Ben, alors tu te lèves feignasse, on a un chapitre à présenter hein! Je suis debout Miel par contre toi qu'est-ce que tu fous allonger par terre ? Je cherche mes lentilles! A ton avis? Décidément être à mes pieds te plait hein? Bon relève toi y a du monde mince. Tu vas pas me dire que t'es gêné, tu adores me voir ramper devant toi ! Surtout dans cette tenue d'après ce que j'ai pu remarquer! Oh oui j'adore mais tu oublis qu'on est pas seul et qu'il y a des mineurs, après tout si tu veux finir en taule. Tu viendras me porter des oranges ? Rêve Miel et puis franchement le orange te va pas au teint. Alors comme d'hab je dois être le professionnel dans l'histoire, ce chapitre est donc la suite des mésaventures de mon chéri et oui je suis pour ma part toujours en mode gosse qui s'éclate. Et on dit sur moi que je suis un sale morveux hein ! Moi je dis que c'est profondément injuste là ! Oh le voilà en mode Caliméro c'est trop mimi. J'suis pas mimi ! ( et il aime pas les knackis ! d'ailleurs il est pas 10h) Rooooh lilou, c'est quoi cet humour pourri là ? ( ups, je disparais) Si t'es mimi tout plein allez, arrête de faire ton dur parce qu'après la lecture de ce chapitre tu seras plus crédible Miel ! (pourquoi il l'a déjà été? ) pas plus que toi il me semble, faudra que je te touche deux mots en privé à ce propos d'ailleurs! Bon Randy tu arrêtes de menacer ma Lilou sinon gare à toi et oublies pas que c'est elle qui écrit tes passages. Ouais Miel fait gaffe où tu risques de souvent te retrouver dans des situations difficiles ! (Ils ont raison, j'ai une trèèèèèès grande imagination et j'hésiterais pas à m'en servir!) A trois contre un maintenant? C'est du joli! Déjà qu'à 1 contre 1 il a du mal alors là c'est foutu moi je dis. Attends, toi tu en vaux 15 à toi tout seul aussi et fais pas le fier, avec ce que tu avales chaque jour, faut une usine rien que pour te nourrir ! La bassesse le retour tu es acculé fais-toi une raison. Bon on termine cette conversation en privé et on laisse les lecteurs et lectrices savourer la suite de notre histoire. Allez à la semaine prochaine, Randy ramène ton cul faut qu'on parle. ( ça va chauffer moi je dis t'en pense quoi Lilou?) Moi je dis qu'on les suit, je veux rien rater du spectacle, tu comptes les points ou je m'en charge? On le fait ensemble. Attendez nous les garçonssss. Oui attendez nous! Bisous à vous et on vous tiendra au courant du score la semaine prochaaaaaine!
Alors que Randy avait regagné la maison, j'étais resté un peu sur le ponton, non pas parce j'avais la nécessité de prendre le frais, mais parce que j'aimais ce moment où tout était calme, stagnant, un peu comme si on avait mis sur pause pour pouvoir profiter du moment présent. Un dernier regard serein sur l'horizon et je me retournais, prêt à mon tour à rentrer, je récupérais les affaires qu'il avait laissées non mais sérieux, il me prenait pour sa boniche ou quoi, ça va pas ça, Mr avait fini sa journée, exécuté son pari et il repartait en mode sale gosse, bah voyons allez Ben range les frusques de ton homme, c'était pas sérieux ça. Je regagnais l'entrée, fermais la porte et mis l'alarme en route avant de monter dans la chambre de Randy lui mettre ses vêtements que j'avais pliés, en bon petit mari que j'étais, soigneusement sur son lit avant de regagner ma chambre pour une bonne nuit de sommeil.
Alors que j'étais allongé, j'entendais distinctement la douche signe que Mr prenait tout son temps, après tous les bains qu'il avait pris ce soir, il se tapait le luxe d'une longue douche, c'était abusé quand même sérieusement, à ce rythme-là j'allais lui faire payer la facture de flotte moi. Mon cerveau d'un coup se mit en mode automatique et les images de la fin de soirée déferlèrent devant mes yeux, son striptease qui aurait fait pâlir les plus aguerris, la sensualité qui avait accompagnée chacun de ces mouvements, la lenteur délibérée qu'il avait prise pour voir ma réaction jusqu'au moment où le dernier rempart entre moi et son corps nu atterrit dans un léger bruissement à ses pieds, non de dieu je vous jure sur tout ce que j'ai que j'avais béni ma maitrise parce qu'à ce moment intérieurement j'étais tel un volcan en éruption, mais extérieurement j'avais voulu donner l'image du mec qui était calme, deux poids deux mesures, le volcan contre le glacier. Il avait malgré sa peur, sauté dans le bayou gracieusement et remontais sur le ponton un sourire taquin sur les lèvres, ce sourire qui déclenchait chez moi le duelliste que j'étais et je n'avais pu m'empêcher de tester à mon tour ses nerfs en le séchant amoureusement et sensuellement, ce qui l'avait amené à sauter une 2ème fois pour voir jusque où j'allais aller. J'avais relevé le défi et une fois encore avec toute ma tendresse, ma douceur et mon savoir-faire, je l'avais à nouveau essuyé, cette fois un petit gémissement c'était fait entendre, j'avais souris à ce son, à la vue de son corps qui réagissait à ma touche, et à son regard qui avait pris une teinte de désir l'espace de quelques secondes, nous étions dans un autre monde à ce moment, un monde de sensualité et de gourmandise.
Le moment fut interrompu par Randy qui visiblement cette fois n'avait plus autant de maîtrise qu'il le voulait prétendre, alors il stoppa ce petit duel et rentra à la maison, je l'avais regardé partir mes yeux scotchés sur les parties de son corps qui m'étaient encore visibles et quelles parties hummmm. Le film se stoppa et je revins dans le présent où la douche était toujours en court, ce pourrait-il que mon chéri est un petit souci qui nécessite une prise en charge aussi longue, à cette pensée j'explosa...de rire, bande de pervers. J'étais bien, heureux comme je ne l'avais pas été depuis très longtemps et ça grâce à cet homme, sa présence était un baume au cœur, à mon cœur trop souvent meurtri, il m'apportait énormément et je savourais chaque petit moment avec une gourmandise qui ne semblait pas vouloir prendre fin, je devenais gourmand de nos moments. D'un coup je pris conscience que l'eau était coupée et j'entendis la porte s'ouvrir alors je me levais et me mit dans l'encadrement de ma porte:
- Bah alors chéri il t'en a fallu du temps, t'avais un souci?
- Absolument pas mais j'avoue que la sensation de l'eau chaude était trop forte et j'ai..
- Explosé, je sais, j'ai entendu pas très discret miel, sérieusement la prochaine fois baisse le volume j'ai failli défoncer la porte moi.
- Elle était pas fermée, t'avais qu'à venir rien ne t'en empêchait.
- C'est maintenant que tu le dis, une 2ème douche ça te dis?
- Euh non merci je vais plutôt aller dormir, je suis épuisé !
- J'imagine, enfin la prochaine fois je suis là si t'as besoin d'aide pour ton petit souci, ça me prendra moins longtemps à te faire atteindre les sommets et tu risqueras pas la foulure du poignet !
- Ben j'ai pas...
- Bonne nuit miel, va dormir, on se voit demain.
Je refermais ma porte sur Randy qui semblait dépité de mes paroles, mon pauvre chéri j'avais dit ça pour rire et devant son trouble j'avais persisté, faut dire qu'une légère teinte rouge avait gagné son visage, se pourrait-il que j'ai vu juste, oh Randy vilain garçon, je repartis m'allonger et cette fois je m'endormis facilement.
Je me réveillais de bonne humeur et en pleine forme, je m'habillais sans tarder parce qu'il fallait que j'aille réveiller ma marmotte pour son footing, comme c'était la seule chose qu'il avait à faire, c'était essentiel qu'il ne loupe rien, et puis ça avait aussi pour effet d'évacuer un peu sa frustration de ne pas avoir encore commencé son entrainement. Je longeais doucement le couloir et le calme qui régner m'indiquait clairement qu'il était encore dans les bras de Morphée ou de son croco, ces deux-là étaient devenus inséparables. J'entrais limite sur la pointe des pieds, il était allongé comme la veille sur le ventre tête à demi enfouie sous l'oreiller, je m'approchais et comme la veille je lui caressa doucement la tête pour qu'il émerge, un faible « Encore 5 minutes teu plait » se fit entendre et je rigolais doucement. Il ouvrit doucement les yeux au son de mon rire et me sourit avant de se retourner sur le dos et de se frotter les yeux, ma petite tête endormie n'était pas du matin c'était clair.
- Bonjour miel bien dormi?
- Bonjour très bien merci et toi?
- Parfais comme toujours, bon allez debout ton footing t'attends !
- Une matinée de repos je peux dis?
- Laisse-moi réfléchir!
- C'est bon je me lève de toute façon tu diras non alors.
- Tu me connais trop bien chéri, ça commence à m'inquiéter d'ailleurs !
- Ah oui et c'est que le début sweety attend de voir notre avenir tu vas adoreeeeeeer !
- Je n'en doute pas avec toi à mes côté je suis sûr que je vais plus qu'adorer.
- Oh t'es trop chou, tu sais que je t'aime toi !
- Qui ne le ferais pas. Allez debout l'exhibitionniste ton footing t'attend, par contre pense à mettre des fringues hein faudrait pas que tu allumes les crocos, je veux pas voir les flics venir t'embarquer pour acte de zoophilie moi, les crocos sont une espèce protégée, alors maîtrise tes pulsions !
- Ah ah ah très drôle, je vais me maîtriser promis mon cœur, je voudrais pas te priver de nos petits moments intimes.
- Heureusement parce que sinon il me restera plus rien moi, et tu sais comme je suis dingue de toi.
- Qui ne le ferait pas hein?
- Tu veux un nombre précis, une liste détaillée, parce que je peux te rendre service tu sais, je ferais n'importe quoi pour toi amour de ma life.
- Connard allez dégage !
- Moi aussi je t'aime, bon allez je vais bosser, moi tchousse miel !
Je sortis de sa chambre avec ce putain de sourire et cette bonne humeur qui ne me quittaient plus, valait mieux pas que mes adversaires me voient comme ça sinon plus personne ne me redouterait dans le métier. Je fonçais dans ma salle faire 1h d'entrainement parce qu'après je devais vite aller faire des courses, nos provisions diminuaient et je n'avais que ce moment pour y aller. Je vis par la fenêtre partir Randy pour son footing et je continuais ma séance calmement, son retard d'entrainement me laissait du temps pour préparer mes combats, par contre quand il sera remis là, il faudra que je revoie mon emploi du temps pour bien tout gérer mais c'était faisable.
Mon entrainement fini, je regagnais ma chambre pour prendre ma douche, alors que j'étais sous le jet, j'ouvris grand les yeux, C'est pas vrai l'enflure, là devant mes yeux à la place de mon gel douche se trouvait une bouteille de gel douche au monoï, il avait osé l'enfoiré, il m'avait vidé mon gel transformant ma salle de bain en soirée mousse pour se venger comme un gamin et là il avait recommencé ses conneries, d'accord Miel tu la joues comme ça on va jouer, eh oui rebelote mon côté joueur était de retour et ce petit événement n'allait pas rester sans conséquences. Je me douchais malgré tout, sorti et m'essuyais avant de m'habiller, une fois fait je pris le temps d'exercer ma vengeance, chose qui allait encore une fois lui faire péter sa durite, il faisait ressortir le meilleur de moi décidément. Une fois mon larcin exécuté, je descendis faire le petit déjeuner, parce que soyons honnête si je ne le faisais pas il allait encore une fois rien manger et je n'aimais pas ça, il grillait pas mal de calories pendant sa course et il fallait bien les remplacer, ne pas manger était mauvais, comme lui le faisait pour moi je prenais naturellement soin de lui en retour. Le petit déj fini, je mangea vite le mien et regarda l'heure, il allait pas tarder à revenir et je ne voulais pas être là quand il découvrirait mon petit renvoi d'ascenseur, alors je lui laissais une petite note lui indiquant que j'étais partis faire des corses pour pas qu'il s'inquiète et je filais.
Ben était parti faire les courses pendant mon footing comme l'indiquait le mot laissé en évidence sur la table à côté de mon petit-déjeuner, Ben avait pris l'habitude de faire ça chaque fois qu'il devait s'absenter pour que je ne cherche pas après lui, je trouvais ça chou de sa part, même si ça me donnait parfois l'impression d'être sa petite femme hystérique ayant besoin d'être rassurée en permanence, j'explosais de rire devant cette image et m'attaquait avec bon appétit à mon repas, je courrais un peu plus chaque jour et je mangeais également plus, Ben veillait autant sur mon état de forme que sur mon alimentation, il semblait considérer que je ne me nourrissais pas assez, je n'étais pas d'accord à ce sujet mais je n'en disais rien, je mangeais à ma faim, un point c'est tout. Pourtant je ne pus m'empêcher de remarquer qu'il augmentait progressivement mes rations de nourriture au fil des jours, comme si le côté progressif allait m'empêcher de le voir. Je ricanais bêtement une nouvelle fois en m'imaginant lui préparer un repas gargantuesque à son retour et le servir pour qu'il mange tout, sauf qu'il serait bien fichu de le faire rien que pour gagner une nouvelle fois et je m'en voudrais d'être responsable de ses maux de ventre. Une fois le déjeuner avalé et la vaisselle faite, j'entendis le moteur de la voiture de Ben et je sortis le rejoindre pour l'aider à décharger les courses.
Ben me sourit et me tendit les plus petits sacs, je les regroupais dans une seule main et tendit la seconde pour prendre davantage de sacs mais Ben secoua la tête en s'emparant des suivants et nous regagnions la cuisine pour déposer les sacs et aller chercher la suite, cette fois encore, Ben me tendit le sac le moins lourd et me suivit avec deux packs d'eau, quand je revins à la voiture pour m'emparer à mon tour des packs d'eau et de lait, Ben s'interposa en disant :
Laisse chéri, je vais le faire, tu vas te faire mal.
Ça va Ben, j'peux le faire.
Va plutôt ranger les courses dans le frigo, ça m'aiderait plus.
Je hochais la tête en regagnant la cuisine et commençait à déballer les provisions, les triant par catégorie sur la table avant de tout ranger dans le frigo, ok je faisais ça très bien mais j'aurais très bien pu porter les packs moi aussi, ça commençait vraiment à m'énerver qu'il me traite comme un invalide. Je n'étais pas faible, je n'avais pas besoin qu'il me dorlote et me chouchoute comme une petite chose fragile, ça pouvait être agréable, je ne le niais pas mais je n'avais tout simplement pas l'habitude. Je voulais pouvoir me rendre vraiment utile puisque je n'avais pas encore le droit de m'entraîner, j'en avais brièvement parlé avec lui la veille, il avait refusé nettement sans laisser place à la discussion ce qui m'avait déjà profondément énervé et voilà qu'il se mettait à refuser que je porte du « lourd » Oh Benny, je suis pas une petite demoiselle fragile ! Avais-je envie de lui dire. Au lieu de ça, je ruminais en rangeant les courses comme si de rien était tandis que Ben empilait les packs d'eau et de lait dans les placards, une autre de ses exigences, boire beaucoup. J'en comprenais l'utilité évidemment et ne la remettrait jamais en question sauf que j'aurais pu porter ses fichus packs pour l'aider !
Ben vint soudain se placer derrière moi et posa ses mains sur mes épaules et mon dos en disant :
Tu es bien tendu Dydychou, ton épaule te fait mal ? Tu veux un massage ?
Non c'est bon Ben, j'ai pas mal.
Tu es sûr ? Je pourrais te détendre facilement. Me souffla-t-il à l'oreille d'un ton aguicheur.
Il était toujours aussi joueur que la veille mais je me dégageais de ses mains sans attendre, ne voulant pas prendre le risque de renouveler la scène de la veille d'une part mais ne supportant plus ses inquiétudes surtout.
Le reste de la matinée passa vite et je me mettais à préparer le repas du midi, je souriais en repensant à mes conneries du matin, lui faire un repas d'ogre mais je me retins et lui préparais un bon petit repas qu'il allait adorer le connaissant, j'avais déjà pris note de quelques-uns de ses goûts alimentaires ainsi que de ses habitudes, même si les levés à 6h du mat' n'étaient pas mon fort, surtout qu'une fois le footing fini, je n'avais plus rien à faire de ma journée moi !
Je remplissais les assiettes, servant généreusement Ben et posant la casserole sur la table, sachant qu'il voudrait très probablement se resservir, avant de l'appeler pour le repas. On avait déjà l'air d'un vrai petit couple et je me marrais de plus bel en disant :
A table mon chéri, c'est prêt !
J'arrive Miel.
Ben arriva à table et sourit en découvrant le repas, il me remercia et jeta un œil sur ma propre assiette avec un léger froncement de sourcils, je le vis alors soulever le couvercle de la casserole et reprendre une bonne cuillerée… qu'il ajouta dans mon assiette.
Encore une cuillère pour papa ! Me dit-il avec un sourire et en mimant un bisou.
J'ai déjà un peu mangé en cuisinant Ben.
Mais bien sûr, je sais comment tu cuisines chéri, ça marche pas !
Bon alors j'espère que tu as prévu un bavoir au moins !
Ben avança vers moi avec un sourire goguenard et je me demandais quel nouveau coup pourri il allait me faire quand il s'empara de ma cuillère à café et la plongea dans mon assiette avant de me la tendre en disant :
Allez ouvre Bébé !
Je le regardais incrédule tandis qu'il affichait désormais une mine tout à fait sérieuse et je faisais la navette entre la cuillère et son visage, il ajouta :
Tu préfères que je fasse l'avion ?
Incapable de me retenir, j'explosais de rire et Ben rit lui aussi avec un regard taquin.
Après le repas et la vaisselle faite ensemble dans la bonne humeur, nous sortions prendre un peu l'air en discutant de tout et de rien autour de la maison de Ben, nous passions un peu de temps dans son garage à discuter moto, je le regardais travailler un peu sur sa petite dernière et il fut vite couvert de cambouis, il observa ses mains et mon visage moqueur avant de se lever et je reculais aussitôt pour échapper à ce qui n'allait certainement pas louper, 1 minute plus tard, j'étais à mon tout couvert de graisse et je courrais après Ben en l'incendiant copieusement tandis qu'il courrait devant moi en riant comme un môme, notre course nous ramena vers le ponton et Ben me lança un pied de nez durant lequel je le rattrapais presque, alors aussi soudainement que possible, il se précipita vers l'eau et sauta dans le bayou à son tour avant de nager vigoureusement, je m'étais arrêté sur le bord, stupéfait et paniqué à l'idée qu'il se fasse bouffer par un croco maintenant que nous étions en plein jour et ma panique augmenta encore en apercevant une forme sombre pas très loin de Ben.
Aaaaah Ben ! Hurlais-je, Sors de là, y a quelque chose derrière toi, vite, tu vas te faire bouffer !
J'hésitais à peine avant de m'apprêter à sauter à l'eau pour aller le chercher quand je le vis exploser de rire de plus bel ! Ce type est fou ma parole ! Un croco s'apprête à le bouffer et lui, il éclate de rire ! Il avait dû se cogner la tête trop souvent !
Y a pas de croco dans cette partie du bayou, ils sont plus loin, ça c'est juste une souche !
C'est pas vrai ! Tu te fous de moi là !
Pas là non !
Fou de rage, je sautais à l'eau et le rejoignis en quelques crawls avant de tenter de le noyer mais Ben m'échappa sans difficulté, je le poursuivais de nouveau quand il disparut sous l'eau comme attrapé par quelque chose, j'eus le temps de voir sa mine terrifiée une fraction de seconde avant qu'il ne disparaisse sous l'eau et j'hurlais son nom en cherchant partout après lui avec terreur, je n'arrivais pas à le voir et quelque chose frôla soudain mes jambes, j'hurlais de nouveau de peur en renouvelant mon appel de Ben.
J'avais plongé direct en le voyant venir comme un fou vers moi, je savais que cette fois il allait vraiment me noyer s'il me mettait la main dessus alors un petit plongeon avec mise en scène de terreur et le délire continuait. J'étais comme un poisson dans l'eau, retenais ma respiration longtemps et facilement en plus, l'eau était mon 2ème élément par nature, je me rapprochais doucement de Randy et frôlais volontairement sa jambe. D'un coup son corps fut pris de tremblements et malgré mon immersion, j'entendis ses cris qui m'appelaient, il était terrifié le pauvre, alors je refis surface et le prit dans mes bras.
- Chut chéri je suis là tout va bien!
A l'entente de ma voix, il commença à se détendre et à reprendre un rythme cardiaque normal, moi j'avais de plus en plus de mal à rester sérieux alors quand il fût calmé, il se tourna vers moi et vit que je me mordais les lèvres pour ne pas rire.
- Tu te fous de moi là?
- Pardon je te jure, je voulais pas te faire peur !
- C'est ça non mais t'es malade ou quoi ? J'ai cru que tu t'étais fait bouffer connard !
- Rand' les crocos ne sont pas de ce côté du bayou, relax sérieux.
- Que je me relaxe t'es sérieux toi? T'aurais mérité de te faire bouffer toi et tes blagues à la con, maintenant lâche-moi.
Voyant qu'il avait mal prit ma blague, je le lâchais et il regagna vite le ponton, sa colère était telle qu'il était tout rouge, je restais dans l'eau le voyant remonter rageur et gueuler contre ma stupidité, il était trop mimi. Son inquiétude pour moi était touchante et sa réaction hilarante, en plus il continuait à gueuler tout seul et j'explosais de rire, le tableau était vraiment comique à voir.
Je me tournais vers Ben en l'entendant se marrer comme un crétin, j'étais vraiment fumas après lui mais lui, continuer à rire comme s'il venait de faire la plus belle farce du monde ! Je résistais à peine à l'envie de resauter à l'eau pour le noyer pour de bon et je m'aperçus soudain qu'il avait l'air beaucoup plus jeune à rire ainsi aux éclats dans l'eau, il avait l'air d'un ado et je restais médusé face à la transformation, il avait un charme fou ainsi, je n'aurais pas cru ça possible il y a quelques jours à peine et je repensais au coach et à son désir de revoir son gamin comme ça, je le comprenais soudain et regrettais qu'il ne soit pas là, il allait bien se marrer quand j'allais lui raconter celle-là ! Et ma colère s'évanouit comme elle était venue, je retrouvais mon calme et m'asseyais sur le ponton avec un petit air malheureux de m'être encore fait avoir par ses conneries même si je profitais de la détente de Ben, il nagea vers moi une fois calmé et je lui tendis la main pour le sortir de l'eau en le hissant sur le ponton à côté de moi.
Pardon Ran', c'était juste une blague.
Je sais Ben mais me fais plus des peurs pareilles, j'ai vraiment cru que tu t'étais fait bouffer !
Désolé ! Allez viens là !
Ben m'attira une nouvelle fois contre lui et j'acceptais l'étreinte avec gratitude, j'avais soudain besoin de le sentir contre moi pour m'assurer qu'il était bien là, sain et sauf.
J'étais surpris qu'il reste dans mes bras et n'en bouge plus, je m'étais excusé pour ma blague et il m'avait pardonné m'indiquant encore une fois son inquiétude, j'avais pas l'habitude de ça ou très peu, mais son inquiétude à lui me vrillait le bide, j'aimais pas lui faire de la peine. On est resté comme ça un petit moment et je desserrais mes bras et il se redressa doucement me regardant malheureux que le contact soit fini, je lui souris et lui caressa la joue, il bloqua ma main entre sa joue et son épaule et seul mon pouce bougea doucement sur sa joue. Il releva la tête et nos regards ne se lâchaient plus, on souriait à la vue de l'autre et à l'accalmie qui nous entourait, je me reculais plus sur le ponton et m'allongeais en plein soleil, je tournais la tête vers lui qui n'avais pas bougé d'un pouce mais qui me regardait envieux.
- Allez viens là chéri! Dis-je en tendant ma main vers lui.
Il sourit et vint s'allonger à la verticale de moi et posa sa tête sur mon ventre, ma main retrouva de suite sa place, dans ses cheveux les caressant doucement et je vous jure qu'à ce moment c'est comme si un petit ron ron de bonheur avait franchi ses lèvres. J'avoue que le temps passa calmement, nous étions toujours allongés en plein soleil bercés par le bruit de l'eau, savourant ce pur moment de bien être, peu importait ce qu'il pouvait se passer, nous étions dans notre monde, il avait intégré ma bulle pour n'en faire qu'une, la nôtre.
J'étais allongé, la tête sur le ventre de Ben, elle montait au gré de ses respirations et je ne fus pas surpris de découvrir qu'on respirait au même rythme, on s'était toujours très vite synchronisé à l'hôpital ! Le soleil était chaud sur nos peaux, on allait sécher vite et je me sentais incroyablement bien collé à Ben ainsi, je laissais presque échapper un bruit de bien-être et m'assoupissais rapidement. Quand je me réveillais, une heure plus tard, j'étais mal à l'aise dans mes vêtements poisseux du bayou et mon épaule me faisait de nouveau mal, l'eau froide n'était pas bonne pour elle et les efforts démesurés que j'avais fait ensuite en le poursuivant ne m'avait pas aidé, ça fallait le coup qu'il m'empêche de porter du lourd tiens !
Je me redressais et me retournais pour regarder Ben, parfaitement éveillé et détendu, j'envisageais une seconde de prendre une photo de lui tout de suite pour immortaliser son expression mais y renonçais faute d'avoir mon téléphone sur moi, une chance sinon j'aurais encore dû le remplacer après ce bain imprévu. Je me relevais et tendais la main à Ben pour l'aider à en faire autant.
Une douche ? Lui proposais-je en désignant l'état de nos vêtements.
Tu n'en as pas déjà pris une ce matin ?
Non, pas eu le temps, tu rentrais des courses et ensuite j'ai fait autre chose et le repas, ça nous a conduits jusqu'ici.
Alors va pour une douche !
T'inquiète pas va, je payerais la facture d'eau !
T'as intérêt oui ! Vu le temps que tu passes sous la douche !
Je rigolais en lui répondant que c'était de sa faute vu le nombre de fois où ça se finissait dans le bayou avec lui et il rit également en ajoutant :
Surtout quand il te faut régler un petit problème en plus par la suite !
Ben, je t'ai déjà dit que…
Chuuut, Miel, je veux rien savoir de tes pratiques !
Randy le lançant un regard boudeur et vexé et je me retenais difficilement de rire en le regardant s'éloigner vers la maison pour sa fameuse douche, voilà pourquoi je n'avais pas encore entendu parler de ma blague en retour de la sienne, il ne s'était pas douché au matin, ben bien tiens, bravo l'hygiène chéri ! ça voulait surtout dire que j'allais très bientôt entendre ses cris d'indignation et je me bidonnais d'avance. Un quart d'heure plus tard, tandis que j'étais moi-même sous ma douche, j'entendis les cris de Randy et ses protestations, cette fois, je laissais libre cours à mon hilarité.
Je sortais de l'eau et me séchais, juste à temps pour accueillir Randy accompagné d'un fort parfum de Monoï. Je reniflais fortement en disant :
Miel, c'est toi qui sens comme ça ? Faudrait voir à changer de savon, c'est pas très mec quand même le Monoï.
Punaise Ben, tu as inversé le contenu de mon savon avec celui que j'avais acheté spécialement pour toi !
Bien deviné Sherlock !
T'as fait ça quand ?
Pendant ton footing, après ma propre douche, tu t'en serais déjà aperçu si tu t'étais douché ce matin, parce que franchement l'hygiène pour le coup, c'est douteux !
Raaaah !
T'as voulu jouer, t'as encore perdu chéri, va falloir que tu retiennes ça un jour Miel, je gagne toujours mais si tu veux continuer à tenter ta chance, n'hésite pas, je me suis jamais autant marré moi !
Randy grogna une nouvelle fois et quitta ma chambre tandis que je riais de nouveau, punaise, j'allais attraper des crampes d'estomac moi à force de me marrer autant ! Randy regagna sa chambre et je l'y suivis une minute plus tard, je ne lui avais pas encore fait son massage aujourd'hui, il adorait ça d'une part mais c'était très utile pour sa guérison et ça me permettait en plus de juger où il en était de ce côté-là, sans être kiné, j'avais quelques notions dans ce domaine, suffisamment pour prendre soin de lui et savoir qu'il était encore trop tôt pour qu'il s'entraîne.
Ben me rejoignit très vite après cette nouvelle farce qui s'était encore retournée contre moi, il me demanda de m'asseoir sur mon lit et je suivis sa consigne sans discuter, contrairement à la première fois qu'il m'avait demandé ça, de toute façon, il aurait gain de cause à la fin et j'avais besoin de ce massage. Ben était très doué à ce jeu-là bien que j'avais pu lui prouver que je n'étais pas en reste moi non plus vu les miaulements de plaisir qu'il avait émis dans son bain la veille. J'en riais encore doucement à ce souvenir. Ben délassa mon épaule si bien que j'aurais pu me rendormir aussi vite si je n'avais pas eu le repas à préparer, je lui en faisais la remarque en me libérant de ses doigts mais il me rassit sur le lit en disant :
Pas ce soir Miel, ce soir c'est moi qui cuisine, toi tu te reposes.
Je peux le faire ! Protestais-je.
Je sais bien Randy mais j'en ai envie, ce soir, je veux te faire une surprise.
Laisse-moi au moins mettre la table !
Non, tu n'approches ni de la salle ni de la cuisine.
D'accord je vais…
Ni de la salle d'entraînement ! Me dit-il d'un ton sévère.
Je baissais les yeux comme pris en faute et hochais la tête, comment faisait-il toujours pour savoir ce que j'avais en tête ? N'empêche qu'avec de telles restrictions, il ne me restait plus beaucoup d'endroit où aller ! Je restais donc dans ma chambre en attendant qu'il m'appelle.
J'étais redescendu dans la cuisine pour préparer le repas du soir, j'avais tout pris le matin et je voulais vraiment faire découvrir à Randy les spécialités d'ici, en plus vu qu'il était restreint, c'est lui qui faisait les repas depuis son arrivée, alors ce soir c'était mon tour je voulais prendre soin de lui comme il avait pris soin de moi. Je ne fus pas surpris le moins du monde quand il avait émis l'idée de mettre la table, je savais parfaitement que son inactivité lui peser mais c'était pour son bien, s'il faisait le moindre faux mouvement ou effort trop intense sa guérison serait foutu, il y avait toujours le moyen d'augmenter son arrêt au besoin bien sûr mais je ne lui avais pas dit encore, je verrais ça avec lui selon ses progrès et surtout la réussite de son apprentissage, mais le plus gros souci restait son obstination et son impatience. Je sortis du frigo tout ce qu'il me fallait et je me mis aux fourneaux, je maîtrisais les plats de ce côté-là pas d'inquiétude, les quantités seront largement suffisantes j'avais même prévu large au cas où, mais là encore je doutais que ce soit lui qui se resserve, il mangeait comme un oiseau et me faisait limite passer pour un ogre, son faible appétit m'inquiétait et il faudra que je lui en parle, soit c'était volontaire soit il avait un problème d'estomac et je voulais connaitre la vrai raison pour agir en conséquences. Au fur et à mesure de mes réflexions, mes plats avançaient rapidement, le 1e était finit et mijotait doucement pendant que le 2ème était sur le point de le suivre, quelques minutes plus tard, je pouvais passer au dessert qui lui attendra sagement bien au froid dans le frigo. Le diner prêt, je m'activais à dresser la table sur la terrasse, rien de trop chargé, une belle vaisselle, une belle table, une musique de fond et voilà le résultat j'admirais mon œuvre fier de moi, en plus le soleil allait pas tarder à se coucher et nous aurions une vue sublime. Je retournais vite en cuisine m'assurer que tout était bon et j'appelais Randy qui devait s'impatienter là-haut, je l'avais pourtant laissé avec junior mais visiblement il préférait la compagnie du papa plutôt que du petit, pas sûr que j'ai choisi le bon partenaire moi.
- Miel le diner est prêt!
J'entendis ses pas pressés dévaler les escaliers, à croire qu'il était impatient et que je lui avais manqué dis donc, je sortis de la cuisine le sourire aux lèvres pile au moment où il entrait dans le salon tout sourire lui aussi.
- Je te manquais à ce point chéri?
- Non mais je commençais à avoir les crocs moi, fais gaffe je pourrais porter plainte contre toi chou pour négligence.
- Pardon miel mais je voulais un repas digne de mon homme. Le petit dort?
- Comme un loir, t'inquiète pas pour lui sweety.
- Bon allez à table, on mange sur la terrasse ce soir, ça te va?
- Tout me va tu le sais bien.
Je le guida donc sur la terrasse où on fut accueilli par un ciel aux multiples couleurs, un mélange de rose et orange magnifique se reflétant dans le bayou en contre bas, un coucher de soleil éclatant qui manquait cruellement quand on était en ville. Je fus félicité par Randy pour le dressage de la table et pour l'ambiance, je le remerciais tout en tirant sa chaise pour lui permettre de s'asseoir, oui je sais on dirait un vrai petit couple, mais bon c'était indiqué pour la soirée. Je lui servis un verre de vin blanc et repartit chercher le 1er plat.
- Voilà le 1er plat, un Gumbo, c'est l'une des spécialités d'ici, c'est une soupe de crustacés épicée, mais rassure toi j'ai pas trop mis d'épices ne sachant pas si tu aimais bien épicé ou pas.
- J'aime bien épicé t'inquiète pas, ça sent vraiment très bon franchement, hummm vraiment quel senteur j'ai hâte de gouter ça moi.
- Vas-y et régale-toi, si tu veux plus d'épice tu le dis d'accord.
- Oui allez goutons.
Je le laissais goûter en premier le regardant, jaugeant sa réaction, à peine avait-il mit la 1ère cuillère dans sa bouche qu'il ferma les yeux et émit un son qui me ravit, visiblement il semblait apprécier ce qu'il mangeait et j'en étais ravi, je me mis donc à mon tour à manger doucement. Les bols finis, je me levais et lui indiquais de rester assis, parce que bien sur Mr voulait m'aider et je repartis dans la cuisine dresser les assiettes, je mis la même quantité dans chacune espérant qu'il mangerait tout et je retournais le rejoindre. J'arrivais à la terrasse, les assiettes en main et je me stoppais, je le regardais assis là, le visage détendu admirant la vue qu'il semblait de plus en plus apprécier, c'était vraiment une belle image que je garderais précieusement en mémoire, il était serein et reposé, bon dieu que cette facette de lui me plaisait, je me repris et alla le rejoindre accueillit par un petit sourire.
- Le plat de résistance, un Jambalaya, c'est un plat à base de viande et de riz épicés lui aussi.
- Comme le Gumbo l'odeur qui se dégage de l'assiette est sensationnelle, touted ses senteurs sont un appel au plaisir gustatif.
- Ravi que tu aimes.
- T'abuses quand même sur les quantités chou, tu comptes me manger à noël ou quoi?
- La quantité est normale et pourquoi je devrais attendre noël pour te manger hein, je pourrais vouloir me rassasié bien avant ça.
- Quand tu veux!
- Fais gaffe à toi chéri, tu sais que j'adore relever les défis et que je gagne toujours !
- Je te laisse de l'avance c'est pas pareil.
- Mais bien sûr allez mange c'est meilleur chaud comme beaucoup de choses.
Il prit une première bouchée et comme pour le 1er plat un Hum de bonheur se fit entendre, il semblait bien apprécier les plats locaux et j'en étais content, faut dire que la Nouvelle Orléans était réputée pour ses plats épicés, haut en saveur et en goûts, peu de gens pouvait vraiment les savourer comme ça mais lui si. Au fil du repas nous parlions de tout, de ma ville, de son histoire, des festivités qui y avait lieu d'ailleurs je lui promis de l'emmener au carnaval qui se déroulait sur une période de 1 mois et qui valait le coup d'oeil et aussi de lui faire découvrir l'ambiance du Festival international de Louisianne où on découvrait l'univers musical de la région ainsi que l'histoire du peuple cajun à travers différents arts. Au fil de mon récit ses yeux s'émerveillés et son enthousiasme grandissait, j'aimais son émerveillement à l'idée de tout découvrir de nos richesses. J'étais d'autant plus heureux qu'il ne s'était absolument pas rendu compte qu'il avait mangé toute son assiette sans véritablement y prêter attention, le distraire pour qu'il mange, je me fis cette note mentale pour l'avenir. Je me levais et débarrassais complètement la table, cette fois il ne me proposa pas de m'aider tellement il était repu, il se passait d'ailleurs la main sur le ventre avec bonheur. Je rapportais le dessert sous ses yeux éberlués, bah oui quand je faisais un repas j'allais de l'entrée au dessert et cette fois ne serait pas différente.
- Bananes flambées accompagnées de pralines caramélisées.
- J'en peux plus sérieusement, Ben c'est trop.
- C'est léger et ça passe tous seul, s'il te plait chéri tu vas quand même pas me faire de la peine j'y ai mis tout mon cœur moi.
- Bon si tu y as mis tout ton cœur alors je veux bien manger mais après ce soir régime parce que là bonjour les kilos
- Régime de rien du tout, et puis je te signale que tu cours tous les matins alors aucun danger pour une prise de poids éventuelle.
Il sourit en sachant que de toute façon j'allais avoir le dernier mot et mangea son dessert goulument, c'était le repas le plus complet qu'il avait pris depuis son arrivé et ça me faisait vraiment plaisir.
Le repas finit, nos estomacs repus, j'allais faire la vaisselle et cette fois je ne dis pas non quand il vint m'aider à essuyer, la bonne humeur était présente ainsi que la sérénité qui avait marqué la journée. Je proposa un film et il acquiesça donc c'est ensemble que nous choisissions le film et nous installions sur le canapé, j'allongeais mes jambes sur la table basse devant moi bien calé et prêt pour le visionnage, je voyais que Randy était un peu hésitant sur une chose, il était assis à mes côtés mais visiblement la position ne lui convenait pas du tout, voyant que je l'observais faire, il baissa la tête sur mes jambes et revint à mon visage, j'avais compris ce qu'il voulait alors je leva le bras droit et de suite il s'allongea comme sur le ponton, sa tête sur mon ventre, il émit un petit gémissement de bien être, je rabaissais mon bras et mit ma main sur son ventre. Pendant la durée du film je n'avais pas cessé de caresser tendrement son ventre, rien de gênant en fait c'était comme si ce geste, cette position et cette atmosphère nous étaient naturelles, une parfaite symbiose que je n'avais jamais vécu avant avec qui que ce soit. En y repensant j'avais été bien plus tactile, protecteur et détendu avec Randy que je ne l'avais été avec mes anciennes conquêtes, pas que l'on soit dans une situation de couple non loin de là, c'est juste que la présence de l'autre avait un bien fait sur nous que la moindre occasion était bonne. Le film venait de se finir et Randy s'étira tel un chat et se redressa doucement, je fis pareil stoppais le lecteur et coupais la télé, la fin d'une journée parfaite. Nous montions les escaliers lentement après avoir éteint les lumières, fermé les fenêtres et mit l'alarme, le sommeil ne tardera pour aucun de nous deux, arrivés sur le palier chacun prit la direction de sa chambre y entra et se retourna vers l'autre.
- Bonne nuit miel dors bien à demain.
- Bonne nuit sweety dors bien aussi et merci pour ce repas absolument magique !
- Pas de quoi allez va dormir et ne réveille pas le petit, je suis trop crevé pour passer 1h à l'endormir.
- Père indigne, finalement je me demande si je vais pas le mettre dans ta chambre au cas où il veuille son papa.
- Sa maman lui manquerait trop tu le sais bien. Allez bonne nuit
- Bonne nuit.
Cette fois nous entrâmes dans nos chambres et fermions nos portes pour une bonne nuit de sommeil, je les accumulées d'ailleurs depuis son arrivée à croire que même si le couloir nous séparé le fait qu'il soit proche de moi m'apaisait suffisamment pour que mon corps et mon esprit soient sereins.
