Chapitre XI

Réponse aux anonymes du chapitre précédent :

Jules : Pour un nouveau rapprochement, peut-être ici, moi seule le sait ! :D Quoiqu'il en soit j'espère que mon envie d'installer les relations lentement ne te fait pas détester ce que j'écris.

La : Tu me rassures sur ce que j'ai dit à Jules, merci !

Illeana : Oui, Malefoy gentil ? Je déteste. Surtout après deux chapitres. Par contre oui, je sais, j'ai fait une fixette sur Ron après avoir vu le clip de Ed Sheeran – Lego House, j'avais remarqué, corrigé mais parfois j'écris en rentrant de soirée quand j'ai encore un peu d'alcool dans le sang et ça affecte mes écrits –'

Elythie : Ne t'inquiètes pas, ils reviendront à Poudlard ! Ne te fait pas de soucis pour ça, c'est juste que j'ai tellement peur de ne pas être à la hauteur des descriptions de J.K. Rowling que je m'éloigne de l'aspect fantastique de Poudlard, mais ça ne durera pas. Merci de ton avis !

Barbara : Après avoir lu une critique acerbe et alcoolisée d'une auteur que j'appréciais, ton commentaire même si tu le trouves peu constructif me fait FORT plaisir ! J

Lauue : Oui, c'est surtout que j'étais jalouse de voir des fanfictions plus mauvaises que la mienne avaient dix fois plus de réponses de lectrices… et depuis que j'ai osé m'exprimer, j'ai vingt commentaires en plus, c'est que vous étiez toutes cachées J

Miss Lilith Samael : Je ne vais pas répondre à ta review si tu étais alcoolisée J Mais si ma fanfiction te plait si peu, je te propose de lire celles de Maitre Padawan qui elles, sont magnifiques. Et si celles-là encore te mettent dans un état proche de la rage à nouveau, remets ton jugement objectif en valeur. Oui, en effet, j'ai pris quelques libertés. Mais ayant vu quelques-uns de tes résumés, je vois que tu aimes aussi imaginer de nouvelles aventures pour les personnages d'Harry Potter. Si jamais c'est seulement les livres de J.K. Rowling que tu aimes lire, en effet, ne lis pas mes fanfictions. De plus il y a des questions que tu poses sur des choses qui sont d'après moi et le reste des reviews, assez claires. Peut-être est-ce l'alcool ?

Miss Lilith Samael : Je ne comprends pas comment tu as pu aimer ce chapitre en le relisant sans alcool. Mais ça me fait plaisir ! J Te souviens-tu au moins des reviews que tu as postées précédemment ? Parce qu'elle était assez agressive, je m'étais sentie déstabilisée et cette fois, elles me font plaisir. Tu es pour le moins étrange ! J Mais après cette review, dans le bon sens du terme. (Très bon choix de chanson !)

Janou: Tu es la première à me parler du couple Harry/Pansy, c'est un couple tout aussi improbable que celui de Drago et Hermione mais je l'affectionne particulièrement.

Cafougnette : Et… tu vas encore être servie !

Oliara : Merci !

Eyliane : Merci ! Je vais essayer de ne pas te décevoir, alors !

Keyria : Eh bien ! ça me fait plaisir ! Comme j'ai répondu à Janou, oui, j'aime beaucoup le couple Harry/Pansy ! Et la relation entre Drago et Hermione s'installe très lentement mais dans la réalité aussi on ne change pas d'opinion sur quelqu'un en un jour. Quoiqu'il en soit, Drago sera loin d'être un gnan-gnan guimauve qu'on lit dans certaines fic.

Liarya, Ylena et Marine51: Les filles, vos pseudos sont trop compliqués ! Je dois vérifier chaque fois trois fois pour savoir si c'est la bonne orthographe ! Et celles au-dessus aussi ! Tant que j'aurai des reviews et par là, la preuve que ça plait à des gens, je continuerai à écrire ! J

Francinette : Saluuut ! :D (Nous sommes donc en rendez-vous !)

Looklook : Eh bien c'est le cas ! Il fallait booster les lectrices visiblement !

Lally : Merci ! J'aime lire qu'on dévore mes histoires ! C'est plaisant !

Tulusito : Oui, ils sont un peu délurés mais je me rappelle des passages très drôles des livres et je me dis qu'ils n'étaient pas si sérieux que ça à la base hein !

Leah : Merci ! J


Chapitre XI: Retour au Foyer

« Il faut jouer pour devenir sérieux »

Aristote

Trois semaines plus tard, les douches d'Hermione étaient devenues une routine, Luna et Pansy faisaient machinalement les gestes pour l'aider, Harry descendait Hermione tous les matins, la déplaçait de gauche à droite pour manger, regarder la télévision, aller aux toilettes,... Terry continuait à prendre en photo tous les bons moments qu'ils vivent ensembles. Pansy avait fini par pardonner à Drago son inhumanité, comme prévu par ce dernier, et ils passaient de plus en plus de temps avec Blaise, tous les trois. Il avait même accepté plusieurs fois de se promener avec Pansy pour aller visiter le petit bois sous la neige. Mais dans le dos de tout le monde Drago vérifiait mine de rien qu'Hermione ne souffrait pas d'une position inconfortable dans le fauteuil, ou bien lui passait un couvert quand Harry oubliait de lui mettre sa table entièrement. Il espérait ainsi prouver à sa meilleure amie qu'il y avait encore quelque chose à sauver chez ce dragon mal-léché. Sans magie il commençait à devenir fou, il ne valait pas plus qu'un moldu musclé. Il se sentait aussi inutile qu'un joueur de football américain dans les films de minettes dont raffolaient les filles du chalet. D'autres personnes agissaient aussi dans le dos des autres au chalet : Pansy et Harry profitaient des quelques moments où ils étaient parfois seuls pour s'embrasser furtivement. Personne n'était encore au courant de leur relation qu'aucun d'eux n'assumait pour l'instant.

Cette après-midi, Hermione était allée retirer ses plâtres, il ne lui resterait que son atèle au genou et elle marcherait en béquilles. Le médecin l'informa qu'elle devrait continuer le traitement antidouleur et qu'après semaine elle s'en passerait si tout allait bien. Quand, à l'hôpital, les pieds d'Hermione touchèrent tous deux le sol, elle eut un sourire jusqu'aux oreilles et remercia chaleureusement le médecin. Le retour au chalet avec Blaine se fit dans la bonne humeur surtout lorsqu'il lui avoua qu'il avait une bonne nouvelle à leur annoncer à tous.

Sous un soleil de plomb, Ron et Chris, le petit-fils de Marguerite jouaient au football sur la plage. Quand Ron- il apprenait seulement depuis trois semaines- perdait, il prenait Chris sur ses épaules faisait semblant de le noyer dans les vagues puissantes de l'Océan. Josh et Naomi, les deux amoureux s'étaient un peu disputer depuis le début des vacances et leur relation avait pris fin d'un commun accord. Depuis, la brune passait son temps avec Ginny, Morgan et Astoria. Elles faisaient tout ensemble, du macramé, de la cueillette, les promenades le long de l'eau. Elles avaient réussi à attraper des crabes grâce aux conseils de Marguerites et ils en dégustaient désormais avant chaque repas en apéritif. Daphné Greengrass, elle, restait cloîtrée dans sa chambre où elle dormait à présent seule.

Astoria Greengrass observait Ron faire une bataille d'eau avec le plus jeune de la maison qui subjuguait chaque élève par ses yeux noirs si rieurs et son sourire radieux. Ils avaient cherché qui pouvait être le père du gamin dans l'école mais personne n'était sûr de rien. Flikwick et Hagrid étaient hors concours vus leurs trop grandes différences avec la taille du garçon. Ils avaient imaginé Rogue, mais Rogue développant des sentiments et avoir un enfant avec une quelconque femme était totalement impossible. Ne restait plus que Dumbeldore -qui était très certainement plus vieux que Marguerite- et Binns, le professeur fantôme dont ils ignoraient la date de la mort mais qui pouvait très bien être décédé après la naissance de Chris. Marguerite et ses cheveux blancs argentés, son visage fin et ses doux yeux bruns verts ne ressemblaient à aucun des professeurs de l'école sauf peut-être Mac Gonagall.

- Morgan, passe-moi le fil bleu clair, s'il te plait ! demanda Ginny qui faisait un bracelet avec les fils de cotons que Marguerite leur avait donné. Elle en avait déjà fait un vert, brun et blanc épais et compliqué pour Harry parce que c'était le même émeraude que ses yeux, un rouge et ocre pour Hermione ainsi qu'un bleu foncé, blanc et rose framboise, et un orange, brun, rouge et blanc. Elle s'en était déjà fait plusieurs de la même couleur et en avait fait trois autres rouge et ocre pour ses amis et Ron en portait un depuis deux jours. Morgan et Astoria aussi s'était fait des bracelets aux couleurs de leurs maisons et en avait confectionnés pour leurs amis. Astoria aurait tellement aimé en offrir un à sa sœur mais celle-ci ne lui adressait même plus la parole.

- Les filles, vous pensez qu'on retournera bientôt à Poudlard ? murmura Ginny, le son de sa voix presque couvert par le bruit des vagues s'écrasant dans le sable.

- J'espère. Mes amis me manquent, lui répondit Astoria en faisant un énième nœud à son bracelet.

- Et moi c'est les cours qui me manquent. Plus on restera en « vacances » plus on devra courir pour rattraper les objectifs avant les examens, bougonna Morgan en tentant d'attacher son bracelet à son propre poignet.

Ginny alluma la station de radio pour leur changer les idées un peu et après un léger grésillement, la vieille radio moldue commença à diffuser une chanson que Ginny reconnut comme celle de Katy Perry qu'Hermione lui avait faite écoutée quelques mois plus tôt, Teenage Dream. Morgan fit mine de danser, toujours assise et Ginny augmenta le son. Ron tourna la tête vers elles et Chris se tortilla pour lui échapper et venir se jeter, tremper dans les bras de Ginny.

- Gin, sauve-moi, ton frère veut me faire manger du poisson direct dans la mer !

Morgan explosa de rire en continuant sa danse idiote et répétant sans cesse les seules paroles qu'elle connaissait de cette chanson.

Ginny serra l'enfant dans ses bras en souriant alors que Ron s'affalait dans le sable à côté d'elle.

- Le premier à la falaise à gagner ! s'exclama Josh en arrivant comme une furie avant de repartir dans l'autre sens.

Ron, Ginny et Astoria se levèrent et le suivirent en courant comme des dératés et Chris prit place dans les bras, même pas encore ouverts, de Megan.

Pour le repas de midi, ils prirent tous place autour de la table et commencèrent à manger les fruits que les filles avaient cueillis le matin, les poissons que le pêcheur du coin leur avait vendus et firent passer ça avec le pain et la limonade que Marguerite avait fait elle-même. Ils commençaient tout doucement à manquer de vivre et les assiettes devenaient plus vite vides.

- Les enfants il y a une grande nouvelle qui vient de m'être annoncée. Vous allez pouvoir retourner dans votre école, leur déclara Marguerite en servant les verres d'eau et de limonade. Demain matin, un professeur viendra nous apporter des Portoloins.

Hermione rentra, tout heureuse, dans le salon du chalet, ses béquilles cliquetant sous ses pas.

- Je suis libre ! s'extasia-t-elle en voyant les mines réjouie de ses collègues.

Drago se leva, énervé pour une raison obscure, et la bouscula en lui lançant perfidement :

- Si avoir un plâtre pour toi c'est être prisonnière alors tu es plus idiote encore que je ne le pensais.

Elle le regarda monter les escaliers, interloquée alors que Pansy lui faisait signe de ne pas se préoccuper de son abruti de meilleur ami.

Hermione alla s'assoir sur le canapé, pensive. Elle regrettera la proximité du corps de Drago quand c'était lui qui la descendait parce qu'Harry dormait parfois jusqu'à ce que le soleil atteigne le zénith. Elle se souviendrait de la fois où, trempés par une tempête de neige qui les avait surpris, Pansy, Drago et Blaise étaient rentré dans le chalet. Pansy et Blaise avait été prendre leurs douches dans les deux salles de bains mais Drago avait attendu patiemment que la douche des garçons se libère, au coin du feu. Hermione était restée seule à attendre le retour de Pansy, préoccupée par la météo pendant leur promenade. Elle était emmitouflée dans une couverture, allongée à moitié sur le canapé. Il s'était débarrassé de son manteau trempé, de son écharpe, de ses gants et de son pantalon. Hermione était troublée par la nonchalance du jeune homme à se trouver en tenue si légère devant une quasi-inconnue. Puis, il était allé préparer deux chocolats chaud à la façon Moldue. Et les avaient merveilleusement réussis. Sans un mot, il en déposa un sur la table devant Hermione.

- C'est pour moi ?

- Non, pour le ministre. Bien sûr que c'est pour toi.

- Merci, Malefoy…

Elle s'empara du récipient chaud à souhait et trempa ses lèvres dans le liquide avec un soupir de contentement.

- Arrête de faire ça.

- Faire quoi ?

- Des gémissements. Je te signale que je n'ai pas baisé depuis que nous sommes ici.

- Charmant, ironisa Hermione en posant la tasse.

- Je t'ai coupé l'appétit ?

- Lequel ? le provoqua-t-elle, espérant qu'il comprendrait l'allusion au sexe.

- Oh, Hermione Granger se dévergonde. Où est l'appareil photo de l'autre givrée de Abbot ?

- Tu penses pouvoir t'en servir ? se moqua la brune.

- Tu me provoque pour quelle raison au juste ? susurra Malefoy en s'asseyant sur le bord du canapé, à la hauteur des hanches de la sorcière. Hanches douloureuses.

Elle gémit de douleur alors qu'il se penchait un peu plus sur son bassin âbimé.

- Tu me fais mal…

- Tu n'assume pas les choses que tu déclenches par tes actes puérils ?

- C'est toi qui es puéril. Je ne faisais que te taquiner.

- Cesse de faire ça aussi alors, Granger, siffla-t-il à une vingtaine de centimètre du visage de la jeune fille.

Il se leva, termina son chocolat et monta les escaliers avant de les redescendre.

- Termine ta tasse, je vais te monter.

- Pardon ? s'écria Hermione en sursautant.

Le regard exaspéré du blond lui mit la puce à l'oreille sur sa mauvaise compréhension.

- Oh, je… Merci !

Elle termina son breuvage et retira la couverture qui l'encerclait. Il se pencha sur elle et la prit délicatement, enfin, moins que les autres fois quand même. Elle entoura son cou de ses bras et sentit d'un seul coup l'odeur délicieusement masculine du garçon. A tout les coups il s'agissait du parfum « Le Mâle » de Jean Paul Gauthier dont elle avait volé l'échantillon à son père pendant les vacances, l'odeur lui imposant un désir de tendresse, de proximité avec un homme, de dimanche sous la couette, de petit déjeuner au lit, de soirée télévisons avec des baiser volés.

- Mais enfin, c'est quoi ton problème ? demanda Drago alors qu'il allait commencer l'ascension des escaliers.

Elle se rendit compte qu'elle avait enfui son visage contre la peau rêche du cou du garçon.

- Oh, pardon…

- Tu manques de quelques choses? grogna Malefoy en l'observant reprendre ses esprits.

- Pas du tout. Merci de t'occuper de moi.

- J'ai l'impression que ce n'est pas de cette façon que tu aimerais que je m'occupe de toi…

Elle allait protester quand il l'appuya doucement contre le mur pour changer sa prise. Elle avait à présent, les jambes de chaque côté du bassin du blond. Elle déglutit pour retrouver sa voix et articula.

- Ne fais rien de ce que tu pourrais regretter, Malefoy.

Il sourit sournoisement et le sang d'Hermione se glaça.

- D'accord.

Il fit semblant de la lâcher et elle resserra sa prise autour de son cou en poussant un cri de goret.

- C'est ma vengeance, informa-t-il froidement avant de commencer à grimper les marches.

Hermione secoua la tête pour supprimer ce souvenir de sa mémoire mais peine perdue. Pansy assise à ses côtés se battait avec Terry pour faire une photo d'elle.

- Les jeunes, on a une nouvelle à vous annoncer qui va certainement vous réjouir…, commença Blaine.

Le lendemain, escorté par Hagrid, les élèves du chalet quittèrent le territoire neutre. Hermione et Harry serrèrent leur géant d'ami dans leur bras, soulagés de revenir enfin dans la réalité. Hagrid avait installé une sorte de remorque à sa moto, rouillée comme un vieux clou et pour les rassurer, Hagrid avait dit aux élèves qu'un moldu Irlandais avait vendu ça à un sorcier du nom de Malbeck qu'il avait rencontré sur le chemin, dans un bar sorcier français. Ce qui ne rassura aucunement Harry et son amie. Ils prirent place en dernier dans le véhicule en faisant toutes leurs prières.

Ron, Megan et Astoria observèrent leur professeur de défense contre les forces du Mal, Tonks et ses cheveux roses, lorsqu'elle leur annonça qu'ils devraient marcher pendant deux kilomètres avec leurs valises pour retourner là où ils avaient transplanner au départ. Que des tasses ébréchées les attendaient dans le sable. Ron était déjà épuisé, rien que d'y penser. Il faisait déjà trente et un degrés, il était huit heures du matin, il n'avait pas envie de marcher sous un tel soleil aussi longtemps… Dommage que les balais ne pouvaient pas voler dans un rayon d'un kilomètre…

Quelques heures après le retour d'Hermione et Harry à Poudlard, le dernier groupe d'élèves transplanna dans la Grande Salle. Hermione aperçut Ginny près d'un piller, dans les bras de Lavande Brown et se précipita vers elle pour faire l'étreindre, handicapée par ses béquilles.

- Que ça fait du bien de te revoir, Ginny ! soupira Hermione en respirant à pleins poumons le parfum que dégageait son amie.

Un mélange de sel, de sable, de fruit… Ron arriva et elle se jeta à son cou à son tour.

- Ron ! Que vous êtes bronzés tous les deux ! Toi aussi Morgan !

- Et toi ! Tu es en … C'est des béquilles ? s'inquiéta Ginny.

Elle sera sa collègue préfète contre elle comme elle put.

- Harry ! s'exclama Ron en courant vers le brun.

- Hermione ! entendit l'intéressée.

C'était Justin qui venait de l'attraper par la taille, faisant tomber ses béquilles. Il la souleva de terre et l'embrassa sur les deux joues tandis que Morgan ramassait ses troisième et quatrième jambes.

- Qu'est-ce que c'est ? interrogea Justin en avisant ce qu'Hermione tenait.

- Vous étiez où, tous ? demanda Hermione en éludant sa question pour le moment.

- Dans les îles Canaries, répondit Ginny. Avec Ron, Megan, Astoria et sa sœur.

- Et moi j'étais dans une ville près de Paris, très charmante. Avec uniquement des Serpentards, bafouilla Justin, semblant gêné. Et toi ?

- Avec Harry, Pansy, Luna, Zabini et Malefoy en Suisse.

- C'est Malefoy qui t'a fait mal ? s'énerva Justin.

- Non, j'ai glissé à cause du verglas sur une pierre. Malefoy m'a même aidée si tu veux tout savoir ! Grâce à l'autorité de Parkinson, d'ailleurs.

- Et c'est douloureux ?

- Plus maintenant, ça fait plus de trois semaines. Vous avez bien décompressé, vous ?

- Pas du tout, j'étais avec Gobe-Planche, l'ancien professeur de soins aux créatures magiques qu'Hagrid remplace ! Elle nous a fait travailler tous les jours, pendant quatre heures minimum ! se plaignit Justin.

- Moi oui ! Avec Astoria et Morgan on a fait du macramé, de la natation et des bains de soleil depuis le début !

- C'était des vacances pour nous ! avoua Morgan en soutenant Justin qui faisait semblant de pleurer.

- Mais on a eu des coups de soleil ! tenta de le rassurer Ginny.

Hermione éclata de rire devant le regard noir de Justin. Parvati vint serrer Ginny dans ses bras et salua les autres, leurs demandant des nouvelles.

- Merlin, vous êtes bronzés, vous !

- Oh, ça va, hein ! rouspéta Justin.

Le directeur commença un énième discours mais celui-ci, empreint d'une profonde tristesse.

- Chers élèves. J'espère que tout c'est bien passé pendant votre exil. Malheureusement, nous avons une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Le professeur Flitwick est décédé lors de l'attaque qui vous a éloigné de Poudlard. Tous les groupes sont heureusement revenu, à cette heure. Nous avons engagé un nouveau professeur pour le cours de Sortilèges et Enchantements. Il s'agit de monsieur Woodenhead qui nous fait la gentillesse de dispenser les cours où il a excellé tout le long de son métier d'Aurors.

Les élèves applaudirent le nouveau professeur qui se levait pour se présenter. Ses cheveux grisonnant sur les côtés n'enlevaient rien au charme qu'il avait du avoir lors de sa jeunesse. Hermione sentit la main de Justin à ses côtés la presser contre lui, comme s'il vérifiait machinalement qu'elle était bien présente et ça la fit sourire.

- Le professeur Chourave ne donnera cours qu'à partir de la semaine prochaine, vous n'aurez donc pas les heures de Botaniques prévues cette semaine.

Il n'y eu même pas d'acclamations. Les élèves étaient simplement soulagés de savoir que leur professeur s'en était remise. Ginny sourit en regardant Justin dont elle avait remarqué la proximité avec Hermione.

- Cette année, vos examens seront repoussé au mois suivant et vous aurez cours un mois de plus pour rattraper le retard que nous avons essuyé pendant les presque deux mois d'absence. Profiter bien de ce repas et de cette nuit pour vous reposer.

La nourriture apparut et Ron, fidèle à lui-même, se jeta sur les brioches et le rôti comme un affamé. Hermione sourit devant ce geste qui lui avait manqué.

- Astoria, tu as l'air épuisée, remarqua Justin en avisant la jeune fille piquer du nez dans son assiette vide.

- Désolée, j'ai dû dormir sur le canapé de la chambre de Ginny et Morgan pendant notre exil…

- Pourquoi cela ? Il n'y avait pas assez de lit ? s'enquit Hermione.

- Si, bien sûr, c'est juste que ma sœur a refusé de partager sa chambre avec moi, dès le premier soir.

- Toujours aussi énervante ?

- Tu n'as pas idée…

Le reste du repas se passa dans la bonne humeur des retrouvailles. Ginny avait obligé Astoria à manger au moins un petit pain avec de la gelée d'orange dessus pour éviter que celle-ci se sente mal plus tard, Justin avait piquer toutes les patates frites d'Hermione à chaque fois qu'elle s'était tournée vers Ron pour lui parler, Morgan s'était presque battue avec Josh pour le dernier steak sauce Sorcière et dans toute cette folie, Pansy avait réussi à tenir la main d'Harry, sous la table, sans que personne ne le remarque. C'était la toute première fois qu'elle osait le toucher entourée d'autres personnes. Et elle n'avait pas besoin de le regarder pour savoir qu'il était aussi rouge qu'elle. Elle avait fini par le lâcher quand Ron c'était tourné vers le Survivant pour lui parler du prochain entrainement de Quidditch.

- Voulez-vous passer du temps avec nous dans notre salle commune ? proposa Morgan après avoir parlé avec Hermione.

- Pourquoi pas, se réjouit Ginny.

- Oh, j'ai des trucs à faire, moi, se désista Justin alors qu'il s'agissait de ses propres appartements.

- Ah… D'accord, fit Hermione, étonnée, en le voyant se lever assez prestement.

Il se penchant cependant, l'embrassa rapidement sur la joue avant de s'en aller.

- Tu sors avec Justin ? souffla Harry en la dévisageant.

- Pas du tout, Harry. Il est simplement très tactile. Et ça ne me dérange pas de l'être avec lui.

Quand chacun eut terminé le repas, la petite troupe monta terminer la soirée dans le salon des préfets de l'aile Est.

- Un peu de musique, ce n'est pas de refus, s'exclama Ginny en mettant en sourdine le tourne-disque sur une chanson calme d'une chanteuse anglaise moldue.

- Merci, Ginny.

- C'est Ginevra, s'il te plait, Hermione, plaisanta la rousse en repensant à Margaret.

- Tu m'expliques ?

Morgan s'affala sur le fauteuil en face de la cheminée, grattant le coup de soleil qui pelait sur son épaule pendant que Ginny se faisait une joie de parler de leur hôte très spéciale.

Harry avait traîné dans les couloirs avec Pansy, de façon à pouvoir l'embrasser, peut-être la dernière fois avant le lendemain.

Quand la porte des préfets se ferma, il l'attira dans une alcôve sombre après avoir bifurqué dans un couloir adjacent et l'embrassa comme si sa vie en dépendait. Elle adorait déjà passer sa main dans ses cheveux en batailles. D'un geste, elle lui enleva ses lunettes et les mit dans la poche de sa robe de sorcière. Elle commença à défaire la cravate d'Harry pour déposer des baisers dans son cou. Mais très vite, elle l'entendit gémir quand sa langue effleura sa peau musquée. Il l'approcha de lui, la serrant de plus en plus fort.

- Pansy…, soupira-t-il en la détachant de lui.

- Tu semblais aimer, ce n'est pas le cas ?

- Si, bien sûr, mais tu vas un peu trop vite, non ?

- Potter, j'ai l'habitude d'aller vite, c'est ça que vous aimez vous, les mecs, non ? ironisa-t-elle en passant ses bras autour de ses épaules.

Mais il se déroba, perplexe.

- « Les gars ? ». Pansy, tu n'es pas juste un coup comme ça, pour moi, pourquoi veux-tu agir de la sorte ?

- Tu veux que j'agisse comment ? Que je joue les vierges effarouchées ? Si tu tiens vraiment à savoir, ça fait longtemps que je ne sais plus comment on joue ce rôle !

Harry recula d'un pas, percutant le fait qu'il avait choisi une des filles les plus faciles de Poudlard. Il n'y avait que le Poudlard Express qui ne lui était pas passé dessus… Pour elle, coucher avec un garçon c'était comme respirer : un acte mécanique. Il remit un semblant d'ordre dans ses cheveux et l'observa le dévisager comme s'il lui avait avoué son homosexualité.

- Tu refuserais de coucher avec moi ce soir, Harry ? demanda-t-elle, hésitante.

- Bien sûr, parce que justement, tu appelles ça coucher.

- Tu appelles ça comment, toi ?

- Faire l'amour, comme les gens qui ont des sentiments.

Pansy ferma les yeux, respirant fort, totalement exaspérée.

- On en reparle demain.

- Pansy, non, on doit en parler maintenant ! Tu ne ressens rien ?

Elle ne répondit pas, s'éloignant pour rejoindre sa salle des préfets dans l'aile Ouest.

- Pansy…, répéta Harry en la regardant s'éloigner, torturé par l'envie de la rejoindre mais respectant son mutisme.

En pénétrant dans sa chambre, Pansy balança toutes les affaires qui jonchaient son bureau, sur le sol. Elle ferma les rideaux d'un coup sec, en sifflant d'exaspération et se jeta sur son lit, attrapant un coussin pour hurler dedans.

- Je déteste les mecs !

Hermione sentait la fatigue la gagner quand elle aperçut Harry entrer dans la pièce.

- Pansy n'était pas avec toi ?

- Elle est rentrée à son dortoir. J'imagine qu'elle a trop mangé, mentit Harry.

- En parlant de ça, je suis vraiment épuisée. Je vais me retirer, si ça ne vous dérange pas, avoua Hermione en se levant.

- Bonne nuit, Hermione, répondit Ron alors qu'elle posait un baiser sonore sur sa joue.

Elle fit de même avec Morgan, Ginny et Astoria et monta dans sa chambre.

Justin était dans le couloir menant aux cachots. Il n'avait pas osé l'avouer à Hermione et les autres mais en fait il avait passé son exil avec Théodore Nott en particulier avec qui il s'était très bien entendu. Grâce à lui, Goyle l'avait laissé tranquille. Il avait passé le mois et demi à faire le mur le soir et à échapper à la vigilance de l'ancien professeur de Soins aux Créatures Magiques pour se promener dans Paris et draguer les jeunes écolières qui ne résistaient pas aux charmes des deux jeunes hommes. Au bout de deux semaines, les jumelles Hestia et Flora Carrow, beaucoup plus jeunes, avaient tentés de les balancer mais Théodore avait su les faire taire, Justin ignorait comment. Il y avait dans le groupe, une petit prétentieuse à moitié Vélane, Alina Katic, qui ne cessait de tourner autour de Théodore Nott de façon exaspérante. Justin avait appris qu'elle faisait partie des filles de sixièmes années qui ne juraient que par Malefoy et qui avaient été prévue comme cadeau de son dernier anniversaire. Alina était élancée, svelte, même, elle avait tout d'un mannequin de l'Est avec ses longs cheveux blonds légèrement ondulés et ses grands yeux bleus. Elle aurait fait une madame Malefoy parfaite, même si son don pour exaspérer les gens était du niveau de compétition. Elle avait été totalement dégoutée de voir qu'un Serpentard pouvait adresser la parole à un élève aussi ordinaire que Justin. Mais après quelques paroles doucereuses, presque vulgaires, à son oreille de la part de Nott, elle avait retrouvé son sourire et était devenue presque tolérante avec le seul non Serpentard de la maison.

- Théo, soupira Justin en le voyant sortir de sa salle commune.

- T'avais peur que ce soit un autre serpent ? se moqua Théodore en le dépassant après avoir frappé dans sa main tendue, pour le saluer.

- A vrai dire oui.

- J'imagine que tu venais me dire que tu voulais oublier notre entente ? continua le plus grand, en ajustant les manches de son pull tout en continuant sa marche vers les escaliers.

- Tu vas où ? demanda Justin étonné de le voir si pressé.

- Dehors.

- Mais, voyons, tu ne peux pas…

- Alors, là, tu me scies ! Justin, tu reprends ton rôle de préfet ?

- Oui, bien sûr. C'est mon poste…

- Dois-je te rappeler toutes les fois où tu as grillé le couvre-feu de la vieille ?

- Ce n'était pas pareil…

Théo se tourna vers lui, arrivé dans le hall.

- Ecoute, j'ai à faire. Dehors. Et tu ne m'empêcheras pas de sortir. Donc, à demain.

- C'est dangereux, Nott, siffla Justin en se plantant devant lui.

- Pas pour moi. Pousse-toi.

Il le poussa sur le côté d'un geste du bras et sortit du château. Justin le regarda refermer la porte sans bouger, sans savoir quoi faire. Si jamais il allait le dénoncer, Théodore Nott lui ferait payer. Et en commençant par le dénoncer lui pour les sorties nocturnes qu'ils avaient fait à Paris… Il finit alors par remonter à son dortoir où il croisa Potter et les autres qui sortaient. Dean Thomas l'attendait pour leur ronde. Et Justin espérait ne pas tomber sur Théodore Nott…

Le lendemain, Hermione était la première levée. Elle passa à l'infirmerie prendre une potion de Pomfresh grâce à laquelle elle serait, d'après l'infirmière, sans béquilles d'ici deux jours. Elle avait été la première élève dans la Grande Salle pour le déjeuner et avait donc commencé à manger en relisant son dernier cours de Métamorphose pour être certaine de tout suivre ce jour-là. Elle grignotait une biscotte pleine de confiture aux fruits rouges quand Justin s'assit devant elle, visiblement très fatigué.

- La ronde a été longue ?

- Oui. On a surpris un couple assez étrange, presque nu…

- Comment ça ?

- Un garçon de sixième et une gamine de troisième à la Tour d'astronomie. Le mec de Gryffondor et la fille de Serpentard. On dirait que cette attaque à vraiment chamboulé beaucoup de choses…

- J'imagine… Mais toi, tu ne m'as pas parlé des Serpentard avec qui tu as passé le séjour…

- Oh, ils m'ont laissé tranquille. On ne s'est pas vraiment parlé, tu sais…

- Tant mieux s'ils ne t'ont pas cherché des noises. C'est beau Paris ?

- Tu n'imagines même pas… Et la nuit, c'est presque magique.

- J'aimerai visiter cette ville un jour. Tu m'y emmèneras ? plaisanta-t-elle.

- Avec plaisir, répondit-il en retrouvant le sourire.

- Bonjour, race inférieure ! s'exclama Pansy en arrivant, un énorme sourire scotché à ses lèvres.

- C'est un salut bien sympathique, si tôt le matin, ironisa Hermione tendit qu'elle lui faisait la bise.

- C'était une bourrade, Granger.

Elle prit place à ses côtés tandis que la salle se remplissait peu à peu.

- Pansy, tu m'as l'air de bonne humeur !

- Et comment ! elle sourit malicieusement. Hier, Cormac Mac Laggen m'a raccompagnée à mon dortoir et je peux te jurer, qu'il a de quoi se venter. Il est vraiment sexy, sans aucun vêtement…

- Par Merlin, épargne-moi les détails… Tiens, salut Harry !

Le brun salua Hermione en l'embrassant rapidement sur la joue, ainsi que Justin mais continua sa route pour aller prendre place aux cotés d'une jeune Poufsouffle pas très futée qui lui faisait les yeux doux depuis le début de l'année.

Le sourire de Pansy resta tout de même en place, même si intérieurement, elle se voyait arracher les yeux de cocker de cette gamine et les lui faire avaler en purée. Ensuite, elle l'égorgerai en la tenant par les cheveux…

- Pansy, tu penses toujours à Cormac ? Hermione, il va falloir que tu l'essaye, s'il est si doué, plaisanta Justin en rendant Hermione rouge comme une pivoine, prête à s'étouffer avec son toast.

- Oui, que veux-tu, il existe encore des hommes, des vrais, déclara Pansy assez fort, tout en souriant.

Elle se leva après avoir pris deux toasts beurrés auparavant et s'en alla, droite comme un « I », sous les regards étonnés des deux autres préfets.

- Tu sais, elle est bizarre cette gonzesse. J'espère que tu en as conscience, prévint Justin.

- Salut ! fit Ginny en arrivant suivie de Lavande, Luna et Parvati.

- Vous allez bien ? s'enquit Hermione.

Le grognement de Lavande répondit plus fort que les autres.

- Vous commencez par quoi ?

- Eh bien, potions. Avec les Serpentards. Et vous ?

- On a sortilège avec Luna. J'ai hâte de voir comment se débrouille M. Canon.

- Il s'appelle Woodenhead, non ? interrogea Hermione.

- Mais il est canon. Alors, ça sera Mr Canon, soupira rêveusement Parvati.

- Il pourrait être ton père, s'indigna Justin, écœuré.

- N'exagère pas, tout de même…

- C'est franchement bizarre, une fille, pensa Justin tout haut en enfournant une cuillère de yaourt nature dans sa bouche.

Au cours de Potions, Hermione ne cessait de fixer son chaudron. Et si elle ne savait plus en faire ? Et si elle devenait médiocre à cause de tout ce temps passé sans pouvoir s'exercer. Pansy à ses côtés marmonnait en lisant les indications sur la découpe des feuilles de sauge magique. Malefoy devant elle avec Seamus ne cessait de jeter des regards noirs à son binôme qui espérait pouvoir l'aider mais qui n'avait pas le droit, ordre de Rogue, de toucher à un seul ingrédient, après avoir fait exploser trois fois le contenu du chaudron au visage du blond.

- Emincés, les champignons, Potter, cracha Rogue d'une voix froide. Et non les tailler grossièrement. Cinq points de moins pour Gryffondor.

Hermione soupira de lassitude devant la sévérité maladive du Maître de Potions.

- Monsieur Goyle, pourquoi ne faîte vous rien pour aider monsieur Potter ?

- Hé bien… Heu… parce que c'est à lui de travailler, il n'est que Gryffondor…

Rogue ferma les yeux pour contenir une insulte.

- Travaillez Goyle, sinon je divise les points de la potion de Potter en deux, pour vous. Et croyez-moi, ça ne sera pas brillant.

Drago donna un coup de rouleau à aplatir sur la main de Seamus qui tentait de se faufiler jusqu'aux pâtes de poulets séchées.

- Ne touches pas à ça, Finnigan. Ou c'est autre chose que je vais broyer.

Seamus récupéra sa main en geignant et la massa.

- Alors, si jamais ça devient gris-brun, c'est que la sauge était trop épaisse. Alors, il faut vraiment la couper finement. Je pense que deux grammes suffiront.

- Tu me passes le couteau ? demanda Hermione tandis que Pansy déchirait deux feuilles de sauge de la branche devant elle.

- Cette potion de Peur-Panique va me rendre folle, gémit Pansy en lui tendant la poignée du couteau aiguisé. Au fait, tu…

- Parkinson, Granger, je suis ravi de cette amitié hors du commun entre vos deux maisons, articula tacitement le vieux grincheux, mais pourriez-vous toutefois me faire l'extrême plaisir de vous aimer en silence ?

Pansy sourit au mot plaisir et Hermione l'aperçut du coin de l'œil. Elle sentit elle-même un rire lui chatouiller le nez.

- Alors, je vous divertis, c'est bien ça, mesdemoiselles ?

- Non, professeur, osa Hermione, rouge de gêne.

- Oui, professeur, rétorqua Pansy, un sourire mauvais sur les lèvres.

Le professeur pinça ses lèvres déjà trop fine et après un regard terriblement mauvais lui répondit.

- Vous viendrez toutes les deux rire dans mon bureau ce soir, en retenue. On verra si je serai toujours aussi amusant à vos yeux.

Pansy ne sut réprimer un rire qu'Hermione ne comprenait vraiment pas. Certes, Rogue était risible mais certainement pas à ce point là…

Et Pansy ne se calmait pas. Et son rire incontrôlable commença à sonner bizarre aux oreilles d'Hermione. Elle la vit porter les mains à son visage pour étouffer le bruit, sous le regard courroucé de Rogue dont le visage avait pris à un moment, des traits inquiets. Du moins, c'est ce qu'Hermione cru voir.

- Pansy ? s'inquiéta Drago.

- Emmenez-là dehors, Granger.

- Oui, monsieur.

Elle tira son amie par le bras et passa la porte.

Dans le couloir, Pansy glissa contre le mur, mais ses mains étaient mouillées. Elle pleurait.

- Pansy, que se passe-t-il ?

- On aurait dit une proposition indécente, ça m'a fait rire, c'est tout, répondit Pansy en essuyant ses larmes.

- Pansy, tu ris vraiment ?

- Oui.

Mais Hermione réussi à entrevoir son visage. Baigné de larmes. Elle pleurait à présent, mais de tristesse.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Ça ne te regarde pas, Granger.

- Je pensais que nous étions amies…

- Je ne peux pas tout te dire. Tu ne me croirais pas.

- Dis-moi, Pansy, je pourrai peut-être t'aider.

Pansy s'arrêta de pleurer peu à peu, essuya ses dernières larmes et respira un grand coup après s'être mouchée dans un mouchoir en tissu portant les initiales de son père.

- J'ai… Je… oh, c'est trop difficile. Je t'en parlerai plus tard, quand je serai prête, Hermione. Mais c'est encore trop étrange maintenant… Je te promet de te le dire un jour…

- C'est quelque chose de grave ?

- Quelque chose qui aura certainement des conséquences graves…

Bon, elle avait un peu l'impression d'exagérer en pensant que sa relation avec Potter pouvait avoir des conséquences graves… Mais bon… On avait le sens du tragique ou on ne l'avait pas…

- Rogue ne me dira rien, je vais voir à l'infirmerie si elle sait me faire un mot pour le reste de la matinée. Je me sens vidée…

- Bien.

Hermione rentra dans le cachot pour terminer la préparation de la potion, seule, tandis que Pansy s'éloignait, oubliant son sac à côté de sa chaise.

Pansy n'était pas revenue pour le repas de midi et Harry prit place à coté de Ginny à la table d'Hermione et Astoria. Ron se faufila entre eux, comme à son habitude, les bousculant. Quand Blaise passa derrière Astoria, celle-ci le retint par le bras sans même l'avoir regardé.

- Blaise, j'ai appris que tu avais fait tomber Hermione ?

- Pas du tout, elle s'est fait ça seule !

- Avec ton écharpe !

- Mais enfin, Astoria, ce n'était pas de sa faute.

- Assied-toi à côté de moi pour te faire pardonner.

Il la regarda avec des yeux ronds.

- Tu es sérieuse ?

- Oui. Drago peut même se joindre à nous s'il veut.

- Et Morgan ? demanda Justin en voyant son amie arriver avec Luna et une fille de sa classe.

- Elle se trouvera une autre place, non ?

- Astoria, ce n'est pas la peine de les faire rester ici, la calma Hermione.

- Et puis, Blaise n'a pas d'ordre à recevoir d'une gamine écervelée telle que toi, Greengrass, la cassa Malefoy.

Astoria se leva d'un bon, lui faisant face de tout son mètre cinquante.

- Tu ne saurai même pas toucher mon visage, se moqua Malefoy sans même reculer.

- Je n'ai pas besoin d'arriver si haut, sale prétentieux, siffla la Serpentard.

Mais Malefoy lui attrapa son visage gracile et lui tint un discours de sa voix basse mais froide.

- Tu te rebellerai contre moi, un Malefoy ? Reste à ta place Greengrass, j'ai des contacts, tu le sais bien.

- Tu ne me fais pas peur. Tu n'es pas le roi partout, Drago. Et tu le sais aussi.

Il ne répondit, serrant sa prise plus fort. Elle s'empêcha de gémir de douleur.

- J'espère pour toi qu'il n'y aura pas de marque. Mangemort, persiffla la brune, son regard planté sur les portes de la Grande Salle. Si ça se savait… tu aurais de sérieux problèmes, non ?

- Ne prêche pas le faux pour savoir le vrai. Tu ignores tout ce dont tu parles. Reste sur ton chemin, fillette et n'empiète pas sur le mien.

Les autres à la table les dévisageaient sans entendre leur joute verbale.

- Monsieur Malefoy, lâcher cette jeune fille tout de suite ! ordonna Mac Gonagall en arrivant près d'eux. Cinquante points en moins pour Serpentard et vous irez récurer les chaudrons du professeur Rogue ce soir !

Hermione écrasa son visage dans ses mains, dépitée.

Le soir, après le repas, Hermione et Pansy se rejoignirent pour descendre ensemble aux cachots. Pansy voulait éviter les questions de Malefoy sur son comportement au premier cours mais d'après Hermione, c'était raté vus qu'il était collé avec elles. Quand elles arrivèrent, Malefoy se tenait tout droit, face à Rogue, un air énervé sur le visage.

- Vous voilà enfin. Je n'aime vraiment pas vous voir ensemble, cette amitié me révulse. Une Serpentard avec une Gryffondor, grogna Rogue pour lui-même en avançant vers les armoires à chaudrons lorsque Pansy entra dans la classe après Hermione. Tout est ici. Vous récurerez jusqu'à l'heure du couvre-feu. Vos rondes de préfets ont été reprises par vos collègues. Vous pouvez me remercier de les avoir contactés.

Il eut un blanc où chacun se regardait, l'air de dire : « en quoi devons-nous le remercier de nous avoir mis en retenue ? », mais Hermione finit tout de même par ouvrir la bouche et le remercia pour sa délicate attention.

- Bien, allez-y, bande de fainéants.

Pendant deux heures, ils frottèrent, grattèrent, savonnèrent les chaudrons dégoutant dont ils soupçonnaient Rogue de les salir lui-même exprès. Rogue leur avait confisqué leurs baguettes, bien entendu, pour être certain qu'aucun sort ne leur vienne en aide.

- Bien, vous pouvez tout ranger. En vitesse, ordonna l'homme aux cheveux gras.

Ceux d'Hermione étaient encore plus hirsutes que d'habitude. Elle était affalée sur le sol, ses deux béquilles à coté d'elle, soufflant sous la chaleur de sa robe de sorcière. Dès qu'elle sortirait de cette classe, elle la retirerait… Malefoy ne cessait de regarder son parrain d'un œil noir et Pansy, elle, grimaçait chaque fois qu'une vieille croûte de potions se décollait. Ils s'arrêtèrent tous et empilèrent les chaudrons propres et ceux encore sales, et Drago et Pansy les rangèrent. Pansy aida ensuite Hermione à se relever et elles sortirent ensemble de la salle, Malefoy les suivant de peu.

Une fois dans le couloir, Hermione demanda à Pansy de tenir ses béquilles pour retirer sa robe de sorciers. Elle se dévêtit donc, se retrouvant avec son jean slim et un débardeur large blanc avec la dentelle au col qu'elle avait revêtit avant le repas. Drago, derrière elle déglutit. Avec ses hanches maigres et ses épaules presque osseuse elle était tout de même une fille. C'est-à-dire, encore une fois, quelque chose qu'il n'avait plus eu depuis longtemps entre les mains. Par Salazar, cette fille était énervante de se mettre quasiment nue trois fois par jour ! Oui, quasiment nue. Voir ses bras, c'était déjà trop pour un homme en manque de relations sexuelles. Arrivés dans le couloir du deuxième étage, Pansy partit de son côté en donnant la robe de sorcière d'Hermione à Drago. Ils marchèrent donc à deux vers leurs dortoirs, sans un mot. Hermione était gênée de ce silence pesant. Et Drago qui dégageait tant de froideur à ses côtés la glaçait.

- Pourquoi t'en es-tu pris à Astoria, tout à l'heure ? fini par demander la brune.

- En quoi cela te regarde ? Tu es dérangée parce qu'il y a une chose que tu ne connais pas ? attaqua Malefoy.

- C'est ton amie, il me semble.

- Je n'ai que deux amis, Granger. Et Astoria n'en fait pas partie.

- Tu as un cercle très fermé, dis-moi.

- Tu espérais pouvoir y entrer ? Eh bien, tu n'as aucune chance.

Il observa sa réaction mais rien ne vint. Elle se contentait d'avancer. Et maintenant à sa hauteur, il pouvait voir le dessus de ses seins se contracter quand elle avançait ses béquilles pour y prendre appui.

- Arrête de faire ça, siffla-t-il entre ses dents.

- Faire quoi ? s'étonna Hermione en regardant ses mains au cas où elle ne s'était pas rendue compte que celles-ci lui faisait un doigt d'honneur.

- D'avancer. Avec tes… seins.

Elle éclata de rire sans avoir compris où il voulait en venir.

- Malefoy, tu as des drôles d'images en tête ! se moqua la Gryffondor en recommençant à marcher.

Mais elle ne sut le faire longtemps. Il se posta devant elle, tremblant de fureur.

- Rhabille-toi, Granger.

- Mais enfin, Malefoy, je ne vois pas de quoi tu parles, on ne voit que mon cou et mes bras !

- C'est déjà de trop !

- Dois-je comprendre que la vue de mon anatomie te rend fou ? susurra Hermione en plantant son regard dans le sien.

- Pas du tout.

Elle sourit, sachant très bien qu'il mentait. Elle avait commencé à se rendre compte de son regard sur elle quand il était derrière elle, alors même qu'elle ne faisait rien.

- Comment pourrais-je avoir envie de voir l'anatomie d'une serpillère à tête de brosse ?

Elle vit rouge tout d'un coup et appuya sur son pied avec sa béquille, de toutes ses forces.

- Tu sais ce qu'elle te dit, la serpillère, connard ? s'énerva Hermione en appuyant encore plus fort.

Drago grimaça de douleur et réussi à retirer son pied.

- Va te faire foutre, Malefoy, articula la jeune fille en voulant s'éloigner.

Il sourit à l'entente de cette phrase. Oh oui, il avait envie d'aller se faire foutre, mais avec une fille. Et en particulier une fille qui donnait l'impression d'avoir des seins bien dur même si peu développé. Elle perdit sa hargne en le voyant approcher avec ce même sourire mauvais que la dernière soirée au chalet. Elle recula d'un pas sans le perdre du regard.

- Tu essayes de m'intimider ?

- Est-ce que ça marche ? souffla-t-il à quelques centimètres d'elle.

- Si jamais tu me fais du mal, sache que je n'hésiterai pas à prévenir le directeur.

- Qu'est-ce qui te dis que ça te fera mal ?

Il sourit et tenta de poser ses lèvres sur les siennes mais elle tourna la tête. Il attrappa son visage comme il l'avait fait avec Astoria, ce qui déclencha une vague de panique chez la jeune fille.

- Lâche-moi ! ordonna-t-elle en faisant tomber une béquille pour le pousser.

Il la recula contre un mur et l'y appuya.

- Tu n'en as pas envie, Granger ? Vraiment ?

Il réitéra son geste vers ses lèvres et cette fois, complètement coincée, Hermione ne put que sentir les lèvres du garçon contre les siennes. Et à son grand damne, elle ressentit son estomac se serrer, comme si elle y prenait du plaisir. Il posait et reposait ses lèvres sur les siennes, fortement mais pas violemment. Il caressa furtivement sa lèvre inférieure avec sa langue et celle d'Hermione sortit la rejoindre contre le gré de sa propriétaire. Leurs langues se caressaient mais aucun d'eux ne se touchaient autre part. Leurs bouches scellées étaient leur seuls point de contact puisque les mains de Drago qui l'avaient lâchées dès qu'elle avait commencé à répondre. Il n'y croyait pas lui-même. Il avait craqué. Il avait commencé à embrasse l'horripilante Granger et elle lui répondait avec douceur mais aucune timidité. Il sentit alors un mordillement sur sa lèvre inférieure et sourit. Elle embrassait assez bien pour une Sang-de –Bourbe. Il l'embrassa plus fort et elle répondit avec tout autant de violence, comme si elle refusait de se laisser dominer. Il posa alors ses mains sur ses hanches, hésitant. Peut-être qu'elle allait prendre peur à ce geste.

Et en effet, elle recula la tête pour mettre fin au baiser et le regarda stupéfiée.

- Qu'est-ce qui t'a pris ? chuchota-t-elle, encore étourdie.

- Un Malefoy obtient toujours ce qu'il veut. Et ce soir j'avais envie d'embrasser une fille. Je n'avais que toi sous la main.

- Tu es vraiment un gros…

- Oui, je sais, la coupa-t-il en souriant cruellement.

Et il s'en alla vers les dortoirs, l'obligeant à ramasser ses béquilles seule. Elle mit quelques secondes à reprendre ses esprits et se pencha pour les ramasser en tentant de garder l'équilibre sur une jambe.

- Un gros connard, murmura-t-elle entre ses dents.

Lorsque le réveil d'Hermione sonna le lendemain, elle enfui son visage dans ses oreillers. Elle refusait d'aller en cours. Pas avec ce que ce gros con de Malefoy risquait de raconter à l'école entière. Elle soupira quand elle entendit des coups frappés à la porte.

- C'est qui ? aboya-t-elle.

- Heu… Morgan…

- Entre.

Hermione leva le sort de verrouillage de la porte et vit entrer sa compagne d'appartement.

- Je voulais te demander si tu pouvais me preter ta potion pour diminuer le volume des cheveux…

- Je n'en ai pas refait, ça se voit d'ailleurs, grogna la brune en montrant sa chevelure plus que désordonnée. Mais tu n'en as pas besoin, toi…

Elle avisa Morgan qui commençait alors à défaire l'élastique qui retenait sa chevelure blonde et habituellement lisse. Cette fois, elle ressemblait à une crinière frisée et abîmée.

- Comment as-tu fais ça ?

- J'ai été… à un rendez-vous hier soir avec… un garçon de Serdaigle. Enfin, c'est ce que je pensais. En fait, c'était un canular, les filles avec qui je restais avant et Lisa Turpin, la meneuse avait piégé le bouquet de fleur déposé dans un fauteuil de la Tour d'Astronomie. Quand j'ai voulu sentir leur parfum, elles ont explosés à mon visage, et voilà… ça a donné ça à mes cheveux… J'ai voulu t'en parler hier mais tu n'étais pas encore revenue de ta retenue…

- Oh, Morgan, je suis désolée. Je vais arranger ça. Demande à Justin d'aller nous chercher de quoi déjeuner, je te prépare une potion d'ici trente minutes. Lorsque tu arriveras en cours, les autres ne verront plus rien.

Hermione se leva et alla dans la salle commune pour faire chauffer un chaudron avec de l'eau. Elle attrapa tous les ingrédients dans son armoire tandis que Justin partait à la Grande Salle pour ramener des toasts et des yaourts.

- Granger, qu'est-ce que tu fiches ? gronda Malefoy en descendant les escaliers de sa chambre et en la voyant s'affairer sur un chaudron dans l'âtre de la cheminée de la salle commune.

Puis il tourna son regard vers Morgan qui tentait de cacher ses cheveux avec ses bras, terriblement gênée.

- Oh, par Salazar, souffla Drago. Tu as voulu battre la folie capillaire de Granger, Jones ?

- Pas du tout, des idiotes de Serdaigle l'ont piégée. Elle a reçu un sort.

- Eh bien, c'est méchant une Serdaigle. Je m'en souviendrai à l'avenir, quand je briserai le cœur d'une des leur.

Hermione rougit au souvenir du baiser impromptu de la veille et se focalisa sur sa préparation. Morgan prit place dans le fauteuil et tenta de coiffer une mèche de cheveux vers le bas, sans succès.

- Et tu fais quoi, Miss-Je-Sais-Tout ? demanda le blond.

- Une potion pour éviter que des idiots comme toi se moquent d'elle.

Elle trancha une racine de cocotier dans le sens de la longueur et la lança dans le chaudron. Il tourna les talons et sortit pour aller déjeuner.

Le lendemain soir arrivé, les cheveux de Morgan étaient redevenus presque normaux. Hermione et elle faisaient leurs devoirs tandis que Justin ayant terminé sa rédaction sur les Sortilèges de Confusions pour leur nouveau professeur Woodenhead, faisait un massage à Hermione pendant qu'elle gémissait de bien être tout en écrivant.

- C'est presque indécent, les bruits qui traversent tes lèvres quand je te masse, se moqua le jeune homme.

- Désolée, je vais être plus calme, sourit-elle en posant sa main sur celle de Justin.

Justin eut un sourire presque Malefoyen et lui sussura à l'oreille.

- Je serais ravie de te faire gémir en d'autres circonstances…

Elle se retourna, outrée tandis qu'il éclatait de rire.

- Granger. C'est notre tour de ronde ce soir, puisqu'on ne l'a pas fait hier.

- J'arrive.

Elle passa rapidement un gilet gris sur son débardeur noir moulant et y épingla son insigne de préfète.

- Malefoy, ne t'avises pas de la mettre dans un état proche de la démence à nouveau, le prévins Justin en faisant allusion à leur dernière ronde qui avait mal tourné.

Le Serpentard ne répondit pas et haussa les épaules, s'en fichant totalement de son avis à ce dégénéré de Poufsouffle. Il passa la porte suivit par Hermione qui n'avait plus besoin de ses béquilles. Après quelques minutes à se promener dans les couloirs Est, ils monteraient vers la Tour d'Astronomie qu'ils savaient certainement occupée par un couple, comme Justin les avaient prévenus de l'utilisation de cet endroit depuis leur retour.

Harry avait été chercher Pansy pour discuter avec elle de leur altercation dernière. Il attendit patiemment que celle-ci daigne sortir de sa salle commune préfectorale et ils se dirigèrent ensemble vers la Tour d'Astronomie pour pouvoir discuter en paix.

- Pansy, je suis vraiment désolé de m'être emporté. Mais j refuse d'être un gars qui passe une seule nuit dans ton lit.

Elle soupira, exaspérée de remettre ça sur le tapis.

- Tu sais très bien que je ne suis pas le genre de fille à être la parfaite petite copine timide.

- Je le sais, rigola-t-il en la regardant.

- Tant mieux. Alors je ne vais pas faire la fille qui veut attendre. Avec cette guerre dehors, tu sais, il vaut mieux profiter maintenant de notre jeunesse.

- Et coucher avec n'importe qui n'importe quand ?

- Crois-moi, je ne coucherai jamais avec Goyle ou Crabbe, plaisanta Pansy.

- Je veux que ça soit officiel entre nous.

- Pas question. Pas pour le moment. C'est beaucoup trop dangereux.

- C'est donc ça qui te bloque ? Tu as peur pour nous deux ? s'attendrit Harry.

Elle soupira, excédée.

- Oui. T'es content ? Je ne veux pas qu'on se serve de tout ça contre nous. Harry, je ne suis pas celle qu'il te faut. Tu le sais. Je suis née du mauvais coté. Tout comme Drago. On ne choisira pas notre camp quand les temps se feront durs.

- Je veux que tu combattes à mes cotés, Pansy…

- Tu es affreusement égoïste de me dire ça, Harry… Tu le sais.

- Oui, excuse-moi… Je… Je veux qu'on continue à se voir, jusqu'à ce que ce ne soit plus possible du tout.

- Tais-toi ! J'entends un bruit ! chuchota Pansy en le tirant dans un placard devant les escaliers de la tour.

Ils retinrent leur souffle et tendirent l'oreille.

- Pas de chance, tu ne pourras pas te rincer l'œil ce soir, Granger, se moqua Drago arrivé en haut de la tour.

- De nous deux, on sait qui est le plus pervers, Malefoy, rétorqua Hermione

- Hier, tu en étais bien heureuse, lui lança son co-préfet.

- Je ne te permet pas !

- Oh, ne fais pas la choquée, Granger. Hier, tu en avais envie ! Et la dernière fois au chalet aussi ! Et la fois précédente aussi !

Il s'avançait au fur et à mesure de ses paroles et elle ne reculait pas, le défiant du regard.

- Tu devrais descendre, Granger.

- Pourquoi ?

Elle déglutit face à l'intensité de son regard. Il semblait vouloir la tuer sur place. Elle blêmit en le voyant s'approcher encore plus d'elle mais restait statique.

- Tu le fais expres, n'est-ce pas ? Me chauffer, comme la sale garce que tu es, tu penses que tu pourras changer mon jugement sur les Sang-de-Bourbe si je te regarde ? Tu t'habilles comme si tu étais une femme, mais tu ne l'es pas, Granger ! cria-t-il. Depuis le voyage, tu essayes de te rapprocher de moi, tu étais bien contente que je craque enfin hier, n'est-ce pas ? Moi, l'héritier Malefoy qui fini par poser mes lèvres sur … un déchet tel que toi !

- La ferme Malefoy, s'énerva la brune. Que je m'habille d'une façon où d'une autre n'a rien à voir avec toi ! Je ne me promène pas en jupe raccourcie et énorme décolleté comme les putes que tu aimes te faire ! Tu me préfèrerais nue, j'ai fini par le comprendre mais sache que plus jamais je ne te laisserai me toucher ! J'ai été suffisamment salie par ta bouche venimeuse !

- Ose me dire que tu n'as pas aimé ça !

- Et toi, ose me le dire en face que tu n'as pas eu la trique après que…, commença vulgairement Hermione, choquée elle-même par son langage.

- Après que nous nous soyons embrassés, Granger ! termina Malefoy, dégouté. Même si c'est répugnant, c'est ce qui s'est passé. Et non, je n'ai rien ressentit pendant ce baiser ! C'était comme embrasser un Détraqueur.

- Ah oui ? cracha-t-elle en retirant son gilet. Et voir mes bras, c'est comme voir un Détraqueur ? cracha-t-elle. (elle retira son débardeur, se retrouvant en soutien-gorge devant lui) Et voir mes seins, ça te fait le même effet que le Détraqueur ?

Ce fut au tour de Drago de blêmir.

- Granger, pourquoi tu te déshabilles ? grimaça-t-il.

- Parce que j'en ai marre que tu me regarde dégouté ! J'suis une fille, pas une larve dégoutante ! Et je ne mérite pas toutes les critiques que tu me fais !

Elle remit son débardeur, tout à coup gênée.

- Tu m'énerves, Malefoy. T'es comme tous les autres hommes mais ça m'énerve. Pour toi une fille est soit un objet sexuel soit l'objet de moqueries.

Elle enfila son gilet et le ferma jusqu'au dernier bouton.

- Pour toi je suis une fille coincée, j'espère que cette démonstration de mes formes féminines t'a rassuré, bafouilla-t-elle en descendant les marches de la tour.

Harry et Pansy avaient tout entendu et restaient choqués. Drago et Hermione s'embrasser ? C'était quoi toute cette histoire ? Quand les deux préfets furent à leurs oreilles assez éloignés, ils sortirent de leur cachette et s'observèrent.

- Ils se sont… Ils ont ? C'est vraiment bizarre ! bégaya Harry en passant sa main dans ses cheveux.

- Et nous, c'est bizarre aussi. Non ?

- Nous ? sourit Harry en la fixant.

Elle l'attrapa par le col.

- Ta gueule, Potter, grogna-t-elle avant de plaquer ses lèvres sur celles du brun.

Il l'embrassa alors de toutes ses forces.


Bonjour, bonjour! Je suis désolée de tout ce retard, mais en tant qu'étudiante en études supérieures, je suis en blocus,
je n'ai pas tellement le temps d'écrire en ce moment et ce jusqu'au 19 juin! Je vous fais toutes mes excuses, ce chapitre
est un peu plus grand quand même, pour tenter de vous satisfaire, même si moi-même, je n'en suis pas satisfaite. Bon,
sur ce, j'attends vos réactions, n'oubliez pas que sans elles, je n'écrirai certainement plus cette fanfiction. Que pensez-vous
de Pansy et Harry? C'est nul, comme rapprochement, j'en ai conscience. J'essayerai d'arranger ça dans le prochain chapitre,
je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps :)

Merci pour toutes vos reviews, je les attends avec impatience :)

PS: Désolée pour toutes ces fautes de langage ou d'orthographe, j'écris tard, après huit heures d'étude et j'ai du
mal à me concentrer pour écrire et me relire après. Je vous promet d'améliorer ça pour la suite :)