Et le tueur est…
La lampe torche rendit l'âme au moment même où Drago entra dans la pièce. Il la secoua un peu, mais comme rien ne se passait, il la jeta sans ménagement sur le sol.
Harry s'attendait à un bruit sourd, mais ne l'entendit pas. Il regarda par terre et constata qu'il était sur du tapis. Toutes les chambres avaient un plancher en bois, excepté celle-ci. Il était d'un violet profond, semblant presque noir à la lueur de la bougie.
« Vous sentez ça ? » demanda Hermione en reniflant. J'ai senti ce parfum avant, ici, dans cette maison, et je sais que je l'ai sentie quelque part ailleurs.
La senteur florale était très forte, presqu'insoutenable et Hermione commençait à avoir mal à la tête.
« Je le sens, » dit Harry. « On dirait… »
Il essaya de trouver une façon de décrire l'odeur, mais, n'y parvenant pas, il haussa simplement les épaules.
« C'est la plus belle chambre que j'ai jamais vu ! » dit Ginny en regardant de tous les côtés.
La chambre était décorée avec diverses nuances de pourpre, y compris les murs qui présentait une teinte plus claire que le mûrier, comme Ginny aimait à appeler cette couleur. Les rideaux étaient d'un violet riche et profond, les napperons en dentelle étaient lavandes et sur le bureau trônait un énorme vase en cristal contenant un bouquet immense de fleurs violettes et blanches. Il y avait sur les murs des miroirs richement ornés et des peintures de ballerines en tutus mauves.
« Je pourrais mourir ici ! C'est la plus belle chose qu'il m'ait été donné de voir ! »
« Ça ressemble à une saleté de cauchemar mauve ! » dit Drago. « Comment peux-tu trouver ça attirant ? »
Drago leva les yeux.
« Oh, mais j'avais oublié, tu es une Weasley. Ils n'ont aucun goût. »
« Drago, surveille ta langue, s'il-te-plaît. » averti Hermione.
Elle était debout derrière lui et s'approchait de lui naturellement. Elle enroula ses bras autour de lui et l'embrassa. Elle posa sa joue sur la peau fraîche de son dos et chuchota :
« Tu pourrais avoir besoin de cette langue plus tard pour mon plaisir, et ça m'embêterait vraiment de devoir te l'arracher de la bouche. »
Drago rit doucement.
« Qui suis-je pour priver ma charmante et sexy maîtresse des plaisirs de ma très talentueuse langue ? »
Il se retourna, elle mit ses bras autour de son cou et il mit les siens autour de sa taille. Leurs lèvres se rencontrèrent, soupirant à l'unisson comme si ils étaient au paradis.
Harry détourna les yeux de l'image qu'il examinait et vit Drago et Hermione dans un baiser passionné. Il donna un coup de coude à Ginny qui, debout à côté de lui, regardait une jolie licorne en céramique.
« Quoi ? » dit-elle ennuyée.
Il secoua légèrement la tête dans leur direction et la colère de Ginny éclata. Elle se précipita sur le couple qui s'embrassait et les sépara.
« Comment oses-tu, Hermione ? » demanda-t-elle en tremblant de colère. « Mon frère, ton mari, a disparu et est probablement mort, et toi, tu embrasses Malefoy ! »
Elle pointa un index rageur sur la poitrine d'Hermione.
« Tu es la sœur que je n'ai jamais eue, et ça me fait mal de te voir jeter aux orties ce qu'il reste de ton mariage, juste pour pouvoir t'envoyer en l'air avec cet enfoiré ! »
Les premiers sentiments d'Hermione face à ces accusations étaient la culpabilité et la honte, mais ils se changèrent vite en fureur.
« Ne t'avise pas de l'insulter ! Il vaut dix fois mieux que Ron, et tu le sais ! »
Hermione, qui ne s'était jamais disputée avec Ginny depuis qu'elles se connaissaient, était un peu choquée que cela arrive maintenant.
« Ron a été un mari horrible, tu es au courant de ce qu'il a fait ! Il se souciait bien plus de lui que de moi et des enfants. »
Drago essaya de l'éloigner de Ginny, mais elle le repoussa.
« Non, Drago ! Il faut qu'elle sache ! Je suis navrée, Ginny, mais tu dois comprendre que la seule raison pour laquelle j'ai épousé ton frère est que je n'aurais jamais eu Drago. C'est vrai, » dit-elle au visage rouge de Ginny. « J'ai toujours été amoureuse de Drago et… cela pourrait te choquer, mais Ron aussi a toujours aimé quelqu'un d'autre ! Notre mariage n'est qu'un mensonge depuis le début et je suis fatiguée de tout ça. Je veux être heureuse ! Est-ce que je ne le mérite pas ? »
Harry prit la parole avant que Ginny ne réagissent.
« Tu as bien que Ron était amoureux de quelqu'un d'autre ? »
Ce n'était pas une surprise pour lui, il l'avait toujours su. Ce qui était étonnant, c'était qu'Hermione soit au courant. Ron avait pris grand soin de garder cette histoire secrète et avait impliqué Harry contre son gré dans son tissu de mensonges. Maintes et maintes fois, Harry avait menti pour Ron, lui donnant des alibis. Il avait même accompagné Ron pour lui acheter des cadeaux, en général, son parfum préféré, "Summer Lilac". Harry détestait faire ça et il avait de nombreuses fois essayé de convaincre Ron de quitter cette femme, mais en vain.
Harry ne sut jamais l'identité de cette autre femme, mais il pensait savoir de qui il s'agissait. Leur histoire a duré un certain temps puis a cessé brusquement. Ron fut fou d'inquiétude lorsque sa maîtresse sembla avoir disparu de la surface de la terre. Il ne la revit plus jamais et passa ses journées à dire à Harry combien il regrettait de ne pas avoir quitté Hermione pour elle dès qu'il en avait eu l'occasion.
« Je ne suis pas stupide, Harry, » dit Hermione au bord des larmes. « Je savais que quelquechose se passait ! »
Elle essuya son visage lorsque des larmes coulèrent.
« Il n'était jamais à la maison, et quand par miracle il se montrait, il sentait… »
Son visage se creusa, elle était choquée.
« … Le lilas ! »
« Hein ? » demanda Harry.
Il regarda Drago en quête d'une réponse, mais il avait l'air tout aussi confus.
Hermione, sans mot dire, fit le tour de la pièce, ouvrit les tiroirs, fouilla dans les papiers et dans les vêtements.
« Je savais que je connaissais ce parfum ! »
Elle jeta une paire de bas de soie par-dessus son épaule.
« Est-ce que ce serait-elle ? Il me faut une preuve ! »
Elle s'arrêta et se tourna vers eux.
« Ne restez pas planté là comme des idiots ! Aidez-moi à trouver des indices ! »
Ils sursautèrent comme si on leur avait envoyé une décharge et se mirent à fouiller les placards et les tiroirs.
« Qu'est-ce qu'on cherche exactement ? » demanda Harry à Ginny.
« Je ne suis pas sûre, mais je suppose que nous le saurons quand nous l'aurons trouvé. »
Elle se dirigea vers la coiffeuse où se trouvaient quelques babioles, une boîte à bijoux et un autre objet. Un objet qui fit manquer un battement à son cœur. Elle ramassa le livre relié en cuir noir intitulé "Mon journal". Il n'y avait pas de nom sur la couverture du livre, ni sur aucune des pages. Elle se retourna, le souffle court.
« Malefoy ? »
Drago s'arrêta, des papiers en mains et se tourna vers Ginny.
« Quoi ? »
« Tu es déjà venu dans cette chambre avant, n'est-ce pas ? »
Hermione et Harry abandonnèrent rapidement ce qu'ils faisaient et firent volte-face.
Ginny lui montra le livre. Son silence et le regard réticent sur son visage constituaient une réponse suffisante.
« Cher journal, » lut-elle à voix haute. « Je suis libérée de cette prison, enfin ! Oui, je suis enfermée dans une autre, mais au moins je suis dans un hôpital et pas enchaînée à mon lit, sale et affamée. Et dire que c'est grâce à Drago Malefoy ! Je crois que nous l'avons tous mal jugé ces dernières années. C'est mon sauveur et je lui serai éternellement reconnaissante pour sa gentillesse et sa compassion. Blaise n'est jamais venu me voir, et j'espère qu'il ne viendra jamais ! Chaque parcelle de mon être le hait, et un jour, d'une manière ou d'une autre, je me vengerai pour ce qu'il a fait ! »
Hermione et Harry regardèrent Drago.
Harry était littéralement choqué que Malefoy puisse agir dans l'intérêt de quelqu'un d'autre.
Les yeux d'Hermione s'illuminèrent d'amour et elle lui sourit.
Ginny tourna quelques pages et lut.
« Drago vient de partir. Il est venu voir comment j'allais. Il m'a apporté une superbe robe mauve. Il s'est souvenu que s'était ma couleur préférée. C'est si gentil de sa part ! »
Ginny sourit à Drago qui se sentait plutôt mal à l'aise.
« Il s'est assis et a parlé avec moi un long moment. Il essaye d'avoir l'air heureux et fait comme si rien ne peut le déstabiliser, mais je ressens une certaine tristesse chez lui. »
Drago ne savait pas s'il pourrait en supporter davantage. Ça le démangeait de lui arracher le journal des mains et d'y mettre le feu avec l'une des bougies. Il n'avait jamais voulu que l'on sache qu'il n'était pas le salaud qu'il avait toujours prétendu être. Il avait mis des années pour cultiver cette image d'enfoiré sans cœur, et maintenant, en quelques minutes, ses efforts étaient anéantis.
Il regarda Hermione traverser la pièce vers l'endroit où se trouvait Ginny et commencer à fouiller la boîte à bijoux. Elle était toujours à la recherche de quelque chose.
« Je lui ai demandé si tout allait bien avec sa femme et il a essayé de mentir, mais j'y ai vu clair. Après avoir un peu insisté, il m'a avoué qu'il ne l'avait jamais aimée et qu'il devenait de plus en plus difficile d'être dans la même pièce qu'elle. »
Ginny tourna la page à la hâte.
« Je lui ai demandé si il en aimait une autre et il m'a dit oui. Puis il m'a choquée en m'annonçant que c'était Hermione Granger ! Sérieusement, je n'aurai jamais, mais alors jamais cru cela possible ! Il a toujours été si moqueur et méchant avec elle ! »
« Ça, tu peux le dire ! » dit Harry, roulant des yeux.
Ginny l'ignora et continua.
« Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un fou rire, et il était tellement embarrassé et en colère qu'il s'est levé pour partir. Je me suis rapidement excusée et j'ai remis les choses à leur place en lui disant mon secret. Je lui ai dit que la raison pour laquelle j'ai ri quand il m'a annoncé qu'il aimait Hermione, c'était parce que j'étais amoureuse de son mari, Ron… »
La voix de Ginny s'estompait alors qu'Hermione sorti quelque chose hors des colliers de perles et des bracelets en or. C'était un insigne de préfet - un insigne de préfet de Serdaigle.
« Drago, qu'est-il arrivé à la femme de Blaise ? Où est-elle à présent ? »
« Elle est morte, » dit simplement Drago. « Elle s'est tuée. »
« Qu'est-ce que tu veux dire par "elle s'est tuée" ? » demanda Harry d'une voix nerveuse.
« Bong sang, Potter, tu ne comprends pas le français ? Pourquoi faut-il toujours que tu me demandes de m'expliquer ? Est-ce que fréquenter Weasley pendant toutes ces années t'aurait tué le cerveau ? »
Harry se jeta sur lui mais Ginny se planta face à lui.
« Tu pourras te battre avec lui plus tard, mais pour l'instant, nous avons besoin de lui. »
Elle lança à Harry un regard sévère et, après s'être assuré qu'il ne s'en prendrait plus à Drago, elle se retourna.
« Quand et comment est-elle morte, Malefoy ? Qu'est-il arrivé ? »
Il passa sa main dans ses cheveux et soupira : il ne voulait vraiment pas leur dire. Il s'en voulait terriblement pour ce qui lui était arrivé et ne s'en était jamais vraiment remis.
« Après que j'ai dit à Blaise de l'emmener à l'hôpital… Attendez, reprenons depuis le début… »
Il regardait le sol tandis qu'il parlait, ne voulant pas voir les réactions de chacun.
« Quand Blaise m'a amené ici, dans cette chambre, et que j'ai vu… »
Il frissonna, se souvenant comme si c'était hier.
« J'ai vu ce qu'il lui avait fait. »
Hermione s'approcha et mit ses bras autour de lui pour le soutenir. Il lui sourit chaleureusement, mais son sourire s'estompa alors qu'il poursuivit.
« Elle était nue, blessée, sanguinolente, dans ses propres déjections et… »
Il déglutit, ferma les yeux et respira calmement et profondément avant de les rouvrir.
« Elle avait les bras et les jambes enchaînés au lit, et elle riait comme une folle. Il l'avait torturée et affamé jusqu'à ce qu'elle en perde la raison. »
« Mais il est complètement cinglé ! » dit Ginny, aussi blanche qu'une aspirine. « Comment l'as-tu convaincu de la laisser partir ? »
« Convaincu ? » dit Drago en riant. « Il n'a pas été question de le convaincre. Je l'ai regardée, écoutant Blaise me proposer de la violer, et je l'ai tabassé. »
Harry avait l'air impressionné bien malgré lui. Il détestait Malefoy, mais pour la première fois, il le voyait sous un jour différent.
« Et tu l'as libérée et emmenée à l'hôpital toi-même ? »
« Oui, » dit Drago, la tête haute. « Je ne pouvais décemment pas la laisser dans cet état ! Je devais l'aider, alors j'ai fouillé les poches de Blaise, trouvé la clé et je l'ai détachée. J'ai utilisé la magie pour la laver un peu, l'habiller et je nous ai fait transplaner à Ste Mangouste.
« Comment a réagi Blaise quand il a compris ce que tu avais fait ? » demanda Hermione.
« Que pouvait-il faire ? Il a fait des pieds et des mains pendant quelques semaines, puis a eu recours à la justice pour la récupérer. »
Drago tendit ses mains comme pour supplier.
« J'ai tout essayé, dépensé mon argent pour l'éloigner d'elle, mais au final, ils l'ont laissé l'emmener. »
La boule dans sa gorge grandissait, et il savait qu'à moins de garder ses émotions sous contrôle, il allait fondre en larme.
Hermione l'enlaça plus étroitement. Elle ressentait tellement de choses à la fois : du dégoût pour Blaise, de la pitié pour sa femme, de l'orgueil et un amour démesuré pour Drago.
« Il l'a traitée correctement pendant un moment, puis a recommencé à la faire souffrir. Il prenait un malin plaisir à m'envoyer des photos de lui en train de la violer, puis… il s'est passé quelque chose, quelque chose qui l'a brisée. Elle a perdu la raison. »
Il serra Hermione et embrassa le sommet de sa tête. Jamais il ne pourrait faire à qui que ce soit ce que Blaise avait fait à sa femme.
« Je n'ai jamais su ce que c'était, cependant. Tout ce que je sais, c'est qu'elle est devenue folle, a tué sa mère avec un couteau de boucher puis est revenue ici, dans cette chambre, et a mis fin à ses jours. »
« Comment… comment a-t-elle fait ? » demanda Ginny en regardant la dernière page du journal qui disait simplement "C'est fini ".
« Elle s'est traînée jusqu'au lit, là-bas, a pris le couteau et s'est ouvert la gorge. »
Ils regardèrent tous le lit. Personne n'avait encore songé à aller tout près, mais maintenant, Harry décida qu'il était temps de l'examiner plus en détail.
Le lit était dans un coin loin de la lumière de la bougie, là où il faisait noir.
Alors qu'Harry s'en approchait, il remarqua quelque chose d'étrange. C'était parfaitement camouflé, mais il y avait une bosse en forme de corps au milieu, sous la couette de satin violet.
Avec un regard inquiet par-dessus son épaule aux autres, à présent derrière lui, il attrapa la couverture d'une main tremblante et tira vers l'arrière.
Hermione cria, ginny s'évanouit et Drago la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol.
« Oh, mon Dieu ! » dit-il lentement.
Il regardait le visage pâle et mort de Ron. Sa main tremblait de plus en plus au fur et à mesure qu'elle s'approchait de son cou pour sentir son pouls, espérant qu'il le trouverait. Mais il ne le trouva pas. Ce qu'il trouva en revanche, c'était la corde de piano serrée si fort autour de son cou qu'elle avait coupé dans la chair.
« Est-ce qu'il est mort ? » demanda Drago qui s'efforçait de soutenir Ginny, inconsciente.
Hermione s'était retournée, la main pressée sur sa bouche, le corps tremblant de sanglots. Il aurait voulu aller la réconforter, mais il ne pouvait quand même pas laisser Ginny tomber par terre.
« Oui, » dit Harry. « On dirait bien qu'on l'a étranglé à mort. »
« Mais ça n'a aucun sens, » déclara Drago. « La chambre dont il a disparu était pleine de sang, si ce n'est pas le sien, alors à qui appartient-il ? »
Harry humecta ses lèvres sachant qu'il allait devoir retirer un peu plus la couette afin de voir si Ron avait été poignardé ou autre chose dans le même genre.
« Je… je ne peux pas faire ça ! » dit-il en reculant.
« Tiens, » dit Drago en confiant Ginny à Harry. « Je vais le faire. »
Hermione se retourna, son visage était tâché de larmes et sa main était toujours sur sa bouche.
Drago tira sur la couverture et avec horreur, il constata qu'à partir de la taille il n'y avait plus de corps. Quelqu'un l'avait coupé en deux. Il le recouvrit rapidement, se retourna et vomit sur le tapis aux pieds d'Harry.
« Oh mon Dieu ! » gémit Hermione. « Qu'est-ce que c'est ? Que lui a-t-elle fait ? »
« Elle ? » demanda Harry.
Puis il comprit : le badge de préfet de Serdaigle, la liaison de Ron, le parfum de lilas…
« Malefoy, qui était la femme de Blaise ? »
Drago vomit de nouveau. Il n'arrivait pas à se débarrasser de l'image des intestins de Ron pendant hors de son corps mutilé.
« Malefoy, bong sang, qui était la femme de Blaise ? » cria Harry. « Je crois savoir qui est le tueur, alors dis-moi avec qui il était marié ! »
« Il était marié avec… » commença Drago.
« Il était marié avec ma sœur, » déclara le tueur en entrant dans la pièce par le passage secret, sa baguette pointée dans leur direction.
Note : 1) Alors, qui est le tueur ? Si vous avez suivi, vous devriez avoir deviné.
2) A votre avis, que va-t-il arriver à nos héros ? Vont-ils survivre, mourir ? Ou peut-être autre chose ?
