La la la schtroumpf la la, schtroumpf un air joyeux, la la la schtroupmf la la...(Bon tu arrêtes tu chantes faux et je te signale que la folle a toujours son tas de cailloux en place alors on enquille et fissa.) Tas de cailloux? Ouh là! Alors dans ce magnifique chapitre, il se passe plein de choses méga intéressantes entre Ben et Randy mais pas que, voilà j'ai tout dis, j'ai été bien non? (Parfaite ça change dis donc, bon bah rien de plus à dire à part bonne lecture.)fière de moi tiens! aie mes chevilles! bonne lecture! ( oui à la semaine prochaine, moi j'y vais hein la petite se rapproche à plussssss.) Aaaaaaaaaaaaaaaah attends-mooooooooooooooooiiiiiiiiii

Mon corps traversa la porte dans une explosion de bois, j'atterris durement au sol, 2 marches plus bas, n'ayant que le temps de rouler sur le côté pour empêcher mon adversaire de m'attraper une nouvelle fois. Le bouche à oreilles avait fini par porter ses fruits, me donnant l'adresse d'un bar où je pourrais trouver Franky la brute, je lui avais proposé un match sans succès avec insistance jusqu'à ce qu'il perde patience et me fasse passer à travers la porte du bar, après tout, une bagarre de rue me convenait aussi ! Pensais-je en me relevant. Franky portait très bien son surnom, c'était un combattant grossier qui misait tout sur sa force colossale, je connaissais ce type d'adversaire, l'essentiel à retenir pour les vaincre était de ne pas se laisser attraper par eux et de les fatiguer. Ça je savais faire sans aucun problème et je commençais à me déplacer avec rapidité, esquivant ses coups plus que je n'attaquais tandis qu'un cercle se formait autour de nous.

- Arrête de sautiller et viens te battre vermisseau. Grogna-t-il en soufflant comme un bœuf tandis qu'il s'épuisait à bouger sa masse de muscles.

Du haut de mes 1m97, je n'étais pas à proprement parlé un vermisseau mais je me gardais bien de lui en faire la remarque tandis qu'un sourire mauvais apparaissait une fois de plus sur mes lèvres. Mon regard était braqué sur lui, mes esquives perpétuelles ne m'avaient pas servi qu'à le fatiguer, j'en avais profité pour l'observer et déterminer ses points faibles, désormais j'avais toutes les cartes en main, je pouvais commencer les choses sérieuses. J'entrais au contact pour la première fois du match, frappe, frappe, esquive, un enchaînement bien rôdé que j'exécutais à la vitesse du serpent. Franky grogna de colère tandis que je commençais à tourner autour de lui en disséminant mes coups sans le laisser me toucher en retour, c'était une bonne tactique en théorie, en pratique, je manquais de puissance pour vraiment entamer sa résistance, je ne parvenais qu'à le rendre fou de colère.

C'était risqué mais je n'avais pas le choix, j'allais devoir changer de tactique et venir plus près pour placer des attaques plus puissantes. A peine, m'étais-je avancé d'un pas qu'un coup de poing puissant me frôla l'oreille, j'avais tout juste eu le temps de décaler ma tête avant de refaire la décoration du bar avec mes dents. Je n'étais pas en mesure d'encaisser les coups de Franky indéfiniment, ce n'était pas Anderson, loin de là, je devais mettre un terme à ce combat le plus vite possible avant de devoir rejoindre Ben sur un brancard à côté du sien.

Quelques minutes plus tard, Franky me broyait dans ses bras, j'avais encaissé quelques coups qui seraient difficiles à dissimuler demain et je commençais moi aussi à accuser le coup mais je gardais la main dans cette bagarre et j'avais profité d'une ouverture pour placer un bon coup de pied dans sa rotule gauche, un point de faiblesse que j'avais remarqué chez lui dans sa façon de se déplacer. Franky était tombé à genoux et je m'étais avancé pour l'achever quand il avait brutalement refermé ses bras autour de moi dans une prise de l'ours sortie de nulle part, mes côtes grinçaient dans son étau à moins que ça ne soient mes dents que je serrais fortement pour ne pas crier. Il s'était relevé sans me lâcher, me tenant suspendu à 20 cm du sol, merde, ce type est un vrai monstre ! Suffoquais-je dans sa prise. Mes bras étaient eux aussi coincé dans sa prise, il m'avait eu en beauté, outre la douleur, j'étais dans de beaux draps maintenant, il fallait que je libère mes bras pour m'en sortir.

En me tortillant, je parviens à les sortir de sa prise, ils étaient gourds et douloureux d'avoir été écrasés si fortement mais je n'avais rien d'autre à ma portée. Contrairement à mes espérances, libérer mes bras n'avait pas suffi à me sortir de sa prise, il avait juste resserré ses bras encore plus fort autour de mes côtes et je grimaçais atrocement avant de frapper de toutes mes forces sur ses deux oreilles en même temps, la souffrance le fit lâcher prise et il se saisit la tête, je profitais de l'occasion pour porter l'attaque finale qu'il avait interrompu et Franky s'effondra inerte devant le bar. Je reculais en titubant, m'efforçant de me redresser pour respirer tandis que les spectateurs incrédules, m'applaudissaient en hurlant. D'après les mises qui changeaient de mains, je compris que je n'avais pas été désigné vainqueur au début de ce duel et je souris méchamment en me disant que personne ne s'attendrait non plus à ce que j'écrase Ben quand il serait totalement apte à combattre.

Je récupérais mes affaires dans le bar, laissant quelques billets sur le comptoir pour réparer la porte et quittait le bar, j'avais envie d'une douche très chaude et de quelques heures de sommeil, j'avais peu de temps avant de devoir reprendre la route si je voulais passer voir Ben comme promis. Des bleus immenses commençaient à recouvrir mon corps, certains passant au-dessus de ceux de la veille, le pire étant l'immense bleu qui faisait le tour de mon torse ! Sitôt ma douche prise, je m'étais laissé tomber dans mon lit pour quelques heures, à peine 4h de sommeil et je devrais repartir, j'avais l'habitude, ce n'était pas un problème sauf que là je n'étais pas au mieux de ma forme. Lorsque le réveil sonna, j'étais toujours aussi épuisé mais je me forçais à me lever en ignorant la douleur et les raideurs de mes muscles malmenés pour prendre la direction de l'hôpital, Ben m'attendait.

Je n'avais même pas pris la peine de me regarder dans un miroir, à priori, j'avais eu tort car les infirmières me dévisagèrent avec inquiétude, je ne m'arrêtais pas pour autant et frappais deux fois à la porte de Ben comme chaque jour, son petit-déjeuner dans une main. Il m'invita à entrer avec bonne humeur mais il se figea après s'être redressé brutalement dans son lit à mon entrée.

-Randy ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ?

-Rien, pourquoi ?

-Arrête, tu es couvert de bleus et ne me dis pas que tu t'es pris les pieds dans tes ficelles, tu as beau être maladroit, là c'est pas du tout crédible !

-A ce point ?

-Regarde-toi dans une glace, bon sang ! Tu fais limite peur !

Après avoir posé le repas de Ben sur la table, je passais devant la glace de la salle de bains, mon oreille était bleue là où le coup de Franky m'avait frôlé et je me dis que j'avais eu de la chance de l'esquiver celui-là, j'avais également un bleu sur la mâchoire, cadeau d'Anderson et mes bras en était couvert ! Et encore, Ben n'avait pas vu mon torse.

-Mince ! Vince va pas être content ! Dis-je en revenant vers lui.

-Ça c'est sûr ! Alors tu m'expliques ?

-Anderson et Franky ça te dis quelque chose ?

-Anderson vaguement et Franky… Franky la brute ?

Je hochais la tête, regardant Ben commencer à comprendre et à s'énerver.

-Je les ai tous les deux affrontés et vaincus, Anderson avant-hier et Franky cette nuit.

-T'es malade ! Pourquoi t'as fait ça ?

-Tu refuses de croire que je suis à la hauteur pour t'affronter, je suis en train de te le prouver.

-T'es complètement inconscient ! Anderson passe encore même si à ta façon de bouger hier, tu n'as pas dû gagner sans mal mais Franky aurait pu te tuer, tu as vu dans quel état tu es ? Je t'ai pourtant dis de rester dans ta catégorie !

-Et si j'en ai marre de tes fichues catégories !

-C'est ton droit mais pour ça, il te faut un vrai entraînement et non pas défier le premier crétin venu dans mes ex adversaires et combattre à la va comme je te pousse en espérant gagner ! C'est comme ça que tu espères me convaincre ? En me montrant que tu es encore plus idiot que je le croyais ?

-Ben ! T'étais pas là pour voir mes matchs et je suis tout sauf un amateur.

-Non tu n'es pas un amateur tu es pire, tu es un imbécile doublé d'un inconscient !

-Et alors ? Tu es inquiet pour moi ou quoi ?

-Plutôt pour les pauvres types que tu vas affronter.

Je me redressais avec un sourire plein de fierté que Ben eu tôt fait de m'enlever :

-Les pauvres ! Non seulement ils auront ruiné leur carrière en t'affrontant mais en plus ils font finir en taule pour homicide par imprudence !

-Très drôle !

-Mais qui est ce qui m'a fichu un crétin pareil ? Marmonna-t-il furieux.

Je l'entendis marmonner un long moment, il me lançait de temps à temps des regards furieux que j'ignorais en le laissant se calmer, la fatigue se faisant sentir, je m'écroulais lentement sur ma chaise, à moitié assoupi quand je l'entendis me dire doucement :

-Repose-toi Randy. Et je sombrais dans le sommeil.

Je veillais sur le sommeil de Randy, il était épuisé entre ses shows, ses visites et ses idées débiles de combattre mes adversaires, il en loupait pas une lui, j'avais dit non, lui avait expliqué pourquoi mais rien à faire Mr n'en faisait qu'à sa tête, pire que moi tiens ! Il ne comprenait pas pourquoi je ne voulais pas l'affronter, pourquoi il devait rester dans sa catégorie, en jouant au con et en faisant des caprices de môme, il mettait sa vie en jeu cette andouille et pas qu'un peu. On était catcheur tous les deux mais il ne voyait pas la différence entre sa manière de faire et la mienne, elles étaient totalement différentes, les règles n'étaient pas les mêmes, il ne pouvait pas combattre dans mon milieu il n'était pas fait pour ça mais il refusait de le voir. Combattre Anderson ça passait mais Franky là non, j'avais vaincu ce con c'était certain, j'avais pris des coups aussi, mais je lui avais fait bouffer la poussière façon tornade, je savais comment vaincre ce genre de mec, comment les gérer, quoi faire et comment le faire, mais Randy non, il y allait au pif et les marques de coups qu'il avait sur le corps étaient signe qu'il n'était pas dans son milieu. Il était fier comme un paon, avoir affronté deux de mes anciens adversaires et avoir gagné le rendait tout chose mais il devait arrêter, sa vie était en jeu et ça il ne voulait pas le comprendre. Je le regardais dormir, il semblait si paisible, si calme, si seulement il pouvait être toujours comme ça, s'il pouvait m'écouter et accepter mes conseils au lieu de tenter de me prouver sa valeur, il en avait c'était sûr mais pas dans mon milieu, il allait y laisser la vie si je n'intervenais pas, il devait accepter le fait que nous étions différents et y faire face. Chacun son domaine, chacun sa façon de faire, voilà comment ça devait se passer, je devais trouver le moyen pour que ce casse-cou ne se rompe pas le cou justement, il était totalement inconscient quand il s'agissait de m'affronter. Je découvrais deux facettes de lui, l'inconscient prêt à tout et n'importe quoi et le raisonnable qui avait pris soin de moi et tout fait pour moi avant de penser à lui, il était tellement contradictoire que s'en été déroutant. J'entendis tout d'un coup un léger Toc et la porte s'ouvrit sur mon coach, je lui fis un léger Chut en lui signalant Dormeur à côté de moi, il ferma doucement la porte et sourit à la vision de Randy assoupi. Il vint s'asseoir de l'autre côté du lit et me parla doucement pour ne pas réveiller Randy.

- Alors tu vas bien mon grand?

- Moi oui ça va, je m'emmerde mais bon…

- Je m'en doute mais tu as l'air inquiet qu'est-ce qu'il y a?

- C'est Randy il fait le con et pas qu'un peu, je sais pas quoi faire pour qu'il arrête.

- Comment ça?

- Mr s'est mis dans la tête de m'affronter et comme je refuse il n'a rien trouvé de mieux à faire que d'affronter mes anciens adversaires, il en porte d'ailleurs les stigmates. J'avais bien vu hier qu'il avait des bleus mais là c'est pire alors je lui ai demandé comment il s'était fait ça et il m'a répondu fièrement qu'il avait affronté deux de mes anciens adversaires et avait gagné. Le pire c'est qu'il est tout content mais il risque gros à ce jeu et il veut pas en prendre conscience

- C'est pas vrai, il est aussi borné que toi, quand il a une idée derrière la tête, il l'a pas ailleurs.

- Je suis pas comme lui, je suis têtu oui mais je sais ce que je fais pas lui !

- Tu es plus mature c'est vrai, mais comme toi quand il veut un truc il fait ce qu'il faut pour y arriver, il s'y prend pas de la bonne façon c'est tout.

- Il est pas dans son élément, il prend trop de risques et s'il continu non seulement il n'aura pas ce qu'il veut à savoir moi, mais il risque de ne jamais plus catcher voir même marcher de sa vie, il comprend pas, il affronte des mecs qui ne font pas de cadeaux et lui, continue c'est du suicide

- Il a affronté qui au juste pour que tu réagisses comme ça?

- Anderson, lui ça passe encore mais il a affronté Franky, là il va trop loin, si on fait pas quelque chose avant qu'il soit trop tard, il va y laisser la vie !

- Franky oh putain ah ouais il y va fort, ce mec est un fou, je me rappelle de votre rencontre à tous les deux et c'est vrai que là Randy va effectivement trop loin.

- Faudrait peut-être que vous lui parliez, il vous écoutera peut être, moi il s'en fout de ce que je dis, peu importe comment je le dis.

- Je veux bien essayer mais je doute d'y parvenir.

- C'est la seule solution avant de prévenir son patron en espérant qu'il pourra le neutraliser.

- Mais dis-moi si tu es si inquiet pour lui, si inquiet qu'il affronte tes adversaires, pourquoi tu lui donnes pas ce qu'il veut? Comme ça tu résoudras tous les problèmes d'un coup car visiblement toi seul peut faire quelque chose et toi seul saura comment le faire.

- C'est un gars bien, j'ai découvert une facette de lui que j'apprécie vraiment, mais il n'a pas le niveau, il n'a pas mon niveau, il ne peut pas m'affronter et je ne veux pas le blesser, je refuse d'être celui qui brisera ses rêves et sa carrière.

- Je le sais tout ça mon grand, mais je sais aussi que si tu le faisais, tu feras tout ce qu'il faut pour qu'il ne lui arrive rien, je te connais je sais de quoi tu es capable.

- Je peux pas faire ça coach, je veux pas briser ce qu'il est, s'il vous plait, parlez-lui.

- D'accord je le ferais, mais toi garde en tête qu'il faudra probablement que tu interviennes.

Les paroles du coach résonnaient dans ma tête et j'espérais de tout cœur qu'il parviendrait à faire entrer un peu de bon sens dans celle de Randy, il l'avait bien fait pour moi alors pourquoi pas ? Le coach avait dit qu'on se ressemblait, une infime partie oui, mais Randy était bien en dessous de moi, il n'avait pas la maitrise que j'avais, le bon jugement et le bon savoir-faire, nous affronter serait terrible pour lui, car il prendrait de façon brutale la réalité en pleine face et je voulais qu'il garde cette partie de rêve qui le faisait avancer, il fallait juste qu'il reste sur des rêves qui étaient à portée de main pour lui. Il avait ses rêves et sa carrière, moi j'avais les miens, un gouffre nous séparait et je devais faire en sorte que cet abruti ne saute pas dans le vide.

Je m'éveillais deux heures plus tard, à peine reposé et courbaturé, je mis ça sous le compte du fauteuil inconfortable dans lequel je m'étais une fois de plus endormi et faisant taire la voix en moi qui m'accusait de mauvaise foi. J'ouvris les yeux sous le regard implacable de Ben, il m'observait avec colère et quelque chose d'autre que je ne parvenais pas à identifier chez lui, c'était une émotion que je ne lui avais encore jamais vu depuis son réveil. Je tentais de lui sourire pour le dérider un peu mais rien n'y fit, alors je sentis la main du coach se poser sur mon épaule et sa voix bourrue me dire :

-T'es réveillé petit ?

J'acquiesçais en réprimant une grimace, sa main était posée sur un des plus gros coups que j'avais encaissé, ok, le fauteuil n'y est pour rien admis-je silencieusement.

-Alors viens, faut qu'on parle !

Je connaissais ce ton, c'était l'heure de la morale et je n'étais pas vraiment d'humeur pour ça mais vu la façon de Ben de me regarder, il était de toute façon temps que je m'en aille, alors autant suivre le coach et régler ce problème tout de suite.

-Je vous écoute. Lui dis-je une fois à l'extérieur de la chambre.

-Randy, je suis inquiet pour toi, très inquiet, tu as vu dans quel état tu es ?

-Ben vous a parlé des matchs c'est ça ?

-Oui, il m'en a parlé parce que lui aussi se fait du souci pour toi.

-Du souci ?

C'était donc ça l'expression que j'avais saisi dans son regard sous la colère ? De l'inquiétude ?

-Oui, Randy, crois-le ou non mais Ben a su trouver du bon lui aussi dans ta tête de pioche et il n'aime pas te voir dans un état pareil !

-Ça fait parti du métier !

-De son métier, pas du tien, vous n'êtes pas du même monde, vos combats sont différents et vos préparations aussi ! Franky la brute c'est…

-Une brute oui. Plaisantais-je en vain.

-C'est surtout trop gros pour toi, même Anderson c'était limite !

-Je les ai vaincu tous les deux !

-A quel prix ! Regarde-toi !

-Ça viendra ça, je ferais plus attention la prochaine fois et je serais prêt pour Ben.

-Ben n'est pas pour toi gamin, je suis désolé, mais tu n'as pas le niveau.

-Bien sûr que si ! Faut juste que je lui prouve ma valeur et il s'en rendra compte lui aussi !

-La prouver à qui ? A Ben ou à toi ?

-C'est pareil !

-Non petit, ce n'est pas pareil du tout. Ben sait ce qu'il vaut, il ne combat pas pour montrer aux autres sa valeur ni à lui-même. Et il sait également ce que tu vaux, tu as un talent indéniable, des qualités très claires pour faire ton métier mais pas pour l'affronter, ni lui, ni ses anciens adversaires !

-Ecoutez coach, je vous aime bien mais vous n'êtes certainement pas mon père, pas plus que je ne suis votre petit, j'ai pris ma décision, j'affronterais Ben quoi qu'il m'en coûte !

Exaspéré, je tournais les talons sans repasser par la chambre de Ben, le show m'attendait et il n'était pas le seul, puisque Franky n'était pas encore suffisant, j'allais taper plus haut, beaucoup plus haut !

Je venais de sortir des vestiaires quand je fus percuté et presque foutu à terre non mais c'était quoi ce bordel, je m'apprêtais à rembarrer le con qui avait fait ça et je fus surpris de voir Randy face à moi quelque chose dans son regard, sa posture me dit qu'il n'allait pas bien. Je le connaissais depuis ses débuts, je l'avais eu sous mon aile pendant la période Evolution, alors je le connaissais, il n'allait pas bien et au plus profond de moi je redoutais que ça ait à voir avec Ben. Je le trainais dans ma loge, il n'y mettait pas du sien mais bon j'allais le faire parler, une fois dans la loge je fermais la porte derrière nous et me tint entre lui et la sortie. Il tournait comme un lion en cage, sa fureur prenait de plus en plus d'ampleur et plus je le regardais et plus je prenais conscience des bleus, j'avais remarqué qu'il en avait mais là c'était vraiment trop. Quand il commença à se calmer je l'interrogeai, il se braqua mais je le poussais à bout et il me raconta tout, comme j'en avais eu le pressentiment il était question de Ben, ces deux-là avaient un lien étrange. J'écoutais Randy parler de ces combats face aux anciens adversaires de Ben, je serrais la mâchoire car il dépassait les bornes, il entrait dans un domaine différent du notre peu importe les conséquences, il continua avec ses victoires qui avaient dû le rendre fier le connaissant et il finit par la réaction de Ben et la leçon de morale de son coach. Puis il me dit son plan, il allait affronter un nouvel adversaire de Ben et cette fois en direct, quand je lui ai demandé pourquoi il allait faire ça surtout vu la réaction de Ben à ses actions précédentes, il me répondit tout simplement: C'est ma dernière chance de le convaincre. Je pris pleinement conscience du problème et des dangers qu'il représentait mais je ne dis rien et me contenta de le regarder, il avait fini de parler mais son souffle était erratique. J'avais compris pourquoi il faisait ça, il voulait prouver qu'il en était capable, qu'il n'était pas que le Fils de, il voulait affronter un Champion et avait jeté son dévolu sur Ben, mais il ne voyait pas la différence entre eux, non la seule chose qu'il voyait c'était son désir et pas les conséquences qui allaient avec. Je parvins à le calmer, pas de leçon de morale, pas d'interdiction, juste une épaule et une oreille attentive, je savais comment faire avec lui, une fois que je fus convaincu qu'il allait bien, je le laissais partir. Je devais faire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard et je partis voir la seule personne qui pourrait intervenir. Quand je fus arrivé à destination je n'en menais pas large, je ne savais pas comment procéder, quoi dire, comment le dire et surtout comment cette personne allait m'accueillir mais je n'avais pas le choix, alors je frappais et quand j'entendis « Entrez » je pris une goulée d'air et pénétra dans la pièce.

- Bonjour Benjamin comment vas-tu?

- Bien qu'est-ce que vous voulez?

- Prendre de tes nouvelles et te parler.

- Pour les nouvelles c'est fait, dites ce que vous avez à dire et faites vite je suis pas d'humeur !

- Je suis désolé de venir te déranger mais j'ai un souci et je pense que tu es le seul qui puisse faire quelque chose à ce niveau.

- Un souci vous? Et je suis censé vous aidez de quelque manière que ce soit vous m'en direz tant, je vois pas en quoi vos soucis me concerne.

- Il ne s'agit pas de moi mais de Randy.

- Quoi Randy? Qu'est-ce qu'il a encore fait comme conneries?

- Il m'a percuté dans les couloirs de l'arène...

- Et vous voulez que je l'engueule, que je lui donne la fessée peut être ? Vu votre carrure vous pouvez vous défendre seul non?

- Laisse-moi finir s'il te plait, donc comme je le disais il m'a percuté et j'ai vu qu'il était très en colère, je l'ai emmené dans ma loge et je l'ai interrogé, il a fini par me dire pour Anderson et Franky et pour ta colère justifiée, je le confirme, puis j'ai vu les bleus et ils sont vraiment impressionnants trop même.

- Je lui ai déjà parlé de ça, laissez-le se calmer, faire son caca nerveux et il passera à autre chose.

- Je crois pas non, il y a pire, il affronte ce soir un autre de tes adversaires et ça sera en direct !

- QUOI? Non mais il est vraiment con c'est pas possible. Qui?

- Collins, il m'a dit que c'était sa dernière chance de te convaincre, je redoute le pire alors je suis venu te voir !

- Vous pouvez redouter le pire, Collins ne fait pas dans la dentelle, Randy a eu du mal avec Franky, alors là il a aucune chance à part celle de finir à l'hosto et dans un état pire que le mien ! Putain il faut que j'intervienne, le match commence quand?

- Tu peux pas sortir, tu es blessé, en convalescence.

- Et vous croyez quoi, que je vais l'appeler et lui dire: Ecoute Randy ne combat pas ce soir, fais-le pour moi s'il te plait, et qu'il va m'écouter ? Vous êtes con ou quoi ? Je dois intervenir en personne. Alors quand a lieu le match?

- Dans 1H à peine mais ils te laisseront pas sortir !

- Vous faites le guet, au pire diversion je m'en fous, il faut que j'y aille !

Non mais c'était pas possible, il m'aura tout fait celui-là, je lui avais parlé, mon coach l'avait fait, mais non Mr continuait ses conneries, Collins de pire en pire, il voulait terminer dans un fauteuil roulant et être nourri aux gouttes à gouttes toute sa vie. Et l'autre là, j'arrive comme si de rien n'était, je te balance une bombe et je flippe à la réaction de celle-ci, putain j'en avais pris des coups mais je crois que lui les siens étaient tous situés au niveau cérébral, c'est quoi cette entreprise sérieux ? Je me suis précipité dans la salle de bain, malgré la douleur je fis vite, faut dire que vue ma colère, l'adrénaline coulait dans mes veines et neutralisait la douleur, j'avais peu de temps, je devais endosser ma cape de Superman et sauver la demoiselle en détresse, fais chier tiens ! Je sortis vite et fis signe de la tête à l'autre de regarder dans le couloir si le champ était libre, il me fit signe que c'était ok et je sortis en trombe de la chambre, malgré mes côtes je me mis à courir suivi par Hunter et je ne m'arrêtais pas malgré les appels de l'infirmière, pas le temps chérie j'ai rencard avec débilosse.

Je me doutais que notre rencontre ne serait pas de tout repos mais l'animosité dont il avait fait preuve m'avait déstabilisée, il était clair qu'il ne voulait rien à voir avec moi mais j'avais une raison et j'avais pu la lui dire mais pas sans mal ! A l'instant où le prénom de Randy avait jaillit j'avais eu toute son attention et j'avais vu la colère monter en flèche d'un coup que ce soit dans ses yeux ou dans son corps. Il voulait intervenir, c'était risqué dans son état mais en même temps il n'avait pas tort, seul un face à face ferait l'affaire mais une fois encore la situation prenait un virage dangereux. Je n'avais pu que l'aider à sortir et le conduire à l'arène, durant le trajet j'avais vu sa mâchoire se crisper, ses poing serrés, il était en train de monter en pression, plus moyen de l'arrêter à ce stade. A peine garé, il a jailli de la voiture et a couru vers la porte, je lui suivais de près et je pris les devants, le guidant dans les couloirs où on entendait les acclamations du public, on croisa un technicien qui nous indiqua que le match de Randy commençait, trop tard. Ben se tourna vers moi et me demanda les accès à la salle, je compris qu'il allait intervenir mais pas là où on allait l'attendre, effet de surprise totale, je l'amenais où il voulait et je le laissais faire, maintenant c'était entre ses mains, j'espérais seulement qu'il ne se blesserait pas de nouveau !

Collins était un adversaire d'une toute autre trempe que mes deux premiers, il était puissant, technique et calme surtout, tout en lui indiquait un rival dangereux et c'était lui que j'avais choisi, l'un des derniers adversaires de Ben, il était assez proche du champion sur le niveau technique et force, un excellent entraînement ! Cette fois la rencontre était tout ce qu'il y avait d'officiel, une vraie salle, un public prévenu et même des pubs pour annoncer ce match, je n'avais pas le droit de me rater !

J'étais monté sur le ring dans ma tenue habituelle, me moquant de dévoiler mon corps meurtri par mes combats précédents, j'affichais un calme et une confiance en moi légèrement exagérée depuis que j'avais regardé mon adversaire dans le même état d'esprit que moi, un léger sourire moqueur s'était figé sur ses lèvres depuis que nos regards s'étaient croisés et j'avais reculé dans mon coin en attendant que la cloche ne sonne. Je m'avançais alors prudemment vers lui pour l'observer, j'étais en terrain totalement inconnu et je me sentais de moins en moins en confiance mais je ne pouvais plus reculer alors je tentais de lui décocher un coup de poing qu'il arrêta sans la moindre difficulté, ses doigts enserrés mon poing et tandis que je cherchais à me libérer, il força mon poignet à tourner jusqu'à ce que je le sente craquer, je me mordis la lèvre de douleur alors que son sourire s'élargissait, mon poignet droit ne me serait plus d'aucune utilité désormais ! Alors, sans se départir de son sourire, il me donna un coup de boule, je titubais à moitié assommé et secouais la tête pour retrouver mes esprits en sentant un liquide chaud couler le long de mon œil, arcade ouverte pensais-je sans y prêter attention, ce match démarrait vraiment mal mais je refusais d'abandonner maintenant. Puisant dans ma rage, je reprenais le contrôle du match pendant quelques instants, à la surprise de Collins qui avait enfin cessé de sourire depuis que je lui avais défoncé la mâchoire d'un coup de talon mais j'entendis soudain une agitation anormale du public et je me retournais vers l'entrée de la salle en cherchant la raison, une déformation professionnelle de la WWE, je ne voyais personne et me retournais vers mon adversaire en sentant un souffle de vent derrière moi juste à temps pour voir son poing brutalement arrêté dans sa course par la main du champion en titre, Benjamin Cooper qui se tenait désormais entre nous deux à la surprise générale, moi y compris.

Sans lâcher son poing, il retourna l'attaque contre Collins qui s'explosa le nez sous ce coup de poing réversible, Ben se désintéressa de lui en me disant :

- Le match est fini !

- Tu déconnes ou quoi, il vient à peine de commencer, va plutôt t'asseoir dans le public, jsuis sûr qu'ils vont te faire de la place !

Ben baissa la tête en respirant profondément, il passa sa main sur son visage et quand il releva la tête, son regard était intégralement noir, « Et merde ! » Pensais-je en pinçant les lèvres, ça s'annonçait mal pour moi mais je refusais toujours de laisser tomber, d'autant plus maintenant qu'il était là pour me voir combattre !

Je n'en revenais pas ! Ben Cooper, le champion en titre se tenait dans le ring entre l'imbécile qui me servait d'adversaire et moi, il avait bloqué mon attaque avant de la retourner contre moi juste au moment où je commençais vraiment à m'amuser, le gars qui m'avait défié n'était clairement pas à la hauteur, il avait dû se planter en remplissant sa fiche d'inscription à moins qu'il n'ait de sérieuses tendances suicidaires mais peu importe, il était là, je n'avais rien de mieux à faire ce soir et je n'étais pas contre un peu de divertissement et massacrer ce type lentement en était un excellent selon moi. Il m'avait un peu surpris à un moment de ce petit jeu de casse-tête mais il s'était bêtement déconcentré en entendant l'agitation du public. Amateur ! Pensais-je en préparant mon coup de poing, c'était décidément trop facile. Le type s'était retourné à temps et à sa réaction, il semblait aussi surpris que moi de voir le champion face à lui ce soir. Ben avait écrasé mon poing entre ses doigts avant de s'en servir pour me coller une droite, c'était toujours humiliant de se prendre un coup avec son propre poing mais j'étais trop sonné pour songer à m'énerver contre lui tandis que Ben et le freluquet engageaient la conversation, ils se connaissaient bien à priori, ce qui veut dire que Ben était là pour le protéger ? C'était quoi ce délire ? Ben n'avait jamais manifesté le moindre intérêt pour qui que ce soit en dehors de son coach et de ce gamin que Max avait bien failli tuer, un rude crétin celui-là, j'adorais jouer avec mes proies mais les gamins c'était sacré, on ne touchait pas à un enfant, jamais, j'aurais sans doute tuer Heathen ce jour-là à la place de Ben !

Randy répondait à Ben, il lui disait de retourner dans le public, ok, je retire ce que j'ai dit, ce type n'est pas suicidaire, il est carrément givré, on ne disait jamais à Ben ce qu'il devait faire et l'envoyer paître était sans aucun doute la dernière chose qu'il ferait de sa vie, dommage, je me serais bien amusé encore un peu avec cette petite souris moi ! Ben baissa la tête en respirant fortement, il me tournait le dos comme si je n'étais absolument pas un danger pour lui, c'était la 2ème fois en trente secondes qu'il parvenait à m'insulter sans ouvrir la bouche, ça avait beau m'énerver, je comprenais bien que je n'étais pas le souci principal du champion, c'était ce type qui retenait toute son attention, je me demandais bien pourquoi d'ailleurs, il n'avait vraiment rien de spécial ni d'intéressant en dehors de sa grande gueule que je rêvais de fracasser. Incrédule, je le vis repousser Ben en douceur vers les cordes, d'accord, il avait un sacré cran aussi je devais le reconnaître ! Mais Ben n'était pas de ceux qu'on repousse, il pivota très légèrement sur sa hanche tandis que sa main partait à toute vitesse vers la joue de Randy qui tomba au sol sous le choc, c'était une sacrée gifle, à en avoir le cerveau qui vibre mais ça prouvait une fois de plus que j'avais raison, ce type n'était vraiment pas au niveau. Il était au sol sous les cordes et Ben descendit du ring d'un bond rapide, avant même qu'il ait eu le temps de bouger, Randy se retrouva tête en bas, jeté sur son épaule comme un gros sac à patates, parfaitement ridicule ! Le gamin se débattit aussitôt et échappa au champion avant de se ruer de nouveau sur le ring, il avait de la suite dans les idées celui-là ! Enfin, il en aurait eu si Ben ne l'avait pas attrapé au vol par le slip avant de le tirer sèchement en arrière, Randy bascula au sol de nouveau, toujours maintenu par son slip de combat qui venait de se transformer en string, voilà pourquoi je ne prendrais jamais le risque de me battre en slip moi ! Furieux et rouge écarlate, de rage ou de honte, je n'arrivais pas à le déterminer, Randy tenta une nouvelle fois de se soustraire à son emprise implacable ce qui n'eut pour effet que de remonter son slip encore plus haut tandis que Ben le menaçait d'une voix sourde :

- Si tu veux pas finir avec ce slip sur la tête et la queue entre les jambes, jte conseille de me suivre maintenant !

Le gamin l'observa une seconde, bouffé par la rage que lui inspirait le champion qui ne tressaillit même pas devant son regard de haine, ce qui était tout à son mérite car je n'avais pu m'empêcher de frissonner de mon côté, ce type commençait à m'intéresser, j'aurais aimé finir ce match !

Je me relevais en râlant et apostrophait Ben à mon tour, assez furieux pour intervenir dans cette scène de ménage publique des plus particulières.

- Eh oh Ben, il était à moi ce soir, je te laisserais le finir après si tu veux !

Le champion se tourna vers moi pour la première fois depuis son arrivée, il planta ses yeux entièrement noirs dans les miens et je tremblais littéralement de peur cette fois, je n'étais pas assez fou pour ignorer ce que signifiait ce regard contrairement au pauvre type qu'il était en train d'humilier en beauté et pour longtemps !

- Tu veux que je te refoute une branlée et en moins de temps que précédemment, ça ne me pose aucun soucis je suis prêt! Me demanda-t-il

- Non, non, c'est bon, emmène-le!

Il faut dire que notre précédente rencontre avait été rapide en tout point, j'avais à peine eu quoi ? 5 minutes d'action en tout et pour tout, le temps pour lui de me jauger et Ben avait pris le relais en me pulvérisant en à peine 10 minutes, situation assez humiliante pour moi pour que je ne veuille pas la reproduire.

Je tractais cet imbécile de Randy hors de l'arène par le slip sans même lui laisser le temps de repasser par les vestiaires, il protestait et tentait de m'échapper mais j'étais bien trop en colère après lui pour l'écouter, il ne valait mieux pas d'ailleurs, le résultat pour lui aurait été encore plus catastrophique que cette humiliation qu'il venait de subir, j'avais entendu le public rire tandis que je m'occupais de transformer la lingerie d'Orton devant leurs yeux ébahis, faut dire que le champion qui se pointe en plein match pour l'interrompre et virer l'un des deux adversaires de l'arène, par le slip qui plus est, c'était du jamais vu ! Nous sommes sortis de la salle très rapidement et je croisais Hunter qui était resté à l'entrée en cas de problèmes visiblement, Randy avait un gros problème c'était clair mais rien que je ne pouvais gérer par moi-même !

- Tes clés ! Aboyais-je en le regardant.

Randy se tourna à son tour vers lui, oubliant que je le tenais toujours, sa rage explosa pour de bon lorsqu'il cria :

- Putain Hunt' pas toi ! En se jetant sur lui.

Je le saquais une nouvelle fois en arrière par le slip avant de le projeter vers la voiture de Hunter qui me tendait ses clés sans hésiter une seconde, sage décision de sa part, je n'étais pas d'humeur à répéter ma demande poliment. Randy heurta violemment la portière de la voiture en lâchant un cri de douleur, il profita que je l'ai enfin lâché pour remettre son slip en place, j'aurais sûrement explosé de rire en le voyant faire avec sa mine de chien battu mais j'étais toujours trop furieux pour penser au comique de la situation.

- Ah ! Fais chier ! Je suis sûr que tu m'as pété une côté ! Dit-il en se redressant, sa main se posant sur l'immense hématome qui barrait son abdomen.

Franky ne l'avait pas loupé mais Collins l'aurait mis dans un état pire que celui-là encore, il suffisait de voir ce qu'il avait fait de lui en à peine quelques minutes !

- Oups pauvre choute bon bah on a plus le choix direct à l'hosto, allez en route la pisseuse !

Je poussais Randy une nouvelle fois pour le faire rentrer dans la voiture que je venais d'ouvrir, je lui avais ouvert la portière comme à une dame sauf que le reste manquait fortement de galanterie, j'avais envisagé de faire monter Randy à coups de pieds aux fesses mais il avait dû deviner mes intentions car il se hâta de s'asseoir sagement sur le siège passager tandis que je claquais la portière derrière lui.

Ben démarra en trombe, les yeux toujours aussi noirs et malgré ma propre fureur à son égard, je décidais sagement de me tenir tranquille, au moins le temps qu'il conduise, je ne voulais pas courir le risque de provoquer un accident qui blesserait davantage Ben, je tâchais de me souvenir qu'il était encore blessé pour ne pas lui foutre une raclée à mon tour quand nous serions garé même si je savais d'avance qu'il l'emporterait une nouvelle fois ce qui ne faisait qu'augmenter ma colère contre lui, il m'avait humilié devant tout le public, il riait encore quand nous avions quitté l'aréna et je savais d'avance que cette histoire allait me poursuivre pendant longtemps, je voyais déjà les gros titres ! « Le champion de la WWE expulsé par le slip ! » « La nouvelle mode du string à la WWE ! » « Révélation : Randy Orton a des origines samoanes ! » Je grognais en me promettant qu'il me payerait ça au centuple en remarquant qu'il me conduisait effectivement à l'hôpital, ce type était un crétin d'enfoiré borné ! Mais au moins pendant qu'il se concentrait sur la route, ses yeux perdaient peu à peu de leur noirceur, j'aurais peut-être ma chance quand on serait arrivés ! Mais le regard qu'il me lança en se garant juste devant la porte des urgences me fit comprendre que ce n'était pas le moment de tenter le coup et je descendis de voiture en le suivant, il fallait me rendre à l'évidence, Ben m'avait maîtrisé en 4 secondes en étant blessé, je n'avais aucune chance de l'emporter même en me servant de ses points faibles actuels, ce que je me refusais à faire malgré ma fureur à son encontre.

C'était une soirée assez calme en dépit de la fuite inattendue de l'un de nos patients, Ben s'était sauvé au nez de tous sans que quiconque ne parvienne à l'arrêter et aux explications de mes infirmières désolées, j'avais compris que Ben était parti pour une urgence, au fond de moi j'espérais que l'urgence n'était pas Randy, j'avais remarqué les coups de plus en plus nombreux qu'il portait comme tout le monde même si je n'avais posé aucune question, ça n'augurait rien de bon ! J'avais bien sûr prévenu son coach qui avait été furieux de la fuite de son poulain mais ne nous avait fait aucun reproche, il connaissait son loustic comme il disait et c'était prévisible selon lui.

J'étais passé à autre chose quand à peine 2h plus tard, une nouvelle agitation se fit entendre dans le service et j'étais sorti de mon bureau pour connaître son origine quand j'avais vu les deux garçons entrer dans le service côte à côte, Randy avait le visage couvert de sang et il était en slip ! Je m'avançais à grands pas vers eux et Randy m'adressa un sourire malgré la tension évidente qu'il y avait entre Ben et lui en disant :

- Je vous le ramène doc ! Il était pas très coopératif mais bon, j'ai quand même réussi à le mater!

Ben lança un regard agacé à son ami en grinçant des dents, mes craintes s'étaient confirmées, le champion avait bel et bien quitté le service pour rejoindre un Randy assez mal au point qu'il poussa vers moi pour m'indiquer de le soigner.

- Décidément de plus en plus inséparables tous les deux, une chambre double vous conviendra-t-elle ?

- Vous n'auriez pas plutôt une place pour lui en service psychiatrie zone gamin ? Répondit Ben

- Si vous en trouvez une en gériatrie pour lui…

J'observais l'échange avec amusement derrière ma façade neutre de médecin, ces deux-là s'étaient parfaitement trouvé mais ils n'avaient pas l'air de s'en rendre compte. Benjamin lança un regard mauvais à Randy, signe que la plaisanterie avait assez duré comme ça. Randy saisit son regard du coin de l'œil et recula imperceptiblement en disant :

- Voilà, je vous le confie, faites gaffe de ne pas le perdre une fois de plus, j'ai du boulot moi, je peux pas sans arrêt jouer sa baby-sitter.

Mais avant même qu'il n'ait pu faire un pas, Ben se saisit de son poignet gauche en passant le bras derrière son dos, ce poignet-là était pourtant le plus éloigné de lui et ça n'avait pas beaucoup de logique mais je ne fis aucun commentaire avant d'apercevoir la position des doigts de Ben sur le poignet de Randy qui tenta vaillamment de dissimuler sa grimace de douleur.

- Tiens ! ça m'est familier ça ! Fis-je remarquer.

- Retour à l'envoyeur ! Me répondit Ben avec un sourire narquois.

Je lui avais expliqué comment Randy avait fait pour séparer leurs mains le jour de son admission à l'hôpital, il avait hoché la tête avec sérieux, les mâchoires serrées, il semblait parfaitement comprendre de quelle prise je parlais, j'en avais la confirmation. Randy chercha à se dégager et Ben remonta son bras dans son dos sans lâcher la prise qu'il utilisait sur son poignet, il remonta son bras assez haut pour arracher une nouvelle grimace de douleur à Randy et je décidais d'intervenir :

- Stop ça suffit vous deux, venez ici pour les soins !

- Juste lui doc, moi je suis comme neuf ! Se braqua Benjamin.

- C'est ça, on vérifiera quand même ! En attendant, Randy, viens dans cette salle avec moi !

Ben le força à avancer jusqu'à la salle que j'avais désigné et je soupirais en disant :

- Ça devient une habitude vous deux hein ! Enfin, cette fois vous êtes réveillés tous les deux ! Ben si vous pouviez éviter d'arracher le bras de Randy je vous en serais reconnaissant, j'ai déjà assez de boulot comme ça, merci.

Le champion lâcha le bras de Randy qui réprima l'envie de frotter son épaule et son poignet endolori et Ben le poussa une nouvelle fois vers la table d'examen, cette fois Randy se tourna vers lui et lui lança un regard noir qui n'intimida aucunement le champion en titre, avant de s'asseoir sur la table.

Je commençais par m'occuper de son arcade, sa blessure nécessitait quelques points, autant les faire tout de suite, Randy ne bougea pas d'un pouce sans cesser de lancer des regards assassins à Ben qui s'en moquait totalement. J'observais le reste du corps de Randy, couvert d'hématomes imposants, il devait souffrir mais ne le montrait pas aussi lui demandais-je :

- Tu as mal autre part ?

- Non, je vais très bien, merci doc, je dois y aller cette fois.

Ben soupira profondément en fermant les yeux, il les rouvrit en disant d'un ton grave :

- Son poignet, le droit. Précisa-t-il.

Je m'en emparais en douceur sans tenir compte du tic de rage qui parcourait le visage de Randy, sa colère ne mettait pas destinée, je le savais.

- Entorse du poignet ! Déclarais-je au bout de quelques secondes.

- Classique ! Répondit ben, la spécialité de Collins est de foutre en l'air les membres de son adversaire comme pour le dépecer, tu le saurais si tu avais un minimum étudié et réfléchi avant de te lancer dans ce combat stupide ! Il ne faut pas laisser à Collins la chance de t'empoigner plus de 10 secondes sinon il joue aux osselets !

- Comme pour Franky quoi ! Rien de nouveau !

- Non pas comme Franky justement ! Tu vois que tu n'y connais rien à rien !

-Tu me prends pour un crétin ou quoi ? Je savais parfaitement ce que je faisais !

- Ça, ça reste à prouver, de ce que j'en ai vu, tu en étais très loin !

- J'aurais pu le vaincre si tu t'étais pas bêtement interposé pour te la jouer !

- Arrête ton numéro ! Tu cherches à convaincre qui là ? Il t'aurait massacré et il y aurait pris un plaisir fou, il t'aurait lentement broyé en se léchant les lèvres à l'idée de faire couler ton sang sur tout le ring, voilà qui est Collins ! Si je n'étais pas venu me la jouer comme tu dis, tu serais pas là à faire les cadors de maternelle et c'est sûrement moi qui serait en train de te tenir la main en espérant que tu t'en sortes!

Pour la première fois depuis leur arrivée, le regard de Randy s'adoucit, il cessa un instant de se tendre sous mes doigts et il ne trouva aucune répartie acerbe à lancer à son ami, il refuserait de l'avouer mais il semblait touché par ses propos, malheureusement Ben ne perçut pas son absence de réponse de la même façon que moi et il ajouta, dépité et un peu triste aussi :

- Je sais même pas pourquoi je perds mon temps à t'expliquer, tu es un cas désespéré et j'aime pas perdre mon temps !

Ben lui tourna le dos en croisant les bras mais ne quitta pas la pièce pour autant, immédiatement Randy se braqua et je sentis ses muscles se tendre fortement de nouveau, je me dépêchais de poser une atèle pour son poignet, vérifiais qu'il ne présentait pas d'autres blessures graves ou d'hémorragie interne et lui indiquait qu'il pouvait partir.

- Pas vous, Ben, vous c'est retour dans votre chambre illico.

- Merci de l'avoir soigné doc et merci pour moi aussi mais je vais me passer de votre hospitalité, n'y voyais rien de personnel mais j'ai des choses à faire qui ne peuvent plus attendre !

Les deux hommes quittèrent ma salle côte à côte, comme à leur arrivée mais il n'y avait aucune trace de cette étrange amitié qui les liait et je les regardais s'éloigner dans la nuit pour regagner la voiture.

Dès que nous fumes dehors, ma colère regagna des sommets et je me tournais vers Ben avec rage en disant :

- Crois-moi, on va régler ça, dès que tu seras en état de bouger normalement, l'estropié !

- Ça t'a pas encore suffit ce soir ? T'as pas encore compris ? C'est moi que tu veux p'tit con? Faut que je te mette ta raclée pour que tu comprennes que t'es pas à la hauteur pour ce genre de match? c'est d'accord!

- Tu déconnes ? Dans ton état ça vaut pas le coup, j'aurais l'impression de me battre contre un vieillard...

- Même dans mon état je peux te foutre ta branlée les yeux fermés ! Un conseil, arrête de me chauffer ou ce que tu as subi ce soir et je ne parle pas des coups que tu as pris, ne sera rien en comparaison de ce que je vais te faire subir mon chou alors ferme-la !

Bouillant de colère mais refusant de le frapper et de profiter de sa faiblesse, je commençais à m'éloigner quand Ben l'appela avant de me jeter les clés de la voiture en disant :

- Va chercher tes affaires, le nudisme c'est mal vu, il manquerait plus qu'on t'embarque pour attentat à la pudeur maintenant !

- Et toi ?

- Je sais marcher et j'ai des vêtements moi, maintenant dégage !

Je montais dans la voiture d'Hunter qui devait toujours se trouver là-bas, j'avais un compte à régler avec lui aussi, je démarrais et regardais Ben rétrécir dans mon rétroviseur jusqu'à ce qu'il disparaisse, il ne m'avait pas quitté des yeux, ses yeux noirs que j'avais une fois de plus affrontés avant de perdre le duel mais le prochain serait différent me promis-je en m'éloignant dans la nuit.