Hey, salut tout le monde. Encore du retard ! C'est récurant, non ? Et on se croise une fois de plus dans le monde des vikings, c'est dire. Ça fait peut-être un mois que ça y est maintenant mais j'avais oublié d'en parler : j'ai changé le synopsis de présentation de l'histoire. Voilà, avec la suite des événements qui s'y passe, il devenait de moins en moins adapter, alors quand on commence tout juste l'histoire et qu'on arrive à la fin, c'est limite si on a changé de contexte. Au finale, c'est peut-être moi que ça dérangeait le plus mais… ^^
Bref ! Ravie de vous retrouver, et du coup voici le nouveau chapitre, toujours publié sur une date random. Avant de vous paumer entre les lignes de l'histoire, je réponds aux reviewers en commençant par "merci", merci d'être encore fidèles au poste ;)…
lemortel : Je suis vraiment contente de voir que le chapitre t'as plu ! Par (ou pas), est-ce que tu voulais dire que le Vipère serait nommé Blacktempête ou que t'avais pas aimé le moment avec le moment entre Astrid et le dragon ? :') Je suis perdue...! Ouais, si Dagur est cruel dans cette histoire, c'est justement parce que je le suis tout autant (et encore, t'as pas idée). J'espère que tu continueras à être là, je promet une suite plutôt réfléchis et j'ai hâte de la sortir :3 Merci pour la review !
mc arno : Le chapitre va pas ?! x) Tout ça parce que le dégrée de folie est plus important que dans les tiens ? Après les pm qu'on a échangé tu devrais savoir que je suis beaucoup plus cruelle que toi :P À partir de maintenant, ça va être la guerre pour savoir qui sera le plus sadique, ça te va ? En attendant, oui, tu es bel et bien un enfant de coeur, et cette GUERRE va t'apprendre à grandir ! Faut s'entraider entre confrères ;) Et non coupé la main d'un bébé, c'est pas du grand art, c'est juste crado figure-toi. Je suis contente que le chapitre t'ai en partie plu, étant donné que Astrid n'est toujours pas morte (et ct à deux doigts). Mais ne t'en fais pas, j'ai échafaudée un plan futur qui devrait te plaire, en attendant, je te laisse mijoter... et tu peux lire la suite ! Merci pour la review et à plus mc ! :3
scorpon : Ta première phrase prouve que tu comprends tout d'une traite, c'est dingue. Oui, bien sûr que c'est cruel, mais une histoire qui n'a pas de poignant (/!\jeu de mot) n'est pour moi, pas une bonne histoire, alors il y a des moments où faut encourager des événements pareils. Je voudrais SURTOUT pas qu'on s'ennuie x) Concernant le souci de publication, je suis encore plus en retard que d'hab, c'est horrible, mais merci d'être compréhensible et aussi patient ! J'espère que la suite te plaira, et merci pour la review !
Bref, c'est le moment où je vous dis qu'on se retrouve en bas de page ! Et c'est ce qu'on va faire, cessons les blablas inutiles et je vous souhaite une bonne lecture ! Sur ce !
Chapitre XVI : Échéance...
Astrid se réveilla. Ça l'étonnait un peu d'ailleurs, de se réveiller. Restait à savoir où, le seul constat qu'elle put faire était que le sol était moue, et pas excessivement confortable. Quand elle ouvrit les yeux, elle vit la pénombre, faiblement éclairée par ce qui semblait être une sortie vers l'extérieur. Les événements de la veille lui retombèrent en mémoire tel une pluie de grêlons. Elle se crispa à ne plus respirer et tata doucement l'étrange tapis sur lequel elle dormait. Un tapis de brindilles, branches et plus, bref, le nid du Vipère noir. Quoi de pire pour faire grimper un rythme cardiaque.
La Hooligan zieuta tous les coins de l'endroit où elle se trouvait. Elle était dans une petite grotte, une sorte de tunnel cachée dans la roche dont à la sortie était dissimulé par un petit virage. Le dragon noir n'était plus là depuis un moment, la jeune femme le sentit à l'odeur et à la température. S'il était parti depuis un moment, peut-être ne tarderait-il pas à revenir. A cette supposition, Astrid se leva, le stresse tapait sur son cœur comme un tambour de guerre. Elle se précipita vers la sortie et au tournant, elle eut un aperçu sur l'extérieur, qui lui ramena un flot de souvenir qui la mit mal à l'aise. Le Gouffre des Corbeaux.
Pire, le nid se trouvait au-dessus de l'eau à une dizaine de mètres. La valkyrie détailla le seuil du repère ainsi que le haut. Il se trouvait malheureusement trop loin du rebord du gouffre pour qu'elle puisse l'atteindre rapidement à l'escalade et regagner la forêt. Elle se résigna à regarder à ses pieds, le vide avant le petit lac. Il avait de la profondeur, tant mieux si elle désirait sauter. Sans trop penser, elle prit un peu d'élan et se jeta dans le vide. Elle fit un plongeon qui l'introduit en souplesse sous la masse d'eau. Astrid faillit se vider de son air, dix mètres n'étaient pas rien et l'eau était froide, plus froide qu'elle ne l'avait pensé. Elle nagea à l'aveuglette en direction du rivage, gênée par le poids de ses vêtements et buvant la tasse. Oui, elle n'excellait pas à la nage, surtout en zone profonde.
Enfin quand elle eut pied, elle se hissa sur la terre ferme, frigorifiée, et chercha le rebord qui lui avait permis jadis de remonter le gouffre pour échapper à Harold et à son Furie. Quand elle le trouva, elle s'y faufila et se précipita dans la forêt de sapin et se mit à courir pendant trois minutes. Une fois suffisamment éloignée, elle s'arrêta, toussa l'eau de ses poumons et reprit son souffle. Il faisait particulièrement froid ce matin, il devait être relativement tôt. Astrid ne cogita pas et retira la totalité de ses étoffes pour finir la peau à l'air. Tandis qu'elle essorait au maximum ses vêtements, la chair de poule se dressa sur son corps et elle se mit à greloter.
Un bruit de pas léger l'interrompit de son activité et elle releva la tête pour regarder les alentours. Le visage de la jeune femme se décomposa quand des buissons émergea le dragon Vipère noir, qui aussitôt vue, l'a regarda étrangement. Il s'approcha d'elle doucement, il ne sembla pas méfiant mais curieux. La viking regarda l'animal s'approcher avant de se pencher pour observer son visage. Elle fit de même, puis il se recula pour ensuite se positionnant comme un chat par terre, continuant de la scruter. Est-ce qu'il la surveillait ? C'était la question qui tournait dans la tête de la jeune femme, qui avec une certaine résistance, retourna à son essorage, jusqu'à ce que ses vêtements ne soit plus que humide tant elle les avait pressés, toujours sous le regard suspicieux du dragon noir.
Une fois le travail terminé, l'animal se leva avec lenteur et s'avança vers la guerrière sans la quitter des yeux. Celui-ci cherchait à l'odeur quelque chose autour d'elle.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Astrid tout bas, comme pour elle, même si elle lui posait en partie la question. Le reptile aux écailles sombres émit un grondement en fixant la main de la valkyrie, qui suivit son regard pour ensuite lui présenter sa paume, ce qu'elle regretta un petit peu au vue de sa méfiance. Ce n'est pas aujourd'hui qu'elle désirait perdre une main. Mais le dragon fit tout autre de ce à quoi elle s'attendait. Il passa sa mâchoire juste au-dessus et regarda avec des yeux tranquilles l'humaine. Geste inattendue pour sa propre personne, la Hooligan posa sa main sur la peau du reptile, et à ce contact, sa mâchoire se mit à trembler, accompagnant un ronronnement. Le dragon ferma les yeux et Astrid se détendit, ressentant en elle un lien étrange couler de lui à elle et d'elle à lui. C'était comme si elle s'était décuplée dans le dragon et inversement. Le dragon se décuplait en elle.
Elle voulut avancer sa main vers la gorge du reptile mais il se recula brusquement, rompant l'atmosphère qui s'était créé. La valkyrie regarda furtivement sa main avant de se rappeler qu'elle n'était vêtue que de sa propre chair, et elle ramassa ses vêtements disséminé dans l'herbe pour les enfiler. Une fois enveloppé de ses parures guerrières et humides, elle se tourna vers l'endroit où s'était couché le Vipère noir. Il ne releva qu'une paupière pour constater qu'elle était à nouveau fagotée, puis après un soupir, il se releva et disparu entre les branches, sans jeter un coup d'œil derrière lui.
Encore confuse dû au comportement du reptile, Astrid repartit en direction du village, jetant par-dessus son épaule des regards où se logeait l'incompréhension. Quand la jeune femme entra dans la ville, elle prit automatiquement la direction de sa bicoque, regardant ses pieds et perdue dans sa réflexion. Elle essayait de décrypter le comportement du dragon, émettant des théories. La vision du carnet qu'elle avait achetée lui revint, elle poussa sa porte d'entrée pour se diriger vers son bureau sauf que la présence d'étrangers la stoppa net. La Hooligan, outrée, regarda Varek se précipiter vers elle avec Kognedur et Rustik sur ces talons.
- Astrid, fit Varek, faisant des petites phrases paniquée. Je me faisais un sang d'encre ! Partir dans la forêt en pleine nuit ! Pas revenir ! Et… mais tu étais où, à la fin ?
- Quelque part, fit l'interpellée. En tout cas, vous, vous êtes chez moi, et c'est ce qui me déplait le plus dans l'histoire. Je peux savoir pourquoi vous êtes ici ?
- Varek a crocheté la serrure ! S'excita Kranedur en apparaissant depuis le petit salon.
- Viens ici, toi, je vais t'apprendre à fouiller chez les gens, répliqua la propriétaire des lieux.
- Ils étaient venu voir si tu étais rentrée, fit nonchalamment Rustik avec une grimace désolé, regardant ses ongles. Je leur avais dit de pas rentrer.
- Oh non ! Il était aussi impatient de voir à quoi ressemblait ton chez toi, coupa Kognedur. Faut dire que t'invite pas grand monde !
- Maintenant, il sait où est le lit, ricana son jumeau, rejoint par sa sœur qui lui renvoyant son regard plein de sous-entendus.
- Mais qu'est-ce que tu faisais toute seule dans le noir ? paniquait Varek comme si il était père, alors qu'Astrid lui lançait un regard ennuyé et fâché.
- Des choses ! S'exclamèrent les jumeaux. Mais quoi…
- Ça restera un mystère, coupa la valkyrie qui ouvrit la porte et indiqua d'un mouvement de bras l'extérieur. Je vous présente la sortie, j'espère que vous vous entendrez très bien ensemble si vous alliez faire connaissance ? » À ces mots, les deux frère et sœur se précipitèrent dehors avant de fouiller du regard les alentours. « Si vous faisiez pareille, proposa Astrid en regardant tour à tour Rustik et Varek tandis que les jumeaux s'exclamaient Ben, elle est où ?
- Enfin, tu pourrais nous dire quelque chose concernant ton escapade nocturne, non ? On s'est inquiétés, tenta Varek en plaçant sa demande à deux mains devant lui. Rustik sembla tilter sur quelque chose et se mit à crier :
- Tu vois quelqu'un ?! En secret ?!
- Astrid ! Tu nous as arnaqués !
- Mais enfin, arrêté avec vos absurdités, j'ai fait une promenade, ça dérange quelqu'un ?! Chui grande, merde, laissez-moi respirer un peu, je fais ce que je veux ! Cette histoire ne vous concerne pas je vois pas pourquoi me justifier serait important ! Vous faîtes pas tout un fouillis quand les jumeaux sortent la nuit pour aller dormir dans les catapultes !
- Merde, on a été découvert…
- Ça craint…
- Oui, c'est vrai, consentit Varek plus calmement. C'est juste que tu ne fais pas ce genre de chose en général, donc… je me suis inquiété et j'ai appelé ses trois là pour voir s'ils t'avaient vu. » Astrid soupira devant ses amis pour reprendre son calme. Les jumeaux passèrent devant eux revendiquant le lait qui se trouvait dans la jarre d'Astrid. Elle leur dit avant qu'ils n'atteignent leur destination :
- Vous avez trouvez la sortie ?
- Ah oui, c'est vrai, s'exclamèrent ses deux-là avant de se précipiter dehors pour repartir à la recherche de cette dernière. La Hooligan jeta un regard exaspéré aux deux hommes restant et ajouta :
- Sortez, j'ai du rangement à faire après votre passage. Varek, je te rejoins au Grand Hall ce midi.
- D'accord, répondit-il, le regard encore confus. Poussé violemment dehors par Astrid, Rustik protesta :
- Tu ferais mieux de manger avec moi, poupée, j'ai des choses plus intéressantes à te raconter. » La combattante claqua sèchement sa porte et souffla lourdement. Comment une simple broutille avait la lessiver ? Il faut dire que son état commençait sérieusement à l'impatienter. Elle voulait écrire dans le carnet, revoir le dragon car elle n'arrivait vraiment pas à comprendre pourquoi diable il s'était montré protecteur de la veille au soir à ce matin, aller demander au gérant du port si le Chef avait accepté de dépêcher un bateau à l'Île-Qui-Gronde, et elle mourait d'envie de retrouver Harold. Astrid s'effondra contre un mur quelque part dans son salon, assise par terre les genoux ramener près d'elle.
La vision du Gouffre des Corbeaux l'avait ramené à l'époque où elle avait couru là-bas pour voir si Harold s'y trouvait alors qu'il avait fui Beurk depuis tout juste une dizaine de minute. Depuis elle n'y avait plus jamais remis les pieds, ça faisait remonter les souvenirs tristes et injustes qu'elle avait du jeune forgeron. C'est ce qu'elle avait voulu évité depuis dix ans qui se produisait maintenant. Un immense flot de souvenir plus horrible les uns que les autres s'immisçaient devant les yeux vide d'Astrid. Harold y était au centre, subissant le statut que lui avait attribué Beurk entier, se faisant traiter comme un faible, un bon à rien, un fauteur de trouble surmonté de ce qu'ils appelaient un gamin. Avec en arrière-plan de ses souvenirs, la vérité. La vérité que connaissait Astrid.
Après s'être débarrassée de son affreuse tristesse, de ses vêtements humides, des mots qui tournaient en rond dans sa tête maintenant inscrit sur le carnet, la viking, vêtu de vêtements mêlant laine et cuir, sortit de sa bicoque et marcha d'un pas déterminé vers le port. A vrai dire, elle avait trop froid pour ne pas se dépêcher. Elle descendit la ville, saluant d'un air absent et renfrogné les habitants qui la saluaient avec un sourire admiratif. Elle ne s'attarda pas non plus sur les questions de ses compagnons d'armes, qui après un bref salut, lui demandaient si elle avait entendu tel ou telle nouvelles, étant donné qu'elle avait ratée le rassemblement de la matinée.
En somme, elle comprit rapidement qu'on était toujours à sa recherche, et que l'enquête avançait un peu plus vite. Mais ce n'était pas ce qui la préoccupait pour le moment. Arrivée au port, elle fonça sur le gérant qui quand il la vit, afficha une mine soucieuse.
- Bonjour la Mort !
- Arrêtez avec ce surnom, fit la concernée, bougonne.
- Il vous va pourtant bien, vous êtes pâle comme un cadavre. Vous avez plongez dans l'hiver avant nous et vous étiez en culotte ?
- On va dire ça…
- Je vois, fit le gérant en fronçant les sourcils. J'ai parlé au Chef ce matin à propos d'un voyage sur l'Île-Qui-Gronde. Juste après la réunion d'ailleurs.
- Et ?
- Il dit que ce voyage n'est pas nécessaire, répondit-il, regardant Astrid taper du pied sur le ponton et lancer un regard noir à l'horizon, avant de revenir vers lui.
- Pourquoi ? demanda-t-elle, exécrable.
- Beurk a suffisamment de réserve pour tenir jusqu'à la fin de l'automne, apparemment. Stoïck dit que nous dépêcheront des drakkars seulement si les Berserk nous attaquent avant le début de l'année prochaine.
- Mais c'est dans deux ou trois mois ! S'offusqua la guerrière, et le gérant lui répondit sur le même ton outré.
- Je sais ! Mais je ne gère pas les stocks de bois, et je n'ai pas connaissance de la quantité de bois dont nous disposons ! Et il m'a quand même reproché d'avoir posé une question totalement inutile, ce qui veut dire qu'on doit avoir une quantité grotesque pour qu'il ne prévoie pas un retour de sitôt, et d'après lui j'aurai dû le savoir.
- J'y mettrai le feu, à ces bouts de bâtons ! s'exclama avec dédain et colère la jeune femme, attirant des regards furtifs des pêcheurs et charpentiers.
- C'est pas une mauvaise idée, fit alors le vieux régisseur en hochant la tête.
- De quoi ? fit soudain Astrid.
- De foutre le feu au stock de bois.
- Non ! Jamais je ferais une chose pareille, même si ça me permettait de faire le voyage jusque là-bas.
- Ah dommage, fit le gérant en haussant les épaules, comme absorbé par l'image d'un brasier géant. Je vous en aurais cru capable.
- N… et depuis quand vous me tutoyiez ?!
- J'avais peur que mon manque de politesse et l'annonce d'une mauvaise nouvelle ne me fasse couler dans l'eau du port, au vue de ta tête.
- J'vous cognerai, fit doucement Astrid, serrant le poing.
- Je comprends que ce voyage puisse être important pour toi, gamine. Tu ne m'a même pas dit la raison de ton départ et tu as toujours l'air pressé, j'imagine que tu tiens vraiment à te rendre sur cette île. Mais si tu veux un conseil, tu devrais être plus discrète quand tu te renseigne. » Le vieux régisseur se pencha à l'oreille de la viking qui se baissa et chuchota : « Ce serait dommage que quelqu'un apprenne que c'est toi qui a ramené un traître sur l'île. »
Astrid arrêta de respirer, elle s'éloigna lentement du vieil homme mais resta plantée, immobile, face à lui. Elle n'osa pas déglutir, son cœur martelait des coups lents contre sa cage thoracique. Elle prit une respiration nasale qui lui fut douloureuse, ses yeux s'humectèrent doucement, signe d'une panique grandissante. Dans un murmure, la valkyrie fit :
- Comment avez-vous deviné ?
- Très simple, fit le gérant en regardant sceptiquement autour de lui, comme s'il ne voulait pas être surpris. Un bateau part de l'île portant à son bord la célèbre Mort Silencieuse, son absence se faisait rapidement remarquer en ville. Il se passe bien une semaine quand, celle-ci revient mystérieusement juste avant une attaque de dragons, et le bateau sur lequel elle était partit n'est toujours pas revenu. » Le vieil homme s'arrêta pour regarder Astrid avec un regard rempli de secrets, et une voix faussement polie et jovial. Il reprit : « Les exploits de la Mort Silencieuse lors de la bataille sont rapidement disséminés par une autre et outrageuse rumeur, un certain Harold serait apparu à la fin de la bataille. » Le vieil homme mima un 'Oh' surpris de sa bouche. « On ne sait pas pourquoi, et bêtes comme sont les vikings, les guerriers l'ont chassés sans chercher à comprendre pourquoi il était là et comment il avait fait pour rentrer sur l'île. Il est d'ailleurs repartit comme il était arrivé. De nulle part… comme toi. »
Astrid regarda le gérant. La méfiance avait totalement disparu du visage de la Hooligan, elle était plus dans une transe silencieuse et lourde de panique. Le régisseur la fit sursauter quand soudain, il poussa un rire tonitruant devant sa mine. La viking zieuta hâtivement le port où certaines personnes regardaient curieusement le vieil homme se marrer tout seul. Quand il eut fini, il fit un pas vers Astrid et lui dit sur le ton de la confidence :
- T'inquiète pas, va. J'ai rien à dire à personne. Je connais la vie de presque tout le monde ici, et de pas mal de guerrier de l'Archipel. Je n'aiderai personne dans l'enquête, de toute façon se serait ennuyeux de ne plus voir ses 9 vautours tourner en rond sans savoir où se trouve réellement la miche de pain qu'ils cherchent tous avidement, tout ça dans le but de satisfaire leur égo sous les compliments de Barbe Rousse. Ses enquêteurs sont vraiment des bons à rien !
- Dans ce cas, vous n'avez qu'à aller leur apprendre comment faire, fit Astrid d'une voix absente.
- Ce ne serai pas drôle non plus. Non, ce qui serait drôle, c'est que tu foutes vraiment le feu à ce tas de bois, pour pousser Stoïck à envoyer un drakkar vers l'Île-Qui-Gronde. Après il suffit que tu sois discrète, mais ça, je pense que tu peux largement le faire par toi-même. A toi de voir si t'as des tripes pour le faire.
- Même si je décidai de le faire, je passerai pas totalement inaperçu, quelqu'un me verra, cette ville vie avec ses gardes de jours comme de nuit.
- Tu peux quand même essayer… C'est pas une mauvaise idée, en soi. Tu devrais y réfléchir !
- Comment… vous étiez déjà sûr de vous quand vous avez découvert la vérité ? demanda Astrid en baissant d'un ton, sceptique et inquiète.
- Non. A vrai dire, c'est toi qui m'a assuré que c'était toi la 'traîtresse'. » A peine prononcé, le mot résonna dangereusement aux oreilles d'Astrid.
- C'est-à-dire ?...
- C'est toi qui m'a dit 'Comment avez-vous deviné'. De toute façon, je l'aurai vu si tu avais essayé de mentir, la surprise était clairement lisible sur ton visage. Je n'arriverai pas à te dire si tu as eu l'intelligence de te dévoiler étant donné que ta réaction t'avais déjà trompé ou si tu aurais mieux fait de continuer à sauver les apparences comme tu le fait en te pavanant comme tu as l'habitude de le faire dans les rues.
Un long silence se profila entre les deux interlocuteurs. L'un était crispé, l'autre était détendu, revenant sur son calepin comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Astrid resta plantée sur le ponton comme si le temps allait se remonter, s'arrêter, ou accélérer. Elle ne saurait dire lequel des trois choix elle aurait voulu voir s'activer, mais en tout cas, le temps à cet instant était ralentit, elle ne savait pas si elle devait regretter le passé, et l'échéance semblait plus proche que jamais. Elle devait fuir. Plus que fuir, disparaître. Elle n'avait pas beaucoup de temps, ni de possibilités.
- Donc, tu comptes faire quoi ?
Avec l'idée de l'incendie, c'est un épisode d'Esprit Criminelle version soft et à l'époque viking. Et saviez-vous que le gérant est en fait Mentalist ? Je blague. J'espère que ce chapitre vous aura plu, une fois de plus. Et oui, retour sur Astrid, il faut bien que ça avance de son côté aussi.
Vu qu'Harold faisait un voyage, j'allais pas vous faire a météo en faisant des changements de PDV pour juste vous dire s'il y avait du vent ou si notre dragonnier préféré s'était bouffé de la neige en même temps que nous dans le monde réel.
Ça aurait été débile x) C'est pour ça que j'ai avancé un maximum l'intrigue de ce côté-là. Intrigue qui commence doucement à se corser, j'ai eu des idées mouahahaha... 😈 J'espère que vous êtes impatients (pas comme scorpon) de voir la suite !
C'est toujours le kiff de l'auteur, voir les autres rager parce que y'a pas la suite. Après vous gueulez dans les commentaires, c'est marrant. 😈 Bref, à l'heure où je suis, je vous dis bonne nuit, car je vais pas tarder à aller me coucher (je vous raconte pas, il est actuellement 02:33).
Bonne nuit et dormez bien ! À bientôt ! ❤🐼
Merlin's Vision
