Hello tout le monde!
Merci pour vos belles reviews lamissdodie, ptitcoeurfragile, WAHA, Elylo, Serpenta(héhé, jolie théoriiiie), DragonEbene, miruru-sensei, Berthy, Tressym383 (haha, il ne faut pas croire à tout ce que je dis XD et non je ne vais pas abandonner la fic, je suis juste paresseuse pour les publications.) et Mina, je les ai toutes luuues :D LOVE YA!
Malheureusement ceci n'est qu'un chapitre de transition…:/
Mais j'espère que vous aimerez quand même!
Merci à ma gentille bêta FawkesThePhoenix8 ! :)
.
Chapitre 20
.
6 janvier 1997
Blaise Zabini n'avait jamais été fou des vacances de Noël.
Oh, bien sûr, il aimait les congés, les cadeaux et ce sentiment magique qu'il y avait dans l'air quand il se promenait dans les rues. Il ne détestait pas le temps des fêtes.
Simplement, une fois chez lui, ce même temps des fêtes était juste très... solitaire.
Lorsque Blaise avait remis les pieds dans leur gigantesque appartement cet hiver, comme il l'aurait parié, sa mère n'était pas là. Elle était peut-être partie dans un autre pays passer les vacances avec un énième petit ami. Blaise ne savait pas, mais elle n'était pas là.
Personne ne l'attendait à l'exception de leur elfe de Maison Ilfey et de leur cuisinier Namar. Puis, même ce dernier avait dû se résoudre à abandonner son jeune maître la veille de Noël pour aller fêter avec sa famille. Le jeune adolescent ne lui en avait pas voulu. Au moins, certains savaient qu'il était recommandé de passer un peu plus que 6 jours par année avec ses enfants.
Blaise Zabini avait donc encore vécu un Noël avec la seule compagnie de la gentille Ilfey qui était chargée de lui tendre tous ses cadeaux trop chers. Il n'avait pas de frères et sœurs, ses rares cousins l'évitaient comme la peste à cause des histoires de sa mère, et la plupart de ses nombreux beaux pères étaient six pieds sous terre.
Les joies d'être enfant unique.
Blaise était au courant que de nombreux enfants uniques étaient loin de se sentir aussi abandonnés, mais ils n'étaient sûrement pas dans sa situation. Et c'était souvent à ces moments de douloureuses solitudes durant le temps des fêtes que Blaise se demandait pourquoi sa mère n'avait pas pu en profiter pour avoir un autre enfant entre ses divers maris. Ça lui aurait au moins fait de la compagnie.
C'était la raison pour laquelle le jeune Serpentard était toujours reconnaissant envers Draco Malfoy quand ce dernier l'invitait le 1er janvier pour passer le reste des vacances avec lui. L'ambiance au manoir des blonds avait beau ne pas être la plus chaleureuse qui soit - et il ne voyait que très rarement les parents de Draco durant son séjour -, Blaise préférait mille fois mieux ceci à ses appartements luxueux et trop silencieux. Son ami était là, c'était tout ce qui comptait.
Blaise Zabini n'avait pas de frère, mais peut-être qu'avec Draco... ça s'en rapprochait juste un tout petit peu.
Par contre, ces vacances-ci, ça avait été le silence radio de la part de son frère de cœur.
Bien sûr, le jeune Noir ne s'attendait pas à ce qu'on l'invite chaque année. La famille de son ami avait le droit d'être occupée. Puis, Blaise savait pertinemment que Draco avait d'autres soucis en tête que lui; son père en prison, sa mère confinée contre gré dans son manoir ou tout simplement le fait que le Lord Noir ait décidé de s'installer chez lui.
C'était justement ce dernier point qui angoissait tant Blaise et qui lui faisait espérer recevoir des nouvelles de son ami.
Aller tuer des innocents n'avait jamais intéressé le jeune Zabini, mais œuvrer pour la cause des Sang-de-Bourbe et des Cracmols ne l'intéressait pas du tout plus. S'il pouvait rester un agent neutre tout au long de cette guerre, il en serait ravi. Son meilleur ami n'avait néanmoins pas eu le loisir de faire ce genre de choix.
Draco était retourné chez lui avec des Mangemort et possiblement le Lord Noir lui-même déambulant entre les quartiers de son manoir. Blaise avait entendu dire que le Seigneur des Ténèbres s'en prenait même à ses fidèles lorsqu'il était en colère. Il aurait bien voulu savoir comment le blond s'en sortait, sauf que Draco n'avait jamais répondu à ses nombreux messages. Le Noir avait cru au pire.
Cependant, en revenant au château à la deuxième semaine de janvier, l'angoisse que le meilleur ami du préfet en chef avait ressentie se transforma très vite en frustration.
Blaise tourna au coin du couloir et atterrit dans la section des chambres privilégiées. Il ignora les regards étranges que lui lancèrent le renard, la panthère et le chevreuil dans les tableaux faisant office de porte d'entrée des autres chambres et se dirigea vers la toile qui représentait le loup blanc.
L'animal, qui était tranquillement étendu sur le sol, bondit sur ses pattes, un air ravi en l'apercevant. Blaise sourit faiblement, mais même la bonne humeur du loup ne réussit pas à enlever l'énervement du Serpentard.
-Tu peux prévenir Draco, s'il te plait?
Le loup prit un air un peu plus sobre lorsqu'il sembla remarquer que Blaise n'était pas d'humeur joviale et disparut pour aller avertir l'occupant de la chambre qu'il avait un visiteur.
Quelques instants plus tard, alors que l'entrée s'ouvrait à peine, Blaise se faufila brusquement à l'intérieur de la chambre du Malfoy sans lui demander son avis.
Draco parut légèrement surpris, mais Blaise le dépassa trop vite pour avoir le temps d'analyser davantage sa réaction. La minute suivante, il entendit la porte de la pièce claquer derrière lui.
-Surtout prend tes aises, Zabini, siffla le blond sarcastiquement en le rejoignant au milieu de la chambre.
Son ami lui décocha un regard meurtrier en se retournant vers lui:
-Bien revenu de vacances? cracha le Noir d'un ton accusateur.
-Très bien. Et c'était plutôt tranquille jusqu'à ce qu'une certaine personne vienne en trombe dans ma chambre, répondit froidement Draco.
-Et à qui la faute! s'énerva Blaise en faisant de grands gestes. Pas la moindre lettre! Pas le moindre mot! Écrire "ça va" aux dizaines de messages que je t'ai envoyés m'aurait suffi! Ça prend deux secondes répondre par Pierre de Communication!
Draco se ferma à ses paroles et la barrière invisible qui entourait le blond depuis quelques semaines sembla s'épaissir immédiatement.
Le cœur de Blaise se serra à cette vue. Il savait que Draco n'allait pas bien ces temps-ci et il avait envie de secouer son ami pour que celui-ci se confie à lui. Le prince des Serpentard ne s'était jamais gêné pour le faire auparavant; qu'est-ce qui lui prenait maintenant?
-Je n'avais pas ton temps, répondit Draco avec une froideur que le blond n'utilisait jamais avec lui.
-Je m'inquiétais! Je te croyais mort, là-bas! s'écria Blaise, n'arrivant pas à croire que ça importait si peu à l'autre Vert et Argent.
-Tu nous prends pour quoi? cracha son ami. Des amants, des frères? Tu n'es rien de ça, alors ne me casse pas les oreilles, Zabini!
Ça fit mal.
Le Noir n'arriva pas immédiatement à cacher son air profondément blessé, mais il tenta de se reprendre en déglutissant douloureusement. Si le blond devant lui remarqua qu'il venait de faire mal à son ami, il ne laissa rien paraitre, ou s'en ficha, tout simplement.
-On… on est amis, Draco, dit Blaise d'une voix qu'il espérait stable.
Draco ricana méchamment à cette phrase.
-Je suis « l'ami » du Lord Noir aussi. Il ne faut pas grand-chose, n'est-ce pas, pour user de ce mot? répondit le blond en croisant les bras.
Le Noir ne partagea pas du tout le faux humour du Préfet en chef. Il le fixa intensément sans rien dire, ayant l'impression de s'être fait poignarder dans le dos.
La plupart des amitiés chez les Serpentard étaient stratégiques. On trainait avec un tel, car son père avait de l'argent. On riait avec une autre, car sa sœur travaillait au Ministère. On rendait des services à ce dernier, car sa mère était de grande renommée.
De réelles amitiés se formaient peut-être, à travers tout ça. Mais il était rare de faire copain-copain avec un Vert et Argent sans avoir au préalable au moins vérifié son milieu.
C'était d'ailleurs Draco qui avait fait le premier pas dans l'amitié qu'il partageait avec Blaise. Même qu'il l'avait presque forcé.
Le blond avait un jour approché Zabini lors de leur deuxième année et avait commencé à lui parler d'argent et de politique. Il avait vanté la position de son père au Ministère et, au lieu de montrer un signe d'intéressement, de respect, ou de crainte comme les autres, Blaise avait réagi d'une tout autre façon.
Le Noir avait regardé l'être pompeux qui se tenait devant lui d'un air blasé avant de dire, d'une façon qui indiquait clairement qu'il n'en avait rien à foutre, « Ah, c'est bien pour lui ». Puis il était parti sans donner la peine au blond de répondre.
Les autres avaient été bouche bée par son audace. Qu'un fou se permettait de rembarrer un Malfoy. Mais Blaise n'en avait vraiment rien eu à faire. Il préférait encore rester seul que d'avoir des amis superficiels. Il n'avait pas du tout besoin de ça.
Cependant, après son étrange humiliation, Draco Malfoy ne l'avait plus lâché.
Avec du recul, Blaise savait maintenant que le blond avait juste voulu se prouver (quelque chose ?). Tous les Serpentard le respectaient, alors Blaise devait aussi rentrer dans le moule.
Le Noir avait tout fait pour se tenir éloigné du Malfoy présomptueux, mais ce dernier s'était durement imposé à lui, et au fil du temps, Blaise avait découvert qu'il y avait bien d'autres choses sous toute cette présomption. Puis, au final, ils avaient réussi à créer un lien entre eux qui ne se partageait que très rarement entre les autres Serpentard.
C'était ce que Blaise croyait, du moins. Car selon les dires de son ami, il avait peut-être été le seul à penser ainsi.
Et ça faisait mal.
Blaise ne savait même pas quand il s'était autant attaché au blond. Avait-il tenu pour acquis que l'amitié de Draco serait toujours une chose certaine?
Il se sentait stupide tout à coup.
-On est amis Draco, je suis sérieux… dit Blaise en s'approchant de lui, même s'il n'était pas si sûr que ses propres paroles l'affirmaient.
-Et je suis également sérieux, dit Draco sans se défaire de son ton glacial. Maintenant tu dégages de ma chambre et tu vas faire ta crise de femme hystérique ailleurs, j'ai d'autres chose à faire.
Une lueur de fureur passa dans les yeux sombres du Noir. Il s'approcha brusquement et se saisit violemment du collet de son ami.
Mais ce dernier ne l'entendit pas de cette oreille. Blaise fut soudainement projeté violemment par terre au loin par une puissante vague magique. Il laissa échapper une plainte de douleur quand son dos frappa le sol et leva des yeux surpris vers le préfet en chef.
Draco s'approcha lentement de lui, avec un air de marbre collé au visage et une aura menaçante sortant de son corps. Le blond avait une main élevée, comme s'il s'apprêtait encore à l'attaquer. Et pour la première fois de sa vie, Blaise Zabini eu peur de son meilleur ami.
-Tu as une limite à ne pas dépasser, Zabini, le prévint le Serpentard, ses paroles lourdes de menaces.
Blaise ne répondit pas et s'empressa de sortir de la chambre sans un regard en arrière.
Et quand Théodore Nott lui demanda, plus tard dans leur salle commune, s'il allait bien, Blaise n'eut pas la force de répondre non plus.
oooOOOooo
-Bonsoir Potter, ne mettez pas trop de cendre sur le tapis, je vous prie, dit McGonagall.
Harry toussa lorsque la cendre en question lui rentra dans la bouche et dans le nez, et réussit tant bien que mal à hocher la tête à ce que son professeur venait de lui demander.
Il avait passé les derniers jours des vacances au Terrier et le Ministère de la Magie avait permis une connexion spéciale entre les réseaux de cheminée pour que les élèves reviennent en toute sécurité à l'école depuis chez eux. Harry était parti le premier et, vu la façon dont le transport lui avait donné le tournis, il pouvait maintenant confirmer que ce dernier ne valait pas mieux que la sensation d'étirement du transplanage. Il n'y avait rien de plus agréable que les balais pour voyager.
Le Survivant épousseta sa robe et sortit de la cheminée du professeur de métamorphose.
Ron apparut dans un tourbillon de flammes une minute plus tard et sa sœur suivit de près. Quand ils furent tous là, ils sortirent du bureau de McGonagall après lui avoir souhaité une bonne soirée et se dirigèrent vers leurs dortoirs.
Le soleil se couchait tranquillement lorsqu'on observait les cieux à travers les fenêtres du château. Les élèves sortaient des pièces un par un autour d'eux, revenant tous de différentes cheminées de l'école, et l'ambiance des couloirs avait un air familier. Ça faisait plutôt du bien d'être rentré.
-Babioles, dit Ron au tableau de leur salle commune une fois que les trois furent devant elle.
La Grosse Dame, les cheveux décoiffés et les habits froissés, lui lança un regard mou, semblant ne pas être dans la meilleure des formes.
-Non, grommela-t-elle simplement en se frottant le front et en fermant les yeux.
-Hein? s'écria Ron, surpris par le refus inattendu.
-Arrêtez de crier, pitié! gémit la dame du tableau, même si le roux n'avait pas vocalisé son étonnement si fort que ça.
Harry, Ginny et Ron se lancèrent un drôle de regard, mais avant que l'un d'eux puisse ouvrir la bouche, ils entendirent une voix s'écrier derrière eux:
-Harry! Ginny!
Ils se retournèrent tous et virent Hermione arriver vers eux, la mine réjouie. Tout comme Harry, elle était toujours vêtue de ses habits de Moldu avec un jean bleu ciel et une veste pourpre sur le dos. Le Survivant avait eu l'occasion de passer du temps avec diverses personnes de l'Ordre lorsqu'il était au 12 Square Grimmaurd, mais la brune avait été chez ses parents durant le temps des fêtes. Celle-ci s'approcha d'eux avec un grand sourire aux lèvres.
-Je suis revenue depuis deux heures. Les vacances étaient bien? demanda-t-elle en ne fixant que l'Élu et la rousse.
-Très bien, répondit Ron. Tu ne devineras jamais, Scrim-
-Je dois te donner quelque chose Harry, coupa Hermione sans un regard pour le roux proche d'elle. Oh, et le mot de passe est Abstinence.
-Exact, marmonna la Grosse Dame du tableau avant de pivoter pour leur donner accès à leur salle commune.
Ils s'engouffrèrent dans leur salle rouge et or - Ron un peu froissé pour sa part - et Harry tenta de dissiper la tension qui s'installait déjà. Il jeta un coup d'œil à Ginny qui grimaça en haussant les épaules.
-Heu… commença Harry en s'éclaircissant la gorge. Qu'a la grosse Dame?
-Elle a un peu abusé de l'alcool avec une amie d'un autre tableau, hier, expliqua Hermione. Tiens Harry, c'est pour toi.
Hermione lui tendit un petit parchemin roulé qui portait l'écriture de Dumbledore sur le dessus. Harry le prit et Ron observa ce que la fille venait de lui donner.
-C'est de qui? demanda Ron en leva les yeux sur leur amie.
Hermione lorgna lentement le roux de haut en bas, comme si c'était la chose la plus abjecte qu'elle voyait sur terre, et ne lui répondit pas. Même Harry eut un frisson dans le dos.
Depuis quand Hermione Granger lançait-elle ce genre de regard?
Elle passait décidément trop de temps avec son coéquipier de potion.
-Ron-Ron!
Lavande Brown, apparaissant de nulle part, se jeta sur le roux et le serra comme si sa vie en dépendait. Ron grogna, mais la nouvelle venue ne lâcha pas sa prise.
À cette vue, Hermione émit un rire cristallin et fit une remarque sur "deux ventouses dégoulinantes qui ne lui avait certainement pas manqué durant les fêtes".
Ginny essaya de cacher son rire au commentaire, mais Harry se pinça l'arête du nez.
Son amie passait beaucoup… BEAUCOUP trop de temps avec un certain blond!
Blond en question qu'il avait eu envie de voir dès qu'il avait remis les pieds au château. Qu'avait-il fait pendant les vacances? Harry s'était posé la question tous les jours de ses deux semaines de congés. Il avait même failli lui envoyer une lettre. Mais en tentant de s'imaginer ce qui arriverait s'il cédait à cette impulsion, absolument tous les scénarios finissaient mal. Il avait donc usé de patience jusqu'à son retour.
-On va se prendre une table Harry?
Il se tourna vers Hermione et hocha faiblement la tête, pendant que Ron derrière lui tentait toujours de se défaire de la prise de sa petite amie.
-Ça va? s'inquiéta Hermione en mettant une main dans son dos. Tu as l'air malade.
Le Survivant leva les yeux vers elle et lui fit un petit sourire. Il ne s'était pas senti bien vers le milieu des vacances, mais il avait tenté de le cacher du mieux qu'il avait pu. Sirius lui avait dit qu'il était difficile de se tenir loin de son Partenaire pendant une longue période, les premières fois. Il paraissait que c'était un peu plus supportable après un certain temps, tant que la séparation n'était pas exagérée. Les autres du 12 Square Grimmaurd et du Terrier avaient mis son air maladif sur le compte de ce que lui avait révélé son Parrain.
C'était peu de temps après qu'Harry ait découvert la vérité que les adultes de l'Ordre avaient décidé de faire l'annonce aux plus jeunes. Si la première réaction de la part de ses amis avait été la surprise (voir le dégoût) en apprenant que Sirius avait Snape comme Partenaire, cela avait vite été remplacé par une tristesse aiguë quand ils avaient su que le couple allait mourir bientôt. Le Survivant devait d'ailleurs annoncer la nouvelle à Hermione.
Harry ferma les paupières douloureusement.
Son parrain allait mourir.
Entre ceci et sa séparation avec son Partenaire, le Gryffondor ne savait toujours pas lequel des deux le rendait le plus nauséeux.
-Ça va, répondit Harry à la brune en rouvrant les yeux. Allons nous asseoir.
oooOOOooo
.
Le loup blanc du tableau le reconnut. L'animal battit joyeusement de la queue quand Harry arriva en pleine nuit et ce dernier sourit à cette vue. C'était bien dommage que ce ne fût qu'un tableau. Harry aurait bien joué avec l'animal ou frotté affectueusement son pelage.
-Salut mon grand, dit Harry en mettant en boule sa cape d'invisibilité. Le mot de passe serait-il toujours Vir?
Le loup hocha la tête et le tableau pivota pour lui donner accès à la chambre.
L'odeur du blond flottait légèrement dans la pièce dans laquelle il entra et Harry se sentit immédiatement mieux en la humant. Bon sang, ça faisait du bien. Si on lui avait dit un jour qu'il deviendrait accro à l'odeur de son ennemi, il en aurait ri à gorge déployée.
Draco Malfoy était assit sur le bord de son lit, le dos courbé vers l'avant, les coudes appuyés mollement sur ses jambes. Il regardait le sol d'un air morne et semblait vouloir se perdre dedans.
Harry s'approcha doucement de lui et le Serpentard leva enfin la tête.
Il avait un teint pâle et ne semblait pas du tout être en meilleure forme qu'Harry. Leur regard se croisèrent et se figèrent sur l'autre.
Comment en étaient-ils arrivés là? Les deux semblèrent se poser la question au même moment. Le lien qui les unissait les perdait, les rendait fous. Et avec la guerre et ses morts, Voldemort et ses caprices, le monde sorcier et ses faces sombres, les deux élèves n'avaient pas le temps de se soucier de leur propre sort en plus.
-Potter… je suis fatigué, sembla s'excuser Draco en fermant lentement les yeux.
Il avait, en effet, l'air exténué et Harry ressentit un soudain besoin d'être auprès de lui.
Le Serpentard bougea cependant en premier en se levant. Il fit le tour de son lit aux draps blancs et alla se faufiler en dessous sans un mot.
Draco le fixa ensuite, pour voir ce que le Héros National allait décider de faire.
Harry comprit l'invitation et s'avança vers le lit. Il retira son pull qu'il avait enfilé sur un t-shirt, toujours sous le regard intense de l'autre élève, et le posa avec sa cape d'invisibilité sur la table de chevet près du lit.
L'odeur de son ennemi était plus forte dans les couvertures, et lorsque Harry s'y glissa, il hésita entre soit faire l'amour au blond ou s'endormir dans son parfum. Mais en observant encore une fois l'air fatigué du Serpentard couché près de lui, le brun décida de rester tranquille pour la nuit.
Ses yeux plongèrent dans les pupilles de son Partenaire durant de longues secondes, le silence faisant la conversation pour eux. Puis doucement, le Survivant éleva légèrement sa main droite vers lui.
Draco devina son intention et se tourna dos au Gryffondor pour le laisser le prendre dans ses bras dans une embrassade protectrice. Le brun passa un bras autour de sa taille et serra son Partenaire tout contre lui en plongeant son nez dans ses cheveux.
Et la minute suivante, les deux garçons s'endormirent paisiblement.
oooOOOooo
Les yeux dorés de Sasha Ydir se levèrent sur l'entrée du bureau dans lequel elle se trouvait quand la porte s'ouvrit à la volée. La femme s'apprêtait à envoyer un vicieux sort à l'intrus qui osait interrompre sa lecture de la sorte, avant de constater que la nouvelle venue n'était nulle autre qu'Ange. La belle Indienne abaissa sa baguette alors que l'autre Mangemort aux cheveux métalliques, un énorme volume dans les mains, s'approcha d'elle et de Vladimir qui lisait également dans un fauteuil à ses côtés.
-J'ai trouvé! s'écria Ange en bondissant sur place et en agitant le livre qu'elle avait dans les mains.
-De quoi parles-tu? demanda Vlad en levant les yeux au ciel devant l'entrain de sa collègue.
Le regard de Sasha se riva sur le livre qui semblait être la cause de l'enjouement de la femme aux cheveux métalliques. Sur la couverture, deux êtres entrelacés aux habits blancs et aux airs gracieux étaient habilement dessinés. Juste au-dessus d'eux, on pouvait y lire "Les Veelas: les êtres bénis de la nature"
Un petit sourire espiègle apparut sur les lèvres de Sasha.
On pouvait décidément compter sur Ange pour ce genre de recherche.
-Tu as trouvé ce qui se passe avec le gosse Malfoy? s'enquit Vlad en se levant cette fois-ci après avoir également deviné le sujet du livre.
Les yeux d'Ange se mirent à pétiller à la question et un sourire reflétant celui de Sasha se dessina aussi sur son visage. Elle fit quelques pas dans leur direction avant de déposer l'énorme volume sur le bureau faisant face à Sasha et de l'ouvrir.
-Peut-être bien… répondit Ange en cherchant une page spécifique.
Quelques instants plus tard, elle s'arrêta au chapitre 7 intitulé "Les Veelas et leur Partenaire" et pointa le titre du doigt.
-Tout le monde sait que les Veelas ont des "âmes-sœurs", pas vrai? commença Ange. Mais rares sont ceux qui prennent la peine de se pencher sur les détails qui viennent avec.
-Quel est le rapport avec Malfoy? demanda Sasha, curieuse.
Ange hocha la tête, comme si la question était légitime et continua:
-Je ne croyais pas non plus qu'il y en aurait, au début, alors j'ai également failli sauter cette partie. Mais une phrase citant la force des Veelas une fois liés a attiré mon attention dans cette section. Bien que toujours reclus dans leur clan, il est notoire que beaucoup de Veelas, ont de grandes puissances magiques, et apparemment, ceci aurait un lien direct avec la découverte de leur Partenaire.
-Explique, dit Sasha maintenant très intéressée.
-Il existerait deux types de Veelas dans un couple de Partenaires: les Virs et les Säns. Les Virs seraient chargé de protéger physiquement leur Säns et ces dernières seraient censées être les dirigeantes de leur petit couple. Et il parait que ce n'est que lorsqu'un Vir trouve sa Sän ou inversement, que leurs pouvoirs augmenteraient considérablement.
Étonnée, Sasha leva un sourcil. Elle ne savait effectivement pas cette information, et ce n'était certainement pas Bellatrix Lestrange qui lui aurait dit. Parler de ses origines la mettait dans une furie monstrueuse et les deux femmes se détestaient, de toutes façons.
Probablement parce qu'elles se faisaient la compétition auprès du Lord pour être la favorite.
-Tu crois donc que Draco a trouvé sa Sän? demanda Sasha en se penchant un peu sur le livre ouvert devant elle.
Vladimir jeta un coup d'œil à Ange, clairement du même avis, et celle-ci hocha la tête avec engouement.
-Je pense! Tu as bien dit la dernière fois que tu avais distingué de nouveaux et forts courants magiques chez lui, n'est-ce pas? Je mettrais ma main au feu que c'est à cause de ça! Et ce n'est pas tout, Miss Sasha…
-Il pourrait être la solution pour notre attaque… élucida Vladimir.
-Bingo! s'écria Ange en claquant une fois des mains.
Une vague d'espoir se saisit de la poitrine de l'Indienne. Draco Malfoy pouvait être leur solution s'il avait obtenu ses pouvoirs de Veelas. Sasha ne le supportait pas, mais même elle savait que le jeune blond avait un talent hors pair pour les potions avec un taux de réussite à près de 100%, tout comme Snape. Cependant, même si le bras droit du Lord Noir avait un immense don dans ce domaine, aux dernières nouvelles, il n'était pas Veela ou le Partenaire de l'un d'eux pour avoir les pouvoirs qui allaient avec. Puis, à l'opposé, Bellatrix et Narcissa avaient beau avoir ces fameux pouvoirs, Sasha était sûre que jamais elles ne pourraient faire la potion extrêmement épineuse et dangereuse que Sasha et son groupe désiraient.
Draco Malfoy serait en effet parfait…
-Cette peste de Malfoy n'acceptera jamais de son plein gré, renifla dédaigneusement Vladimir.
-Eh bien… commença Sasha en levant ses yeux du livre pour les fixer sur ses deux collègues.
Vladimir la regarda curieusement et Ange sembla déjà savoir à quoi songeait le chef de leur petit groupe. Sasha plissa légèrement des yeux:
-N'a-t-il pas découvert son âme-sœur dernièrement?
Le Mangemort russe sembla enfin comprendre son idée silencieusement et les 3 fidèles du Seigneur des Ténèbres sourirent malicieusement en même temps. La belle Indienne se redressa lentement sur sa chaise et susurra:
-Et si on allait rendre une petite visite à notre cher Draco?
oooOOOooo
J'ai hésité entre du pur smut désespéré et une scène de dodo toute simple pour leurs retrouvailles. Je me suis dit que la scène de dodo serait plus mignonne. Je ne sais pas ?
Enfin bref! Je m'en vais en FRANCE woot woot! XD Je vais être dans le même pays que beaucoup de mes lecteurs, I guess? Héhé, j'arrive bientôôôôôt! :D
À plus! (il se passera un peu plus de choses dans le prochain chapitre, promis!)
xxx
