Bonjour ! Voilà le troisième chapitre de FMN ! Pas de fleurs dans ce chapitre, mais une petite rencontre bien sympathique avec un personnage tout aussi sympathique. Bonne lecture !

L'Ordre avait besoin d'eux. Une attaque de Mangemorts avait été signalée dans une petite impasse moldu dans le Devon à Exeter. Il était deux heures du matin et le froid mordait les joues de Lily. Quelle idée d'attaquer des gens en plein milieu du mois de Novembre à deux heures du matin ? Les Mangemorts manquaient cruellement de civilité. La jeune femme était accompagnée de Remus Lupin ce soir-là, et les renforts devaient les rejoindre sur place. D'après leur source qui se trouvait sur place, la bataille faisait rage entre les adeptes du Seigneurs des Ténèbres et les sorciers locaux. Lord Voldemort aurait même fait le déplacement. Lily et Remus lancèrent des sortilèges repousse-moldu tout autour de la zone avant de s'élancer vers le champ de bataille. La jeune fille fut brièvement aveuglée par les éclairs de lumières qui jaillissaient des baguettes de ses opposants. Lançant des milliers de Stupéfix, d'Expelliarmus et de Reducto, la jeune femme ne sentait pas le danger, portée par l'adrénaline. Jusqu'au moment où elle lui fit face. Le plus grand mage noir de sa génération. Celui dont personne ne prononçait le nom. Il lui sourit, ses dents un peu trop blanches et pointues brillaient dans le noir, et ses yeux rouges reptiliens luisaient d'une joie malsaine. À ce moment précis, Lily eu l'impression que le moment était venu. Elle préférait ne pas se battre contre un sorcier qui avait accumulé tellement de magie noir en lui. Il la détruirait de toute façon. Jetant un regard derrière son opposant, elle vit Sirius qui venait de parer un sort de sa cousine, Bellatrix, et lui crier :

- Allez ! Tu peux faire mieux que ça !

Voldemort leva sa baguette et commença :

- Avada Keda…

- DEPRIMO, lança une voix près de Lily avant qu'une personne ne l'envoie à terre et qu'elle ait le temps de voir le sol s'effondrer sous Voldemort et se faire ensevelir sous les décombres car sa tête avait cogné le béton.

Evans se réveilla lorsqu'une odeur d'antiseptique vint lui chatouiller les narines. Ouvrant les yeux, elle ne vit qu'une étendue blanche en face d'elle. Oh non, elle était à l'hôpital… Elle détestait les hôpitaux et tout ce qui s'en rapprochait de près ou de loin. La sorcière tenta de se lever, mais elle abandonna vite l'idée quand elle comprit que sa tête n'était pas vraiment d'accord avec le reste de son corps.

- Miss Perfection-en-chef, tu nous as foutu une de ces trouilles, dit Sirius qui était apparemment à ses côtés !

Il était couvert de poussière et son bras gauche était en sang.

- Sirius il faut te faire soigner.

- Ce n'est qu'une égratignure, Evans. Tu devrais t'inquiéter pour ta tête. Le Médicomage m'as dit de te donner ça quand tu te réveilleras.

Il lui tendit une potion antidouleur qu'elle avala avec une grimace.

- Où est James, demanda-t-elle ?

- En train de parler avec ton médecin, je crois que tu ne lui as jamais fait aussi peur.

Lily eut un rire sans joie :

- Je crois que je ne me suis jamais fait aussi peur… Mais devant Voldemort j'ai senti que me battre contre lui, directement, ne servirait à rien, que je me ferais écraser et que finalement la mort n'était pas une option si terrible à envisager.

- Si Cornedrue n'était pas venu te sauver, tu serais morte et j'aurais été obligé de te ressusciter pour te tuer. Tu ne peux pas l'abandonner, Evans. Tu lui briserais le cœur… Et si tu lui brises le cœur, il en mourrait…

- J'arrête les missions suicide, promis.

- Bien…Bon, moi je dois aller voir les autres. James ne va pas tarder. Je vous laisse ensemble. Entre tourteaux…

Lily n'eut pas la force de le faire taire en lui envoyant un oreiller ou une réplique cinglante. Elle ferma les yeux et attendit l'arrivée de James Potter. Les souvenirs de l'attaque lui revinrent en tête. Elle revoyait Voldemort devant elle levant sa baguette, se préparant à la tuer et se sentit de nouveau tomber, poussée par James. Il avait utilisé un simple sortilège qu'on apprenait en deuxième année. Morgane, pourquoi n'y avait-elle pas pensé… Maintenant les raison qu'elle s'était données semblaient d'une bêtise incommensurable. Bien sûr que ça valait le coup de se battre, de vaincre la dictature que Voldemort avait presque réussi à instaurer. En tant que né-moldu, elle devait se battre pour que sa magie soit reconnue, apprécier par ses pairs. En parlant de pairs… Comment allai-t-elle justifier son absence du jour à son patron ? Son patron qui menaçait de la virer…

Quand la guerre serrait finie, elle aurait besoin d'un travail. Et son travail, elle l'adorait. Elle était potionniste chez un des apothicaires du chemin de Traverse et elle gagnait correctement sa vie. Assez bien pour payer son loyer, du moins. Lily avait décidé de garder un pied-à-terre dans Londres, au cas où elle finirait tard où serait trop fatiguée pour transplaner. Elle préférait rentrer le soir à Godric's Hollow, chez James, pour entre autre se blottir dans ses bras et s'endormir contre lui. La vie paraissait si simple comme ça. Elle rentrait chez elle le soir pour être au côté de la personne qu'elle aimait plus que tout. Mais il y avait Voldemort et toute sa clique de vielles familles nobles constipées… Ça devait faire trois jours qu'elle n'avait pas vu James plus de dix minutes. Il commençait à lui manquer terriblement. Lily entendit la porte s'ouvrir et quelqu'un s'installer sur la chaise que Sirius occupait plus tôt. Cette personne lui pris la main. Elle ouvrit les yeux et vit James. Il lui sourit et pressa doucement sa main comme pour lui signifier que tout allait bien.

- Salut, murmura Lily.

- Salut, répondit-il.

Ils replongèrent dans un silence heureux, et la jeune fille ferma les yeux pour ne les ouvrir que quelques heures plus tard.

Quand Lily émergea d'un sommeil réparateur, le soleil était déjà haut dans le ciel. Il devait être près de midi. Elle tourna la tête et pu apercevoir James, qui ronflait presque sans bruit sur la chaise où il s'était assis plus tôt ce matin.

- James, appela-t-elle. James ! James Potter !

- Quoi ? J'suis en retard pour le cours de Binns ?

- Ça va faire cinq mois qu'on est plus à Poudlard, James…

- Lily ! Tu es réveillée ! Tu te sens bien ? Tu veux manger quelque chose ? Tu…

- Calme-toi ! l'interrompit-elle le sourire aux lèvres.

- Oui, c'est bon je me calme…

Il se rapprocha du lit de Lily et se pencha pour l'embrasser.

- Bonjour, lui dit-il après s'être relevé.

- Bonjour…

- Bon j'imagine que maintenant tu veux savoir quand tu sortiras de cet hôpital ?

La jeune fille hocha la tête, peut-être un peu trop vigoureusement compte tenu de son évanouissement de la veille.

- Tu peux sortir d'ici dans deux heures, répondit-il en regardant sa montre.

La jeune femme sourit et voulu le remercier :

- James ? Merci, pour hier soir. Si tu n'avais pas été là, je…

- N'en parlons pas pour l'instant, lui répondit-il.

- D'accord…

Ils avaient pris le réseau des cheminées, les médecins ayant considérés Lily trop faible pour transplanner. La suie les aveuglait et la poussière les fit tousser. Ils s'assirent sur le canapé, serrés l'un contre l'autre, cherchant le plus de contact possible.

James pris en premier la parole :

- Tu m'as fait peur, tu sais…

- Je sais, Sirius me l'a dit, hier soir, lui répondit Lily.

- Pourquoi, tu n'as rien fait ?

- La peur ? tenta la jeune fille.

- Tu sais moi aussi j'ai parlé à Patmol…

- Pourquoi il peut pas tenir sa langue, celui-là ? marmonna-t-elle.

- Il faut se battre, Lily ! Pour que notre futur, pour que le monde soit plus sûr, pour que…

- James, calme-toi ! Hier j'ai fait une énorme connerie, je l'ai très bien compris ! Oui, j'aurais dû faire quelque chose mais j'ai pas pu…

- Lily…

- James, mima-t-elle…

Les bras croisés sur sa poitrine, la jeune fille soupira :

- Bon, si je promets de ne pas recommencer, on oublie ?

- Mais comment veux-tu oublier ça, Evans ? T'as failli mourir ! Mourir comme dans ne plus jamais vivre ! Comment veux-tu que moi j'oublie ça ? Merde, Lily, pense à tes parents, à ta sœur, à tes amis, à moi… Tu ne peux pas nous abandonner, sous prétexte que mourir c'est plus simple que se battre ! Tu ne peux pas m'abandonner parce que moi, je t'aime ! Et oui, c'est terriblement égoïste de ma part de dire ça, mais c'est la vérité.

- James… Arrête ! Bien sûr que je veux me battre… Et moi aussi je t'aime… Mais hier j'ai fait un blocage devant Tu-sais-qui et… Et c'est tout.

- Sûre ?

- Certaine, le rassura-t-elle…

Et oui, première rencontre avec Tonton Voldy ! En espérant que cela vous ai plut ! Groumph