09 septembre 2003, au soir
Pour un mois de septembre, la nuit était drôlement froide.
Craig Stone regarda sur sa droite et sur sa gauche, s'assurant que personne n'était dans les parages. Lorsqu'il put en déduire que pas un chat ne trainait dans la rue noire où il se trouvait, il s'engagea dans une autre allée sombre et pressa le pas pour atteindre sa destination et se réchauffer un peu. Il aurait franchement dû prendre un manteau plus épais.
L'homme de 29 ans arriva enfin derrière le magasin qu'il recherchait. Il s'assura une dernière fois que personne ne l'avait suivi ou l'observait de loin, puis cogna exactement 4 fois contre la porte arrière de la boutique.
Une minute passa avant que la porte ne s'ouvre.
Un jeune homme blond, à la coiffure impeccable, aux yeux gris pénétrants et au visage dur apparut devant Craig. Ce dernier sourit faiblement à l'apothicaire :
-Hello Malfoy.
Le Malfoy en question ne répondit pas et sortit immédiatement sa baguette. Le châtain grimaça un peu quand le sort que lui lança le Veela le traversa. Le sort de vérification d'identité ne faisait pas mal, mais il laissait quand même une désagréable sensation sur la peau.
Lorsque Draco vit que son visiteur n'était pas un imposteur, il rangea sa baguette dans sa robe.
-Personne ne t'a suivi? demanda l'apothicaire en jetant un coup d'œil derrière Craig.
-Non, t'inquiète. Je suis venu tout seul comme un grand.
Draco lui lança un regard vide avant de tourner les talons et de s'engouffrer dans son magasin. Le visiteur poussa un léger soupir amusé et emboita le pas de l'autre. Il savait que c'était la façon du blond de l'inviter à l'intérieur. Le châtain avait arrêté d'être choqué par la rudesse du Veela depuis longtemps.
Ils pénétrèrent dans l'antre de l'apothicaire et Craig ne put s'empêcher d'admirer, encore une fois, le milieu de travail de l'héritier Malfoy.
Le devant du magasin - là où les clients se présentaient normalement - consistait seulement en un comptoir, quelques chaises confortables pour faire patienter ceux qui attendaient qu'on les serve, et une décoration classe et sobre. Ça restait relativement petit, cependant. Si plus de 15 personnes réussissaient à s'entasser à l'intérieur, c'était tout un exploit.
Draco Malfoy avait une clientèle bien précise; les experts et les connaisseurs, quelques plus grandes organisations (comme les écoles ou les hôpitaux), et les gens riches qui avaient assez d'argent pour s'offrir des potions luxueuses et sophistiquées. En tout cas, le châtain savait que le Veela ravitaillait fréquemment Sainte-Mangouste et le Ministère de la Magie.
Ce n'était donc pas monsieur et madame tout le monde qui fréquentaient la boutique, loin de là. Que le devant du magasin soit petit était alors normal.
Cependant, l'arrière…
C'était un autre monde.
L'ancien amant d'Astoria Greengrass avait l'impression d'être dans une immense bibliothèque, mais au lieu d'y contenir des livres, des centaines et des centaines de potions de toutes les couleurs étaient sur les étagères. Celles-ci montaient d'ailleurs jusqu'au plafond et de longues échelles ensorcelées avaient été mises à disposition pour atteindre les endroits naturellement inaccessibles. Au centre de la pièce se trouvaient plusieurs tables collées de différents niveaux où reposaient des chaudrons de toutes les grandeurs. À côté, sur une étagère sur pieds, se tenaient les six plus gros volumes que Craig n'avait jamais vus de sa vie, et une ribambelle d'instruments.
Le derrière de cette boutique, cette salle immense cachée de tous, était le royaume de Draco Malfoy.
L'apothicaire alla au centre de la pièce et s'assit sur l'une des chaises hautes proches d'un énorme chaudron en fer noir. Le châtain le suivit et prit place à ses côtés.
-Tu es prêt? demanda le blond en remontant déjà ses manches.
Craig soupira en sortant un pendentif qui avait appartenu à Astoria de la poche de sa robe :
-Pas le choix… De tes quatre copines, je suis certain que tu m'as donné la plus cynique. La plupart du temps, elle ne voulait même pas se déshabiller quand on baisait! Difficile de mettre un sort sur sa peau dans ces temps là!
-Mais tu as réussi, dit le Veela comme si c'était tout ce qui comptait.
Oui… Craig avait réussi. Et ce n'avait pas été sans peine. Mettre le sort de Malfoy sur la peau de sa fiancée avait vraiment été un casse-tête. Astoria Greengrass trouvait Craig Stone pas assez digne de la voir nue, peut-être! Ha! Ça aurait été son genre.
Astoria Greengrass avait été belle comme une déesse et possédait un corps qui aurait fait saliver n'importe quel homme sur terre. Mais elle avait été tellement revêche, et les rapports qu'elle avait eus avec l'homme de 29 ans avait uniquement été pour son plaisir à elle, pas le contraire. Jamais le contraire. Elle était frustrée. Probablement parce que son propre fiancé ne voulait pas la baiser. Alors elle avait montré sa frustration de bien des façons à Craig. Ça n'avait pas toujours été plaisant.
Mais bon, Malfoy l'avait bien payé.
Puis il avait effectivement réussi sa mission, tout ça n'avait pas été pour rien.
Craig haussa les épaules et se mit debout. Il s'éloigna de la table des chaudrons pour se placer à un endroit un peu plus dégagé et posa le pendentif d'Astoria qu'il avait en main sur le sol. Draco suivit le mouvement et le fixa intensément pour lui redemander silencieusement s'il était prêt. Le châtain hocha simplement la tête.
Draco se plaça devant lui et leva ses deux mains dans sa direction. Ses pupilles orageuses se mirent à briller étrangement et il ouvrit la bouche pour réciter l'incantation. Craig attendit un instant, et lorsque ce fut son tour, il se concentra et récita la partie de l'incantation qui devait être dite par lui. Leurs alentours s'illuminèrent et un léger vent souffla. Le châtain fit cependant bien attention de ne pas être distrait par quoi que ce soit et s'assura de terminer le travail avec le Veela.
Des particules lumineuses sortirent du pendentif sur le sol et s'envolèrent dans les airs pour former un nuage multicolore et épais. Un peu comme des aurores boréales. Le châtain n'avait vraiment pas d'autre comparaison que celle-là.
Quand ils eurent fini l'incantation, Draco se dirigea à nouveau vers les tables centrales et se saisit de trois énormes fioles avec d'étranges symboles collés sur le verre. Après les avoir ouvertes, il fit d'autres mouvements complexes au-dessus d'elles et un instant plus tard, trois autres énormes nuages de magies s'envolèrent dans les airs autour d'eux. Les magies liées à Donna Crevins, Katy Roye et Jennifer Thompson, les trois anciennes copines du Veela.
L'apothicaire se mit alors à se promener au milieu de ce champ de lumières. Certaines couleurs étaient parsemées de poussière argentée ou dorée et Craig dut se faire violence pour ne rien toucher. La magie dans sa forme naturelle était-elle aussi belle? Il y avait tant de couleurs, tant de lumières, tant d'émanations différentes que Craig se demandait réellement comment l'ancien Serpentard faisait pour les étudier. Ça ne devait d'ailleurs pas être facile, puisque ça faisait plusieurs années que Draco Malfoy le faisait.
Ce dernier était maintenant en train de manipuler les diverses magies avec ses mains, séparant parfois deux entités, faisant briller d'autres. Craig était tellement hypnotisé par les gestes du blond qu'il sursauta presque lorsque sa voix s'éleva :
-Tu devrais partir.
-Partir? répéta Craig un peu surpris. Partir où?
L'ancien Serpentard le renvoyait de sa boutique? Eh bien, rien d'étonnant-
-Quitter l'Angleterre, précisa finalement le Veela. Le temps… le temps que je finisse le travail.
Le temps que je la tue.
L'héritier Malfoy ne dit pas ces mots, mais ils semblèrent être criés à travers la pièce.
-Malcom et Volona sont déjà partis pour quelques mois, continua le blond. Depuis l'attaque de Blaise, Cohen y songe également.
Le Veela ne voulait pas que les quatre amants de ses anciennes copines mortes se fassent attaquer? Pour être honnête, Craig aurait cru que le blond se foutrait de leur sécurité après les avoir payés. Le Veela n'avait pas l'air d'être du genre à se soucier du bien-être d'étrangers.
Craig alla s'asseoir sur une chaise haute près des tables et fit un sourire triste :
-Je n'ai nulle part où aller.
-On peut te trouver un endroit facilement. Si c'est l'argent le problème, j'en ai, dit le Serpentard en plongeant ses yeux gris dans ceux de son visiteur.
-Tu m'as déjà rendu riche pour quelques années avec Astoria, ce n'est pas l'argent le problème. Mais je ne suis pas du genre à m'enfuir à chaque ennui. Je n'ai pas peur de ton assassin.
-Tu devrais.
Le Veela détourna le regard et se remit à manier les substances lumineuses autour d'eux :
-Tu devrais, répéta-t-il. Elle a attaqué Blaise et a failli le tuer. Tu n'as pas de Collier de Protection et je n'ai pas l'intention de t'en donner.
-Et je ne te demanderai pas ça non plus, répondit le plus vieux en secouant la tête. Sérieux, Malfoy, quelles sont les chances que ton ennemie capture l'amant d'une de tes anciennes copines pour obtenir des informations?
-Si tu veux tenter cette chance, c'est ton problème, dit le blond en haussant les épaules. Mais elle a déjà tué plusieurs personnes en essayant de savoir qui était mon âme sœur. C'est juste que leurs meurtres n'étaient pas toujours dans les journaux et qu'on ne faisait pas nécessairement le lien avec moi. Puis, ma mère n'habite pas le clan des Veelas de France pour rien.
Les yeux du châtain s'écarquillèrent à ça.
-Elle a déjà attaqué ta mère?
Draco serra la mâchoire et fit mouvoir les magies devant lui un peu plus rudement au souvenir :
-C'était une attaque de loin… Mais ma mère avait déjà trouvé son Vìr à l'époque. Sébastien a pu la protéger en moins de deux.
-Oh.
Craig ne sut quoi dire d'autre.
Rien d'étonnant que l'apothicaire ne veuille buter le meurtrier en cavale, alors.
Ou plutôt, la meurtrière.
L'ancien amant d'Astoria savait que Draco Malfoy ne pouvait absolument rien dévoiler de son Serment Inviolable. Cependant, Craig avait découvert que rien n'interdisait les gens d'en deviner le contenu.
Il avait alors pu en déduire que l'assassin était une femme, simplement parce que Draco se fichait bien de cacher le sexe de son ennemie quand il parlait, même s'il ne pouvait pas dire son nom. Ils semblaient également avoir été plusieurs à faire ce Serment Inviolable, mais Craig ne savait pas ce qui était advenu des autres qui avaient été impliqués dans cette entente. Puis, une autre chose qui avait été assez facile à deviner, était que Draco ne pouvait pas protéger son âme sœur directement sans risque d'enfreindre le Serment. Ni demander l'aide de quelqu'un pour le faire à sa place, apparemment.
Mais maintenant que Craig y pensait, tuer l'assassin n'était-il donc pas une forme de protection pour sa moitié?
Le châtain regarda attentivement l'apothicaire :
-Malfoy… pourquoi serais-tu capable de tuer l'assassin sans enfreindre le Serment?
Le blond ne répondit pas tout de suite. Il assembla d'abord deux entités magiques quelques secondes, regarda le résultat, et les sépara à nouveau. Ce ne fut qu'après cela qu'il ouvrit la bouche :
-Sache juste, Craig Stone, que quand on fait un Serment Inviolable, il faut être extrêmement spécifique.
Craig cligna plusieurs fois des yeux. Il détourna ensuite le regard en secouant la tête. Il n'était pas sûr de vouloir que Draco élabore. Le cerveau du jeune marchait toujours à 100 milles à l'heure et il avait dû trouver une solution aussi louche que complexe pour détourner le Serment.
-Merlin, Malfoy. Toi et tes histoires… On pourrait tous être à Azkaban à cause de ça.
Draco émit un faible rire désabusé en continuant à faire virevolter les magies autour de lui :
-Je devrais déjà être à Azkaban depuis longtemps pour mille et une raisons…
Le Veela était on ne peut plus sérieux. Il pensait vraiment à ce qu'il venait de déclarer.
Un frisson traversa l'échine de Craig en songeant à ce que cela impliquait.
Il devait l'avouer, le châtain aimait bien Draco Malfoy, même s'il avait toujours su que le blond n'était pas tout à fait… clean.
Après tout, la méthode que le Veela utilisait pour identifier la magie de son ennemie faisait froid dans le dos. Craig lui-même y avait participé. Il avait un peu mal au cœur en y pensant.
Le châtain avait cru qu'il était du bon côté de cette histoire rocambolesque. Maintenant, il savait que non. Oh, il était sûr et certain que la meurtrière était la méchante dans cette affaire. Il n'y avait pas de doute là-dessus. Mais Craig Stone savait désormais que Draco Malfoy n'était certainement pas « le gentil ».
Craig était juste content d'être dans les bonnes grâces du blond.
Pour l'instant, du moins.
-Je l'ai.
L'ex-amant d'Astoria crut rêver quand Draco prononça doucement ces paroles. Brusquement, il tourna sa tête vers l'apothicaire.
À travers les nuages de lumières d'Astoria, Katy, Jennifer et Donna, le Veela était en train de rassembler une magie spécifique parmi tant d'autres, à l'aide de ses mains.
Une magie aux couleurs noires et rouges, et aux émanations sinistres.
Lentement, Craig se leva et s'approcha de l'apothicaire, les yeux fixés sur cette magie sombre qui flottait devant eux.
Une fois assez près, Craig hésita un moment avant d'élever sa main. Cependant, ses doigts n'osèrent pas toucher cette magie lugubre. Si la signature magique de la meurtrière ressemblait à ça, le châtain se demandait vraiment à quoi aurait bien pu ressembler celle de Voldemort.
-Tu es certain? demanda silencieusement Craig, les pupilles toujours rivées sur cette magie rouge et noire.
-Oui, certain.
Au ton de l'apothicaire, Craig leva les yeux sur lui. Le blond parlait toujours avec une voix trainante, condescendante ou ennuyée. Mais pour une fois, sa voix et cette étrange lumière qui brillait faiblement dans ses yeux laissaient paraitre un soulagement et une certaine joie au fond d'eux. Ça ne dura que quelques instants cependant, car un moment plus tard, le Veela reprit un air sérieux :
-J'avais des doutes depuis quelque temps déjà, mais les magies liées à Astoria me les ont confirmés. Cette magie est la parfaite signature de mon ennemie.
-Donc maintenant, dès que la meurtrière utilisera sa magie près de toi, tu sauras automatiquement qui c'est? Même malgré son déguisement?
Draco hocha la tête en fronçant les sourcils.
-En assumant qu'elle sera près de moi lorsqu'el-
Le Veela s'arrêta brusquement et ses yeux s'agrandirent faiblement alors qu'il fixait toujours la magie lugubre devant lui. Craig était en train de se demander si quelque chose avait mal tourné dans le processus de Draco, quand celui-ci annonça tout à coup :
-Elle est proche de mon Partenaire.
Surpris, Craig braqua à nouveau ses yeux sur la magie noire et rouge et essaya de voir si quelque chose à travers elle pourrait lui confirmer ce que venait de dire l'apothicaire.
-Quoi ? s'enquit Craig. Comment peux-tu savoir ça ?
-Je reconnaitrais la signature de mon Partenaire partout, murmura l'apothicaire. C'est faible… mais c'est là.
Draco avait un peu expliqué à Craig comment fonctionnait l'ancien charme originaire du clan Veela qu'il utilisait pour identifier l'assassin.
Chaque sorcier avait apparemment une couleur et une aura distincte. Un peu comme l'ADN, tous les Non-Moldus avaient leur propre et unique magie qui faisait littéralement partie de leur corps. C'était ce qu'on appelait une « signature magique ».
Lorsqu'un sort était jeté, on laissait toujours un peu de sa signature autour. Cette signature semblait être invisible, mais elle flottait dans l'air bien plus longtemps qu'on l'imaginait. Elle était d'ailleurs plus prononcée lorsque le sort jeté était puissant.
Et elle pouvait même s'accrocher à une personne.
La meurtrière recherchait « la » Partenaire de Malfoy, n'est-ce pas? Elle allait donc logiquement s'approcher de toutes celles qu'elle croirait être l'âme sœur du blond. Par conséquent, il y avait beaucoup de chances qu'elle use de sa magie autour de ces femmes. Bien sûr, Draco n'avait jamais voulu qu'il arrive quelque chose à ses copines - même si le Veela n'avait pas du tout eu l'air sincère lorsqu'il avait affirmé ça à Craig - mais si la meurtrière lançait un sort près de ses petites amies, elle allait forcément y laisser une signature.
Et Draco Malfoy avait trouvé un moyen d'identifier les signatures magiques autour d'une personne.
Ce moyen avait été un peu trop abstrait et compliqué pour être compris par le cerveau de Craig, par contre. Tout ce que ce dernier savait, c'était que pour réussir cet exploit, un sort devait être appliqué sur le corps entier de la personne en question. Comme Draco Malfoy n'avait pas voulu toucher à ses petites amies depuis le début, il avait engagé d'autres hommes qui le feraient à sa place.
Car quelle était la façon la plus subtile de toucher le corps nu de quelqu'un sans que la personne ne pose trop de question ? Coucher avec.
D'où la raison pour laquelle Craig était riche en ce moment. Tout comme Ibrahim Cohen, Brian Malcom, Yaker Volona, les trois autres amants des anciennes petites amies de Draco Malfoy.
Cependant, avec toute cette théorie, si la signature magique du Partenaire de Malfoy était accrochée à celle de la meurtrière qui était elle-même accrochée à Astoria…
-Ça veut dire que ton Partenaire utilise des sorts assez puissants en la présence de la meurtrière? demanda Craig en levant les yeux sur le blond. Tu crois qu'elle sait qui c'est?
Pour que le Partenaire de l'héritier Malfoy laisse une trace de sa magie sur celle de la meurtrière, il avait dû utiliser de puissants sortilèges au moins près d'elle. Se défendait-il? Mais si l'âme sœur de l'apothicaire était déjà proche de l'assassin avant le meurtre d'Astoria, pourquoi serait-il encore vivant? Ça n'avait aucun sens.
Ça n'avait aucun sens et Draco sembla penser la même chose. Le blond regarda la magie couleur carmin flottant devant lui d'un air intense et légèrement confus.
-Elle ne sait pas que c'est lui, conclut-il après un moment. Mais la trace de mon Partenaire semble constante…
-La signature magique de ton Partenaire était-elle également là, parmi les magies liées à Katy, Jennifer et Donna?
Le visage de Draco se fit plus dur et il se redressa légèrement en regardant la magie de son ennemie d'un œil noir.
-Non, répondit-il. Elle est donc près de mon Partenaire depuis peu, même si elle ne sait pas que c'est lui.
-Mais quand et où est-ce que ton Partenaire utiliserait des sorts assez puissants pour que sa signature s'accroche à ton ennemie? Et régulièrement?
-Au travail.
Draco croisa les bras en continuant à fusiller la magie écarlate du regard et Craig déglutit difficilement.
Bon sang, l'âme sœur de Malfoy avait de la chance.
Ou pas.
Se doutait-il même qu'il était en danger de mort et qu'un assassin essayait de le tuer depuis près de 6 ans? Et que ce fameux assassin travaillait probablement avec lui?
Merlin.
-Malfoy, je pense vraiment que ton Partenaire ne devrait toujours pas t'approcher, mais il faut au moins que tu l'avertisses du danger, d'une façon ou d'une autre… sans te tuer, préférablement, déclara Craig en grimaçant.
D'un geste brusque, Draco décroisa les bras et se détourna de la magie de son ennemie, comme si elle le dégoutait trop en ce moment. Il s'avança dans la direction des tables du centre et appuya ses coudes sur l'une d'elles en restant debout. Craig le suivit, mais préféra s'assoir sur une des chaises hautes.
-Figure toi que j'ai déjà essayé, maugréa Draco. Mais même de façon métaphorique ou symbolique, une interdiction du Sermon Inviolable ne peut pas être contournée.
-Tu as déjà essayé de lui dire? s'étonna Craig. Ça fait des années que tu veux absolument le tenir éloigné, qu'est-ce qui a bien pu te faire changer d'avis avant même d'avoir eu la confirmation de la signature de ton ennemie ?
-Justement, je n'arrive plus à le tenir éloigné.
Draco se passa une main dans ses cheveux d'un air épuisé. Avoir finalement trouvé la signature de son ennemie semblait complètement vider l'apothicaire au lieu de le faire sauter de joie. En même temps, il ne devait pas du tout être content de savoir que la meurtrière était si proche de son Partenaire.
-Dernièrement, j'ai eu des… rapprochements avec mon Partenaire, plus souvent en quelques semaines qu'en quatre ans, expliqua le blond. Résultat : plus aucun de nous deux ne fait de crises. S'il ne fait pas de crise, il n'a pas besoin de sa potion. S'il ne prend pas de cette potion, ses instincts naturels reviennent. Si ça continue comme ça, il va essayer de me réclamer en plein milieu d'une assemblée très prochainement
-On est déjà chanceux que la meurtrière ne sache pas le sexe de ton âme sœur, mais ça reste quand même dangereux s'il est vu près de toi, dit Craig en réfléchissant en vitesses. Je croyais que les effets de la potion que tu donnais à ton Partenaire s'annulaient quand vous deux étiez en contact. Évite-le, comme tu l'as fait pendant 6 ans. Ses crises reviendront avec cette séparation, il reprendra de la potion pour tenter de les calmer et son désir de te protéger et d'être auprès de toi disparaitra à nouveau.
-C'est exactement ça le problème, je suis obligé de le voir, ces temps-ci… À cause de l'enquête.
La mâchoire de Craig tomba.
Le châtain savait que Draco Malfoy était l'une des personnes les plus asociales du monde entier. Les seules personnes que le blond voyait en dehors de son entourage habituel ces jours-ci étaient des gens du gouvernement qui enquêtaient sur le meurtre d'Astoria.
Le Partenaire de Malfoy travaillait donc au Ministère?!
Bon sang, cette histoire se compliquait à chaque minute.
Craig poussa un profond soupir et se passa une main dans les cheveux.
Même si Malfoy lui disait le nom de son Partenaire, Craig ne pourrait même pas aller l'avertir du danger, sans tuer le Veela. Le châtain savait que le blond n'avait pas le droit de protéger son âme sœur par un intermédiaire, sinon il l'aurait fait depuis très longtemps.
Au moins, Craig était là pour réfléchir avec lui et le supporter d'une certaine façon. Il aimait bien se dire que le blond l'avait peut-être pris en amitié. Après tout, Draco Malfoy, l'un des êtres les plus froids de la planète, lui avait permis d'être là ce soir.
Enfin, restait à voir si cette drôle de relation allait survivre après toute cette histoire.
-Tu y es presque, Malfoy, encouragea Craig. Tu as la signature, donc dis-toi au moins que tu ne seras plus obligé de séduire la prochaine rouquine qui passera dans la rue pour essayer d'identifier la magie de ton ennemie.
-Je déteste les rousses, déclara Malfoy immédiatement.
Craig comprit. Draco Malfoy ne détestait pas les rousses. Il détestait une rousse
Une qui lui avait brisé le cœur ou une qui l'avait tout simplement fait chier?
L'avait-il tué, elle aussi?
Craig laissa échapper un rire nerveux quand il se rendit compte qu'il songeait sérieusement à cette question.
Huh.
Il avait besoin d'un remontant
-Parfois, je me demande même si mon Partenaire voudra encore de moi quand il apprendra à quel point je lui ai menti et que je l'ai manipulé, murmura Draco en se passant une main sur le visage.
Ok… Malfoy aussi avait besoin d'un remontant.
Craig se leva et se dirigea vers les étagères du fond à droite de la pièce. Par chance, le Veela avait réservé quelques étagères pour de magnifiques bouteilles d'alcool semblant affreusement chères. Tant que c'était de l'alcool, Craig s'en fichait. Il prit une bouteille sophistiquée quelconque, et lorsqu'il vit que c'était marqué « whisky » dessus, il haussa les épaules, cala la bouteille en dessous de son aisselle gauche et se saisit de deux verres propres trainants à côté. Il revint vers les tables centrales, servit les deux verres avant d'en tendre un au blond.
Draco se saisit du verre avec à peine un hochement de tête en guise de remerciement.
Puis, sans un mot et en même temps, les deux jeunes hommes avalèrent leur whisky cul sec.
oooOOOooo
L'air d'Angleterre n'avait pas changé. Ça lui avait manqué.
Ginny Weasley serra la poignée de sa valise et sortit lentement du train. Elle sursauta un peu quand un flash sur sa droite l'aveugla. Deux journalistes se tenaient à côté avec des photographes derrière eux. La belle rousse se détendit et offrit un sourire charmeur. Les photographes en profitèrent immédiatement pour capturer des images cadrées pendant que les journalistes commençaient à poser des questions à l'ancienne Gryffondor.
Ginny y répondit avec bienveillance. Depuis qu'elle était joueuse professionnelle pour l'équipe de Quidditch d'Allemagne, ce n'était pas du tout rare qu'on cherche à l'aborder de la sorte. Son équipe avait recruté les meilleurs joueurs à travers le monde et gagnait de nombreux matchs. Déjà qu'elle était loin d'être inconnue, car elle faisait partie de l'entourage du Trio d'Or, là maintenant, c'était pire. Toute cette popularité l'agaçait au début, mais elle avait fini par s'y habituer.
Lorsqu'elle jugea que la séance de questions avait assez duré, elle gratifia tout le monde d'un dernier sourire éblouissant et, sans prévenir, transplana aussitôt.
Elle atterrit dans le champ près de leur demeure familiale. Cette dernière surplombait la colline un peu plus loin sur sa droite et la rousse prit sa direction sans plus tarder.
Ginny sourit quand un canard près du ruisseau sembla lui souhaiter la bienvenue en agitant un peu ses ailes vers elle. Les alentours étaient magnifiques. Et il n'y avait que Harry Potter pour offrir en cadeau une maison et un paysage valant une fortune à ses parents.
Le cœur de Ginny se réchauffa alors qu'elle montait le perron, sa valise derrière elle. Elle allait le revoir. Harry. Son amour caché, sa vie, son bonheur.
Et cette fois-ci…
Ginny resserra sa main gauche autour du manche de sa valise en pénétrant la maison.
…cette fois-ci, ils allaient être ensemble.
-Tante Ginny!
Ce fut une voix fluette qui l'accueillit et les yeux de la rousse s'embuèrent en voyant à qui elle appartenait. Le petit Teddy, il avait grandi.
Le jeune garçon courut vers elle, tout sourire. Quand il l'atteignit, elle l'attrapa pour le soulever dans ses bras et lui planta un bisou sonore sur chaque joue. Teddy éclata de rire, ce qui réchauffa le corps complet de la rousse.
-Yo! Soeurette!
George arriva vers elle en lui faisant un signe de la main, et une seconde plus tard, leur mère apparut également plus loin dans le couloir. Elle bouscula son fils pour le dépasser et tendit les bras vers sa fille :
-Ma chérie!
Ginny ricana un peu en déposant Teddy par terre et fut vivement étouffée par l'étreinte chaleureuse de Molly Weasley.
-Bonjour maman, murmura Ginny en caressant le dos de sa mère pour qu'elle la laisse un peu respirer.
Molly se détacha d'elle, non pas sans un reniflement, et fit un signe vers George pour qu'il aille lui chercher des mouchoirs. Le sourire aux lèvres, son fils leva les yeux au ciel en tournant les talons pendant que les autres membres de la famille faisaient également leur apparition pour l'accueillir.
Ginny les serra tous fort contre elle. Ça faisait cinq mois qu'elle ne les avait pas vus. L'Allemagne n'était pourtant pas si loin de l'Angleterre, mais Ginny avait tellement été occupée ces derniers temps qu'elle n'avait pas su où donner de la tête. Et avant qu'elle ne s'en rende compte, plusieurs mois étaient passés sans qu'elle ne mette un pied en Angleterre.
Après que son père l'ait libéré, la rousse regarda parmi les visages à la recherche de l'un de ceux qu'elle avait envie le plus envie de voir. Harry n'était pas là. Elle savait que sa mère gardait très souvent Teddy, mais elle aurait quand même cru que…
-Bonjour, ma belle.
Le cœur de Ginny s'emballa à la voix et elle se retourna avec ravissement. Ses frères sourirent à son air et se lancèrent des regards suggestifs. Ron prit la valise de sa sœur, et pour leur laisser un peu d'intimité, repartit vers le salon suivi de George, Hermione et Percy. Charlie marmonna quelque chose à propos d'une surprise à montrer à Teddy et s'éclipsa la seconde suivante avec le petit. Molly et Arthur comprirent également le message des autres et déclarèrent devoir aller voir la nourriture avant de repartir. Leur fille se retrouva donc seule avec Harry.
Le Survivant la prit dans ses bras et Ginny huma sa bonne odeur avec délectation. Il sentait aussi bon qu'avant et elle avait toujours cette agréable sensation de sécurité dans ses bras.
Le câlin fut trop court pour elle, car bientôt, le brun se détacha. Il l'observa de ses magnifiques yeux verts et lui offrit un sourire qui la fit rougir.
Harry portait un pantalon noir et un t-shirt blanc sous une veste ajustée qui ne cachait en rien sa carrure bien définie. Ses cheveux étaient un peu en bataille comme toujours et il était rasé de près. Mais même avec une barbe naissante, le Survivant ne perdait rien de son air sexy, au contraire. Ginny se mordit un peu l'intérieur de la joue. Ça devait être interdit d'être aussi à tomber.
-Content de te revoir, souffla le Survivant.
-M-moi aussi, balbutia Ginny.
Elle se gifla intérieurement de paraître aussi conne, mais Harry ne s'en soucia pas ou ne le remarqua tout simplement pas. Il se contenta de lui sourire en la prenant par les épaules et l'entraina vers les cuisines pour aller aider les autres à finir le repas et mettre la table.
Le dîner se passa sous la bonne humeur. Charlie venait un peu plus souvent que sa sœur, mais il n'était pas là si fréquemment non plus, alors Ginny ne fut pas la seule à avoir beaucoup de chose à raconter. Ron et Harry eurent également plusieurs nouvelles sur leur travail qu'elle prit plaisir à écouter. Ils ne dirent rien de détaillé - secret professionnel - mais ils leur dirent quand même des choses qui suscitèrent leur curiosité.
-Zabini n'était pas trop amoché quand vous êtes allés le voir? s'inquiéta Hermione.
-Il est blessé, mais rien de très grave, répondit Ron d'un ton neutre. Il était assez en forme, en tout cas, pour répondre parfaitement à nos questions.
Ginny hocha la tête aux mots de son frère, bizarrement soulagée.
Pour être honnête, de tous ces arrogants Serpentard qu'elle avait connus dans sa jeunesse, Blaise Zabini était probablement celui qu'elle avait le plus supporté. Elle avait pris bien soin de ne jamais le dire à son frère, mais durant les soirées de Slughorn, elle était souvent restée avec lui. Pour un Vert et Argent, elle devait avouer qu'il avait été plutôt sympa et amusant… puis, côté physique, franchement, il n'avait rien à se reprocher…
Ginny rougit et se secoua discrètement en voyant où ses pensées se dirigeaient. Elle n'était pas censée penser à un autre garçon maintenant. Ce n'était pas du tout le moment.
Elle se retourna vers Harry assis à sa droite et se pencha vers lui.
-Harry, puis-je te parler? lui chuchota-t-elle.
-Et vous n'avez vraiment eu aucune information? demanda George en face d'eux.
-Oh, oui, répondit son frère Auror à sa gauche. Une chose qui nous complique simplement la vie : Le meurtrier est un Métamorphomage. Zabini n'a aucun doute là-dessus.
Le Survivant s'était légèrement tourné vers Ginny quand elle l'avait appelée, mais il avait reporté son attention sur les autres qui parlaient. Il voulait suivre la conversation, ça se voyait. C'était normal, on parlait de son enquête, après tout. Mais Ginny voulait faire sa déclaration le plus vite possible.
-Harry, le pressa-t-elle.
-Maintenant? demanda doucement le garçon.
-Oui, s'il te plait, maintenant.
Résigné, le Survivant hocha faiblement la tête et se leva de la table en les excusant. Ginny suivit le mouvement et put apercevoir un haussement de sourcils de la part de George. Elle lui fit de gros yeux pour qu'il soit plus subtil avant de talonner le meilleur ami de Ron.
Ils montèrent à l'étage et Ginny décida qu'ils seraient mieux dans sa chambre. Elle ne savait pas exactement ce qui allait se passer après leur discussion. Elle n'était pas assez stupide pour coucher avec l'homme de ses rêves alors que toute sa famille était dans la salle à manger, mais on ne savait jamais quels genres de rapprochements ils pourraient avoir.
Ils s'installèrent sur le lit et un silence envahit la pièce. Ginny se tortilla les doigts, ne sachant comment entamer la discussion. Harry, quant à lui, parut calme, quoiqu'un peu crispé. Ginny avait pourtant ressassé ce moment dans sa tête encore et encore. Mais dans son imagination, les choses se passaient un peu plus facilement.
-Harry… commença-t-elle.
Elle posa une main sur sa cuisse. La rousse espéra au fond d'elle-même que le Survivant allait s'en saisir tendrement, mais il n'en fit rien. Alors, elle continua :
-Harry… tu dois te douter des sentiments que j'éprouve pour toi…
Elle aurait pu tourner autour du pot pendant quatre heures, mais à quoi cela aurait-il servi ? Elle avait décidé de prendre le taureau par les cornes, sans perdre son temps.
Ginny vit l'Auror pousser un soupir triste en fermant douloureusement les yeux.
-Je m'en doutais… et j'espérais ardemment me tromper, répondit le jeune Héros en ouvrant les paupières et en plongeant ses yeux dans les siens.
La rousse le reçut comme une gifle. Une peine foudroyante la saisit et elle dut se retenir pour ne pas pleurer. La chambre sembla plus sombre et ses images se firent plus grises. En bas, un membre de sa famille éclata de rire, transperçant de façon déplacée l'ambiance épineuse de la chambre.
Non, les choses n'étaient pas censées se passer comme ça.
-Que… Que veux-tu dire? articula-t-elle difficilement, le cœur en miettes.
-Ginny, j'aime quelqu'un d'autre.
-Tu… mens.
Elle n'avait jamais vu aucune autre fille. Et ce n'était pas les occasions qui avaient manqué au Survivant. Pratiquement toutes les célibataires du monde sorcier tueraient pour être avec le jeune Héros. Mais celui-ci n'en regardait aucune. Il ne regardait personne. Il n'y avait personne.
Eh bien… Il y avait bien eu elle, mais ça faisait si longtemps.
Il ne pouvait quand même pas s'accrocher encore à elle, si?
Harry ne répondit pas à son accusation et Ginny fut prise d'un doute cruel. Elle ramena sa main posée sur la cuisse d'Harry vers elle et serra férocement les poings.
-Est-ce que… murmura-t-elle en essayant de calmer ses nerfs et ses émotions qui étaient sur le point d'exploser. Est-ce que c'est… cette fille…
De ta sixième année?
Ginny n'avait même pas besoin de préciser, il allait savoir de qui elle parlait.
Hermione s'en était doutée, tous les autres avaient été aveugles. Mais Ginny avait su. Cette année-là, lors de sa cinquième année, elle avait vu que Harry Potter n'allait pas bien. Pas du tout. Il était à deux doigts de sombrer, à deux doigts de défaillir. Tout le monde mettait cela sur le compte de la guerre et de ses représailles, mais ce n'était pas ça. L'ancien Gryffondor tentait de le cacher sous des rires et des airs joyeux, mais Ginny avait vu. Et quand elle avait fait part de ses soupçons à Harry, il le lui avait avoué :
Une peine d'amour.
Une simple peine d'amour? Non, la salope qui avait fait ça au Survivant l'avait détruit. Elle avait arraché son cœur et l'avait obligé à vivre sans. Ginny ne savait pas qui était cette fille, Harry n'avait jamais voulu le lui dire. Mais si Ginny l'avait eu en face d'elle, elle l'aurait tellement fait souffrir que cette stupide fille l'aurait supplié à genou de l'épargner.
-Ginny…
Le Héros n'osait pas la regarder. Il fixait le sol, semblant vouloir disparaitre à l'intérieur. Et c'est d'une voix brisée qu'il déclara :
-Je l'aime... et je n'en aimerai pas d'autres.
Le Survivant parut lassé, déchiré. Mais ce n'était rien comparé à l'état de Ginny. Il venait de prendre son cœur et de le tailler lentement avec une lame chauffée au feu juste avant de le jeter dans la poussière.
Les yeux de la rousse se noyèrent dans ses larmes.
Elle n'arrivait pas à croire qu'elle compétitionnait contre un passé.
Et en bas, dans la salle à manger, insoucieux de ce qui se passait un étage plus haut, on continua à rire.
oooOOOooo
1-Haha ma bêta n'a rien compris de cette histoire de signatures magiques. Ok, donc je réexplique :
Imaginez une signature magique comme…l'aura d'un sorcier. Quand il jette un sort, il laisse un peu de son « aura », un peu de sa trace. Et cette trace (surtout quand on lance de puissants sorts) peut s'accrocher à l'aura d'un autre sorcier pendant un certain temps.
Draco a trouvé un moyen d'identifier les signatures magiques autour d'une personne : c'est un sort qui doit être appliqué sur la peau de la personne en question. Le sort « capture » toutes les signatures magiques autour de cette même personne et les entrepose dans un objet particulier (ici, c'était le pendentif d'Astoria).
Draco ne voulait pas appliquer le sort régulièrement sur la peau de ses fausses copines (pour des raisons évidentes), alors il a engagé d'autres mecs pour qu'ils le fassent à sa place.
On me suit ?
Toujours pas ? What ?
Haha, ce n'est pas grave ;) Peut-être que dans les autres chapitres ce sera plus clair (or not)
2-Oh mon Dieu, je ne sais même pas si vous vous en souvenez, mais au début de la fic, il était mentionné qu'Harry et Draco prenaient des potions pour calmer leurs écarts/crises. C'était de ça que Craig et Draco parlaient dans la deuxième partie de leur conversation.
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Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Parce que même moi je trouve mon histoire compliquée...
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Désolée pour l'attente !
À plus ! Plus rapidement que cette fois-ci, j'espère
xxx
