Salut à tous ! J'espère que vous passer de bonnes vacances ! Merci à mc arno et à Les trois filles (qui sont deux mais en fait pratiquement une...) d'avoir laisser une review et aux gens qui suivent mon histoire. Chapitre 8 donc, pas aussi long que certains l'espère, je suppose :/ Mais je pouvais pas terminer autrement ! D'ailleurs si je vous dis que c'est le dernier chapitre, vous réagirez comment ? ^^
Sur ce, bonne lecture ! :)
Chapitre 8 : Humiliation
Stoïck avait les yeux rivés sur son fils, tout comme la totalité des combattants qui s'étaient réunis. C'était un silence stupéfait qui enveloppait l'air. Stupéfait et outré. Alors que le motus perdurait, Harold sentit la pression monter petit à petit en lui. De toute évidence, on ne s'attendait pas à son retour, ni même qu'on le voit en vie. Il dévisagea toute l'assemblée ; il ne savait quelle grimace il offrait aux combattants de Beurk, mais elle suscita des mouvement. Des mouvement de gêne, de colère, et de méfiance.
- Que fait-il ici… ?
- Impossible…
- De quel droit ?
Le grondement des Beurkiens se fit alors plus sourd et vif.
- Qui l'a laissé entrer sur l'île… ?
- Déserteur…
- Traître… il devrait avoir honte d'être ici. » Mille murmures se sont répandu sur l'avenue, noyant le sorcier sous une mer de reproches. Comme pour soutenir les vikings, l'orage gronda au loin. Harold les zieutait tandis qu'ils continuaient à vomir leur dégoût. Il afficha un rictus et baissa le menton sans cesser de regarder cette foule. Il devait se rendre compte qu'il affichait un air de fou, mais il s'en fichait. Certains habitants se rétractèrent à la vue de son expression ; plus que tout, à cet instant, le chevalier se sentait seul, mais menaçant. Et très en colère.
- Harold. » Cette voix lourde et grave résonna par-dessus les têtes. Stoïck avança de quelques pas. Son fils leva brusquement une main et il stoppa net l'avancée de ce dernier. Les deux hommes se dévisagèrent. L'atmosphère ne pouvait pas être plus hostile.
- Comment oses-tu poser un pied sur Beurk ?
- Comment j'ai osé… ? répéta le concerné d'une voix sifflante. T'es sûr de poser la bonne question… ? C'est pas toi qui avait lancé un an de recherche pour me retrouver après mon départ… ?
- Pourquoi es-tu revenu ?
- C'est une bonne question », marmonna l'ancien disparu après avoir regarder Astrid. Elle était pâle, on aurait dit qu'elle allait vomir. « Je pense néanmoins ne pas m'attarder ici. Je ne voudrais pas déclencher une quelconque méprise.
- Qu'est-ce que tu complotes ? lança un viking dans la foule. Il déglutit quand le chevalier se tourna vers lui avec une nonchalance assez effrayante ; on aurait dit que ses bras s'étaient allongés contre son corps et qu'il pouvait saisir une gorge à n'importe quelle distance.
- Rien en particulier, fit-il alors que son rictus refaisait surface. Vraiment. »
Une explosion d'injure coupa net le silence tendu. Harold soupira en entendant son ancien peuple hurler contre sa venue. Les premières expéditions envoyés pour le retrouver avait été nombreuses, puis le nombre avait diminués. Pourquoi ? Parce que tout le monde s'était fait une raison au fil du temps. Évidemment ! Qui voudrait d'un gringalet possédant la force d'une cuillère pour futur chef ? Quel avenir il aurait réservé au village ? Beurk aurait-il prospérer avec un fauteur de trouble dans ces rangs ? Résultat, sa fugue avait été la bienvenue. Après tout, s'il partait, plein de choses s'arrangeait. Franchement à quoi pouvait-il servir sur cet île, si ce n'est qu'inspirer la rage et attirer les ennuis ? Le village devait bien mieux se porter sans lui, s'il méritait l'accueil qu'il recevait à l'instant.
Il leva une fois de plus les yeux vers Astrid. Elle se contentait d'observer, elle ne chercher même pas un moment opportun pour calmer la foule. Il croisa son regard. La rage le prit à la gorge quand il vit qu'elle lui demandait silencieusement de l'aide. Croyait-elle être de taille à rester une alliée après ce qu'elle lui avait montré ?
- Qu'est-ce que ça signifie ? lançait les villageois.
- Pourquoi es-tu revenu ? On a pas besoin de toi !
- Dégage ! Tu nous fait honte !
Le raffut attira une bonne partie des habitants de la ville qui se joignirent à ce concert d'insultes. Harold évita un projectile de justesse, puis un autre. On commençait à lui jeter des pierres. Le sorcier se demanda quel auraient été les arguments de Varek, Rustik et les jumeaux pour avoir agis aussi différemment que les autres Beurkiens. Et même si Astrid était de son côté, en ce moment, il était seul face à son ancien village.
Il se mit à marcher. Il évitait les pierres sans problème et quand il eut dépasser son père, la foule s'écarta pour le laisser sortir. Quelqu'un tenta de le retenir par sa cape, mais il continua de marcher. Les vikings le suivaient pendant qu'il remontait l'allée, continuant à le cribler de pierre. Quand il fut pas loin de la forêt, on arrêta de le poursuivre mais on le força à s'éloigner des rues à l'aide des projectiles. Alors que l'ancien disparu quittait la ville, l'orage gronda pas très loin de Beurk, angoissant.
Astrid s'en voulait. Elle n'arrivait pas à penser correctement. Harold était partit et comme une idiote, elle avait suivi le cortège en espérant qu'il se retourne pour calmer la situation. La ville entière était en furie, et déjà des rumeurs indignées se propageaient dans les rues et les maisons.
Astrid avait fait une connerie. Elle avait opté sur la défense du village. Cela aurait pu être le moment parfait pour montrer au village que les dragons n'étaient pas si dangereux. Au lieu de ça, c'était d'elle que les dragons auront dû se méfier. Elle voulait que la paix vienne, elle en avait marre de voir deux camps s'entre-tuer sans qu'ils n'arrivent à se comprendre.
Et elle avait tout gâché. Absolument tout.
Elle courut. Elle courut aussi vite qu'elle put vers la forêt. La valkyrie quitta la ville en trombe, parcourant un chemin escarpé à toute vitesse. Un peu plus loin, elle vit la silhouette noir de l'ancien disparue et la rejoignit.
- Harold ! » Un violent coup de tonnerre couvrit son appel. Aussitôt après une averse tomba du ciel, rendant instantanément le sol boueux. La jeune viking rattrapa le sorcier et agrippa sa cape pour l'obliger à s'arrêter. Il se retourna.
- Harold, je suis désolé ! » Elle dû hausser le ton tellement le bruit de la pluie était fort. Son interlocuteur la regarda avec sévérité.
- Désolé ? Tu te rends compte de ce que tu as fait ? Oui, beau travail, Astrid, dit-il sur un ton sarcastique. Tu crois pouvoir tenir un discours contre l'exécution des dragons après ça ? Tu crois pouvoir leur tenir ce discours ?!
- Harold, comprend-moi, je dois aussi protéger le village ! J'ai pas réfléchit et j'ai foncé dans le tas ! S'il te plaît, reste ! Aide-moi à les convaincre !
- Non ! Je n'aiderai plus Beurk et je ne t'aiderai plus. Jamais j'aurai dû venir ! Si tu veux régler ce problème tu le feras seule ! Mais tu sais quoi ? Je vais te donner un avis : n'essaye même pas. T'es plus doué pour tuer que pour amener la « paix » ! »
Le jeune homme se détourna, laissant la combattante sous la pluie torrentiel. Les yeux de la combattante s'embuèrent et son cœur battit plus vit.
- Hé ! HÉ ! Où tu vas ?! Tu compte me laisser seule ?
- Parfaitement ! cria-t-il pour couvrir le vacarme de la pluie et de l'orage. Il s'était retourné. « Mais tu n'es pas plus seule que moi je l'étais, rassures-toi !
- Comment ça ?!
- Ils t'ont tous accepter, Astrid !
- Attends ! Qu'est-ce que tu me reproches au juste ?! » Elle fit quelques pas pour mieux l'entendre.
- Ce que je te reproche c'est de vouloir briser les liens que tu as établis avec toute la ville ! Tu sais ce que signifie faire la paix avec les dragons sur Beurk ?! C'est faire disparaître un sentiment de haine envers eux que les vikings ont depuis des générations ! On ne peut pas le faire disparaître comme ça ! Tout ce peuple m'a haït parce que j'étais faible, et uniquement parce que je l'étais ! Parce que je n'avais pas la carrure d'un viking ni celle d'un fils de chef ! Est-ce que tu veux qu'il te haïsse parce que tu es de mèche avec des « monstres » ?!
- Et toi, t'essayerais pas plutôt de me faire renoncer à mon objectif ?!
- Renoncer à ton objectif, c'est pour toi une chance ! Tu as une place sur Beurk, tu as peut-être l'accès au trône, et tu possèdes toute l'attention de tes camarades et tu t'intègres ! Et maintenant tu vas me faire le plaisir de vivre la vie que je n'ai jamais pu avoir !
- Harold !…
- Va-t'en !
- Mais… !
- Astrid, va-t'en, maintenant ! Je ne veux plus te voir ! » Harold vit les larmes couler sur les joues de Astrid alors que la pluie ruisselait sur elle et lui. Ses joues prirent une couleur vive, colérique et elle se mit à lui crier avec une voix déformée :
- Alors tu t'en fous du sort de Beurk ?! Tu t'en fous de ce qu'il pourrait un jour nous arriver à tous, par la faute de ce conflit ?! Qu'est-ce qui se passera si ton père meurt à cause de ce problème ?! Qu'est-ce que ça te fera si je meurs ?!
- Tu compte vraiment me retenir avec ça ?! Je vais te dire une chose : dorénavant. je. m'en. fout ! Tu crois que il y a que moi pour régler un problème pareil ?! Je te préviens, je ne reviendrai pas ici, plus jamais ! Vous m'avez tous humilié ! Tu crois que j'ai envie de faire affaire avec vous après ça ?! T'as essayer de dresser des dragons et tu n'y es pas arrivé, et bien tant pis ! Tu devrais plutôt dresser les Beurkiens tant que t'y es ! Si t'es incapable de changer la situation, t'as qu'à laisser tomber ! Mais si ça te fait tant de peine que ça de devoir tuer des dragons, je vais te faire plaisir, je vais t'en débarrasser ! Je vais en débarrasser de Beurk ! Et on verra ce qu'il se passera quand vous n'aurez plus rien à décapiter sous une hache ! »
Sur ce, il fit volte-face, s'enfonçant à pas lourd et rapide dans la pinède inondée. Astrid ne pu retenir un immense flot de larmes en le voyant s'éloigner. La tristesse et rage la prit à la gorge et elle éclata en sanglot. Elle avait froid, elle était trempée, et elle avait mal de le voir s'éloigner.
- Attends ! cria-t-elle d'une voix éraillée. Il ne s'arrêta pas mais à la distance où il était et avec le son de la pluie, elle doutait qu'il l'ait entendu. Elle s'élança après lui en lui criant à refrain de l'attendre.
- Attends ! » Elle lui saisit le bras et l'obligea à se retourner. Ils se regardèrent. Il était en colère, et elle pleurait, elle n'osait pas le lâcher. Pendant longtemps, le seul son qu'on entendit était l'énorme averse qui déferlait sur l'île tel un déluge et le grondement du tonnerre qui déchirait les cieux juste au-dessus de Beurk. Un éclair s'abattit avec fracas.
Harold ne comprit pas les mots qui se formèrent sur les lèvres d'Astrid. Ils avaient été murmurés, et le bruit de la tempête avait couvert sa voix. Alors qu'il se résignait à lui dire adieu, il se pencha vers elle en remettant une mèche de cheveux blonds derrière son oreilles. Il saisit ses lèvres entre les siennes en l'attirant à lui, sa main sur la nuque. Elle sursauta. À travers la pluie glaciale, ce contact le réchauffa et il détendit tandis qu'elle se rapprochait. Quand il sentit qu'elle répondait à son baiser, il rompit l'étreinte et se détourna, pour s'enfoncer à nouveau dans la forêt.
Harold s'enfonça dans la forêt, les yeux rivés sur le sol. Il marchait vite et rageusement pour s'empêcher de s'arrêter. Il ne voulait pas penser, il voulait simplement s'en aller. Il rejoignit la corniche après quelques minutes de marche sous une pluie cinglante. Krokmou l'attendait sous le rocher, à l'abri. Il interrogea son maître avec un petit ronronnement, mais il lui répondit en agrippant la selle, prêt à monter dessus.
- T'es prêt pour une douche ? demanda le sorcier sans entrain. Le dragon observa le déluge sans grande envie, mais on le chevauchait déjà. Le jeune homme caressa un peu la tête de son ami, regardant vers le chemin qu'il avait pris. Peut-être il espérait qu'Astrid apparaisse devant lui et monte derrière lui, après quoi ils se seraient envolés. Puis il se traita de mufle en pensant qu'il l'avait abandonnée après l'avoir embrassée. Mais il s'était dit une chose. Il regretterait de ne pas l'avoir fait si ils ne se revoyaient plus. Peut-être qu'elle ne comprendrait pas son geste.
Quelque part au fond de lui, il éprouverait un malin plaisir à savoir qu'il l'avait brisé en l'embrassant ainsi. Ça aurait sonné comme une revanche. D'un autre côté, il trouvait ça cruel d'avoir de pareils pensées à son égard. Mais c'était parce qu'il l'aimait.
- Quel gâchis, marmonna-t-il avant d'éperonner Krokmou, qui se ramassa et s'élança dans le ciel obscurci de nuages noirs.
Ah. Déjà j'ai peur de la réaction de certains. C'était pas une fiction sur la romance, certes, mais ça pouvait pas dire qu'elle ne pouvait pas être présente. Et puis c'est qu'un bisou. Ensuite... c'est pas le dernier chapitre ! J'espère vous avoir fait une frayeur à certains, niark !
Je sais que j'ai pas écrit beaucoup (comme d'hab' quoi) mais j'ai essayé de faire un effort sur l'orthographe... comme d'hab' quoi (signalez-les, si vous voyez les fautes). Sinon, je tenais à vous dire que je pourrais peut-être pas publier le chapitre suivant la semaine prochaine. Et oui, je pars en voyage, et je ne suis absolument pas sûr de pouvoir le publier là où je vais. Sauf si il y a un poste wifi :)
Mais si ce n'est pas le cas, il sera édité à mon retour et je tenterai de le faire long, parce qu'il est possible que je ne puisse pas publier celui d'après. Si je n'ai pas internet là non plus (et dans ce cas, se sera à la rentrée ou si j'ai la wifi) ^^ Dans tout les cas, je tiendrais au courant ceux qui me suivent ! N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce dernier chapitre, ça fait toujours plaisir !
Gros bisous, et bon vent !
Merlin's Vision
