A/N : Je l'avais totalement finie et paf, fausse manip et j'ai enregistré un autre truc par-dessus sans faire exprès, je ne m'en suis rendue que lorsque je l'ai ré-ouvert après. Du coup cette version me semble moins bien élaborée mais j'ai fait de mon mieux pour me souvenir de l'ancien texte.
Rating : G
Genre : Général
L'enfant voulu ouvrir ses yeux mais une lumière étincelante lui éclata aux pupilles. Il battit plusieurs fois des paupières et après un certain temps d'adaptation, ses grands yeux s'ouvrirent pour laisser échapper un regard curieux et vert qui se mit à contempler celui qui le toisait au-dessus de lui.
« Bonjour Michael » fut la première chose que la silhouette lui dit. Beaucoup d'autres mots furent dit par la suite.
Michael grandit lentement mais tranquillement, il apprit à se tenir sur ses deux pieds, à marcher puis à parler. Dieu faisait preuve d'une infinie patience et l'enfant progressait chaque jour, le sourire bienveillant de son Père l'aidant à trouver le courage nécessaire lorsque des difficultés apparaissaient.
Michael admirait les gigantesques et magnifiques ailes immaculées de son Père. Bientôt lui aussi serait habillé de grandes ailes dans son dos. Mais son impatience de les avoir disparue lorsque son Père lui expliqua la leçon du jour. Il ne faut pas se hâter et vouloir les choses précipitamment « car chaque chose en son temps toi aussi tu en auras des tout aussi somptueuses, mais laisse donc les choses venir, le temps passe vite et bientôt la mélancolie du passé t'étreindra en son sein. Profite du temps qui passe » lui avait répondu son Père. Michael n'avait pas compris. Il se demanda si son Père avait lui aussi été kidnappé par cette fameuse mélancolie. Mais la parole de Dieu était sacrée, c'est pourquoi l'enfant se promit de ne pas laisser inachevées toutes les choses qu'il allait faire, ainsi plus tard il pourra vivre sans regrets et peut-être que la mélancolie ne viendra pas le voir. Michael se jura de faire de son mieux pour que chaque jour soit meilleur que le précédent.
Un matin, il découvrit avec surprise que deux petites ailes étaient apparues dans son dos. Ce jour-là il le passa à les observer dans le miroir. Elles étaient petites mais si douces. Elles s'agitaient doucement, mais elles n'étaient pas assez puissantes pour le soulever, bien qu'il soit encore jeune.
Puis vint le jour de sa première leçon de vol. Il s'était élancé dans l'air, cela était si agréable de décoller ! Il sentit le vent lui fouetter le visage, la vitesse lui donner le vertige. Chacun de ses battements d'ailes représentait pour lui la sensation d'accomplir un véritable miracle. Peut-être était-ce le cas ?
Un jour son Père, lui annonça qu'il avait une grande nouvelle : bientôt il allait avoir des frères. Michael était enchanté ! Cela devait-être si agréable de pouvoir partager ses connaissances afin d'apprendre à d'autres à accomplir des miracles, puis par la suite apprendre lui aussi de nouvelles choses via leurs expériences. Pour Michael, le mot communauté signifiait que chacun apprenait une partie des connaissances universelles et que tous se regroupaient pour expliquer ce qu'ils avaient appris, de manière plus simple. Il trouvait cela plus fascinant que de devoir tout apprendre seul sans jamais personne à qui en parler. Il y avait bien son Père, mais ce dernier avait la science infuse, il ne répondait jamais « je ne sais pas » à son fils. Michael comprenait donc que ce partage de connaissance n'allait que dans un seul sens et il s'en sentait désolé.
Mais de nouveaux frères, cela signifiait qu'ils allaient ainsi être plus nombreux. Quelque chose d'autre lui vint également à l'esprit et cela le chiffonnait particulièrement. La future présence de frères ne représentait-elle pas aussi une menace ? Serait-il possible que Son Père divise son amour pour le partager avec ses frères ? Dieu l'aimera-t-il moins ? Michael ne voulait pas que son Père l'oubli totalement au profit de ses frères. Il prônait le partage, mais l'amour pouvait-il vraiment être partagé ? Dans son innocente sincérité, il questionna son Père. Ce dernier rit et le souleva doucement jusqu'à son torse « Michael » commença-t-il « je t'aimerai toujours autant que je t'aime aujourd'hui, n'en doute pas. Mais je les aimerai eux aussi car ce seront mes fils, et toi aussi tu les aimeras. N'oublies pas que tu seras leur grand-frère, ce sera ta responsabilité. Pourras-tu m'aider à leur apprendre tout ce qu'ils doivent savoir de la vie ? »
Michael était si joyeux à l'idée de pouvoir enfin aider son Père. Il lui avait donné une mission, c'était sa toute première mission. Il Lui jura qu'il se montrerait toujours à la hauteur de Ses attentes et qu'il jouerait son rôle de frère à merveille. Il sera un parfait exemple et leur apprendra toutes les choses de la vie. Puis il enlaça vivement son Père, entourant ses bras autour de sa nuque et enfouissant son visage au creux de son cou.
Plusieurs mois après vint le moment où Michael se pencha en avant, par-dessus un berceau, pour y observer une petite forme recroquevillée sur elle-même. Cette dernière papillonna des cils puis leva ses grands yeux bleus vers lui. Michael attrapa de sa main les petits doigts potelés de l'enfant qui les lui tendait puis, d'un sourire, il lui adressa ces premiers-mots « Bonjour Lucifer ».
END
