Donc, en 2018, je reviens terminer cette fiction datant de 2013. Je ne sais que dire pour justifier une telle pause, à part peut-être que la prépa est passée par là, mais bien évidemment il n'y a pas que ça x). En tout cas, s'il me reste des lecteurs, j'espère que vous apprécierez cette suite.
Je signale aussi que j'ai modifié une scène des chapitres précédents, qui me gênaient un peu, à cause de la violence de Zoro. J'ai fait en sorte que ça ne modifie pas trop l'intrigue, mais il peut rester des incohérences dans certains chapitres du coup, parce que j'ai pas encore tout repris. J'espère que ça ne gênera pas la lecture
Bref, contente de revenir, et enjoy !
Les minutes s'étaient écoulées longues comme des heures. Sanji ne pouvait estimer combien de temps il avait passé dans les bras de Zoro. Tout ce qu'il savait, c'est que rien n'avait été plus dur que de les quitter, lorsque ceux-ci l'avaient doucement repoussé. Néanmoins, les mains de Zoro ne le laissèrent pas aller bien loin, lui serrant la taille par-dessus son sweatshirt, pour se convaincre qu'elle était toujours là, aussi svelte qu'avant. Il le regarda dans les yeux, tentant de ne pas plonger à nouveau :
– Tu as l'air si fragile dans cet habit.
D'un geste sec, il le libèrera de sa prison informe, retrouvant enfin sa chemise et sa classe sous le pull large. Ce dernier fut balancé au loin, et Sanji retrouva un peu de confiance. Prenant une grande inspiration et retouchant ses plis, il se prit à railler :
– Tu me préfères donc ainsi ?
– Largement, répliqua le bretteur.
– Oh, je suis déçu, moi qui m'essayais à un nouveau style, je me voulais irrésistible.
Zoro sourit tristement : il brûlait de lui dire qu'il était parfait, mais il en était incapable. Alors à la place, il saisit le visage du blond entre ses doigts et l'embrassa, tendrement. Et le temps cessa à nouveau de s'écouler
xXx
Les deux hommes finirent par se laisser partir. Sans promesse, sans contrat, sans rendez-vous, mais avec la certitude qu'ils seraient bientôt amenés à se revoir. Pas seulement au sein de leur groupe d'amis, mais également seuls à seuls. Ils savaient qu'ils devaient reconstruire leur histoire, leur amitié, leur rivalité, leur relation…
Or, il restait quelques obstacles à dépasser. Et, pour commencer, Sanji devait quitter Nadia. Désormais, il en était certain. Avec elle, il ne pouvait avancer.
L'avait-elle aimé ? Avant les infidélités, les disputes et les manipulations, avait-elle ressenti le moindre penchant pour lui ?... Non… sans doute que non. Elle avait toujours été si superficielle. Comme lui. S'il n'y avait pas eu Zoro, l'aurait-il quitté ? Sans doute que non… Mais il la quittait d'abord pour lui-même. Lui comme elle avait besoin de s'épanouir, de reconstruire leur vision d'une relation, et pour cela, ils devaient trouver chacun la bonne personne. Zoro était-il la sienne, il n'en avait aucune idée. Mais il était un bon début, l'électrochoc révélateur. Il savait qu'il avait encore beaucoup à découvrir de l'amour et de lui-même, et qu'il n'était pas encore prêt à se poser, ni avec Nadia, ni avec Zoro, ni avec personne. Il allait se donner du temps pour lui, enfin.
Malgré cette convicton, c'était pour lui une épreuve terrible. Il n'avait jamais largué une femme. Ce n'était pas comme ça que ses relations devaient prendre fin. Il était toujours le largué, puisqu'il avait commis la faute, souvent l'adultère. Il était bouleversé, plaidait clémence, déprimait un jour entier, puis passait à la prochaine. Etre infidèle pour rompre une relation étouffante, quelle lâcheté. Lui qui blâmait tant les hommes, incapables de reconnaître la chance qu'ils avaient d'être aimés et acceptés avec leurs défauts, il était bien le pire d'entre eux.
Il s'était menti à lui-même, voulant se faire croire qu'il était prêt à se poser. Et pourtant, il avait choisi la plus superficielle d'entre toutes, celle qui ne pourrait lui être fidèle, celle qui lui permettrait jamais de s'établir. Finalement, c'est lui qui l'avait utilisée, pour prétendre un peu plus être celui qu'il n'était pas. Mais avec Zoro, tout avait volé en éclat. Il fallait qu'il découvre qui il était, au fond. Il l'avait utilisée, et il lui devait une rupture sincère.
Il y était maintenant, derrière la porte de chez elle. L'angoisse était terrible. Ils ne s'étaient jamais aimé, mais il savait que la scène de rupture allait être dévastatrice. En imaginant les cris et les pleurs, il toqua à la porte. Il y était.
xXx
Sanji venait de rentrer chez lui, et s'effondra sur le lit. Ca y est, il l'avait fait. Bien entendu, elle avait pleuré. Il avait failli céder mille fois, et pourtant, il avait tenu. Il était resté près d'elle durant des heures, il lui avait tout expliqué. Leur amour avait été fusionnel au départ, et après leur rupture, mais il s'était vite éteint. La routine, l'incompréhension mutuelle, les infidélités de Nadia, tout ça ne pouvait plus durer. Il lui avait même parlé de Zoro. Quelle folie. Nulle doute qu'elle en parlerait à tout le monde. Mais quelle importance maintenant ? Il ne lui en voulait même pas. Tout deux étaient désormais libre d'aller de l'avant, et ils espéraient qu'elle aussi en serait capable, malgré leur différents.
Il pensa à Zoro. Il n'avait aucune idée de comment allait se poursuivre leur relation, mais il était très curieux de le découvrir. Après de longs moments de réflexion, il prit son téléphone à la main et réalisa que le sabreur lui avait laissé plusieurs messages :
- Bon c'est pas que je me soucie de toi, sourcil-en-vrille, mais ça fait 3h que j'attends que tu me racontes comment ça s'est passé
- Putain de cuistot, tu vas me répondre un jour ?
- FACE DE CITRON
Sanji pouffa de rire. A nouveau les insultes, ça lui avait tant manqué. Quoiqu'il arrive, il espérait que tout deux parviendraient à conserver cette complicité et cette rivalité. Alors qu'il s'apprêtait à répondre aux messages, il lui vient une autre idée. Il attrapa sa veste, et quitta l'appartement.
Zoro fulminait. Le foutu cook ne lui répondait pas. Soudain, il entendit toquer à sa porte. La soirée était bien entamé, et il n'avait pas la moindre idée de qui cela pouvait-il être. Il n'avait invité personne. Méfiant, il demanda à la personne de lui dévoiler son identité. Personne ne répondit, mais l'inconnu continuait de tocquer. C'était trop con. Zoro n'allait pas rester derrière une porte, effrayé par une personne qui refusait de lui répondre. Toutefois, il se souvenait de son agression par les gars de l'entretien d'embauche, et préféra prendre un sabre avant d'ouvrir grand la porte :
- Ah bah merci pour l'accueil. Ca me donne vraiment envie de venir plus souvent, d'être reçu avec un sabre à la main, déclara une voix qui n'hésita pas à entrer dans l'appartement sans invitation.
Reconnaissant la figure familière de son cuisiner favori, Zoro grogna et rangea son sabre :
- C'est maintenant que tu te pointes, foutue limonade ?
- Je t'ai manqué ? minauda Sanji, en posant ses mains sur le torses musclés
Zoro grogna à nouveau. Il n'était pas d'humeur à se montrer affectueux. Il voulait d'abord savoir si le cuisinier en avait vraiment fini avec la pimbêche. Il écarta les mains de Sanji :
- Qu'est-ce qui t'as pris tant de temps.
- Rien de spécial, on a beaucoup parlé. C'est fini, affirma-t-il, la voix assurée, et en se rapprochant à nouveau de Zoro
Il n'y pouvait rien. Après toutes sens enguelades, ses pleurs (les siens aussi, même s'ils ne voulaient pas l'avouer), il avait besoin de chaleur humaine pour le réconforter.
- Vraiment fini, fini ? Insista Zoro
Après leur réconcilation de la dernière fois, il ne voulait pas risquer une nouvelle humiliation.
- Fini
- Bon… Alors laisse moi vérifier qu'elle ne t'a pas trop abîmé, dans sa colère.
Et il retira la chemise de Sanji, avant de le pousser vers le lit
xXx
Zoro et Sanji n'avaient pas mis de mots sur leur relation. Pourtant, cette fois, il se voulait exclusif. Leurs amis n'avaient pas tardé à découvrir le pot au rose. En fait, Nadia leur avait tous envoyé un message pour leur dévoiler les secrets de Sanji. Cela n'avait pas la moindre importance. Quoique un peu surpris de ce rapprochement, leurs amis n'y voyaient aucun désagrément. Nami se vantait même d'avoir prédit leur relation.
En public, les deux jeunes hommes restaient égaux à eux-mêmes, toujours rivaux. En privé, ils avaient décidé de ne plus se mettre la pression. Il n'avait encore jamais pratiqué la pénétration, et découvraient ensemble mille manière de faire l'amour. Bien sûr, Zoro exprimait ponctuellement sa frustration, mais le cuisinier ne manquait jamais de lui rappeler qu'il l'avait agressé. Le bretteur avait présenté des excuses sincères, et ils tentaient d'aller de l'avant, sans pour autant oublier les erreurs passées. Bref, ils avaient finalement trouvé un équilibre, leur équilibre. Et pour une fois, ils prenaient leur temps.
Ce jour-là, Zoro était au dojo, pour l'entraînement de kendo. Lucius, un autre élève sur lequel il avait autrefois eu quelques vues, avait commencé à lui faire des avances ces derniers jours. Mais Zoro était avec Sanji désormais, et il ne voulait flirter avec personne d'autres. Ce n'était pas son genre, quand il flirtait c'était toujours pour conclure, contrairement à l'autre imbécile de Sourcil-en-vrille. Toutefois, plus d'un mois sans pénétration désormais, c'était vraiment long. Et Lucius lui offrait un beau spectacle à mater, une fois qu'il avait le dos tourné.
Zoro fit une pause pour boire, et vit qu'il venait de recevoir un message, de Sanji :
- Je suis prêt. Je t'attends à l'appart.
Choqué, il répondit instantanément.
- Prêt pour quoi ?
… Pas de réponse, même après quelques minutes. Voyant son champion paresser, l'entraîneur s'approcha pour le réprimander. Mais Zoro s'exprima d'abord.
- Désolé coach, j'ai une urgence, il faut que je rentre immédiatement
Et sans même laisser le temps à l'entraîneur de répondre, il prit son sac et quitta la pièce à toute vitesse.
Dans toute sa précipitation, Zoro ne se perdit même pas en chemin. En 10 minutes à peine, il avait rejoint l'appartement de Sanji, où il trouva un cuisinier à ses fourneaux, torse nu et vêtu d'un pantalon moulant.
- Oh… Salut. Tu as fait vite dis donc
- PRET POUR QUOI ?
- Pour baiser, répondit le blond, calmement
- … avec pénétration ? demanda Zoro, hébété
- Bien sûr, affirma Sanji, en continuant de faire la cuisine, calmement
Zoro, ahuri, aurait voulu lui sauter dessus et le prendre ici, contre la table, mais il avait promis de contrôler ses pulsions. Si c'était une blague, elle était vraiment mauvaise. Maintenant, il ne s'imaginait pas partir sans conclure. Mais tout dépendait du blond. Il demanda :
- Ben alors, qu'est-ce qu'on attend ?
- Et bien, d'abord, on mange
…
- Tu te fous de ma gueule pas vrai
Ils se regardèrent droits dans les yeux, Sanji une poêle fumante à la main. Il ne semblait pas plaisanter. Mais ça ne pouvait se passer comme ça. Zoro restait Zoro, malgré ses résolutions. Si le cuistot voulait jouer, ils allaient jouer.
Zoro retira son T-shirt. Il savait que Sanji ne pouvait jamais résister à l'envie de toucher son torse musclé, dès qu'il était dénudé. Il se rapprocha calmement du blond, qui tentait de conserver un air impassible. Il lui prit doucement la poèle des mains, et la reposa sur la plaque. Alors que Sanji s'avançait pour éteindre le feux, Zoro le saisit par les hanches pour le rapprocher de lui. Il commença à l'embrasser dans le cou et à caresser ses abdos. Or, même si le cuisinier se laissait faire, il le sentait distrait. En effet, celui-ci avait le regard rivé sur les plaques, obnubilé par sa poèle qui continuait de chauffer. Soupirant, Zoro le libéra pour qu'il puisse s'occuper de ses plats. Sanji se contenta d'éteindre le feu, et se retourna vers Zoro :
- C'est un plat qui se mange froid
Zoro sourit, lui prit la main, et l'entraîna vers la chambre. Avant de le pousser sur le lit, il lui demanda :
- Tu es sûr de toi ?
- Certain
Sanji était heureux. Voir Zoro si attentionné, après sa brusquerie passée, c'était un vrai bonheur. Un puissant aphrodisiaque, même s'il n'était pas contre un peu de rudesse. Le bretteur allongea son amant, lui retira son pantalon, puis quitta le sien. Les mains de Sanji caressait son dos et ses cheveux, agrandissant son excitation. Alors qu'il se redressait, la langue du blond vient jouer avec ses boucles d'oreille, une zone hyper érogène. Zoro saisit le visage de son partenaire pour le repousser dans les coussins, avant de l'embrasser profondément. Il partit ensuite à la découverte de son corps, qu'il connaissait désormais si bien, parsemant son ventre de baiser, mais aussi de petites griffures. A travers le caleçon, il caressait la virilité dressée de son amant. Celui-ci gémissait de manière encourageante, et tenta de descendre lui-même son caleçon, trouvant que Zoro tardait trop. Mais le bretteur leur empêcha.
- Voyons, voyons, ne sois pas si pressé
Et il utilisa ses dents pour retirer la dernière pièce de vêtements. Sanji releva la tête pour fixer Zoro. Il trouvait la vue du jeune homme au niveau de ses pieds, son caleçon entre les dents, terriblement érotique. Ils échangèrent un regard enflammé, avant que Zoro se rapproche pour un baiser. Il présenta deux doigts à Sanji, que celui-ci accepta de lécher avec anticipation.
Tournant autour de son antre, Zoro inséra délicatement un, puis deux doigts. Il se mit à faire des mouvements de ciseaux dans son intérieur, évitant sciemment la prostate. Ils avaient déjà pratiqué la pénétration par doigts, et Sanji en connaissait tous les bienfaits, ce qui ne pouvait que le frustrer davantage. Parallèlement à ces mouvements, la bouche de Zoro caressait sa virilité tendue, titillant le gland sensible, empêchant le cuisinier de se plaindre.
Le cuistot était rougi de toutes ses attentions, absolument bandant aux yeux de Zoro. Celui-ci était infiniment excité de toute cette attente, mais il ne pouvait s'empêcher de vouloir jouer avec son blondinet, lui qui l'avait tant fait patienter. Haletant, celui-ci perdait toute retenu, tentant lui-même de s'empaler sur les doigts, frustré d'être si peu touché. Mais systématiquement, les deux petits taquins se retiraient, restant juste à l'entrée, caressant. Et Sanji gémissait, faisant douter le bretteur de sa capacité à se retenir encore longtemps.
La jouissance de Sanji était proche, mais elle semblait incomplète, tant les attouchements étant en-deça des espérances du cuisinier. Elle approchait, lentement mais certainement. Or, à deux doigts du basculement, le bretteur retira soudainement ses doigts et sa bouche. Sanji en poussa un glapissement de plainte. Zoro ricana :
- Tu ne pensais quand même pas venir sans moi, ricana Zoro
Il plaça son membre, dur comme du béton d'une si longue attente, devant l'entrée de son amant. Caressant la joue colorée de cette rougeur si excitante, il l'embrassa doucement :
- On y est. Tu es prêt ?
- Putain Marimo… ferme ta gueule et met là, vite ! Intima Sanji, les jambes grandes ouvertes et le cul offert
Il ne pouvait plus attendre. Trop d'envie, trop de frustration, il se frottait indécemment contre le membre du bretteur. Celui-ci grogna devant un tel entrain. Il risquait d'y aller trop fort si cet imbécile canon ne se calmait pas. Il saisit son bassin pour l'immobiliser, et le pénétra doucement.
Putain, malgré toute cette préparation, cela faisait encore bien mal. Sanji grimaçait, le souffle coupé. Mais il ne voulait surtout pas que le bretteur s'arrête. Ce dernier continua de s'enfoncer jusqu'au bout
Voilà, j'ai enfin fini cette fiction. Je sais plus trop quoi penser, tellement j'ai évolué entre son début et sa fin. Et il y a cette scène, dont je n'arrête pas de parler ce qui doit être très chiant pour vous, mais qui m'empêche d'être pleinement satisfaite. Quelle idée d'écrire ça franchement. Mais bon, allez c'est fait, et si je ne fais pas encore de pause, j'ai encore plein de belles fictions à écrire.
N'oubliez pas, si l'histoire vous a plu, des reviews font toujours plaisir, j'avais posté un chapitre d'une autre fiction en décembre et j'avoue que n'avoir qu'un seul retour m'a un peu découragée. Mais bon, vu ma vitesse de publication, je suis consciente que je n'ai pas vraiment le droit de me plaindre x).
