Les choses sérieuses commencent...


La quatrième attaque

En deux jours, ils ont atteint la frontière du pays du sable et deux silhouettes se dessinent dans le lointain. Les membres de l'équipe sept relèvent tous la tête au même moment en détaillant les deux ninjas du sable qui s'avancent. Kakashi lève un sourcil, il est surpris par une telle escorte, le frère et la sœur du Kazekage en personne. Et vu leurs visages fermés, la situation a dû sérieusement se compliquer.

- Suivez-nous. On vous expliquera en chemin, on a pas une minute à perdre, dit Kankuro avec un air sombre.

A peine ses mots prononcés, ils prennent déjà la tête et mènent l'équipe à grand train. Le soleil darde ses rayons blancs sur les dunes brûlantes et le vent se lève. Chaque pas devient pénible et le sable s'infiltre partout.

Temari montre des signes de nervosité en voyant Kankuro qui s'obstine à progresser malgré la violence du désert. La fameuse équipe sept de Konoha affiche des signes de faiblesse en suivant l'allure folle de son frère. Ils n'ont pas leur habitude de braver les éléments déchaînés du Sable, l'Uchiha ne semble pas au meilleur de sa forme et la tempête qui s'annonce est des plus noires.

- On ne peut pas continuer ainsi, Kankuro !

- Je sais, dit-il d'une voix sombre.

- Ca ne me plait pas plus qu'à toi mais il va falloir attendre que la tempête passe, dit Temari.

- Vous pourrez nous expliquer la situation, dit d'un ton neutre Kakashi.

Kankuro grommelle une réponse en les amenant à l'abri des vents et du sable. Bien qu'ils n'oseront jamais l'avouer, les trois équipiers de Kakashi sont soulagés d'arrêter leur progression sous les assauts du vent qui cisaille la peau en charriant les grains brûlants.

Une fois arrêtés, Kankuro se ferme et laisse à sa sœur le soin des explications. D'un geste brusque elle sort une carte du pays du sable et l'étale sous leurs yeux. Trois villages perdus dans l'immensité des dunes sont barrés d'une croix noire.

- Voici les trois villages qui ont été détruits. La première attaque a eu lieu il y a une semaine et n'a laissé ni survivants ni aucun bâtiment debout. A la deuxième attaque, deux jours plus tard, nous avions redoublé notre vigilance et renforcé la garde dans chaque village aux alentours. L'assaut a été encore plus brutal. Nous n'avons retrouvés que des corps déchiquetés dans les débris, impossibles à identifier.

- Un vrai massacre, dit Kankuro qui sort de sa réserve. Mais nous n'avions pas encore trouvé d'autre lien entre ces deux horreurs que leur violence inhumaine.

- Jusqu'à ce que l'on comprenne, ajoute Temari.

- Mais c'était déjà trop tard pour le troisième village qui est devenu un champ de ruines en moins de quelques minutes, dit Kankuro.

Le silence qui s'installe est si lourd de noirs souvenirs qu'aucun des membres de l'équipe de Kakashi n'ose prendre la parole. Temari reprend de nouveau les explications d'une voix faible :

- Il y a un siècle, les Anima vivaient à Suna. Un clan influant de fiers guerriers qui avait une importance capitale dans la politique du pays. Leurs pouvoirs héréditaires étaient si terrifiants que nous n'en avons aujourd'hui que de vagues descriptions et ils étaient aussi détenteurs d'un des secrets les mieux gardés de Suna, une arme aussi légendaire que dévastatrice. Le Kazekage effrayé par la puissance grandissante du clan les a déshonorés, destitués et déclarés ennemi de Suna. Seuls quatre hommes ont réussi à échapper à l'extermination systématique des Anima.

Tous feignent d'ignorer le voile qui passe dans les yeux de Sasuke en écoutant cette histoire de clan maudit.

- Ils se sont réfugiés dans le désert et ont fondés quatre villages : Spira, Viah, Leba et Lyah. De ces quatre villages, trois viennent d'être victimes de ces attaques, toutes à deux jours d'intervalle, ajoute Kankuro. Chaque village a subit des explosions tellement dévastatrices qu'ils ont été totalement rasés.

- Des explosions ? s'étonne Kakashi.

- Une signature des plus claires et qui a été confirmée lors de la troisième attaque, Deidara, dit Kankuro.

- L'akatsuki est donc impliquée dans ces attaques, dit Kakashi.

- Et Deidara s'est trouvé un nouvel équipier des plus efficaces, qui nous a été décrit comme un homme portant une épée gigantesque qui n'est autre que Kisame, dit Temari.

- Après avoir échappé au massacre de leur clan, reprend Kankuro, les quatre guerriers ont réussi à soutirer cette fameuse arme des mains même du Kazekage et s'en sont nommés les gardiens.

- L'akatsuki cherche à mettre la main sur cette arme, dit Naruto qui dissimule mal sa colère.

Temari et Kankuro lèvent les yeux sur Naruto sans voix. Il affiche la même expression qu'ils ont surpris dans le regard de leur frère. Le massacre des villageois dans le seul but de trouver une arme aussi légendaire qu'hypothétique avait rendu le Kazekage tremblant de rage.

- Quand on a enfin compris quelle serait leur prochaine cible et que Deidara était l'un des responsables de ces massacres, Garaa est entré dans une colère noire. Il est parti seul et… , dit Kankuro incapable d'achever sa phrase.

- Cette tempête est tout sauf naturelle, termine Kakashi.

Kankuro et Temari se ferment, partagés entre la colère et l'inquiétude. Depuis la confrontation de Gaara avec Naruto, depuis qu'il est devenu Kazekage, ils n'ont jamais vu leur frère perdre le contrôle de ses actes. Et pourtant, il en a essuyé des humiliations, des répliques acerbes, déshonorantes et cruelles. Leur frère a tout enduré dans l'unique espoir de se faire accepter par le village. Sa rencontre avec Chance dans le bureau de l'Hokage l'avait durement secoué, lui rappelant de plein fouet l'époque où il était ce démon craint et haït de tous. Il n'avait rien dit sur le trajet du retour mais Temari et Kankuro ont appris à déchiffrer ses silences.

- Gaara cherche à les affronter seuls, dit Temari d'une voix blanche. Il refuse notre aide.

- Vous lui faîtes si peu confiance à votre frère, dit Naruto. C'est du Kazekage dont on parle ! Il est tout à fait capable de se débrouiller !

- Ce n'est pas ses capacités que l'on met en doute… Mais lors de leur dernier affrontement, Deidara n'a pas hésité à prendre en otage tout Suna. Sans Garaa, tout aurait été soufflé dans une explosion sans précédent et c'est comme ça qu'il a réussi à prendre l'avantage sur notre frère, dit Kankuro.

Les poings fermés, Naruto n'essaye même pas de dissimuler son dégoût. C'est alors que Sasuke prend la parole :

- Si cette tempête est bien contrôlée par Gaara, je connais un moyen qui pourrait peut-être nous permettre de la traverser.

Tous se retournent dans un même mouvement vers l'Uchiha qui apprécie peu d'être tout d'un coup le centre d'attention de l'assemblée.

- Attention, je ne peux pas maintenir cette technique trop longtemps et je ne…

… l'ai jamais vraiment testé. Mais Kankuro ne le laisse pas terminer sa phrase.

- Nous sommes à moins d'une heure de Lyah!

A une époque pas si lointaine, il ne se serait pas autant avancé ! Tenir une heure cette technique qu'il n'a jamais vraiment expérimentée en conditions réelles alors qu'il n'a pas encore totalement récupéré de sa blessure, c'est un peu présomptueux. Il n'aime pas les regards chargés d'espoir qui se tourne vers lui. Et curieusement, il a plus peur de les décevoir que de se ridiculiser en échouant. Sa réaction le surprend tellement qu'il délaisse un bref instant son regard impassible.

Vous emballez pas trop, j'ai dit peut-être, pense-t-il.

Il ferme les yeux un instant en se concentrant sur la folie qu'il s'apprête à tenter. Il active d'une décharge de chakra son mangekyo sharingan et hésite une seconde à ouvrir les yeux. Décidemment être l'objet de tant d'attention ne lui plaît pas.

- C'est quand tu veux, Sasuke ! s'écrie Naruto impatient.

En quelques mots, il a anéanti toute tension et son appréhension. Du coup, il n'hésite plus ni à ouvrir les yeux, toute l'attention s'étant dirigé vers Naruto, ni à sortir une réplique bien tournée à son partenaire dont il oublie la teneur après même l'avoir sortie.

Il est prêt et il est surpris de se rendre compte lorsqu'il lève les yeux que ni Kakashi ni Sakura ne se sont laissés prendre par la petite diversion de Naruto. Sakura affronte son regard d'un air froid et interrogateur. Il n'est pas étonné, elle n'avait pas détourné les yeux quand ils l'avaient affronté lors de son retour au Village avec Naruto, son mangekyo sharingan ne l'impressionne guère. D'un hochement discret de la tête, elle l'interroge sur l'état de sa blessure. Est-ce de l'inquiétude qu'il croit percevoir dans son regard d'émeraude ?

Il se lève dans un mouvement calme et sort de l'abri. La tempête semble avoir redoublée d'intensité. Il dégaine d'un geste souple Kusanagi pendant que Temari lui montre la direction dans laquelle se trouve Lyah. Il voit maintenant clairement à travers la tempête les brides de chakra qui la maintiennent. Sous la violence du vent, il tient la garde de son katana à deux mains et le pointe vers le tourbillonnant mælstrom.

Tsugiri

Des éclairs aveuglant le parcourent tout entier dans un crissement aigu avant de se concentrer sur Kusanagi qui s'anime d'une lueur bleue. La tempête s'écarte en deux pans lourds et sombres sur un chemin aussi étroit, ténu que fragile, maintenu par les décharges aveuglantes de Kusanagi. Le groupe n'a pas besoin de se faire prier pour emprunter ce parcours en ligne droite qu'il trace à grand peine à travers la fureur des éléments. Chaque pas lui coûte et un instant, il doute de pouvoir tenir jusqu'à la sortie. Il est tellement concentré sur sa tâche qu'il sursaute lorsqu'il sent un bras se glisser sous ses épaules.

- J'ai pas vraiment envie de finir en charpie parce que tu ne peux plus mettre un pied devant l'autre, lui assène Sakura d'un ton sec.

Elle l'aide à maintenir une allure qu'il n'aurait jamais pu tenir seul et fixe d'un œil impassible le chemin disparaître dans leur sillage et se former en amont, un peu plus fin à chacun de leur pas. Lorsque enfin cette marche se termine et que les bâtiments du village se dressent sous leurs yeux, Sasuke sent qu'il est incapable de se tenir plus longtemps sur ses jambes. Mais Sakura resserre son étreinte pour lui permettre de prendre encore plus appui sur elle.

D'un regard, ils comprennent que si les murs du village sont encore intacts, c'est parce que Garaa a réussi à amener ses adversaires à l'écart. Et l'affrontement qui se déroule devant leurs yeux entre Deidara et Garaa est une démonstration impressionnante.

- Je m'occupe de lui, foncez, dit Sakura.

Kakashi n'a pas le temps de jeter un œil à Sasuke que Naruto est déjà prêt à partir.

Sakura force Sasuke qui n'est pas en état de lui opposer une grande résistance à s'asseoir. Prête à examiner de nouveau cette blessure qui s'est de nouveau ouverte, elle arrête son geste, le poing fermé, les bras tremblants. Sasuke se ferme, prêt à encaisser une nouvelle réplique cinglante dont elle semble posséder une quantité inépuisable. Mais elle se tait ce qui le surprend.

- Je n'y arrive pas, dit-elle.

Sasuke surpris la dévisage. D'habitude, elle n'a aucun mal à les aligner ces mots chargés de colère noire.

- Je ne suis pas comme Naruto, je n'arrive pas à oublier la lame que tu nous a planté en plein cœur quand tu es parti, je n'arrive pas à encaisser que tu sois rentré en ridiculisant tous les efforts que nous avons fait avec Naruto pour te retrouver, ajoute-t-elle, et surtout…

Les mots qu'elle a si bien préparés, son petit discours pensé et repensé, ces simples mots meurent sur ses lèvres quand elle pose ses yeux sur le regard sans expression de Sasuke. Elle s'affaire dans un lourd silence sur sa blessure, concentrant toute son attention à sa tâche, préférant ces quelques mots qui restent muets dans sa gorge.

- Surtout quoi ? demande Sasuke.

Son regard a beau être de marbre, le trouble qu'elle perçoit dans ces deux mots la touche.

Je n'arrive pas à te haïr, pense-t-elle.

Gaara s'effondre une nouvelle fois devant la puissance des explosions de Deidara. Il se relève, la douleur qui le transperce telle une lame effilée n'est rien à côté de la haine qui enflamme ses sens. Le sang qui coule sur ses yeux obscurcit sa vision et son dégoût pour cet homme le fait trembler d'impatience, le rend imprudent et impulsif. Il n'a pas ressenti cette pulsion meurtrière depuis si longtemps qu'il savoure un instant la sensation de puissance sans limite du sable qui l'entoure et se déchaîne contre son adversaire. La férocité et la violence qui explosent dans ses mains lui rappelle un passé qu'il aurait préféré oublier. Il sait que s'abandonner à ses anciens instincts est la seule façon de faire jeu égal avec son adversaire. Mais s'il est capable d'abandonner sa raison et sa nouvelle respectabilité durement acquise pour combattre cet akatsuki aux mains pleines du sang de ceux qu'il était censé protégés, il n'est pas prêt à montrer à quiconque son regard devenir à nouveau celui de la folie et du meurtre. La peur de se laisser de nouveau séduire par l'appel envoûtant de la force qui le submerge est presque attirante.

Quand il les voit s'avancer, Naruto en tête, il a presque honte de présenter un tel regard devant eux, devant lui. Pourquoi sont-ils là ! Comment ont-ils pu passer la barrière de sable et de vent qui entoure Lyah ? Il est trop tard pour pousser plus loin ses réflexions et la terreur lui noue les entrailles à l'idée de voir une lueur de recul dans les yeux de la seule personne qu'il considère comme son ami. Il affronte Naruto sans chercher à dissimuler la changeante folie qui s'agite dans son regard.

Les flammes rouges qu'il contemple dans les yeux de Naruto et la sourde colère qui semble entrer en résonance avec la sienne le pétrifie un instant. Mais ce n'est pas vers lui que se tourne Naruto. Il serre les poings rageusement vers Deidara qui contemple la scène sur une de ses créations ailées qui flottent à quelques mètres d'eux, esquivant les langues de sables avides de sang qui le poursuivent sans relâche.

Gaara ouvre sa main en s'autorisant un petit sourire. Le sable s'insinue autour de Naruto avant de former un sinueux chemin devant ses pas qui mène droit sur Deidara. Naruto ne se fait pas prier pour emprunter ce passage qui s'ouvre devant ses pas, impatient d'en découdre avec son adversaire et de tester sa nouvelle technique. Faisant apparaître une boule de chakra tourbillonnante dans sa main droite, il disparaît dans un souffle avant de réapparaître dans le dos de Deidara qui esquive de justesse le rasengan.

A chacun de ses mouvements, à chacune de ses attaques, le sable, entité mouvante et frémissante l'accompagne et lui prête main forte dans une synchronisation parfaite. Garaa sent les présences de son frère et sa sœur dans son dos. Il se retourne et se laisse surprendre par le mélange d'appréhension et de soulagement de Temari qui lui lance une gifle monumentale.

Incrédule, il la fixe.

- La prochaine fois que tu nous fais un coup pareil, compte sur moi pour te le faire regretter amèrement, petit frère !

- On s'occupe du blondinet sur son piaf maintenant, dit Kankuro pas vraiment mécontent de la réaction de sa sœur.

- J'ai pas l'intention de laisser de nouveau tout le boulot à Naruto !

Kakashi est déjà en place et prêt utiliser son sharingan. Mais il guette avec une certaine inquiétude les environs. Selon les informations de Temari et Kankuro, Deidara ne travaille pas seul et il n'a pas encore vu la moindre trace de Kisame dans l'ombre de Deidara. Les avertissements de Sasuke sur cette fameuse technique qui l'avait rendu aveugle et incapable d'utiliser son mangekyo sharingan le rend prudent.

Deidara acculé par les attaques combinées de Naruto et de Gaara envoie une série de créatures aux pattes agiles qui foncent sur ses adversaires avant d'exploser dans un souffle aussi dévastateur que surprenant au regard de leur petite taille et qui lui permet de les faire tous reculer un moment. Kankuro et Temari n'ont pas le temps de s'écarter et sont surpris lorsque le sable les protégent de l'explosion.

- Un peu d'aide ne serait pas de refus, Kisame !

- Non.

La réponse claque sans appel et tous se retournent vers l'homme à l'épée qui se trouve non loin et qui observe la scène avec ennui.

- Nous perdons notre temps ici, nous n'avons pas trouvé ce que nous cherchons. Alors cesses de t'amuser, nous avons mieux à faire !

- Kisame !

En affichant un rictus reptilien il s'apprête à détourner la tête et partir lorsque Kakashi surgit dans son ombre et déchaîne son chidori en dévoilant son sharingan. Il esquive un kunaï et plante sa gigantesque lame dans le sol dans un geste brusque avant d'entamer une série de signes complexes. Un grondement violent déchaîne les flots de sables qui s'amoncellent en formant une vague monstrueuse qui se presse sous le vent et les éclairs. Mais la déferlante n'est pas dirigée contre eux, elle se tourne contre le village.

Tous sont un temps hypnotisés par l'immensité sombre qui s'apprête à engloutir Lyah et en oublient Deidara et Kisame. Gaara tend sa main dans un geste désespéré vers cette monstruosité et le sable se dresse en une haute barrière autour de Lyah. Mais il est épuisé et sait qu'il ne tiendra pas longtemps face à la puissance de ce tsunami. Le choc contre cette muraille qu'il a élevée est d'une telle violence qu'il le ressent jusqu'au plus profond de son être. Il ferme les yeux, ses jambes ne le portent plus mais il ne s'effondre pas. Il sent une forte pression sur son bras droit, il n'a pas besoin d'ouvrir les yeux pour sentir l'onde de puissance pure qui l'entoure et le nourrit provenant de Naruto. Avec son aide, le rempart tiendra et il repousse les assauts du jutsu de Kisame.

Dans un ultime effort, Gaara tente de relever la tête. Mais le simple fait d'ouvrir de nouveau les yeux lui demande toute son énergie. Il voit Naruto, les yeux fixés sur le village intact, affichant un soulagement criant.

Encore une fois sa dette envers lui ne fait que s'étoffer un peu plus. Naruto l'aide à avancer vers le village, il accepte avec gratitude cette aide qu'il n'aurait acceptée de personne d'autre. Les villageois encore sous le choc du combat titanesque auquel ils viennent d'assister et de la mort si soudaine auquelle ils viennent d'échapper restent un temps silencieux avant de les accueillir en sauveurs sous leurs acclamations les plus vives.