Bon nous revoilà pour un nouveau chapitre de nôtre histoire, on est bien obligés de le faire parce que les auteurs de cette histoire sont parait-il fatiguées! (Si tu veux mon avis Benny elles se planquent et en profite pour rien foutre.)Je crois aussi mais bon alors dans ce chap il y a ma réponse à ta question si je me plante pas. (Ah oui c'est vrai alors?) Chocolat avec éclats de nougats et de noisettes. Hein de quoi tu parle là Ben je pige rien.) De mon parfum de glace préféré tiens c'était pas ce que tu voulais savoir? Non pas du tout et tu le sais alors dis le moi teu plait mon Benny. (Une chose avant, dans le terme aide moi tu voulais bien dire à distance? Je vais pas être obligé de te supporter plus que ça? (Euh comment te dire...)Ok alors chocolat avec éclats nougats où noisettes allez à la semaine prochaine tous le monde. Ben tu déconne là dis? Me laisse pas, oh punaise bon bah j'ai plus qu'à aller acheter de la glace moi allez tchao.
- Orton ! Brailla l'arbitre. Suis les consignes bon sang !
Je jetais un coup d'œil indifférent au petit bonhomme qui s'égosillait à 3 cm de mon visage tandis qu'il me repoussait dans le coin. J'aurais pu l'envoyer valser à l'autre bout du ring d'une seule pichenette mais ça n'en valait pas la peine, pas plus que ce match.
Je levais les mains pour lui montrer que je m'étais calmé et que mon pauvre adversaire ne risquait pas sa vie en m'affrontant et il accepta de me lâcher. Le match reprit et je laissais Phil effectuer le tombé avant de quitter le ring sans entrain, je n'entendais même plus les hurlements du public. Je passais par les vestiaires récupérer mes affaires, enfilant mes vêtements par-dessus ma tenue de ring et quittais le stade sans m'arrêter pour saluer Taker. J'avais senti son regard sur moi à chaque instant depuis notre retour de Détroit, en temps normal ça m'aurait prodigieusement agacé mais là, j'étais juste terriblement las de tout ce cirque et du numéro de clown que je devais accomplir chaque soir.
Moins de 40 minutes plus tard, j'entrais dans une autre salle, vide cette fois, j'abandonnais mes vêtements à même le sol en un tas informe contrairement à mes habitudes soignées et me dirigeais vers les instruments de musculation, ah quoi bon ? Pensais-je en m'installant sur le banc ? Le match avait eu lieu dix jours plus tôt, je n'avais aucune nouvelle de Ben depuis et je n'avais pas cherché non plus à le recontacter, il m'avait demandé du temps, je lui en donnerais et s'il venait à ne plus jamais me contacter, je laisserais filer, en attendant je persistais à entretenir mon corps en m'entraînant chaque soir, c'était la seule chose pour laquelle je manifestais encore un quelconque intérêt quand je quittais le stade de la WWE, m'entraîner jusqu'à l'épuisement alors je sombrais dans un sommeil sans rêve mais quand la journée recommençait, je re sombrais dans la platitude amère de la routine.
J'avais repris ma vie, mes combats, me défoulant de nouveau sans retenue et bon dieu que ça faisait du bien d'être à nouveau moi, ma liberté était de retour et je savourais chaque instant. Mais voilà une fois le match finit que ce soit dans mon vestiaire ou dans ma chambre, mon esprit revenait sans cesse à lui et sa demande, ses paroles me hantaient, son regard implorant aussi et je ne savais toujours pas quoi faire. Alors qu'une nouvelle journée se finissait, je me retrouvais à nouveau dans ma chambre accompagné de mes pensées, le faire? Où ne pas le faire? Toujours ce même dilemme et toujours pas la moindre réponse. Je n'osais pas l'appeler parce que n'ayant pas de réponse à lui fournir j'avais peur qu'il le prenne mal, pourtant j'avais vraiment envie de savoir comment il allait depuis la dernière fois. Je pris conscience du jour qu'on était, et j'allumais la télé, ce soir il y avait la diffusion de son show je pourrais le voir et constater comment il allait sans prendre de risque. Le show avança et d'un coup sa musique retentit, je me redressa et fixa l'écran avec attention, je vis de suite qu'il n'allait pas bien, sa démarche n'était pas celle qu'il affichait habituellement, là j'avais l'impression qu'il allait à l'échafaud, son regard était vide, pas le regard arrogant qu'il avait coutume d'adresser à ses adversaires, non le Randy que je connaissais n'était pas là, à la place se mouvait une sorte de fantôme de lui et cette constatation me fit mal au cœur. Son combat était sans vie comme lui, il sombrait de plus en plus et personne ne semblait l'aider, mais merde c'était visible pourtant, cette entreprise me foutait les nerfs, l'un d'entre eux coulait et personne ne lui tendait la main. J'éteins la télé à sa sortie de scène j'en avais vu assez comme ça, sa demande me revint en mémoire, ses mots, le ton employé, comme si quelqu'un s'amusait à rediffuser la bande sans cesse dans ma tête. Je devais faire un choix, je ne pouvais pas le laisser comme ça, mais en même temps je redoutais de l'aider, j'avais peur d'être blessé à nouveau, je lui avais pardonné ses actions mais elles étaient toujours dans ma mémoire, comme un frein m'empêchant de lui tendre la main, une partie de moi disait: « Aide-le », et l'autre: « Protège-toi il te fera souffrir. » Je m'allongeais espérant passer une bonne nuit, car depuis 10 jours je revivais notre conversation aussi bien le jour que la nuit, j'entendais les même phrases sans arrêt, ses phrases: « J'étouffe, Ben, j'étouffe! » qu'il avait dit à bout de souffle, ou bien encore: « J'm'en sortirais pas si tu m'aides pas ! » Pour finir par ce terrible: « Aide-moi à devenir moi. » Ces phrases ne me quittaient pas, elles étaient dures en beaucoup de point mais le pire était la douleur qu'elles dégageaient, sa souffrance était devenue ma souffrance, la solution était peut être là, l'aider m'aiderait probablement moi aussi.
Deux jours plus tard, j'étais de retour sur le ring pour un show télévisé, je devais faire face à Brodus Clay, le dinosaure le plus ennuyeux de la planète, d'un autre côté je le plaignais pour la gimmick pourrie qu'il se payait depuis son changement de côté, le Funkasaurus était sans aucun doute le pire personnage crée par la WWE qui excellait pourtant dans l'art de gâcher ses talents.
Je n'étais vraiment pas d'humeur pour ses conneries, je détestais déjà jouer le pitre en temps normal mais là c'était encore pire. Clay se dandinait comme une grosse dinde sur le ring, rajoutant le ridicule au ridicule et mes doigts se contractèrent tout seul d'agacement, allez viens-là, viens qu'on en finisse de cette parodie burlesque. Malgré tout, le match se poursuivait sans aucun signe ne montrant que le niveau allait s'améliorer à un quelconque moment. Je soupirais, exaspéré, en repoussant Brodus sans manifester le moindre entrain pour cette rencontre et il me souffla :
- Qu'est-ce qui se passe Orton, tu veux pas catcher ? On est plus assez bien pour Mr le grand champion depuis que tu t'es refait casser la gueule par Cooper ?
Ma frustration et ma colère contenues depuis trop longtemps réveillèrent la fureur de la vipère, elle fulminait en moi, cherchant à s'échapper pour massacrer Brodus à défaut de pouvoir se faire les crocs sur Ben. Mon premier coup parti sans que je ne m'en aperçoive et assomma le Funk immédiatement. Je me reculais brutalement, tentant d'empêcher la vipère de finir sa proie et je quittais le ring, complètement hors de contrôle, je me pris la tête à deux mains en la rejetant violemment en arrière, les yeux révulsés, je sentis mes lèvres se retrousser pour dévoiler mes dents et je me dis que je devais ressembler à un malade, un fou meurtrier assoiffé de sang, je forçais mes jambes à courir, courir loin de ce ring, de cette foule, j'arrivais péniblement à regagner l'une des entrées secondaires menant au parking et laissait alors ma rage exploser à coups de poings dans le mur d'enceinte. La vipère se tourna brutalement vers le caméraman qui avait eu la folie de me suivre en sifflant de haine, l'homme recula de peur et je m'enfonçais dans l'obscurité des tunnels pour apaiser la folie passagère de ma vipère.
Nouveau show nouvelle ville, j'étais arrivé à Chicago le matin de plus en plus fatigué, la solution du coach n'avait pas marché et j'étais toujours au même point, résultat cette histoire m'obsédait tellement que mes combats s'en ressentaient. Je gagnais bien sûr mais j'évacuais ma frustration sur mes adversaires et ils prenaient cher les pauvres plus que d'habitude. Mon coach ne m'engueulait même pas, sachant ce qui me tracassait et, voyant mes agissements il savait que je n'avais toujours pas fais de choix. J'avais encore pas mal de temps devant moi avant mon combat et je décidais de me reposer, j'irais m'entrainer plus tard, je voulais essayer de dormir un peu si possible, dormir sans interruption pendant quelques heures. Comme tout bon plan il y avait une faille parfois et la mienne s'appelait conscience, elle me laissait pas tranquille même quelques heures, en ayant marre de chercher vainement le sommeil je pris mes affaires et partie m'entrainer en vue de mon match du soir. Les heures étaient passées à une vitesse et mon combat aussi, encore une fois je n'avais laissé aucune chance à mon adversaire et je venais une fois de plus de rajouter un nouveau nom à ma liste de combat rapide. Alors que je me dirigeais vers ma loge je stoppais mes mouvements, une présence familière était tapie dans l'ombre, je ne l'avais pas vu souvent mais je reconnaissais son aura alors j'inclinais la tête vers lui afin qu'il sache que je l'avais détecté. Il sortit de l'ombre affichant un petit sourire, mon radar ne m'avait pas trompé.
- Tu as le même instinct que mon Kid, lui aussi sent ma présence quand je suis dans les parages.
- Instinct de conservation élevé, que voulez-vous, être toujours prêt peut être salvateur.
- C'est vrai et peu de gens ont cette capacité-là champion.
- Je suppose que vous ne venez pas tester mes réflexes alors quoi?
- Droit au but j'aime ça, une autre chose que Randy et toi avez en commun. Je suis là parce que j'ai quelque chose d'urgent à te montrer.
- Mon temps est précieux et là j'allais prendre une douche alors la séance vidéo on verra après.
- C'est Randy.
A l'entente de son prénom, je tiquais de suite et il le savait, il guettait la moindre de mes réactions et savait quoi dire pour avoir mon attention, bien joué. Je lui fis signe de me suivre et nous nous dirigeâmes vers une salle de diffusion vide, sa posture et l'émotion qui traversait son visage ne me disaient rien qui vaille. Une fois la porte fermée, il se dirigea vers le lecteur et mit le dvd, il me montra le siège devant l'écran et je m'assis désireux de voir pourquoi il semblait si inquiet. Alors que le film démarrait, il mit sur pause et se tourna vers moi le regard rempli de crainte. C'est quoi ce bordel ? Pourquoi il semblait inquiet à ce point ? Il ouvrit la bouche lentement comme s'il redoutait ses paroles à venir:
- Je te préviens c'est assez violent.
Je souris à cette phrase, la violence je connaissais, je bossais dedans il semblait l'avoir oublié, mais visiblement cette fameuse violence lui était peu commune ce qui redoubla mon sentiment que quelque chose de grave c'était passé. Il mit la vidéo en route et Randy apparut sur l'écran, enfin pas Randy mais la Vipère et pas dans son état normal, je fixais l'écran rempli d'angoisse face à cette vision, il était pire qu'il y a quelques jours, cet homme-là devant mes yeux était au bord du précipice un rien pouvait le faire basculer. Il n'avait laissé aucune chance à ce pauvre mec ! La cloche avait à peine sonné depuis deux minutes au cours desquelles je le vis lutter contre lui-même pour ne pas partir en vrille, si bien qu'il ne faisait pour ainsi dire rien, le mec lui avait parlé et Randy l'avait explosé direct, la caméra ne le lâchait pas et l'horreur sur son visage reflet de son action était plus que perceptible, il ne se maîtrisait plus du tout, son désarroi était tel que la vipère prenait le contrôle sans souci faisant des ravages. Le film continua et je suivis des yeux sa progression enfin plutôt sa fuite, il courait comme un fou tentant désespérément de s'éloigner pour ne plus faire de mal à personne, qu'on le laisse seul bon sang de merde, ce caméraman est suicidaire ou quoi? Pensais-je en ne lâchant pas l'écran des yeux. Maintenant je compris pourquoi Taker disait que c'était violent, j'avais devant moi un Randy frappant de toute ses forces à coups de poing le mur pour stopper la progression du venin, il essayait de maîtriser son côté sombre par n'importe quel moyen. D'un coup je le vis tourner la tête vers le caméraman et je pris de plein fouet sa souffrance, elle était là et c'était une image terrible à voir. Je mis le film sur pause, le visage ravagé de colère et de douleur de Randy était fixé sur l'écran, je détournais les yeux pour fixer Taker, il était dévasté par ces images, ravagé de voir son Kid dans cet état, rongé d'horreur par cette vision spectrale de Randy. Je regardais de nouveau l'image fixe et demanda:
- Humm, c'était quand ça?
- Y a deux jours.
- Et depuis deux jours, il en est où ?
- Aucune idée, il ne m'a pas laissé l'approcher une seule fois.
Je ne dis plus rien, j'étais perdu dans mes pensées avec en face de moi un Randy en plein désarroi, je savais maintenant quoi faire, je n'avais plus le choix, je devais être celui qui tendait sa main et le sauvait de l'enfer dans lequel il était tombé. Je me levais doucement faisant face à Taker qui avait la tête baissée, le pauvre il était tout aussi blessé que moi face à cette vision de Randy, et qu'un homme comme lui vienne me voir comme étant le dernier moyen qu'il avait pour sauver son protégé en disait long, j'étais le remède à la souffrance de Randy.
Nous échangeâmes un long regard pas besoin de mot tout était là, ses inquiétudes, ses craintes, sa terreur étaient devenus miennes par ce simple échange. Il était devenu une sorte de protecteur pour Randy et visiblement le voir comme ça voulait dire pour lui qu'il avait échoué, il ne l'avait pas assez maîtrisé pour stopper la frénésie et le déchainement de violence dans lequel Randy avait sombré. Il n'avait rien à se reprocher, il n'avait pas eu la bonne méthode pour le contenir, c'était même probablement la première fois qu'il faisait face à ça, merde cette situation touchait beaucoup trop de monde maintenant, d'abord, Randy, puis Taker et moi pour finir, il fallait agir et vite.
- Ok, merci de me l'avoir montrée, je peux la garder ?
- Pas de problème.
- Merci pour les images, je sais quoi faire maintenant.
- Pas de quoi, tu es l'ultime espoir que j'ai que mon Kid ne sombre pas. Merci de m'avoir écouté Benjamin, merci pour lui.
Il me salua, mit sa main sur mon épaule et sortit doucement me laissant seul avec cette image terrible certes mais avec la solution, les mots de mon coach ne m'avait pas aidé mais cette vidéo si. Je me dirigeais vers mon téléphone, sélectionna le numéro et alors que les premiers bips se faisaient entendre je continuais à fixer l'écran, d'un coup sa voix résonna:
- Ben?
- Oui c'est moi. J'accepte Randy
- Tu quoi? T'es sérieux dis, tu joues pas, c'est vrai tu vas m'aider?
- Je suis très sérieux et oui je vais t'aider mais à mes conditions, à la moindre plainte j'arrête tout c'est compris ? On va jouer selon mes règles, je ne te ferais pas de cadeau crois-moi, tu vas morfler comme jamais, tes entrainements seront minimes en comparaison des miens, tu es toujours décidé?
- Oui tout ce que tu veux, je ferais tout ce que tu veux, j'abandonnerais pas, je te le promets.
- Bien mais pour ça il va falloir que tu sois dispo 24/24 et 7/7, l'entrainement aura lieu chez moi à la Nouvelle Orléans, tu habiteras avec moi ce qui fait qu'à partir du moment où tu débarqueras tu seras à moi t'en es conscient?
- J'en suis conscient, va falloir que je trouve un moyen de régler le cas Vince, mais je suis d'accord pour tout. Merci, merci beaucoup, il était temps, j'en pouvais plus Ben.
- Pour Vince j'ai déjà une idée, je peaufine le plan et je t'appelle demain pour te tenir au courant. En attendant tu te reposes parce que franchement tu fais peur à voir sérieux.
- Quoi? Tu m'as vu mais quand?
- Peu importe, allez repose-toi, tu auras besoin de toutes tes forces car dans quelques jours tu seras à ma pogne Randy. Je t'appelle demain bye.
- A demain Ben et merci.
Je raccrochais le sourire aux lèvres, entendre sa joie au téléphone m'avait fait du bien, le coach avait raison nous étions liés et maintenant notre destin était lancé, il avait tout accepté sans sourciller, heureux que j'accepte mais il perdra vite son sourire vu ce qui l'attend. Maintenant que c'était fait, j'étais serein et plein d'énergie, mon cerveau était en ébullition, je devais régler le cas McMahon et le faire de tel sorte que non seulement Randy soit libre pour un bon moment mais aussi cerise sur le gâteau le faire de telle façon que son boss allait risquer l'anévrisme, mon côté joueur prit le dessus, à nous deux Big Boss.
Je marchais comme un lion en cage comme ma chambre d'hôtel, Ben m'avait dit de me reposer, mais j'en étais incapable, la vipère continuait à se débattre pour m'échapper, je n'en pouvais plus de lutter continuellement contre elle depuis 12 jours, elle devenait incontrôlable à la moindre contrariété, je n'avais jamais été quelqu'un de très patient mais même pour moi, c'était hors norme. Il devait appeler, il avait promis de m'appeler aujourd'hui, Ben était un homme de parole mais je ne pouvais m'empêcher de douter malgré moi. Appelle Ben, s'il te plait, appelle ! Je souris bêtement en me disant que c'était la seconde fois que je lui disais s'il te plait même si cette fois, il ne l'avait pas entendu, je progressais, pas vrai Ben ? Comme s'il m'avait entendu, mon téléphone sonna et je décrochais à la première sonnerie :
- Je te réveille pas la belle aux bois dormant, j'espère?
- Penses-tu j'ai pas fermé l'œil !
- Tu commences déjà à me désobéir, pas bon ça !
- Hééé ! J'ai essayé, c'est déjà pas mal non ?
- Essayer n'est pas suffisant, j'ai du boulot avec toi pfff.
- Tu le savais d'avance! Le challenge te fait peur?
- Peur moi? Certainement pas de toi, par contre toi tu devrais avoir peur, t'es toujours aussi sûr de ton choix?
- Plus que sûr, on ne t'a pas prévenu que je suis barge?
- J'ai pas eu le mémo non, fais chier tiens. Bon trêve de plaisanteries, est-ce que le docteur Field bosse toujours pour la WWE?
- Field? Euh, oui bien sûr, je l'ai croisé dans le couloir il y a quelques jours il me semble, donc il doit encore être toubib !
- Parfait, absolument parfait !
- Comment ça parfait ? Qu'est-ce que ce vieux chnoc à lunettes à avoir avec tout ça ?
- Un peu de respect envers l'homme qui va nous aider s'il te plait!
- Qui va nous aider? Ce type passe son temps à me courser après pour remettre mon dossier à jour et vérifier le moindre bobo, à croire qu'il est fou de moi !
- T'as l'air étonné après tout tu te vantes d'avoir une belle gueule alors qui sait, tes fameux charme on peut être fait un émule.
- Ok, arrête de te foutre de moi et explique-moi qui est Field pour toi et en quoi il va nous aider.
- Avant de bosser pour ton entreprise Field travaillait pour la mienne, un soir des gars de la fédé avaient bu et ont décidé de l'asticoter un peu, enfin tu vois le genre. Ils l'avaient bloqué dans le parking et le pauvre avait vraiment peur, je suis sorti à ce moment-là et je me suis interposé. J'étais plus jeune mais mon palmarès parlait pour moi, l'un d'eux a voulu tenter sa chance et il l'a vite regretté. Bref ils ont décampé et Field m'a remercié et dit que si un jour j'avais besoin de lui pour quoi que ce soit j'avais juste à l'appeler et ce jour est arrivé.
- Attends, tu es en train de dire que tu vas sacrifier ce service pour ... moi?
- Sacrifier est un grand mot mais oui je vais le faire, je n'en ai pas besoin personnellement.
- T'exagères, il contient pas tant de lettres que ça.
- J'espère que tu es meilleur comédien que comique !
- Tu t'inquiètes pour moi ?
- Je veux juste pas que tu salopes le boulot, ça serais bien ton genre!
- C'est bon je suis pas débile non plus!
- Je le sais ça, bon tu veux mon aide non ? Alors tu me laisses faire et tu suis mes consignes c'est clair!
- Euh...
- Euh rien du tout, soit tu fais ce que je dis soit on arrête alors tu choisis quoi?
- D'accord je te suis, je ferais ce que tu diras compte sur moi!
- Bon alors voilà ce que tu vas faire... Il faudra que tu sois très prudent malgré tout sur ce coup-là !
- Pas de souci, je ferais gaffe.
L'un des PPV principal de l'année n'était plus qu'à quelques jours de là, j'avais choisi de mettre ma poule aux œufs d'or en avant pour ce super show, Randy me rapportait un max de pognon depuis sa rivalité contre Benjamin Cooper. Sa notoriété n'avait jamais été aussi grande, les gens s'arrachaient les places pour venir le voir, si bien que je lui tolérais ces petites incartades, son absence de passion sur le ring ou son explosivité, il voulait du challenge, très bien j'allais lui en donner ! Il m'avait offert une nouvelle opportunité en explosant Clay d'un seul coup de poing et j'avais aussitôt sauté sur l'occasion, Clay ferait un hell turn fulgurant et choisirait de se venger d'Orton ! Clay avait sauté de joie en apprenant ça, tandis que Randy avait hurlé de rage, son poing s'était brutalement refermé autour de son portable qu'il semblait toujours avoir à la main ces derniers temps et l'objet avait fini broyé dans sa paume, j'avais reculé prudemment, Orton était assez instable dernièrement et je n'avais pas envie de finir en pièces détachées comme son téléphone, il bouillait de rage et je me demandais comment le calmer quand il avait soudain baissé les yeux sur les débris qui tombaient de sa main, il avait blêmit d'un seul coup avant de faire demi-tour.
- Où vas-tu ? Lui avais-je crié quand il s'éloignait vivement.
- Acheter un nouveau portable !
Et Orton avait filé comme le vent sans plus se retourner, je n'avais pas cherché à le retenir, je n'avais pas besoin de lui pour mettre en place mes nouveaux plans, le PPV s'annonçait dantesque !
On était jeudi soir, dernier soir de show avant le PPV de dimanche, ce soir, j'affrontais le Big Show, on m'avait filé un adversaire plus costaud vu ma propension à les massacrer à la moindre contrariété mais c'était ce soir qu'on mettait notre plan à exécution avec Ben. Il m'avait rappelé juste avant le show pour mettre les derniers détails au point et me rappeler de me montrer très prudent, je lui avais promis de l'être et bien sûr, il n'avait pas été convaincu, je me demandais bien pourquoi d'ailleurs, il n'y avait pas plus prudent et responsable que moi ! Je riais en imaginant la tête que ferait Ben à cette déclaration et montait sur le ring. Le show m'attendait en faisant craquer ses immenses points et je souris sadiquement, enfin un peu de combat ! Le match débuta et le géant m'emprisonna dans une prise de l'ours, j'aurais pu facilement l'éviter mais il fallait que je donne le change alors je le laissais faire en disant : « Oh un câlin de gros nounours, c'est mignon Showy » Sa prise se resserra de colère et je gigotais en disant : « Tu me chatouilles là » Paul grogna avant de me balancer contre les cordes, j'amortis le choc en souplesse mais laissait voir une première faiblesse dans laquelle ce gros lourdaud pourrait s'engouffrer façon bulldozer. Le match se poursuivait en brutalité, je ne cessais d'asticoter mon adversaire pour le rendre fou furieux, à la septième minute de match, il finit par me choper par les aisselles et m'envoyer voler par-dessus les cordes, c'était le moment ! Je chutais lourdement sur les barricades en hurlant intérieurement : « LIBERTEEEEEEEEEEEE », le choc fut plus brutal que prévu et la vipère se battit contre moi pour aller se venger, elle ne supportait plus ma passivité face aux attaques de Paul et je la réprimais au prix d'un violent effort de volonté avant de me rouler par terre en hurlant de douleur. L'arbitre se précipita vers moi tandis que Show hurlait que je simulais, bien décidé à continuer ce match mais l'arbitre fit le X de la blessure et fit sonner la cloche. Je quittais alors l'arène en maintenant mon bras blessé, laissant pendre tristement mon épaule et dirigeais mes pas vers l'infirmerie, une mimique de douleur intense plaquée sur le visage.
J'avais eu Randy au téléphone quelques minutes auparavant pour revoir les dernières lignes de notre plan et m'assurer que la tête brulée qu'il est n'allait pas faire une connerie, tout était millimétré alors s'il faisait ne serait-ce qu'un écart tout pouvait basculer. J'étais devant la télé attendant son match avec un nœud au bide, comme une prémonition je savais que tout n'allait pas se produire comme prévu, mon instinct ne m'avait jamais trompé et cette fois encore j'étais sûr qu'il avait raison. Son match arriva il affrontait le Big Show rien que ça, décidément McMahon le mettait dans toutes les situations dangereuses possibles pour se faire un max de tunes, je souris car après ce match ce cher Big Boss allait s'arracher les implants qui lui servaient de cheveux et friser la crise cardiaque. Quand Randy apparut je le regardais attentivement et je vis de suite le changement, il affichait une assurance et un côté taquin qui ne me plaisait pas, il voulait jouer sachant qu'à la fin de cette soirée, il aurait ce qu'il veut et que son patron allait péter une durite. Alors que le match avait commencé il prenait tous les risques, je le voyais provoquer verbalement son adversaire pour l'amener là où c'était prévu, mais son sourire en disait long, il jouait trop, beaucoup trop et la blessure factice risquait de se transformer en blessure réelle, quel couillon quand il s'y mettait celui-là, mon plan était parfait dans les moindres détails, le suivre à la lettre amenait le succès garanti, et là Mr improvisait pour le fun, son côté foldingue et irréfléchi me foutait les nerfs j'allais devoir aussi bossé cet élément avec lui, son insouciance devait disparaitre. Il devra apprendre la maîtrise, le contrôle pour devenir attentif et réfléchi, une fois qu'il aura assimilé tout ça il sera le grand Champion qu'il veut être mais pas avant, je devais faire d'un provocateur, un sage, j'allais avoir du boulot moi, entre mes entrainements, ses entrainements, mes matchs et le reste de sa formation j'allais finir sur les rotules! Le temps passa et la Vipère apparut par intermittence, augmentant le danger, les risques étaient multiplié par 3, j'étais inquiet et peu rassuré devant ce spectacle, Ran', pas si fort! Pensais-je, fais gaffe merde arrête tes conneries. Le moment arriva et Show expédia Randy dans la barricade, la caméra était sur Randy, enfin sur la Vipère mais elle ne fut pas longtemps en contrôle, Randy réapparut très vite et j'en fus soulagé, il l'avait maîtrisé rapidement et continua le plan, il se roulait par terre tenant son épaule comme prévu. Cette partie du plan était fini, mais il allait m'entendre c'était certain, pour avoir était blessé moi-même à cet endroit je savais que le choc avait laissé des traces, surtout compte tenu de sa faiblesse de l'épaule, s'il m'avait écouté et suivi il aurait été libre et sans bobo, pourquoi j'étais surpris moi c'était du Randy tout craché, il allait me faire avoir des cheveux blancs avant l'âge. Quand Randy quitta l'aréna, je coupais la télé, restait plus qu'à réceptionner le colis dans quelques heures et de commencer à vieillir à vitesse grand V, ma période calme prenait fin, celle de la tension et des conneries prenait quant à elle la ligne de départ.
J'entrais dans l'infirmerie en faisant mine d'être très énervé en plus de souffrir le martyr, je n'étais pas réputé pour être un patient facile, les médecins ne me voyaient pour ainsi dire jamais, les rares fois où ils m'avaient attrapé étaient quand je n'étais plus en mesure de courir loin d'eux sauf que cette fois, j'avais besoin du concours de l'un deux et ils étaient trois dans la salle de soin. Je jetais un regard mauvais aux intrus ainsi qu'à Field pour ne pas éveiller les soupçons et ils tressaillirent en tentant de se faire tout petit, la vipère ricana intérieurement et moi aussi, j'adorais les effrayer !
Timidement, l'un des intrus s'approcha pour s'occuper de moi, je le dégageais nerveusement en disant d'un ton brusque :
- J'ai pas besoin de soin, un cachet pour la douleur et ça ira !
- Il faut qu'on t'examine avant Randy, on ne peut pas prendre le risque de laisser passer une blessure grave.
- J'ai dit non.
- Randy, allez, laisse-nous faire notre boulot bon sang !
Je continuais à me montrer si ingérable que Field intervenu :
- Laissez, les gars, je m'en occupe, allez vous prendre un café, je l'examine et je ferais le rapport.
- Tu es sûr que c'est prudent Field ? On peut pas le laisser seul avec toi.
- Il va pas me manger, je suis sûr qu'il a rempli son estomac avant de monter sur le ring, d'ailleurs, je suis pas tellement comestible.
- Avarié plutôt ! Répondis-je avec une moue colérique.
Field repoussa ses collègues à l'extérieur et referma la porte derrière eux avant de revenir vers moi. Je quittais aussitôt ma mine revêche, plus que quelques minutes et à moi la liberté !
L'homme s'avança vers mon épaule blessée, je le regardais faire interdit, à quoi il jouait ?
- Ça va doc, je n'ai rien vous le savez non ?
- Laisse-moi vérifier quand même !
- Vous déconnez non ? On est pas là pour ça, on s'en tient au plan !
- Le plan ? Il me semble que tu ne l'as pas très bien respecté toi non plus !
- Quoi ?
- Ben m'a expliqué ce que tu étais SENSE faire, on en est assez loin non ?
- Euh… Oui, bon, je suis arrivé au même résultat c'est l'essentiel non ?
- Sortir sur blessure oui, mais pas sortir en étant blessé, y a une sacrée marge, Ben ne va pas être content !
- J'en fais mon affaire ça !
- Fais donc, je préfère ma place à la tienne !
- Très amusant.
- Bon maintenant tu me montres cette épaule ?
- Field, elle va bien ok ?
- Tu veux ton papier, non ? Parce que je ne signerais rien avant d'avoir vérifié par moi-même.
- Je comprends pourquoi Ben vous a choisi vous et pas un autre, vous êtes aussi emmerdeur et borné que lui !
- Je prends ça pour un compliment !
Field vérifia mon épaule avec une moue contrariée, bon ok, j'avais peut-être légèrement exagéré le côté: " j'ai rien du tout" mais bon, j'allais m'en remettre, c'était rien ça, j'avais connu bien pire !
Field me posa une écharpe, pour la crédibilité selon lui et en profita pour m'injecter un anti-douleur dans l'épaule, je le fusillais du regard mais il se contenta de hausser les épaules en disant :
Tu me remercieras quand tu seras coincé pendant 7H dans l'avion. Bon maintenant, tu me fais ton plus beau cri de douleur assorti de son chapelet d'injures made in Orton pour les curieux et on file.
On appliqua donc le reste du plan avant de quitter la salle, je repris aussitôt mon air meurtrier et Field annonça à ses collègues au passage :
- Epaule déboîtée, déchirure des ligaments, je l'emmène à l'hosto pour vérifier, prévenez Vince, Orton est hors-jeu pour un bout de temps !
Une fois hors du stade, Field me conduisit à l'aéroport directement, à mes questions pour l'hôpital, il m'affirma que tout était prévu là-bas aussi, les papiers et les fausses radios seraient prêtes à son arrivée à l'hôpital après son détour par l'aéroport, il n'aurait plus qu'à les présenter à Vince et je souris en me disant que Ben était encore plus diabolique que moi ! Le grand pontife allait se mordre les doigts du mauvais tour qu'il nous avait joué à l'interview !
Arrivés devant l'aéroport, je remerciais Field qui me sourit en me lançant un: « Bonne chance tu en auras besoin et passe le bonjour à Benjamin », puis je saisis mon sac et rejoignis mon guichet d'embarquement, j'étais libre enfin ça y été après tout ce temps pendant lequel j'avais sombré jusqu'à son appel décisif, je pouvais enfin voir le bout du tunnel. J'étais en route vers mon destin et je repensais à l'avertissement de Field, j'allais à coup sûr me faire taper sur les doigts dès que Ben me verrais, mais peu importe j'étais heureux, j'étais enfin heureux.
L'avion de Randy avait atterrit depuis vingt minutes, il n'allait plus tarder à apparaître désormais, je l'attendais à la sortie de sa porte de débarquement, en retrait de la foule pour ne pas me faire reconnaître, pas avec lui surtout mais Randy était lui aussi venu en mode incognito, il passait totalement inaperçu sauf pour moi qui avait immédiatement ressenti sa présence, il en fut de même pour lui vue sa façon de se tourner immédiatement vers moi alors qu'il n'avait pas encore pu me voir, il me salua d'un signe de tête et vint vers moi.
- C'était quoi ça, je t'avais dit de simuler pas de vraiment te blesser non mais c'est pas vrai ça !
- Ben quoi c'était crédible au moins, et je suis pas blessé, c'est l'essentiel non?
- Pas blessé encore heureux je suis ton nouvel entraîneur pas ton infirmière et ne me sors pas une connerie, je suis furieux !
- Pourtant la petit blouse blanche t'irait bien... et puis furieux, laisse-moi en douter, tu n'as pas tes beaux yeux noirs de démon !
- Tu la joues comme ça hein? Je te réserve une surprise de mon cru et je te garantis que ton sourire de minet va vite disparaitre.
- Ah? Tu m'intrigues là, dis-m'en plus !
- Camping sauvage tu connais ? J'espère que dormir à la belle étoile te pose pas de problèmes !
- Très drôle Ben, tu crois quand même pas que je suis parti sans ma tente, avec un loubard comme toi, faut s'attendre à tout, surtout au pire.
- Tu m'as pas bien compris pas de tente mon petit gars, tu veux jouer, on va jouer mais tu vas pas apprécier l'expérience !
- Tu kiffes ça hein! Le pouvoir que tu croies avoir sur moi pas vrai?
- C'est pas une question de pouvoir c'est une question d'écoute et de respect des règles, s'il faut que j'en passe par là pour que tu comprennes, je le ferais. J'oubliais un détail pendant que tu te gèleras le cul moi je serais confortablement coucher bien au chaud dans mon lit !
- Quoi, je les ai respecté tes fichues règles, j'ai suivi ton plan à la lettre, non? Tu vois, tout neuf, même pas mal.
Je m'approchais de lui et posais ma main sur son épaule touchée, d'abord légèrement avant de commencer à serrer sans brutalité, Randy lutta pour me dissimuler sa douleur, sans grand succès et je le lâchais en disant :
- C'est sûr t'as pas mal du tout, je te le dis de suite si tu te plies pas à mes règles je refous ton cul dans le 1er avion et tu rentreras chez toi la finir ta convalescence avant de retourner dans ton entreprise sans avoir rien acquis c'est clair là?
- Très clair monsieur.
Randy me salua à la façon militaire, on sentait très clairement l'ironie derrière son geste mais il semblait avoir compris ce que je lui avais dit.
- Putain, je regrette déjà d'avoir accepté.
Randy ne répondit rien, il avait fait le pitre jusqu'ici pour m'emmerder mais aussi se donner une contenance, il était chez moi désormais, la situation devait le mettre assez mal à l'aise et je comprenais sa tentative mais j'étais bien trop énervé après lui d'avoir provoqué Show jusqu'à être presque blessé pour de bon. Il se tenait silencieux désormais à côté de moi, il refusait de croiser mon regard mais je sentais sa peine à ma réplique, il se sentait de nouveau rejeté et vu la tension qu'il dégageait, il était prêt à partir au moindre signe de ma part lui montrant qu'il était de trop, j'inspirais profondément pour lui répondre. Je sentais que cette histoire allait être plus compliquée encore que prévue !
- Désolé Ran mais voir que tu es blessé me fous les nerfs, c'était pas le plan de base et j'aime pas que tu aies risqué ta santé bêtement !
- Excuse-moi Ben, tu as raison, j'ai merdé, je suis désolé.
- Ok pour cette fois mais à l'avenir ne me refais plus ça !
- C'est promis, je ferais gaffe.
- J'ai déjà entendu ça avant, maintenant prouve-le-moi
Randy hocha la tête avec sérieux, il tenait son bagage à la main, il voyageait léger, j'approuvais ça, même si là il avait fait très léger, comme s'il était déjà prêt à partir à la moindre occasion, je l'orientais vers la sortie de l'aéroport et nous montâmes dans ma voiture, direction chez moi !
Dans son bureau, Vince fulminait, la blessure de Randy avait déjà fait le tour et les annulations et demandes de remboursement affluaient de toute part, ce qui devait s'avérer comme étant le second show le plus rentable de l'année devenait soudain le plus catastrophique financièrement et l'homme maudissait son ancienne poule aux œufs d'or de tout son cœur, il lui payerait ça au centuple à son retour, foi de MacMahon !
