Hola hola !

Haaaaan ! Vous avez vu ? j'suis vivante ! Et j'suis revenue avant avril ! (enfin, seulement pour ce chapitre... *tousse*)

J'ai pas mal de trucs à vous dire, et je vous préviens, ce chapitre est indécemment loooong. Le plus long que j'aie écrit jusqu'ici, juré !

D'abord... Je voudrais toutes et tous, et le plus chaleureusement du monde, vous remercier. Je n'espérais pas avoir autant de messages de soutien vis-à-vis de mon coup de gueule du dernier chapitre, et ça m'a beaucoup touché. Je n'ai pas pu répondre à tout le monde, loin de là, par manque de temps (et un peu de motivation, je l'avoue ^^'), mais franchement, merci. Vous imaginez même pas à quel point ça m'a réconfortée :) ... Cela dit, je crois que certaines ont mal compris ^^' Je ne demande pas forcément plus de reviews, ne vous sentez pas obligée d'en mettre. Simplement, j'espère que les pervers s'en sont allés voir ailleurs. Je referme donc cette parenthèse, en vous remerciant une dernière fois, et je passe à la suite.

Ce chapitre est posté avec un peu d'avance par rapport à ce que j'avais annoncé, mais ne vous attendez pas à avoir le prochain tout de suite ^^' ... Notamment parce que je ne sais absolument pas ce que je vais mettre dedans ! XD On verra bien comment mes personnages décident de s'écrire ;)

J'ai décidé aussi autre chose. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que ma fic piétine. Qu'elle n'avance pas assez vite, quoi. Je vous préviens donc que les prochains chapitres vont "légèrement" s'assombrir. Celui-ci reste très doux et joyeux par rapport à ceux que je posterais ensuite. Bon, je n'irais pas au point de "glauquifier" le trucs comme certains auteurs le font *regard noir*, mais... Ouais, ça va s'assombrir un peu quoi ^^'

Je précise ceci : la chanson que j'ai utilisé se base sur "Hey Brother", d'Avicii. Je trouvais qu'elle collait tout à fait au texte et au contexte, mais qu'il n'y avait pas assez de paroles différentes, alors j'en ai rajouté. Le refrain et le deuxième couplet sont fidèle à la chanson de base, le premier couplet est légèrement arrangé pour concorder avec l'histoire, et les troisièmes et quatrièmes couplets sortent de ma tête. Normalement, ils s'accordent avec la chanson originale ^^

Petite dédicace à Mana, qui reconnaîtra le passage en question, j'espère...

Dédicace aussi à Umichan, qui m'a donné l'idée pour la fin de ce chapitre ! Tu m'avais dit que tu aurais aimé voir les "détails" des personnages mentionnés dans le chapitre précédent... Cadeau !

Dédicace à ma Gaelle ! Merci pour ta phrase, meuf ! Plus je la relis, plus j'me tape une barre monstre XD

Et dédicace à ma Harlem... En espérant que ce chapitre t'aidera à t'évader un peu :)

J'en profite pour annoncer la parution d'une nouvelle fic courant juin au maximum ;)

Je pense n'avoir rien oublié, alors j'arrête avec mon blabla.

Bonne lecture !

Pyro.


-Dans une semaine, c'bon pour toi ?... Ouais... Oui, oui, j'viendrais seul. J'connais la chanson... Ouais on s'retrouve là-bas... C'est ça, à plus !

Kidd raccrocha et se tourna vers Law, qui n'avait pas bougé du fauteuil, le journal toujours serré dans ses poings. Il soupira, se servit une autre bière, et se laissa tomber dans le canapé, fixant son regard sur son ami. Le chirurgien était statique, il ne bougeait pas d'un iota, mais le rouquin savait que ça chauffait dur sous ses cheveux bruns.

-Oh ! Doc' ? Tu t'sens bien ?

Trafalgar ne répondit pas. Il lisait et relisait sans cesse les mêmes lignes de l'article.

Héros du jour : Don Quichotte Doflamingo sauve un enfant d'une mort certaine !

Le nom de Don Quichotte Doflamingo est connu dans toute la ville, mais personne ici n'aurait pensé qu'il serait un jour lié à un heureux événement. Celui qui est considéré comme l'un des criminels les plus dangereux de notre génération, malgré le manque de preuves, vient de sauver un enfant dont la poussette avait roulé sur la grande avenue. Des témoins rapportent qu'ils l'ont vu se précipiter sur la voie au mépris de sa propre vie et saisir l'enfant juste avant que la poussette ne soit percutée.

« Je n'ai fais que mon devoir, » a-t-il déclaré. « J'ai vu la voiture arriver, et je n'ai pas pu rester là sans rien faire. J'ai agi sous le coup de l'impulsion, voilà tout ! J'ai des enfants, moi aussi, et je n'imagine pas ma douleur s'ils disparaissaient. »

La mère a récupéré son enfant et a avoué qu'elle avait laissé la poussette sans surveillance sur le trottoir. Elle a ajouté qu'elle serait pour toujours redevable envers Doflamingo.

Celui qu'on considère comme le second plus grand truand de la ville serait-il finalement un papa comme les autres ? (suite en page 4).

-Un papa comme les autres ? siffla Law. Tu parles !

Kidd vit avec inquiétude les mains du métisse se mettre à trembler. Il serrait les dents à se les briser et ses yeux auparavant si limpides étaient assombris par la haine. La rage déformait ses traits. Le roux l'avait déjà vu hors de lui une fois, et il devait avouer qu'il espérait ne jamais renouveler l'expérience.

-Calme-toi, Doc'.

-Un vrai père ne m'aurait pas enfermé dans un cachot, gronda-t-il, sa voix forçant de plus en plus. Un vrai père aurait été là quand la mère de ses enfants est morte. Un vrai père ne m'aurait pas obligé à... À...

-Trafalgar !

Le mécanicien posa une main apaisante sur son épaule, et Law releva les yeux vers lui. Ses yeux retrouvèrent leur lucidité, ses épaules s'affaissèrent, et il lâcha le journal, qui s'écrasa à terre. Il fixa un moment la photo en première page, où le grand mafieux souriait avec un bébé dans les bras, puis ferma les paupières, soudain épuisé.

-Fais-moi disparaître ça, demanda-t-il d'une voix blanche.

Kidd fit un signe de tête à Killer, qui ramassa le journal et s'éclipsa. Le roux marcha vers un petit buffet, en sortit un verre et une bouteille et servit au chirurgien une dose de whisky à saouler un bœuf. Le métisse prit le verre avec gratitude et avala son contenu cul-sec.

-Qu'est-ce qu'il veut... ? murmura-t-il. Il n'a pas déjà assez fait de mal comme ça ?

-Les types comme lui sont pas facilement rassasiés, Doc'. Toi et moi on en sait quelque chose, pas vrai ? J'en saurais plus la semaine pro, j'te tiens au courant.

Law lui fit un faible sourire auquel il répondit, avant de se lever.

-Allez viens. J'te ramène.

-Ça va, je vais rentrer seul, Eustass.

-Compte là d'ssus et bois d'l'eau fraîche, l'infirmière ! Avec la quantité d'alcool que tu viens de t'enfiler, il est hors de question qu'tu conduise. Si tu t'plantes, le morveux va venir me les briser sévère en disant qu'c'est d'ma faute. Alors tu poses ton cul dans mon 4x4, et tu m'emmerdes pas !

Le sourire du légiste s'élargit un peu quand son ami mentionna Ace, et son image s'imposa dans son esprit. Il ferma les yeux et se concentra dessus, les battements de son cœur finissant de s'apaiser dans sa poitrine. Il soupira, et entendit Kidd renifler.

-Évite de faire ce genre de bruits quand t'es en ma présence et assis dans mon canap', Doc'. J'te jure, c'est flippant.

Law ricana, mais le suivit à l'extérieur jusqu'à l'immense pick-up écarlate et rutilant qui lui servait de voiture.

-Quelque chose à compenser, Eustass ? fit-il, narquois, en désignant le véhicule.

-J'vais te la mettre là où j'pense, tu vas voir si y a que'q'chose à compenser, l'infirmière !

-Tu arrives à le faire rouler en ville, ce monstre ?

-En poussant un peu, ça passe.

Ils montèrent à bord, puis Kidd mit le contact, démarra et s'engagea sur le bitume. Immédiatement, il écrasa l'accélérateur, et le 4x4 fit un bond en avant en rugissant comme un lion en colère. Law songea brièvement qu'il aurait tout de même dû rentrer seul, alcool ou pas alcool.

-Au fait, Eustass.

-Ouais ?

-Dans trois jours. Vingt heures. Au Bar de l'Arnaque.

-J'y s'rais.

xxxxxxxxxx

-J'ai pas envie de descendre, murmura-t-il.

-C'est toi l'une des stars de la soirée...

-Deux sur trois, c'est déjà pas mal, non ? Ils ont pas besoin de moi...

Ace attira le visage de Law à lui pour l'embrasser, et le chirurgien poussa sa langue entre ses lèvres, l'emmenant dans un baiser sensuel. Étendu sur le flanc contre lui, le barman remonta sa jambe pour l'amener sur sa taille et appuya sur sa nuque pour approfondir leur échange. Trafalgar caressa le dessous de sa cuisse par dessus son jean, et bifurqua pour presser sa fesse, joueur.

-Et si j'ai envie de faire la fête, moi ? demanda-t-il à mi-voix, amusé.

-T'as jamais envie de « faire la fête », Traf', pouffa Ace avant de recommencer à l'embrasser.

Le métisse sourit contre ses lèvres et se laissa faire, pour une fois. Frissonnant, le jeune homme gémit de plaisir et se pressa contre lui, glissant sa langue dans sa bouche, plaquant ses lèvres contre celles de son amant, déversant toute l'envie qu'il avait du beau métisse dans le baiser.

Law eut du mal à s'arracher à lui, mais finit par le repousser avant de soupirer longuement.

-Et si on vient te chercher ? murmura-t-il en plissant les yeux.

-J'les envoie cordialement s'faire foutre, répondit le barman en haussant les épaules.

Son amant leva les yeux au ciel, et Ace étouffa son rire dans son cou. Il roula sur Trafalgar, le repoussant sur le dos, et grimaça quand ses blessures se rappelèrent à lui. Le chirurgien soupira et passa ses doigts frais, légers, sur l'un des pansements qui ornaient son ventre.

-Franchement, Portgas... Y a que toi pour te retrouver dans des situations aussi absurdes...

-Marrant comme réflexion de la part d'un mec qui s'est vautré dans l'amphi de médecine en reluquant la prof, contre-attaqua aussitôt le jeune homme.

Law se figea et se redressa d'un coup dans ses draps, pressant son front contre celui d'Ace, soudain menaçant. L'autre lui renvoya un sourire parfaitement innocent.

-Je peux savoir comment tu es au courant de ça ?

-J'ai mes sources, chantonna-t-il.

-Qui ? Penguin ? Shachi ?

-J'ai juré de rien dire !

Le légiste plissa les yeux avant qu'un éclair de réalisation ne traverse son esprit.

-Il n'y a qu'une personne qui était bizuthe quand moi je l'étais aussi, grogna-t-il. Foutue punkette ! Elle va m'entendre, celle-là !

Ace éclata de rire. Lors du dernier entraînement d'Hiken, deux jours plus tôt, Sarah avait profité d'une pause pour discuter avec lui de tout et de rien. La conversation avait vite dérivé sur l'année qu'elle et le légiste avaient passé ensemble en médecine. Si Law avait continué ses études, Sarah, elle, avait décroché pour passer en cursus vétérinaire. Ce qui ne l'avait pas empêché de raconter à Ace toutes les anecdotes qu'elle avait pu trouver sur Trafalgar, avant de reprendre l'éducation d'Hiken.

D'ailleurs, en parlant du renard...

Ace chercha l'animal des yeux, parcourant la chambre de son amant du regard. Lorsqu'il le trouva, il ne put retenir un immense sourire attendri.

Hiken était en train de dormir, roulé en boule au pied du lit, sa truffe cachée sous sa queue. Bepo était fermement maintenu contre son flanc, calé dans le creux que formait son ventre. S'il avait été un chat, on l'aurait sans aucun doute entendu ronronner. Ses oreilles frémirent dans son sommeil, et il bougea légèrement, se recroquevillant encore plus sur lui même, au point que même ses yeux fermés disparaissaient sous la masse de poils roux.

Trafalgar se leva sur ses coude, regarda à son tour le renard, et eut un sourire en coin.

-Il te ressemble un peu, fit-il.

-Comment ça ?

-L'autre soir, dans la tente... Tu étais littéralement enroulé autour de moi. C'est limite si je pouvais respirer.

-T'as rien d'un ours en peluche, pourtant.

-Je vais essayer de me convaincre que cette remarque était un compliment, sourit Law avant de l'attirer vers lui pour l'embrasser à nouveau.

Ace s'abandonna à son baiser, les yeux clos, le cœur battant plus vite et plus fort dans sa poitrine. Son amant le renversa dans les draps d'un mouvement fluide, et il ne put retenir un soupir de délice quand ses mains tatouées explorèrent son torse nu. Il avait envie de lui, c'était physique, viscéral. Ses mains et ses lèvres le rendaient fou.

-ACE ! T'as exactement CINQ minutes pour arrêter de peloter ton mec et ramener tes fesses en bas ! Et j'suis généreux ! hurla soudain Izou derrière la porte. On est tous prêts à y aller, il manque plus qu'toi !

Law ricana quand le jeune homme leva les yeux au ciel et se redressa sur ses coudes.

-J'arrive la Geisha ! On s'calme !

-Dépêche toi sinon j'viens te chercher !

-Ouais, ouais...

Les pas dans le couloir s'éloignèrent et Ace retomba dans les draps en soupirant d'agacement.

-Chieur...

-Finalement, je crois que deux sur trois ne leur suffit pas, Portgas, sourit le chirurgien. Tu ne devais pas les « envoyer cordialement se faire foutre » ?

-Te fous pas d'moi ! Tsss... J'suis sûr que c'est Luffy qui l'a envoyé m'chercher. Ce crétin est pas capable d'attendre dix minutes...

Il se leva, et Hiken releva la tête et dressa les oreilles en l'entendant bouger. Il s'ébroua et s'étira en baillant, découvrant ses petits crocs blancs, puis il s'assit sur le sol en regardant son jeune maître, attentif.

Trafalgar sortit du lit à son tour, et ramassa Bepo pour le poser à côté de son oreiller, sans un mot, attardant seulement ses doigts dans la fourrure blanche synthétique. À ses pieds, le renard glapit et poussa sa jambe du museau, réclamant son attention. Le métis haussa un sourcil vers son amant, qui se contenta de sourire, puis il s'accroupit pour présenter sa main à l'animal. Hiken la renifla, lécha les doigts tatouée, puis se coula en dessous. Law sourit en coin et le caressa un instant avant de se relever.

-Il t'aime bien, sourit Ace en regardant son renard s'ébrouer.

-J'avoue ne pas être un grand fan d'animaux, d'ordinaire, mais lui... ça va.

Le sourire du barman s'accentua, et il s'approcha pour embrasser une nouvelle fois son amant, sous le regard curieux de l'animal à leurs pieds.

-J'suis content, alors, souffla-t-il contre ses lèvres.

-TRENTE SECONDES, ACE !

-OH LA FERME ! TU M'EMMERDES !

Pestant tout ce qu'il pouvait, Ace remit son stetson sur sa tête et sortit de la chambre, son renard sur les talons, sous le regard amusé du chirurgien.

xxxxxxxxxx

-C'est vraiment super sympa d'avoir fermé le bar ce soir, ma belle. T'es la meilleure.

-Je sais oui... J'ai toujours eu un faible pour les bad boys aux yeux noirs qui se mettent à mon service, sourit la jeune femme en sirotant son verre.

-J'suis le seul bad boy aux yeux noirs à ton service, Shakky, fit remarquer Ace en lui rendant son sourire.

Elle lui fit un clin d'œil et il secoua la tête, amusé avant d'observer les alentours. La salle du Bar de l'Arnaque était vide de tout client, uniquement peuplée par les pensionnaires du MobyDick. Le gang au Chapeau de Paille, mené par Luffy était rassemblé prêt du buffet, et Ace sourit en imaginant son petit frère faire une razzia sur les toasts et les canapés. Hancock et ses sœurs discutaient avec Alvida, non loin de la scène. Shanks avait aussi été convié et hurlait de rire dans un coin, choppe à la main, escorté par un Mihawk aussi blasé par les pitreries de son amant qu'attentif à ce qui se passait autour de lui. Sabo échangeait les derniers scoops avec ses amis journalistes, et Bonney et ses trois colocataires ne tardèrent pas à s'approcher d'eux pour se mêler à la conversation. Law, Kid et Killer s'étaient un peu isolés dans une alcôve et discutaient tranquillement, le chirurgien surveillant Schachi et Penguin du coin de l'œil, qui s'étaient mit en tête de s'introduire dans les coulisses des danseuses. Marco, Izou, Joz, Thatch et Vista s'étaient installés à une table, et c'était à qui raconterait l'anecdote la plus amusante concernant les trois frères.

Même Heat avait été invité et dormait non loin d'une cascade murale pour profiter de la fraîcheur que l'eau apportait, Hiken roulé en boule contre son flanc.

QuanT à Newgate, il était au bar et on entendait son rire dans toute la salle. Jack et Cherry remplissaient les verres, et les danseuses faisaient leur show sur scène rien que pour eux.

-Nan, franchement, Shakky, merci. On pouvait pas rêver mieux comme fiesta, les frangins et moi.

Ace se tourna vers elle et lui fit un sourire charmeur. Il la saisit par la taille pour l'attirer à lui et effleura son oreille de ses lèvres.

-En fait... Si je n'étais pas déjà pris, et si je n'avais pas un sérieux penchant pour les hommes, je t'aurais déjà emmené dans un coin tranquille pour te remercier comme il se doit, susurra-t-il.

-Dommage que tu sois déjà pris, alors, beau brun. Et dommage que tu aies un sérieux penchant pour les hommes, ajouta-t-elle en caressant son torse.

Ace éclata de rire, plaqua un baiser sur sa joue et recula d'un pas.

-C'est pas très sérieux de ta part de succomber au charme de ses employés, patronne !

-Qui succombe au charme de qui ? répliqua Shakky avec un clin d'œil.

Le jeune homme pouffa et se retourna pour regarder une nouvelle fois la salle, un grand sourire aux lèvres. Il avisa Luffy qui lui faisait signe de venir, et leva le pouce pour dire qu'il arrivait. Puis il fit face à sa patronne et s'inclina façon mousquetaire devant elle.

-Le devoir m'appelle, douce Shakky. Je vous reverrais plus tard.

-Mais oui, trésor. Va t'amuser, va !

Shakky le regarda pensivement s'éloigner, fendant agilement la foule, avant de sortir s'allumer une cigarette. Elle s'éloigna un peu de l'ambiance bruyante du bar, s'asseyant sur un banc un peu plus loin, sous un lampadaire. Elle expira une bouffée de fumée et sourit en regardant le ciel.

-Ne t'inquiète pas, je ne te le volerais pas ! fit-elle soudain. On sait très bien lui et moi où sont les limites.

-Je ne te soupçonne pas, Shakky, répondit Law en sortant de l'ombre derrière elle. Même si ton charme n'a d'égal que ton expérience, je doute qu'Ace soit intéressé par tes atouts.

La jeune femme pouffa. Le chirurgien venait en une phrase de la complimenter sur son apparence tout en lui rappelant qu'elle avait l'âge d'être leur mère. Elle secoua la tête et tira une nouvelle fois sur sa cigarette.

-Que me vaut l'honneur de ta visite ?

-Tu es proche d'Ace, et il n'y a pas besoin d'être un génie pour se rendre compte que tu le connais bien mieux que la plupart des personnes qu'il fréquente.

-Et ? Jaloux ? sourit-elle.

-Non, mais j'ai quelques questions à te poser.

-Auxquelles je ne répondrais pas.

Elle termina sa cigarette, avant de se lever pour se camper devant le métis, mains sur les hanches. Son sourire avenant avait disparu, pour laisser place à une expression sévère et déterminée.

-Je sais ce que tu vas me demander, Trafalgar Law, et je sais aussi l'importance que ça a pour toi, mais je ne le trahirais pas.

-Trahison est un mot un peu fort, non ? fit-il en haussant un sourcil.

Elle secoua la tête.

-Sabo, ce vieux Newgate et moi sommes les seuls à savoir ce qu'a enduré Ace. C'est à lui de juger qui doit être au courant, et si tu n'es pas capable de comprendre ça, Law, c'est que tu es un abruti.

Trafalgar fronça les sourcils. Peu lui importait qu'elle l'ait traité d'imbécile, il avait vu pire, mais ce qu'elle avait dit juste avant le perturbait. Ace était populaire. Il était toujours entouré de plusieurs personnes, avait des relations partout en ville et semblait se faire des amis facilement. Être sociable donnait l'impression d'être aussi simple pour lui que de respirer, et Law devait avouer qu'il lui enviait cette facilité à s'intégrer, lui qui comptait ses amis sur les doigts d'une main. Mais... Y avait-il si peu de personnes qui connaissaient vraiment Ace ? Son père adoptif, sa patronne, l'un de ses frères et c'était tout ? Qu'est-ce que le jeune homme avait à cacher ?

-D'accord, soupira-t-il. J'attendrais. Après tout... Je ne suis pas pressé. Je te prie de m'excuser, Shakky.

Il esquissa un sourire en coin, auquel la jeune femme répondit avant de reprendre la parole, plus douce.

-Law... Le jour où il se confiera à toi, si ça arrive... Sois sûr d'être là pour lui. Quoique tu entendes, ne le repousse pas. Ace garde ses véritables sentiments pour lui depuis trop longtemps. Le jour où il craquera...

Elle laissa sa phrase en suspens et détourna le regard. Law n'avait pas besoin qu'elle continue pour deviner ce qu'elle n'avait osé dire à voix haute. Sans un mot, le visage indéchiffrable, il tourna les talons et retourna dans le bar.

Le jour où il craquera, ça pourrait très mal se terminer, continua-t-il intérieurement.

xxxxxxxxxx

-AAAAACE ! Magne-toi ! Ils ont apporté le gâteau !

-J'arrive, Lu' ! Pas la peine de hurler !

Ace s'approcha du buffet, à côté duquel le plus jeune de ses frères trépignait en reluquant un gâteau qui devait faire deux fois la taille de sa tête. Sabo était là aussi, et regardait Luffy en souriant, amusé par son attitude.

-Dépêche, Ace, il va nous faire une syncope, là.

-J'en veuuuuuux ! Il a l'air trop boooooon !

-Il aurait une tête ignoble que tu l'avalerais quand même, pouffa le barman en lui ébouriffant les cheveux.

Il regarda autour de lui, et s'aperçut que tout le monde s'était approché pour assister au traditionnel partage du gâteau. À eux revenaient l'honneur de le couper et d'en manger une part en premier.

-Je peux ? Allez, les gars ! J'peux le faire ? S'il vous plaît ? supplia Luffy en s'emparant du couteau.

-Même si on dit non, tu vas le faire, alors vas-y, sourit Sabo. Et par pitié, arrête de sauter partout avec ça dans la main, tu vas finir pas éventrer quelqu'un !

-Trois parts, Luffy. Et n'en fous pas partout ! ajouta Ace.

La langue entre les dents, concentré, leur cadet mit trois coups de couteaux appliqués dans la pâtisserie. Sabo haussa un sourcil.

-... On a dit trois parts, Luffy...

-Bah ouais ! Une...

Il prit l'un des morceaux pour le mettre dans une assiette en carton et la donner à son grand frère.

-Deux...

Le blond reçut lui aussi sa part, avant d'écarquiller les yeux.

-Et trois ! s'exclama Luffy en s'emparant du reste du gâteau, un grand sourire aux lèvres.

Ace se plaqua une main sur les yeux, alors que Sabo éclatait de rire, vite suivit par Zoro et les autres. Même Mihawk et Law se fendirent d'un sourire amusé.

-Arrête de faire l'imbécile, Lu' ! Il en faut pour tout le monde.

-Maieuuuh ! Ace t'es rabat-joie !

Le garçon s'exécuta pourtant, et se servit une part plus raisonnable, avant de planter sa fourchette dedans et de s'y attaquer avec entrain. Ses frères pouffèrent, puis l'imitèrent, et ce fut le signal pour tout le monde d'aller se servir, la pâtisserie disparaissant bien vite sous les coups de couteau pour finir dans leurs estomacs.

Son assiette finie, Luffy se détourna du buffet pour chercher Zoro des yeux, et le découvrit en train de discuter avec Ussop et Penguin. Il s'approcha et se mêla au trio, glissant familièrement sa main dans celle de son amant. Ce dernier continua à parler aux deux autres comme si de rien était, mais referma ses doigts sur ceux du garçon, qui sourit.

-... beau dire, le kendo ça doit être super dangereux comme sport, je sais pas comment tu fais, soupirait Penguin. Et... Oh non...

Ussop et Zoro se retournèrent, et regardèrent le point que le vétérinaire fixait, avant de se mettre à rire. Shachi s'était fait attraper par Shakky alors qu'il tentait d'entrer dans les vestiaires des filles, et son oreille droite était visiblement en train de passer un sale quart d'heure. Penguin soupira et s'excusa auprès des autres pour courir au secours de son ami. Ussop ne tarda pas à s'éclipser à son tour, appelé par Sanji qui avait besoin d'aide pour ranger un peu la grande table.

Zoro baissa les yeux sur Luffy et haussa un sourcil étonné en voyant sa mine boudeuse. Il soupira et le prit dans ses bras pour l'attirer contre son torse.

-Tu m'dis c'qui va pas ?

-J'suis pas content, bougonna le brun.

-Ça, j'avais capté. Et la raison ?

-Tu m'as pas embrassé depuis le début de la soirée.

Le vert éclata de rire et lui ébouriffa les cheveux avant de relever son visage vers le sien.

-Suffit de demander, Capitaine.

Luffy sourit à l'entente de son surnom, celui que Zoro et les autres lui donnaient depuis qu'ils avaient formé leur bande d'adolescents rebelles dans la rue. Il se hissa sur la pointe des pieds, et pressa ses lèvres contre celles de son amant, qui ne se fit pas prier pour glisser sa langue dans sa bouche. Le garçon sourit en l'embrassant, et ferma les yeux, savourant les sensations que Zoro éveillait au creux de son ventre. Les grandes mains du vert se perdirent dans ses cheveux, et il frissonna.

Un bruit de verre brisé les interrompit, et ils se séparèrent pour tourner la tête vers l'origine du son, intrigués. Ils pâlirent tous les deux et reculèrent instinctivement d'un pas dans un mouvement de fuite incontrôlé.

Hancock venait de briser sa coupe, le cocktail qu'elle renfermait coulant encore sur ses doigts. Ses yeux noirs de colère étaient braqués sur eux, et ses épaules tremblaient d'une rage sourde difficilement contenue.

-Roronoa Zoro..., siffla-t-elle. Comment oses-tu... ?

-J'te propose de courir, marmonna Luffy à son amant.

-J'te suis.

D'un même mouvement synchrone, ils tournèrent les talons et s'enfuirent dans la masse d'invités qui les entourait, regardant partout autour d'eux pour trouver une cachette décente, la jeune femme hurlant de rage derrière eux.

-REVENEZ ICI, MÂLES STUPIDES !

-Zoroooo ! gémit Luffy. Ça craiiiint !

-T'inquiète, Lu', on va s'en sortir vivants, j'te le promet !

Il se raidit et accéléra le pas quand des bruits de talons hauts précipités résonnèrent derrière eux. Ou p'têtre pas, corrigea-t-il intérieurement. J'trouve que y a un peu trop de monde qui nous en veut sérieux...

xxxxxxxxxx

Ace rejoignit Law et Kidd au fond de la salle, se glissant avec un sourire à côté du chirurgien,assit sur la banquette bleue. Il fut surprit quand le métisse passa un bas autour de son corps et l'attira contre lui, lui qui n'aimait pas les démonstrations affectives, mais se laissa faire et posa sa tête sur son épaule.

-La dernière fois que j't'ai vu, gamin, t'étais couvert de sang, et t'avais les côtes en vrac, sourit Kidd. Le Doc' m'a dit que t'étais de nouveau... En pleine possession de tes moyens ?

Law leva les yeux au ciel, et Ace rougit en saisissant la remarque implicite. Il chassa son embarras d'un haussement d'épaules et lui rendit un sourire incertain. Le roux avait beau les avoir aidé et être un ami proche de son amant, il avait le don de le mettre mal à l'aise. Ses yeux d'un brun étrange, presque rouges, étaient vraiment dérangeants.

-Et toi... La dernière fois que j't'ai vu, t'avais une mitraillette à la main, et un cadavre sur les bras. Comment tu t'en es sorti ?

Kidd fut surpris de l'entendre parler d'un mort avec autant de détachement, et haussa un sourcil. Voir des cadavres faisait partie de sa vie, comme elle faisait partie de celle de Law. Même s'ils avaient tous deux quitté l'empire de Joker depuis plus de deux ans maintenant, ils n'avaient pu oublier leur passé, et les règlements de comptes entre familles de mafieux impliquaient des décès fréquents plus ou moins accidentels. Sans compter le travail du légiste, qui l'obligeait à fréquenter des « refroidis » tous les matins. Mais le gosse... Il se promit de questionner le métisse à son sujet, plus tard.

-Je vis à côté d'une casse, t'sais. Suffisait de mettre l'autre macchabée dans la bagnole qui partirait la première au broyeur, et c'était réglé. Ces mecs sont pas censés exister, personne les cherchera. Toute leur vie n'est qu'un gros mensonge. Même s'il avait une famille pour se couvrir, et j'en doute, vu qu'il avait pas d'alliance, il s'est forcément marié sous un faux nom. T'peux être certain que ce gugus avait trente noms différents dans la manche au cas où, que ses faux papiers étaient en béton armé, et qu'il s'appelait pas vraiment Blueno. En gros, quand il est mort, il a juste disparu, et c'pas plus mal comme ça.

Ace hocha la tête et sourit plus franchement cette fois.

-Merci, dit-il.

-Pas d'quoi, gamin. T'façon, le Doc' me paiera en bières. Pas vrai ?

-Heureusement pour toi que je gagne bien ma vie, ricana Law.

-T'es le bienvenu au Bar quand tu veux, en tout cas, sourit Ace. Ordre de la patronne.

-On verra ça, gamin. Tiens, au fait... C'est ta fiesta, nan ? Tu connais tout l'monde ici, pas vrai ?

-C'est pas vraiment que ma fête, mes frères sont aussi dans l'coup, mais ouais... J'connais à peu près tout le monde. Pourquoi ?

-La nana là-bas, c'est qui ? Elle est plutôt bien roulée.

Ace tourna la tête vers la fille que le roux lui désignait, imité par Trafalgar. Ce dernier haussa un sourcil, il ne la connaissait pas, mais son amant la reconnut tout de suite, et se frotta pensivement la joue en grimaçant.

-N'es-tu pas censé sortir avec Killer, Eustass ? demanda Trafalgar avec un léger sourire.

-Sortir avec... ? PFAHAHAHA ! Nan mais tu m'as bien r'gardé ?! On baise de temps en temps, c'tout ! T'en fais pas pour lui, va ! Il ramène des nanas chez moi presque aussi souvent que moi !

Il s'aperçut qu'Ace regardait toujours la jeune femme qu'il avait remarqué et haussa un sourcil.

-Oh gamin ! Reviens parmi nous !

-Ahem..., toussa Ace. Euuuh... À propos de cette nana... t'aurais pas une Harley inutile dans tes stocks de bécanes, par hasard... ?

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Il était presque minuit quand Ace quitta Law et Kidd et se dirigea vers le bar pour trouver Shakky. Il la repéra en train de parler avec Shanks et Mihawk, et s'approcha d'elle.

-Yo gamin ! le salua Shanks. Tu viens boire un coup ?!

-Nan ! J'viens juste voir ma patronne préférée, sourit-il.

-Je suis ta seule patronne, trésor.

-Simple détail. Tu sais où est Brook ?

-En coulisse, je suppose. Comme tous les soirs. Pourquoi ?

-J'ai juste besoin de lui... Emprunter du matériel.

-Ooooh... je vois... Oui, tu devrais le trouver en coulisses, fit-elle.

-Merci Shakky !

Il déposa un baiser sur sa joue, geste d'affection rituel entre eux, et se dirigea vers le côté de la scène pour passer par l'entrée des artistes. Il esquiva le vestiaire des filles, histoire de ne pas se prendre un talon aiguille entre les deux yeux, et repéra vite la coupe afro qui dépassait d'une tête toutes les personnes présentes.

-Oh ! Brook ! appela-t-il.

Le musicien en chef du Bar de l'Arnaque se retourna et lui fit un signe de la main en affichant un grand sourire. Aussi immense que maigre, Brook avait un talent quasi-inné pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la musique, et savait aussi bien jouer du piano que de la guitare électrique. Lui et Apoo, l'autre musicien professionnel que Shakky avait engagé, étaient chargés de mettre l'ambiance dans la salle et d'accompagner les danseuses, avec l'aide de quelques autres joueurs.

-Mon cher Ace ! Comment vas-tu en cette merveilleuse soirée ?

-Super, Brook ! Salut Ap' ! sourit-il en se tournant vers le deuxième musicien.

-Yo !

-Hey Brook ? J'peux t'emprunter ta classique ?

L'intéressé sourit et s'inclina.

-Ce qui est à moi est à toi. Sers-toi, je t'en prie.

-Merci ! Vous m'accompagnez ?

-C'est quand tu veux, Ace ! s'exclama Apoo, enthousiaste.

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Ace prit une profonde inspiration, tentant de calmer les battements désordonnés de son cœur affolé par le trac. Il sortit des coulisses, s'avança au milieu de la scène, et fit signe aux danseuses de lui laisser la place. Elles obtempérèrent, et il se saisit d'un pied et d'un micro, qu'il fixa dessus. Brook et Apoo prirent place derrière lui, l'un avec une basse, l'autre à la batterie, et il leur fit un signe de tête avant de tapoter la tête du micro. Le mouvement fit siffler l'appareil et attira l'attention de tous vers l'estrade de bois les conversations se turent, et tout le monde fixa son regard sur le jeune homme.

Il déglutit et resserra sa prise sur la guitare qu'il tenait entre ses mains, plus nerveux que jamais. Il avait déjà joué devant des gens auparavant, mais jamais devant tant de monde, et jamais sur scène. Il y eut un léger mouvement de foule à ses pieds, et il vit Sabo et Luffy se frayer un chemin entre les pensionnaires pour se retrouver devant la scène, au premier rang. Tous deux le regardaient avec de grands yeux étonnés, et il réprima un rire devant la tête qu'ils faisaient. Ni l'un ni l'autre ne savaient qu'il savait jouer, les personnes au courant se comptaient sur les doigts d'une main.

Il prit le manche du micro entre ses doigts et l'approcha de ses lèvres.

-Je... Ahem... J'ai pas l'habitude de jouer en public, et encore moins ce genre de trucs, alors... Soyez pas trop vaches avec moi, ok ? Disons que... Que ce que je vais chanter maintenant, c'est en l'honneur des deux crétins qui me servent de frères.

-On t'emmerde, Ace ! scandèrent les deux concernés en souriant, déclenchant un rire général qui le détendit.

Il fit jouer une ou deux fois ses doigts sur les cordes, avant de plaquer les premiers accords. La musique était rythmée, porteuse d'une joie et d'une tendresse particulière, et Ace se laissa aller à la mélodie. Son trac s'évanouit à mesure qu'il jouait, son corps se mit à accompagner le rythme de ses doigts sur la guitare. Il sourit, ferma les yeux, et sa voix résonna dans le micro, chaude et tendre.

Au pied de la scène, Luffy laissa un immense sourire étirer ses lèvres. Son frère était plutôt réservé quand il s'agissait de ses sentiments. Il les gardait au fond de lui, et même si Sabo et lui savaient qu'il les aimait énormément, il était rare qu'il le leur dise, préférant les gestes aux mots. Un souvenir lui revint en mémoire, du temps où ils erraient tous les trois dans les rues du centre ville...

« Hey Brother ! There's an endless road to rediscover...

Hey Brother ! 'Know the world is tough but we are stronger...

Oh... if the sky comes falling down, for you...

There's nothing in this world I would'nt do... »

-Aaaaace ! Attends-moi !

-Magne-toi Lu' ! Tu fais chier, t'es toujours à la traîne ! On va être en retard !

Le garçon lui fait un doigt d'honneur tout en courant, et Sabo pouffe en voyant son aîné lui répondre en lui tirant la langue. Luffy accélére et les rejoint alors qu'ils disparaissent dans une ruelle sombre, leurs pas résonnant sur les pavés. Ils se poussent les uns les autres en riant, et se précipitent dans un escalier de secours, montant les marches en fer à toute vitesse pour se retrouver sur le toit de l'immeuble.

Ils le traversent en courant, pour s'arrêter au bord du vide, haletants et souriant. Luffy regarde le ciel qui pâlit doucement alors que les étoiles s'éteignent une à une, et cligne des yeux lorsque les premiers rayons de soleil percent à travers les buildings pour les inonder de sa lumière. Il sourit et attrape les mains de ses aînés, qui se tiennent à côté de lui.

-On dirait qu'on peut s'envoler, d'ici, chuchote-t-il.

-C'est vrai... On est les rois du monde ! clame Sabo.

-Moi j'suis le roi ! Vous vous êtes mes serviteurs, contre Ace avec un sourire suffisant.

-Dans tes rêves ! hurlent les deux autres avant de se jeter sur lui.

Ils roulent au sol en se chamaillant et en riant, et entament une bagarre joyeuse, sur le béton de l'immeuble. Leur jeu dure quelques minutes avant qu'ils ne se calment, essoufflés. Ils s'assoient au bord du toit, sur le parapet, et Luffy s'étire et balançe ses jambes dans le vide en souriant toujours plus.

-Vous savez quoi, les gars ? C'est génial qu'on soit frères.

Sabo lui ébouriffe les cheveux, et Ace sourit à son tour en regardant le soleil se lever.

-Tout à fait d'accord... P'tit frère, murmure-t-il.

Luffy secoua la tête et revint à l'instant présent, fixant son regard sur son aîné, qui les regardait depuis l'estrade, les yeux brillants. Sans y penser, il glissa sa main dans celle de Sabo, et la serra fort.

La basse se fit entendre, derrière Ace, et le jeune homme se retourna brièvement pour faire un sourire à Brook, avant de ramener ses lèvres contre le micro.

« Hey Brother ! Do you still believe in one another ?

Hey Brother ! Do you still believe in love, I wonder ?

Oh... if the sky comes falling down, for you...

There's nothing in this world I wouldn't do... »

-Dites les gars... Vous croyez en l'Amour vous ?

Ace et Luffy tournent la tête vers leur frère, intrigués. Allongés sur l'herbe, dans le parc paisible où ils ont prévu de passer la nuit à l'abri des regards, ils étaient tranquillement en train de regarder les étoiles lorsque Sabo brise le silence.

-... J'parle... de l'Amour avec un grand A, celui qu'on ressent pour cette personne en particulier avec qui on passera sa vie, ajoute le blond, hésitant.

-J'sais pas trop... C'est pas un peu un truc de gonzesse, l'Amour ? fait Ace en haussant les épaules.

-Ace, t'es con, grogne Luffy. L'Amour ça existe. Si à dix-huit ans tu sais pas ça, c'est qu't'es un abruti.

-Oh parce que Môssieur s'y connaît peut-être ? raille son aîné en souriant en se tournant sur le côté pour lui faire face et lui enfoncer un doigt dans les côtes. Du haut d'ton mètre soixante et avec tes quinze ans tout mouillés, t'en saurais plus que moi là d'ssus ?!

-Aaaaïe ! Vire ton doigt d'mon bide, enfoiré, ça fait mal !

-Alors quoi, Lu' ? T'es amoureux ? T'as une copine cachée, c'est ça ? se moque Ace. Elle est bonne au moins ?

-Mais j't'emmerde ! J'ai pas d'copine et même si c'était le cas, tu s'rais le dernier à qui j'le dirais !

Le jeune homme s'apprête à répliquer, mais le rire joyeux de Sabo l'interrompt, et il se tait, étonné. Son cadet se tient les côtes, en se tordant de rire sur la pelouse, et il sourit à ce spectacle, avant de se mettre à rire avec lui, vite rejoint par Luffy. Il se calment quelques minutes plus tard, à bout de souffle, et c'est le blond qui parle de nouveau le premier.

-Vous savez quoi, les gars ? J'sais pas si l'Amour ça existe... Mais j'vais vous dire un truc. J'vous aime les frangins.

Ace ferme les yeux, et Luffy sourit de toutes ses dents. Les deux bruns roulent sur le côté et prennent leur frère dans leurs bras.

-Nous aussi on t'aime, Sab', murmure le plus jeune.

-Même si t'es le blondinet le plus chiant que la terre ait porté, ajoute l'autre avec un sourire malicieux.

-Je t'emmerde, Ace !

Sabo sentit sa gorge se nouer. La vie n'était pas facile pour eux à cette époque, et ils avaient tenu pendant des mois dans la rue en se soutenant les uns les autres, soudés par la même envie de vivre leur vie comme ils l'entendaient. Il serra la main de Luffy dans la sienne, et ferma les yeux pour mieux apprécier les mots de son aîné, qui chantait toujours.

La batterie se mêla aux guitares, donnant un nouveau rythme à la chanson, et la voix d'Ace se fit plus forte.

« Ooooh... What if I'm far from home ? Oh Brother I'll hear you call !

What if I loose it all ? Oh Brother I'll help you back home...

Oh... if the sky comes falling down, for you...

There's nothing in this world I wouldn't do... »

-Putain, ça craint ! J'pensais pas qu'ils me retrouv'raient !

Ace accélére la cadence, tentant de semer ses poursuivants. Des petites frappes avec qui il a traité pour quelques grammes de cocaïne, mais ils n'en sont pas moins dangereux. Et à six contre un, il a peu de chance de s'en tirer. Surtout en considérant leurs armes blanches. Il s'engouffre dans une impasse, bondit sur une poubelle, et en quelques gestes précis, escalade le grillage qui ferme la ruelle. Il n'attend pas de voir si ceux qui le coursent ont réussi à passer l'obstacle, et court à perdre haleine dans les dédales des rues. Il pile lorsque deux types lui barrent la voie, bifurque sur une autre route, et s'arrête une nouvelle fois. Encore une impasse. Sauf que cette fois, le mur qui la condamne est trop haut et trop lisse pour qu'il se risque à l'escalader.

-T'es coincé, salopard.

Ace fit volte-face et défie ses poursuivants du regard, se préparant mentalement à les affronter, tout en sachant qu'il n'a sûrement pas la moindre chance. Il fait jouer ses muscles. Les surprendre. Désarmer le chef de la bande, retourner son couteau contre lui, s'en servir comme bouclier pour que les autres le laissent partir... En supposant qu'il arrive à l'atteindre.

-AAAACE !

Derrière ses ennemis, deux silhouettes bien connues du jeune homme se dessinent, chacune tenant une barre de fer qu'elles ont dégoté il-ne-sait où.

-Touchez pas à notre frère ! hurle Luffy en se précipitant sur les six hommes et en brandissant son arme, déterminé, suivit par le blond.

-Luffy ! Sabo ! Barrez-vous ! Vous avez rien à foutre ici ! crie-t-il.

-La ferme, Ace ! On fait c'qu'on veut ! rétorque Sabo. Et si on a envie de te sauver la peau, t'as plus qu'à dire oui ! T'es notre frère, on t'laissera pas tout seul, t'entends ?! Jamais !

Ace ne ressentait plus de gêne, maintenant. Son corps se balançait avec la musique, sa voix portait dans la salle, haute et forte, et ses doigts virevoltaient sur les cordes de sa guitare. La tendresse et l'attachement qu'il éprouvait à l'égard de Luffy et Sabo ressortaient dans chacun de ses mots, et s'il avait été embarrassé au début, clamer haut et fort qu'il serait toujours là pour eux devenait de plus en plus facile. Ce n'était pas l'amour qu'il vouait à Law, c'était même complètement différent, mais ça n'en était pas moins puissant.

« Hey Brother ! Do you know our bond will last forever ?

Hey Brother ! Do you know our hearts are locked together ?

Oh... if the sky comes falling down, for you...

There's nothing in this world I wouldn't do. »

Dans un même sourire joyeux, au pied de la scène, Sabo et Luffy levèrent leurs mains liées. Le blond essuya ses yeux de la paume de la main, alors que son cadet devait se retenir pour ne pas hurler de joie, tant il était heureux. Leur frère leur offrait un cadeau inestimable, plus que ce qu'il pensait lui-même. Un moment qui resterait gravé dans leurs mémoires.

Les souvenirs tourbillonnaient dans leurs têtes, certains mélancoliques, d'autres drôles. Les vacheries qu'ils avaient pu faire aux autres pensionnaires, la première année de leur admission, les nuits entières à parler de tout et n'importe quoi, dans le noir de leur chambre, blottis sous la couette. Les journées passées à écumer la forêt autour du manoir pour trouver des insectes, les heures à naviguer sur les petits bateaux de Barbe-Blanche. Tous les trois ensembles, se chamaillant parfois, se réconciliant toujours, au milieu des rires et des éclats de voix.

« Hey Brother ! Whatever they say, I know you better...

Hey Brother ! I'll be always there, do you remember ?

Oh... if the sky comes falling down, for you...

There's nothing in this world I wouldn't do... »

La batterie décrut pour s'arrêter doucement, et la basse fit de même quelques mesures plus tard, laissant Ace conclure la chanson à la guitare, sur un ton doux qui accompagnait sa voix, alors qu'il chantait une dernière fois le refrain.

« Ooooh... What if I'm far from home ? Oh Brother I'll hear you call !

What if I loose it all ? Oh Brother I'll help you back home...

Oh... if the sky comes falling down, for you...

There's nothing in this world I wouldn't do... »

La guitare se tut, et Ace eut à peine le temps de la poser à côté de lui et de se retourner qu'il fut percuté par un boulet de canon aux cheveux ébouriffés. Il chancela mais réussit à rattraper Luffy sans se casser la figure sur le plancher, et il referma ses bras sur lui.

-AAAAACE !

-Luffy... tu m'étouffes ! suffoqua-t-il en tentant de desserrer quelque peu l'étreinte du garçon.

Mais le concerné l'ignora et se blottit plus encore contre lui, au point que le barman eut peur d'entendre ses côtes craquer. Il releva la tête et vit que Sabo le regardait en souriant, les yeux humides de larmes. Il ouvrit les bras, et le blond se mêla à leur étreinte fraternelle sans hésitation.

-J'devrais te massacrer pour m'avoir fait pleurer comme une nana devant Robin, grommela-t-il sans cesser de sourire.

-J'te jure que je s'rais désolé si tu pensais un mot de c'que tu disais, pouffa doucement son frère.

Sabo eut un léger rire et ferma les yeux, savourant ce moment entre frères, alors que les applaudissements enthousiastes des pensionnaires s'élevaient autour d'eux.

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Adossé à un mur près du bar, Law secoua la tête, un léger sourire en coin sur les lèvres. Dire qu'il avait été surpris de voir Ace sur scène aurait été un euphémisme, mais il devait avouer qu'il avait aimé découvrir l'un des talents cachés de son amant. Même s'il n'était pas de ceux à qui la chanson était destiné, il avait été ému, à la fois par les paroles, et par la tendresse qu'elle contenait. Il soupira.

Ce n'était pas ses frères qui auraient fait ça pour lui. Cela dit, il n'aurait pas fait ça pour eux non plus.

Il releva la tête en entendant son nom, et sourit quand il vit Ace s'approcher de lui, les yeux pétillants.

-Portgas. Tu as fini de te donner en spectacle ?

-Pfouah ! J'avais jamais été aussi stressé de ma vie ! s'exclama-t-il en riant. En plus, ça faisait longtemps que j'avais pas joué devant des gens. Heureusement que Brook m'a aidé à reprendre mes réflexes avant ce soir, sinon j'me serais couvert de ridicule.

-Crois-moi, même si ça n'avait pas été aussi bien chanté, personne ne se serait permis de trouver cela ridicule, Ace, le rassura le chirurgien en levant la main pour caresser sa joue.

Le barman plongea son regard dans le sien, surpris, avant de sourire largement, touché par le compliment.

-Merci, Traf', murmura-t-il avant de l'attirer à lui pour l'embrasser.

Law se prit au baiser et ferma les yeux, laissant la langue de son amant explorer lentement sa bouche. Leurs corps se rapprochèrent, et il glissa ses mains fraîches sous la chemise du jeune homme pour caresser ses reins et ses flancs. Il inversa leurs positions et le colla doucement contre le mur.

-Et où as-tu appris à jouer comme ça ? demanda-t-il contre ses lèvres.

-J'ai pris des cours jusqu'à mes quinze ans. C'est comme ça que j'ai connu Nojiko et Bonney, d'ailleurs. Nojiko joue aussi, on était dans le même cours, même si elle a trois ans de plus que moi. Du coup, j'passais du temps chez elles pour qu'on joue ensemble. Ensuite, j'ai dû arrêter... Et j'ai repris y a trois ans, avec Brook. Il me faisait des cours gratuits avant les horaires d'ouverture, et j'ai vite rattrapé c'que j'avais perdu.

-Et ta guitare, tu l'as encore ?

-Non, j'l'ai... laissée chez moi, marmonna Ace en détournant le regard.

Trafalgar fronça les sourcils, mais n'insista pas, et entreprit de le distraire en reprenant possession de sa bouche. Son amant soupira de plaisir et s'abandonna au baiser avec délice, plongeant ses doigts dans les mèches noires du chirurgien. Ce dernier poussa une jambe entre les siennes, et il ne put retenir un gémissement lorsque sa cuisse se pressa contre son bassin. Il ondula lentement des hanches, et sentit Law sourire contre ses lèvres.

-Reste tranquille, Portgas..., susurra-t-il à son oreille.

-Non, grogna Ace avant de l'embrasser à nouveau. J'ai pas envie d'être sage.

Le sourire du métis s'accentua, et il lui rendit son baiser avec passion, le plaquant contre le mur avec force. Ses mains se posèrent sur les hanches de son amant, et il accompagna ses coups de reins, le faisant gémir plus fort dans sa bouche.

-Mmmmn...

-Tu sais que je t'adore, trésor, mais si tu pouvais éviter de t'envoyer en l'air dans mon bar, je t'en serais reconnaissante.

Ace écarquilla les yeux et repoussa brusquement Trafalgar, avant de se tourner vers sa patronne, rouge comme une pivoine. À vrai dire, il avait totalement oublié l'endroit où ils se trouvaient.

-Sha... Shakky ! bégaya-t-il en se grattant la nuque. J'suis désolé, je... euuuh... J'étais ailleurs ?

Law ricana, et la jeune femme pouffa avant de tendre la main pour lui ébouriffer les cheveux.

-J'avais cru comprendre, se moqua-t-elle.

-... Tu sais où sont Lu' et Sab' ?

-Partis. Avec Robin et Zoro. Eux au moins ont attendu d'être dehors...

Ace marmonna dans sa barbe quelques secondes, avant de se pencher vivement vers la barmaid et de poser un baiser léger sur sa joue.

-On s'voit lundi ma belle, fit-il en saisissant la main de son amant et en l'entraînant vers la porte, saisissant Hiken au passage. À plus ! Et merci encore pour la soirée.

-À lundi trésor. Et pas de bêtises, hein ?

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Assis au bar, il regardait d'un œil noir s'éloigner le couple que formait Ace et Law. Il le haïssait. La jalousie et la colère grondaient au fond de lui. Ace était à lui, et à lui seul. Le métis n'avait pas le droit. Il devait les séparer, et le plus tôt serait le mieux.

Cela faisait des semaines qu'il ressassait encore et encore l'idée qui lui était venue en tête. Il hésitait à la mettre en œuvre, car ce qu'il comptait faire revenait à passer un pacte avec le diable, mais il n'avait plus le choix. Plus il attendait, plus le lien entre celui qu'il aimait et le métis se renforçait.

Il n'y avait qu'un moyen pour que Law quitte le Moby Dick, c'était qu'Ace le repousse. Et pour ça, il lui fallait trouver une preuve que le chirurgien était ien plus noir qu'il ne le laissait penser.

Il termina son verre et se dirigea vers la porte, les mains dans les poches, et le visage impassible, comme à son habitude. Il salua nonchalamment ses amis au passage et sortit du bar. Il compta mentalement la quantité d'alcool qu'il avait bu, et se dirigea d'un pas résolut vers sa voiture. Il claqua la portière et mit le contact.

Les contacts qu'il avait gardé dans la ville allaient lui servir ce soir. Il composa un numéro et attendit patiemment que son interlocuteur réponde.

-Tiens, tiens, tiens, un revenant...

-Bellamy, salua-t-il.

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Je dois lui parler.

-Ce soir ?

-Oui.

Il y eut un moment de blanc, alors que Bellamy argumentait avec quelqu'un à côté de lui, la main sur le combiné pour étouffer le son de leurs voix.

-Dans quinze minutes, au Spider's Cafe.

-J'y serais.

Quelques minutes plus tard, il se garait, sortait de sa voiture, et entrait dans le bar, presque vide à cette heure avancée de la nuit. Il parcourut un moment la salle du regard, et le reconnut au moment même où il le vit. Il hésita un instant, avant d'inspirer profondément et de marcher jusqu'à celui qu'il voulait voir. L'homme le regarda s'approcher, son sourire malsain figé sur ses lèvres.

-Marco, dit le Phénix. L'oiseau qui a un jour piraté les ordinateurs du gouvernement lui-même... Que me vaut ta visite nocturne ?

-Je pense que nous avons des intérêts communs à travailler ensemble... Doflamingo.


Bonus : Une visite pour le moins imprévue...

Sengoku dormait paisiblement quand quatre grands coups frappés à sa porte le réveillèrent en sursaut. Il grommela en regardant son réveil, et haussa un sourcil. Trois heures du matin... Qui que soit l'importun, il avait intérêt à avoir une bonne excuse ! Grommelant, il se leva de son lit, attrapa son arme de service dans sa table de chevet, le talkie-walkie qui le reliait en permanence à son QG, et descendit prudemment les marches qui menaient à sa porte d'entrée.

-Qui est-ce ?

-On a une urgence, commissaire !

Soudain parfaitement réveillé, le policier ouvrit le battant à la volée, et se figea en reconnaissant celui qui se tenait devant lui, sur les marches de son perron. Impossible de ne pas reconnaître ce sourire qui ornait le mur de son bureau, et qui le narguait tous les jours depuis des années. La surprise le tétanisa, au point qu'il en oublia même l'arme qu'il tenait en main.

-Gol D. Roger a été aperçut en ville, sourit Roger en le fixant.

-...

-J'suis venu te faire mes adieux. J'vais clamser dans pas longtemps, et j'trouvais ça plus respectueux de venir te dire au revoir comme ça.

-Que...

-C'était une belle partie de cache-cache ! rigola le truand en lui donnant une claque sur l'épaule. J'espère qu'on s'reverra au paradis pour en voir la fin !

-Je...

Le sourire de Roger s'accentua, et il recula dans le jardin de Sengoku, jusqu'à disparaître de la lumière qui illuminait son pas de porte pour devenir une simple silhouette indistincte dans l'obscurité ambiante.

-À la revoyure, vieux !

Fébrile, Sengoku enclencha son talkie-walkie.

-À toutes les unités ! s'exclama-t-il. On a une urgence !

Il releva la tête, pour suivre le truand des yeux, mais il avait déjà disparu, évanouit dans la nuit. Il envisagea un moment de partir à sa poursuite, avant de renoncer, conscient qu'il ne le rattraperait pas.

-Commissaire ? Que se passe-t-il ? fit la voix de son subordonné dans l'appareil qu'il tenait toujours en main.

-... Rien... Laissez tomber, soupira-t-il.


Voilà ! ^^ Petite surprise pour Umichan ! J'ai décidé que j'allais en faire un dans chaque chapitre à partir de maintenant, et ce jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun "détail" du dernier chapitre qui m'inspire. Vous aimez l'idée ?

Bon, et maintenant... J'me barre en courant ! Rendez-vous quand la suite sera écrite ! *fuit*

Bisous cramés !

Pyro