Bonjour tout le monde !

Que dire ? Une absence d'un an, ce n'est pas la première, ça ne sera probablement pas la dernière puisque l'année prochaine je rentre en prépa, j'aurais sûrement peu de temps pour écrire. Je vais essayer de profiter des vacances, mais je pars 3 semaines normalement sans Internet, donc j'aurais du mal à poster.

Bref, je suis désolée pour ceux qui peut-être attendaient la suite^^. Au départ de cette absence, une panne d'inspiration, j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à finir ce chapitre, malgré mes modifications. Ensuite, j'ai privilégié mon temps libre pour préparer un concours et donc j'ai délaissé l'écriture. Si je ne trouve pas de temps pour écrire en terminale, alors qu'est-ce que ça va être en prépa ? On verra bien !

Donc voila, voila, enjoy this chapter, en espérant que le prochain ne tarde pas trop !


Les jours continuèrent de s'écouler, dans la même mélodie, la même monotonie, la même mélancolie. Et Zoro en avait perdu le gout de vivre. Plus de sorties, plus de rencontres, plus d'amis. Il n'avait guère d'occupations durant son temps libre, et pourtant, parvenir à le voir était déjà une victoire. Ils essayaient de le surprendre dans ses repères habituels : bars, parcs, dojo…. mais le bretteur était introuvable. Et il n'était pas question d'essayer de pénétrer chez lui : ses amis tenaient à leur vie. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'il remporta de nombreux prix à ses compétitions de kendo, au grand soulagement de son entraîneur. Ceux qui le pensaient démoralisé le virent plus acharné que jamais. Les coups pleuvaient avec hargne, et ses adversaires craignaient sa fureur. Un mythe était probablement en train de naître.

Pour autant, ses victoires n'étaient pas dues à des entraînements plus intensifs, bien au contraire. Le voila qui, un matin semblable à bien d'autres, se trouvait accoudé à un bar, au beau milieu d'un centre commercial, la mine morose et une bière à la main. Celle-ci n'était guère savoureuse, mais il savait que personne ne viendrait le chercher ici. Il était en paix…

Si on omettait les piailleries incessantes des gamines surexcitées, il serait pleinement satisfait. Mais non, cette place n'était jamais calme. La musique diffusée par les hauts parleurs du bar était sa seule échappatoire. Mais aujourd'hui, elle venait cruellement lui rappeler sa matinée :

Closed my door, forgot my key
(Fermé ma porte, oublié ma clé)
Missed my bus in the pouring rain
(Loupé mon bus sous la pluie torrentielle)
It's been the usual sunday with a flu
(C'est le dimanche habituel avec une grippe)
And I just can't get over you
(Et je ne peux juste pas t'oublier)

Le pire, c'était qu'il était vraiment malade. Oui, le grand Roronoa Zoro était malade. Oh ce n'était pas bien grave, mais quand même : putain de rhume. Sûrement dû au manque d'entrainement. Et le temps maussade n'arrangeait guère son affaire. Il avait marché sous cette pluie jusqu'au bar, l'air alors plus exaspéré que jamais, effrayant ainsi les passants, avant de se rendre compte, arrivé à son but, qu'il avait en effet oublié ses clés. Tans pis, il n'aurait qu'à crocheter la porte. Oui, lui aussi savait le faire…

Il en était là de ses pensées lorsqu'un bruit sourd en "cuisine" le fit sursauter. Brusque comme il était, il parvint à renverser de son bras la bière qu'il avait posée sur le comptoir. Il soupira : bien sûr il ne s'agissait que d'une pauvre bière de bar de centre commercial, mais c'était son seul réconfort de la journée.

Burnt my toast and lost your number
(Brulé mon toast et perdu ton numéro)
Cut my finger, spilled my beer
(Coupé mon doigt, renversé ma bière)
It's been the usual sunday with a flu
(C'est le dimanche habituel avec une grippe)
And I just can't get over you
(Et je ne peux juste pas t'oublier)

Foutue chanson…

xXx

I put your stockings in my purple boots
(J'ai mis tes bas dans mes bottes violettes)
What if I don't get over you ?
(Et si je ne t'oubliais pas ?)

Dans un coin de la salle, une silhouette encapuchonnée observait le bretteur, l'air de rien, sans un bruit, sans un mouvement, presque invisible. Le visage fermé, on aurait juré qu'elle n'avait aucun sentiment particulier. Pourtant, la musique la touchait elle aussi. Pire, elle la heurtait.

En effet, Sanji regardait cet homme qui l'avait blessé, qu'il avait blessé, et se demandait, encore une fois, comment ils en étaient arrivés là. Une mauvaise farce du destin, un tour de la fatalité, les dés étaient pipés et la lutte vaine.

Que leur restait-il à sauver, à part les vestiges d'une amitié ? Devaient-ils tirer un trait sur leur passé ? Le cœur de Sanji se serrait à cette idée. Quelque soient ses sentiments envers cet homme, il ne pouvait se soustraire aux souvenirs, et il ne pouvait présentement détourner le regard de sa triste situation. Il aurait voulu lui tendre la main, mais il savait bien que le bretteur refuserait son aide.

Il ne savait pas vraiment ce qu'il faisait là, vêtu de cet horrible sweat-shirt, qu'il avait eu tant de dégout à acheter. Une couverture parfaite : nul n'oserait soupçonner qu'il s'agissait de lui, surtout dans un tel lieu. Bien, il était incognito, et après ? Il n'avait quand même aucun dessein. Il avisa le verre vide que Zoro ne semblait pas avoir la volonté de remplir. Il pouvait faire quelque chose pour ça.

Had a chat and left my hat
(Ai bavardé et laissé mon chapeau)
Ate my dog and walked my cat
(Mangé mon chien et promené mon chat)
It's been the usual sunday with a flu
(C'est le dimanche habituel avec une grippe)
And I just can't get over you
(Et je ne peux juste pas t'oublier)

xXx

I put your stockings in my purple boots
(J'ai mis tes bas dans mes bottes violettes)
What if I don't get over you ?
(Et si je ne t'oubliais pas ?)
I put your stockings in my purple boots
(J'ai mis tes bas dans mes bottes violettes)
What if I don't get over you ?
(Et si je ne t'oubliais pas ?)

— C'est ton jour de chance mon gars.

Qu'est-ce qu'il lui bavait encore celui-là ? Cette journée craignait clairement. Zoro leva un regard ennuyé vers le serveur, qui lui, lui souriait à pleine dent. Il avait un cocktail rose à la main, une boisson que l'épéiste savait très appréciée des homosexuels en soirée.

— C'est pour vous, poursuivit-il en posant le verre sur la table.

— Pour moi ? s'étonna Zoro.

— Oui, offert par un client.

— Qui ?

— Haha, j'ai ordre de ne pas vous le dire.

Zoro écarquilla les yeux. Quoi ? Il se foutait de sa gueule, pas vrai ? Le bretteur se retourna : il y avait en effet quelques clients, mais aucun ne l'observait. Pourquoi lui aurait-on offert un verre ? Il ne connaissait personne, et il n'avait clairement pas l'intention de draguer. Si encore c'était un geste commercial… mais le serveur ne l'aurait certainement pas présenté comme cela. Alors quoi ?

Non mais… pourquoi il se cassait la tête ? Réfléchir n'avait jamais été son fort, à quoi bon essayer ? On lui avait offert un verre, tant mieux, il n'allait pas se plaindre, même si le choix était stéréotypé. Il saisit le cocktail, retira la paille, et prit de longues gorgées.

Call the cabbage, threw the garbage
(Appelé un chou, jeté les ordures)
Asked for help and got some kelp
(Demandé de l'aide et reçu une algue)
It's been the usual sunday with a flu
(C'est le dimanche habituel avec une grippe)
And I just can't get over you
(Et je ne peux juste pas t'oublier)

xXx

Dire qu'il avait simplement voulu faire un geste, bienveillant bien que légèrement moqueur, pour le bretteur, juste une fois… et qu'il se retrouvait là quinze jour après, à répéter le même procédé. Enfin non, Sanji était plus prudent désormais. C'était la 4ème fois qu'il venait, il avait pris ses habitudes. Il se tenait à l'entrée, un nouveau sweat-shirt sur la tête pour éviter qu'on le reconnaisse, et abordait un client, n'importe lequel. La voix envoûtante mais ferme, il le payait pour qu'il passe sa commande, l'effrayant suffisamment pour s'assurer qu'il suive les ordres exacts. Il n'avait eu jusqu'ici à déplorer aucune complication.

Mais Zoro commençait à en avoir marre. C'était bien gentil tout ça, et il était heureux de boire à l'œil, mais sa curiosité avait été aiguisée. Il était observateur, il avait l'habitude d'obtenir des réponses, mais là, il n'y en avait juste aucune. Il avait beau examiné la salle chaque jour, les clients étaient toujours différents. Certes, certains le regardaient parfois avec un air de crainte… il aurait pu les interroger, mais puisqu'ils n'étaient pas là la veille, il était plus probable qu'ils soient simplement effrayés par sa réputation naissante. Après tout, on le connaissait maintenant sous les noms suivants : le bretteur sans pitié, l'homme aux mille sabres, le démon hargneux. Vraiment, leur crainte était bien naturelle.

Mais lui, ça l'exaspérait. Que lui voulait ce plaisantin ? Allait-il continuer longtemps ainsi ? L'épéiste espérait que ce n'était pas une demoiselle qui en avait après son corps… Elle serait vite déçue.

Voila le serveur qui l'approchait, toujours avec ce sourire idiot. C'était décidé, il devait savoir.

— Encore un ! Tu fais fureur.

Zoro prit sa voix rocailleuse :

— Dis-moi qui l'a commandé.

— Voyons, je t'ai déjà dit que je ne dirais rien ! La curiosité est un vilain défaut.

L'épéiste se dressa sur ses pieds, avec le calme de celui qui était certain d'obtenir gain de cause.. Il surplombait le serveur de toute sa hauteur, l'attitude menaçante.

— J'ai dit : dis-moi qui l'a commandé, répéta-t-il avec son regard noir.

Le serveur déglutit. Que devait-il faire ? Il réfléchit quelques secondes, puis se rendit à l'idée de céder à la plus effrayante des deux parties. Il se retourna et désigna un client au fond de la pièce ; ce dernier ne manqua pas le geste, et pâlit subitement.

Zoro tira alors son sourire de prédateur et se dirigea vers le malheureux, lentement. Il n'était pas pressé, il ferait durer le plaisir. Derrière lui, le serveur, soulagé, retournait rapidement derrière le bar en marmonnant :

— T'es vraiment pas drôle, mon vieux.

xXx

Zoro était à quelques pas du client pétrifié par la peur. Il s'apprêtait à s'assoir en face de lui, pour discuter.

— C'est pas moi, je vous le jure, c'est… commença le pauvre homme, paniqué, retrouvant miraculeusement sa voix.

— Je suis derrière toi, lança une voix.

Cette voix. Zoro se retourna lentement. C'était lui. Il était là, devant lui, la tête baissée, habillé d'un déroutant sweatshirt… mais c'était lui, sa voix, son allure. Il se fit instantanément happé par le regard d'azur.

Ils restèrent un moment silencieux, face à face, puis Zoro demanda, la voix mal assurée :

— Pourquoi ?

Sanji envisagea toute les réponses : "parce qu'on doit avancer"," pourquoi pas ?", "pour me moquer de toi", "parce qu'il faut réécrire la fin de notre histoire". Mais finalement, il choisit la plus honnête :

—Je ne sais pas.

Guess it's true, I'm not good at a one night stand
(J'imagine que c'est vrai, je ne suis pas doué pour les coups d'un soir)
But I still need love 'cause I'm just a man.
(Mais j'ai quand même besoin d'amour car je suis juste un homme)
These nights never seem to go to plan.
(Ces nuits ne semblent jamais se passer comme prévu)
I don't want you to leave, will you hold my hand?
(Je ne veux pas que tu partes, veux tu me tenir la main ?)

Et voila que ça recommençait. Cette chanson venait tellement à propos. Ils se raidirent tout deux, Sanji davantage que Zoro. Et si leur histoire, tout comme cette chanson, était déjà écrite ? Il avait tenté de lutter contre la fatalité : il avait essayé de chasser son naturel dragueur, de passer outre les sensations et de nier son instinct. Il n'était parvenu qu'à empirer les choses, et il avait entraîné Zoro dans sa chute. Bien sûr, les torts étaient partagés, mais au jeu de la plus grosse erreur, il avait été le meilleur.

Il sentait le regard de Zoro sur lui. Incertain et toujours vexé, ce dernier n'avait pas l'intention de rompre le silence le premier. Il était en position de force : c'était au cuisinier d'expliquer ses actes, que ce soit les verres, ou toute l'histoire avec Nadia. Et le cuisinier était intimidé. Il n'avait aucune explication à donner, sinon sa faiblesse et sa stupidité. Et le manque dans son cœur… Oui, il regrettait les disputes, les débats, les cuites et les corps à corps. Il regrettait sa présence, ses regards et son attention. Il le regrettait comme il avait regretté Nadia. Sanji se donnait l'impression d'être un éternel insatisfait.

Pourtant, lorsqu'il était venu pour la première fois, il n'espérait rien de cette "rencontre". Il était temps d'arrêter de provoquer les changements, il avait fait déjà trop d'erreurs. Il pouvait même dire qu'il les avait enchaînées…

Il avait juste ressenti le besoin de voir Zoro. Savoir ce qu'il devenait. Il avait peur… de l'avoir brisé. Pourtant il le savait solide comme un roc. Mais il savait aussi que les dernières phrases qu'il lui avait lancées à la gueule : "t'es fait de pierres Zoro, entièrement de pierres" étaient on ne peut plus mensongères. Il avait été si con. Il était temps de rendre les armes.

Oh, won't you stay with me ?
(Oh, veux-tu rester avec moi ?)
'Cause you're all I need
(Car tu es tout ce dont j'ai besoin)
This ain't love, it's clear to see
(Ce n'est pas de l'amour, c'est facile à voir)
But darling, stay with me
(Mais chéri, reste avec moi)

Il lui suffisait de quelques mots. Justes quelques mots, si compliqués à prononcer, mais bien plus simples qu'un long discours. Sanji ne pouvait pas laisser passer l'occasion, il n'en avait pas le droit. Il ramena son regard sur Zoro, ce qui attira tout de suite l'attention de ce dernier, lui aussi plongé dans ses pensées. Sanji se lança.

— La musique… Elle raconte notre histoire. Du moins la façon dont je la vis, se reprit le blond.

Zoro comprenait parfaitement. Il le sentait aussi. Mais il ne pouvait pas oublier si facilement : ce qui s'était passé était gravé dans sa mémoire, les mots toujours violents. Il craignait d'effaroucher le cuistot une nouvelle fois, mais après un court silence, il lâcha ce qui lui pesait tant :

— Ce n'est pourtant pas ce que tu semblais dire la dernière fois.

Sanji fit un pas en arrière, groggy, comme si Zoro l'avait frappé de ses mains. Et sans le louper. Il plaida :

— J'étais perdu, surpris… énervé, inquiet. Je… Tu sais… Putain.

Il s'arrêta quelques instants, respira calmement, et reprit, la voix toujours vacillante.

— Tu me fais faire des trucs de dingues, vivre des choses nouvelles. Je ne savais plus me contrôler, j'ai eu… peur de chuter. Je croyais que je ne pouvais vivre qu'avec Nadia, et tu allais m'en éloigner. J'avais l'impression d'être au bord du gouffre, chaque obstacle me semblait être une montagne, j'ai voulu sauver ma peau.

— Alors qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?

Sanji ouvrit la bouche, puis la referma, puis la rouvrit. Il effectua plusieurs fois ce geste, comme s'il était subitement devenu muet. En fait, il savait que s'il le disait, aucun retour en arrière ne serait possible. Maintenant, c'était une question de courage. Aurait-il le courage de plonger dans l'inconnu ? En tout cas, quelque soit sa décision, il devrait s'y tenir. Il allait s'y tenir : il était las de faire souffrir les autres. La loyauté, la persévérance et… l'honnêteté, c'est ce qui ferait enfin de lui un homme. L'honnêteté.

—Je me suis trompée. Elle n'est pas ce dont j'ai besoin. C'était évident, mais il m'a fallu du temps. Tu avais compris tout de suite ce que j'ai longtemps refusé d'entendre. Je suis…

Désolé. Il était désolé. Mais il n'arrivait pas à le prononcer alors que l'autre le fixait ainsi, sans un mot. Il avait besoin que Zoro lui parle, qu'il lui dévoile ses pensées, qu'il cesse de lui en vouloir. Et s'il le rejetait maintenant ? Sanji ne le supporterait pas….

Zoro était en fait impressionné par tant de sincérité. Une prodigieuse leçon d'humilité. Sanji ne lui avait jamais paru aussi peu confiant. Il paraissait si vulnérable, suintant l'embarras par tous les pores. Le bretteur devrait l'aider mais il ne savait pas quoi faire. Il n'avait jamais appris à manier les mots pour réconforter.

Why am I so emotional?
(Pourquoi suis-je si émotif)
No it's not a good look, gain some self control
(Non ça ne donne pas une bonne image, je dois apprendre à me contrôler)
Deep down I know this never works.
(Au fond je sais que ça ne marchera jamais)
But you could lay with me, so it doesn't hurt.
(Mais tu pourrais t'allonger avec moi pour que ça ne fasse pas mal)

Ce silence était tellement pesant. Il avait pourtant toujours été une part agréable de leurs échanges : il signifiait habituellement qu'ils étaient en accord. Sanji savait qu'il n'avait plus à douter, mais l'émotion faisait de lui un homme nouveau, plus craintif, plus prudent. La voix tremblante, il se dévoua une nouvelle fois, une dernière fois :

— J'ai eu peur Zoro.

Et le cœur de l'autre, oui son cœur qui battait on ne peut plus vite, on ne peut plus fort, se fendit en deux. La rancœur s'envola et la tendresse, rare tendresse, l'envahit. Zoro s'approcha de son blondinet de cuistot pour le serrer dans ses bras. Ce dernier ne s'éloigna pas, au contraire, soulagé, il renforça l'étreinte. Blotti contre les muscles forts, le regard du monde extérieur n'avait plus la moindre importance. Il était là où il était supposé être.


Voila, j'espère que je ne déçois aucun lecteur, surtout si j'en ai encore des fidèles, je vous remercie très fort. Je vais faire de mon mieux pour le prochain chapitre, promis, et sûrement poster les nombreux OS que je n'ai pas terminé.

Ah oui aussi, si quelqu'un a une traduction pour "call the cabbage" (la mienne est très étrange, vous avez sûrement remarqué xD), je suis preneuse !

EDIT : J'ai oublié le disclaimer, la première chanson est Sunday with the flu, de Yodelice.

La seconde, c'est Stay with me, de Sam Smith