Chapitre bien plus longs que les précédents, mais j'espère qu'il vous plaira.

J'avais prévu de le poster plus tard, mais y a une amie à moi qui a des soucis en ce moment et qui a besoin de se distraire. Alors... Un petit cadeau pour lui montrer mon soutien ! C'est pour toi ma belle ! ;)

Bonne lecture !

Bisous cramés !

Pyro


Luffy écoutait sagement sa musique, ses écouteurs dans les oreilles, allongé sur son lit, quand il entendit des pas lourds monter les escaliers tout proches. Il reconnut l'auteur de ce son, et sourit doucement. Trois... Deux... Un...

-ZORO ! Combien de fois faudra-t-il te répéter que ta chambre c'est la deux-cent-treize au DEUXIÈME ÉTAGE ! Sors de là ! Dépêche !

-Ça va, répondit la voix grave du vert. C'est pas la peine de hurler.

-Tu t'es perdu cinq fois en une après-midi, pour atterrir dans ma chambre. Je crois que j'ai un peu le droit de m'énerver. Tu n'es qu'un pauvre mâle, tu n'as rien à faire ici, face à la beauté que je suis !

Luffy éclata de rire. Eh bah ! Hancock est en forme, on dirait ! Bon, j'vais le chercher.

Il se leva de son lit et monta les escalier pour rejoindre son ami. Il n'eut aucun mal à le retrouver en se dirigeant grâce aux hurlements de la jeune femme.

-Hey Zoro ! appela-t-il en agitant la main.

-Luffyyyyyy ! chantonna Hancock en le voyant arriver.

Oh merde... J'avais oublié ça...

-Non, Hancock, laisse tomber, je ne me marierai pas avec toi ! dit-il avant même qu'elle ne pose la question.

-Tu n'es pas prêt, je comprend. Ce n'est pas grave, mon amour. J'attendrais. Les sentiments que j'ai pour toi...

-Bon, Zoro, tu viens ? J'te raccompagne !

-J'arrive. Qu'est-ce qu'il lui prend à la gosse de riche ? dit-il en suivant son ami.

-Rien, elle veut se marier avec moi... Fais pas attention.

Le vert ouvrit de grands yeux et regarda la jeune femme par dessus son épaule. Elle s'était effondrée au sol et se faisait de l'air avec sa main, les joues rouges, en murmurant des phrases sans suite à propos d'une nuit de noces et de beaux enfants... Il secoua la tête. Complètement j'tée...

-Pourquoi elle est là elle ? Elle devrait pas habiter dans les quartiers de la haute ?

-Apparemment, ses parents se sont tués sur la route en revenant d'une soirée de gala un peu trop arrosée. Vu qu'elle et ses sœurs étaient pas propriétaires de la baraque dans laquelle elles vivaient, et que leurs parents avaient pas fait de testament, elles se sont faite expulser. Du coup, elle se sont retrouvée seules. C'est moi qui les ai trouvé, un jour, en m'baladant, et j'les ai invitée devant Père qui a bien voulu les héberger. Elles sont pas recherchées, mais elles avaient rien pour vivre, alors il a accepté. Ça fait... Six ou sept mois qu'elles sont là. Depuis que j'les ai tirées de la rue, Boa Hancock veut m'épouser. C'est un peu chiant, mais elle est gentille dans l'fond.

Il grimaça.

-Hancock et Alvida se disputent le titre de Miss du pensionnat. J'te raconte pas les engueulades que ça donne...

Zoro sourit en coin. Il ne préférait même pas savoir. Luffy le raccompagna à sa chambre en lui expliquant le chemin, tout en étant positivement certain qu'il l'oublierait dans la seconde, puis il le laissa. Le brun retourna dans sa propre chambre et jeta un œil à la pendule. Dix-huit heure quarante-cinq. Ace aurait dû être rentré depuis presque une heure, et il n'était jamais en retard. Qu'est-ce qu'il pouvait bien fabriquer ? Il considéra un instant le portable sur sa table de nuit, puis il haussa les épaules. Bah ! J'vais aller le chercher, lui aussi. Ça m'fera sortir. J'suis resté toute la journée enfermé, j'en peux plus. Il attrapa son téléphone, mit son chapeau sur sa tête et sortit.

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-Ici ça te va ? demanda Ace en désignant un coin à l'ombre sous un arbre.

Sans répondre, Law s'assit sur l'herbe, adossé au tronc. Le jeune homme lui tendit un sandwich, et il grogna. Le pain, c'était vraiment pas son truc. Mais il avait trop faim pour protester, et il mordit dedans. La couse à pied, ça creuse.

Ace, lui, attaqua son repas avec entrain, non sans se mettre de la mayonnaise partout sur les doigts. Il regarda le chirurgien en face de lui et grogna intérieurement. Pourquoi ses tomates à lui, elles restent bien droites parallèles ?

Hésitant, il se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres.

-Est-ce que t'es... Euh non. C'est pas ça. Pourquoi ils te couraient après ces types ?

Law darda sur lui ses yeux gris, et il se sentit rougir. Il détourna le regard et mordit dans son sandwich pour se donner une contenance.

-Trafic qui a mal tourné, répondit brièvement le chirurgien.

-Ouais je connais ça.

Il y eut un instant de silence, le temps qu'ils finissent leurs pains, puis Trafalgar reporta son attention sur lui, vaguement moqueur.

-C'est quoi cette histoire de sauver les demoiselles en détresse ? Plutôt bon plan pour qu'elles te tombent dans les bras !

-De quoi tu parles ?

-La fille de l'épicier.

-Ah ! Ça... Ça remonte à loin, maintenant...

Il se renversa en arrière et s'appuya sur ses avants bras, regardant le ciel, perdu dans ses souvenirs.

-Sa fille s'appelle Asma. C'était un peu avant que je rencontre Lu' et Sab'. J'marchais dans la rue, en fait, dans une des ruelles qu'on a traversé tout à l'heure, et j'ai entendu des hurlements. J'ai suivi la direction des cris, et j'l'ai vue. Elle s'était faite plaquer au sol par un gros porc qui... Enfin tu vois quoi. Il lui avait arraché sa chemise, et il était en train de défaire son jean en la maintenant par terre.

Il se redressa, regarda Law. Ses yeux noirs s'étaient durcis.

-Je tolère beaucoup de choses, parce que j'sais que j'vaux pas mieux que les autres. J'suis même capable d'accepter l'idée d'un meurtre dans une certaine mesure, parce que j'sais que j'serais capable de tuer n'importe qui s'en prenant à mes frères ou à mes amis. Mais pas ça. Pas le viol. Je trouve ça répugnant, inhumain, humiliant... J'peux pas tolérer ça.

Le chirurgien avait perdu son air narquois, lui aussi, et son visage demeurait impassible. Ace vit pourtant une douleur intense passer dans ses yeux, mais elle fut si fugace qu'il crut l'avoir imaginé. Il reprit son récit.

-J'ai sauté sur ce connard et j'l'ai frappé comme jamais j'avais frappé quelqu'un. J'crois que j'l'aurais tué, si Asma m'avait pas arrêté. Ce type...

Il serra les poings.

-Ce type, j'ai appris plus tard que c'était son ami d'enfance, et qu'ils sortaient ensemble depuis deux mois au moment où... Bref. J'imagine même pas à quel point elle a dû se sentir trahie. Si un jour j'le revois, je lui fais la peau.

Il inspira profondément, et força un sourire sur son visage.

-Pour une fois que j'avais mis une chemise, j'ai dû lui refiler ! J'l'ai ramenée chez elle, et c'est là que j'ai rencontré Max. Elle lui a tout raconté, et il m'a remercié tellement de fois que j'ai dû l'arrêter quasiment de force. Et là... Il m'a demandé d'épouser sa fille.

Il rigola.

-Sa tête quand j'lui ai dit : « Non, désolé, ça va pas être possible, j'aime les hommes ! »

Law esquissa un sourire. Oui, il savait que le jeune barman était gay. Ça se voyait rien que dans la façon dont il le regardait...

-Enfin bref. J'ai été nommé membre de la famille, et invité à vie dans sa boutique. J'lui ai dit qu'il en faisait trop, mais j'avoue qu'il nous a bien dépanné quelques fois, les frangins et moi, quand on s'faisait courser. Bah comme tout à l'heure quoi.

-Et elle est où maintenant cette Asma ?

-Partie étudier à l'étranger.

-J'te pensais pas bagarreur, Portgas. Surtout en te voyant détaler comme un lapin cet après-midi, railla le chirurgien, moqueur.

-Je t'emmerde, Trafalgar, s'énerva Ace. J'me bat quand j'ai pas l'choix, en particulier depuis que Sab' et Lu' sont avec moi. J'ai pas envie de les entraîner dans des trucs dangereux, même s'ils savent se battre. J'péfère me casser et les savoir sains et sauf plutôt que de rester pour une bagarre que je suis pas sûr de gagner et pendant laquelle j'pourrais pas les protéger. Mais quand j'dois frapper, j'attaque.

-Beau discours ! Je vois que tu sais utiliser ta langue pour autre chose que pour me donner des ordres, Portgas. C'est bien...

Ace ouvrit des yeux ronds, avant de rougir violemment et de détourner la tête. Il ferma les yeux, en suppliant son subconscient de ne pas voir de sous-entendus dans cette phrase. Pense pas à ça. Pense pas à ça. Pense pas à... Et merde !

Law s'amusait carrément. Il l'avait fait exprès, bien sûr ! Voir le gamin rougir pour tout et rien était vraiment un spectacle dont il n'était pas près de se lasser. Comme un peu plus tôt quand il s'était collé à lui. Un réflexe hein ? Intéressant... Et il se demanda ce que le jeune homme avait d'autre comme... réflexe... en réserve. Puis son esprit se concentra sur ce qu'il lui avait dit, et il leva les yeux vers le ciel, avant de soupirer.

-Ils ont de la chance de t'avoir comme frère... murmura-t-il.

Ace se tourna vers lui, choqué. C'était quoi cette voix ? Il avait l'air... mélancolique ? Non, carrément triste en fait !

-C'est quoi ce qu'il devait faire ? demanda soudain Law en retrouvant son ton désintéressé habituel.

-... Hein ? Quoi?

-Ce que ton ami avait à faire avec ces charmants messieurs, alors que nous sortions par derrière. C'était quoi ?

-Hein ? Oh ! Euh... Juste jouer au commerçant effrayé et les retenir le plus longtemps possible avant de révéler la direction qu'on avait prit. Je veux pas qu'il ait d'ennuis.

Le chirurgien le regarda attentivement. Étrange de savoir qu'il a participé à des meurtres et qu'à côté de ça, il est complètement altruiste... Pour preuve le fait qu'il soit venu m'aider tout à l'heure alors que... Les autres... Seraient restés à l'écart. D'ailleurs...

-À propos, Portgas...

-Mmmm ?

Ace, qui s'était absorbé dans la contemplation d'une fillette jouant au frisbee avec son chien, se tourna vers lui et sursauta. Law s'était rapproché. Près. Trop pour le confort de sa santé mentale. Il déglutit.

-Merci pour le coup de main, chuchota le chirurgien.

La respiration d'Ace s'accéléra, sa raison se fit la malle, et il ne resta plus qu'une seule pensée dans son esprit. Il désirait plus que tout embrasser le beau métisse qui se tenait en face de lui. Il se rapprocha, millimètres par millimètres... Et son portable sonna, le ramenant à la réalité.

Il se recula, rouge d'embarras, et farfouilla dans sa poche pour en sortir son téléphone, sous le regard amusé de Law. Il finit par trouver ce qu'il cherchait et identifia immédiatement le numéro. Il décrocha.

-T'es un homme mort, ce soir, Lu', chuchota-t-il furieusement.

-Tu me menaceras une autre fois ! J'suis dans la merde, Ace !

Le jeune homme prit soudain conscience de la respiration haletante de son frère, et des bruits de pas précipités qu'il entendait derrière. Son expression se fit sérieuse.

-T'es où ?

-Dans les bas quartiers ! Près de Little Garden !

-Ok, tu te débrouilles pour rester dans le coin, j'suis pas loin, j'arrive dans dix minutes.

Il raccrocha, balança rapidement ses ordures à la poubelle et remit son chapeau sur sa tête.

-Un problème ? s'enquit Law.

-Désolé, faut que j'file. J'te laisse ce qu'il reste dans le sac. Ciao Traf' !

Le surnom était venu comme ça, naturellement, et le chirurgien n'eut pas le temps de réagir qu'il avait déjà filé. Vraiment rapide...

Resté seul, il s'allongea un instant sur le dos. Donc Ace avait bien un faible pour lui, au vu de sa réaction. Il ricana. Je sens que je vais m'amuser...

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Dans quelle saloperie il s'est encore embarqué ce crétin ! Dire que j'étais tranquillement en train de discuter avec Robin... Il va me le payer !

Sabo zigzaguait entre les passants, traversant les rues sans même regarder si la voie était dégagée, et récoltant les insultes de conducteurs qui freinaient pour le laisser passer. Il avait beau râler, dès que Luffy l'avait appelé, il s'était précipité dehors, prenant à peine le temps de s'excuser auprès de la belle archéologue. Son frère était fort et savait se battre, mais il n'était pas invincible non plus. S'il demandait de l'aide, c'est que ça craignait vraiment.

Il bifurqua dans une ruelle pavée, et arriva sur une petite place parsemée de fleurs et d'arbustes colorés.

-Little Garden. J'y suis. Bon, où il est cet imbécile ?

-Sab' ! T'es là aussi ? C'est Lu' qui t'a appelé ?

Le blond se retourna et avisa Ace qui courait dans sa direction.

-Ouais, répondit-il. Il s'est encore mit dans la panade. Putain... Et en plus il m'a dérangé au mauvais moment !

-Ouais, moi aussi.

L'aîné regarda son frère.

-T'étais avec Robin, hein ? nargua-t-il.

Sabo rougit.

-Euh... Ça s'pourrait ouais...

-Oh alleeeez ! J't'ai grillé dès qu'elle est arrivée au pensionnat ! Brune, grande, yeux bleus, belles formes... C'est c'que tu m'avais dit hier soir, au bar, nan ?

-Ça va ! Lâche-moi, Ace !

Ace ricana, sachant très bien qu'il avait raison. Il regarda autour de lui pour savoir où était Luffy, puis il reporta son attention sur le blond. Il déglutit. Oh là... J'aime pas quand il fait cette tête là...

-Et toi ? Mmmm ? Tu faisais quoi ? demanda Sabo, l'air extrêmement intéressé.

-Euuuh... Rien de particulier... J'me baladais, c'est tout.

-Bien sûr... Y a que Lu' pour gober tes mensonges, Ace ! Allez ! T'étais avec qui ? Marco ? Non, c'est du passé, ça. Hum... Izou alors ?

-Ça va pas non ? Il ressemble trop à une gonzesse pour moi !

-Alors... Oooooh !

Et merde !

-Tu l'as enfin approché ?

-Laisse tomber, Sab'... marmonna son frère.

-C'était comment ?

-Lâche l'affaire !

-Pas question ! Est-ce que...

Avant qu'il ait pu poser une autre question, des cris de rage retentirent, et Luffy déboula sur la place, suivit par une vingtaine de personnes. Ace soupira de soulagement. Ouf ! Sauvé !

-ACE ! SABO !

-Salut Luffy ! C'est qui tout ces types ? demanda le journaliste.

Les poursuivants de leur frère avaient prit place autour d'eux. Il y avait apparemment deux groupes d'opposants. Le benjamin désigna le premier de la main, mené par un type avec un nez énorme.

-Eux, c'est la bande à Baggy. Ils m'aiment pas. Et eux...

Il montra les autres, disposés derrière un type monté comme une armoire à glace.

-C'est la bande à Don Krieg. Ils m'aiment pas non plus.

-Alors, Chapeau de Paille. On se retrouve ! dit le dénommé Baggy. Et cette fois, il n'y a pas ta bande de morveux avec toi pour t'aider ! Vous espérez quoi, à trois contre dix-huit ?

-Dix-huit ? Hey Sab' ?

-Qu'est-ce que tu veux, Lu' ?

-Dix-huit divisé par trois ça fait combien ?

Le blond soupira.

-Six, abruti ! Putain, t'as jamais essayé de retenir les tables de multiplication que j'me suis tué à t'apprendre ?

-Nan, c'est chiant les maths.

-Six hein ? Cool ! Une demi-douzaine chacun, ça devrait l'faire ! s'exclama Ace, féroce.

Les trois frères se placèrent dos à dos, créant un triangle qui leur laissaient chacun la place de se battre tout en protégeant les autres.

-Tu ne nous battra pas, Chapeau de Paille, beugla Don Krieg. On s'est allié exprès avec Baggy pour te mettre une raclée, et on a gentiment attendu que tu te retrouves seul !

-C'est pas sympa, ça, les gars, dit Ace. Va falloir qu'on vous apprenne à vous battre à la loyale.

-Y a pas de combat loyal dans la rue. C'est chacun pour sa pomme et que le meilleur gagne ! À L'ATTAQUE LES GARS !

Les hommes qui les encerclaient se jetèrent sur eux en hurlant.

-Faites gaffe, les gars ! Krieg a deux flingues à sa taille ! prévint Luffy.

-OK !

-T'inquiète, on va s'les faire en douceur, comme d'habitude.

Sur ces mots, Ace envoya un violent coup de poing dans la figure de son premier adversaire, l'envoyant au tapis en un coup.

-En douceur, hein ? ricana Sabo.

Le blond se baissa pour esquiver une frappe qui l'aurait envoyé à terre, et s'appuya sur sa main pour faucher son ennemi aux chevilles d'un coup de pied. L'homme s'effondra, et se cogna la tête sur le pavé. Assommé, il ne bougea plus.

Luffy avisa les deux types qui lui fonçaient dessus, les poings serrés, et se baissa au moment où ils voulurent le frapper. Ils s'assommèrent l'un l'autre et se retrouvèrent à terre.

Deux minutes à peine d'affrontement, quatre personnes au sol, et pas une n'avaient touché les trois frères. Avec un sourire, ils se remirent en garde. Il y eut un moment de flottement.

-QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ?! MASSACREZ-MOI CES SALOPARDS ! hurla Baggy.

Le combat reprit de plus belle. Après avoir mit deux autres hommes au tapis, Ace se retrouva face à un type affublé d'un bonnet à oreilles d'ours. Il se gratta la tête par dessous son chapeau.

-C'est ta maman qui t'a habillé ce matin ? demanda-t-il, sincèrement étonné.

-Dis-donc, insolent ! Sache que je suis Morge ! L'un des lieutenants de Baggy !

-... N'empêche que t'as l'air con.

-JE VAIS T'APPRENDRE LA POLITESSE MOI !

Morge se jeta sur le jeune homme en brandissant son poing, et frappa de toutes forces. Ace esquiva en effaçant ses épaules. Une fois, deux fois, trois fois...

-Trop lent !... Encore raté !... Bah dis-donc, tu sais pas viser !

Essoufflé, son adversaire mit les mains sur ses genoux et reprit son souffle. Le barman mit une main sur ses hanches, et releva le bord de son chapeau d'un doigt.

-C'est bon ? T'as fini ? À mon tour !

Il prit son élan et fonça sur Morge, lui envoyant un atémi sévère dans les côtes. Craquement. Il doubla son attaque d'un coup de poing dans le sternum, et le faucha au niveau des genoux. L'homme aux oreilles d'ours s'effondra pour ne plus se relever. Hors-combat.

-Frimeur ! lança Luffy avec un sourire.

Ace se contenta de lui tirer la langue et se remit en position d'attaque pour rétamer son prochain adversaire.

Sabo avait réussi à mettre la main sur une barre de fer plus grande que lui, et la maniait avec aisance. Il était entouré de quatre adversaires et la faisait tourner entre ses doigts, prêt à se défendre. L'un des hommes attaqua et le blond lui frappa purement et simplement le sommet de la tête avec son arme, le faisant s'écrouler avant même qu'il n'ait pu tenter un coup.

-Bah alors ? Allez ! Venez tous en même temps, j'vous attend là !

Exauçant son vœu, les trois types restants se jetèrent sur lui en criant. Sabo fléchit les genoux, stabilisa son centre de gravité, et fit tournoyer la barre de fer autour de sa tête avant de se fendre d'un puissant revers. Touchés respectivement à l'épaule, au cou et au torse, deux des trois hommes furent projetés sur les pavés. Celui qui restait esquiva un nouveau revers, évita le coup destiné à sa tête et balança un coup de poing vers le ventre du blond. Ce dernier frappa du tranchant de sa main sur la nuque de son assaillant, qui s'effondra net avant d'avoir pu terminer son attaque.

-Tu vas payer pour avoir fait ça à mes compagnons ! cria soudain une voix derrière lui.

Le journaliste se retourna et vit un homme lui foncer dessus. Le type avait les cheveux rasés d'un côté et longs de l'autre, une écharpe à carreaux autour du cou... Et un sabre à la main ! Va savoir où il a trouvé ça ! Il a dévalisé une armurerie ou quoi ? Il esquiva le premier coup en sautant en arrière, mais ne put éviter le deuxième qui le toucha au flanc.

-SABO ! crièrent Ace et Luffy derrière lui.

-Ça va ! Vous inquiétez pas !

-Je suis Cabaji ! Et je vais te lacérer !

La blond para les coups de sabre que le mi-rasé lui envoyait. Il se baissa pour éviter un revers, et frappa en avant avec le bout de son arme dans l'estomac de Cabaji. Le souffle coupé, celui-ci recula, et Sabo en profita pour l'assommer d'un coup de barre de fer dans le cou puis sur la tête.

-Y avait pas d'quoi fouetter un chat ! s'exclama-t-il.

Il porta la main à son flanc.

-C'est rien, superficiel. Ça saigne même plus.

Rassuré, les deux bruns se concentrèrent sur leur propres combats. Enfin, Luffy se concentra sur son combat. Parce que son aîné n'avait plus personne en face de lui.

Le benjamin des trois avait mit K.O. quatre de ses opposants et faisait maintenant face à Baggy lui-même.

-Bah alors, Gros-Pif ! Tes hommes sont pas si coriaces que ça !

-COMMENT TU M'AS APPELÉ, MORVEUX ?

Hahaha ! Ça le fait toujours autant enrager !

Baggy sortit trois couteaux et les coinça entre ses doigts, formant un espèce de poing américain... En plus dangereux. Il arma son bras et envoya un coup en direction du cœur de Luffy, qui n'eut que le temps de se jeter de côté.

-ÇA VA PAS NON ? hurla-t-il. T'AS FAILLI M'TUER !

-Euuuh... J'crois que c'est ce qu'il voulait faire, Lu', remarqua Ace.

Sabo secoua la tête en soupirant, l'air désespéré. Quel imbécile, c'est pas vrai...

-Ah ouais ? Bah j'vais lui faire sa fête moi !

Son adversaire porta un nouveau coup en avant, qu'il esquiva. il profita de son équilibre pour foncer vers son ventre, tête en avant, et lui infligea un puissant coup de boule qui le fit atterrir sur le pavé. Baggy se cogna le crâne sur le pavé et s'assomma tout seul.

-Bravo, Lu' ! T'as perdu le peu de neurones qu'il te restait !

-La ferme Sa... ATTENTION !

Luffy se jeta sur son frère et le fit rouler à terre avec lui, évitant de justesse la salve de balles que Don Krieg avait tiré.

-Wow... Beau réflexe, Lu' ! Merci ! haleta le blond.

Le brun lui sourit et reporta son attention sur le tireur. Ace avait profité du fait qu'il rechargeait pour se glisser derrière lui, et l'avait immobilisé d'une clef de bras féroce.

-Tu vois, ça par exemple, c'est pas loyal ! grogna-t-il à son oreille. Sabo ? Voudrais-tu me faire l'honneur... ?

-Oh mais avec joie, très cher !

Et sans plus de formalité, le blond abattit son arme sur la tête de Krieg, qui s'effondra. Ils regardèrent un instant le carnage autour d'eux d'un air satisfait, puis les deux grands se tournèrent vers Luffy. Ace fronça les sourcils.

-Bon, ben maintenant qu'on t'a sauvé... Je vais te buter. VIENS ICI SALE GOSSE !

-MOI D'ABORD, ACE ! FAIS LA QUEUE !

-AAAAAAAAAHHHHHH !