Saluuut ! Ouais, enfin de retour de vacances ! Vous m'avez manqué ! Sisi, j'vous jure !

Bon, j'ai plein de choses à vous dire, alors accrochez-vous à votre chaise/lit/table/pouf/siège divers.

1. Je n'ai pas répondu aux reviews, navrée, je promet de le faire aux prochaines. Promis juré craché ! *crache*

2. La première scène (celle de l'autopsie) n'a aucun fondement scientifique. Je n'y connais rien, et même si j'ai fais quelques recherches, je suis sûre que certains trucs que j'ai mentionné sont absolument, totalement, et définitivement faux. Mais bon, c'est une fiction après tout.

3. J'ai conscience que dans son labo, Law devient un peu (beaucoup !) OOC. C'est fait exprès. C'est pour montrer qu'il se sent vraiment chez lui, qu'il fait ce qui le passionne et que comme il est tout seul devant sa table d'opération, il peut enfin se lâcher un peu. Oui, ce type a un sérieux grain.

4. Vous reconnaîtrez sans doute une scène d'un de mes films préférés... Héhéhé... Je me bidonne à chaque fois que la vois :D

5. En revanche, si les informations autopsiales (néologiiisme) sont fausses, je peux me targuer d'avoir un papa vétérinaire, donc une certaine connaissance en ce qui concerne les animaux ^^

6. Je suis désolée pour le jeu de mot pourri avec Sarah, mais... Mais j'avais vraiment pas d'inspiration, alors quitte à toucher le fond...

7. Et un peu de SaboRobin sur la fin, ça fait longtemps... :3

Je remercie ma merveilleuse Patate Chaude qui me laisse utiliser l'un de ses dessins pour ma couverture de fic ! Merci A-Harlem ! *applaudissements du public*

Voilà, ça y est, j'ai fini !

Bonne lecture !

Bisous cramés !

Pyro


-Je refuse de faire mon autopsie ici, dans un stupide camion aménagé. J'ai besoin de mon labo.

-'Coutez, Doc', c'est comme ça et pas autrement.

-Pour vous, ce sera Docteur Law, si ça ne vous dérange pas. Par ailleurs, si la victime avait été un père de famille suicidé, je n'aurais rien dit. Mais compte tenu de qui se trouve refroidit aujourd'hui, il me faut mon laboratoire et l'intégralité de mes instruments, y compris mon microscope, que vous n'avez sûrement pas apporté avec vous. Pas une parodie de table d'opération. Avec votre adresse habituelle, vous êtes fichus de m'en avoir monté une en plastique.

Le policier avec qui Law se disputait détourna les yeux et se gratta la nuque, gêné. Le chirurgien soupira. J'en étais sûr... On est pas aidés, franchement... Il tourna les talons et se dirigea vers le corps, déposé dans une bâche noire à sa demande.

-De toute façon, soit vous me l'amenez en bonne et due forme, soit je l'embarque dans mon coffre et vous vous débrouillez avec vos supérieurs. Compris ?

-Vous pouvez pas faire ça !

Le chirurgien eut un sourire carnassier.

-Vous voulez parier ?

Le policier grommela dans sa barbe et finit par donner son accord du bout des lèvres. Le corps de l'Amiral fut chargé dans le camion avec précaution et conduit au laboratoire d'autopsie, la voiture noire de Law les suivant de près.

xxxxxxxxxx

Law enfila des gants en latex et s'approcha de l'Amiral Kizaru, étendu sur sa table d'opération. Il attarda à peine son regard sur les traces de sang présentes sur sa tenue.

-Ok, mon grand. Fais voir ce que tu as dans tes poches, à part cette jolie lettre de menaces à peine voilées.

Il fouilla les poches de la veste, puis du pantalon.

-Portefeuille, mouchoirs, portable, deuxième portable, cigarettes, briquet... Mouais, des pièces à convictions pour les flics, mais rien d'intéressant pour moi. Ok, on enlève les vêtements et on va passer au corps.

Il déshabilla son patient avec précaution, mit les habits et ce qu'il y avait trouvé dans un sac étanche qui serait remit plus tard aux enquêteurs, et balança tout cela dans un coin. Ensuite, il s'approcha d'un chariot en métal sur lequel étaient alignés plusieurs boîtes contenant des instruments et en choisit une avec soin. Enfin, il revint vers l'Amiral, détailla son corps et siffla.

-Eh bah... ! Ceux qui t'ont fait ça, t'aimaient pas du tout ! T'as couché avec leur femme ou quoi ?

Le torse de feu Borsalino Kizaru était percé de coups de couteaux autour du cœur et dans le ventre. Son visage était tuméfié et sa lèvre fendue, mais ça, il avait pu se blesser au visage en tombant par la fenêtre. À première vue, il avait été battu, puis poignardé à plusieurs reprises. Law haussa un sourcil.

-Ta veste était intacte, hormis le sang... Qu'est-ce qui t'es arrivé ? T'as été déshabillé, poignardé, puis rhabillé ? Et ensuite, balancé par dessus le balcon ? Je savais Joker pervers, mais quand même... Bon, fais voir ton visage, d'abord.

Il se saisit d'une lampe miniature et observa les yeux du défunt, tirant sur les paupières pour faciliter son inspection.

-Pupilles et veines optiques dilatées...

Il griffonna ses observations sur un bloc-note et descendit inspecter sa bouche.

-... Gencives noires, langue gonflée et rigide...

Nouvelles annotations.

-... Narines ouvertes... Ok, si t'es pas mort par asphyxie, cher Amiral, je m'appelle plus Trafalgar Law. Les coups de couteaux, et la défenestration, c'est juste pour épater la galerie... Ou par pur sadisme, au choix. Mais ça, on le saura quand on aura chopé le coupable.

Il se recula et s'assit sur un tabouret, pensif.

-Mouais... Mort asphyxié... Sauf que y a pas de traces de strangulation et pas de résidus de plastique. Donc on t'as pas mis la tête dans un sac. Tu t'es pas noyé non plus... Alors comment... ?

Il donna un coup de pied sur le bureau pour faire tourner le siège de son tabouret, et passa les mains derrière sa tête en regardant le plafond. Alors qu'il finissait son petit tour sur lui-même, une idée traversa son esprit.

-D'après les témoins, tu serais tombé de la fenêtre il y a environ quatre heures... Sauf que...

Il se leva et marcha jusqu'à la table. Il attrapa l'un des bras du mort et tenta de le plier, en douceur d'abord, puis il força. En vain.

-Aussi raide qu'une barre de fer... Alors que je devrais encore pouvoir te faire faire des mouvements...

Il afficha soudain un grand sourire, attrapa une loupe d'un geste vif et tourna la tête de Kizaru pour regarder dans son cou, sous son oreille. Il y découvrit une minuscule plaie circulaire. Il préleva ensuite un morceau de peau à cet endroit pour examiner la petite blessure au microscope.

-Tu savais que t'avais des échardes de la taille d'un micromètre dans le cou ? Ouais, du bois ouais. Non, tu savais pas ? Bah t'es au courant maintenant.

Il regarda le macchabée et esquissa un sourire en coin avant de hausser les épaules.

-Vrai que cette info te sera plus très utile maintenant, mais bon... En tout cas, ça confirme ce que je pensais.

Il retira l'échantillon de peau du microscope, rangea l'outil et reprit son bloc-note.

-Fléchette empoisonnée, comme dans le sud de l'île. Probablement tirée à l'aide d'une sarbacane, ou équivalent. Plus très utilisé comme méthode. Quant au poison, du curare. Un paralysant très puissant, ça te fige tes muscles et ton diaphragme en moins d'une minute. Va respirer avec un diaphragme dur comme du bois, tu vas voir comment tu vas galérer...

Law apposa un point final sur sa feuille et se fendit d'un sourire satisfait. Il rangea ses outils, enleva ses gants et fouilla dans la poche de sa blouse. Son sourire s'évanouit lorsqu'il en tira la lettre que Doflamingo lui avait adressé.

Il ne pourrait pas s'en servir pour remonter jusqu'au Joker, il le savait. Le texte sur la carte de jeu avait été tapé à l'ordinateur, la carte elle-même sortait d'un paquet de jeu totalement ordinaire, et la plume était une fausse en plastique, comme on en trouve dans les magasins de déguisement. De plus, il était certain de ne trouver aucune empreinte de quelque sorte que ce soit dessus. Quant au fait que le joker imprimé sur la carte soit l'illustration du nom de code de Doflamingo, cela ne le mènerait nulle part. Aux yeux des enquêteurs, cela pouvait tout aussi bien être un canular. S'il accusait son ex-patron avec ça, il se ferait rembarrer, c'était sûr.

-Du poison... C'est bien ton style d'être aussi vicieux, Joker, grogna-t-il pour lui-même. T'es comme un serpent, tu frappes par derrière...

Le chirurgien soupira, rangea la lettre et s'assit sur son tabouret à nouveau. Il se pencha en arrière, s'accoudant à son bureau et ferma les yeux.

T'as pas toujours été comme ça pourtant... Pas vrai P'pa ? T'étais pas comme ça quand elle était là...

-Oh Doc' ! T'as fini ta séance de charcuterie ?

Sorti de ses pensées, Law regarda avec animosité celui qui venait de pénétrer dans son laboratoire, vêtu de la blouse bleue réglementaire quand on entrait ici, et suivit par son adjointe.

-Inspecteur Smoker... J'aimerais autant que vous m'appeliez Law, ou encore mieux, Docteur. Auriez-vous un problème avec la politesse, ici ?

-Arrête de jouer au plus malin, Law. J'déteste quand tu fais ça, grogna l'inspecteur en fronçant les sourcils.

Le chirurgien eut un rictus narquois, et Smoker grinça des dents. Depuis que le métisse avait élu domicile dans ce laboratoire, il ne se passait pas un jour sans qu'ils ne se disputent. Le gris ne pouvait pas le supporter... Et le brun le lui rendait bien. L'inspecteur faisait partie intégrante de ceux qui pensaient qu'avoir engagé Trafalgar était une erreur. Une grosse erreur.

-L'inspecteur Smoker vous a posé une question, il me semble, l'apostropha son adjointe.

Law ne tourna même pas les yeux vers Tashigi, qui venait d'intervenir, et se contenta de soupirer.

-Et Kiki qui vient m'aboyer dans les oreilles... Soyez gentil, inspecteur, dites à votre chihuahua d'aller grogner ailleurs, voulez-vous ? fit-il d'une voix ennuyée.

Smoker se retint de le frapper et souffla longuement pour se calmer.

-On a quoi ?

-Un cadavre.

-Arrête ça, Law, sinon je vais vraiment, vraiment, m'énerver.

Le métisse ricana puis reprit son sérieux.

-Meurtre, ça c'est sûr. D'après mes observations, le coupable lui a envoyé une fléchette paralysante qui a entraîné sa mort par asphyxie. Puis il l'a déshabillé, poignardé à plusieurs reprises, frappé et rhabillé. Sans doute pendant son agonie, c'est pour ça que le corps est tout de même marqué d'hématomes. Et enfin, il l'a balancé par la fenêtre.

-Mais... Ça n'a aucun sens ! s'exclama Tashigi. Pourquoi un assassin ferait-il tout ça ?

-À vous de me le dire, Kiki. C'est votre travail, pas le mien. Maintenant, si vous voulez bien sortir ? J'ai encore de la « charcuterie » à faire, comme vous dites si bien.

Smoker tiqua, mais quitta le laboratoire, suivit par son adjointe, et Law ferma à nouveau les yeux, plongé dans ses réflexions. Elle a raison, ça n'a pas de sens... Qu'est-ce que tu mijotes, Joker... ?

xxxxxxxxxx

-Salut Penguin, lança Ace en entrant dans le cabinet du vétérinaire.

-Oh ! Salut ! Qu'est-ce qui t'amène ?

-C'est pour Hiken que je viens te voir, répondit-il en désignant l'animal à ses pieds, qui reniflait partout autour de lui.

-Je m'en serais douté.

Penguin désigna une chaise au jeune homme et s'assit à son bureau.

-Alors, qu'est-ce qui lui arrive ? s'enquit-t-il.

-Disons que je voudrais le faire dresser. J'y arrive pas tout seul, c'est pas mon truc. J'arrive pas à le faire obéir. Et je sais pas à qui m'adresser. Tu connaîtrais pas quelqu'un par hasard ?

Penguin baissa les yeux sur Hiken, occupé à renifler une caisse de transport dans laquelle était enfermé un chat. Le félin feula, et le renard coucha les oreilles en arrière en grognant. Ace soupira, s'excusa, et se leva pour le prendre dans ses bras avant de se rasseoir.

-Yap ! Yap yap !

-Tu connais Kidd ? demanda Penguin.

-Oui, pourquoi ?

-Lui aussi a fait éduquer son doberman, et maintenant il lui obéit au doigt et à l'œil. La nana qui s'en est occupée s'appelle Sarah.

-Sarah ?

-Sarah Gondain. Elle est bizarre, mais elle est cool. Et elle est très douée avec les animaux, expliqua le vétérinaire.

Ace se passa une main dans les cheveux, pensif, alors que son renard lui léchait le menton. Dans la caisse, le chat miaula, et il dressa les oreilles avant de se remettre à gronder. Le jeune homme le caressa pour le calmer.

-C'est quoi son adresse ? J'voudrais aller la voir en personne avant de le lui confier.

-Elle vit près de la confiserie BigMom, avec trois colocataires. 66 rue du Palace.

Le barman se figea.

-66 rue du Palace ? T'es sûr ? Sûr de chez sûr ?

-Oui oui. Pourquoi ?

-Tu... Hem... Tu sais qui sont ses trois colocs' ? demanda Ace, soudain nerveux.

-J'connais pas leurs noms, mais je sais qu'il y en a une qui est mécanicienne. Tu la connais ?

-... Elle va me faire la peau.

-Qui ça ?

Ace ne répondit pas et fixa le vétérinaire d'un air désespéré.

-Tu veux bien transmettre mes dernières volontés à mes frères ? Nan parce que cette fois, c'est vraiment pas sûr que j'revienne entier...

xxxxxxxxxx

-J'peux savoir pourquoi t'as voulu que j'vienne avec toi de toute urgence ? grogna Sabo. J'avais un article à finir !

-Ça va, on sait toi et moi que c'est pour rester avec Robin que tu voulais pas venir, rétorqua son aîné. Comment elle trouve son nouveau boulot de journaliste ?

-Elle s'est bien intégrée et elle fait un travail du tonnerre. Le patron est super content !

-Tant mieux ! C'est cool de ta part de l'avoir fait engager.

-J'voulais qu'elle ait un boulot un peu plus enrichissant que bibliothécaire, répondit le blond en haussant les épaules.

-Ben c'est réussi ! Ah, c'est là.

Ace et Sabo s'arrêtèrent devant une petite maison ordinaire, le blond tenant fermement la laisse d'Hiken dans une main. Il y avait quatre boîtes aux lettres, et le brun déchiffra les noms qui y étaient inscrits. Il déglutit puis sonna à la porte.

Une jeune femme vint lui ouvrir. Grande, les cheveux verts pâles jusqu'aux épaules, et un charmant sourire sur le visage. Sourire qui s'effaça aussitôt qu'elle le vit, remplacé par un froncement de sourcils réprobateur.

-Salut, Monet... Ça v... ?

Avant qu'il ait pu finir sa question, Monet lui envoya une claque monumentale et lui claqua la porte au nez, sous les yeux médusés de Sabo.

-Qu'est-ce que... ?

-J'suis pas sûr que j'la méritais, celle-là, marmonna Ace.

Il sonna une nouvelle fois et attendit. Une deuxième jeune femme ouvrit le battant. Les cheveux bleus, coupés courts et retenus par un bandeau rouge. Elle avait plusieurs tatouages sur les bras, et arborait le même air furieux que Monet.

-Nojiko, salua prudemment le barman.

-Ace ! Dis-donc, ça fait longtemps qu'on a pas eu de nouvelles...

-C'est que...

SBAAAF !

Nojiko claqua la porte. Le renard jappa, et Sabo regarda son frère se frotter la joue.

-Bon, p't'être que j'l'ai méritée, celle-là, grogna ce dernier.

Le blond haussa un sourcil mais ne dit rien, alors que son frère sonnait une troisième fois, plus tendu que jamais. Monet, Nojiko... Reste plus que...

La porte s'ouvrit et Ace tenta un sourire charmeur.

-Jewy !

SBAAAF !

-... Je suppose que tu ne la méritais pas non plus ? demanda Sabo, blasé.

-Là, j'la méritais, celle-là, répondit son frère alors que la jeune femme hochait vigoureusement la tête derrière lui.

-Je l'crois pas que tu oses te repointer ici..., siffla-t-elle.

-Attend, Jewy...

SBAAAF !

-... Aouch... Je l'ai juste un peu abîmée...

-Je l'ai retrouvée à deux pâtés de maison d'ici, encastrée dans un arbre !

-J'ai voulu éviter un gamin qui s'est jeté sous ma roue !

-Je veux pas le savoir ! Une Harley, putain ! J'ai mis deux ans à trouver les pièces pour la réparer ! Et une semaine après, monsieur me la démolis !

La jeune femme fulminait, et Ace choisit sagement de se taire. Derrière lui, Sabo se forçait à réprimer son rire, même si c'était très très dur.

-Ouais, j'confirme, tu l'as méritée celle-là...

-Oh ta gueule, marmonna-t-il.

Hiken se ramassa sur lui-même et gronda contre la jeune femme, ramenant le blond à la réalité, et il resserra sa prise sur la laisse. Si le renard pouvait éviter de sauter à la gorge d'une autre personne...

Le barman leva les yeux vers Bonney. La jeune femme le regarda longuement avant de soupirer et de se pincer l'arête du nez.

-Bref... Que tu l'aies plantée, ok. J'peux comprendre. Un accident, on sait jamais quand ça peut arriver. Mais après, t'enfuir comme un lâche, et disparaître avant de te repointer ici deux ans plus tard...

-J't'en paierais une autre, promis !

-Mouais... T'as intérêt ! s'exclama-t-elle en souriant.

Ace soupira de soulagement et lui rendit son sourire. Puis il grimaça et se frotta la joue.

-Et les filles, pourquoi elles m'ont frappé ?

-Nojiko parce que t'as pas donné signe de vie depuis deux ans, et Monet par pur plaisir, répondit Bonney en haussant les épaules. Bon, et si tu me présentais celui qui se cache derrière toi ? Et... C'est un renard ?

-Jewy, j'te présente mon p'tit frère, Sabo. Et ça...

Il prit le renard dans ses bras.

-C'est Hiken.

Sabo s'avança et Bonney tendit la main pour qu'il la serre. Gentleman, il s'en empara et lui fit un baisemain. Ace leva les yeux aux ciel alors que la jeune femme souriait largement.

-T'es sûr que c'est ton frère ?

-Adoptif, précisa le blond avec un clin d'œil.

Elle éclata de rire, puis avança la main vers l'animal que le brun tenait toujours dans ses bras. Hiken renifla ses doigts, puis coula sa tête en dessous. Bonney le caressa et il jappa de contentement.

-Bon, et si tu me disais ce que t'es venu faire ici, Ace ? demanda-t-elle en retirant sa main.

-Je voudrais voir Sarah. On m'a dit qu'elle habitait là.

La mécanicienne haussa un sourcil mais ne fit aucun commentaire.

-Oh ! Sarah ! cria-t-elle en se tournant vers l'intérieur de la maison. C'est pour toi !

Elle leur fit signe d'entrer, et ils la suivirent dans le salon de la maison. Lorsqu'il vit apparaître Sarah, Ace eut l'impression de l'avoir déjà vue. Mais où... ?

-Tiens, mais si c'est pas le barman du Bar de l'Arnaque ! sourit-elle. Comment va Law ?

La punk qui draguait Traf' l'autre soir ! J'y crois pas...

-Il va bien, grogna-t-il, son sourire se fanant un peu. Pourquoi ?

La punk le regarda, puis éclata de rire.

-T'es encore jaloux ? T'inquiète, j'ai pas de vue sur lui ! Pour tout te dire, les hommes ne m'intéressent pas. Nan, il voulait juste que je lui donne un coup de main pour te faire rager. Ça a marché, apparemment.

Sabo pouffa et Ace resta bouche bée. Puis, il se renfrogna. Vieux con. J'vais m'le faire façon Portgas lui aussi... La facture va être salée, crois-moi...

-Bref. Tu voulais me voir pour quoi ? demanda Sarah.

-Pour lui, répondit-il en désignant son renard, remettant ses menaces silencieuses à plus tard. J'voudrais le faire éduquer. On m'a dit que t'avais dressé le chien de Kidd, alors...

-Ah ! Heat ? Oui c'est vrai, il a pas été simple à manier, mais j'ai fini par lui apprendre deux-trois trucs. Par contre, j'ai jamais eu l'occasion de m'occuper d'un renard. C'est quoi son nom ?

-Hiken.

Elle se leva et s'accroupit devant Hiken, tendant la main. Curieux, il la renifla puis coucha les oreilles en arrière, craintif.

-Ah, j'dois avoir l'odeur des autres chiens sur les doigts. Ça doit pas lui plaire.

-Pourtant, avec Heat, y avait pas de soucis. Ils se sont bien entendus...

-Tu sais, les animaux, c'est un peu comme les humains. Des fois, quand tu rencontres quelqu'un, ça passe. Et d'autres fois, tu sens dès le départ que vous vous entendrez jamais bien. Pour eux c'est pareil, sauf que ça marche à l'odeur. Si l'odeur leur plaît, pas de problème. Sinon, vaut mieux pas les laisser dans la même pièce sans surveillance.

Elle se redressa et regarda Ace.

-D'accord, je veux bien le prendre. Quel genre d'entraînement tu veux lui faire faire ?

-Euh... Je sais pas trop, dit-il, hésitant. Assis, couché, pas bouger ? Ce serait bien déjà.

Elle sourit.

-Y a plusieurs options. Attaque et défense, chasse, ou juste bonne éducation.

-Juste l'éducation de base, ça suffira. Je veux pas qu'il devienne une machine à tuer, juste qu'il arrête de sauter sur les gens sans raison.

-C'est un renard, Portgas. Tu arriveras pas à lui faire oublier sa vraie nature. C'est un animal sauvage, et même si on peut l'apprivoiser, il reste dangereux et imprévisible malgré tout. Je ferais ce que je peux, mais je peux rien te promettre.

-Ça me va. Et pour le prix ?

-Alors là, tu m'insultes ! s'exclama-t-elle. Les amis de mes amis sont mes amis, et j'ai pas pour habitude de faire payer mes potes ! Tu me le ramène dans deux jours, le temps que je compose un programme, et basta ! Je le prendrais en pension trois jours par semaine pendant trois mois. Ensuite, on avisera.

-Euuh... Bon bah d'accord, accepta Ace, un peu dépassé.

-Autre chose, il me faut un carnet de santé avec vaccins à jour et tout, sinon je prend pas la responsabilité de m'en occuper, prévint la jeune femme.

-Ça marche, j'demanderais à Penguin. C'est tout ?

-Ben écoute... Oui. On signera la paperasse la prochaine fois.

-Et c'est pour ça que tu m'as sorti du boulot ? intervint Sabo. T'avais pas besoin de moi du tout !

-J'préférais que tu sois là en renfort, au cas où Jewy ait soudainement eut l'envie de réduire mon espérance de vie. Ah, et je voulais t'emmerder aussi. Ça marche bien, hein ?

-Tsss...

-Bon, bah si on a plus rien à faire ici, on va y aller, déclara Ace en se levant. J'ai des trucs à faire en ville, et Sabo a une petite amie à retrouver.

-Oooh zut ! Le beau blond à une petite amie alors ?

Les deux frères se retournèrent pour faire face à Nojiko, Monet et Jewelry qui les regardaient en souriant, et se sentirent légèrement mal à l'aise, cernés comme ils l'étaient.

-En tant qu'homme, j'ai horreur d'être en infériorité numérique contre des femmes... Surtout que mon code d'honneur m'interdit de les frapper..., marmonna Sabo.

-Moi, dans cette situation, j'ai plus de code d'honneur, grogna Ace. Je passe. En particulier quand les femmes en question m'ont déjà frappé avant...

Il y eut un court silence, puis Bonney éclata de rire, suivie par ses amies et les deux adolescents.

-Allez, dégagez de là ! s'exclama Nojiko en souriant. Les mecs sont pas admis chez nous normalement ! Enfin, pas plus d'une nuit.

-Et oublie pas que tu me dois une bécane, Ace ! ajouta Bonney.

-T'inquiète Jewy ! lança-t-il en agitant la main. Salut et merci Sarah !

-Ciao !

Les deux frères s'éloignèrent et le blond soupira.

-Ouais, t'avais vraiment, vraiment pas besoin de moi.

-Nan, c'est vrai, mais quelqu'un m'a demandé de t'emmener avec moi.

-Qui ?

-Héhé... Tu sauras paaaas..., chantonna Ace.

-T'es vraiment un gamin.

-Ouaip ! Du coup, tu rentres au manoir ?

-Ben ouais, j'vais pas traîner avec toi toute la soirée non plus !

-Faudra quand même qu'on pense à libérer Zoro du placard où on l'a enfermé hier soir..., fit le barman, pensif.

-Ouais... Un jour, peut-être, gronda le journaliste.

Le brun sourit et fourra la laisse d'Hiken dans les mains de son frère avant de s'enfuir en courant.

-Tu le ramènes, on s'voit ce soir ! cria-t-il avant de tourner au coin de la rue.

-Mais...

Le temps qu'il réalise, son aîné avait déjà disparu.

-Je déteste quand il fait ça, grogna-t-il.

xxxxxxxxxx

Sabo soupira de soulagement en poussant la porte de sa chambre. Il avait réussi à se débarrasser du renard de son frère en le confiant à Luffy, trop content de pouvoir trouver un ami pour jouer avec lui. Et il avait aussi libéré Zoro, à contrecœur, mais ils ne pouvaient pas le séquestrer indéfiniment non plus...

-Salut beau blond !

Il sursauta, puis sourit en voyant Robin qui lisait un livre sur son lit.

-Je me suis dit que j'allais attendre ici, puisque tes frères sont aux abonnés absents, sourit-elle.

-Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir ! Je suis désolé de t'avoir abandonnée, mais quand mon frère a quelque chose en tête...

-Ne t'inquiète pas, j'avais... Des choses à faire, moi aussi.

Il haussa un sourcil, mais ne posa aucune question. À la place, il s'approcha d'elle et se pencha pour l'embrasser. Joueuse, elle attrapa ses épaules, et le fit basculer sur le lit. Il tomba sur le dos en riant, et elle s'installa au dessus de lui, ses genoux de chaque côté de sa taille. La gorge du blond se noua. Il passa le dos de sa main sur la peau légèrement hâlée de la jeune femme, remontant jusque dans ses cheveux pour faire glisser les mèches noires entre ses doigts.

-Tu es si belle, murmura-t-il en contemplant ses yeux bleus.

Elle sourit et caressa son visage, attardant ses doigts sur sa joue et la cicatrice de son œil gauche.

-Tu me dirais ce qui t'es arrivé ? demanda-t-elle à mi-voix.

-Et qu'est-ce que j'aurais en échange de cette information ? sourit-il.

Elle plissa les yeux et fit mine de réfléchir avant de se pencher à son oreille pour chuchoter quelques mots. Il écarquilla les yeux, rougit, et inspira profondément, la respiration tremblante. Lorsqu'elle se redressa, il l'attira à lui pour l'embrasser fougueusement.

-Tu peux éviter de me dire des trucs comme ça ? Ça a le don de me rendre dingue...

-C'est le but, nargua-t-elle. Alors ?

Le sourire du blond s'effaça, et il détourna le regard.

-Mon père, chuchota-t-il. C'est mon père qui m'a fait ça, quand j'étais petit. Il faisait un feu dans la cheminée, et je jouais à côté de lui avec un train électrique miniature. J'avais quatre ans. La locomotive faisait trop de bruit. Il m'a demandé plusieurs fois d'arrêter, puis il s'est énervé et s'est retourné pour m'en coller une. Il a juste oublié qu'il avait un tison dans les mains, et... Il m'a eu au visage.

Il la regarda à nouveau, et elle se pencha pour embrasser sa joue.

-Le docteur de l'époque m'a dit que j'avais eu de la chance que mon œil soit épargné.

-Je suis désolée, murmura Robin.

Il sourit et caressa une nouvelle fois sa joue.

-T'y es pour rien, et puis, je m'y suis fait. Il paraît même que ça me donne un certain charme, pouffa-t-il.

Elle rit avec lui, et ils s'embrassèrent une nouvelle fois, leur étreinte prenant un tour plus passionné. Il roula sur elle et commença à l'embrasser dans le cou, tendrement. Elle ferma les yeux et se laissa faire en soupirant.

-Vous êtes au courant que c'est aussi mon lit ? lança une voix dans leur dos.

Sabo se retourna pour voir Ace qui les regardait avec une moue réprobatrice.

-Oh ça va ! Je viens pas t'emmerder quand tu fais des trucs avec ton sadique de chirurgien, alors laisse nous !

-Un, si, tu viens m'emmerder comme tu dis. Toi et Luffy, vous avez le don pour intervenir exactement quand il faut pas ! Et deux, je fais pas ça sur notre lit ! Allez faire vos cochonneries ailleurs !

-T'étais pas censé rentrer plus tard ? T'avais pas des courses à faire ?

Ace lui désigna le sac qu'il portait d'une main.

-C'est fait. Maintenant, auriez-vous la courtoisie d'aller faire vos galipettes ailleurs ? S'il vous plaît ?

Robin pouffa et Sabo soupira.

-Décidément, je sais pas ce que t'as contre moi aujourd'hui, grogna-t-il en se relevant, mais tu commences doucement à me faire suer.

-C'est ma raison de vivre.

Le blond leva les yeux au ciel, et sortit avec la jeune femme, son bras nonchalamment passé autour de sa taille fine. Ace attendit qu'ils soient partis pour sortir l'un des paquets qu'il avait dans son sac. Il le regarda un instant, avant d'afficher un sourire carnassier. J'la tiens ma vengeance, mon vieux Sabo. Tu vas morfler la semaine prochaine...