » explique Peeta. « Une seconde boulangerie s'est ouverte. Elle pratiquait des prix moins cher. Mon père n'est pas un bon gérant et il ne fait que ce qui lui plait. » Il soupire.
« Ma mère gerait tout. Malgré cela, ils perdaient des clients. Elle à eu l'idée de créer une boulangerie de luxe. Pour les pacificateurs, mais aussi les plus riches du district 12 et les officiels du jour de la moisson. Elle a dessiné des modèles de pieces montées luxueux et à hypothéqué la boulangerie pour financer le tout. Elle est allée demarcher les clients. Pendant que mon père se contentait de faire le pain et les gateaux. De plus, Comme moi, elle utilisait ses dons artistiques pour faire les glaçages et décorations. »
Je n'avais jamais imaginé que madame Mellark puisse être une femme si pleine de ressources. Sans compter qu'elle était si jeune, avec un enfant sur les bras. Je devine sans mal dans le ton de Peeta qu'il est très fier de sa mère.
Il poursuit son récit et me dit que les affaires se sont améliorées et qu'ils ont eu Paratha. Cependant, sa mère était agacée de devoir tout prendre en charge et les disputes ont commencés. Leur relation était au point mort et il n'était pas question pour monsieur Mellark de divorcer. Sinon il perdait tout.
Je pense à ma famille, l'unité et le bonheur que l'on avait à être ensemble. On dirait que les Mellarks n'ont jamais connu cela. Peeta continue son récit.
« Puis, il a reproché à ma mère de ne pas faire d'efforts, de ne pas s'occuper de lui. Et, elle m'a raconté qu'elle s'est laissée persuader de se teindre les cheveux en blond clairs. »
Soudain, un malaise me saisit, car je pense à ma mère.
« J'espère que ce n'est pas ce que je crois… » Je murmure.
« Hélas, pour faire court, j'ai appris que le jour où j'ai été conçu, alors qu'il s'abandonnait dans les bras de ma mère, il criait le prénom de ta mère ».
C'est atroce. Peeta est tout pale. Je me sens, soudain plein de compassion pour la sorcière. Tout ce temps passé à croire que monsieur Mellark était un être gentil et plein de bonne volonté, tout en accusant la mère de tous les pires maux de la terre.
Peeta soupire et je vois qu'il ne va pas bien. Je lui caresse la joue et l'embrasse. J'ai beaucoup de questions à poser et la première est sans doute celle-ci : Comment sa mère a pu révèler une chose pareille à son fils ? Mais quand je pense que Monsieur Mellark a dit à son fils de cinq ans qu'il voulait en épouser une autre que sa maman. Je comprends bien que la famille Mellark est complétement disfonctionnelle.
Je ne sais pas quoi dire et je suis très mauvaise avec les mots. Alors je le caline. Je ne peux pas faire mieux.
« A moi, maintenant de te raconter mon secret numéro 2 » je lance doucement « si tu veux bien ? »
Un sourire réapparait sur son visage...
« Clairement ! Alors dans quelle situation embarassante tu t'es mise encore en essayant de remercier ton garçon des pains ? »
Peeta Mellark possède cette fascinante disposition à surmonter sa peine en quelques minutes alors qu'il me faudrait des heures, voir des semaines.
« Cette fois, je te garantie que tu vas bien rire. Heureusement personne ne m'a vu et surtout pas toi, sinon, je me serais pris la honte »
Il rit. Ca me fait du bien de l'entendre rire ainsi. Alors, je lui raconte l'histoire.
L'année d'après, j'étais toujours tourmentée par le fait que je n'avais pas pu remercier Peeta. Les choses ne s'étaient pas arrangées. Il me regardait parfois et je faisais semblant de ne pas voir. Cette année là, il est tombé dans la même classe que Delly Cartwright. Elle ne le lachait pas d'une semelle.
J'allais toutes les semaines en ville pour revendre des mures au vieux cireur de chaussures. Je devais passer tôt le matin avant l'école. Et au retour, je passais toujours prés de la boulangerie. Et de l'arbre où je m'étais laissée à mon desespoir. L'endroit où Peeta m'avait lancé les pains. Et puis, un jour, j'ai entendu la porte s'ouvrir et je l'ai vu. Peeta. Je me suis cachée derrière l'arbre avant qu'il ne m'aperçoit.
La voix de sa mère a retenti
« Compte bien les sacs. S'il en manque un, tu viens me voir » Comme à son habitude, sa voix était autoritaire et agressive.
Peeta s'est mis à bailler et il s'est étiré. Il a quitté l'arrière cour pour aller dans un endroit que je ne voyais pas. Puis il est revenu avec un sac de farine sur l'épaule. Cela semblait très lourd et il ne semblait pas avoir de difficultés. Il a fait plusieurs allers et retours et je n'ai pas bougé de ma cachette. Lorsqu'il a eu fini, je suis partie.
J'en ai conclu qu'il venait de recevoir une livraison de farine du district 11. Après quelques enquêtes, je découvrais qu'une fois par mois, tous les jeudis, la boulangerie se faisait livrée.
Le mois suivant, je me suis levée très tôt et j'ai grimpé sur l'arbre. Le feuillage me cachait bien. J'attendais et comme je l'espérais : Peeta s'occupait de la livraison comme le mois dernier. J'étais impressionnée par la facilité et la rapidité avec laquelle qu'il trimballait ses sacs.
Comme, la dernière fois, il faisait le travail seul. De ce fait, le mois suivant, j'y suis retournée et je me disais que je pourrais en profiter pour l'approcher et le remercier. Mais je suis restée immobile dans mon arbre à le regarder faire sa livraison.
Pleine de résolution, le mois d'après, j'étais plus déterminée que jamais. C'était l'été. Il faisait déjà chaud. Peeta était au rendez vous et je n'arrivais pas à me décider à descendre de mon arbre. En plus, il fallait que je descende discrètement, lorsqu'il avait le dos tourné. J'aurais eu l'air de quoi, s'il me voyait descendre de l'arbre ? Il aurait cru que je l'espionnais.
C'est à ce moment là, que Peeta m'interrompt
« Dire que je me sentais coupable de t'observer de loin… Si j'avais sur que tu étais planquée dans l'arbre à me mater… »
Je lui donne une petite tape sur l'épaule. Encore une fois, il exagère. Bref, je reprends.
Je me suis rendue compte que cela n'allait pas être possible, qu'il faudrait que je revienne le mois prochain. J'étais toujours dans l'arbre quand il eu enfin fini mais cette fois, au lieu de rentrer directement. Il s'est assis sur le perron et a enlever son T shirt trempée de sueur. Et c'est à ce moment là, que sous le choc de ce que je venais de voir, je suis tombée de l'arbre comme une masse. J'ai reagi au quart de tour et j'ai rampé rapidement jusqu'à un buisson et je me suis dissimulée dedans. J'ai entendu la voix de Peeta.
« Y a quelqu'un ? »
Mais je n'ai pas répondu. Les piquants du buisson me lacéraient les bras et je m'étais foulée la cheville. J'ai du attendre une demi heure en priant qu'il ne vienne pas voir ce qui avait causé ce bruit. Chose qu'il n'a pas faite.
« Après cela, je ne suis plus jamais allée là bas pour essayer de te remercier »
Peeta est mort de rire.
« C'est que tu t'en donnais du mal… Si j'avais su tout cela… » Il rit de plus belle et lance :
« Tu devais avoir un sacré beguin … »
« N'importe quoi ! C'était la première fois que je voyais…et puis je n'étais pas là pour cela. Je voulais te remercier c'est tout »
Il est reparti de plus belle et il rit tellement qu'il en a les larmes aux yeux.
« Ce n'est pas drole, j'ai eu mal, ca a été difficile pour rentrer chez moi. » Il pourrait avoir un peu de compassion. Je suis vexée.
Il me prend dans ses bras et me dépose une foule de petits baisers pour se faire pardonner.
Je ne sais pas pourquoi, mais il irradit de bonheur.
« Bien à ton tour maintenant » je lui rappelle.
A suivre.
