Bonjour bonjour !
J'vous avais prévenu(e)s que mes publications allaient être carrément aléatoires x) Mais voilà le chapitre 15 (plus long que les autres ! O.O) !
Enfin, vous devriez me pardonner pour mon retard, cette fois-ci... Ahem ^^ Et normalement, vous devriez me maudire à la fin du chapitre :D
Pour ceux qui suivent les Maximes du Sabre, il ne me reste pas beaucoup de chapitres à écrire, mais ils ne seront pas postés tout de suite. Vous inquiétez pas, j'vous promets qu'ils seront postés avant la rentrée ;)
Allez, j'arrête mon blabla d'auteure bavarde !
Bonne lecture !
Bisous cramés !
Pyro
Le lendemain après-midi, Ace râlait encore à propos de sa mésaventure de la veille, s'appliquant à réduire en charpie le justaucorps qu'il avait été contraint de porter.
-Me faire ça à moi, marmonnait-il. Sans rire, elle doute de rien, elle ! Et encore, heureusement que Traf' est pas venu, au final, parce que sinon...
-Pourquoi ? J'ai loupé quelque chose ? demanda soudain le chirurgien derrière lui.
Le barman sursauta et fit volte-face, rangeant précipitamment le vêtement sous son oreiller.
-Traf' ! Putain, je déteste quand tu fais ça.
Law ricana et il soupira. Ce type était vraiment... Crispant.
-Moui, je sais. Alors ? Qu'est-ce que j'ai manqué ?
-Rien d'important, répondit-il soudain avec un sourire enjôleur en se coulant dans ses bras. Oublie ça, ça vaut pas la peine que tu saches.
-Si tu le dis..., sourit le métisse.
Il se pencha pour l'embrasser doucement, et Ace frissonna de plaisir.
-Et sinon ? Que me vaut le plaisir de ta visite ? demanda le jeune homme en s'arrachant à lui.
-Juste pour te voir avant de partir, répondit le chirurgien.
-Avant de partir ?
-Déplacement à l'autre bout de la ville pour une enquête, et ils ont besoin qu'on dorme sur place. Je reviens dans trois jours.
Le jeune homme hocha la tête et grimaça intérieurement. C'est marrant comme trois jours ça peut paraître long, des fois...
-C'est quoi l'histoire ?
-On a retrouvé un homme mort défenestré, mais ses voisins et ses amis ne croient pas à la théorie du suicide. Du coup, enquête, bla bla bla... Rien de vraiment inhabituel.
-Tu connais l'identité du mec ?
-Non, on m'a dit que je l'aurai sur place. Je dois partir dans une heure.
-Bah ça m'laisse une heure pour te dire au revoir correctement..., sourit Ace en se haussant vers lui pour l'embrasser.
Law lui retourna son fameux sourire en coin et se laissa faire, ses lèvres jouant doucement sur celles du jeune homme.
-Au fait, susurra-t-il contre ses lèvres. Le justaucorps noir que tu as caché sous ton oreiller... C'était pour quoi ?
J'aurais dû m'douter que j'arriverais pas à lui cacher, marmonna le barman intérieurement. Fait chier...
xxxxxxxxxx
Il était vingt heures trente lorsque Luffy déboula dans sa chambre. Il y trouva son grand-frère qui s'acharnait à apprendre à Hiken à s'asseoir sur commande.
-Hey, Ace ?
-Hiken ! Assis ! Nom de Dieu, mais tu comprends vraiment rien !
-Ace !
-Quoi ?! grogna-t-il en se tournant vers le garçon.
-Ben c'était pour te prévenir. Les parents de la gamine que j'dois garder ce soir sortent toute la nuit et ne rentrent que demain. Du coup, je dors chez eux pour la surveiller...
-Ouais, bah ok, pas d'souci. Tu t'fais payer plus, du coup ?
-... Oh oui, t'inquiète pas... J'aurais un bonus, lui répondit-il avec un grand sourire.
-Bon, bah à demain alors...
-Ouais, à d'main !
Il attrapa son sac et s'apprêtait à franchir le seuil de la chambre quand il fit brusquement demi-tour. Il s'approcha d'Ace et lui embrassa la joue.
-Tu sais que je t'aime très fort, grand-frère.
-Oui, moi aussi, Lu'.
Avec un dernier sourire rayonnant, Luffy sortit de la chambre, laissant son aîné face à son renard récalcitrant. Le barman se figea soudain. « Je t'aime très fort grand-frère » ? Oh le sale petit...
Il se précipita dans l'escalier.
-LUFFY ! SI JE TROUVE UNE PREUVE QUE T'AS PASSÉ UNE NUIT À L'HÔTEL, J'TE LES ARRACHE !
Il entendit le rire exubérant de son cadet, la lourde porte d'entrée claquer, puis le vrombissement d'une moto. Petit con...
xxxxxxxxxx
La Ducatti noire de Zoro s'arrêta devant le dojo dans un dérapage semi-contrôlé, envoyant un nuage de poussière alentours. Lorsque sa moto fut immobilisé, il enleva son casque et passa une main dans ses cheveux.
-Hey, Luffy ? On est arrivés, tu peux me lâcher.
-... Mmm... Gnon...
-Pourquoi ?
-Arrête de bouger, laisse-moi profiter encore un peu.
Luffy enserrait son torse avec force, profitant du fait qu'il était tête nue pour enfouir son nez dans son cou. Il respirait l'odeur de la veste de cuir de Zoro, mêlée à son parfum à lui, métallique comme le sang et les lames, et doux comme de l'herbe coupée. Parfum qu'il connaissait depuis tellement longtemps qu'il le rassurait plus que n'importe quoi. Il soupira contre sa peau, et le vert sourit.
-Lu' ? Va falloir bouger à un moment...
-Pas envie... Ta gueule...
Le jeune homme rit et se retourna à demi pour embrasser le brun.
-Tu savais que les tatami des dojos étaient plutôt confortables, mine de rien ? demanda-t-il contre ses lèvres.
-Au fait... Pourquoi ici ?
-J'viens m'entraîner tellement souvent que le directeur m'a filé la clé. Et comme c'est fermé demain... Ça évite de payer l'hôtel et de se faire griller par ton frangin journaliste qui fourre son nez partout.
Luffy sourit.
-On parie qu'il débarque avant demain ? rigola-t-il.
-Parle pas de malheur, Lu'...
Le garçon planta un baiser sur sa joue et sauta à bas de la bécane, suivit par le vert, plus calme. Ils avancèrent jusqu'à la porte, que Zoro déverrouilla, et il entrèrent dans le bâtiment. La lumière s'alluma automatiquement, et le brun regarda autour de lui. Il esquissa un sourire. La pièce était entièrement vide. Quelques poutres s'élevaient vers le plafond, et un tatami confortable était posé sur l'ensemble du sol, décoré de bandes brunes dans le plus pur style japonais. Il n'y avait pas même un banc, les élèves étant censés s'asseoir à même le sol. Il n'y avait qu'un espace réduit près de l'entrée pour y ranger les paires de chaussures, les parapluies et les blousons. Les deux adolescents se déchaussèrent, et avancèrent jusqu'au milieu du dojo.
-Les vestiaires sont ailleurs, dit Zoro dans son dos. Le bâtiment est derrière.
-Sympa comme endroit, sourit Luffy. J'sens qu'ça va m'plaire... Un lit de la taille d'une pièce entière, c'est pas trop la classe ?!
Il se retourna vers le jeune homme, lui offrit un immense sourire, et se jeta sur lui pour se pendre à son cou et l'embrasser. Un baiser joyeux et joueur, plein de malice. Zoro l'enlaça et ouvrit les lèvres pour que la langue indiscrète de son amant puisse s'y glisser. Ils se laissèrent lentement glisser sur le tatami, leurs bouches toujours liées.
Luffy souriait en l'embrassant, à la limite de rire dans leur baiser tant il était heureux. Sa langue explorait avidement la bouche de Zoro, aussi empressée et désordonnée que lui l'était, et ses dents jouaient sur ses lèvres, gamines et malicieuses. Loin de leur premier baiser, tendre et enjôleur, celui-ci respirait simplement la joie de vivre.
Le vert allongea le garçon sur le tatami avec douceur, brisant leur échange avec un léger sourire en coin. Soudain, Luffy attrapa ses joues et amena leurs fronts l'un contre l'autre. Un peu trop brusquement.
-OUCH ! Putain, Lu' ! Fais gaffe !
-Désolé ! s'exclama-t-il en pouffant avant de frotter son nez contre celui du jeune homme.
-Abruti, marmonna Zoro sans pouvoir réprimer son sourire.
Il l'embrassa lentement, passionnément, tout en faisant glisser sa chemise de ses épaules, alors que Luffy se calmait doucement. Un peu. Il lui enleva le vêtement, l'envoya voir ailleurs s'il y était et caressa le torse finement musclé. Le brun ferma les yeux.
Soudain lassé des caresses lentes et posées de Zoro, il le retourna d'un mouvement de hanches, et se retrouva assis sur lui, les mains de chaque côté de sa tête.
-T'es vraiment intenable, sourit le vert.
Luffy éclata de rire et se pencha pour mordiller la peau de son cou, tout en lui enlevant sa veste de cuir. Il lui retira ensuite son T-shirt, abandonnant un instant ses baisers pour lui faire passer par dessus la tête, et colla leurs corps l'un à l'autre, frissonnant à la sensation de leurs peaux entrant en contact. Zoro referma ses bras sur lui et caressa son dos, faisant glisser sa paume chaude de sa nuque à la naissance de ses fesses. La respiration du garçon s'accéléra.
Ils nouèrent une nouvelle fois leurs lèvres, dans un échange qui gagna peu à peu en fougue et en fièvre. Luffy glissa une main entre eux, déboucla leurs ceintures, détacha leurs braguettes, et pressa leurs envies à demi-érigées l'une contre l'autre. Son amant eut un soupir de plaisir et crispa une main dans ses cheveux.
Ils se séparèrent, la respiration précipitée, et se sourirent doucement.
-J'suis content que ce soit toi, dit Luffy à voix basse.
-J'vais faire de mon mieux pour mériter cet honneur, murmura Zoro. C'est nouveau pour moi aussi, alors...
-Ouais, j'sais...
Le garçon se pencha pour embrasser sa joue.
-Merci d'm'avoir attendu, chuchota-t-il.
Le vert se gratta la nuque et rougit.
-Ben... Pour moi, ça pouvait être qu'une seule personne, marmonna-t-il. Mais du coup, j'risque de faire des boulettes.
-T'inquiète, Zoro... Ça va aller, tu verras.
Luffy lui décocha son sourire rayonnant, et Zoro se rappela de la première fois qu'il l'avait vu.
Zoro, dix ans, entre dans la pièce sombre et regarde autour de lui. Le Vieux le pousse dans le dos.
-Hey, les gamins ? Dites bonjour à votre nouveau copain !
La dizaine d'enfants présents le toise avec animosité, méfiance ou simplement indifférence, et il grimace. Ouais... On fait mieux comme accueil. « Je sens que j'vais m'plaire ici », grogne-t-il intérieurement.
Soudain, un gamin haut comme trois pommes sort du lot et se plante devant lui. Il lui arrive à peine en haut de la poitrine, et il se demande ce que cette demi-portion va bien pouvoir lui faire. Le petit lève la tête vers lui et agite la main.
-Yo !
Son sourire est éblouissant. Tellement lumineux qu'il illumine la pièce. Et le visage de Zoro.
-À quoi tu penses ? demanda soudain son amant.
-À la première fois qu'on s'est rencontré, répondit-il. Tu te rappelles ?
-Évidement que j'me rappelle ! Tu f'sais peur à tout le monde avec tes ch'veux ! rigola-t-il.
Zoro soupira. Merci pour le compliment, vieux ! Appelle-moi l'Alien, aussi, tant qu't'y es !
-D'ailleurs..., reprit Luffy en souriant innocemment, c'est vert aussi en bas ?
-Que... C'est quoi cette question débile ?
-Laisse tomber, j'vais aller voir par moi-même, rigola-t-il.
Le vert se plaqua une main sur les yeux. De tous les types que t'avais à ta disposition pour tomber amoureux..., râla sa conscience.
Il oublia vite ses grognements mentaux lorsque Luffy fit glisser son jean le long de ses hanches et de ses jambes, et frissonna quand son amant regarda la bosse qui tendait son boxer avec une envie évidente. Le garçon se redressa pour enlever son short, l'envoyant rejoindre le reste de leurs vêtements, puis se courba pour se frotter contre lui. Ils gémirent à l'unisson et renouvelèrent leurs mouvements, à la recherche de leur plaisir mutuel.
Fébrile, Luffy enfouit son visage dans son cou et embrassa sa peau encore et encore. Zoro griffa légèrement ses omoplates, et il releva la tête.
-Zoro, je... Je veux plus, s'il te plaît...
-J'sais pas trop... Je sais pas comment faire pour pas te faire mal...
-Ben... Laisse-moi gérer alors.
Le vert haussa un sourcil.
-Parce que t'es au courant de... D'la procédure, toi ?
-Ace planque des revues marrantes sous le plateau de son bureau, répondit-il simplement avant d'éclater de rire devant l'air ahuri de son amant.
-... T'es sérieux, là ?
-Ouais, et Sabo en a aussi d'ailleurs, ajouta-t-il avec son sourire malicieux. Mais bon, avec c'que t'as là, ça va pas nous être très utile.
Il posa sa main sur l'entrejambe de Zoro, qui s'efforça de ne pas gémir à la sensation de ses doigts sur son sexe, même à travers le tissu. Il se cambra dans un geste incontrôlé pour rechercher plus de contact, et Luffy répondit à sa demande informulée en faufilant sa main dans son boxer pour le caresser lentement. Il fit glisser sa paume sur sa longueur, avant de caresser son extrémité du pouce et de redescendre pour en presser doucement la base. Et cette fois, le jeune homme ne put retenir un gémissement de plaisir.
-Mmmmn... Luffy...
La vache, c'est dix fois mieux que quand j'le fais moi-même ! gémit-il intérieurement. Les doigts fins de son amant l'enserraient délicatement, montant et descendant dans une caresse aussi douce qu'hésitante, enivrante. Il se releva un instant pour agripper la nuque du garçon et l'embrassa passionnément, puis il retomba sur le sol, haletant, entraînant le brun avec lui.
Luffy se servit de sa main libre pour lui ôter son dernier vêtement, et Zoro le repoussa pour lui infliger le même traitement. Il le renversa sur le dos, et parsema son ventre de baisers et de coups de langues, laissant des traînées de feu sur ses abdominaux, avant de remonter sur ses pectoraux et son cou. Les yeux clos, un grand sourire sur les lèvres, le brun se laissait faire, abandonné, en confiance, savourant chaque frisson qui parcourait ses muscles et ses nerfs. Le vert le contempla, et un autre souvenir traversa sa mémoire.
Zoro pleure encore. Il a rêvé de sa mère, comme il en rêve presque toutes les nuits. À onze ans, on est pas prêts à affronter ce genre d'épreuves, mais les autres voleurs lui crachent dessus en lui disant qu'il est faible. Recroquevillé sur la paillasse qui lui sert de lit, il s'efforce de rester silencieux en laissant couler ses larmes.
Soudain, deux petits bras chauds l'enlacent par derrière, et il se retourne pour enfouir son nez sous de doux cheveux bruns.
-Ça va aller, j'suis là, murmure Luffy à son oreille. T'as rien à craindre, j'te protégerais...
Le protéger ? Luffy fait à peine les deux tiers de son poids et de sa taille, comment pourrait-il le protéger?
En lui redonnant l'envie de vivre. Oui, c'était pour ça qu'il était tombé sous le charme de Luffy. Parce qu'il était l'incarnation de l'espoir. D'ailleurs, toute la bande du Chapeau de Paille était composée d'adolescents qu'il avait fait remonter à la surface.
Luffy se hissa vers Zoro pour l'embrasser, et ce dernier sortit de ses pensées pour répondre à son baiser. Il se pencha plus près encore, et lécha l'oreille du brun qui gémit et frissonna violemment. Il appuya la caresse, et le garçon agrippa sa nuque.
-Zoro..., souffla-t-il. Laisse-moi... Laisse-moi te donner plus... Laisse-moi te faire l'amour...
Le vert se figea, et Luffy retint son souffle. Il le força à le regarder et fronça les sourcils, sérieux pour une fois.
-On essaye, d'accord ? J'te promet d'aller doucement, et d'arrêter si ça va pas. J'te promet de pas forcer quoique ce soit. Et j'te promet que... Mpppf !
Zoro écrasa ses lèvres sur les siennes pour le faire taire, envahissant sa bouche de sa langue, fiévreux.
-La ferme, Lu'. J'ai pas besoin que t'argumentes. Vas-y.
Luffy sourit joyeusement contre ses lèvres avant de l'embrasser de plus belle, heureux. Heureux que Zoro soit là avec lui, qu'il lui accorde une confiance presque aveugle, heureux qu'ils se soient rencontrés. Heureux qu'ils se soient enfuis ensemble.
-Ce soir j'm'en vais ! s'exclame Luffy en rangeant un énième objet de valeur dérobé dans sa poche.
Il a douze ans, Zoro en a quatorze. Il est un pick-pocket hors-pair, et un bagarreur tout aussi talentueux. Et le vert n'est pas en reste. La paire qu'ils forment est la meilleure de la bande des petits voleurs.
Sauf que Luffy n'en peux plus d'être sous les ordres du Vieux.
-Comment ça « j'm'en vais » ? demande Zoro, furieux.
-Ben j'm'en vais, quoi. J'veux plus travailler pour le Vieux, j'veux être libre.
-Nan mais ça j'avais compris. Mais tu s'ras gentil de dire « on s'en va » !
Le garçon sourit et lève la tête vers son ami.
-T'es pas obligé, Zoro. Au moins, ici, t'es sûr d'avoir ton repas tous les jours. Si tu t'en vas avec moi, tu... OUFFFF !
Le vert lui enfonce son poing dans le ventre et le brun se retrouve assis par terre à essayer désespérément de retrouver un souffle décent. Il lance un regard interrogateur à son ami, qui se contente de le toiser de haut, debout devant lui.
-On s'en va. Ce soir.
Ils n'avaient pas de plan, pas la moindre idée de comment ils pourraient échapper au Vieux, mais Zoro lui avait tout de suite fait confiance. Sans hésitation. Rien qu'à cette pensée, son cœur parut se mettre à danser, et il eut un petit rire.
-Est-ce que t'es en train d'te foutre de ma gueule ? sourit le vert.
-Nan, c'est juste que j'suis content !
Il reprit le dessus en riant et, ses yeux bruns plongés dans les prunelles vertes du jeune homme, porta deux doigts à sa bouche pour les humidifier. Il enroula sa langue autour et avança et recula sa tête dessus, esquissant un sourire en coin en entendant Zoro gronder sourdement. Le vert l'imagina faire ça sur une toute autre partie de son anatomie, et réprima un gémissement à cette idée, se contentant de suivre le mouvement de ses lèvres des yeux.
Luffy retira ses doigts de sa bouche et se pencha pour l'embrasser. Le vert frissonna à la sensation de sa main descendant le long de ses côtes, puis de son flanc. Elle redessina le V de son aine, et se glissa entre ses jambes. Le brun caressa le sillon de ses fesses, avant de s'insinuer à l'intérieur.
-Détends-toi, murmura-t-il contre les lèvres Zoro.
Facile à dire, c'est pas ton fondement qu'est menacé, couillon ! grogna ce dernier intérieurement. Mais il expira longuement et se força à dénouer ses muscles. Il écarta légèrement les genoux pour laisser de la place à son amant et ferma les yeux.
Luffy cercla son intimité avant d'insérer un doigt en lui, hésitant et précautionneux. Il avait vraiment envie de passer à l'étape supérieure, ça faisait trop longtemps qu'il se retenait, mais s'il ne préparait pas un minimum son amant, il était sûr qu'il ne voudrait plus jamais renouveler l'expérience.
Et maintenant qu'il l'avait retrouvé, il était hors de question qu'il le laisse repartir.
-Les flics ! crie Sanji en se précipitant vers ses amis. Ces enfoirés sont après nous, et cette fois, ils ont ramené les chiens avec eux.
-Merde ! jure Nami. Luffy ! Qu'est-ce qu'on fait ?
Luffy, quinze ans, reste silencieux. Si la poule a ramené les pisteurs, c'est pas la peine d'espérer en réchapper aussi facilement que d'habitude en se fondant dans la foule ou en provoquant une émeute pour faire diversion.
-On se sépare, répond-t-il, la mine sombre.
Il y a un grand silence, et le brun relève les yeux sur ses amis. Nami, Sanji, Robin, Ussop et Zoro le regardent en silence, assimilant ce qu'il vient de dire. Il leur offre un grand sourire.
-On se retrouve à Little Garden dans trois jours, s'exclame-t-il.
Ses compagnons hochent solennellement la tête.
-Ussop, Nami et Sanji, vous partez ensemble de votre côté. J'compte sur vous pour veiller sur Nami, les gars.
-Faudrait plutôt s'en méfier, marmonne Ussop en jetant un regard en biais à la rousse.
-Zoro et Robin, vous restez ensemble.
-Et toi ? grogne le vert.
-J'vais essayer de faire diversion.
-... Hors de question ! crient-ils en cœur.
-J'vous d'mande pas votre avis, ma décision est prise.
Il s'approche d'eux et les prends chacun leur tour dans ses bras. Zoro le dernier. Leur étreinte est beaucoup plus longue et empreinte de tristesse désespérée.
-Te perds pas trop, Zoro. Okay ?
-J'vais essayer. Et toi, rentre pas dans le lard de tout le monde.
-J'te promet rien.
Il le relâche et les regarde tous une dernière fois en souriant.
-Courez, murmure Luffy avant de partir de son côté à toute vitesse.
Aucun n'était au rendez-vous à Little Garden. Les trois jours s'étaient transformés en années, et c'est totalement par hasard qu'ils s'étaient retrouvés ensemble au Moby Dick, deux ans plus tard.
-Luffy ? Ça va ?
-C'est à toi qu'il faut poser la question, sourit Luffy en s'ébrouant.
-Ben... C'est carrément bizarre comme sensation, mais j'ai pas mal.
Le brun pouffa et se pencha sur lui pour embrasser ses joues et son cou, avant de rentrer un deuxième doigt dans son intimité. Zoro grogna et s'agrippa aux épaules du garçon, fermant les yeux avec force. Il avait l'impression qu'une pointe de feu lui vrillait le ventre et se tortilla inconsciemment pour tenter d'échapper à la douleur.
-Scchhh..., chuchota Luffy contre son oreille. Arrête de bouger, tu vas te faire encore plus mal.
-Facile à dire, siffla le vert.
-Tu veux arrêter ?
-Hors de question ! Tu m'as pas fait endurer ça pour rien, non ?!
Le brun rigola en voyant la mine hargneuse du jeune homme et le prépara doucement, attentif à ses réactions. Finalement, les grognements d'inconfort de Zoro laissèrent place à des soupirs appréciateurs, et il retira ses doigts. Il se positionna entre les jambes du vert et pressa son sexe entre ses fesses.
-T'es toujours d'accord ?
Le jeune homme leva les yeux au ciel, amenant un sourire sur le visage du brun qui poussa légèrement pour se frayer un chemin en lui.
-Aaaaah ! Bordel de m...
-Hhnnn...
Incapable de se retenir, il poussa plus loin encore, jusqu'à la garde, plaquant ses cuisses contre celles de son amant. Il ouvrit de grands yeux et hoqueta, incrédule. Il se pencha en avant et plaqua ses mains sur le tatami, de chaque côté de la tête du vert. Les traits de Zoro étaient déformés par la douleur, et il s'approcha pour embrasser son cou.
-La... La vache... C'est bon... Zorooo...
Le jeune homme ne répondit pas, essayant tant bien que mal de se détendre, l'esprit concentré sur la respiration précipitée de Luffy contre la gorge. Ce dernier parut reprendre quelque peu ses esprits et le regarda.
-Ça va ?
J'lui dis que j'ai l'impression d'avoir un tison chauffé à blanc dans le cul, d'après toi ? demanda-t-il à sa conscience. Cette dernière refusa le dialogue et il grogna.
-J'ai connu... Des situations plus... Plus confortables...
Le brun eut un sourire incertain, et frissonna en fermant les yeux lorsque le vert remua inconsciemment sous lui. Nom de Dieu... Même les repas de Sanji sont à des lieues d'égaler ça... J'ai jamais rien connu d'aussi bon, la vache...
Il amorça un mouvement de va-et-vient, essayant d'être le plus doux possible. Avec peu de succès. Le plaisir qu'il ressentait le déconcentrait fortement, et ses mouvements brusques et inexpérimentés n'arrangeaient rien à la douleur de Zoro.
Peu à peu, leurs mouvements s'harmonisèrent, et le vert oublia le tison chauffé à blanc pour se concentrer sur le plaisir qu'il commençait à ressentir, et sur les gémissements de Luffy contre son oreille. Il se laissa doucement aller, et ses propres gémissements passèrent la barrière de ses lèvres sans qu'il puisse les retenir. Sans qu'il le veuille non plus.
-Mmmn...
Après tout, c'était Luffy qui l'entendait, c'était Luffy qui était avec lui. Peu lui importait l'image qu'il lui renvoyait à cet instant, Luffy le connaissait tellement par cœur qu'il ne craignait pas de se révéler à lui.
Soudain, à la suite d'un coup de bassin un peu plus profond que les autres, son corps s'arqua, ses yeux se révulsèrent, et un cri rauque sortit de sa bouche.
-Aaaaaaah !
-Zoro ! Zoro ça va ? J't'ai fais mal ?!
Le brun s'était immobilisé et le regardait, paniqué. Le vert reprit son souffle et fronça les sourcils.
-J'peux savoir pourquoi tu t'es arrêté ?
-Ben... T'as hurlé...
-Ouais, bah c'était pas un cri de souffrance crois-moi ! Alors bouge parce que sinon, j't'encastre dans la poutre derrière-toi !
Luffy ouvrit de grands yeux... Et éclata de rire.
-PFAHAHAHAHA ! Tu verrais ta tête ! On dirait que j'viens d'te piquer ta bouteille de rhum et d'la balancer par la fenêtre !
-Ouais, ben tu te foutras de ma gueule après ! Recom... Mmmmmnn...
Le garçon s'était remit à bouger, et creusait les reins pour s'enfoncer le plus profondément possible en lui. Zoro était terriblement étroit et chaud autour de lui, et chaque mouvement envoyait des chocs électriques dans ses reins. Il accéléra son rythme, gémissant à chaque poussée.
-Zorooo... Mmmmn...
Le vert le repoussa soudain, et ils se retrouvèrent assis face à face, Zoro surplombant Luffy et le chevauchant. Le brun referma ses bras autour de lui et enfouit son nez contre son torse luisant de sueur, bougeant de plus en plus vite et fort en lui. Haletant, le vert enfonça son visage dans ses cheveux noirs humides et gémit lorsque son amant s'empara de son sexe pour le caresser en rythme avec leurs coups de reins.
-Lu... Luffy, je... Je vais...
-Aaaah... Moi... Hhnnnn... Moi aussi... Ohh Zoro...
Luffy donna un coup de rein puissant, s'enfonçant au fond de lui pour frapper son point de plaisir, et se déversa en lui. Il ne s'interrompit pas pour autant. Laissant un sourire se dessiner sur son visage, il observa son amant prendre son plaisir, frappant encore et encore la boule de nerfs cachée au fond de lui, cherchant à graver chacune de ses expressions dans son esprit. Zoro ne résista pas et finit par se répandre entre ses doigts dans un râle de plaisir.
-Luffyyyy... Aaaah...
Leurs mouvements ralentirent pour finalement s'éteindre doucement, et Luffy se laissa tomber en arrière, bras écartés, reprenant peu à peu une respiration normale, les yeux brillants. Il y eut quelques secondes de silence, puis il éclata de rire.
-Au fait... Du coup, c'est pas une coloration... Héhéhé...
-Putain, tu peux arrêter de te bidonner dans un moment pareil ? sourit Zoro, trop détendu pour s'énerver.
Quel abruti... Il se souleva lentement, sortant son amant de lui, grognant d'inconfort à la sensation de vide qu'il ressentit soudain. Le brun empauma ses hanches pour l'aider, et il s'allongea à ses côtés, fermant les yeux. Un petit corps chaud se coula contre lui, et il referma ses bras sur lui.
-Finalement, ça s'est pas si mal passé que ça, rit-il doucement dans ses cheveux noirs.
-Ouais, répondit Luffy en souriant. T'avais peur au début ?
-Tu verras quand ce sera ton tour !
Ils pouffèrent, et le brun l'embrassa longuement.
-La prochaine fois, promis, murmura-t-il en souriant.
Ils fermèrent les yeux et s'apprêtaient à s'endormir lorsque le portable de Luffy vibra. Il grogna et tendit la main vers ses vêtements pour s'en emparer.
On sait où vous êtes, on vient te chercher.
Ace a emmené des pinces coupantes. Il les a aiguisées.
Sab'.
-Euuh... Zoro ?
xxxxxxxxxx
Law souleva le cordon jaune et s'avança vers le corps. L'homme était étendu par terre, et un drap blanc le protégeait du regard des curieux amassés autour de la scène.
-Bonsoir, Docteur, le salua un policier.
-Bonsoir, répondit-il sans débordement de courtoisie. Vous avez fouillé le corps ?
-Non, on a tout laissé en l'état pour ne pas fausser vos analyses.
-Bien.
Il n'aimait pas quand ses collègues de travail posaient leurs grosses pattes maladroites sur l'un de ses patients, comme il aimait les appeler. Il s'approcha du drap et le fit glisser sur le côté. Il ouvrit de grands yeux.
Il comprenait maintenant pourquoi la police n'avait pas voulut lui révéler l'identité du mort au téléphone. Il reprit ses esprits et regarda attentivement les vêtements. L'une des poches de la veste jaune que le cadavre portait était gonflée, et il enfila un gant en latex pour sortir ce qu'elle contenait.
Une lettre. À son intention. Nerveux, il l'ouvrit et lorsqu'il vit ce qu'elle contenait, son sang se glaça dans ses veines.
Un simple plume rose. Et une carte de jeu frappée d'une figure de Joker. Avec une simple phrase.
Il faut quatre as dans un jeu de cartes.
Il frissonna et baissa les yeux sur le cadavre de l'Amiral Kizaru.
