Mes amis, j'ai des questions. * ton pompeux de la haute société* Est-ce que vous avez remarqué la référence à une célèbre série qu'il y a eu dans le précédent chapitre ? …Non, sérieux ? Vous êtes sûr, enfin, une fille nue et un dragon, j'espère que certains devineront quand même ! Les connaisseurs, chui sûr qu'il y en a, j'ai vu mes stats, ya des Suisses et des Hongroies qui me lisent (montrez-vous!✊), me dites pas qu'ils regardent pas cette série eux non plus ! C'est au premier qui me le dira dans les commentaires...

Mais passons, je vous prie. Je vous préviendrai à l'avenir s'il y a une quelconque référence dans ma fanfic, je passerai en revue votre culture g et cinématographique ;) Et pour ne pas s'éterniser encore plus, je réponds à mes reviewers, et je vais déjà leur rappeler quelque chose : le sarcasme, c'est de L'HUMOUR. x) Un humour spécial, mais de l'humour quand même.

scorpon : Rassure-toi j'avais parfaitement compris ce que tu voulais dire. Concernant ce que j'ai dit en bas de page, je te narguais juste, désolé si je t'ai vexé. Oui, c'est sûr qu'Astrid est plutôt bien entouré, surtout dans la situation actuelle, en fait ! x) Elle a de la chance. En fait, pour ne pas être tomber dans le jeu d'Harold à l'entraînement dragon, c'est sûrement la plus intelligente. Elle savait qu'un truc clochait, bon évidement, ça la rendu dingue. Et j'adore le regard noir qu'elle lui lance, c'est hilarant. Bref. C'est marrant que tu te sois venger concernant ma remarque à la fin de ton commentaire ! Concernant mes rides et mon teint, je m'inquiète pas plus que ça : si je me suis coucher à 3h du mat' le temps de poster le chapitre, c'est uniquement parce que j'avais fais un tour de cadran à ma précédente nuit et que j'avais fait une sieste en plus. Et c'est pas des cracs ! Merci pour la review, scorpon, ça me fait toujours très plaisir.

mc arno : Décidément, je vous ai tous vexé dans le chapitre précédent. mc a pris la mouche, on dirait que la guerre est déclaré ! Calquant ton fair-play, je te souhaite aussi bonne chance, je pris pour que notre concours de cruauté n'empiète pas sur nos histoires respectives. Oui, j'ai peut-être été cruelle avec Irmine, n'empêche qu'Astrid a eu son cota de malheur aussi, se retrouver aussi incomprise qu'Harold et à tuer des dragons pour sauver les apparences. Bah au final, c'est un Vipère plus dangereux que la moyenne qui fait ami-ami avec elle. Qui se ressemble s'assemble. Concernant la pyromanie naissante d'Astrid : Non, je ne suis pas pompier, même si j'ai l'âge pour devenir volontaire, bien que mon grand frère le soit.

Et l'idée m'est venu alors qu'Astrid insultait ces malheureuses planches en bois, alors non, ça n'a pas grand chose à voir. J'ai fait le rapprochement avec mon frérot quand tu m'as envoyé la review. Je suis contente d'avoir pu te faire ressentir le lien qui lit à présent Astrid et le Vipère. Bien que la familiarisation risque de se faire plus lentement, en même temps, ça me semble plus logique. Merci pour la review, toujours un plaisir confrère !

lemortel : Le coup des jumeaux qui cherchent "sortie" m'a moi aussi amusée, à vrai dire. Je pense que si on veux mettre de l'ambiance, faut inviter ces deux-là, à un moment ou un autre de l'histoire. Il faut dire que mon écriture n'a pas quelque chose de très drôle. Malheureusement, les jumeaux ne seront pas plus destructeurs dans les chapitres à l'avenir, désolé de te l'apprendre. x) Si tu me croise dans la rue, il ne t'arrivera rien de grave, tu finiras juste dans une ruelle, à terre après avoir enchaîné 46 syncopes d'affilées. Non, en vrai, je te laisserai juste un regard parce qu'il m'aura pris l'envie de te dévisager, ou alors tu frôlera juste un fantôme. Je t'avouerai que certains de mes amis réussissent à me perdre alors que je suis à côtés d'eux. C'est drôle autant que ça peut être vexant. Est-ce que ça arrive à certains d'entre vous ? En tout cas, merci pour la review, lemortel, au plaisir !

Sur ce, je vous laisse replonger dans l'histoire !


Chapitre XVII : Complot en marche...

Harold ouvrit les yeux d'un seul coup, et se redressa sur son lit. Il avait oublié. Il avait complètement oublié de discuter de sa requête à Erwin, submergé par le flot d'anecdotes que Folker et lui, lui avait rapporté après cinq ans de séparation. Krokmou l'avait rejoint dans la soirée en se couchant au pied de l'arbre pour attendre son ami, et Harold s'était lui-même mit à raconter des tas de choses qu'il avait vécues durant toutes ses années. Il s'était littéralement emporté, riant, s'étouffant même, taquinant et déblatérant tout au long de la soirée jusqu'à ce que Folker faillisse s'écrouler de fatigue et tomber de sa branche. Au final, les trois amis s'étaient couchés plus tard que les habitants de la Cachée, qui avait fui le Feu pour trouver le sommeil. Erwin avait raccompagné Harold à son ancienne chaumière, et il l'avait retrouvé comme neuve. Son Chef lui avoua que sa femme avait fait de temps en temps le ménage ici, aussi, elle avait repassé un coup de balai avant qu'il ne soit rentré.

Harold regarda son intérieur, le souffle toujours coupé par son propre oubli. A l'instant, il voulait crier haut et fort qu'il avait était un imbécile, par pur spontanéité. Au final, il gratta son cuir chevelu, irrité en marmonnant Bon sang… c'est pas vrai… et se tira de sous ses draps pour poser un pied sur le planché. Il descendit la mezzanine par la large échelle qu'il s'était construite en bois flotté et atterrit en souplesse dans le séjour. Il s'était longtemps demandé pourquoi il avait construit cet étage. Il y a longtemps, pendant une courte seconde, il avait remarqué que ça lui rappelait son ancien toit, et ça l'avait ensuite taraudé pendant plusieurs mois, il s'était posé la même question en boucle : Est-ce que je regrette quelque chose de là-bas ? Au final, non. Il ne regrettait rien, la présence de Folker, d'Erwin et de toute la bande lui avait clairement fait comprendre que sa vie sur l'Île Kyera valait sans fois mieux que celle sur Beurk.

Il sourit bêtement en se rappelant le dilemme qu'il s'était imposé, et observa sa petite chaumière qu'il n'avait pas revu de loin. Le sol était surélevé par rapport à celui de l'extérieur, il y avait une marche à l'entrée qui faisait un croc-en-jambe à ceux qui entraient pour la première fois. La maison paraissait petite à première vue, et pourtant elle était plutôt grande au-dedans, en réalité. De plus qu'il vivait avec son dragon comme la plupart des mercenaires de l'île, l'espace n'en était pas moins réduit, mais au contraire, ça ne le dérangeait même pas de voir le Furie, qui avait considérablement grandit en dix longues années, occupé de la place sous ce toit. En général, Krokmou restait dehors comme tous les autres dragons à profiter de l'air libre mais restaient néanmoins présent quand leur dresseur les appelaient, et rentraient durant les nuits orageuses. Ce qui laissait énormément de place à Harold pour ranger son bazar habituel, vu que son reptile utilisait principalement que la mezzanine.

Les murs en bois épais donnait un côté chaleureux, où les ombres des crânes, livres, vases et coffres dansaient joyeusement au même rythme que le feu dans la cheminé. Dans un coin de la pièce, Harold avait empilé des couvertures de fourrures et avait fini par se créer un coin où il lisait, parfois dormait. Il y avait bien une fenêtre à vitraux filtrant la lumière, mais le rideau l'empêchait constamment d'éclairer la pièce. Folker avait fini par nommer cet endroit L'antre pour se moquer de la petite maison, mais au final, il venait très souvent ici.

Harold ouvrit un coffre qui grinça légèrement, s'y pencha pour attraper les vêtements qu'il avait laissés là. En espérant ne pas avoir trop changé, il les enfila, et il ne sut dire s'il était dessus ou pas du résultat. En bref, ses vêtements étaient trop petits, mais uniquement parce qu'il avait pris en muscle. Il trouva quand même quelque chose d'ample à mettre, et sortit vêtu, sa cape sur les épaules, en direction du Fort Dirigeant, le bâtiment dans lequel le conseil se réunissait. En chemin, il salua Arianne qui étendait des cuirasses trempées sur une corde, Irmine à ses pieds boudait. Quand la petite fille le vit s'éloigner, elle le suivit en essayant de ne pas se faire repérer par le sorcier, qui marchait d'un pas déterminé vers le Fort.

Le jeune homme devina rapidement que quelque chose le suivait aux regards moqueurs que les hommes et les femmes armées lançaient à ce qui se trouvait derrière lui. Il grimpa le perron et fit mine d'avoir des difficultés avec la poignée de porte tandis que l'enfant s'approcher d'un air curieux. Il se retourna avec lenteur pour regarder la petite fille qui s'immobilisa, pétrifiée d'avoir était découverte. C'est après une minute, où Harold s'amusait à regarder Irmine le dévisager de toute sa hauteur comme s'il était une entité rare et choquante qu'il l'invita à entrer, enclenchant la poignée qui n'avait absolument aucun problème. Elle entra sous les yeux encourageants du sorcier pour regarder le salon d'un air ahuri et s'avancer à petits pas.

Le dragonnier claqua en douceur la porte et s'avança vers l'escalier quand les voix à l'étage le stoppèrent net. Erwin arrivait de lui-même en bas. Quand le concerné fut arrivé en bas, il salua d'un mouvement de tête à son ami avant de voir sa progéniture s'émerveiller devant les boucliers sculpté accrochés aux murs.

- Irmine, l'appela-t-il, presque en chuchotant, s'agenouillant pour réceptionner sa fille qui s'était élancé vers lui en le voyant. Tu l'as emmené avec toi ? demanda-t-il à Harold.

- Non, elle m'a suivi jusqu'ici, répondit son vis-à-vis. Tu as bien dormi ?

- Comme un chat. Et il valait mieux. Je pars aujourd'hui pour l'île des Berserk.

- T… attend quoi ? S'offusqua le sorcier en regardant son Chef les yeux grands ouverts.

- J'avais envoyé un émissaire à Dagur pour lui signalé que la plupart de préparatif était prêt, il vient de revenir en disant que le Chef avait accepté une condition.

- Quelle condition ?

- Que c'est nous qui seront chargé de la communication entre nos deux îles. J'ai demandé au messager de bien souligner que leurs bateaux seraient trop lent pour nous prévenir rapidement alors on viendrait de nous-même prendre des nouvelles, vu que les dragons ont plus de mobilités qu'eux.

- Dagur a dû voir rouge quand il a entendu le message, ricana Harold en affichant un sourire carnassier.

- C'était fait exprès. Maintenant, nous allons leur prouver que nos délais ne sont pas aussi pénibles et longs que les leurs, fit Erwin en jetant un coup d'œil légèrement attristé à Irmine. Il n'allait certainement pas la revoir avant trois ou quatre jours.

- Au fait. Hier je t'avais parlé d'une requête, introduit le sorcier, ce qui ramena l'attention de son Chef sur lui, le rendant mal à l'aise. « C'est un problème personnel, mais qui requiert de l'aide de la part de plusieurs personnes, peut-être même beaucoup. »

- Qu'est-ce qu'il faut faire ? demanda le dirigeant, intrigué mais aussi sceptique

- Euh… battre un dragon de trente mètres de haut environ ? Soumit Harold avec une grimace. Dit comme ça, il le sentait mal partir.

- Et ça t'apporterait quoi d'abattre ce dragon ?

- Une vengeance personnelle, en quelque sorte. Je veux prouver quelque chose à quelqu'un que j'ai rencontré avant de revenir ici. Quelque chose de terrible, certes. Le dragon en question est la reine d'un nid qui se trouve bien plus au nord.

- Où exactement ? demanda Erwin, qui semblait vraiment interloqué, ce qui perturba son ami.

- Vers Beurk, lâcha-t-il.

- Bien, fit soudain son interlocuteur. Est-ce que tu peux te préparer pour venir avec moi et me rejoindre sur la plage d'ici une heure ?

- Quoi ? Tu veux que je vienne avec toi sur l'île des Berserk ?

- Oui, et que tu soumettes ton plan d'attaque à Dagur, fit Erwin avec un air résolu, ignorant l'air outré de son ami qui protesta aussitôt.

- Alors là, non. Pas question de m'afficher comme ça en face de Dagur. Ce gars veut m'humilier pour avoir fui ma terre natale.

- Arrêtes de dire des bêtises. Tu aurais dû naître ici et de toutes manières, tu es des nôtres et tu auras toutes les raisons de le prouver à Dagur une fois là-bas.

- Mais…

- Chut. On ne discute pas, c'est moi le Chef.


Astrid marchait d'un pas décidé dans la sapinière géante de derrière la ville. La première partie de son plan, plan qu'elle avait imaginé hier soir, allait commencer. Mais pour commencer, il lui fallait trouver le Vipère Noir. Avançant dans une cadence rapide entre les arbres, elle émettait des théories encore et encore, pour pouvoir expliquer au dragon ce qu'elle attendait de lui. Et il valait mieux être précis. Elle savait que établir une communication pouvait être compliqué, surtout qu'il avait seulement compris l'un et l'autre, où plutôt assuré, qu'ils ne se voulaient pas de mal. La guerrière avait sûrement dû attiser sa curiosité pour se présenter tant de fois devant lui.

Maintenant, il manquait plus qu'à faire ami-ami. Ce dragon plus que lui être utile. Sa présence lui rappelait bien de choses, elle lui rappelait Harold, sa décision quant à sa place sur Beurk, et le fait qu'il n'était pas un simple animal, mais un être capable de chose intelligente, comme communiqué avec quelqu'un d'une autre espèce que la sienne, dans le but d'accomplir quelque chose de précis. Bizarrement, une question lui vint après cette insinuation. Qu'est-ce que cela ferait d'être un dragon, dans la peau d'un dragon ? Elle ne le découvrirait jamais, elle en était sûr, en attendant, elle dû s'arrêter pour ne pas être précipité dans le Gouffre des Corbeaux.

Elle n'était absolument pas certaine que le Vipère soit là. Elle saisit alors une pierre plus grosse que sa main et tendit le bras derrière elle pour la lancer aussi fort qu'elle le pouvait. La pierre atterrit au milieu du petit lac, éclaboussant dans un grand bruit qui résonna contre les parois abruptes. Le son devait paraître assez suspect pour l'animal. Une pierre aussi énorme ne pouvait pas tomber du ciel naturellement. Au bout de trois minutes d'attentes, elle sut qu'il n'était pas dans sa tanière, le dragon aurait au moins sortit son museau de sa tanière après avoir perçu son odeur. Il était partit dans la forêt depuis un moment.

Astrid eut raison d'emmener son arc. Après avoir fait une chasse fructueuse, durant environ trente minutes, elle attacha deux lapins morts par les pattes pour les mettre dans un sac en peau de bête, accompagner d'un faisan, et laissa par terre à quelques mettre d'elle, le chevreuil qu'elle avait abattu. C'est juste quelques minutes après qu'un museau écaillé noir sortit d'entre les arbres pour s'avancer jusqu'au gibier. Le dragon lorgna la proie morte puis jeta un coup d'œil à la viking. Elle désigna d'un coup de menton le chevreuil pour l'inciter à accepter son présent, et l'animal posa une patte sur son repas pour le maintenir et commença à déchiqueter la peau à coup de mâchoire.

La valkyrie ne tint pas aussi longtemps que la dernière fois face à ce spectacle et finit par détourner les yeux. Quand le Vipère eut finit, il marcha tranquillement jusqu'à la combattante qui s'était assise, les jambes replié contre elle, et il lui souffla au visage.

- Eurk… la prochaine fois je te donnerai ton repas après, parce que franchement, ça va pas être agréable d'être à côté de toi aujourd'hui, se plaint-elle. Voyant la jeune femme chasser l'odeur de devant son nez, le reptile émit un genre de ricanement et recula pour la laisser se relever. Même si son nez avait maintenant cette odeur de sang et d'entrailles à proximité, Astrid se dit que le dragon lui avait sûrement soufflé dessus pour la remercier.

Subitement, il pencha profondément la tête face à la viking, qui resta de marbre face à cette soudaine réaction. Se prosternait-il ? Evidement que non, ça voulait forcément dire autre chose. Et sans réfléchir, la Hooligan se pencha et colla son front à celui du reptile. Le contact dura une seconde et les deux individus relevèrent la tête pour se regarder. D'un coup d'un seul, Astrid sortit.

- Ça me plaît.

Le dragon souffla par les nasaux en plissant les yeux comme s'il se moquait d'elle. Cette réaction lui fit tout de suite penser à quelques choses.

- Tu es beaucoup plus vieux que moi, déclara-t-elle. Le dragon émit un lourd ronronnement où un son spécifique en ressortit, comme si sa voix était usée, rien qu'un peu. Astrid se demanda pendant un court instant si c'était elle qui l'avait imaginé, mais la hauteur du dragon lui fit comprendre qu'il avait eu largement le temps de grandir. Et que sa musculature n'était pas nouvelle. Oui, ce dragon était vraiment imposant. Son aide allait être plus que bénéfique.


Varek marchait en direction des chemins de rondes au niveau des catapultes. Beurk avait tellement de monde et s'était tellement agrandi que chercher quelqu'un devenait difficile, mais ça n'énervait pas le blond pour autant. Parce qu'après trente minutes d'intense recherche apparaissait au loin sa cible. Un jeune homme, le teint usée par les vents et marées, aux cheveux d'un châtain clair terne et aux yeux d'un gris sombre et menaçant. Il était grand, svelte, il semblait toujours avoir cet air à la fois méfiant et étonné, à croire qu'il était né avec. Il était à une trentaine de mètre, de profil et avait les yeux rivés sur l'océan, comme s'il y avait vu quelque chose de suspect. Varek se rapprocha, quelque peu étonné par son attitude. Il l'appela.

- Eliott !

L'intéressé se tourna d'un coup d'un seul vers le viking et son regard changea pour se détendre un peu. Il le salua d'un mouvement de tête, comme il le faisait toujours. Eliott venait d'une l'île totalement inconnue des îles de Beurk tant elle était à l'Ouest, certains royaumes étant plus proche avait la possibilité de faire du commerce sur leurs eaux. Les réseaux marchands l'ont amené jusqu'ici. Il dit depuis longtemps qu'il n'a pas atteint son but et qu'il repartira de Beurk un jour ou l'autre. Pourquoi ne l'avait-il pas encore fait ? Astrid.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda de sa voix grave l'étranger en fronçant les sourcils. C'est à propos de l'enquête ?

- Plus ou moins, affirma le blond, il faudrait que tu m'aides. J'ai une information à te communiquer, mais pour te la dire, il faut que tu me jure sur ta tête de la garder secrète.

- J'ai besoin de ma tête. Navré, fit alors son interlocuteur en faisant volte-face pour reprendre sa ronde, son épée claquant sur sa hanche.

- Ça concerne Astrid. » Malgré lui, le jeune homme s'arrêta, à croire que le contrôle de ses jambes lui avait échappé. Varek souriait bêtement face à sa réaction quand il se retourna pour faire face au combattant. Il poussa un soupire résolu.

- Qu'est-ce qui se passe ? fit-il, dubitatif, quand le blond s'approcha pour le pousser sur le chemin des catapultes pour ensuite le faire bifurquer entre deux maisons, s'éloignant de la ronde. Les deux guerriers traversèrent encore quelques rues pour rejoindre un passage plus large et se diriger vers les abords de la ville. Eliott ne posa pas de question quand Varek poussa la porte de l'auberge de ce vieux Corbo. Une fois à l'intérieur, le Hooligan fit un signe au tavernier qui désigna d'un mouvement de tête une table dans un coin. Heureusement qu'il y avait un peu demande pour camoufler les conversations de tout le monde, qu'elles aient l'air anodines ou non. Quand les deux jeunes hommes furent installés, ils échangèrent un regard, pour l'un hésitant mais tout aussi prudent, et l'autre mélangeant détermination et stresse.

- Tu sais, l'enquête concerne la personne qui aurait introduit dans la ville une personne indésirée qui a été banni il y a… longtemps. Bref... euh… le Chef nous ayant désigné pour être les enquêteurs de l'enquête, on doit faire des recherches sur toute l'île pour voir si quelqu'un a vu quelqu'un de suspect.

- Ouais, ouais. Abrège, le pressa Eliott sur le même ton discret, déjà à bout par son baratin inutile.

- Le problème c'est qu'il m'a choisi moi.

- Eh bien, ce choix semblait logique pour tout le monde, fit remarquer le châtain. En quoi il ne fallait… » Il se stoppa, fronça les sourcils, et demeura muet pendant environ trente seconde.

- Est-ce que tu es en train de me dire que tu protège le suspect ? fit-il alors en le pointant d'un doigt menaçant. Varek restait planté, droit sur sa chaise, se demandant soudain s'il avait bien fait de révéler tout ça avec tact. De toute manière, Eliott terminerai lui-même d'expliquer le problème.

- Et pourquoi Astrid est… » Il refit exactement la même série d'expression qu'à la précédente révélation, puis posa une main choquée sur sa bouche, lançant un regard où régnait l'incompréhension au viking, s'appuyant lentement sur le dossier de sa chaise. Varek lui lançant un sourire désolé. Le truc avec Eliott, c'est qu'il comprenait vite. En fait, il avait bien fait de ne pas trop lui en dire. Maintenant, il allait pouvoir imaginer lui-même le pourquoi du comment de la situation, même si en réalité, il s'inventait un mensonge qu'il croyait vrai. Et le blond espérait que ce mensonge persiste longtemps. Sinon, l'enfant Rothchild allait se blesser lui-même.

- Tu veux conclure l'enquête sur un échec, c'est ça ? demanda l'étranger, en se penchant par-dessus la table, essayant de se faire discret malgré les conversations aux alentours qui comblait le vide et camouflaient leur discussion.

- T'as tout compris, fit Varek en hochant la tête. Alors, tu veux bien m'aider ? Tout seul, j'y arriverai pas bien longtemps et Astrid risque… » Il se tut, ne voulant même pas énoncer la suite de sa phrase. Il avait voulu jusque-là afficher un air pragmatique. Maintenant, il avait les yeux rivés dans le vide, fixé sur la vision d'une sentence plus qu'horrible et qui lui semblait en rien méritée. La nausée lui vint vite. Et à Eliott aussi. L'étranger ne semblait même pas réfléchir à la proposition. Non, lui aussi avait les yeux rivés sur quelque chose d'invisible, quelque chose dans sa tête.

- Comprend qu'Astrid est mon amie, fit alors Varek. Je ne veux pas qu'elle subisse la restriction des lois traditionnelles de Beurk. Elle ne le mérite même pas en fait, pas après tout ce qu'il s'est passé en dix ans.

- J'ai cru comprendre que le banni en question, était quelqu'un de très proche au Chef. C'est vrai ?

- C'était son fils. » À ses mots, Eliott ouvrit grand les yeux et une série de protestation se coinça dans sa bouche. Il regarda d'un air offusqué son interlocuteur qui observait les lignes naturelles qui caractérisaient le bois de la table. Le blond ne releva pas la tête. Son adolescence avait été une succession d'événement tous plus tordus les uns que les autres, une période où la confusion avait régnée. Même si certains moments agréables lui revenaient, ils étaient en partie voilés par l'ambiance qu'avait jetée l'affaire de la disparition d'Haddock. Encore aujourd'hui, il pouvait s'en souvenir distinctement. Astrid venait, avec l'intervention de Dagur et d'Harold, de rejeter ce même voile sur Beurk, peut-être même sur l'archipel lui-même, entier.

- Les années de troubles se succèdent, murmura Varek comme pour lui-même. Alors qu'Eliott réagissait à sa prise de parole, le Hooligan lâcha un soupire avec un sourire en coin. Les mots, dits de cette manière, semblaient maintenant véridique, ils avaient plus d'impact. Peut-être parce que ce qu'il avait dit était vrai.


Est-ce que vous pouvez deviner à quel personnage je m'identifie dans cette fanfic ? Question comme ça, en fait je m'en suis rendu compte y'a pas si longtemps, et je me demandais si vous pouviez le deviner. (Ce chapitre c'est un quizz en fait XD)

En bref c'est le genre de personnage qui est là pour guider les autres, possible même qu'il y en ai deux. Ils sont là pour dire aux protagonistes : "Tu fais vraiment n'importe quoi, hein." Ce genre de gars, quoi. Voilà, sinon j'aime bien vous faire la conversation en bas de page, j'ai des choses à dire souvent, à vous, et du coup je m'empêche pas de les noter...

... et on répond rarement d'ailleurs... Vous trouvez ça triste ? Bah moi aussi. Non plus sérieusement. x) J'espère que que ce chapitre vous aura plus, vous trouvez sûrement qu'il y a de l'action et c'est normal. Je suis pas un bourrin niveau histoire, il faut son quota de mystère et si j'ai mis des courses poursuites entre Astrid et le Vipère, c'est uniquement parce que ces deux-là s'y prenaient mal entre eux. C'était pas hyper mouvementé non plus, faut dire, compte tenu de ce qui va arriver.

Fin de la note de bas de page les amis ! Je vous retrouve... dans deux ou trois semaines (si retard). C'était le chapitre spécial vacances ! Le petit délai qui fait pas de mal ;) Je vous dis à bientôt ! Gros bisous à tous ! 🐾🐾

Merlin's Vision