Chapitre VIII : Sous Protection.
« Les belles actions cachées sont les plus estimables. »
Blaise Pascal
Un mois passa, les études allaient bon train. Harry ne cessait de regarder de Pansy, le plus discrètement possible mais Hermione commençait à soupçonner quelque chose. Elle voyait bien qu'il rougissait plus vite en sa présence, qu'il essayait d'être drôle quand les deux jeunes filles le croisaient ensemble. Entre Hermione et Drago par contre, un froid muet s'était établit. Leurs relations se refroidissait encore plus que le temps dehors et plus aucun des deux ne s'adressait la parole, même pas pour une remarque désobligeante.
Le repas du soir avait bien commencé. Pansy, Ginny, Hermione, Justin, Neville, Luna, Harry et Ron étaient assis ensemble. A part Ron qui râlait toujours autant de cette proximité avec des Serpentard, chacun riait, partageait des anecdotes sur la journée, s'échangeait les plats.
Soudain un énorme bruit retentit dans le château. Le sol tremblait. Inconsciemment, Pansy se rapprocha d'Hermione à qui elle serra le bras, tout en cherchant des yeux son meilleur ami. Celui-ci la regardait d'un air paniqué. Que se passait-il ?
- Pas ça, espéra tout haut Hermione.
Ginny de l'autre côté d'elle frissonna en l'entendant. Elles pensaient à la même chose. Harry se leva d'un bond, sa baguette à la main. Tous les professeurs venaient de faire pareil.
- Tout le monde reste calme ! intima Dumbledore.
Malfoy se leva quand même et se précipita vers sa meilleure amie quand le vent de panique fit lever le reste des élèves. Il s'agissait d'une attaque des partisans de Voldemort, il en était sûr. Il ne voulait pas perdre Pansy des yeux.
- On va vous envoyer dans un endroit sûr ! Les professeurs vont vous distribuer des Portoloin, vous serez ensuite en sécurité !
Les professeurs réussirent tant bien que mal à gérer les élèves paniqués et la salle se vida au compte-goutte pendant que les murs semblaient vibrer de plus en plus fort. Hermione tenait la main de Ginny et sentit Pansy la lâcher. Elle se trouvait dans les bras d'un Malfoy protecteur, un bras autour d'elle, la baguette brandie, l'œil fou tandis qu'il n'avait qu'une idée : protéger son amie.
Ron avait fait presque pareil avec Ginny, à la différence près qu'il faisait preuve de sang-froid. Quand Flitwick lui tendit un Portoloin il le toucha en tira Ginny qui lâcha Hermione et ils disparurent avec une fille de troisième qui avait tendu le bras pour attraper l'objet en même temps. Hermione prit la main de Pansy et d'Harry en même temps que celui-ci rattrapait Luna qui se faisait renverser par un groupe de cinquième année. Hermione se sentit alors aspirée et su que quelqu'un qu'elle tenait avait touché un Portoloin.
Megan avait vu le regard affolé d'Astoria et s'était précipitée auprès d'elle quand elle la vit au bord de la syncope. Un élève de Gryffondor de septième année retint la Serpentard en même temps que sa petite amie touchait un Portoloin en lui tenant l'épaule et que Megan posait sa main sur le bras de la jeune fille pour la soutenir.
De la neige. C'est tout ce qu'il y avait aux alentours quand Harry et Hermione ouvrirent leurs yeux. Puis Hermione distingua les arbres hauts comme des grattes ciels et épais sous la couche de neige qui les accablaient.
Ginny n'était pas là. Où était-elle ? Elle aperçut Drago qui tenait Pansy plus loin. Et Emma et Damian, un couple de Poufsouffle. Emma semblait pleurer. Deux personnes étaient déjà debout plus loin. Deux jeunes bâti dans le roc. Euan Abercrombie et Blaise Zabini. Luna était encore couchée dans la neige pour une fois, elle semblait sous le choc. Terry Abbot était plus loin, avec un tas de valises éparses. Hermione reconnu les autocollant de la sienne. Elle se leva, aidée par Harry et ils allèrent chercher leurs affaires, silencieusement. Le froid mordait leurs peaux pas assez protégée. Mais ils ne s'en inquiétaient pas. Il y avait pire.
Nul ne savait ce qui se passait là, maintenant, à Poudlard…
Ils avaient marché à peine une dizaine de mètres ensemble que deux silhouettes se dessinèrent, laissant apparaitre deux adultes plutôt jeunes.
- Bonjour, je suis Sonia, la grande sœur de Susan Boyle, se présenta une grande rousse un peu hippie sous des tonnes d'écharpes quand elle fut à leur hauteur.
- Et moi Blaine, le grand frère d'Andrea Cleveland de Poufsouffle. Nous allons vous protéger suite à la demande de Dumbledore. Nous ne nous attendions pas à ce que le plan d'urgence soit activé si tôt. Vous êtes combien ? Dix ? C'est parfait, ça fera deux chambres de trois et le reste de deux. Suivez-nous.
Ils marchèrent plusieurs centaines de mètres avant d'arriver à un grand chalet à caractère montagnard. Le terrain autour était délimité par de longs murets d'un mètre de haut recouverts d'une épaisse couche de neige. Des sapins les bordaient et une petite clôture en bois permettait d'entrer dans la propriété. De vieilles pierres semblables à celles pour le muret constituaient les murs, un grand escalier en bois menait à une terrasse sous un auvent en bois foncé. Une porte épaisse patinée appuyait le côté chaleureux. Les élèves un peu perdus entrèrent dans la maison qui leur servirait de refuge. Les murs étaient en bois, les meubles de bois récupérations du pays, une longue cheminée réchauffait l'entièreté de la maison depuis le salon, les nombreux fauteuils en velours taupes couverts de coussins poilus beiges et de couvertures polaires brunes appelaient à la sieste. Des lampes aux abat-jours beiges couvaient la chaleur de la pièce. D'énormes tapis à longs poils beiges recouvraient le parquet de la même couleur et se confondaient avec. Deux grandes fenêtres donnaient sur la vallée enneigée, vue d'une beauté époustouflante. Une cuisine/salle à manger lambrissée jouxtait le salon, au milieu de laquelle trônait une table assez grande pour y mettre douze personnes. Un lustre baroque contrastait avec les poutres rustiques.
- Bon, vos chambres sont à l'étage… Elles sont toutes de même tailles, donc ne vous battez pas, informa Blaine.
Silencieusement, les adolescents grimpèrent les escaliers, soulevant leurs valises avec peine.
Hermione, Pansy et Luna entrèrent d'emblée dans la deuxième chambre à gauche, un lit assez grand pour trois personnes, remplit de coussins de toutes tailles aux couleurs chaudes. Un couvre lit doux comme un ours en peluche était assortit à celui d'un fauteuil lit qui suffit à agrandir le lit en étant placé au pied de celui-ci, sur sa largeur. Des chaises en tissus confortables et en bois beiges disposées sur le tapis identique à celui du salon se fondent dans le décor comme des bibelots. Deux lampes de chevets bordées de fils d'or projetaient des milliers de paillettes sur le mur. Une grande fenêtre faisait office de tête de lit, couverte d'un épais rideau.
- Elle est parfaite, souffla Luna.
Drago et Blaise avaient choisi une chambre moins lumineuse mais plus colorée. Les coussins orangés cohabitaient avec le bleu ciel des couvres lits à carreaux assortis et le fauteuil à côté de la garde-robe. Un tapis vintage en damier noir et gris habillait le sol.
Harry, Euan et Damian avaient élu domicile dans la chambre du fond, ouverte sur deux des murs par des fenêtres donnant sur la vallée et la foret. La tête du plus grand lit, grise, était surplombée d'une tête de cerf assez effrayante. Les couvertures en fourrure beiges et grises se mariaient parfaitement avec les coussins émeraude en velours. Un tapis tressé ligné beige et vert comme les yeux d'Harry tapissait quasiment l'entièreté de la chambre. Un lit était disposé près d'une fenêtre et le lit double trônait majestueusement au milieu de la pièce.
La chambre de Terry et Emma était d'or et de bleu patiné. Elle leur semblait être la plus chaleureuse de toutes et la plus confortable. Deux lits séparés par un tapis blanc à longs poils, étaient couverts d'oreillers blancs à broderies dorées et bleu unis. Une énorme armoire d'un beige lumineux couvrait une grande partie d'un mur principal et avaient une télévision pas encore à écran plat en son centre. Les deux petites fenêtres de la chambre étaient couvertes d'épais rideaux blancs accrochés à des tringles dorées.
Blaise regardait Drago qui semblait parfaitement ailleurs. Il ne défaisait même pas sa valise. Pourtant, si les professeurs avaient pensé à transférer leurs valises c'est que ce serait un long séjour… Une longue mise sous protection… Blaise savait qu'une menace pesait sur Poudlard, il avait entendu son père en parler un jour à sa mère alors qu'il était resté debout tard. Mais comment ses parents avaient pu mettre la vie de leur fils en danger ? Et Drago, pourquoi n'était-il au courant de rien ? En tout cas, il semblait tout à fait inquiet. Il se leva tout à coup, lui jeta un regard presque indifférent et sortit de la chambre.
Il entra dans la chambre de Pansy, de Granger et Loufoca. Elles étaient toutes les trois assises sur le grand lit fixant la fenêtre.
- Je vois quelque chose de… poudreux, grogna Hermione sans s'apercevoir de sa présence.
- La neige, répondit Pansy d'une petite voix triste. Je vois quelque chose de froid…
- La neige, répéta la Serdaigle. Je vois quelque chose de blanc…
Drago était sonné, Par un moment pareil elles jouaient à un jeux d'enfants ?
- Mais enfin, qu'est-ce que vous foutez ? demanda-t-il froidement.
- On essaye de se changer les idées, Drago, fit Pansy en se tournant vers lui. Blaine a dit qu'il n'y avait plus moyen de transplaner ici. Il n'y a pas d'onde magique à cet endroit. Tout est moldu. Et on a pas de voiture qui pourrait rouler dans une telle neige au chalet a dit Sonia parce qu'il y a eu une tempête hier. Mais on pourra aller chercher à manger d'ici une semaine. En attendant, il a de la nourriture en suffisance pour au moins sept jours. Ils avaient prévu douze personnes. En gros, on est ici pour un longtemps. Et non, il n'y a pas d'hiboux. Il n'y pas moyen de communiquer pour l'instant. Mais Blaine a dit que comme on était ici pour un bout de temps et qu'on trouverai bien un moyen de se changer les idées. Il y a la télévision dans la chambre de Terry Abbot et dans le salon. Il parait que les moldus aiment se mettre devant et la regarder. Et Blaine a dit qu'il y avait plein de trucs à mettre dans un engin pour voir des films quand on veut et qu'on peut choisir. Sinon, le jeu d'échec reste immobile et tu es obligé de déplacer les pions toi-même.
Ils s'étaient éloignés pendant l'explication de Pansy. Ils étaient à présent dans l'embrasure de la porte. Hermione et Luna continuaient de jouer mais ça commençait à devenir redondant. Elles se tournèrent vers les deux amis.
- On peut aller se promener rien que tous les deux ? proposa Malfoy en avisa Hermione qui les écoutait.
- Bien sur, accepta la Serpentard.
La nuit tombée, quelques minutes plus tard fit descendre les élèves au salon et à la cuisine.
- On est désolé pour vous, les enfants, nous aussi nous sommes inquiets, nos frères et sœurs sont on ne sait où et le village d'à côté malgré le fait qu'il soit en Suisse n'est pas introuvable…, annonça Blaine.
- Mais broyer du noir jusqu'à ce que vous puissiez retourner à l'école ne vous aidera pas… On a montré à Pansy comment faire fonctionner le lecteur DVD, Hermione et Harry savent s'en servir aussi. Ce soir nous devons vous laisser un moment pour des… affaires mais on reviendra le plus tôt possible.
- Il y a toutes sortes de jeux de sociétés dans l'armoire dans le vestibule. On sera de retour très vite. Mais changez-vous les idées, ça vaut mieux que de rester dans son coin. Il y a de quoi faire des pâtes bolognaises dans les armoires.
Ils s'habillèrent rapidement pour sortir dans le froid mordant et s'en allèrent à pied muni d'énormes lampes torches.
- Bon, nous allons devoir nous débrouiller seuls alors…, commenta Harry.
- Heureusement que notre sauveur est là, railla Blaise.
- Ne commencez pas, s'il vous plait, gronda Hermione.
- On va devoir vivre tous ensemble pendant plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines, continua Terry. Il faut qu'on soit solidaire.
Terry était une jeune fille un peu rondelette mais à la peau halée été comme hiver. De grosse lunettes épaisses à montures noires la faisait ressembler à une secrétaire sérieuse alors qu'elle passait son temps à faire les quatre cent coups avec ses copines à Poudlard. Rien que depuis le début de l'année, elle avait été en retenue trois fois. Pour une fille de quatrième année, elle se permettait beaucoup de choses. Elle souriait tout le temps mais bizarrement, depuis le début du séjour son sourire était aux abonnés absents. Sa cousine Angelina Abbot n'était pas dans la grande salle au moment du repas, en tout cas, Terry ne l'avait pas aperçue. Était-elle à présent en sécurité ?
- Si on commençait à préparer à manger ? proposa Pansy.
- Oui, les filles, faites donc ça, accepta Malfoy.
- Ah non, ici c'est le 21ème siècle, c'est fini les filles aux fourneaux, les mecs au boulot ! Surtout que vous n'êtes pas plus fatigués que nous ! ajouta Hermione. Les mecs vous mettez la table pendant que nous préparons à manger !
- Mais enfin, vous êtes assez nombreuses que pour tout faire ! contredit Malfoy.
C'était la première fois depuis un mois qu'ils s'adressaient la parole. Et c'était bien sur pour se disputer.
- Je ne veux pas lui donner raison, mais on pourrait faire des tournantes. Aujourd'hui c'est vous, demain ce sera les mecs…, proposa Euan.
Hermione le fixa. C'était la première fois qu'elle l'entendait prendre parti pour une querelle. En général, ce gamin était le premier à prendre la fuite dès que le ton montait. Peut-être parce que ça faisait seize ans que ses parents se disputaient devant lui dès qu'il mettait les pieds à la maison. Il avait même doublé sa troisième année à cause d'une dispute si puissante que ses parents s'étaient séparés, ça avait perturbé l'élève qui avait fini par sécher les cours trop souvent, mettant en péril son année. Il était très grand pour son âge, des cheveux châtain clair broussailleux, un visage taillé à la hache et des épaules de catcheur. Avec ses chemises à carreaux, il avait tout du bûcheron. Il détourna ses yeux bleus de ceux d'Hermione, se rendant compte qu'il avait manqué de respect à sa préfète.
- D'accord, faisons ça, accepta la surdouée, d'un air dédaigneux.
Malfoy leva les yeux au ciel. Pourquoi avait-il fallu qu'il soit proche d'elle au moment où il avait touché ce maudit Portoloin ? A cause de cela, maintenant, il était obligé de voir son air pincé et d'entendre ses remarques féministes à la mord-moi-le-nœud. Et en plus d'être avec cette idiote agaçante, il fallait qu'il soit coincé avec Saint Potter qui n'a fait que déclencher une guerre, et Loufoca qui avait vraiment l'air d'une psychopathe.
Les filles se mirent à la tâche sans beaucoup d'entrain, chacune affichant un air morne et inquiet.
- Ce sera donc cuisine moldue…, soupira Blaise.
Quelques minutes plus tard, ils purent tous se mettre à table et commencèrent à manger les spaghettis à la sauce bolognaise que les filles avaient préparés.
- Ce n'est pas si mauvais la nourriture moldue, fit Pansy, épatée en fixant sa fourchette.
Ils avaient eu du mal à comprendre comment mettre les spaghettis entortillés sur la cuillère. Drago et Blaise avaient d'ailleurs été hautement énervés d'être traités comme des gosses à qui on apprend à manger. Ils avaient à peine touchés à leurs assiettes, mourant pourtant de faim.
- Les moldus inventent aussi pleins de choses pour se faciliter la vie, vous savez ? répondit Hermione. Ils se débrouillent très bien sans la magie.
- On va voir si on pourra faire pareil, soupira Damian.
- Bien sur que oui ! tempêta Drago. Nous sommes supérieurs à cette race, évidemment qu'on s'en sortira ! Mieux qu'eux, d'ailleurs.
- Je ne partirai pas là-dessus à ta place, contredit Harry.
- Et cesse de traiter les moldus de race inférieure, siffla Hermione en serrant sa fourchette.
Drago soupira et but son verre d'eau en l'ignorant.
- Il n'y a rien de plus fort dans ce trou perdu ? grogna-t-il en regardant son verre presque vide.
- Il y a d'autres moyens de se tenir chaud si c'est ça qui t'inquiète, plaisanta Damian en jetant un regard presque pervers à sa petite amie qui rougit et le frappa.
Emma était une petite brune aux yeux bleus perçant et au sourire discret. Elle ressemblait à un animal aux aguets avec ses grands yeux bordés de longs cils. Sa peau laiteuse était parfaite et ses longs doigts témoignaient d'une passion pour le piano qui n'était pas passée depuis son enfance.
- Je pense que ça risque d'être compromis question couple, rit Pansy. Réfléchissons… Hermione avec Harry (les deux intéressés grimacèrent puis s'excusèrent) toi avec Emma, on s'en doute, Terry avec… Euan, ça vous va ? Moi avec mon Drago d'amour, n'est-il pas mignon ? (elle tenta de lui ébouriffer les cheveux mais ne parvint à rien) et Blaise avec Luna ! Ou je sens que ce serait drôle !
- Je ne suis pas trop d'accord avec mon couple, grogna Blaise en avisant Luna à ses côtés qui souriait d'amusement pour la première fois depuis leur arrivée.
- Moi, ça me va, tant qu'on a une relation platonique, plaisanta Drago en touchant l'épaule de son amie en bout de table, à sa droite.
- Je sais en quoi ça consiste, je prendrai exemple sur mes parents, répondit Pansy.
Blaise, Malfoy et elle partirent dans un rire franc, certainement en s'imaginant Drago et Pansy en couple froid et distant comme des étrangers.
- Personnellement, j'aime beaucoup Harry, mais je m'imagine mal former un couple avec lui, avoua Hermione en regardant son meilleur ami qui riait.
- On vous imagine très bien, nous, contredit Emma en lui envoyant un clin d'œil.
- S'il te plait, ne me dis pas que tu les imagines au lit, quand même ? s'insurgea son petit ami.
- Oh, non ! Mais maintenant oui ! Oh, merci, Damian ! grogna-t-elle.
- On est toujours là ! gronda Hermione faussement énervée.
- Moi, j'imagine bien Granger nue, et ce n'est pas déplaisant à voir ! fanfaronna Blaise sans se soucier de la dernière réplique de la Gryffondor.
- Ne parle pas d'Hermione comme ça, commença à s'énerver Harry.
Les deux garçons se regardèrent froidement.
- Arrête, Blaise, Potter n'est pas au courant de la nouvelle Granger, provoqua Malfoy.
Hermione l' assassina du regard avant de reporter son attention sur l'Elu.
- On peut passer ce détail ? supplia-t-elle presque.
- Détail ? C'est un ensemble de détails alors…, éluda Malfoy.
- Malfoy, la ferme !
- Hermione, de quoi parlez-vous ?
- Moi qui essayais de détendre l'atmosphère, soupira Pansy avant d'enfourner une part de spaghettis dans sa bouche.
- Eh oui, les Serpentard en savent plus sur ta meilleure amie que toi, Potter, claironna Drago qui finalement pensait qu'il s'amuserait bien pendant ce séjour.
- Mais, comment ça ? s'énerva le Gryffondor.
- Harry, je peux te parler en privé ?
- D'accord.
Ils se levèrent tous deux de table et grimpèrent à l'étage.
- Un jour, j'étais énervée d'entendre Malfoy me traiter de coincée et j'ai voulu le faire taire en lui disant que j'avais déjà couché avec un garçon…
- Et c'est vrai ? s'étrangla Harry.
- Oui, Harry ! Je ne te l'ai pas dit parce que tu aurais tout dit à Ron et que je savais que lui ne comprendrait pas ! C'était un italien, quand j'ai été en voyage cet été. Il était parfait jusqu'à ce qu'il devienne lui-même, c'est-à-dire, un pauvre con. Mais je suis sortie avec lui plusieurs jours et je lui ai donné mes premières fois… Oh, c'est gênant de te parler de ça, je m'en rends compte…
- Et cette histoire avec Zabini qui semble te trouver à son goût ?
- Oh c'est que… Comment te dire ça… C'était une soirée Serpentard dans ma salle commune et j'ai voulu énerver Malfoy, d'ailleurs ça a marché, et j'ai embrassé Zabini…
- Tu as quoi ? cria Harry qui avait très bien compris.
- Harry, s'il te plait, ne t'énerve pas, je sais que je n'aurai pas dû mais je ne le regrette pas, maintenant Blaise et Drago ne me juge plus autant comme une coincée !
- Quelle bonne nouvelle ! railla-t-il. Leur jugement t'incombe donc plus que le nôtre ?
- Tu es mon ami, tu ne me juge pas, n'est-ce pas ?
- Sache que je suis déçu, Hermione.
Elle baissa les yeux, attristée.
- Que tu ne m'en ai pas parlé plus tôt ! Tu pensais avoir repris le dessus sur les Serpentard mais ils ont gagné, ils viennent de m'humilier et cela grâce à toi. Je ne te juge pas mais j'aurai aimé l'apprendre plus tôt. Et que ça vienne de toi et non de ces vils serpents.
- Excuse-moi, Harry…
La sentant au bord des larmes, il l'attira à lui et la prit dans ses bras.
- Si tu pleures pour ce que je t'ai dit, excuse-moi, soupira-t-il.
- Non, tu as raison. Je n'ai pas le droit de te faire des cachoteries, tu es mon meilleur ami…
Ils restèrent un instant dans cette posture avant de redescendre pour finir le repas et débarrasser.
La vaisselle terminée, Hermione fut désignée pour mettre un DVD dans le lecteur. La majorité du groupe avait choisi le film Avatar de James Cameron mais Hermione n'était pas du tout sous le charme de ce soi-disant chef d'œuvre. Les élèves avaient pris place dans les divans et fauteuil, Harry réalimentait le feu dans l'énorme cheminée moderne. Pansy était affalée, à moitié sur Drago , Luna en tailleur sur le tapis, le regard rivé sur les images qui défilaient, Blaise assis seul dans un fauteuil, Emma et Damian entrelacés à droite de Drago et il restait juste de la place pour Hermione et Harry dans un fauteuil deux places près de la fenêtre. Le film entamé à moitié, la porte d'entrée s'ouvrit, tous les adolescents se levèrent d'un seul homme, baguette brandie pour faire face à l'intrusion. Ils furent soulagé de voir Sonia et Blaine, complètement enneigés, sursautant en voyant l'accueil de leurs protégés.
- Euh… coucou, c'est nous ? tenta Sonia.
Les jeunes baissèrent leurs baguettes, arborant un air suspicieux pour certains.
- On vous a ramené du jus de citrouille, les gars, buvez un peu, ça vous calmera, marmonna Blaine en posant des sacs plastiques cliquetants.
Hello Everybody!
Je tiens à vous remercier pour vos reviews toutes plus drôles les unes que les autres!
Et aussi, je vous ai mis deux chapitres d'un coup, en espérant que ça vous plaise :)
Euan Abercrombie existe vraiment dans les livres et je trouve ce nom très très drôle, je ne pouvais m'empêcher de le mettre!
Le prochain chapitre, je me demandais si je devais parler de Ron, Ginny, Justin et les autres, faire un chapitre sur eux.
A vous de me le dire parce que au final, c'est une histoire concentrée sur Hermione.
Donnez-moi vite vos avis! :)
Bon Week end! :)
Ancre
