Banzaaaaaaaaaaaaaaaaaaai (A l'attaque de quoi? Arrête la provoque hein elle est calme la petite depuis un moment alors chut) Mais moi j'aime la provoque, j'adore ça même! (Oui bah tu aimes peut être la provoque mais une fois que le mal est fait y a plus personne alors pouet.) Ben tiens, les pierres j'ai donné une fois c'est bon, provoque mais pas folle ! (Garde à l'esprit le tas de pierre, l'impact qu'il a eu sur toi et concentre toi pour une fois !) Concentrée? Comme le lait ou le jus de tomate? (concentrée comme annonce le chap, ça va pas mieux depuis la semaine dernière toi) pourtant le psy a dit que j'avais fait de nets progrès… (Il est aussi barge que toi alors ne l'écoute pas. bon tu l'annonce ce chapitre où j'appelle la lanceuse de cailloux.) J'annonce ! Voici notre nouveau chapitre, en ligne pur vus, rien que pur vus, ah que Johnny style, qui raconte bennn tout un tas de choses comme d'habitude c'est pas que je m'en souviens pas mais…. Jveux garder la surprise voilà !( Oh merde la vlà qui se prend pour johnny maintenant, je vais finir sous anti dépresseur moi je vous le dis.) Mais non, je vais veiller sur toi, comme toujours!( C'est bien ce qui m'inquiète. Bon bah comme elle vous l'a dit nouveau chapitre avec tout plein de choses dedans. bonne lecture.)
Chapitre 15
Le lendemain après-midi, j'entrais d'un pas hésitant dans le stade et mes blessures n'en étaient pas la cause, je savais que l'information avait déjà dû se répandre et connaissant mes amis et collègues, ils n'allaient pas raté une telle occasion de se foutre de moi. Mais avec un peu de chance, ils n'avaient pas lu les nouvelles et je pourrais passer en toute discrétion.
Une feuille de papier s'envola dans le couloir, portée par l'air conditionné, elle parvint jusqu'à moi et je l'attrapais juste avant qu'elle ne s'enroule autour de mon visage, je l'attrapais et la déplia à bout de bras pour la lire, une photo immense de moi sorti du ring par le slip par Ben s'y étalait, autant pour la discrétion ! Grognais-je en la roulant en boule pour la jeter dans la poubelle. J'inspirais profondément pour entrer dans le vestiaire commun, il allait avoir besoin de tout son sang-froid pour ça.
Les hommes me saluèrent comme si de rien était et je me surpris à espérer que finalement, ça se passerait bien mais quand j'ouvris mon casier, une montagne de journaux se déversa sur mes pieds, tous les journaux spécialisés et locaux avaient fait leurs choux gras de cette affaire, je relevais la tête en entendant des petits rires étranglés commencer à retentir, alors je découvris l'intérieur de mon casier, la totalité des parois était recouverte des photos de cette soirée, jamais deux fois la même côte à côte, si je n'avais pas été aussi énervé, j'aurais sans doute admiré le sens artistiques de mes collègues, au lieu de quoi, je me retournais en claquant violemment la porte de son casier et tonnais : QUI ?
Un silence me répondit et je finis de me changer rapidement avant de jeter mon sac dans mon casier que je fermais d'un geste sec puis je quittais la salle en affichant un calme effrayant, tentant de conserver une façade impassible mais dès que j'eu refermé la porte, l'explosion de rire de mes collègues me parvint et je serrais les dents et les poings en inspirant profondément une nouvelle fois.
Mais les couloirs n'étaient pas déserts eux non plus et j'entendis une voix dire derrière lui :
Philou : Ben Randy, t'as bien l'air tendu du slip ce matin !
Cody : Super spectacle hier boss, bonne idée de mettre tes fesses à l'air, l'audimat va exploser !
John : On m'avait pas dit que tu avais changé de surnom, la vipère se couche, place à la raie !
Randy : La raie Manta très drôle John, et la raie mandale tu connais ?
Ben : Qu'est ce qui se passe Raidy, tu as perdu ton humour ? Moi je l'ai trouvé très drôle.
Randy : Forcément, ton humour est aussi douteux que le sien, d'ailleurs tout est douteux chez toi !
J'avais répondu sans se retourner, sans même sursauter contrairement à John, j'avais senti son entrée presque à la seconde où il avait franchi la porte, si mon fichu instinct de vipère avait bien fonctionné hier soir, je ne serais pas dans cette situation des plus ridicules ! Pestais-je intérieurement.
Ben : Oh il est vexé le petit Randy, j't'avais pourtant prévenu que les mouflets n'étaient pas admis chez nous non ?
Randy : Qu'est-ce que tu viens faire ici ? Tu t'es trompé de cour de récré ?
Ben : Non, malheureusement, j'ai un truc à régler ici avant de pouvoir reprendre les choses sérieuses. John. Salua-t-il. Content de te rencontrer.
John : Moi aussi, t'es un sacré champion, c'était le match du siècle !
Ben : Merci, venant de toi, c'est un beau compliment. Bon, où est Vince ?
Randy : Tu lui veux quoi ?
John : Excuse son amabilité légendaire, Randy n'a jamais appris la politesse !
Ben : Je m'en suis rendu compte, il aurait peut-être dû commencer par ça au lieu du catch, quoi que vu ce qu'il donne sur un ring, j'imagine le désastre dans un cours de politesse !
Je lui lançais un regard noir, prêt à sortir une de mes répliques venimeuses mais le champion m'en empêcha en levant la main pour me faire taire en disant :
Ben : Les grands parlent, petit. Donc tu disais John, le bureau de Vince ?
John : Au fond du couloir du 3ème étage, sur la droite, son nom est inscrit dessus, tu veux que je t'y conduise ?
Ben : Non merci John, je suis sûr que Randy va se faire un plaisir de m'y conduire !
Randy : Dans tes rêves !
Ben : C'est bien ce qu'il me semblait, très serviable ce garçon !
Ben se dirigea dans la direction indiquée en faisant faire demi-tour à Randy pour qu'il l'accompagne, la vipère refusa de l'accompagner et la main de Ben glissa de son épaule vers la ceinture de son jean, Randy se déplaça brusquement pour l'empêcher de reproduire la scène de la veille en grimaçant de douleur, cette mimique n'échappa pas au champion et un léger sourire étira ses lèvres avant qu'il ne lui demande d'un ton plein d'innocence :
Ben : Alors tu viens ?
Randy : Qu'est-ce que tu viens foutre là ?
Ben : Je te l'ai dit, j'ai une dernière pacotille de rien du tout à régler avant de reprendre les choses sérieuses.
Randy : Ah parce que tu sais faire la différence entre ce qui est sérieux ou pas ? Je suis impressionné, ça prouve que tu as au moins la faculté mentale d'un gosse de 4 ans.
Ben : Ça me laisse toujours une sacrée marge des avis de toi !
Randy : Tu n'avais pas le droit de faire ça ! Te pointer comme ça et ruiner mon match et ma réputation, ma carrière même ! Je te prenais pour un gars bien, j'ai dû me tromper, tu n'as de respect que pour toi-même ! Explosa-t-il de rage.
Ben : J'ai du respect pour ceux qui le mérite, pour ceux qui m'ont prouvé qu'ils en sont dignes, tu n'en fais pas parti !
Randy : Si tu étais resté bien sagement couché dans ton lit d'hôpital, tu n'aurais pas dit la même chose !
Ben : Si j'étais resté à l'hôpital, nous n'aurions pas cette conversation sans intérêt parce que tous tes amis seraient en train de préparer tes obsèques !
Randy : Parle pour toi Kid, j'aurais pu le battre !
Ben : Tu te serais fait massacrer ! Il t'aurait brisé, petit bout par petit bout, jusqu'à ce que tu ne puisses plus rien faire d'autre que de ramper à ses genoux pour implorer sa pitié, alors, il aurait peut-être consenti à se donner la peine d'achever proprement le petit vermisseau dénué de talent que tu es ! Franky la brute t'a déjà presque massacré et crois-moi c'est de la rigolade face à Collins !
Randy : Mais qu'est-ce que ça peut bien te foutre bordel ?
Ben : J'aime pas qu'on salisse mon ring avec les tripes d'un moins que rien, ça n'a rien de glorieux c'est tout !
Randy : Je pensais que la gloire ne t'intéressait pas ?
Ben : Beaucoup moins que toi ça c'est sûr Mister String ! Je mettrais sûrement pas mes fesses à l'air pour ça moi ! Enfin avec ça, tu as assuré ta pub pour un bout de temps, tu devrais me remercier !
Randy : Te remercier ? Je devrais plutôt te casser la gueule oui !
Ben : Avec ce qui te reste en état de marche ? Je te le conseille pas, mêmes les hospices voudront plus de toi après ! Tu ferais faire des crises cardiaques à leurs petits vieux !
Randy : Tu sais quoi ? Démerde-toi pour trouver le bureau Mr le grand génie, j'ai mieux à faire que perdre mon temps avec un moufflet de ton espèce !
Randy perçut la présence une seconde avant Ben, il la connaissait trop bien pour l'avoir manquée et il ajouta :
Randy : Ah ben super ! V'là un autre guide de pauv' con pour toi !
L'undertaker sortit de l'ombre lentement, il posa son regard sombre et dominateur sur Randy qui recula d'un pas malgré lui, il tenta de répondre à son regard mais rendit les armes et quitta le couloir rapidement sans se retourner.
Randy s'éloigna furieux, sa journée avait déjà mal commencée mais avec l'apparition de Ben c'était pire et sa colère avait augmentée pour qui il se prenait, venir chez lui et le provoquer, une pensée traversa son esprit en ébullition: ça te rappelle pas quelque chose? Mais il n'y prêta pas attention. Il ne jeta pas un regard en arrière bien que l'envie était là, Taker emmènerait Ben voir Vince lui avait autre chose à foutre, vider son casier de toute la merde qu'on lui avait mis par exemple.
Ben regarda partir Randy le sourire aux lèvres, sa journée était parfaite, faut dire que voir Randy se faire charrier par ses amis était très drôle et puis leur petite joute verbale aussi l'avait amusée, bientôt ça serait du passé alors autant en profiter. Il se reconcentra sur la personne face à lui, le Dead Man en personne, il était impressionné, faut dire qu'il imposait le respect cet homme, un sacré lutteur digne de ce nom. Taker fit un léger signe de tête à Ben et ils prirent le chemin du bureau en silence avant que la voix d'outre-tombe du fossoyeur ne résonne sourdement dans le couloir :
Taker: Très beau combat l'autre soir, tu es l'un des meilleurs lutteurs que j'ai vu évoluer sur un ring.
Ben: Venant de vous je suis touché vraiment, merci
Taker: Je sais aussi pourquoi tu es là.
Ben: Ah oui pourquoi?
Taker: Tu veux combattre Randy et ainsi mettre un terme à son obsession.
Ben: Peut-être qui sait ? J'ai sans doute pris goût à l'humilier votre champion !
Tacker: L'humiliation est un bonus mais je sais que ce n'est pas tout. Tu te doutes qu'il ne se contentera pas que d'un match hein?
Ben: Alors je devrais faire en sorte que ce soit le cas, mon temps est précieux. Merci de m'avoir accompagné ce fut un plaisir et un honneur de vous avoir parlé
Taker: Ce fut partagé, champion. Je te dis à bientôt alors.
Sur ces dernières paroles, Taker laissa Ben devant la porte du Boss, il le reverrait bientôt car il savait pertinemment la véritable raison de sa venue même si le gamin n'avait rien confirmé. Les dernières paroles de l'Invictus trottaient dans sa tête " je devrais faire en sorte que ce soit le cas" signe que le champion allait faire en sorte que Randy se souvienne longtemps de leur rencontre et qu'elle soit unique.
Les taquineries de mes collègues persistèrent toute la journée, si je feignais de m'en moquer, je bouillais intérieurement et je maudissais de plus en plus fréquemment Ben de m'avoir foutu dans une situation pareille, je n'étais pas comme lui ! je n'avais pas un match par-ci par-là à faire lui, je combattais tous les soirs ou presque ce qui faisait que je n'aurais pas le temps de faire oublier cette histoire à mes amis comme au public avant de devoir remonter sur le ring et je fulminais encore plus à cette pensée.
je m'étais entraîné sans trop forcer malgré ma rage pour me préserver pour la soirée, j'avais soigneusement dissimulé mon corps pendant toute cette fichue journée pour qu'ils ne voient pas à quel point mes matchs clandestins m'avaient meurtris et j'étais surpris de ne pas avoir été de nouveau convoqué chez Vince pour lui rendre des comptes, sans doute que ce crétin de danseur lui avait dit quelque chose qui l'avait calmé, je me doutais d'ailleurs de l'objet de leur discussion et je grinçais d'autant plus les dents de ne pas en savoir plus pour le moment.
Quand l'heure du show arriva, j'étais paré pour mon match et assez énervé pour défoncer tout ce qui se trouvait sur mon chemin à commencer par cette sale fouine de Slater qui me regarda avec un sourire stupide en demandant :
Slater : Tu as prévu tes bretelles pour ce soir ?
Mahal sorti de la pièce d'à côté et renchérit avec son accent qui m'exaspéra encore plus que d'habitude.
Mahal : Faudrait surtout qu'ils les attachent entre ses bottes et son slip, ça éviterait de répéter les désagréments d'hier soir.
Quelques secondes plus tard, des gémissements plaintifs émanaient de la loge que je refermais derrière moi, le match m'attendait désormais et mon adversaire était déjà sur le ring, je virais mon tee-shirt avec rage à l'entrée du titantron et m'avançais sous ma musique, le corps couvert de bleus et les yeux étincelant de rage fixé sur l'espèce d'abruti qui se moquait de moi sur le ring, Swagger n'avait pas encore compris qu'il venait de se désigner lui-même comme étant ma proie !
Le match fut brutal et sans appel, j'avais ignoré de mon mieux les panneaux moqueurs du public, ils n'avaient fait que renforcer ma colère et Swagger comprit son erreur assez vite, je ne prêtais aucune pitié à son regard implorant, enchaînant les prises et les coups avec plus de brutalité que jamais !
Je savais que ça n'était pas pro de ma part et que je n'aurais pas dû me laisser gouverner par mes émotions, surtout pas en plein match mais il fallait que je réaffirme ma place de champion et de prédateur au plus vite, soit immédiatement dans mon esprit.
Moins de 7 minutes plus tard, le match prit fin sur le KO de Swagger, l'arbitre avait fait sonner la cloche et je n'avais même pas tenté le moindre tombé, j'aurais pu dire que j'étais désolé, mais la vérité c'est que je ne l'étais pas du tout ! Quand je regagnais les vestiaires, les autres gars s'éloignèrent prudemment, le message était passé cette fois, personne ne prendrait plus le risque de me charrier.
Je regagnais ma loge pour me prendre une douche et me rhabiller pour partir, mon téléphone sonna juste au moment où j'enfilais mon blouson et je le sortis pour lire le message qui venait d'arriver de.. Ben
« T'étais bien nerveux ce soir, Dydychou, qu'est-ce qui se passe ? Ton slip te gênait ? »
Je balançais mon téléphone de rage contre le mur et il explosa en petits morceaux, je contemplais les débris en réalisant soudain quelque chose. Dydychou ? Comme… Bennychou ? Je ne l'avais appelé comme ça que pendant son coma en espérant le faire réagir, s'il se souvenait de ça, de quoi se souvenait-il d'autres ? Je quittais ma loge, plongé dans mes pensées et mes angoisses, j'essayais vainement de me souvenir de toutes les choses que j'avais pu lui dire pendant sa semaine de coma, j'en avais débité des âneries en plus ! Je sortis du stade en me demandant à quoi je devais m'attendre de sa part désormais, je n'avais récupéré que la puce de mon téléphone, le reste gisait au fond de la poubelle, je ne pouvais pas lui répondre, d'ailleurs à quoi bon ? Je n'aurais pas su quoi lui répondre pour la première fois depuis notre rencontre.
Vince n'en croyait toujours pas ses oreilles, voir débarquer dans son bureau l'objet de ses envies et apprendre le pourquoi le faisait frétiller comme un poisson hors de l'eau, il touchait enfin au but, finalement les frasques de Randy avaient payé, ils avaient tous les deux ce qu'ils voulaient, Benjamin. Il lança un appel le lendemain de sa venue et réunit tout le monde, cette annonce serait une fois de plus bien accueillie à n'en pas douter. Il arriva dans la salle et le silence se fit:
Vince: Je suis sûr que vous êtes déjà tous au courant, Benjamin était dans nos locaux et il voulait me voir. Il m'a fait part d'une demande que j'ai acceptée, elle ravira tout le monde j'en suis persuadé. Benjamin m'a demandé un match contre l'un d'entre vous, il aura donc lieu Lundi prochain et sera le main event de la soirée. Donc la clôture du prochain Raw aura pour vedette: Benjamin Cooper Vs Randy Orton. Je pense Randy que cette fois ton souhait est réalisé, il ne te reste plus qu'à bosser comme un fou, te reprendre et ne pas reproduire tes âneries de ces derniers jours, car pour précision il y aura une stipulation et pas n'importe laquelle: un I QUIT MATCH. Alors arrête tes âneries et fait ce pour quoi je te paie car je crois que niveau humiliation tu as ton compte non? Bon maintenant tous au boulot surtout toi Orton, ne me déçois pas.
Sur ces paroles, tous étaient choqués, Le champion avait demandé un match contre Randy, c'était hallucinant, ils n'évoluaient pas dans la même catégorie, leur champion n'avait aucune chance à part celle d'être encore plus charrié. Randy de son côté était heureux, il avait enfin ce qu'il voulait, il allait affronter Benjamin et se venger, il allait tout donner pour le faire payer, il n'avait plus de choix, cette fois il allait atteindre son but et rendre la monnaie de sa pièce à Ben.
Pdv Ben:
A la surprise de McMahon j'avais demandé un match contre Randy qu'il avait accepté de suite faut dire qu'il voyait déjà le clignotant Jack Pot scintiller devant ses yeux, Son Champion contre moi, c'était une occase à ne pas louper. Je n'étais pas entré dans les détails pas besoin, pas besoin qu'il sache la vraie raison derrière ma demande seul mon coach, Taker et moi le savions et c'était suffisant, j'avais été surpris d'ailleurs que Taker sache mes intentions avant même que j'en parle à McMahon, il était très observateur cet homme et j'appréciais ça à sa juste valeur, si j'avais eu l'envie de combattre un homme de cette société nul doute que ça aurait été lui mais voilà ce n'est pas lui que j'allais affronter mais bel et bien Randy et pas par envie en plus non par nécessité, il était nécessaire de mettre fin à son obsession au plus vite. Autre chose que j'avais apprécié, les railleries des amis de Randy et notre petit échange, durant le court laps de temps où nous avions été réunis une sorte de nostalgie m'avait traversée, retour en arrière de quelques jours où toute tension et convoitise n'étaient pas de rigueur, où il y avait seulement deux mecs très différents se soutenant malgré leurs différences, mais voilà fini ce temps-là, finit ce soutien et ce qui ressemblait à un début d'amitié, il ne restait plus qu'un duel pour la suprématie. Nous étions à nouveau au point de départ, Champion contre Champion, pas la même façon de faire et pas le même but, il était temps de mettre un terme à tout ça, sans mon accident jamais nous n'aurions été en contact comme nous l'avions été, je n'oublierais pas mais je devais tirer un trait et le faire à ma manière. Je n'étais pas totalement remis, tout comme lui, mais ça serait suffisant pour le battre et passer à autre chose, dans 1 semaine chacun reprendra sa route et tout sera dit et fait sur un duel sans importance ni valeur en ce qui me concernait. Je savais déjà quoi faire, comment le faire afin que cette fois il comprenne et reste à sa place, je n'allais pas utiliser l'humiliation, ça serait du déjà vu, non cette fois j'allais agir autrement, je savais avec certitude qu'il allait tout faire pour me surprendre, peut être étudier ma façon de faire mais rien de ce qu'il fera ne sera suffisant, j'avais plusieurs longueur d'avance sur lui, même s'il pouvait me réserver des surprises ça ne serait rien en comparaison de ce que j'allais faire. Je reprenais mon entrainement sous l'œil attentif et inquiet de mon coach, malgré mes douleurs je m'entrainais comme je le faisais toujours, durement et intensément avec pour seul objectif mon combat et ce que j'allais faire, et c'était bien là le souci, je mettais de côté mes douleurs, ma souffrance et me concentrais sur mes mouvements, les heures passées et comme à chaque fois j'avais poussé mon corps au-delà de ses limites, peu importe après ce combat j'allais accorder à mon coach ce qu'il voulait, j'allais prendre du repos et me remettre pleinement. Je n'avais qu'une semaine et ça serait bien suffisant, je voyais déjà le match se dérouler derrière mes paupières fermées, les prises que j'allais exécuter et comment amener Randy là où je voulais afin de lui prodiguer des soins à la mode Invictus. Durant mon hospitalisation j'avais regardé ses matchs, je connaissais sa façon de faire, ses prises, le moindre mouvement les précédents, les tiques qu'il faisait avant de les exécuter, je l'avais étudié attentivement juste comme ça et aujourd'hui tous ces éléments allait me servir contre lui. Il pourrait faire la même chose mais ça ne lui servirait pas à grand-chose, j'étais volatile, jamais la même façon de faire, jamais au même moment, j'avais dérouté la totalité de mes adversaires avant lui, personne à part moi savais ce que j'allais perpétrer, à quel occasion et à quel intervalle j'allais enchainer mes coups. Ce match sera différent bien sûr, je n'allais pas exécuter mes prises avec autant de force, mais j'allais le faire avec autant d'intensité possible, afin d'accorder à Randy ce qu'il voulait, un dernier cadeau avant notre séparation définitive. A cette pensée une légère contraction me prit dans la poitrine, dans peu de temps je reprendrais ma route le laissant derrière moi, cette pensée me fit frissonner, les paroles du Doc et de mon coach me revenaient en mémoire, tous deux pensaient que nous avions un lien mais il en était hors de question, pas de lien, pas d'attache, c'était comme ça que ma vie se déroulait et qu'elle allait continuer. J'étais un solitaire, j'avais besoin de mon espace et de ma liberté, je comptais peu de personne à qui j'avais donné l'opportunité de faire partie de mes proches et le nombre était suffisant, Randy n'avait pas sa place dans ma vie, comme moi dans la sienne point barre. Une fois cette décision prise je me focalisais uniquement sur mon but, notre match et rien d'autre.
Il devenait impératif que notre combat et lieu rapidement, suites aux agissements de Randy et à mes actions, il était charrié de toute part, j'étais pas le dernier faut dire mais je ne pouvais m'en empêcher dans peu de temps je n'aurais plus l'occasion de le faire alors autant en profiter et puis c'est pas moi qui avait commencé la joute verbale et les railleries. Comme un désir incontrôlable, je regardais son combat, pas que sa personne me manquait mais je voulais voir si l'idiot qu'il était prenait soin de lui et n'aggravait pas ses blessures, si tel était le cas alors je devrais adapter mes plans et mes actions en conséquences. Sa musique retentit et il apparut le regard meurtrier pire que d'habitude, c'est qu'il était en colère le petit, condoléances à son adversaire. Son match fût incisif et il libéra sa colère, sa patience avait des limites apparemment et le quota était atteint, il lui en fallait peu dis donc, encore un élément qui nous différenciait, il affichait tout et ne laissait pas de doute sur ses actions et humeurs au contraire de moi qui canalisais, restais maître de moi en toute circonstances ainsi mes adversaires ne savaient rien, ils évoluaient dans le brouillard. Il gagna son match et sortit toujours en pétard, je regardais l'horloge et lui laissais 20 minutes avant de lui faire ce qui sera le dernier pied de nez avant qu'on se retrouve sur le ring, un dernier texto moqueur qui visiblement par son manque de réponse ne lui avait pas plus, une légère mélancolie me prit à son manque de réaction, il était révolu le temps où il me répondait juste pour avoir le dernier mot, comme quoi ce fameux lien était rompu et nos routes avaient bifurqué pour de bon. Bientôt sera venu le moment de mettre un point final à cette petit parenthèse enchantée, l'Invictus et la Vipère n'auront plus de raison de se faire face plus jamais.
Pdv Adams:
Ben m'avait averti de son intention de combattre Randy et je n'en fus pas surpris, je savais pertinemment qu'il allait le faire et pourquoi il le faisait, il voulait mettre un terme à une querelle inutile mais surtout stopper les âneries de Randy sans qu'il n'y ait trop de casse et pour ça accorder ce duel était inévitable. Il avait bien comprit que Randy était têtu, un peu comme lui mais à un degré très différent, mon gamin était tenace mais calculait tout, Randy lui était obstiné et inconscient, il voulait un truc et faisait tout pour l'avoir sans prendre une seconde pour réfléchir aux conséquences quelle quel soit et ça le mettait en danger. C'est dingue quand on dit que deux contraires s'attire bah c'est vrai, il suffisait de prendre leur exemple, ils étaient différents mais en même temps ils avaient des similitudes, ils se cherchaient, se trouvaient et se repoussaient constamment, leur lien jouait sa propre mélodie. Ben accordait à Randy son souhait et reprendrait sa vie, mais connaissant un peu le gamin je doutais que Randy allait se contenter de ça, il n'allait pas lâcher l'affaire aussi facilement, avoir son match oui, mais il voulait gagner et comme ça n'allait pas arriver il fera tout pour confronter mon champion à nouveau, leur histoire était loin d'être finie, elle ne faisait que commencer au contraire. Chacun avait sa mission, son but et son idée pour y parvenir, d'un côté on avait Randy qui veut montrer à tous mais surtout à Ben de quoi il est capable et de l'autre mon gamin qui veut en finir et reprendre sa vie comme il l'a toujours connu, bref leur histoire n'était pas de tout repos. J'avais convaincu Ben de céder à Randy pour préserver ce dernier car je savais parfaitement que seul mon champion pourrait lui donner ce qu'il voulait mais en le faisant correctement, il allait combattre avec pleins d'allégresse sans être brutale comme à son habitude et leur match s'ajoutera à la longue liste de ses victoires mais dans une catégorie à part. Je n'étais aussi enjoué pour ce combat que pour les autres, il serait un peu fossé et savoir que prochainement ces deux-là reprendront leurs routes l'un sans l'autre me dérouta, leur lien avait un grand impact sur mon champion et la présence de Randy à ses côtés avait eu un bon impact sur lui et c'est probablement pour ça qu'il voulait mettre fin à tout ça être en partie dépendant de quelqu'un lui déplaisait fortement, il préférait être seul pour panser ses blessures et avancer dans la vie, trop de souffrance et de plaies non cicatrisées en avait fait un loup solitaire. L'espace de quelque jours il n'avait plus était seul, il avait quelqu'un à ses côtés qui l'acceptait et le soutenait, une personne autre que moi, il avait ressenti encore une fois une infime partie de bonheur mais ne voulant plus souffrir il avait à nouveau revêtu sa carapace, le guerrier solitaire était de nouveau en place.
J'allais garder un œil sur lui car le connaissant, malgré ses blessures il allait en faire trop comme toujours, je devais reprendre mon rôle de chaperon car cette fois je ne pourrais pas appeler Randy pour le calmer, je n'aurais plus ce soutien providentiel pour canaliser mon garçon, ils ne seront plus côte à côte mais bel est bien face à face.
Je sautais littéralement de joie, à force d'être un sale petit con pour reprendre l'expression de Ben, j'avais obtenu ce que je voulais, un match face à lui, champion vs champion, du jamais vu, Vince avait de quoi exulter, il avait son évènement de l'année. Perso j'en avais rien à cirer de tout ce battage médiatique à venir et des sommes colossales qui allaient être engagées pour cette rencontre, je voulais Ben, je l'avais, point barre ! Même un match mano à mano avec lui sans public m'aurait convenu.
J'imaginais très bien Ben bouillir intérieurement de rage d'avoir finalement dû me donner ce que je lui avais demandé. Il aurait pu me dire oui tout de suite, on aurait gagné un temps fou !
Finalement ça valait la peine de défier ses anciens adversaires outre l'entraînement que ça m'avait permis d'avoir ! Je pourrais presque passer sur l'humiliation qu'il m'avait faite subir hier soir, presque ! Parce qu'il me payerait ça quand même !
En attendant je fonçais à la salle d'entraînement, Vince n'avait pas besoin de me dire de me préparer, même si j'en avais l'air par moment, j'étais loin d'être stupide ou inconscient ! Je savais que Ben était un sacré challenge pour moi surtout pour un I quit match, tout comme j'avais conscience que Collins m'aurait massacré hier soir. Je n'étais pas de taille pour un fou sanguinaire comme lui, même en déployant toute la violence contenue de la vipère. Mais Ben n'était pas comme ça… lui ? Il ne chercherait pas à me briser en morceaux par pur sadisme… Non ? Aucune importance, je l'avais voulu, je l'avais eu, avec beaucoup d'entraînement, c'était faisable. La seule chose qui m'ennuyait était la date du match, lundi prochain soit dans 5 jours, ni Ben ni moi-même d'ailleurs ne serions à 100% pour ce match mais je m'inquiétais davantage pour Ben que pour moi, s'il aggravait ses blessures aux côtes de ma faute, je m'en voudrais énormément, je n'étais pas suffisamment égoïste pour ne pas m'en préoccuper mais malgré mes demandes avant-hier, Ben avait refusé de reporter le match. Peu importait mes propres blessures, je ne voulais qu'une chose, un match avec si possible la victoire au bout, sinon il me suffirait de recommencer… Pensais-je en intensifiant encore mon rythme d'entraînement.
Je n'écoutais pas de musique à la différence de Ben, je travaillais au rythme de ma musique personnelle, celle que je créé par mes enchaînements, un rythme qui n'appartenait qu'à moi et que j'étais le seul à pouvoir entendre, il me donnait la régularité, la force et l'endurance ainsi que ma maîtrise. Les heures passaient, les cris de douleur de mon corps s'étaient depuis longtemps fondus dans ma mélodie et je ne prenais pas garde au gonflement de plus en plus prononcé de mon poignet, c'était tout ou rien, ça passait ou ça cassait, avec Ben pas de seconde chance !
L'heure de la pause déjeuner sonna, les autres partirent manger mais moi je ne m'arrêtais pas, je n'en avais pas le temps ni l'envie, John m'appela pour que je l'accompagne, je refusais d'un signe de tête, l'épuisement me guettait mais je n'étais toujours pas satisfait et il était hors de question que je m'arrête avant ! Les gars revinrent, Phil posa un sandwich et une grande bouteille d'eau à côté de moi, je les ignorais et il partit en soupirant après avoir dit : « Bois au moins un peu d'eau, tu vas finir pas tomber »
J'étais seul désormais dans la salle, les autres avaient fini, ils se reposaient avant le show, je n'avais pas à y prendre part ce soir et ça m'arrangeait, j'aurais plus de temps pour m'entraîner et répéter mes nouveaux enchaînements, quelques surprises pour son altesse ! Souriais-je avec un rien de sadisme avant de me rembrunir, si Ben se souvenait de Bennychou, de quoi d'autres se souvenait-il ?
Je chassais rapidement cette pensée de mon esprit, il fallait que je mette toutes les chances de mon côté. La porte se rouvrit et je sentis la présence attentive du dead man, je ne pris pas la peine de le saluer, Marc savait que je l'avais senti de toute façon et j'avais encore une dernière chose à revoir avant de prendre une pause.
Une demi-heure plus tard, j'étais toujours dessus, Taker se déplaça dans la salle, il venait vers moi, je tournais la tête vers lui pour savoir ce qu'il voulait et c'est la dernière chose que je fis avant de m'effondrer, inconscient.
La gifle qui me réveilla une seconde plus tard était bien trop forte pour n'être destinée qu'à ça, j'ouvris les yeux sous le regard mécontent du vétéran en résistant à l'envie de me frotter la joue. Il ne prononça aucun mot, Mark n'était pas l'homme des longs discours, il était avant tout gestes et interprétation et tout dans sa posture exprimait la désapprobation. Il me tendit la main pour m'aider à me relever puis il me poussa vers le banc où m'attendaient toujours le sandwich et la bouteille d'eau qu'il me colla tous deux dans les mains sans ménagement et je m'aperçus soudain que je mourrais de soif et de faim en plus de la fatigue. Je vidais la bouteille en quelques secondes tandis qu'il grognait un « doucement » agacé.
Je lui adressais un léger sourire en retour mais il ne perdit pas son expression contrariée, attendant juste que j'engloutisse mon sandwich avec autant d'empressement, j'avais encore du boulot à faire moi ! Je m'étouffais avec une bouchée trop grosse et Taker se chargea de m'éclater les poumons à grands renforts de tapes dans le dos, si je n'avais pas été aussi occupé à suffoquer, je l'aurais sans doute incendié pour sa douceur incomparable mais j'avais perdu l'occasion de le faire en avalant ma dernière bouchée qui avait bien failli avoir ma peau, encore de quoi alimenter les journaux tiens ! « Randy Orton meurt étouffé sur un sandwich ! » « Orton se suicide à la mal bouffe pour laver l'affront ! » Je ne pus m'empêcher de rire à cette idée et Taker m'interrogea du regard, je secouais la tête pour dire que ça n'avait pas d'importance et me levais pour reprendre l'entraînement mais la main du vétéran se referma sur mon bras pour m'arrêter.
Taker : A la douche maintenant.
Randy : J'ai pas fini !
Taker : T'en as assez fait pour aujourd'hui ! Ça suffit !
Randy : Mais…
Taker : Tu vas te doucher !
Je ne discutais pas plus, il n'avait pas l'air décidé de me lâcher de toute façon, je reprendrais l'entraînement le lendemain à l'aube, loin de ses yeux de vautour. Sitôt sorti de la douche, Taker qui n'avait pas quitté la porte pour être sûr que je ne tente pas d'y retourner, se saisit de mon poignet blessé, sa désapprobation s'était muée en colère et j'avais beau être adulte, je détestais toujours qu'il me regarde de cette façon, aussi le suivis-je sans discuter à l'infirmerie.
PDV Undertaker
Je traînais le gamin à l'infirmerie sans attendre, j'aurais pu le laisser partir tranquillement mais je savais qu'il serait immédiatement retourné s'entraîner en dépit de son malaise et des 8H d'entraînement sans pause qu'il avait déjà derrière lui. Je maudis silencieusement Vince et sa connerie de lui rappeler de s'entraîner, Randy était déjà suffisamment obsessionnel comme ça quand il s'y mettait mais avec cette pression supplémentaire, il risquait bien de s'entraîner en non-stop jusqu'à sa mort pour ce fichu I Quit match.
Je savais pourquoi il avait lieu et même si c'était Randy qui l'avait voulu, j'étais légèrement énervé après Ben qui n'aurait pas dû lui céder, je trouvais cette stipulation trop risquée connaissant le gamin, il serait prêt à mourir sur le ring pour avoir une chance de vaincre Ben et c'était inconsidéré de la part du champion. Randy n'était pas de taille pour l'affronter, une défaite humiliante ne l'arrêterait pas pour autant, il recommencerait son cirque aussi souvent que nécessaire pour avoir ce qu'il voulait, une victoire contre le champion ! J'aimais beaucoup ce gamin, je l'avais observé évoluer en silence, toujours soigneusement dissimulé dans l'ombre, j'y étais resté pendant très longtemps sans qu'il ne m'aperçoive puis un jour, il avait senti ma présence, depuis je n'avais plus jamais échappé à son radar et j'avais souri en pensant qu'il était en passe de devenir un grand. Sauf qu'il était encore trop tôt, Vince ne lui avait pas offert les bonnes opportunités, il était devenu bon certes, l'un des meilleurs de la fédération aussi mais au fond, il s'ennuyait et il était devenu ce gamin bouffi d'orgueil en apparence pour donner le change, je comprenais son désir d'affronter Ben qui représentait tout ce à quoi il pouvait aspirer depuis son enfance mais il allait se casser les dents dessus.
J'observais le médecin soigner le poignet de Randy en me promettant d'au moins faire en sorte qu'il ne se foute pas en l'air avant cette saloperie de match, j'assisterais à l'ensemble de ses entraînements d'ici lundi, ça lui évitera au moins la fracture du crâne en tombant dans les pommes sur les engins de musculations, il fallait que je l'oblige à se ménager pour son match, sinon il n'aurait vraiment aucune chance face à Ben et elles étaient déjà assez réduite comme ça sans ajouter son inconscience dans la balance !
Le lendemain matin, l'aube se levait à peine quand le petit entra dans la salle d'entraînement, sa démarche était raide, ses yeux encore ensommeillés mais il avait cet air décidé que je lui connaissais bien désormais, il se tourna vers moi, m'ayant senti comme à son habitude malgré l'obscurité de la pièce.
Randy : Tu ne dors pas ?
Taker : Je suis le Dead man, je n'ai plus besoin de dormir depuis longtemps.
Randy : Personne à aller fossoyer sous les croassements lugubres des corbeaux non plus ?
Taker : Je préfère faire ça à la pleine lune à 2h du matin.
Randy esquissa un sourire mais je voyais qu'il était contrarié de ma présence même s'il n'en disait rien, et oui gamin, je suis là et tu vas m'avoir sur le dos jusqu'au bout pensais-je en m'éloignant un peu, je ne voulais pas le déconcentrer en restant trop près de lui. Mais il était hors de question que je le lâche, tous les gamins qui étaient entrés ici après moi étaient un peu comme les miens, je les couvais du regard sans jamais m'impliquer tant que ce n'était pas nécessaire ou demandé mais je savais que personne ne prendrait la peine de surveiller Randy en ce moment malgré son évidente folie. Ce garçon était bien trop têtu et orgueilleux pour que ses amis prennent ce risque, il avait toujours fait en sorte de les garder à distance de lui-même si je ne comprenais pas pourquoi.
Les autres arrivèrent progressivement, Randy avait déjà 3h d'entraînement derrière lui quand ils commencèrent, ils le saluèrent à distance et s'installèrent à leur tour. Comme la veille lorsque la sonnerie du midi retentit, Randy l'ignora tandis que les autres gars se levaient, je les laissais sortir et rejoignis la tête de mule, posant ma main avec fermeté sur son épaule, je pris mon ton le plus dur pour lui dire « Pause déjeuner » Il secoua la tête mais je ne lui laissais pas le choix en le décollant de son banc de muscu pour l'envoyer au self avec les autres, il semblait furieux mais je m'en fichais, il fallait bien que quelqu'un se charge de lui faire entendre raison, ça serait moi !
Randy commença à manger avec autant de rapidité que la veille et je lui adressais un regard lourd de reproches et de menaces, excédé, il claqua sa fourchette sur la table et quitta la salle en coup de vent, je le suivis quelques instants plus tard avec son plateau repas, il n'allait pas s'en tirer comme ça !
Une fois de retour dans la salle d'entraînement, je tendis son repas au morveux, son attitude avait tout de celle d'un môme capricieux et je lui fis comprendre rapidement que je n'admettrais pas ça de sa part, Randy se calma assez vite, au fond c'était un bon gars, il suffisait de savoir le prendre et de le comprendre un minimum. Randy mangea plus calmement et reprit son entraînement, acceptant de s'arrêter en même temps que les autres et je lui souris avec satisfaction.
Pdv coach: inquiétude
Comme je le redoutais Ben s'entrainait sans relâche, exactement comme il avait l'habitude de le faire depuis toujours, il se mettait au travail se coupant du monde se focalisant uniquement sur son but, combattre Randy, lui faire prendre conscience une fois pour toute de leurs différences et reprendre sa vie. Je le voyais mettre son corps meurtrit et pas encore remit de ses blessures à rude épreuve, il était dans sa bulle et seul lui pouvait l'éclater, j'étais anxieux et guetter le moindre signe de douleur mais en vain, peu importe sa souffrance il ne la montrait jamais, si je n'avais pas était à ses côtés lors de son séjour à l'hôpital je ne devinerais pas qu'il était en convalescence, son masque était en place et rien n'était visible hormis sa concentration. J'étais toujours sous le coup de ce qui lui était arrivé, ses arrêts cardiaque, ses blessures et son coma, cette fois il m'avait foutu la trouille de ma vie, il était comme mon fils et avoir était à deux doigts de le perdre m'avait chamboulé, je ne voulais plus jamais revivre ça mais avec lui s'était un désir pieux. Ces collègues avaient été surpris de le voir déjà au boulot, l'annonce de son combat face à Randy avait déjà fait le tour, tous étaient certains de sa victoire mais ne comprenaient pas le pourquoi, pourquoi leur champion affrontait un lutteur qui n'entrait pas dans sa catégorie c'était un fait nouveau pour eux. Après 3h d'échauffement intensif Ben s'arrêta pour boire de l'eau, il avait toujours ce regard lointain et concentré puis d'un coup il étudia la salle et les personnes présentes, il récupéra sa serviette et se dirigea vers Nick, lui parla et tous deux sortirent de la salle. Ces deux-là se connaissaient depuis 7 ans et avait à de nombreuses reprises mit au point leurs matchs ensembles, Ben était toujours partant pour donner des conseils et aider Nick à peaufiner ses actions, alors quand mon champion en avait besoin c'était naturellement que le binôme se former, en les voyant partir je savais parfaitement ce qu'ils allaient faire, Nick allait une fois encore servir de cobaye à mon champion. Je me dirigeais vers la salle principale sur de les trouver sur le ring et c'est bien sur évidemment là qu'ils étaient, Ben expliquer à Nick ce qu'il voulait faire et comment il allait le faire puis ils se mirent en place et la dualité commença. Comme quand il était môme je voyais mon champion exécuter de nouvelle prise, allant du point de départ pour finir par se l'approprier, mon petit peintre était de retour, matérialisant une nouvelle œuvre, une fois siennes il les portait avec grâce, signe qu'il allait une fois encore innover pour son combat, c'était mon gamin tout cracher jamais là où on l'attendait. Nick encaisser facilement les prises, donnant même son avis à Ben sur son ressenti et le champion hochait la tête et c'était repartit pour un tour, ils ne prenaient aucune pose sauf quand ils échangeaient leurs idées pour la rendre meilleure encore. Ils leurs fallut 2h pour la 1ére quand ils passèrent à la suivante, j'étais toujours dans le fond de la salle, admirant leur symbiose, guettant le moindre signe de fatigue bien décidé à stopper la machine Invictus si nécessaire, il avait le temps pour mettre au point son combat, j'observais Nick aussi il observait la même chose que moi, j'étais persuadé qu'il ferait ce qu'il faut pour canaliser Ben à n'en pas douter. La 2e prise fût au point en 1h aussi, là j'allais intervenir, ça suffisait pour aujourd'hui, les garçons avaient bien bossé, trop même, il était temps pour du repos, à ma grande surprise ce fut Ben lui-même qui m'y fin à la séance et remercia son équipier. Soit la douleur devenait trop forte, soit il ne voulait pas épuiser Nick, soit il avait fini de préparer ce qu'il voulait mettre au point, je penchais pour la dernière allez savoir pourquoi. Quand les garçons sortirent de la salle, peu avant de franchir la porte Ben tourna la tête dans ma direction et me dit avec le sourire:
- Allez coach à la douche vous avez assez bossé pour aujourd'hui, votre corps à besoin de repos.
Sur cette effronterie il rigola et sortit direction la douche, c'est dingue il était pas possible quand il s'y mettait celui-là, un vrai garnement, mon garnement. Je sortis pour regagner mon bureau, il avait raison la journée avait été longue pour moi aussi, mon corps allait bien mais mes nerfs eux avaient besoin d'un petit peu de repos, la semaine était loin d'être finie et les jours suivants seront à n'en pas douter semblable à celui-ci haut en émotions. En parlant de garnement, j'en avais un autre en tête qui me créait bien des inquiétudes, il était temps de prendre des nouvelles !
Coach Adams : Allô Randy ?
Randy : Coach Adams ? Un souci? Ben va bien?
Je souris en percevant l'inquiétude dans sa voix, ben ne savait pas encore qui était vraiment Randy, malgré son désir de le vaincre, il se préoccupait toujours autant de lui !
Adams: Egal à lui-même, têtu, n'écoutant que ce qu'il veut, bref Ben !
Randy: Ouais je vois le tableau, un vrai emmerdeur quoi !
Adams: Exactement il me rappelle de quelqu'un d'autre d'ailleurs si tu vois ce que je veux dire.
Randy: Pas vraiment non, aucune idée de qui il s'agit.
Adams : Un garçon charmant quand il s'en donne la peine mais qui peut aussi être un vrai garnement pire que mon gamin lui au moins a un peu de bon sens !
Randy: Un garçon charmant? Y a pas ça dans mes connaissances, désolé Coach vous devez confondre.
Adams: Qui te dis que je parlais d'une de tes connaissance gamin ?
Randy: Ah! jme disais aussi!
Adams: Tu sautes toujours des étapes toi je te reconnais bien là, je fonce sans réfléchir, prends garde au mur !
Randy: Vous inquiétez pas, j'ai un casque de toute façon !
Adams: Sage précaution avec une tête de pioche comme toi c'est plus prudent !
Randy: J'ai la tête dure, je sais.
Adams: Moi aussi je le sais crois-moi !
Randy: Et vous n'avez encore rien vu! Sinon en dehors de ces civilités, qu'est-ce qui me vaut l'honneur? Si Ben va bien...
Adams : J'en suis persuadé! Je voulais juste prendre de tes nouvelles et voir comment tu allais je t'ai pas vu depuis un moment alors!
Randy: Tout va bien coach, pourquoi ces questions?
Adams: Comme je te l'ais dis je voulais voir comment tu allais rien d'autre pourquoi ça t'étonne?
Randy: Il n'est pas de coutume que l'entraîneur d'un gars appelle son adversaire pour prendre des nouvelles de sa santé, sauf si ces questions... sont intéressées...
Adams : Je vois, je t'appelais pas en tant qu'entraineur de ben, après ce qu'on a vécu ensemble, je suis inquiet pour toi et puis Ben m'a dit que tu étais blessé aussi alors voilà fin du mystère !
Randy: Mes blessures vont très bien, je serais prêt pour le match, vous pourrez dire à ben de ne pas compter là-dessus pour me battre, il vous faut d'autres renseignements pour le préparer ou bien il va s'en sortir?
Adams : Décidément tu vois le mal partout, je suis pas en train d'espionner pour le compte de Ben il ne sait même pas que je t'appelle sinon tu l'entendrais hurler en arrière fond. Et pour information Ben n'a pas besoin de ça, il se prépare seul comme toujours !
Randy: J'ai pour principe de ne pas faire confiance et de ne pas croire sur paroles surtout à 4 jours d'un match décisif !
Adams : Décisif est le mot c'est certain, vaut mieux que tu tiennes prêt aussi car lui le sera à coup sûr !
Randy: Et vous croyez que je fais quoi là? Du pédalo? Je danse pas un ballet avec mes potes comme son altesse moi!
Adams : Ton effronterie te perdra gamin.
Randy: Vous ne serez sûrement plus là pour le voir d'ici là, coach et une dernière chose, je ne suis pas un gamin, surtout pas le vôtre !
Adams : Ne crois pas ça, ça arrivera bien plus vite que tu ne le crois. Tu te rappelles quand je t'ai dit que tu me faisais penser à ben, je parlais du ben de 15 ans, tu n'as même pas sa maturité de l'époque !
Randy: Si votre Ben est si génial que ça, pourquoi perdez-vous votre temps avec moi? Vous n'avez qu'à retourner le voir et lui raconter ce que vous avez vainement essayé de savoir sur moi!
Adams: je n'ai rien à lui dire qu'il ne sache déjà, à savoir que tu es têtu et ne fais pas le poids face à lui. Tu peux toujours prétendre le contraire mais dans quelques jours tu apprendras une leçon que tu n'oublieras pas de sitôt, Ben s'en chargera soit en sûr. Je te laisse retourner à tes petits entrainements, moi je dois retrouver un champion un vrai. Au revoir et bonne chance, gamin tu en aura besoin !
Adams raccrocha sans me laisser répondre, si tant est que j'aurais trouvé une réponse après cette mise au point, je me sentais minable d'un coup de l'avoir repoussé sans raison, il semblait pourtant de bonne foi et je regardais mon portable en murmurant pour moi-même : « Désolé Coach, je suis qu'un ptit con »
