Hey ! Salut tout le monde ! :) J'espère que vous croulez sous les chocolats (et qu'ils sont bons) ! Je tiens à m'excuser pour le retard, j'avais dis que je ne dépasserais pas les trois semaines d'attentes à la publication d'un nouveau chapitre, mais je n'ai pas eu le temps. Déjà parce qu'en cadeaux de Noël, j'ai eu beaucoup de devoirs, et que j'ai reçu aussi pas mal de monde, ce qui a demander de la préparation pour les fêtes à tout le monde, y compris à moi !

Donc j'ai eu très peu de temps pour écrire, surtout que je voulais avancer mon travail, et je n'ai donc pas pu vous souhaiter de bonnes et joyeuses fêtes un peu avant. JOYEUSES FÊTES ! et bonne année ! Bref, Sorry for my tardiness, maintenant je répond à mes reviewers :

scorpon : Effectivement, un ami sauvage, ça ne s'apprivoise pas avec de la soupe aux poissons, je t'avouerai que moi non plus j'aime pas ça. C'est aussi pour cette raison que dans le synopsis du précédent chapitre, j'ai dit que quelqu'une était une dinde (quel respect). Leur entrevues sont déjà fracassantes, j'imagine déjà le pire s'ils avaient une quelconque complicité entre eux . C'est vrai que moi aussi je doute encore de quand est-ce cette fanfiction va se terminer, même si j'entrevois déjà une fin. Merci d'avoir commenté, j'espère que ce chapitre te plaira.

Shinzo Sumi : Je suis contente que mon histoire te plaise. Quant à ta question, elle est arrivée alors que j'avais déjà commencé à écrire la suite et j'y répond : Harold et Krokmou arriveront prochainement (vois par toi-même ^^). Merci à toi aussi d'avoir commenté !

Je vous retient pas plus, j'espère que vous apprécierez ce chapitre. Bonne lecture !


Chapitre XIV : Les mercenaires

Harold avait déjà longtemps survolé la mer et les îles au cours de son trajet. Il savait qu'en partant, il mettrait un moment à atteindre sa destination pourtant il avait décollé car il avait besoin de ses amis pour lui rendre un service. C'est vrai que sa décision avait été prise sur un coup de tête et sous le joug de l'émotion, mais il se disait encore que sa promesse avait du sens pour lui. Tandis qu'elle n'en aurait peut-être pas pour d'autres. Chaque fois qu'il en parlait à Krokmou qui le comprenait tellement mieux aux fils des années, celui-ci lui lançait un regard taquin qui prouvait que son ami se moquait de lui mais que malgré sa décision, il le suivrait partout.

Harold avait maintenant atteint les îles beaucoup plus au sud de l'archipel, et il le sentait, l'automne était plus doux à cet endroit. Aujourd'hui le temps était calme et le ciel était lourdement chargé de nuages gris, ce qui ne rafraîchit en rien l'atmosphère. Krokmou et lui survolait en toute quiétude la houle, le vent filtrant dans les écailles et les cheveux tel une caresse. Vraiment, Harold s'était plusieurs fois questionné avant de quitter ce climat avant d'aller sur l'Île-Qui-Gronde, il était resté ici plus de cinq ans, et pourtant, il était retourné dans le froid. Question d'habitude ? Ou question d'Astrid ? D'espoir ?

Il ne savait rien à présent, des raisons qui l'avaient poussé à prendre des vacances du Clan. Juste le besoin de s'éloigner ? De prendre quelques années de liberté ? Il avait beau se questionner, au final ça restait quelque chose qu'il avait fait sur un coup de tête, exactement comme maintenant. Sous lui, Krokmou émit un grondement satisfait qui couvrit le bruit des vêtements s'affolant au vent et le passage de l'air près de leurs ouïes. Ils étaient arrivés à destination. Devant eux se dressait une immense île, bien plus grande que toutes celles qu'Harold avait pu voir auparavant. Il en avait fait le tour accompagné de Krokmou en une journée, partant à l'aube et revenant au crépuscule, tout ça accompagné de son dragon. En faire le tour était beaucoup plus court que la parcourir de fond en comble.

- Bon retour au bercail, mon grand, fit le sorcier. Tu penses que la division s'est agrandie depuis la dernière fois ? » Le Furie hocha la tête, ouvrant grand les yeux et regardant de partout, émerveillé de retrouver ce petit paradis perdu dans la mer. Il scrutait de partout, mais gardait l'altitude.

- Je te laisserai vadrouiller, vieillard, rigola le dragonnier en remarquant l'attitude curieuse de son ami. On repartira pas tout de suite, le temps de saluer tout le monde. »

Harold descendit vers l'île en pente douce, laissant le soin de planer à son ami. Quand ils se posèrent, la vue des dunes et la sensation du sable sous eux leur arracha un sourire. Le sorcier se défit de la selle et sauta à terre. Il se redressa, faisant craquer sa colonne vertébrale endoloris par les heures de vol passé dans la même position en levant ses bras vers le haut. Il contempla les alentours, toujours stupéfait par cette nature. Les dunes étaient balayées par le vent, créant des ondes de sables qui couraient sur toute la longueur de la plage. Le vent était une douce musique qui secouait les herbes qui s'insurgeaient des monticules, formant quand on s'éloignait de la rive un désert verdoyant par-ci par-là. L'eau d'un gris bleu magnifique léchait doucement le sable sec, on entendait les roulis mécaniques de ces vaguelettes à intervalles irréguliers. On voyait à plus de deux cent mètres la cime des premiers sapins, c'était la destination des deux amis. Les nuages aux nuances de gris variées donnaient une apparence enchanteresse au paysage calme et curieux.

Harold se mit en marche tandis que Krokmou enfonçait sa tête dans le sable pour soulever ensuite ce qu'il avait sur le crâne dans les airs, faisant tout atterrir sur ses ailes, puis laissait ensuite les grains tomber en cascade sur le sol, observant avec fascination le spectacle. Il recommença trois fois avant de se jeter dans à corps mêlé dans ce petit bout de désert. Son maître le regarda avec un grand sourire tout en marchant à reculons vers les arbres pour continuer à l'observer jouer. Le Furie adorait le sable fin, la première fois qu'il l'avait découvert, il était retourné plusieurs fois s'endormir dessous avant qu'Harold le réprimande d'avoir abîmé les rouages de sa selle. Harold se concentra sur sa marche et détourna le regard de la plage, louvoyant entre les dunes.

Il dépassa la digue naturelle de sable amassé à la fin de la plage par les vents et se retrouva sous les premiers arbres, sur un sol terreux couvert d'un tapis d'épines. Vraiment, il aimait cette île. Le jeune homme marcha en s'attardant sur les alentours, plus en s'enfonçait sous les arbres, plus l'atmosphère s'assombrissait. Il marchait doucement pour ne pas faire de bruits, aux aguets. Ça faisait 10 minutes qu'il s'enfonçait entre les troncs de la sapinière et le paysage changeait peu à peu.

Les branches étaient de plus en plus sauvages et certains passages devenaient impossibles à cause des branches tordues. Puis subitement, une haute palissade apparu un peu plus entre les arbres. Harold s'approcha de la muraille de bois acérées de pointes et écouta les bruits qui lui parvenait de derrière, même si l'épaisseur du mur ralentissait le son. Puis il s'approcha d'un sapin et commença à l'escalader pour atteindre le sommet de la clôture pour enfin sauter dessus, en évitant de ne pas s'empaler. Il atterrit de l'autre côté et quitta l'abri que lui fournissait le derrière de la tente devant lui.

L'agitation régnait sur le camp, les gens transportaient des planche de bois vers les constructions, traversaient la caserne suivit de leur dragon pour remplir leurs devoirs, et d'autres se relayaient de garde aux tours de surveillance. Beaucoup se parlaient entre eux faisant un certain brouhaha et le monde se mouvait avec rapidité. Un certain sérieux régnait sur le repère, du moins plus que d'habitude. Harold s'avança en adoptant la cadence de la populace, décidé d'en avoir le cœur net. Il se dirigea d'emblée vers le plus grand lotissement, évitant les gens qui passait près de lui, et certains lui lancèrent un regard étonné.

Maintenant qu'il voyait l'agitation présente sur les lieux, il se rappela à quel point la plage avait été déserte à son arrivée. Ça ne l'avait pas percuté puisqu'il se remémorait l'endroit en toute quiétude. Un autre fait vint perturber sa joie de retrouver le camp quand il vit des hommes transporter des boites qui laissait entrevoir une multitude d'armes. Presque toutes neuves. Il pressa le pas en reportant son attention sur sa destination qui se rapprochait de lui de plus en plus vite. A peine il eut atteint le perron qu'un bruit de chute lui parvint dans son dos suivit d'un fracas de planche en bois.

- Bon sang mais fait gaffe au moins ! S'écria un gars tandis que l'autre se relevait.

- Pardon mais… tu l'as vu ?!

Le concerné refermait déjà la porte du lotissement derrière lui, se retrouvant dans un immense salon avec à sa droite un comptoir d'auberge. Une femme sortit d'une autre pièce, du matériel sur les bras. Ses yeux s'écarquillèrent quand elle reconnue le sorcier et elle ouvrit la bouche.

- Où est Erwin ? La coupa Harold en levant sa main. Elle désigna l'escalier et regarda le jeune homme s'y diriger avant de monter les marches deux par deux, toujours abasourdie. Le chevalier lorgna le long couloir de l'étage avant d'identifier la porte d'où lui parvenait des voix. Il toqua, mais impatient, ouvrit la porte en même temps qu'on lui donner la permission d'entrée. Les 4 hommes en discussion, d'abord outrés par cette intrusion, tirèrent une tête de six pieds de longs. Dans un coin, un combattant de l'âge de l'inopportun ouvrit grand ses yeux en reconnaissant son ami de longue date, il se retint tout de même de sourire devant les dirigeants mais la joie le fit se redresser. L'homme assis sur un grand siège en peau d'ours devant la table qui trônait au fond de la pièce se leva aussitôt et s'avança vers le dragonnier.

- Erwin, salua l'intrus.

- Harold, quel plaisir, ça faisait longtemps, fit un homme de la trentaine avec une barbe naissante châtain comme ses cheveux et aux yeux noirs. Son air dur laissait paraître l'amitié sincère qu'il éprouvait pour le jeune homme. Aussi, il ne se retint pas de lui faire une accolade devant le reste des conseillers du Clan.

- Tu arrives au bon moment, fit un vieillard plutôt grand pour son âge à la longue barbe blanche qu'il caressait avec un air malicieux.

- Je me disais bien que j'avais raté quelque chose, fit Harold d'un air grave. C'est moi ou tout le monde se prépare à repousser une invasion ?

- C'est plutôt l'inverse, répondit le vieux conseiller avec un petit rire amusé. Le sorcier fronça les sourcils avant de se tourner vers Erwin qui lui fit un regard désolé.

- Ha… Tu viens d'arriver et on te met déjà dans le panier. Enfin… t'es bien là pour reprendre du service ?

- Ça dépend. En fait, j'étais venu solliciter de l'aide à quelques volontaires pour une mission, commença Harold avec un pincement au cœur, mais ça semble moins urgent que ce qui se trame dans le camp.

- Quel genre de mission ? demanda Erwin, tout de même curieux.

- C'est personnel, coupa le chevalier. Je t'en parlerai après que vous m'ayez expliqué ce qui se passe, ajouta-t-il en pointant du pouce la porte dans son dos. Il y eut un petit silence, que seul le bruit des flammes dans la cheminée vint perturber. Erwin prit une inspiration quand le vieillard à la barbe blanche commença :

- Ça s'est passé peu de temps après ton départ. Deux trois mois, tout au plus. Un incident nous a opposé à un groupe d'hommes armés qui en voulait à nos dragons, raconta-t-il en ignorant le regard noir du Chef du Clan.

- Ça nous arrive tout le temps, non ? fit Harold en haussant un sourcil, non surpris.

- Oui, ça n'a d'ailleurs pas changé mais écoute un peu. Vois-tu, ce groupe était différent, car c'était une équipe de repérage qui s'était aventuré un peu trop près du camp sur l'île. » Harold mourait d'envie de s'exclamer mais il se retint, se fondant de plus en plus dans le mystère. La pression qui régnait sur l'île déteignait petit à petit sur lui, et surtout parce qu'il n'y comprenait pas. « Erwin s'est interposé en priant les intrus de ne pas faire de victimes, car ils avaient déjà fait des blessés. Mais c'était après qu'ils n'aient sonné une conque, alors quand les renforts de l'équipe de repérages sont arrivés, on a halluciné.

- Développe, l'incita Harold.

- Il se trouvait qu'une armada avait débarquait sur le rivage en pleine nuit et avait d'entrée attaquer les fouilles de l'île. Un patrouilleur nous avait prévenus donc on a pu intercepter ses rodeurs à l'entrée du camp, et par chance, Erwin était juste à côté. Mais quand on a vu tout ce monde arriver, on a sonné l'alerte. C'était une armée d'hommes contre une armée de dragonniers. Le Chef de l'armada est sorti du lot, et suite une joute verbale avec Erwin, qui était d'ailleurs divertissante, parce que tu sais ce qu'il a dit ?...

- Adalrik, coupa Erwin. Il n'a pas besoin que tu lui fasses le dialogue.

- Mais laisse-moi parler, s'indigna le vieux conseiller sous le regard blasé des 4 autres personnes dans la pièce. Enfin bref, après leur opposition, Erwin a… il… » Harold ne tarda pas à remarquer le malaise qui régnait dans la pièce à l'annonciation du passage. Le Chef regarda rageusement ailleurs, serrant les poings. Le combattant dans un coin de la pièce avait une mine attristé, désolé, et quelque peu dégoûté. Quelques personnes se raclèrent la gorge, comme si ils se taisaient par respect pour Erwin. Si le moment avait été choisi, Harold aurait sorti Toutes mes condoléances mais il s'abstint. Cette rencontre d'il y a cinq ans semblait encore gravement marqué dans les esprits du Clan. Même le guerrier au fond de la pièce courbait l'échine, le regard fuyant. Erwin, lui tremblait et ça inquiétant d'autant plus le chevalier qui reprit la parole :

- Comment ça s'est terminé ?

- Erwin a réussi à calmer la tension entre les deux groupes au prix d'un sacrifice, intervint un des conseillers, un homme de la cinquantaine, chevelure poivre sel, l'air noble et les yeux très clair. On a une dette envers le Chef de l'armada pour n'avoir tué personnes et ne pas avoir révéler l'emplacement de notre camp durant les années suivantes. Qui sait ce que les royaumes auraient pensés d'un regroupement d'homme dressant des dragons contre les envahisseurs.

- Ils nous auraient craint, prient pour une menace, énuméra Harold.

- Au point de vouloir se débarrasser de nous au même prix que les dragons qu'ils méprisent tant.

- Alors ce qu'il se passe au camp… ?

- Une missive du Chef de l'armada nous ait parvenu il y a peu de temps pour nous informer qu'il aurait besoin de notre aide dans peu de temps et qu'il a besoin que l'on se prépare. Qu'on allait pouvoir payer notre dette en se liant à sa cause le temps d'un conflit, fit Erwin, la gorge serrée. Mais d'après ce qu'on a compris, il n'est pas des moindres.

- D'après ce que vous avez compris, vous ne voulez pas m'expliquer ? S'énerva le jeune homme en montrant d'une main rageuse le problème invisible qui se concrétisait dans la pièce. Adalrik entreprit aussitôt de lui répondre.

- Le Chef de l'armada d'il y a cinq ans sollicite notre aide pour mater une futur révolte. Il sait que son armée aura du mal à le faire alors il demande à des hommes plus déterminés de le faire, nous permettant ainsi de régler notre dette envers lui.

- Et comment s'appelle ce Chef ?

- On le nomme Dagur.


Ouais... je sais. Le chapitre est plus court que dernièrement. Explication.

J'avais déjà écris une bonne partie du chapitre mais j'étais pas satisfaite, y'avait un truc qui clochait. Il y avait l'arrivée au camp qui était trop parfaite comparée à ce que j'avais prévu de faire paraître. Y'avait trop de jovialité, moi-même je trouvais ça ennuyant à écrire. :/

Donc ! J'ai effacer, pour recommencer. Et c'est aussi une des raisons de mon retard. Même si ce chapitre est plus court et en retard, je regrette pas d'avoir un tout petit attendu pour l'avoir fini parce que si j'avais posté ce que j'avais écris au début, je me serais détestée ! Parce que c'était pas ce que je recherchais.

Voilà, j'espère que le chapitre vous aura plus, n'hésitez pas à laisser une p'tite review ! OwO

Gros bisous ! ❤ 🐧 Et BONNE ANNÉE 2017 ! 🐾✨

Merlin's Vision