Heya !
Mon Dieu, ça fait un bail, je sais ! Je suis vraiment navrée ^^' J'avoue que j'ai eu une MEGA panne d'inspiration, un truc bien lourd, et que j'ai perdu la motivation d'écrire un moment... Mais je vous livre ENFIN ce nouveau chapitre ! Il m'a pris du temps, mais au final, j'en suis assez satisfaite.
On en apprend BEAUCOUP sur Ace dans ce chapitre (il était temps :p) et si certaines infos vous paraissent contradictoires... c'est fait exprès :3 Tout sera dit plus tard.
Bref, donc... non, cette fiction n'est pas abandonnée, et Ace au Pays des Presque Merveilles non plus... J'ai juste du mal à écrire en ce moment. Mais... J'y travaille ! Du moins j'essaie ^^'
Bon, je vous embête pas plus longtemps.
Bonne lecture !
Bisous cramés !
Pyro
Law resta bouche bée.
… Une sœur ? Ace avait eu une sœur ?
Il se retint avant de poser une question impulsive, le moment était mal choisi. Ace était perdu dans ses pensées, son regard douloureux fixé sur les tombes. Il jeta un coup d'œil à Sabo, qui se tenait à ses côtés. Le blond surveillait son frère attentivement, comme s'il attendait quelque chose, et qu'il se tenait prêt à intervenir quand cela arriverait – son air vigilant alarma le chirurgien, qui reporta son attention sur son amant.
Ace s'agenouilla doucement au sol, et ferma les yeux.
-... Je sais, ça fait un moment que j'suis pas venu... mais y s'est passé pas mal de chose au foyer. Y a eu quelques nouveaux venus, des potes de Luffy surtout. Ils sont cools, vraiment. Sabo s'est enfin trouvé une copine, d'ailleurs. T'y crois à ça, p'tite sœur ? Moi qui pensait qu'il arriverait jamais à se caser...
Ace eut un léger rire, et Law sourit à son tour derrière lui, amusé. Il coula un regard en biais à Sabo, mais ce dernier semblait toujours aussi tendu, et son sourire se fana. De nouveau, une vague d'inquiétude lui envahit le ventre.
-D'ailleurs, Luffy aussi s'est trouvé un copain, continuait le jeune homme. J'avoue qu'au début j'me suis un peu inquiété... Mais après tout, Lu' connaît Zoro depuis des années. Alors bon... j'lui fais confiance. Oh ! Et j'ai trouvé un renard dans les bois, abandonné. Du coup, j'l'ai adopté. Tu m'crois pas p'tite sœur ? Bah ! J'te l'amènerais quand il sera un peu plus sage, parce que là, il aurait fait n'importe quoi dans les fleurs de M'man.
Il y eut un léger moment de silence, puis Ace déglutit.
-Y a eu la mort de Max aussi... et les embrouilles Blueno... Ça aurait pu mal tourner.
Il sourit en imaginant sa sœur l'invectiver de toutes ses petites forces, tendant les bras pour lui tirer l'oreille d'une main, et lui frapper la tête de l'autre.
-Je sais, p'tite princesse. J'recommencerais plus, t'en fais pas. Et puis... Traf' est venu m'aider. Je suis content qu'on... qu'on soit ensemble. Ça... me fait du bien.
Le jeune homme était rouge vif, du cou aux oreilles, mais un sourire heureux étirait son visage, un sourire qui s'entendait dans sa voix. Law était figé derrière lui, surpris par ces paroles inattendues, son cœur frappant un rythme désordonné dans sa poitrine. Ça faisait longtemps que personne n'avait dit de choses aussi douces à son propos.
-J'aurais aimé... que vous soyez là pour le rencontrer en vrai, murmura doucement Ace. Vous me manquez. Toutes les deux. Je suis... j'suis désolé.
Il ravala un sanglot et caressa les deux croix de bois du bout des doigts, précautionneux. Puis il se redressa légèrement et plongea sa main dans la sacoche bleue accrochée à sa cuisse. Il en sortit deux briquets – celui que lui avait offert Sabo une semaine auparavant, et un autre, blanc, beaucoup plus classique –, un marqueur et une petite bague argentée. Il la contempla un moment, retraçant du doigt le motif qu'elle présentait. L'anneau était surmonté d'un cercle bleu, dans lequel s'encastrait un A d'argent, délicatement ciselé. Cette bague était celle de sa sœur, une bague qu'il lui avait offert lui-même, avec le peu d'argent qu'il avait gagné honnêtement. Hors de question de lui acheter quoique ce soit avec de l'argent sale.
Il prit le briquet blanc et le leva devant ses yeux.
-Celui-là est vide... et j'm'en suis servi que pour allumer les clopes de Sanji, ou la cheminée du Foyer... J'ai rien fait de mal avec. J'vous le promet.
Law fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'il entendait par là... ? Pourquoi avait-il précisé ça ? Le métis jeta un regard à la maison calcinée derrière lui, et son froncement de sourcils s'accentua. Est-ce que c'était à cause d'Ace si... ? Il aurait fait brûler le petit bâtiment par accident ?
Il sentit une main sur son épaule, et regarda Sabo. Le blond lui fit signe de s'approcher doucement, et le chirurgien obéit, avançant jusqu'à se tenir aux côtés d'Ace. Ce dernier se pencha en avant et posa une main sur l'herbe entre les deux tombes. Il agrippa quelque chose et souleva lentement une motte de terre.
Non, pas une motte de terre. Le battant d'une petite trappe, camouflée dans l'herbe. Le cœur de Law se serra lorsqu'il vit ce qu'elle contenait.
Des briquets. Une dizaine de briquets de toutes les tailles et de toutes les couleurs, tous numérotés au marqueur noir. Enterrés là, probablement vides, comme une preuve qu'Ace n'avait plus fait brûler quoique ce soit depuis... cette maison.
Et sans doute les deux femmes qui y habitaient.
Le barman prit le briquet blanc, le marqueur, et inscrivit un 12 noir dessus. Le douzième briquet qu'il vidait depuis l'incendie. Il le déposa avec précaution au côté des autres, et referma la trappe.
Law ouvrit la bouche, mais encore une fois, Sabo le retint. Ce n'était pas fini. Ace saisit le briquet en argent, le cadeau de son frère, et l'alluma. Il l'approcha de la bague en argent, et chauffa le métal pendant un moment, les yeux perdus dans le vide. Finalement, il baissa les yeux, rangea le briquet, et s'immobilisa presque. Le silence s'étira, le jeune homme semblant hésiter sur ce qu'il devait faire, les doigts de sa main libre jouant avec le bord de son jean.
-Ace..., murmura Sabo. Tu as promis...
Le barman frémit, jeta un bref coup d'œil au blond, et reprit le briquet pour mettre un dernier coup de flamme sur la bague. Il inspira brièvement et plaqua l'anneau contre le bois de la tombe de sa sœur, y laissant une toute petite marque en forme de A, incrustée dans l'écorce. Law plissa les yeux, et se rendit compte qu'il y en avait une cinquantaine comme ça, décorant tristement la croix. Ace répéta l'action sur celle de sa mère, puis il se releva, rangeant le briquet et la bague dans sa sacoche.
-J'reviendrais bientôt d'accord ? Je t'aime maman. Et je t'aime, p'tite princesse. Soyez sage.
Il se détourna, et son frère passa un bras autour de son épaule pour le soutenir et le guider vers la voiture, Trafalgar marchant derrière eux, avec plus de questions que de réponses dans la tête.
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Le même silence qu'à l'aller régnait dans la voiture de Sabo, mais cette fois, Law était sur la banquette arrière, la tête d'Ace sur ses genoux, ses doigts allant et venant machinalement dans ses cheveux. Sabo conduisait, jetant de temps à autre un regard à ses passagers à travers le rétroviseur, un pli soucieux sur le front.
Trafalgar baissa les yeux quand son amant exhala un long soupir, sans bouger de ses genoux.
-... Elle s'appelait Ann, murmura-t-il.
-Ace... Te sens pas obligé de..., commença son frère.
-Nan, ça va Sab'. Je lui aurais pas demandé de venir si je voulais rien dire.
Le journaliste hocha la tête, et se recentra sur la route, donnant un semblant d'intimité aux deux hommes.
-... Tu es sûr ? s'inquiéta Law en cherchant ses yeux.
-Essaye pas de m'en dissuader, tu crèves d'envie de savoir, Traf', sourit-il.
-Je ne veux pas que ça te mette mal à l'aise.
-Ça ira. Mais merci.
Le chirurgien se pencha et déposa un baiser sur son front. Ace ferma les yeux, et soupira une nouvelle fois, avant de reprendre la parole.
-Ann, donc. C'était ma petite sœur. Elle est née quatorze minutes après moi, très exactement, précisa-t-il, un sourire dans la voix. On était des faux jumeaux, elle me ressemblait autant qu'un chat ressemble à un chien.
-... elle était comment ? s'enquit Law à voix basse.
-Elle était brune, comme moi, avec des yeux bleus comme M'man. La peau très claire, presque pâle, et un corps très fin... trop fin. Elle souriait tout le temps, alors que moi, je tirais une tête d'enterrement en permanence.
Ace se retourna sur les genoux de Trafalgar, et se cacha contre son ventre. Le chirurgien dût tendre l'oreille pour saisir ses paroles, étouffées contre le tissu de sa chemise.
-Je me suis développé plus vite qu'elle dans le ventre de M'man. Je prenais toute la place, elle avait à peine assez d'espace pour grandir totalement. Elle est née avec une santé très fragile, une simple grippe pouvait la coucher pendant presque un mois. J'avais l'impression que je pouvais la briser rien qu'en lui éternuant dessus. Alors j'me suis mis en tête de la protéger. C'était de ma faute, si elle était comme ça, tu comprends ? Elle, ça la faisait rire. Elle disait que je jouais au chevalier servant, et que j'étais ridicule, mais qu'elle était contente d'être une princesse.
Sa princesse. Les histoires parlent souvent d'un lien particulier qui se tisserait entre les enfants jumeaux. Ace ignorait si un tel lien avait existé entre Ann et lui, mais ils avaient toujours étés très proches. D'aucuns auraient pu penser qu'il y avait quelque chose de malsain dans leur relation, mais le jeune homme s'en moquait. À l'époque, il n'avait qu'un seul objectif : la garder saine et sauve.
-Un jour elle a chopé une saloperie. Un virus ou une bactérie à la con, je sais même plus ce que c'était. Un truc du genre mononucléose. Il aurait fallu l'emmener direct à l'hôpital... sauf qu'on avait rien. Pas un sou. M'man pouvait rien faire, moi non plus, on était complètement impuissants. J'avais quatorze ans. M'man a trouvé quelqu'un, un créancier véreux, pour nous prêter du fric. On a pu la faire soigner, et elle a fini par retrouver du poil de la bête, mais... ça a été le début de la descente aux enfers.
Trafalgar sentit son amant se tendre, et il passa une main apaisante dans ses cheveux. L'histoire d'Ace était triste, mais il savait que le pire restait à venir. Il leva ses yeux gris sur Sabo, mais ce dernier restait stoïque, les yeux fixés sur la route, comme s'ils n'étaient pas là. Le chirurgien se doutait que ce n'était qu'une façade, et que le journaliste était plus qu'attentif aux paroles de son frère, même s'il connaissait déjà son histoire.
Ace déglutit et continua, tant bien que mal.
-... M'man cumulait les petits boulots, mais elle arrivait pas à rembourser le créancier assez vite. J'voulais aider, trouver un taf après l'école ou un truc du style... mais personne acceptait d'engager un gamin de quatorze ans. Alors j'suis allé chercher dans des jobs moins légaux. J'ai dealé de la drogue à des gosses, et escroqué des pauvres gars trop naïfs pendant deux ans, jusqu'à ce que l'argent ait été remboursé. Dès que le créancier nous a lâché, j'ai voulu arrêter tout ce que je faisais.
Ses mains tremblaient, ses doigts recroquevillés sur les pans de la chemise de Law. Un sanglot secoua son corps, mais le barman inspira longuement pour se maîtriser. L'odeur rassurante du métis qui lui caressait la joue l'aida à se calmer, et c'est d'une voix presque égale qu'il termina son histoire.
-Sauf que ce genre de boulot… ça se quitte pas avec une lettre de démission et un sourire. Ils… Ils m'ont même pas mis en garde, même pas menacé. Ils m'ont laissé partir, et le soir même… la maison brûlait. Et… elles avec.
Il y eut un long moment de silence, seulement brisé par le ronronnement du moteur de la voiture. Law fronça les sourcils. Quelque chose ne collait pas dans ce que disait Ace. Il affirmait que c'était ses employeurs qui avaient provoqué l'incendie ? Pourquoi ce rituel avec les briquets alors ?
Les doigts tatoués du chirurgien reprirent leur trajet entre les mèches noires, et il laissa tomber ses interrogation pour le moment.
-… je… je suis désolé, murmura-t-il finalement.
-T'es désolé… ? Pourquoi ? C'pas toi le connard qui a foutu le feu, marmonna son amant.
-Ace…, l'apostropha Sabo. Ça suffit.
Le jeune homme grogna mais se tut, et enfouit à nouveau sa tête contre le ventre de Trafalgar, qui appuya ses caresses dans ses cheveux, transformant le geste en lent massage . Le chirurgien essayait encore d'avaler ce qu'il venait d'apprendre. Pas étonnant qu'Ace soit aussi réservé concernant son passé, avec tout ce qu'il avait vécu. Il jeta un bref coup d'œil à Sabo, et haussa un sourcil. Le blond semblait presque plus tendu que son frère, les mâchoires serrées, les mains crispées sur le volant, ses yeux bleus ne cessant d'aller et venir entre la route et le reflet de son frère dans le rétroviseur. Un bref instant, il s'arrêta sur Law, et ce dernier décela un avertissement dans son regard, mais ce fut si bref qu'il crut l'avoir imaginé.
Il soupira et se laissa aller sur la banquette, renversant sa tête sur le dossier du siège, ses doigts toujours entortillés dans les mèches noires de son amant. Il ferma les yeux, et le reste du trajet se fit dans le silence.
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Une heure plus tard, Ace était allongé sur le lit qu'il partageait avec son frère, ce dernier à ses côtés, fixant le plafond. Law les avait laissé à la porte du pensionnat, après avoir embrassé son amant, et avait prit sa propre voiture en promettant de revenir rapidement. Smoker l'avait appelé pour régler quelques détails quand à l'opération du lendemain – rencontrer Le Roux allait être délicat. Le barman avait haussé les épaules.
Il avait besoin d'un peu de temps, de toute façon.
-... T'as failli craquer, murmura Sabo après un long moment de silence.
-Mmmn.
-T'as recommencé depuis... ?
-Nan, le rassura Ace. T'inquiète. J'vais bien, Sab'.
-...
-... Crache le morceau.
-Law est au courant ?
-... Oui et non.
Sabo lui jeta un regard en coin, et Ace soupira longuement, avant de lui répondre.
-Le jour où... enfin, le soir de notre anniversaire, Law m'a emmené quelque part, et j'ai passé la nuit avec lui. J'suis pas rentré.
-J'crois qu'aucun d'entre nous n'est rentré, ricana Sabo.
-Heh, sourit le brun. Bon point. Bref, pendant la nuit, il faisait trop sombre pour qu'il remarque quoique ce soit, donc j'ai pas fait gaffe. Par contre, le lendemain... il a vu. Pas longtemps, j'me suis réveillé rapidement, il a pas pu voir ça de près, mais il a vu quand même. C'est tout.
-Il a pas posé de questions ?
-Si.
Sabo hocha la tête, et le silence emplit de nouveau la chambre, confortable. Ace hésita presque à le briser.
-Hey, Sab'... ?
-Mmmn ?
-Merci d'y aller avec moi à chaque fois.
-T'as pas de voiture.
-Certes, mais c'est pas le propos.
-Je t'ai déjà dis de pas me remercier pour ça.
-Je suis têtu.
-Ça, c'est pas un scoop.
Silence, encore. Les secondes s'étirèrent, rythmées par la trotteuse de la montre de Sabo, à son poignet. Le blond finit par soupirer longuement, et passa ses bras sous sa tête.
-Tu serais perdu si je venais pas, marmonna-t-il. Ou tu ferais des conneries. Ce qui revient au même.
-Raison pour laquelle j'te remercie. De me garder la tête hors de l'eau.
-Et j'peux te dire que c'est pas facile... t'as tendance à être super lourd, sourit le journaliste.
-Heh... je t'accorde celle-là, fit le brun avec un léger rire.
Nouveau silence, confortable. Ace se retourna sur le lit, enfouit sa tête dans ses bras et ferma les yeux, prêt à dormir quelques minutes. Il avait lu quelque part que les siestes les plus réparatrices duraient entre quinze et vingt minutes, et il se sentait épuisé mentalement, prêt à vérifier si cette affirmation était vraie. Sabo l'en empêcha.
-Hey... Ace ?
-Mmm ?
-Pourquoi t'as emmené Law ?
-... Je lui fais confiance.
-Alors... pourquoi tu ne lui as pas tout dit ? murmura-t-il.
-... Et pourquoi je n'ai pas tout dit à Luffy, d'après toi ? Law tient énormément à sa mère... tu crois qu'il réagirait comment ?
-Oh...
-Ouais. Comme tu dis. J'veux pas... me retrouver seul, Sab'. Pas encore.
Sabo ouvrit la bouche pour répondre, mais trois coups frappés à la porte le coupèrent dans son élan. Il se leva du lit avec un soupir et alla ouvrir la porte.
-Deux desserts que c'est Traf' ! lança Ace depuis le lit, changeant instantanément d'humeur, remettant son masque avec aisance.
-Tenu !
Le battant s'ouvrit pour révéler Robin, en jean clair et chemise blanche, ses cheveux relevés dans un chignon strict pour dégager son visage. Le visage de Sabo s'illumina en la voyant, et il se pencha sur elle pour lui donner un baiser léger, ses mains enserrant délicatement sa taille, attentif à ne pas froisser sa chemise.
-Merde, grogna Ace. Fait suer.
-Oh... ? Tu n'es pas content de me voir, Ace ? susurra la jeune femme en lui jetant un regard amusé depuis la porte.
-Nan ! râla-t-il en agitant les bras façon cartoon. À cause de toi, j'ai perdu deux desserts ! Et c'est crumble aux pommes ce soir ! Bordel !
Sabo éclata de rire à la mine dégoûtée de son aîné, avant de se décaler pour laisser entrer Robin, refermant doucement la porte derrière elle. Ace se laissa retomber sur le matelas en marmonnant, leur tournant le dos.
-Que me vaut le plaisir de ta visite ? murmura le blond en ignorant royalement les bouderies de son aîné.
-J'ai besoin de toi pour des recherches personnelles.
Ace releva la tête, un sourire narquois sur le visage.
-Des « recherches personnelles », mmmm ?
Il haussa les sourcils de manière équivoque, et Sabo se plaqua une main sur le visage, mortifié. Robin se mordit la lèvre, et détourna le regard, rougissant légèrement. Ace perdit immédiatement son sourire narquois pour une expression inquiète. Robin n'était pas du genre à rougir. Du tout.
Sabo soupira.
-Je te retrouve dans la bibliothèque dans cinq minutes, d'accord ? assura-t-il à la brune avec un sourire. Le temps de rassembler mes affaires.
Robin hocha la tête, ferma les yeux quand Sabo caressa sa joue un court instant, puis sortit de la chambre sans un mot, et sans un regard pour Ace. Le blond grogna, se pinça l'arête du nez, et se tourna vers son frère.
-... j'ai gaffé ? s'enquit celui-ci d'un ton prudent.
-T'imagines même pas, marmonna le journaliste. Ace, Robin et moi, on a rien fait de plus que s'embrasser, depuis qu'on est ensemble.
-Quoi ? Mais ça fait... un mois ?
-Et une semaine.
-... Mec... si tu me dis qu'elle t'excite pas c'est que t'es impuissant. Nan parce qu'elle est...
-MAIS J'T'EMMERDE ! hurla Sabo, indigné. J'vais très bien, merci ! Et si un jour tu dis que ma copine est bonne, je t'étouffe avec ton putain de cadeau d'anniversaire !
-Ben alors il est où le problème ?
Sabo soupira.
-Écoute... c'est pas à moi de te raconter ça, mais en gros... Robin a un passé douloureux avec ça. Et elle veut prendre son temps, d'accord ? Elle a peur, et moi, j'ai envie que ça compte. J'ai pas envie que... que notre première fois se mélange avec toutes les nuits qu'elle a pu endurer avec d'autres. Sauf qu'elle se sent coupable de me faire attendre, quoique je lui dise.
-... Oh.
-Ouais. Comme tu dis.
Ace eut un léger sourire, et se gratta l'arrière de la tête, tournant ses prochains mots dans sa tête.
-... Y a pas que ça, pas vrai ? … T'as peur, toi aussi, nan ?
-Je sais pas si je dois te bénir ou te maudire de me connaître aussi bien, grommela le journaliste.
-Et moi donc !
Ace étudia un instant le visage de son frère, avant de mettre le doigt dessus.
-… T'as peur de foirer ton coup, pas vrai ?
Sabo grimaça, et son frère sourit en coin. Il avait sa réponse. Il se leva du lit, et se campa devant lui, avant de poser une main rassurante sur son épaule.
-Tu l'aimes ou pas ?
-Question stupide, répondit Sabo en levant les yeux au ciel. Oui, je l'aime. Mais ça m'empêchera pas de...
-Si.
Le journaliste fixa un moment son aîné dans les yeux, pensif. Il avait souvent entendu dire « un petit mot vaut souvent plus qu'un long discours », mais il n'avait jamais saisi à quel point cette phrase pouvait être vraie jusqu'à cet instant. Il y avait tant d'assurance dans la voix d'Ace qu'il se prit, un court instant, à ne plus douter de rien.
-Sab'... toutes les nanas de la ville ne jurent que par le beau et séduisant Dieu du Sexe Sabo Fucking Alistair ! C'en est presque vexant !
-Premièrement, t'es juste jaloux. Deuxièmement, tu racontes n'importe quoi. Et troisièmement, c'est pas ça le soucis ! Si je fais... quelque chose qui lui rappelle quelqu'un d'autre, ou qui ramène des mauvais souvenirs, ou qui lui fait peur, je...
Ace lui plaqua une main sur la bouche, histoire de le faire taire, et fronça les sourcils.
-... Alors trouve un moyen de lui rappeler que c'est toi qui est avec elle à ce moment là, et personne d'autre.
-... Mmmnnnfff ffmmmmn mmnnf !
Ace ricana et le relâcha, le laissant parler.
-Tu disais ?
-Que c'était extrêmement guimauve de ta part. T'es vraiment gay en fait...
-Je t'emmerde. Allez, casse-toi, crétin de blond ! Ta chérie t'attends.
Sabo sourit et enserra son aîné dans une brève étreinte, avant d'attraper son carnet et de sortir de la pièce. Ace le héla avant qu'il ne referme la porte.
-Hey Sab' ! Pas contre les étagères quand même, hein ?! C'est fragile les bouquins !
-C'que tu peux être con !
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Une demi-heure plus tard, Ace était allongé sur le lit de Law, la tête sur son ventre, ses doigts tatoués traçant des formes sans suite dans ses cheveux. Les yeux fermés, il savourait le silence, laissant la tête monter et descendre au rythme apaisant de la respiration de son amant. Lui montrer les tombes de sa mère et de sa sœur avait été plus facile que ce à quoi il s'était attendu, en particulier avec Sabo à ses côtés. Trafalgar s'était contenté d'observer, sans poser de questions, et Ace lui en était mille fois reconnaissant. Il imaginait parfaitement toutes les interrogations qui devaient tourner dans sa tête – surtout vu sa tendance à tout sur-analyser – et admirait sa retenue. Il n'était pas sûr qu'il aurait montré la même, à sa place.
-... Sabo et toi, vous êtes très proches, murmura soudain Law, brisant le silence.
-Mmmn... Ça va faire un peu plus de quatre ans qu'on traîne ensemble... Il est arrivé à un moment ou je pensais que je voulais être seul, alors que j'avais vraiment besoin d'aide. Et il a été assez têtu pour s'accrocher à moi. Et vu la tête de con que j'étais à l'époque, ça a pas dû être simple...
-À ce point là... ?
-T'as déjà forcé ton meilleur pote à fouiller les carcasses des voitures de trois décharges différentes pour te retrouver ? … En pleine nuit d'hiver ? … Et ça parce qu'il voulait juste que tu lui parle un tant soit peu de toi ?
-... Ah quand même.
-Yep. Comme tu dis. Et ça c'est qu'une des stupidités que je lui ai fait subir.
-Je suis pas sûr que « tête de con » soit un terme assez fort...
-Ouais, t'as sûrement raison, pouffa Ace.
Le silence reprit ses droits sur la chambre, et Ace ferma les yeux un moment. Que devait-il révéler à Law ? Jusqu'où pouvait il se dévoiler sans le faire fuir ? Cela faisait presque deux ans que le chirurgien l'attirait, mais maintenant qu'il l'avait enfin pour lui, et qu'il le connaissait mieux, l'attirance qu'il éprouvait se changeait en... quelque chose d'autre. Quelque chose de plus profond, qu'il entrevoyait à peine, mais qui l'emplissait déjà d'appréhension. Il ne voulait pas le perdre maintenant.
D'un autre côté... plus il attendait, plus la douleur serait intense quand il le laisserait...
Ace hésita, puis se décida à révéler une information de plus... et à cacher le reste. Encore.
-Quand... Quand j'ai dû quitter la maison, ça a été dur de... me faire une place dans la rue. J'avais seize ans, j'étais un gosse, et je n'avais plus mes... employeurs pour me protéger. Les flics ont enquêté un moment sur l'incendie, avant de conclure à un accident, et de laisser tomber l'enquête. Ils ont pas cherché à... trouver un coupable. Et... c'est peut-être mieux comme ça.
Trafalgar haussa un sourcil, mais Ace continua avant qu'il ne puisse l'interrompre.
-Ils ont voulu me mettre à l'orphelinat, ou dans une pension pour jeunes ou je sais pas quoi... je me suis enfui avant qu'ils aient pu me placer où que ce soit. J'ai traîné dans la rue, j'ai dormi dans des baraques abandonnées, des squats, des égouts parfois... je faisais des cauchemars toutes les nuits. Je voyais des corps brûler, encore et encore, sans fin. Je... tu vas trouver ça bizarre, mais je... suis devenu obsédé.
-...Obsédé ?
-Par le feu.
Ace sentit l'embarras brûler ses joues. Trafalgar allait le prendre pour un menteur, ou un mec trop sensible, mais il était allé trop loin dans ses révélations pour reculer maintenant.
-Je sais pas comment l'expliquer. Les flammes me fascinaient autant qu'elles m'effrayaient. Un jour, j'ai volé un briquet dans un magasin, et j'ai mis le feu à une poubelle, comme ça, pour voir. Puis à un tas d'ordure. Des carcasses de voiture... À chaque fois, je restais devant le feu jusqu'à ce qu'il s'éteigne de lui-même. Je... je pouvais pas en détourner les yeux.
Law frissonna. Ce qu'Ace lui décrivait... c'était malsain. Très malsain. Et pourtant il ne pouvait que comprendre. Parce que l'obsession d'Ace pour le feu, il la retrouvait dans sa phobie de l'obscurité, quelque part... Une réaction incontrôlée face à un élément incontrôlable.
-C'est un type random qui m'a abordé un soir. Il disait qu'il venait de se planter en voiture, qu'il avait bu et qu'une nana qu'il avait chopé dans un club était morte dans l'accident. Il m'a donné une somme d'argent monumentale juste pour que je mette le feu à sa voiture, histoire de faire disparaître les preuves. C'est comme ça que j'ai commencé mon « boulot » de nettoyeur. Et mon jeu de cache-cache avec la poule. Ça... avait deux bénéfices. Ça payait bien, et ça comblait mon obsession...
Ace s'interrompit un instant, les souvenirs de l'odeur des bidons d'essence et de la chair brûlée emplissant ses narines. Il enfouit son nez dans la chemise de son amant, inspirant son odeur pour les chasser.
-Sabo est arrivé quelques mois après. Au début, je l'ai aidé juste pour emmerder les flics, puis j'me suis mis à vraiment l'apprécier. Il... il me rappelle ma mère. Il a les mêmes yeux bleus qu'elle, et la même lueur dans le regard. Celle qui dit que peu importe les conneries que je peux faire, il sera toujours là pour me soutenir. Quand je lui dis ça, il ricane et me dis qu'une de plus ou une de moins, il est plus à ça près. Il a fini par me sortir de mon « boulot », et il m'a aidé avec mon problème de pyromanie. Ça a prit du temps, mais... je vais mieux, grâce à lui.
Trafalgar sourit, et Ace pouffa doucement. Son regard noir se posa sur le vide, il était perdu dans ses pensées, et le métis n'osa pas l'interrompre. Le silence s'étira, puis un franc sourire, amusé et tendre, étira les lèvres du barman.
-Ensuite, Luffy s'est littéralement imposé dans notre vie. On a pas eu le choix de devenir ses frères, il nous y a forcé. Lui, il me rappelle ma sœur. Il a le même sourire immense qui lui mange la moitié du visage. Il a passé quelques mois dans la rue avec nous, puis on est venus ici. La suite... tu la connais.
Ace lâcha un long soupir et se tut définitivement. Il n'avait ni l'envie, ni la force d'en ajouter plus. Il leva les yeux sur son amant, qui paraissait en pleine réflexion, absorbant sûrement tout ce qu'il venait d'entendre. Il s'écoula une longue minute avant que des yeux argentés ne viennent s'ancrer dans les siens. Le jeune homme déglutit.
Law l'attira à lui et approcha son visage du sien pour embrasser sa tempe, puis sa joue, et enfin ses lèvres, dans un geste tendre qui le rassura immédiatement. Une tension qu'il n'avait même pas remarqué tomba de ses épaules, et il exhala un soupir de soulagement entre les lèvres de son amant, avant de lui rendre son baiser. Sa langue passa les lèvres du métis pour une caresse tendre, avant qu'il ne recule doucement.
-Merci, murmura Law.
-... de ?
-De m'avoir dit tout ça.
Ace ouvrir la bouche pour répondre – voire pour protester – mais Trafalgar s'en empara avant qu'il n'ait pu dire quoique ce soit. Sa langue trouva celle du jeune homme dans un baiser bien moins doux que le précédent, et il le renversa dans les draps.
-Traf'... Traf', attends, je...
-Schhh... laisse moi te distraire de tout ça, chuchota-t-il. Je ne suis pas Sabo, mais je peux t'aider aussi...
Une nouvelle fois, Ace tenta de parler, mais Law l'en empêcha de la même manière. Il lutta un moment, avant de céder et de renoncer. Le chirurgien exerçait déjà son art sur lui, et il avait besoin d'attention à cet instant. Deux raisons de se laisser faire quelques heures...
Le barman jeta un regard en coin au réveil sur la table de chevet lorsque Trafalgar descendit ses lèvres dans son cou, et se mordit la lèvre. Il espérait simplement ne pas être en retard pour son premier rush chez Shakky.
Une main tatouée se posa sur son entrejambe alors que des dents joueuses trouvaient sa gorge, et il ferma les yeux avec un soupir, se laissant aller dans les draps, s'autorisant pour quelques temps à oublier le monde autour de lui.
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-Nan, Ben... C'est mort ! Tu sais très bien que c'est pas possible !
-Et tu sais aussi bien que moi que tu n'as pas le choix, Shanks ! Vista est indisponible, et moi j'ai d'autres priorités, la semaine prochaine !
-Lucky peut pas le faire ?
-Il est à l'autre bout de l'île pour un job ! C'est toi qui l'a envoyé là bas d'ailleurs !
-Et Yassop … ?
-Nan mais t'es sérieux là ?! Écoute, y a qu'à toi qu'on peut refiler le poste et tu le sais !
Shanks grogna dans le téléphone. Ce que lui demandait son subordonné, c'était... mission impossible ! Il était courageux, et il avait de la ressource, mais là... même lui se retrouvait dépassé. Si encore il avait eu Mihawk à ses côtés... mais l'éminent voleur avait bien fait comprendre à son amant qu'il ne voulait pas être mêlé à ça.
-Tu peux pas me faire ça... gémit-il, abandonnant toute dignité.
-Sûr que si !
-Mec... Tu peux pas me faire ça ! Me nommer Capitaine de Soirée à ton enterrement de vie de garçon quoi... t'as pas de cœur !
-Au moins comme ça je suis sûr que tu t'endormiras pas sur les bancs de la mairie le lendemain !
-Ben, pitié...
-Arrête d'argumenter, c'est comme ça et puis c'est tout ! Je dois raccrocher, je te dis à dans deux jours à l'entrepôt pour la livraison. Et sois pas en retard !
Shanks grommela un acquiescement, et raccrocha en fronçant les sourcils.
-... Tortionnaire, marmonna-t-il.
Un ricanement grave se fit entendre derrière lui, et le Roux se retourna pour voir son amant assit dans son fauteuil, un livre à la main, qui le regardait d'un air amusé. Boudeur, le puissant mafieux qu'il était shoota dans un caillou imaginaire et s'approcha de lui la main dans la poche en traînant les pieds sur le parquet.
-Tes subordonnés prennent beaucoup de libertés avec toi, Akagami..., sourit Mihawk en refermant son livre. Tu devrais t'affirmer un peu plus avec eux...
-Grrrmbl... t'en foutrais moi... grogna-t-il en réponse.
Un nouveau ricanement du cambrioleur, avant qu'il ne reçoive un rouquin boudeur sur les genoux. Il leva ses yeux dorés au plafond, vaguement agacé, mais passa un bras autour de sa taille. Il savait que lorsqu'il était question de sujets sérieux, les compétences de Shanks n'étaient plus à prouver, et que les hommes qui l'entouraient seraient capables de se tailler les veines pour lui. Mais il travaillait avec eux depuis tellement d'années qu'ils se permettaient des libertés qu'ils n'oseraient jamais employer avec Mihawk.
Pas fous.
-J'ai une nouvelle qui devrait te remonter le moral, susurra le brun à l'oreille de son amant.
Shanks abandonna sa tête d'enfant mal-aimé pour lui jeter un regard intéressé... et vaguement excité.
-... T'es enfin d'accord pour que je t'attache ? tenta-t-il avec une lueur d'espoir dans le regard.
-Dans tes rêves, siffla Mihawk, et le Roux se renfrogna immédiatement déçu.
-J'parie que t'adorerais ça, marmonna-t-il.
Œil de Faucon leva les yeux au ciel, mais choisit de ne pas répondre.
-Non, mais j'ai eu des nouvelles de notre contact infiltré chez nos amis les représentants des forces de l'ordre...
Cette fois, Shanks leva la tête, une lueur plus sérieuse dans le regard.
-... Une bonne nouvelle venant de Perona... ?
-Mmmn... Smoker vient nous rendre visite demain... mais pour une fois, il va simplement nous interroger pour une enquête, et pas nous perquisitionner.
Un sourire retors étira les lèvres du cambrioleur, reflet de celui qui se peignit sur celui de son amant.
-Alors ça, ça va être marrant, ricana ce dernier.
Bonus : Une seule et unique exception :
Ok, Ace devait l'admettre, il avait définitivement trop bu.
Que personne ne se méprenne, il était totalement capable de définir si une femme était belle ou non, mais de là à avoir envie d'en emmener une dans son lit, il y avait un monde. Pourtant, il regardait la brune qui dansait contre lui avec une envie non dissimulée, guidant ses mouvements de légères pressions de ses mains sur ses hanches, sa bouche se perdant dans son cou. Ses doigts à elle, manucurés de violet, se glissèrent sur sa nuque et dans ses mèches noires, humides de sueur.
Il remonta une main le long de son ventre jusqu'au creux de sa poitrine généreuse, l'autre s'aventurant à la naissance de sa cuisse.
-Tu deviens bien sûr de toi, Trésor, sourit-elle à son oreille, malicieuse.
-Tu ne fais rien pour me remettre à ma place, répondit-il en mordillant le creux de son épaule, écartant la bretelle de son débardeur de la langue.
-Je devrais... ?
-Dépends si tu veux passer une bonne nuit ou pas...
Shakky se retourna dans ses bras, et crocheta sa nuque, se coulant contre lui sensuellement. Elle sourit en sentant une tension équivoque se presser contre son bas-ventre lorsqu'il noua ses mains derrière ses hanches. Décidément, le gamin paraissait bien confiant en ses... capacités.
Elle découvrirait plus tard, qu'en effet, il avait de quoi être confiant. Et aussi que malheureusement, ses... exceptionnelles qualités sexuelles étaient réservées à une autre catégorie de partenaires de draps, et qu'elle resterait une unique exception sur son tableau de chasse.
Elle se hissa sur la pointe des pieds pour effleurer ses lèvres des siennes, plongeant dans ses yeux noirs, indifférente à tous les danseurs qui se poussaient autour d'eux sur la piste. Ace était peut-être un peu jeune pour elle, mais elle avait envie de lui, et manifestement, cette envie était réciproque... alors à quoi bon se priver ?
-Ma chambre est à l'étage, murmura-t-elle.
-La patronne ne va pas nous faire expulser ? s'enquit-il, un sourire dans la voix.
-La patronne est plus que d'accord, ne t'en fais pas.
Elle embrassa sa joue, espiègle, avant de se détourner et de l'entraîner à travers la foule de danseurs, jusqu'à un escalier dans la pénombre de la boîte. Ils montèrent les marches quatre à quatre, elle ouvrit la porte d'une chambre, il la referma derrière eux, et la seconde d'après, il s'embrassaient passionnément.
Ace agrippa les cuisses de Shakky pour la soulever contre lui, elle entoura ses reins de ses jambes, et il la plaqua contre la porte. Ses doigts manucurés se plantèrent dans ses épaules lorsqu'elle heurta le panneau de bois, et il répondit en plongeant ses dents dans son cou, lui arrachant un gémissement de délice.
Le jeune homme sourit en léchant doucement les traces de la morsure.
Quitte à faire une exception, autant en retirer tout ce qu'il pouvait...
