Joyeuses fêtes à tous!

Un nouveau chapitre pour fêter Noël avec l'explication du titre (!), l'intrigue commence à se dévoiler, et... une scène toute mignonne pour marquer le coup!

Bonne lecture!

kaelys


Le souffle du sable

Un homme au regard sombre s'avance vers Gaara. Il porte une ample tunique aux couleurs chaudes et un bracelet sur le haut de son bras gauche au motif délicat. Le soleil d'or aux rayons entrelacés sur sa peau mat entouré par deux ailes de turquoise et de jade déployées étincelle d'une lueur étrange à chacun de ses pas. Il s'incline avec respect devant le Kazekage, encore soutenu par Naruto.

- Je ne sais comment exprimer ma gratitude Kazekage, dit-il. Mais pour le moment, je pense que le plus urgent est de s'occuper de vos blessures.

D'un geste il fait ouvrir les portes du bâtiment sur une cour intérieure abritée qu'une végétation luxuriante envahit de toute part et où l'ombre se joue de la lumière dans le clapotement rafraîchissant d'une source d'eau claire qui s'écoule sous de grands acacias. Cette oasis verte au milieu du désert apparaît aussi irréelle qu'agréable.

- Et moi, je pense que le plus urgent est que vous m'expliquiez la situation, dit Gaara d'un ton calme mais qui ne souffre aucune réplique.

Gaara sait que le sable est déjà en train d'absorber une à une ses blessures. Il n'a pas encore la force de se tenir debout mais Naruto est toujours à ses côtés et sentir son soutien le rend étrangement serein. L'homme s'incline et les invite à prendre place sous les acacias. Pendant qu'une femme leur propose de s'asseoir à l'ombre des grands arbres et leur sert une boisson fumante et sucrée avec de grands gestes aussi élégants qu'envoûtants, il s'apprête à prendre la parole.

- Je suis Jayn et comme vous l'avez sûrement déjà deviné, je fais parti du clan Anima. Mon arrière grand père était le fondateur de ce village et l'un des gardiens du plus grand secret de notre clan, l'un des quatre gardiens du souffle du sable.

- Et je suppose que vous en êtes devenus à votre tour l'un des gardiens, dit Gaara.

- D'une certaine façon… Mais vous devez savoir une chose Kazekage, le secret des Anima n'est en rien une arme.

- Si ce n'est pas une arme pourquoi cela intéresse tant l'Akatsuki ? demande Kakashi.

- Le souffle du sable n'est peut-être pas une arme mais c'est un objet d'une puissance capable de changer le monde tel que nous le connaissons, de faire perdre la raison au plus sage des hommes, ajoute Jayn.

Jayn se tait un instant et jette un œil à l'équipe de Kakashi. D'un regard, il demande l'autorisation à Gaara pour pouvoir continuer ses explications en présence de ninjas du pays du Feu, de ceux qui pour beaucoup sont avant tout d'anciens ennemis avant d'être de nouveaux alliés.

Sans leur intervention ce village aurait été rayé de la carte avec la même sauvagerie que les trois autres, pense Gaara. Mais il s'abstient de sortir sa remarque peu amène et hoche la tête pour qu'il continue les explications.

- Le souffle du sable est composé de deux éléments. Le premier a le pouvoir de montrer ce qui devrait être et le second est capable de le réaliser, dit-il.

Il n'a pas besoin de regarder ceux qui l'écoutent pour savoir qu'ils n'ont pas la moindre idée de la signification de sa phrase sibylline. Lui-même avait eu la même expression et incompréhension quand son père lui avait expliqué ce qu'était le souffle du sable. Aujourd'hui il comprend la moue dubitative qui avait flotté un bref instant sur le visage de son père lorsqu'il lui avait fallu trouver les mots pour tenter de lui faire comprendre ce secret tant convoité.

- Le souffle du sable a non seulement le pouvoir de ramener à la vie une personne, quelle soit morte il y a un jour ou un siècle mais de modifier en conséquence le passé tel que nous le connaissons de façon à ce que personne ne se rende compte de la manipulation, explique-t-il.

- Je n'ose imaginer ce qu'un tel pouvoir puisse donner dans les mains de l'Akatsuki, dit Kakashi.

- Ils sont déjà en possession de l'amulette des possibles. Et s'ils cherchent avec autant d'application le dernier élément du souffle du sable, c'est que cette vision leur a plu, dit Jayn.

- Et cette deuxième partie, où est-elle ? demande Gaara.

Jayn se ferme, le regard baissé.

- La deuxième partie n'est pas un objet, c'est une personne. A chaque génération dans le clan Anima un enfant naît porteur de la marque, il possède en lui le pouvoir de rendre la vision de l'amulette réelle. Mon grand père et mon père étaient les porteurs de cette marque tout comme mon fils.

- Votre fils, demande Gaara, où est-il ? Nous devons le placer sous protection immédiatement.

- La loi de notre clan veut que lorsque l'enfant porteur de la marque naît, il soit retiré à ses parents et placé dans une famille, dans un endroit dont ses parents ne savent rien.

- Nous devons retrouver votre fils avant l'Akatsuki et le protéger. Quel âge a-t-il? A quoi ressemble cette marque ? demande Gaara

- Il a dix huit ans et porte une marque dans le dos en forme du soleil, similaire à celui que je porte, l'emblème même du clan Anima.

- Vous n'avez aucune autre information ? demande Kakashi.

- Il nous a été enlevé à ma femme et moi le jour même de sa naissance. Je n'ai même pas pu poser mes yeux sur mon propre fils et ma femme en est morte de chagrin.

La douleur qui transparaît dans chacun de ses mots est déchirante et Kakashi n'a pas la force d'en demander plus. Ses pensées se tournent vers Yoshiko, les jumeaux et pendant une seconde son cœur se serre avec une violence qu'il n'aurait jamais soupçonnée possible.

- Nous mettrons tout en œuvre pour le retrouver et vous le ramener sous bonne garde, dit Gaara.

L'équipe sept est amenée dans le bâtiment qui sert d'hôpital au village pendant qu'une jeune femme qui n'a pas daigné écouter les protestations calmes de Gaara est en train de l'examiner sous toutes les coutures. Kazekage ou non, personne n'allait lui apprendre son métier, un blessé est un blessé lui assène-t-elle avant de constater avec un mélange d'effroi et fascination qu'une à une les blessures de Gaara se referment d'elle-même.

- Kakashi, votre équipe est libre de retourner à Konoha sans délais et de faire votre rapport à Tsunade.

- Nous partirons dès que Sasuke aura repris des forces.

- Bien, Kankuro et Temari vous accompagneront à la frontière. Nous ferons tout ce qui est possible pour trouver le trouver avant que l'Akatsuki ne lui mette la main dessus.

- Nous mènerons nos recherches de notre côté, dit Kakashi qui s'apprête déjà à se retirer.

- Kakashi, avant que vous ne partiez, j'aimerai vous poser une question, dit Gaara.

Kakashi fixe Gaara d'un air curieux, c'est bien la première qu'il voit une telle confusion sur le visage du Kazekage.

- Votre amie, Mlle Namikaze, vous a-t-elle parlé de sa première mission au pays du Sable ?

- Brièvement, dit Kakashi surpris par cette question. Elle ne doit pas en être très fière, ce genre de chose ne lui ressemble pas, Danzo avait du trouver un sérieux moyen de pression contre elle pour le lui faire accepter.

La honte et la culpabilité qu'elle avait ressentie après la dernière mission de son équipe sept avait du être suffisante pour offrir à Danzo une assise sur Yoshiko suffisamment grande pour lui faire faire ça, pense Kakashi qui serre sans s'en rendre compte son poing rageusement.

- Pourquoi? demande Gaara.

- S'attaquer à un enfant, même vous à l'époque pense-t-il sans oser le dire, ce n'est pas Yoshiko. Désobéir aux ordres qui ne lui plaisent pas, enchaîner les n'importes quoi, voilà ce qui lui ressemble. De plus, elle aime rarement s'étendre sur ses propres échecs.

Le sourire qui apparaît timidement sur le visage de Gaara étonne Kakashi.

- Alors ce n'était pas tout à fait un échec, dit-il d'un air presque amusé.

Deux jours plus tard, Sasuke est de nouveau suffisamment en forme pour reprendre la route et Temari et Kankuro sont déjà prêt à les mener à travers le désert jusqu'à la frontière. Gaara les regarde partir après leur avoir annoncé que l'examen chunin aura lieu dans un mois et qu'il sera curieux de les voir à l'œuvre.

Kankuro et Temari mènent l'équipe sept à travers les dunes du désert à grand train et ils arrivent à la frontière du pays du sable juste avant la nuit. Après avoir trouvé un endroit pour passer la nuit, le frère et la sœur du Kazekage observent Kakashi et Naruto en silence.

- Gaara vous a parlé de la mission de votre amie? demande Kankuro.

Kakashi acquiesce d'un simple hochement de tête, sa curiosité soudain éveillée. Kankuro et Temari farfouillent dans leur sac et en sortent chacun un objet enveloppé dans un linge blanc.

- Vous pourrez lui rendre ceci de notre part ? dit Temari.

- Qu'est-ce que c'est ? demande Naruto en devançant la question muette de Kakashi d'une demi seconde.

- Le jour où Chance a tenté de remplir sa mission, il y avait déjà quelqu'un sur le coup, dit Kankuro.

- Quelqu'un qui avait suffisamment énervé Gaara pour lui faire perdre tout contrôle et il commençait à s'en prendre à tout ce qui se trouvait à sa portée sans distinction. Seule la soif de sang de la chose qu'il porte en lui animait ses actes et nous étions là, dit Temari.

- Il allait se jeter sur nous quand quelqu'un s'est interposé, surgissant de nulle part. Un ANBU, ajoute Kankuro. Elle a arrêté Gaara et l'a forcé à se reprendre ses esprits. Je n'avais jamais vu quelqu'un se déplacer aussi vite, je n'avais jamais encore vu quelqu'un se battre d'égal à égal avec Gaara dans cet état.

- Nous avions vite compris pourquoi cet ANBU était là, sa mission, dit Temari. Mais elle avait pris notre défense. Dans le combat, elle a reçu un coup au visage qui a fendu son masque en deux. J'entends encore le fracas du masque se brisant et tombant sur le sol. Nous allions voir son visage et elle n'aurait plus alors aucune raison de nous laisser en vie une fois que nous serions capable de l'identifier. Elle allait nous abandonner et nous n'avions aucune chance de nous en sortir face à Gaara dans cet état. Quand elle s'est retournée vers nous, j'ai cru que son visage allait être notre dernière vision de cette Terre et…

- Elle s'est penchée vers nous, nous a ébouriffé les cheveux avec un grand sourire et nous a dit que tout irait bien, termine Kankuro. Nous avons dissimulé son masque et nous n'avons jamais révélé à qui ce soit que nous l'avions vu droit dans les yeux. Quand nous l'avons croisé pour la deuxième fois juste avant de nous rendre dans le bureau de Tsunade, cela a été un choc aussi bien pour nous que pour notre frère.

Kankuro et Temari ouvrent avec soin les deux linges blancs qui dévoilent les deux moitiés de l'ancien masque d'ANBU de Chance. Kakashi comprend mieux pourquoi Gaara avait dit que ce n'était pas tout à fait un échec. Il regarde avec curiosité Naruto s'avancer et refermer les deux étoles sur les deux parties du masque avec un sourire fier :

- Elle sera là pour accompagner son équipe à l'examen chunin. Vous pourrez lui rendre vous-même, dit-il.

- Un nouveau n'importe quoi à ajouter à une liste déjà longue, ajoute doucement Sasuke avec une lueur amusée dans son regard sombre.

A ce moment, Kakashi pense qu'il n'aurait pas mieux formulé le fond de sa pensée et il a d'autant plus hâte de rentrer sur Konoha.


Deux jours plus tard

Lorsqu'il voit la porte ouest du Village se dessiner, les derniers rayons du soleil sont déjà en train de s'évanouir à l'horizon. Kakashi utilise toute sa volonté pour ne pas se précipiter pour aller voir Yoshiko et les jumeaux avant d'aller de ce pas faire son rapport à l'Hokage. Sakura avait été terriblement silencieuse pendant les deux jours de leur voyage de retour mais la tension entre les membres de l'équipe sept semble se dissiper peu à peu.

Il n'a pas besoin de regarder Sakura dans les yeux pour savoir que sa petite proposition l'avait forcé à réfléchir sur son comportement, sur ses priorités. Elle s'est occupée sans un mot des blessures de Sasuke qui a l'air d'accepter son mutisme avec gratitude, conscient de ses efforts.

- Je vous invite à fêter la fin de la mission devant un bon ramen ! s'exclame Naruto.

Un moment Kakashi se demande si Naruto n'a pas lancé cette offre uniquement pour interrompre le lourd silence qui plane depuis deux jours. Mais lorsqu'il l'entend énumérer avec une foule de détails sous les remarques désespérées de Sasuke la longue liste du menu son restaurant de ramen préféré, il doute un instant.

Et c'est là que Sakura le surprend. Elle se place entre eux, les sépare d'un geste et prend enfin la parole après tant de jours sans avoir ouvert la bouche :

- Premièrement, c'est OK pour fêter la fin de cette mission, deuxièmement c'est moi qui invite donc au risque de faire une entorse particulièrement grandiose à ton régime alimentaire Naruto, pas de ramen !

Sasuke et Naruto se regardent un instant, incrédules et Naruto n'ose même pas argumenter pour la faire revenir à la raison sur la question des ramen. Il les regarde redevenir doucement une équipe avant de s'éclipser pour aller voir Tsunade au plus vite. Lorsqu'il arrive dans le bureau, Tsunade l'attend avec impatience :

- Kakashi, enfin !

- Tsunade, la salue-t-il d'un hochement de tête. Comme vous le craigniez, l'Akatsuki est bien impliquée dans ces attaques et le clan Anima est bien leur cible. Deidara s'est trouvé un nouvel équipier en la présence de Kisame. Mais nous avions tort sur un point.

- Lequel ? demande Tsunade.

- Le souffle du sable n'est pas une arme, c'est bien plus terrifiant qu'une arme.

- Et qu'est-ce qui peut être plus terrifiant qu'une arme, Kakashi ?

- Une personne capable de faire revivre quelqu'un, quel qu'il soit et de modifier le passé en conséquence, de façon à ce que personne ne se rende compte de son geste. Quelqu'un capable de ramener à la vie n'importe qui et de l'intégrer dans notre présent sans que personne ne s'en étonne.

Il pense un instant qu'il pourrait ramener n'importe qui à la vie avec un tel pouvoir. N'importe qui, son ancien maître comme Obito et il se rend compte que le même genre de pensées traverse la tête de Tsunade. Il préfère ne pas trop se pencher sur ses réflexions, obtenir ce genre de pouvoir pourrait rendre fou n'importe qui.

- Tu penses qu'ils essayent de ramener Madara à la vie ?

- C'est définitivement une possibilité.

Tsunade soupire un instant et se tourne vers Kakashi :

- Nous devons coordonner les recherches avec le Kazekage et trouver cet Anima au plus vite.

Kakashi s'apprête à prendre enfin congé quand Tsunade le retient avec une dernière question :

- Tu as réfléchis à ma proposition ?

- J'y travaille, dit-il calmement.

Kakashi passe le porche de la maison sans un bruit. Il dépose son masque, sa veste et son bandeau frontal avant d'ouvrir la porte de la chambre des enfants. Il les voit pour la première fois, endormis, l'un contre l'autre et son cœur se presse dans sa poitrine. Il voit Yoshiko, endormie sur une chaise à côté des enfants, face à son fils qui lui ressemble tant et sa fille qui semble avoir tout pris de sa mère. Son fils, sa fille. Ces simples mots le font trembler de fierté et d'un amour inconditionnel et si vaste que son cœur peine à le contenir.

Au risque de les réveiller, il ne peut retenir son geste et les prend dans ses bras, doucement. Son fils se retourne et le fixe de ses grands yeux clairs. Il esquisse un petit sourire désarmant et se rendort après avoir agripper le bras de sa sœur qui dort à poing fermé.

Il sent le regard de Yoshiko posé sur lui, repose ses enfants avec délicatesse et se tourne vers elle.

- Obito te ressemble tant. Il ouvre toujours ses grands yeux curieux pour regarder et ouvre ses bras pour attraper et toucher tout ce qui lui tombe sous la main, il me fait penser à un petit Zéphyr léger et malicieux.

- Alors il te ressemble peut-être plus que tu ne le crois, dit Kakashi en regardant son fils.

- Nami par contre est toujours impassible, une perle dans son écrin, aussi belle que sereine. La seule chose capable de la faire sortir de la bouleverser est l'absence de frère. Ils sont si attachés l'un à l'autre que c'en est poignant.

- Zéphyr et Perle, dit Kakashi en passant sa main sur le bras de son fils qui tient sa sœur si fermement.

Il se retourne vers Yoshiko, perdue dans le grand fauteuil, amusé par le fait qu'elle baisse les yeux et prend un air gêné. Il avait toujours été intrigué par cette capacité si naturelle qu'elle a à trouver des surnoms à tous ceux qui comptent dans sa vie.

- Zéphyr et Perle, répète-t-il en s'appropriant les sonorités de ces deux prénoms en forçant Yoshiko à relever la tête vers lui. Ce sont de beaux prénoms.

Il passe un bras dans son dos et un sous ces jambes et la soulève sans effort. Il la porte jusque sur son lit, leur lit, et la dépose sans la quitter des yeux. Il a envie d'enfouir sa tête dans son cou, d'aspirer à pleins poumons son odeur, de se fondre en elle, de passer la nuit en la prenant dans ses bras à sentir sa chaleur contre lui. Et comme à chaque fois, il est toujours étonné de lire la même envie dans le regard de Yoshiko. Mais cette fois, il surprend une lueur nouvelle dans son regard et Yoshiko plonge ses yeux clairs dans les siens, ce regard auquel il n'a jamais su résister et effleure sa joue de la main.

- Je t'aime.

Ces trois mots le font vibrer. Encore incapable de lui répondre, de prononcer ce mot pourtant si simple, il l'embrasse tendrement. Lentement, il enlève un à un ces vêtements savourant chaque instant et chaque regard sur sa peau si blanche et douce et ces courbes qu'il connaît si bien. L'empressement du début fait peu à peu place à des gestes lents et attentionnés. A défaut de pouvoir lui dire, il souhaite lui faire comprendre tout ce qu'il éprouve à la voir partager sa vie, la remercier pour leurs deux enfants qu'il aime déjà de tout son être et pour le simple fait d'être là avec lui.


Sakura pose un regard désabusé sur le bol fumant qui se trouve en face d'elle. Comment a-t-elle pu se laisser avoir par les tergiversations tortueuses de Naruto et se retrouver dans son restaurant de ramen favori. Elle lève et croise la même désillusion dans les yeux noirs de Sasuke. Elle observe l'air satisfait de l'homme qui se tient derrière le comptoir qui contemple les bols vides s'accumuler. Les départs de Naruto en mission doivent sévèrement amputer son chiffre d'affaire pense-t-elle.

Elle sent le papier d'inscription que lui a donné maître Kakashi peser dans sa poche. Elle ne sait pas encore quelle sera sa décision mais elle est maintenant sûre d'une chose.

- Sasuke, Naruto…

Ils relèvent les yeux avec appréhension, ne sachant pas trop quoi attendre de sa part.

- Je ne vais pas m'excuser pour mon comportement parce que je ne suis pas sûre de mériter votre pardon. Mais à partir d'aujourd'hui, je vais tout faire pour redevenir un membre à part entière de cette équipe, dit-elle.

Quel que soit son choix et tant que leur équipe sept existe, elle allait tout faire pour de nouveau travailler avec eux, pas contre eux. Les sourires timides qu'elle voit s'épanouir sur les visages de Naruto et de Sasuke sont confondants.

- Tu n'as pas à t'excuser car il n'y a rien à pardonner, dit Sasuke, c'est moi qui…

- De la même façon que tu n'as rien à te faire pardonner non plus, le coupe-t-elle en le fixant de ses yeux d'émeraude. Pour la première fois depuis ton retour, je suis vraiment heureuse que tu sois de nouveau au Village, de nouveau un membre de notre équipe sept.