Salut tout le monde ! Oui je sais, je suis en retard. Mais l'inspiration a été tardive à venir, et à ma décharge, j'ai un concours dans 12jours. Alors soyez indulgents u_u Comment ça ça excuse rien ? Pff... Sans-coeur !

Bon, des hauts et des bas encore, des résolutions et des émotions. Des nouveaux personnages et un petit passage technique... Bref. Du contenu quoi.

Mais je vais vous laisser lire tout ça par vous-même.

Bonne lecture !

Bisous cramés !

Pyro


-Quelqu'un voudrait ajouter quelque chose ?

Ace regarda autour de lui. Ils n'étaient pas nombreux à être venus à l'enterrement de Max. Sa fille, sa femme, quelques amis, et eux, les trois frères.

Asma s'avança face à la tombe, sa mère juste derrière elle. La jeune femme avait les yeux striés de larmes mais aucun sanglot bruyant ne sortait de sa gorge. Elle prit la parole d'une voix tremblante.

-T'as été un père formidable, P'pa. On s'engueulait souvent et j'étais jamais d'accord avec c'que tu disais, mais t'as toujours été là pour moi. Quand j'avais un problème, t'étais le premier à le sentir et à m'aider. J'suis désolée de ne pas avoir été une meilleure fille...

Sa mère, une corpulente dame noire, la prit dans ses bras. Ace s'avança à son tour.

-Ace, t'es pas obligé, lui dit Sabo.

-Laisse, intervint Luffy.

Le blond regarda son petit frère, mais ce dernier secoua la tête. Leur aîné avait besoin de s'exprimer.

-Max... Tu nous as sauvé de pas mal d'embrouilles avec les frangins. Et t'as été l'un des rares à... à nous estimer un tant soit peu, eux et moi. Alors... Merci, juste merci. Merci de nous avoir aidé à nous sortir de la rue. Sans toi, on serait en taule depuis longtemps et on aurait pas eu cette chance de nous racheter.

Son ton se fit dur.

-Et crois-moi, je vais retrouver les salauds qui t'ont fait ça.

Il serra les poings, expira longuement et se détourna pour rejoindre ses frères. Les deux plus jeunes ne bougèrent pas. S'ils faisaient un geste vers lui maintenant, ils allaient ramasser une claque monumentale. Pas que ça les dérange plus que ça, ils avaient vécu pire, mais Ace s'en voudrait à mort après et il n'avait pas besoin de ça.

Quelques personnes s'avancèrent encore pour rendre hommage au défunt, puis le cercueil fut mis en terre. Une à une, les personnes présentes quittèrent les lieux pour rentrer chez elles, silencieuses ou pleurant à voix basse. Ace s'approcha d'Asma. Sa mère se mit entre eux.

-Vous ! C'est de votre faute ! Si vous n'étiez pas tout le temps venus vous réfugier chez nous, il n'en serait pas là ! Ne vous approchez pas de ma fille, vous entendez ?!

-Maman ! Laisse-le, c'est pas sa faute !

-Écoutez, madame, je...

-Taisez-vous ! Viens, Asma. On rentre.

La femme prit sa fille par la main et l'entraîna vers sa voiture. Asma se retourna et tenta de croiser le regard du jeune homme pour s'excuser. Mais il était déjà retourné avec ses frères.

-Ace..., murmura Luffy en lui tendant la main.

-C'est bon, Lu'. J'vais bien. J'ai juste... Besoin de temps. Rentrez au pensionnat, vous deux, d'accord ?

-Non, on te laisse pas tout seul, grogna Sabo. Tu vas faire une connerie !

-J'vais agresser personne pour passer mes nerfs, Sab', déstresse, répondit-il avec un sourire triste.

-C'est pas à ce genre de conneries que je pensais, marmonna le blond.

L'aîné des trois resta un instant silencieux, cherchant ses mots, puis il posa la main sur l'épaule de son cadet.

-J'vais pas recommencer. J'te le promet. T'façon, j'l'ai laissé au Moby Dick.

Sabo le regarda longuement, puis il hocha la tête.

-D'accord, on te laisse. Rentre pas trop tard, d'acc ?

-Oui, maman, railla Ace.

Mais sa voix sonnait faux. Ses deux frères quittèrent le cimetière et il les suivit du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent. Il attendit quelques minutes, puis il s'en alla à son tour, le pas lourd.

Ses frères connaissaient bien Max, au vu de leurs nombreux passages dans sa boutique, poursuivis ou non. Mais le lien que lui-même partageait... Avait partagé... Avec l'épicier était un peu plus fort. Il était devenu comme un protecteur, pas un père, mais un oncle qui le soutenait... L'avait soutenu. Il avait été le premier adulte à voir son potentiel et ses qualités, et pas seulement son côté voyou et rebelle. Il avait été le premier à chercher à le connaître vraiment.

Ses pas le dirigèrent dans les bas quartiers, et il s'arrêta devant l'endroit où la boutique se tenait encore quelques heures auparavant. Maintenant, il n'y avait plus que des débris calcinés. Il avança parmi les décombres, passant sous les banderoles de sécurité. Il regarda un instant le carnage autour de lui. Tout avait été réduit en cendre, il ne trouverait rien ici. Au moment où il tournait les talons, quelque chose roula à ses pieds, et il se pencha pour la saisir. Une boîte de poivre. Il la serra fort dans sa main et la rangea avec précaution dans la sacoche sur sa cuisse. Puis il prit le chemin du pensionnat.

Il marchait lentement, la tête remplie des souvenirs qu'il avait avec Max. L'émotion et la douleur de la perte lui serraient la gorge, mais il n'arrivait pas à pleurer.

Et ce qui le faisait vraiment souffrir c'était les derniers mots de la mère d'Asma.

Est-ce que c'est vraiment de ma faute ? Si il m'avait pas rencontré, Max serait encore en vie à l'heure qu'il est. Ouais... Mais p't'être pas Asma... Une vie pour une autre alors ? C'est comme ça que ça marche ? Putain Max... J'te demande pardon...

La silhouette du Moby Dick se dessina entre les arbres. Les autres savaient ce qui s'était passé, et il ne se sentait pas prêt à affronter leurs regards pleins de pitié. Il se retourna et avisa la mer. L'eau était calme, la brise joueuse, le soleil brillant. Indifférents à ce qu'il ressentait. Il se dirigea vers la plage.

Il entra dans le cabanon qui servait à entreposer les affaires de pêche et de voile. Il prit une caisse, y mit deux écoutes, des cordes plus fines, puis il chargea une grand-voile enroulée sur son épaule et sortit.

Gréer le catamaran. Le pousser sur l'eau. Monter dessus et se laisser porter par les vagues. Rien qu'une heure. Ou deux. Pour s'occuper l'esprit et oublier.

Il posa ses affaires sur le trampoline du bicoque, et le tira vers le bord de la plage, bandant ses muscles pour le faire glisser sur le sable rugueux. Le temps qu'il y parvienne, il était couvert de sueur. Il fit pivoter le bateau face au vent, puis se concentra sur sa tâche.

Il déroula la grand-voile, y fixa une extrémité de la drisse du mât et la fit couler dans son incisure en tirant sur l'autre bout. Une fois la voile hissée, il l'attacha au mât en prenant soin de ne pas se la prendre dans la figure. Il passa à l'avant du catamaran, déroula la deuxième voile. Le foc. Petite voile, et pourtant essentielle. Il attrapa une écoute dans la caisse, la fixa au foc de façon à pouvoir le manœuvrer facilement, et fit de même avec l'écoute de grand-voile. Il relâcha les voiles le plus possible, et ramena la caisse dans le cabanon. Il vérifia une dernière fois l'état du bicoque, s'assura que les safrans n'étaient pas bloqués, et commença à le pousser vers l'eau. Mais avec les voiles, le catamaran accrochait le vent et ne voulait plus avancer. Il força pendant un quart d'heure avant de taper du poing sur une coque de frustration. Il n'aurait donc pas droit à ce moyen d'évacuer la tension ?

-J't'ai dis combien de fois que tu peux pas manœuvrer un cata tout seul, Ace ?

Ace se retourna. Sabo et Luffy venaient vers lui, un sourire rassurant aux lèvres.

-On se doutait que tu serais là, ajouta Luffy.

-Les gars...

-On allait pas t'abandonner comme ça, grand frère.

-Je...

-T'as toujours été là pour nous, Ace. Laisse-nous t'aider aussi, un peu, d'accord ? sourit le petit brun.

-Je...

L'émotion qui lui étreignait le cœur finit par le faire craquer. Il tomba à genoux dans le sable, et laissa ses larmes couler. Enfin, son trop-plein de ressentis sortait de son corps. Sabo et Luffy se sourirent, et s'agenouillèrent pour prendre leur aîné dans leurs bras. Ace les serra le plus fort qu'il put contre lui. Longtemps.

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-On va s'enfuir, hein Law ? Tu m'emmènes avec toi ?

-T'inquiète pas ma belle. On s'en va. Finit les magouilles, on va se trouver un coin tranquille où passer le reste de notre vie.

Elle l'embrassa longuement et il la prit dans ses bras.

-Ainsi, vous voulez nous quitter ? susurra une voix mielleuse dans leur dos.

-Do... Doflamingo ! cria-t-elle.

Immédiatement, Law se plaça devant elle, et elle s'agrippa à sa chemise, terrorisée.

-T'occupe pas d'elle Doflamingo, c'est moi le coupable ! gronda-t-il.

Le flamant ricana.

-Oh, mais je sais, ne t'inquiète pas... Et j'ai une très bonne idée pour te punir, mon cher As de Cœur...

Il sentit que quelqu'un arrachait à la jeune femme la prise sur sa chemise et se retourna.

-PICA ! LÂCHE LA !

-Allez, emmenez-la, ordonna Doflamingo avant d'éclater d'un rire malsain.

-NOOOOOOOOOOOON !

-Law ? Law ça va ?

Law se passa une main sur le visage et avisa Penguin qui le regardait d'un air alarmé. Il discutait avec eux dans un des salons de l'aile droite, et s'était apparemment endormi.

-Ouais... Juste un cauchemar. C'est rien.

-Trafalgar, tu fais de plus en plus de cauchemars... C'est à peine si tu dors trois heures par nuit... Faut que ça s'arrête, asséna Shachi.

-Et tu crois que j'fais exprès de mal dormir ? ricana le chirurgien.

-Nan, bien sûr, mais tu devrais en parler à quelqu'un.

-Je peux pas.

-Law...

-J'ai dis non.

Penguin et Shachi soupirèrent de concert. Leur ami s'était encore fermé comme une huître. Ils n'arriveraient à rien cette fois non plus. Law se leva et partit sans un mot, les mains dans les poches. Une fois dehors, il attrapa son portable et composa un numéro. Il n'eut pas à attendre longtemps.

-Yo, Doc !

-Salut Eustass. J'peux passer te voir ?

-T'as rechuté ?

-Ouais... J'ai besoin d'un aprèm' pas trop prise de tête là.

-Ma porte est ouverte. Si tu ramènes d'la bière.

Law sourit.

-C'était prévu, je connais tes exigences. À tout d'suite, Eustass.

Il raccrocha, alla chercher sa voiture et s'engouffra à l'intérieur. Il prit la direction de la banlieue la moins fréquentable de la ville, s'arrêtant dans une épicerie pour acheter deux packs de brune. Il s'aventura ainsi jusqu'à une petite maison isolée, à proximité d'un cimetière de voiture. Eustass "Captain" Kidd l'attendait sur le pas de la porte.

-Eustass, le salua le chirurgien.

-Doc. Tu peux pas m'appeler Captain, comme tout l'monde ? J'aime pas le prénom que mes vieux m'ont donné.

-C'est bien pour ça que je t'appelle comme ça, sourit Law, narquois. Tiens, ta bière.

-D'la brune ! T'es l'meilleur, mec.

Ils entrèrent à l'intérieur. La maison n'était pas très grande. Trois pièces au rez-de-chaussée, deux à l'étage, sans compter les toilettes. Une entrée, une cuisine, un petit séjour. Et à l'étage, une salle de bain et une chambre. Kidd l'entraîna dans le séjour et se laissa tomber sur un canapé qui avait dû faire la guerre, s'étendant de tout son long sur les coussins. Law s'assit un peu plus élégamment dans un fauteuil.

-Bon c'était quoi, cette fois ? demanda le roux en ouvrant une canette.

-Elle.

-Encore ?

-Ouais. Comme à chaque fois.

Silence. Le chirurgien n'avait pas envie d'en dire plus et son ami le savait. À quoi bon insister ? Il ne ferait que le mettre mal à l'aise. Il avala une gorgée.

-Comment ça se passe à l'atelier ? demanda Law.

-Tranquille. Franky est cool, tant qu'on lui casse pas ses bécanes. Il m'aime bien, parce que j'suis doué.

Le métisse esquissa un sourire en coin. Kidd n'était pas du genre à se vanter, il énonçait juste un fait. La fausse modestie était, selon lui, la plus grande des hypocrisies.

-Et avec Killer ?

-Il me tape sur le système, grogna le mécanicien. Tout le temps à sortir en boîte et à se taper des cuites comme pas permis... Son année sabbatique en finit pas. J'crois que ça va faire deux ans qu'il est en pause, là. S'il était pas mon pote depuis la primaire, j'l'aurais déjà foutu dehors.

-J'crois qu'il est un peu plus que ton pote, ricana Law.

Kidd sourit.

-Ouais, c'est possible. N'empêche qu'il me tape sur le système. Il est complètement j'té.

Le roux avala une nouvelle gorgée de bière, et se redressa pour se tourner vers le chirurgien, un air prodigieusement intéressé sur le visage.

-Et toi ? T'as enfin avancé, un peu ?

-Ça se pourrait, dit Law, mystérieux.

-Putain ! Il était temps ! Allez, m'oblige pas à te sortir les vers du nez, et dis-moi comment ça s'est fait !

-Me donne pas d'ordres, Eustass !

-J'fais c'que j'veux. Allez quoi ! Tu m'as juste dit y a six mois, qu'un type de ce pensionnat t'intéressait ! J'ai pas eu de nouvelles depuis à part des "toujours rien". J'sais même pas comment il s'appelle !

-Il s'appelle Portgas D. Ace.

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Allongé sur son lit, Zoro contemplait le plafond de sa chambre d'un air absent. J'm'ennuie. Nan, pire que ça. J'me fais royalement chier. Et il était inquiet aussi. Il était dix-huit heures, l'enterrement auquel Luffy et ses frères était allés s'était déroulé en tout début d'après-midi. Ils auraient déjà dû être revenus depuis longtemps.

Il se doutait qu'ils avaient sûrement besoin de temps pour eux, mais il ne pouvait s'empêcher d'être inquiet. Ou alors... Ou alors il n'était pas inquiet, et la présence de Luffy lui manquait. Tout simplement. Il grogna et résolut de descendre pour aller le chercher. Il était sûrement dans les cuisines.

C'est ainsi qu'il se retrouva devant la porte du grenier.

Il ne prit pas la peine de déchiffrer les mots de la pancarte placardée sur le battant et entra. Le grenier était composé d'un long couloir de chaque côté duquel étaient alignées des portes. Elles avaient chacune un écriteau. Et cette fois, il prit la peine de les lire. Il y en avait pour tous les goûts ! Chambre Romantique, Chambre Simple, Chambre Plage, Chambre Forêt, Chambre Noire, Chambre Froide, Chambre Château... Il s'immobilisa. De derrière cette dernière porte de chambre... C'était des gémissements ?

Il sentit le rouge lui monter aux joues. Je crois que je ferais mieux de me tirer de là... Et vite fait ! Et tout aurait pu très bien se terminer là, si sa curiosité n'avait pas pointé le bout de son nez. Il croyait reconnaître une des voix... Shanks ? Qui pouvait être assez proche de Shanks pour... ?

Rapide, son cerveau fit le lien entre ce qui se passait derrière cette porte et l'absence de Luffy depuis le début de l'après-midi. Il secoua la tête. Stupide ! Shanks est bien trop vieux pour Luffy ! Oui mais... Luffy n'était pas le genre à s'embarrasser de ce genre de détails... Il hésita un instant, puis prit son courage à deux mains. Je dois savoir.

Il ouvrit silencieusement la porte, et jeta un coup d'œil à l'intérieur. C'était Shanks, oui, mais ce n'était pas Luffy. C'était... Mihawk ? Et c'est lui qui se fait... ? HONNÊTEMENT ? Sa surprise dut lui faire pousser un petit cri, parce que le Faucon le remarqua et darda sur lui ses yeux dorés.

-Hawkey ? Qu'est-ce qui.. T'arrive ? demanda Shanks entre deux halètements.

Mihawk ne lui répondit pas, mais vrilla Zoro de son regard dur.

-Tu as exactement deux secondes pour fermer cette porte.

Le Roux se retourna, étonné, et avisa le vert, qui devint rouge tomate et referma la porte en marmonnant un "désolé" précipité. Le jeune homme s'enfuit alors que Shanks éclatait de rire.

-Et ça te fais rire ? râla Mihawk.

Ce fut la dernière chose que Zoro entendit avant de refermer définitivement la porte du grenier. Il ne remettrait plus jamais les pieds là-dedans ! Il descendit tout les escaliers qu'il put jusqu'à arriver dans le Grand Hall, juste au moment ou Luffy passait la porte. Trempé.

-Zoro !

-Ah ! Luffy ! T'étais passé où ?

-Un tour en mer sur le catamaran. Pourquoi t'es tout rouge ?

-Euh... Rien d'important. Ça va toi ?

La mine du garçon s'assombrit, et il détourna les yeux.

-Bof. J'aimais bien Max, même si je le connaissais moins bien que Ace et même que Sabo. Il va me manquer. Mais c'est Ace qui m'inquiète le plus.

-Pourquoi ?

Luffy resta silencieux un moment, avant de relever les yeux sur son ami, tout sourire.

-Tu viens ? On va dans ma chambre, j'voudrais te faire écouter des nouvelles musiques !

Zoro ne releva pas son absence de réponse. Si le brun n'en parlait pas, c'est qu'il estimait que ce n'était pas à lui d'en parler, point.

-J'arrive. Tu devrais prendre une douche aussi. Tu sens l'iode et le sel à plein nez.

-J'en prendrais une pendant que tu écouteras la playlist.

Le jeune homme acquiesça et le suivit dans les escaliers.

-Au fait, Zoro...

-Mmm ?

-Tu sais où est Shanks ? J'l'ai pas revu depuis la fête d'hier...

Le vert clignota. C'est à dire qu'il blêmit et rougit tour à tour.

-Euh... Nan, j'en sais rien...

xxxxxxxxxx

Sabo était déjà rentré, Luffy aussi, il ne restait que Ace. Il venait de finir de ranger le matériel et se dirigeait vers le manoir. Il avisa une voiture qui rentrait dans le parking et reconnut celle de Law. Ça tombe bien.

Il accéléra pour intercepter le chirurgien avant qu'il ne rentre dans le Moby Dick.

-Traf' !

Law tourna la tête vers lui et esquissa un sourire. Ni sadique, ni sarcastique. Juste un sourire réservé.

-Portgas. Je suis désolé pour ton ami. Je ne le connaissais pas, mais il m'a sauvé la vie une fois. J'aurais voulu payer ma dette.

-Tu peux le faire. Tu peux m'aider à retrouver ses meurtriers.

La mine du métisse se ferma, s'assombrit.

-Oublie ça.

-Mais...

-Oublie, je te dis !

Ace ouvrit de grands yeux. Il n'avait jamais vu Law crier. Et il ne l'avait jamais vu dans une telle colère non plus.

-Écoute, Traf', dit-il d'une voix douce. Je ne te demande que des infos. Pas d'action, pas d'aide. Juste des mots. C'était qui ces types qui te poursuivaient ?

-Un trafic qui a mal tourné, gronda le métisse. T'as pas besoin d'en savoir plus.

Il se détourna, mais le jeune barman le rattrapa par le bras.

-Law !

Law se retourna, l'air mauvais.

-S'il te plaît, murmura Ace. J'ai besoin de savoir. Pour lui. Je sais que je dormirais pas tant que toute cette histoire sera pas classée.

Le chirurgien hésita, et finit par céder.

-Très bien, Portgas, mais je te dirais le strict minimum.

-Je n'exige pas plus.

Ils se dirigèrent vers un banc en silence et s'assirent.

-Bon. Est-ce que tu as déjà entendu parler du CP9 ?