Bieen ! Alors voici un chapitre qui va vous plaire ! Et comme j'ai du retard, je l'ai fait deux fois plus longs que les autres, ou presque !
J'vous embête pas plus longtemps.
Bonne lecture !
Bisous cramés !
Pyro
-Trois..., commença Ace en souriant.
-Deux..., continua Sabo avec un clin d'œil.
-Un..., termina Luffy, surexcité.
-JOYEUX ANNIVERSAIIIIRE ! hurlèrent-ils en même temps.
Les trois frères éclatèrent de rire. Ce jour-là, ils fêtaient leurs trois ans d'admission au Moby Dick, ainsi que leurs anniversaires. Ils avaient choisi cette date commune pour les célébrer ensemble. Sabo ne voulait plus entendre parler de quoique ce soit le reliant à ses parents, fut-ce sa date de naissance. Ace voyait son entrée au pensionnat comme une véritable renaissance, et une nouvelle chance. Quand à Luffy, il ne savait de toute façon pas du tout quand il était venu au monde.
Ils étaient dans le parc, dans un coin tranquille, avec Zoro, Robin et Law, revenu de son déplacement trois jours plus tôt. Ils étaient seulement tous les six, les trois garçons ayant voulu célébrer l'événement en toute intimité, dans un premier temps, du moins. La grande fête était prévue pour le week-end. Ils avaient trinqué, puis partagé le gâteau traditionnel... dans la mesure du possible, avec la présence de Luffy, et ils goûtaient maintenant à la joie d'un après-midi tranquille.
Luffy et Ace faisaient un bras de fer acharné sur un rocher, que Sabo se faisait une joie d'arbitrer. Robin regardait leur jeu d'un air amusé, Zoro encourageait Luffy, et Law affichait son éternel sourire en coin en regardant les muscles du barman jouer sous sa peau.
Ace finit par gagner et leva les bras en signe de victoire, alors que son cadet partait bouder dans les bras de Zoro.
-Pfff... T'as triché !
-Même pas vrai ! T'es juste encore trop faible !
-Tricheur !
-Mauviette !
-Et si on ouvrait plutôt les cadeaux ? proposa Robin à temps.
-OUAIIIIS ! Les cadeauuuuux ! brailla Luffy, oubliant instantanément toute idée belliqueuse.
-Bonne idée, chérie ! s'exclama Sabo en l'embrassant sur la joue.
Ace se contenta de sourire et hocha la tête, assis près de son chirurgien.
-Moi d'abord ! Moi d'abord ! cria le benjamin des trois en sautant partout. J'suis majeur maintenant, donc moi d'abord !
Ace et Sabo se sourirent, complices, et tendirent un petit paquet argenté à leur frère.
-C'est de notre part à tous les deux, précisa le blond. Et tu pourras remercier Kidd et Franky aussi, c'est grâce à eux et à leurs contacts qu'on a pu l'avoir.
Fébrile, Luffy déchira l'emballage et en sortit une clef de voiture écarlate, frappée de l'emblème de la marque, un losange.
-Qu'est-ce que... ?
-Elle est sur le parking, sourit Ace. Et elle est pour toi.
-WOOOAAAWWW ! C'EST TROP BIEEEEEN ! MERCI ACE ! MERCI SABO !
Il sauta au cou de ses aînés, qui éclatèrent de rire, et les embrassa sur la joue. Puis il retourna s'asseoir à côté de Zoro, faisant tourner l'anneau de la clef autour de son doigt, un énorme sourire aux lèvres. Le vert lui tendit à son tour un paquet vert, plus gros.
-Ça c'est de moi. C'est pas aussi passionnant qu'une voiture, mais bon...
Le brun le fit taire d'un rapide baiser, sous le regard soudain incendiaire de ses aînés, et ouvrit son cadeau. Il découvrit une boîte en carton vantant les caractéristiques d'un appareil photo dernier cri.
-Toi qui te plains tout le temps de ne pas avoir de photos de tes amis et des soirées qu'on passe ensemble..., sourit Zoro.
-C'est GÉNIAL ! Merci Zoro.
Luffy lui sauta également au cou, mais le gratifia en prime d'un baiser joyeux. Le vert hésita un instant avant d'y répondre. Ace et Sabo grognèrent, mais ne firent rien. Ils commençaient à se faire à l'idée que leur petit frère n'était plus si petit que ça.
-Ils sont mignons, hein ? sourit Robin à côté du journaliste.
-Mouais..., grommela ce dernier.
Ace regarda Trafalgar, et celui-ci lui fit un sourire narquois, genre : « Oui, ça t'énerve, et oui je me fous de toi ! Et en plus tu sais quoi ? J'adore ça !». Le jeune homme lui tira puérilement la langue, et se détourna.
-À mon tour ! s'exclama-t-il, histoire de passer à autre chose.
Sabo acquiesça et lui tendit son cadeau, tandis que Luffy fouillait dans sa poche pour en sortir le sien. Ace s'empara des deux paquets et ouvrit celui du blond en premier. Ce dernier lui offrait un superbe briquet argenté, décoré par un dragon rouge en relief. La bête ouvrait la gueule de telle sorte que lorsque l'on actionnait l'objet, la flamme paraissait en sortir. Le jeune homme afficha un sourire ravi.
-Il est magnifique ! Merci Sab' !
-Je ne savais pas que tu fumais, Portgas, remarqua Law.
-Je fume pas, j'collectionne les briquets !
Le chirurgien haussa un sourcil, mais n'ajouta rien et le barman ouvrit le cadeau de Luffy. Il lui avait offert une ceinture en cuir orange, avec une boucle en argent, frappée d'un A tout aussi orange.
-Haaan ! La classe ! s'exclama Ace.
Il se leva pour enfiler l'accessoire et la boucla à sa taille. Il joua un moment avec, puis il s'approcha de son petit frère pour lui frotter le sommet du crâne avec son poing.
-Merci Lu' ! Elle est géniale !
L'autre s'esclaffa et le repoussa, et il s'approcha alors de Sabo pour lui donner l'accolade.
-Merci Sab' ! J'en viendrais presque à culpabiliser...
-De quoi ?
-Hum... Nan nan, rien, oublie.
Le journaliste fronça les sourcils, mais avant qu'il ait pu dire un mot, Law avait prit la parole.
-Tiens, Portgas. Ça, c'est de ma part, déclara-t-il.
Le chirurgien lui tendait une simple enveloppe, blanche, sans fioritures. Ace s'en saisit et la regarda un moment, ne sachant pas trop quoi en penser. Qu'est-ce qu'elle pouvait contenir ? De l'argent ? Il regarda Trafalgar, puis de nouveau l'enveloppe. Il la décacheta et écarquilla les yeux. L'enveloppe ne contenait qu'un carton blanc, comportant quelques lignes. L'écriture était élégante sans être m'as-tu-vu.
Sois prêt à 20h00.
Ce soir, on sort. Et c'est pas la peine de me demander où.
Je te conseille de dîner avant.
« Traf' »
Ace écarquilla les yeux, étonné, lança un « Ok ça roule », hésitant, et replia l'enveloppe, sous le regard curieux des quatre autres. Law n'aimait pas les démonstrations publiques, et Ace s'abstint donc de l'embrasser pour le remercier, mais il se promit de le faire plus tard. Avec les intérêts.
-À toi, Sabo ! lança Luffy en balançant un paquet brun dans les mains de son frère.
Le blond le rattrapa de justesse, plus par réflexe qu'autre chose, mais le posa à côté de lui.
-Les dames d'abord, dit-il en souriant à Robin.
-Qui te dit que je t'ai acheté quelque chose ? se moqua la brune dans ses bras.
-Le fait qu'Ace m'ait traîné avec lui chez la comportementaliste l'autre jour, pour te laisser le champ libre.
-Perspicace, hein ?
-C'est mon métier.
Elle pouffa et lui donna un paquet violet, délicatement emballé. Il l'ouvrit et en sortit une montre en métal, teintée de bleue, avec un cadran magnifiquement ouvragé. Il la saisit avec précaution et l'attacha autour de son poignet, faisant jouer un instant les rayons du soleil dessus.
-Merci, Robin. Elle est parfaite, souffla-t-il avant d'attirer la jeune femme à lui pour la remercier d'un long baiser tendre.
-SABOOOO ! Ouvre mon cadeau ! brama Luffy, impatient et totalement insensible à la douceur du moment.
Ace eut un petit rire, et Sabo se détacha des lèvres de la jeune femme pour s'emparer du paquet de son cadet. Il en sortit un calepin relié de cuir et un stylo, tout deux noirs, et frappés de ses initiales.
-Merci p'tit frère ! s'exclama-t-il en ébouriffant les cheveux du garçon.
-C'est Ace qu'a eut l'idée ! Comme ton carnet est presque fini...
-J'me disais aussi... Merci grand-frère !
-Mmmm ? Oh, de rien.
Le barman tenait son paquet en main, un étrange sourire aux lèvres, et le blond fronça soudain les sourcils, méfiant. Quand son aîné affichait un air aussi innocent, c'est qu'il préparait un sale coup. Il prit le paquet doré comme s'il renfermait une bombe prête à exploser, et commença à déchirer le papier.
-Je... Ahem... J'reviens, fit Ace en se levant, les joues frémissantes du rire qu'il peinait à contenir.
Les autres lui jetèrent un regard étonné, et Sabo une œillade carrément soupçonneuse, mais il continua à déballer son cadeau. Il découvrit une simple boîte en fer et en souleva le couvercle. Il eut un instant de blanc, peinant à croire que son aîné avait osé lui offrir ça.
-Aaaace..., grogna-t-il d'un ton menaçant.
Un peu plus loin, le barman éclata de rire et démarra au quart de tour lorsque le blond sauta sur ses pieds pour lui courir après, furieux.
-AAAAAAAAAAAAAACE ! J'VAIS T'REFAIRE LE PORTRAIT, ENFOIRÉ !
-Oh ça va ! Moi à cause de toi, j'ai dû me déguiser en Bunny Girl ! Sale balance !
-C'EST PAS UNE RAISON POUR TE VENGER COMME ÇA !
-Moi j'trouve ça marrant...
Détournant les yeux de la course-poursuite engagée entre les deux frères, les quatre autres finirent par regarder ce qui avait mit le journaliste dans un tel état. Luffy et Zoro éclatèrent de rire, Robin pouffa, et même Law étouffa un rire amusé.
Un canard en plastique.
Avec un bouton on/off.
-TU SAIS OÙ TU PEUX TE LE METTRE TON CADEAU, ACE ?
xxxxxxxxxx
Après avoir réussi à calmer son frère, Ace retrouva finalement le chemin de sa chambre. Il ressorti la lettre que lui avait donné Law et fronça les sourcils. Qu'est-ce que le chirurgien avait encore inventé... ?
Dans le doute, il décida de prendre une douche et de sortir des vêtements propres, au cas où ils iraient en ville. Un jean, une chemise noire, et sa nouvelle ceinture pour la couleur. Comme ça, il était prêt. Hiken était chez Penguin, il n'avait pas à s'en inquiéter, et Shakky savait qu'à cette date il ne pouvait assurer le service. Luffy et Zoro étaient partis essayer la nouvelle voiture, et Sabo avait emmené Robin dîner en ville. En gros, il était débarrassé de toute contrainte pour la soirée.
Il était vingt heures tapantes lorsqu'on frappa deux coups discrets à sa porte.
-Entre.
-Non, c'est toi qui sort, Portgas. Enfin, si tu es présentable, railla la voix de Law.
Sans répliquer, Ace se leva, enfila son stetson, une veste, attrapa son sac et rejoignit le métisse. Ce dernier avait troqué son sweat pour un T-shirt noir qui mettait en valeur sa peau mate, ses muscles et ses tatouages, et le jeune homme eut un mal fou à se souvenir qu'en tant qu'être humain, il n'était pas censé baver sur le parquet. Il secoua la tête pour remettre ses idées en place, et se concentra sur ses prochaines paroles.
-Eh, Traf' ?
-Mmm ?
-Avant qu'on y aille, j'peux te montrer un truc ?
-Oui, bien sûr. On est pas pressés.
Avec un sourire, le jeune homme lui attrapa la main et l'entraîna avec lui dans les couloirs. Ils en traversèrent plusieurs, et Law commençait à se demander où il l'emmenait, lorsqu'ils se retrouvèrent devant sa propre chambre.
-Qu'est-ce que... ?
-On peut entrer ? le coupa le barman.
Le chirurgien hocha la tête, et ils s'engouffrèrent dans sa chambre. Ace ferma la porte derrière lui et regarda Tafalgar.
-Ok, Portgas. Qu'est-ce que tu mijotes ? fit ce dernier en haussant un sourcil.
Le jeune homme le détailla un moment, admirant la finesse de ses traits et la lueur de ses yeux gris. Il passa la main dans ses cheveux, hésitant, et entortilla une mèche sur son doigt, geste qui trahissait son malaise. Il devait faire quelque chose, mais il craignait que le métisse se moque de lui, ou pire encore, ne l'envoie bouler.
-Je... J'me rappelle du jour de ton arrivée, commença-t-il, hésitant. C'était le lendemain de notre premier anniversaire ici. Ça veut dire que demain, ça fera deux ans que t'es au Moby Dick, et... Enfin... Moi aussi je t'ai fait un cadeau. Même si j'ai pas eu le temps de l'emballer. De toute façon, je suis nul pour faire les paquets cadeaux...
Il rit nerveusement, rougit et se gratta la nuque, sous le regard étonné de Law. Pourquoi il est mal à l'aise comme ça ? Je l'ai jamais vu aussi timide !
-Je voulais pas te le donner devant les autres... Je ... J'l'ai aperçu dans une vitrine, et je sais pas pourquoi, mais j'ai tout de suite pensé à toi en le voyant. J'me suis dit que... Pour tes cauchemars... Alors...
Le jeune homme fouilla dans son sac et en sortit un ours en peluche blanc, qu'il tendit au chirurgien en évitant son regard.
-Tiens.
Il y eut un instant de blanc, pendant lequel Ace fixa le sol, ses bras tendus tenant la peluche, attendant que Trafalgar fasse un mouvement. Il n'avait pas vraiment réfléchi quand il avait acheté l'ourson, et il ne s'était rendu compte qu'après coup de l'absurdité de son geste. Mais une fois en sa possession, il s'était dit qu'il essaierai quand même. Maintenant qu'il était devant le chirurgien, il se sentait mal à l'aise, et stupide. Comme si Trafalgar Law était le genre de type à aimer les ours en peluche ! Au moment où il s'apprêtait à le ranger et à s'excuser pour le ridicule de son cadeau, il le sentit glisser doucement de ses mains. Il releva la tête.
Law s'était approché et tenait l'ours dans ses mains, devant lui, le barman observant son expression indéchiffrable, un peu inquiet. Ses longs doigts tatoués ressortaient sur le blanc de la fourrure synthétique. Silencieux, il en caressa la douceur, et alla le poser sur son lit, juste à côté de son oreiller. Puis il revint vers Ace et le prit dans ses bras pour le serrer contre lui. Un instant prit au dépourvu, le jeune homme ferma finalement les yeux et lui rendit son étreinte, enfouissant son visage dans son cou.
-Bepo, murmura Law à son oreille. Il s'appellera Bepo.
xxxxxxxxxx
-Quand est-ce qu'on arrive ?
-Bientôt.
-Mais t'as déjà dis ça tout à l'heure !
-Tu te rappelles quand je t'ai dis que j'avais tué aucun des types que j'ai autopsié ?
-Euh... Ouais ?
-Je vais sérieusement envisager de remédier à cet état de fait si tu continues à me poser cette question toutes les dix minutes, Portgas.
Ace avisa le regard dangereux de Trafalgar, et choisit d'éviter une mort prématurée et d'arrêter de l'embêter. Résolution tenue environ trente secondes.
-Et tu veux toujours pas me dire où tu m'emmènes ?
-Rappelle-moi le principe d'une surprise ?
-Je déteste les surprises...
-Vois ça comme un kidnapping alors.
-Plutôt mauvais le kidnapping, sans bandeau sur les yeux.
-Ça peut toujours s'arranger.
Ils se sourirent, et le barman se tendit vers le conducteur pour l'embrasser. Law lui accorda un rapide baiser, avant de reporter son attention sur la route. Ace le laissa tranquille et s'absorba dans la contemplation du paysage.
La BMW noire de Trafalgar filait sur la route goudronnée, avalant les kilomètres depuis une bonne demi-heure maintenant. Le ciel s'assombrissait doucement, mais la lumière était encore assez présente pour qu'il distingue les reliefs au dehors. Ils longeaient la bordure d'une falaise, sur une route sinueuse et très peu fréquentée. La mer prenait une teinte gris perle à la lueur du crépuscule, et les vagues forçaient, portées par les courants marins nocturnes. Les rares bateaux encore présent sur l'eau rentraient au port ou jetaient l'ancre à l'abri d'une baie et il n'y avait plus personne sur les plages.
Law alluma la radio, et Somewhere Only we Know, de Keane, résonna dans l'habitacle. Ace eut un léger sourire, et, inconsciemment, se mit à chantonner. Le chirurgien lui jeta un regard en biais, un peu étonné, mais ne fit aucun commentaire. Keane n'était pas vraiment ce qu'il avait l'habitude d'écouter, toutefois, il décida de laisser la chanson s'écouler. La voix de son passager était agréable, et si en plus ça pouvait lui permettre d'éviter ses questions... C'était tout bénef' !
Il fallut encore un quart d'heure avant que Trafalgar ne commence à ralentir. La BMW s'arrêta sur le bas-côté, au milieu de nulle part, et Ace se demanda ce qu'ils faisaient là. Il n'y avait rien de particulier sur le bord de la route. De l'herbe un peu sèche, quelques buissons et arbustes, et une vue imprenable sur la mer, depuis le haut de la falaise.
Ils descendirent, et le jeune homme jeta un regard interrogateur au chirurgien, qui se contenta de lui sourire. Le métisse s'approcha d'un arbuste en particulier, sûr de lui, et écarta les branches. Ace s'approcha et sourit à son tour. Le petit arbre cachait à la perfection un tout petit sentier qui descendait le long de la falaise, permettant sans encombre d'en rejoindre le pied.
-Comment t'as découvert ça ?
-Ma mère m'emmenait souvent ici.
-Ta mère ?
Law acquiesça et lui fit signe de passer devant. Ace haussa un sourcil, mais n'insista pas, et s'exécuta. Il descendit le sentier avec précaution, redoublant de vigilance alors que la luminosité était de plus en plus faible. Trafalgar le suivait de près, et bientôt, ils arrivèrent en bas de la paroi rocheuse.
Le chemin débouchait sur une toute petite crique abritée du vent. Les vagues les plus violentes venaient s'écraser sur d'imposants rocher, un peu plus au large, et celles qui atteignaient la plage s'y échouaient dans un bruissement calme. Le sable était tiède, retenant encore un peu de la chaleur de la journée, et les grains étaient fins et doux. La falaise derrière eux, et les buissons qui poussaient à son sommet leur garantissait une tranquillité et une intimité parfaite.
Law observait Ace avec attention, évaluant sa réaction. Le jeune homme regardait tout autour de lui, arborant un sourire ravi, les yeux brillants. Il se pencha pour défaire ses chaussures, enleva ses chaussettes, et plongea ses pieds dans le sable avec un plaisir évident. Il se retourna vers le métisse et lui offrit un sourire magnifique, un sourire qu'il n'avait que rarement sur le visage, et seulement avec ses frères. Le cœur de Law rata un battement.
D'accord, j'étais pas sûr que ce soit une bonne idée, mais on dirait que c'est le cas, se dit-il.
-C'est un endroit magnifique, murmura Ace en se rapprochant de lui, entrelaçant leurs doigts.
Il parlait doucement, ne voulant à aucun prix briser la quiétude du moment. La mer l'avait toujours attiré, et il aimait l'eau. C'était pour ça qu'il savait si bien naviguer, et qu'il emmenait ses frères à la plage par tout les temps. Un endroit comme celui-ci était pour lui un vrai trésor, dès lors qu'il était relativement isolé.
-C'est mon coin de Paradis personnel, répondit Trafalgar sur le même ton. Viens, j'ai un truc à te montrer.
Le barman suivit Law sur la plage, derrière un petit rocher, et y découvrit une tente déjà prête à l'emploi. Elle était de dimension modeste, mais deux personnes pouvaient facilement y dormir à l'aise. Des futons étaient déjà installés à l'intérieur, et il remarqua aussi que le toit pouvait s'ouvrir, offrant une vue sur le ciel sans être obligé de coucher à la belle étoile.
Il leva son visage vers le chirurgien, hésitant, et bizarrement plein d'espoir.
-On passe la nuit ici... ?
-Non, non, Portgas. Je l'ai juste installée pour la déco !
-Un simple oui aurait suffit, grommela-t-il, se renfrognant immédiatement.
-Je veux bien faire des réponses intelligentes, tu sais, mais ne pose pas de questions stupides.
-J'me disais aussi que ça faisait longtemps que tu t'étais pas foutu de moi...
Law pouffa, et Ace lui tourna le dos en haussant les épaules, s'absorbant dans la contemplation de la mer. L'instant était trop agréable pour perdre son temps en disputes puériles. Il sentit deux bras tièdes l'enlacer par derrière, et une bouche se poser dans son cou, et il frissonna en fermant les yeux. Les lèvres de Trafalgar suivirent la courbe de sa gorge, puis remontèrent pour embrasser le dessous de sa joue, avant de descendre encore une fois, aguicheuses. Le jeune homme s'appliqua à ne pas bouger, tâchant de contrôler sa respiration, alors que le souffle chaud du chirurgien caressait sa peau. Il pencha la tête en arrière lorsque Law appuya ses baisers, et laissa échapper un soupir.
-Tu viendrais te baigner avec moi ? susurra le métisse contre son cou.
-J'ai pas de maillot...
Il sentit nettement Trafalgar sourire contre sa peau, et ses lèvres remontèrent pour agacer son oreille. Il étouffa un gémissement et leva la main pour l'enfouir dans les cheveux noirs du chirurgien. Celui-ci glissa ses doigts sous la chemise du jeune homme, sur sa taille, et caressa lentement ses abdominaux et ses flancs.
-Moi non plus, chuchota-t-il.
Ace eut un hoquet et un spasme contracta son ventre. La voix de Law était basse, sensuelle, terriblement excitante, et il se mordit la lèvre. Putain, c'est quoi ça... ? Comment il veut que je résiste, hein ?! Sa conscience lui fit vaguement remarquer qu'il n'était peut-être pas censé résister, justement, puis elle plia bagage et l'abandonna là, en lâche qu'elle était.
Le métisse emprisonna ses hanches dans ses mains et l'amena contre lui, pressant son bassin contre ses fesses. Ace gémit, et tourna la tête pour réclamer un baiser, que son amant se fit un plaisir de lui accorder. Leurs lèvres se trouvèrent, et leurs souffles se mêlèrent dans le secret de leurs bouches. Law glissa sa langue entre ses lèvres et prit possession de sa bouche, l'entraînant dans un baiser sensuel et sauvage, à l'image même du lieu où ils se trouvaient. Ace se retourna complètement, et se coula contre le corps du chirurgien, se cambrant contre lui pour chercher un maximum de contact.
Trafalgar se détacha de lui dans un soupir, emprisonnant son visage dans ses paumes, caressant ses joues de ses pouces. La nuit était enfin tombée, mais la lune était presque pleine, et sa lumière se reflétait dans ses yeux gris.
-Alors, cette baignade ? demanda-t-il à mi-voix.
-J'm'en fous..., marmonna le barman.
Ace se tendit vers lui pour l'embrasser à nouveau, mais Law fit un pas en arrière avec un sourire en coin, le lâchant. La sensation de manque étreignit immédiatement l'adolescent, et il se retint de toutes ses forces de se jeter contre lui pour retrouver son corps.
-Pas moi, répondit le métisse en se penchant pour enlever ses chaussures. Tu viens ?
Il s'éloigna vers l'eau, se débarrassant de son T-shirt en chemin, l'envoyant balader quelque part dans le sable. Ace déglutit et contempla longuement les lignes que ses muscles dessinaient dans son dos. Il secoua la tête, et intima à son cerveau de se remettre en marche. L'océan était son domaine, hors de question qu'il laisse le chirurgien lui voler la vedette ! Il déboutonna sa chemise, l'abandonna derrière lui, et sauta agilement sur un rocher, au dessus de l'eau. Le barman hésita un instant avant d'enlever sa ceinture et son jean, puis il sauta. Un plongeon parfait qui le fit entrer dans la mer sans une éclaboussure. Il frissonna quand l'eau froide l'enveloppa, puis arqua le dos pour remonter à la surface, rejetant la tête en arrière pour dégager ses cheveux de son visage.
Il tourna la tête vers la plage, et sourit à Law qui le regardait intensément. Le chirurgien lui rendit son sourire, et déboucla sa ceinture pour se déshabiller à son tour. Son jean tomba à ses chevilles dans un bruissement de tissu, et il passa ses pouces sous l'élastique de son boxer pour l'enlever à son tour. Ace écarquilla les yeux, rougit furieusement, et sentit sa bouche devenir sèche. Il... Il a vraiment l'intention de...?
Law laissa tomber la dernière pièce de tissu sur le sable, et entra lentement dans l'eau, avançant vers le jeune homme avec une lenteur délibérée. Ce dernier devait réellement se concentrer pour que son regard n'aille pas plus bas que son torse finement musclé, et il déglutit lorsque le métisse se rapprocha au point que leurs nez ne soient plus séparés que de quelques millimètres. Son cœur battait fort dans sa poitrine, et il était sûr que s'il n'y avait pas eut le bruit des vagues autour d'eux, Trafalgar l'aurait entendu.
-Tu n'as pas l'air dans ton assiette, Portgas... Un souci ? se moqua Law à voix basse.
-Euh... Nan... Nanan... Ou p't'être que si... J'en sais rien en fait..., marmonna-t-il, subjugué par l'acier de ses prunelles.
-Tu n'es pas très cohérent...
-Je... Embrasse-moi...
Ce fut au tour du chirurgien de frissonner au son de la voix d'Ace. Une vague de chaleur se répandit dans ses reins, et il agrippa les cheveux humides du jeune homme pour l'attirer à lui et l'embrasser passionnément. Le barman sentit un violent courant électriser ses nerfs et se colla à lui, avide de sentir sa peau. La langue du métisse allait et venait contre la sienne, et il gémit dans sa bouche. Inconsciemment, il se mit à onduler lentement des hanches contre lui, et haleta quand Law répondit d'un bref coup de rein.
Trafalgar brisa leur baiser à regret, et compensa en plongeant dans son cou pour dévorer sa peau. Ses mains, rendues fraîches par l'eau, glissèrent sur la peau chaude de son amant et caressèrent son dos et ses reins. Il savait exactement où presser ses longs doigts pour envoyer des frissons courir le long de la colonne vertébrale du barman, et sourit de sentir sa peau frémir à son contact.
-Sensible, Portgas ?
-Oh, la ferme, Traf' ! grogna Ace en levant les yeux au ciel.
Trafalgar eut un petit rire, et remonta son visage pour déposer un léger baiser sur les lèvres de son amant. L'une de ses mains descendit lentement sur ses abdominaux, passa sur son ventre, jusqu'à venir caresser son envie durcie à travers le tissu qui l'emprisonnait encore. Ace eut un long frisson, gémit, et laissa son front se poser sur l'épaule du chirurgien, haletant. La main du métisse le massait lentement, et il sentit son corps s'échauffer, à peine tempéré par la mer froide autour d'eux. Il planta ses ongles dans le dos de son amant quand il appuya ses mouvements, et se mordit la lèvre pour retenir un gémissement trop sonore.
-Mmmnnf...
-Tu te décides quand ? demanda soudain Law.
-He... Hein ? fit Ace en relevant la tête.
-Quand est-ce que tu vas l'enlever ?
Le jeune homme rougit furieusement et détourna les yeux. Le sourire du métisse s'élargit, et il s'approcha plus près encore, jusqu'à ce que ses lèvres frôlent l'oreille du barman.
-Ou... Peut-être que tu veux que je le fasse, murmura-t-il.
À peine avait-il finit sa phrase qu'Ace sentit les doigts frais du chirurgien se glisser sous l'élastique de son boxer, redessinant le V de son aine avant de migrer vers ses fesses. Il gémit et ferma les yeux, se concentrant sur la sensation du tissu trempé glissant le long de sa peau. Le sous-vêtement tomba sous l'eau, et Law prit soin de l'enterrer sous le sable avec son pied.
-Celui-là, tu ne le retrouveras pas, Portgas.
-Mais... J'en ai pas d'autre pour demain ! s'exclama le jeune homme.
-Oooh... C'est bête... Portgas D. Ace, le pervers qui ne met pas de sous-vêtements... Remarque, ça me plaît assez...
-Connard, marmonna-t-il. C'est toi le pervers, là...
Law ricana, et donna un coup de langue sur son oreille, avant de la mordiller. Le jeune homme soupira de plaisir, oubliant momentanément son problème de boxer, et se colla à lui. Leurs érections se pressèrent l'une contre l'autre, et ils gémirent à l'unisson. Ace décida soudain qu'il s'était assez laissé faire, et laissa ses mains glisser le long du corps nu de Trafalgar, redessinant chacun de ses muscles. Il releva son visage pour l'embrasser langoureusement, et le chirurgien répondit en enfouissant ses doigts dans ses cheveux, appréciant la douceur de ses mèches. Les mains chaudes de son amant laissaient des traînées de feux sur sa peau, et il soupira de délice, s'abandonnant à la sensation. Les doigts du jeune homme s'attardèrent sur son aine, suivant la fine ligne brune sous son nombril, descendirent à ses cuisses, avant de remonter lentement. Les muscles du métisse se tendirent dans l'attente, et ses doigts se crispèrent derrière la nuque du barman.
La main d'Ace se referma autour de lui, et il laissa un léger gémissement franchir ses lèvres. L'adolescent sourit, satisfait, et ne put s'empêcher de se dire que le son de Law gémissant grâce à lui était le plus beau qui soit. Il entama un lent mouvement de va-et-viens, et un frisson d'excitation le parcourut lorsqu'il sentit le métisse accompagner son geste en poussant son érection dans sa main. Il descendit ses lèvres pour le mordiller dans le cou, et la respiration du chirurgien perdit sa régularité.
-Mmmnn... Plus vite, réclama-t-il à mi-voix.
Ace s'exécuta, et accentua la vitesse et la force de ses mouvements. Trafalgar ramena son visage à lui pour envahir sa bouche de sa langue, et l'entraîna dans un baiser haletant et fougueux qui fit gémir son amant. Soudain le métisse se dégagea de sa main, et fit un pas en arrière.
-Traf' ?... Ça va pas ?
-On devrait... Retourner dans la tente...
La voix du chirurgien était rauque, lourde de désir refréné, et Ace déglutit en voyant ses yeux assombris par ses pupilles dilatées. Law le regardait comme s'il était un prédateur affamé, et qu'il allait le dévorer. Et le jeune homme, proie consentante, n'attendait que ça. Ils sortirent de l'eau, et une fois sur la plage, Trafalgar l'attrapa et fondit sur ses lèvres. Ace s'abandonna entre ses bras, acceptant le baiser, accueillant sa langue dans sa bouche. Le métisse embrassait comme un dieu, et il savait qu'il ne pouvait pas résister à la pression de ses lèvres contre les siennes.
Law le fit reculer vers la tente, à pas lents, et le laissa s'allonger sur le sac de couchage, avant de s'étendre à ses côtés. Il détailla le corps du barman avec envie. Ses cheveux noirs, ondulés, encadrant son visage fin, parsemé de taches de rousseur. Ses yeux noirs, et pourtant si expressifs et brillants, son nez droit, et ses lèvres pleines, qui appelaient au baiser. Son torse musclé, au point d'être plus large d'épaule que lui, ses abdominaux parfaitement dessinés et son ventre plat. Le V de son aine, le galbe de ses fesses et ses cuisses fermes.
Il tendit soudain les mains pour attraper les hanches d'Ace et le faire basculer sur lui. Le jeune homme eut un sursaut, mais sourit.
-Je pensais pas que tu me laisserais être au dessus, souffla-t-il contre ses lèvres.
-Te fais pas d'illusion, Portgas. C'est juste parce que comme ça, je fais moins d'efforts.
Ils pouffèrent, et Ace se pencha sur lui pour embrasser le torse bronzé, et descendit progressivement sa bouche, léchant ses abdominaux, faisant le tour de son nombril avec la pointe de sa langue. Law le regardait faire, lorsqu'un flash surgit dans son esprit. Les cheveux noirs d'Ace devinrent longues mèches brunes, ses yeux se colorèrent soudain de vert, et ses taches de rousseur disparurent pour laisser place à une peau blanche, striée de larmes.
-Non ! s'exclama-t-il.
Le jeune homme se redressa, inquiet.
-Traf... ? Qu'est-ce qui se passe ?
Le chirurgien revint à la réalité, et plongea dans les prunelles sombres d'Ace.
-C'est... Rien. Je ne veux pas que tu fasses ça, c'est tout.
-Pourquoi ?
-Parce que.
Le barman fronça les sourcils, mais acquiesça. Il remonta son visage à la hauteur de celui de Law et se pencha pour l'embrasser. Le métisse lui rendit son baiser avec douceur, comme pour s'excuser, et lui sourit. Il leva la main pour la passer dans le dos du jeune homme et caresser sa peau.
-Et si on reprenait là où on en était ? murmura-t-il, soucieux de détourner son attention.
Pour toute réponse, Ace enfouit son visage dans son cou et embrassa sa peau. Trafalgar lui présenta deux de ses doigts, et il les lécha consciencieusement, les enduisant de salive. Puis, le chirurgien glissa sa main entre eux pour le préparer avec précaution. Il fit le tour de son entrée du bout du doigt pour le détendre, tout en caressant son dos de sa main libre.
-Mmmmn...
Law ferma les yeux en l'entendant gémir, et se força à se concentrer, insérant lentement un doigt en lui. Son amant cacha son visage contre son torse, son souffle précipité effleurant sa peau. Law attendit quelques instants, puis il ajouta un deuxième doigt, prenant son temps. Ace serra les dents, mais n'émit aucune plainte. Il entendait le cœur de son amant battre dans sa poitrine, et se concentrait sur ce son, cherchant à oublier l'inconfort qu'il ressentait. La douleur s'effaça bientôt pour laisser place au plaisir, et il se dégagea d'un coup de hanche.
-Déjà ? demanda Law, vaguement moqueur.
-J'ai déjà eu plusieurs mecs avant toi, Traf'. Et Marco me laissait jamais dominer, alors...
-Si tu pouvais éviter de me parler de tes ex dans un moment pareil, j'aimerais autant, grimaça le métisse.
Ace pouffa et l'embrassa longuement avant de se positionner au dessus de lui. Il prit son désir durci dans sa main, et le glissa en lui, lentement, ses traits se crispant sous la douleur. Il ne s'arrêta que lorsque le métisse fut complètement en lui, et Law gémit en sentant l'intimité de son amant l'enserrer sur toute sa longueur.
-Mmmmn... Putain, Ace... T'es brûlant...
-Hnnn...
Le barman se laissa tomber en avant, plaquant ses mains de chaque côté de la tête de son amant, et ce dernier se hissa vers lui pour l'embrasser fiévreusement, avide de retrouver ses lèvres. Ace se redressa et, posant ses mains sur le ventre du métisse, il entama un lent balancement de hanches, d'avant en arrière. Law le regarda faire, haletant, ses yeux suivant le chemin des fines perles de sueur qui cheminaient sur le ventre du jeune homme. Il posa ses mains sur la taille d'Ace et accompagna ses mouvements, en accentuant la force.
-Traaaf'... Aaaah...
Ace gémissait à chaque allée et venue, et se déhanchait de plus en plus vite sur lui, de bas en haut, d'avant en arrière. Soudain, Law le souleva, puis le laissa retomber d'un coup sur lui, et il cria, rejetant la tête en arrière.
-Je l'ai, murmura Law pour lui-même avant de reproduire le même mouvement.
-Aaaah !
Leurs bassins claquaient l'un contre l'autre, à peine couverts par leurs gémissements. Les hanches de Law se soulevaient pour venir à la rencontre de son amant, accentuant encore la force de ses coups de reins. Son sexe frappait durement ce point si sensible en lui à chaque mouvement, et Ace criait et gémissait en s'empalant sur lui, répétant son nom encore et encore.
-Plus... Plus fort, geignit-il. Traaaaf'... Plus...
Le chirurgien se redressa et planta ses ongles dans ses reins, pour se plier à sa demande. Il colla son corps trempé de sueur à celui du barman, et scella leurs lèvres dans un baiser fiévreux qui les fit gémir tout deux de plaisir. Puis, il prit le sexe du jeune homme dans sa main, et le caressa fermement, en rythme avec leurs coups de reins.
Le corps d'Ace se tendit, ses mains agrippèrent les épaules de son amant, et il cria son plaisir dans sa bouche, se répandant entre ses doigts. Law le suivit quelques coups de reins plus tard, enfouissant son visage dans son cou pour étouffer son gémissement de plaisir.
Le chirurgien fut le premier a émerger de la brume de plaisir dans laquelle ils baignaient, et embrassa doucement son amant pour le ramener à la réalité. Ace soupira et se redressa lentement, se soulevant pour le sortir de lui.
-Mmmn...
Law soupira de frustration en quittant son corps, mais le jeune homme se lova contre lui, et il l'oublia rapidement. Il referma ses bras autour de lui et caressa machinalement son dos.
-Eh... Traf' ? chuchota Ace.
-Mmmm ?
-Merci pour ton cadeau.
-Dors, Portgas.
Ace sourit et se blottit un peu plus contre lui, le nez dans son cou pour s'endormir avec son odeur, bercé par les battements de cœur du chirurgien.
