Hey tout le monde ! Navrée de vous avoir fait attendre encore un petit peu (une semaine ^^'), j'ai retrouvé mon PETIT PAPIER ! Victoire. Y'a eu un rageux das les commentaires concernant le mot d'excuse que j'avais laissé. Heureusement que j'ai pas écrit un teaser dégueulasse comme la dernière fois que je vous avais fait le coup x)

Je suis contente que certains aient répondu à mes questions, ça m'a fait vraiment plaisir de voir que vous ayez des avis tous différents concernant le personnage ou les personnages que j'aurai pu incarner. Le plus drôle dans tout ça, c'est que vous avez presque tous faux et en même temps y'avait une part de vérité dans ce que vous avez dit. C'était assez intéressant à voir.

Je vais pas tourner plus longtemps en rond, merci encore une fois aux reviewers, je vous réponds sans plus tarder !

scorpon : Tu as l'habitude de résumer mes chapitres d'une certaine manière, et je dois admettre que ça m'aide vraiment à regarder l'histoire sous un autre angle. Le tiens en somme (merci au passage). Mais en lisant celle que tu as laissé pour le chapter 17, je sais pas pourquoi j'ai eu l'impression que ce que j'avais écrit était un western. J'ai bien rigoler toute seule dans ma chambre.

Le bon copain qui reste dans l'ombre et qui est de bons conseils, c'est vrai que ça me colle un peu, mais je m'attendais pas à Varek, franchement x) Je dois avouer que c'était pas à lui que je pensais en vrai. Je suis du genre à rabrouer tout le monde quand je suis pas d'accord ou à sortir une blague pas hyper génial. Quoiqu'on m'a déjà dit que j'avais un humour sombre. Je suis rassuré que tu ne sois pas contre des chapitres calmes et qui ne relèvent pas énormément d'action. Je trouve ça plutôt ironique que tu me dises qu'il en faut plus pour te vexé et qu'après, tu me vannes sur mes phases de sommeil. J'ai l'impression que tu te moques de moi x) Merci d'avoir laissé la review ^^

lemortel : Le rageux de l'annonce en personne. En attendant, je réponds à ta première review : oui, Eliott apprécie 'beaucoup' Astrid, c'est le cas de le dire. Et non, je suis loin d'être Eliott, comme tu as pu le remarquer, c'est un personnage que j'ai très peu décrit au niveau du caractère, donc ça ne risquait pas d'être lui. Il a fait une très brève apparition pour l'instant. Mais qu'est-ce qui t'as fait pensé que j'étais lui au juste ? C'est vrai que c'est mignon tout plein de se faire poursuivre par un enfant, tant qu'il s'agit pas d'un fantôme XD Et non, je refuse de laisser le Dragon Vipère mourir. Il a beau être un vieux grincheux, il est encore jeune dans cette fiction ! Concernant ta review laissé pour l'annonce, non, le bac c'est pas hyper facile non plus. Merci pour ta review, t'as vu, j'ai réussi à faire un pavé alors que t'avais écris 4 petites lignes ;)

deaths56 : un nouveau reviewer qui fait une brève apparition pour nous éclairer sur la référence cachée ! You win, c'était bien Game of Throne. Merci pour ta première review ! ^^

Shinzo Sumi : Tu t'es essayé au test et merci d'y avoir répondu. Et tu t'es malheureusement trompé x) J'adore Erwin franchement, ce mec à l'air trop sympa, et surtout très drôle en un sens. Je suis contente que tu appréhendes déjà la rencontre Dagur/Harold, mais elle n'arrivera pas tout de suite, faudra être un tout petit peu patiente !

mc arno : Puisse le sort t'être favorable... ;) Je connais pas Viggo, faut dire que j'ai pas vu énormément d'épisode de Riders of Berk. Après, Varek prend Eliott par les sentiments, parce qu'il est courant de certaines choses. Les séquences qu'il va y avoir de Eliott seront plutôt... héroïque ? Je sais pas exactement, tu me diras le moment venu. Je suis désolé, je peux pas tuer Astrid, une blessure psychologique, c'est déjà assez important, je vais lui arracher le nez, non plus #Voldemort. La rencontre entre Dagur et Harold sera assez tendu, c'est à prévoir. Merci pour la review, acolyte ^^ à plus!

Je vais pas tarder plus sur cette partie, j'ai déjà pas mal écrit, de toute façon, je viendrais vous parler en bas de page, concernant ma réincarnation et autres.

Bonne lecture !


Chapitre XVIII : Entrez dans la cage.

- On a failli t'attendre, fit Madner en accourant vers Harold pour lui sauter au cou, tentant d'abord de garder sa mine excédée, mais qui au final, commença à rire contre son ami. « Tu m'as trop manqué ! Pourquoi t'es pas venu me dire bonjour hier ?! »

- Je pensais pas qu'Erwin me renverrait aussitôt de l'île, fit le sorcier avec un sourire, serrant la jolie femme châtain clair aux immenses yeux gris qui ricanait à sa blague.

- Prêt ? demanda-t-elle en se détachant du jeune homme. Les autres sont sur la plage. Krokmou a été plus rapide que toi pour te préparer ! » Harold regarda Madner s'éloigner en trottinant entre les arbres de l'immense sapinière qui comblait le pourtour du Camp. Il s'élança quand sa silhouette flottait loin devant lui comme une créature non identifiable s'échappant du bois. Sa besace cagnait contre sa hanche tandis qu'il avançait au rythme d'une course folle. Courir lui faisait vraiment du bien, surtout qu'il allait rester pendant peut-être deux jours sur selle à piloter son dragon à une vitesse presque insoutenable pour un dragon jeune de dix ans. Heureusement que Krokmou avait le même âge que lui.

Plus le dragon était âgé, plus il était robuste. Alors qu'à la bute de sable Madner disparaissait en glissant derrière, Harold se questionnait sur ce qui avait poussé Erwin à prendre la décision de l'emmener voir Dagur. Sa requête pouvait-elle avoir un rapport avec les plans que souhaitait exécuter le Chef Berserk ? Cette pensée arracha une vilaine grimace au sorcier qui escalada la digue de sable en seulement quelques enjambés. Un peu plus loin sur la longue plage se tenait Erwin ainsi que d'autres dragonniers, qui scellait plus prudemment des Cauchemars Monstrueux, escorte voulu volontairement menaçante lorsqu'ils seraient tous reçus par les Berserks.

Harold vit la jeune femme les rejoindre, ralentissant sa course, et il ne tarda pas à faire de même pour s'arrêter devant son Chef qui donnait déjà des instructions à qui en voulait pour le voyage. Voyant qu'il résumait ce qu'il disait à à peu près toute les sorties risqués – ayant les souvenir encore frais des discours incessants d'il y a cinq ans encore –, le dragonnier retrouva Krokmou qui ronronnait en faisant des pompons au sable. Le Furi se comportait de la même façon dans les prairies verdoyantes d'herbes hautes. La douceur du lieu devait lui rappeler quelque chose ou tout simplement le ravir.

- Comment tu vas, mon reptile de compète ? Prêt pour une course contre le temps ?

Le dragon noir émit un grognement affirmatif, les yeux tranquillisés par la vue des millions de petites poussières marines sous ses griffes. Cette vue du Furie lançant un regard amoureux à la plage n'avait de cesse de faire pouffer le dresseur intérieurement. Folker, un peu plus loin, s'appuyait nonchalamment sur l'épaule de son dragon qui semblait, comme lui, lorgner le ciel de la terre en étant perdu dans les nuages. Ayant remarqué l'arrivée d'Harold et Madner, il fit un signe au sorcier sans pour autant le regarder, celui-ci lui répondit, veillant à ne pas rompre le lien qui liait les yeux de son ami aux cieux en l'interpellant oralement. Erwin, continuait de déblatérer en bruit de fond, mais on dirait qu'il était le seul à s'écouter, ce qui faisait réagir Madner par un sourire carnassier. Joyeusement, la jeune femme jouait avec le Cauchemar Monstrueux qu'on lui avait attribué. L'animal la regarda affectueusement, sûrement séduit par son caractère enjoué mais d'une certaine manière, assez calme. Après quelques minutes, Erwin se tourna vers tout le monde et demanda :

- Vous avez tous compris ? » Les dragonniers ne se donnèrent la peine de regarder leur Chef pour affirmer sa question par un solennel 'oui'. En vrai, personne ne l'avait pas écouté mais on ne se permettait pas de vexé le mercenaire. Tout le monde l'adorait, et même s'il avait cette étrange âme de justicier qu'il masquait par une expression autoritaire quand il se trouvait avec ses camarades, il était susceptible, sensible et par conséquent, explosif dans sa plus grande colère. Certains avaient déjà souhaité ne plus se retrouver en face de lui dans ces moment-là.

Alors, tout le monde enfourcha son dragon puis se tournèrent vers l'horizon. Erwin claqua sa langue contre son palais et son Tronçonator ouvrit en grand ses ailes aiguisées pour ensuite en un seul grand battement d'ailes s'appuyer sur l'air et repousser la terre derrière lui, s'éloignant déjà à une grande vitesse. A peine une seconde plus tard, Krokmou galopa sur la plage avant de plonger vers l'eau salée puis prendre appuie sur le vent marin. Les Cauchemars Monstrueux à sa suite, tous s'élevèrent pour rejoindre Erwin. L'air frôlant les oreilles des dragonniers sifflait une mélodie rapide et affolée. Ils flottaient dans le vide à une vitesse démente.


1 jour plus tard…

Astrid poussa un soupir exaspéré, ne bronchant pas d'un pouce quand elle se prit la déflagration de la minuscule explosion en pleine face. Le Vipère Noir regardait son œuvre avec satisfaction. La roche juste devant elle avait certes, implosée d'une manière spectaculaire, mais le dragon n'avait pas respecté son ordre.

- Combien de fois va falloir te l'expliquer, grogna entre ses dents la viking pour éviter de hurler sur le reptile. Tu dois faire exploser les pierres que je désigne à exploser, pas celle que je t'interdis d'exploser. » L'exercice était plutôt simple, la jeune femme avait mis en ligne de lourdes pierres face au dragon et elle lui montrait, en étant à une certaine distance de l'installation, celles qui devaient être détruites du bout du doigt, accompagnant le geste d'un mot : « Feu » ou « Non ». Celles désignées par le mot « Non » ne devait en aucun cas être touchées. Mais en outre, le Vipère n'en faisait qu'à sa tête. Il avait d'ailleurs tout juste décidé de se désintéresser de l'exercice en faisant un quart de tour sur lui-même dans le simple but d'observer le panorama.

- Eh ! l'interpella Astrid.

Aucune réaction. Elle souffla, les mains posées sur les hanches, réduisant à l'état de cataplasme l'herbe présente sous sa semelle en tapant sans cesse du pied depuis le début du cours. Son impatiente allait bientôt la rendre folle. Les joues gonflées dans une moue désapprobatrice, la valkyrie se décida à rappeler le Vipère Noir à l'ordre. C'est alors qu'elle se rendit compte que lui crier « Toi ! » seulement pour le faire réagir ne servait plus à rien. Il ne répondait pas plus à toutes les autres interpellations que la jeune fille avait pu lui sortir. « Ow ! », « J'te parle ! », claquement de doigt, « J't'écoute quand tu causes alors maintenant tu m'regarde ! », « T'es sourd ?! Maintenant tu m'écoute ! », « Ça t'arrive de t'concentrer ?! ». Bref, cette séance de dressage avait fait ressortir toute la mauvaise langue qu'Astrid gardait enfoui pour les grandes occasions.

Le dragon ne prêtait plus attention à l'entraînement, il s'était assis et avait fermé les yeux, comme pour se reposer un moment. La Hooligan devait bien trouver un moyen de l'appeler un jour ou l'autre.

- J'te jure, quelle tête de piaf, ce dragon… » Il sembla à Astrid que c'était bien la première fois depuis le début de la matinée que le reptile lui prêtait une concentration toute particulière.


Le soir, la Beurkienne rentrait après avoir décidé de s'excuser auprès du Chef pour avoir vaqué à ses occupations les deux tiers de la journée en lui rapportant un cerf qu'elle avait portée toute seule du cœur de la forêt jusqu'à la Grande Salle où tout le monde se réunirait ce soir pour le déguster. Elle avait devancé les pêcheurs, qui apparemment avaient fait une prise remarquable, en ramenant son gibier la première. Les marins ne s'était pas découragé pour autant et avait aussi présenté leur énorme butin à Stoïck, proposant de faire un banquet pour permettre à tout le monde de se resservir tant il y aurait de nourriture pour la soirée. L'offre avait été acceptée, et les quelques curieux qui avaient assistés à l'échange partir prévenir les gens qu'ils connaissaient. C'était la fête ce soir.

Il y allait avoir beaucoup de monde dans le Grand Hall. Astrid eut un pincement au cœur en comprenant que son présent avait été dévalorisé par celui des pêcheurs. Le Chef viking avait dû voir sa tête, et l'avait remercié pour son effort du jour, lui priant d'aller se reposer. Quoi de plus frustrant que de voir quand une journée, tous les efforts que l'on pouvait fournir pour aboutir à un résultat, que ce soit le progrès qu'elle avait pu faire avec le Vipère ou la reconnaissance qu'elle aurait pu gagner en montrant sa prise à son supérieur, se retrouve dévaloriser ou même à peine existant.

En partant, elle n'accorda aucune importance à la politesse et ne salua pas son ainé, sortant de la salle en bousculant un des pêcheurs qui se ramassa, finissant à terre, sonné et choqué d'avoir été aussi malmené par l'une des personnes les plus respectées de l'île. Elle avait entendu quelqu'un la rappeler, sûrement pour avoir des explications quant à son humeur, mais elle continua à faire la sourde oreille. Le cerf qu'elle avait abattu ne ferait pas long feu lors du banquet.

Ça y est. La douleur revenait. Avec seulement deux de ses événements dans cette journée, elle se sentait dénigrée. Sous-considérée. Et ça lui rappelait beaucoup quelqu'un. Elle avait fait des efforts pour oublier ne serait-ce qu'un instant l'homme qui était partit en lui léguant une énorme part de culpabilité il y a dix ans et qui était repartit environ deux semaines auparavant en lui enlevant une part astronomique de son cœur. Plus que rappeler quelqu'un, ça lui rappelait le passé de quelqu'un. Elle savait qu'elle ne devait pas se plaindre autant de son ressentiment quant aux incidents de sa journée. Se sentir incompris ou comparable, c'est ce qu'avait ressenti Harold toute son enfance. Ça avait été différent pour la jeune femme. Elle avait eu un pied dans le monde des dragons et celui des vikings pendant longtemps sans pouvoir choisir un camp comme l'avait fait le jeune homme.

Astrid claqua la porte de chez elle. Quand elle se rendit compte qu'elle avait déjà atteint son chez-soi, elle se retourna pour regarder la porte close. Elle avait fait tout le trajet prêter attention au chemin qu'elle avait empruntée pour rentrer. Les pensées l'avaient submergées tout comme les larmes qui brouillaient sa vue sans pour autant couler sur ses joues. La mâchoire serrés, la moutarde montant au nez, Astrid se déshabilla et fit couler l'eau chaude dans son baquet une fois celle-ci chauffée, tentant de faire disparaître les sentiments négatifs qui se tortillaient douloureusement dans son ventre.


Le banquet commençait à peine et la Hooligan était déjà effondrée sur la table où Varek la rejoignait à tous ses repas.

- Aujourd'hui, nous avons été chanceux ! clama Stoïck, perché sur une table, alors que tout le monde attrapait une chope, rassemblé dans l'espace clos. Et pour oublier les événements qui ont précédés ce jour, nous avons décidé de faire une fête avec ce que certains ont récoltés. » Le Chef, qui avait l'attention de tout le monde, laissa un petit silence emplir la salle, puis continua pour couper le suspense.

- Astrid, lors de sa chasse, a abattu un gros cerf et me l'a directement amené. Ce soir, vous pourrait en dire des nouvelles, à elle et à notre cuisinière favorite ! » Une ovation suivit cette annonce, et tout le monde se tourna vers la valkyrie avachie sur sa table lui adressant de vives acclamations ainsi qu'une multitude de sourire. Elle rendit un signe de main lasse à tout le monde, ce qui eut le don de faire rire certains au vue de sa position et de sa mine boudeuse. La main retomba ensuite mollement sur le bois. La reconnaissance des Hooligans envers elle n'effaçait pas l'humiliation qu'elle avait subi l'après-midi même, ni même celle qui allait suivre.

- Nos pêcheurs, continua Stoïck faisant taire la salle pleine à craquer par sa voix forte, nous ont ramené plusieurs énormes poissons du large, et ont eux aussi proposé d'en faire offrande pour le dîner de ce soir ! » L'exclamation qui suivit fut plus grande que la précédente. Astrid se consola en se disant qu'elle n'avait pas eu besoin de filet et de plusieurs paires de bras pour remonter quelques poissons. Juste d'un arc et d'un peu de dextérité pour planter un cerf. Ils étaient plusieurs et elle était seule. Elle avait peut-être récupérer plus qu'eux, que s'ils avaient été seuls.

Cette consolation laissa tout de même ses sentiments à leurs places, elle avait vu le butin quand les pêcheurs l'avaient ramené et sa prise avait été dérisoire à côté. Vraiment. Elle n'avait pas était impressionné par leur pêche, juste mise en colère. Varek déposa un bol où débordait du ragoût de viande devant elle et s'installa en face, son propre dîner en main. Alors qu'elle commençait à engloutir le jus de venaison chaud, Sotïck grimpa une fois de plus sur une table et s'exclama en levant les mains pour réclamer l'attention des vikings :

- J'allais oublier ! J'ai l'honneur de vous annoncer que demain commencera pour nos trois jeunes nouveaux volontaires le premier cours de l'entraînement dragon de cette saison !

Une explosion de joie se répandit dans la salle, tout le monde hurlait et rigolait, jubilait. La raison était simple, à la fin de l'entraînement avait lieu le combat dans l'arène. Tout le monde adorait se divertir, c'était connu, c'est pourquoi tout le monde devait apprécier que cette nouvelle saison commence avec impatiente.

- Et ! Fit alors Stoïck par-dessus le vacarme tandis que les nouveaux volontaires étaient élevés par des vikings par-dessus la foule pour qu'on les acclame. « J'aimerai demander à Astrid de diriger cet entraînement jusqu'au bout ! » Les acclamations redoublèrent encore une fois, mais cette fois pour demander à la jeune femme d'accepter cette offre. Assise à sa table dans un coin, la valkyrie était littéralement effarée par la demande de son Chef, et regardait les guerriers et la populace scander son nom en même temps que les futurs apprentis, une fille et deux garçons, avec une tête ahurie. Soudain, alors qu'elle se redressait pour répondre à son supérieur, la foule se tût, tendu au possible dans l'attente d'une réponse.

- Oui… pourquoi pas, fit la Hooligan, ne se sentant pas de refuser. Aussitôt, la fête repartit de plus belle, sous les rires et les félicitations. Les gens engloutirent la table d'Astrid pour lui serrer la main, lui faire une accolade. Tout se passa très vite. En un temps record, la combattante rencontra les parents de ses futurs apprentis qui leur déblatéraient pleins de choses inutiles sur leurs gosses. De toute façon, la salle était dans une telle effervescence qu'elle n'entendit pratiquement aucune parole et elle acquiesçait à tout va et pour n'importe quoi.

Puis Rustik et les jumeaux rappliquèrent pour faire la foire autour d'elle. Les jumeaux n'arrêtèrent pas leur affreuse danse jusqu'à la fin de la soirée tout en criant d'une voix fluette Allez Astrid ! Allez Astrid ! et Rustik avait augmenté son débit de mots mielleux juste dans le but de séduire la jeune femme, qui lui rendit son baratin par un coup de poing dans le ventre. Il ne parla plus de la soirée, pas plus qu'il ne pouvait respirer en tout cas.

- Cette saison est assez inattendue, fit Varek. L'autre vient à peine de se terminer. En général le Chef attend trois mois avant de lancer la prochaine.

- Je suis encore plus surprise que toi je pense, fit Astrid en buvant un peu de sa bière.

- Félicitations, en tout cas, fit Varek avec un drôle de grimace, riant à moitié.

- Te moque pas de moi, rétorqua la jeune femme en comprenant l'ironie. Engloutissant le reste de sa boisson, elle reposa son verre tandis que les rares musiciens qui habitaient sur l'île commençaient à jouer un air entraînant. La valkyrie tapait du doigt sur le bois au rythme de la musique, elle aimait bien cette mélodie rapide et gaie. Regardant la foule, elle s'arrêta sur une personne qui la fixait avec intensité. Eliott était assis dos à elle mais son cou se tordait pour pouvoir la regarder du coin de l'œil. L'air de rien, et puisqu'elle le connaissait, elle lui fit un minuscule signe de main et il y répondit en rougissant légèrement, avant de se détourner.

Au bout de plusieurs bons morceaux, Astrid se leva, prétextant à Varek, Rustik et les jumeaux dansant qu'elle était fatiguée. Le refrain des Thorston se changea en Bonne Nuit ! Bonne Nuit ! tandis qu'Astrid s'éloignait. Elle atteignait la porte quand quelqu'un cria par-dessus le vacarme :

- Alors Professeur, on va se coucher pour être en forme demain ?!

Astrid leva son pouce en le tendant derrière elle pour que tout le monde le voie et la populace éclata de rire, la laissant s'échapper. En rentrant chez elle, Astrid réfléchissait déjà à ce qu'elle allait faire le lendemain. Au bout de cinq minutes à tourner en rond dans son salon, une idée lui vint. Convaincue par cette dernière, la guerrière alla au lit. Personne ne la vit partir au petit matin en direction de la forêt, une corde à la main.


Dans l'arène était rassemblé les trois apprentis. Les deux garçons tournaient en rond en regardant les lourdes portes des cages. L'un d'eux, surexcité, demanda à son camarade :

- Quand est-ce que tu penses qu'elle va arriver, Osvald ?

Le susnommé Osvald, jeune garçon svelte, un visage étonnement doux, aux cheveux bruns en bataille et aux yeux gris sombres se tourna vers lui avec calme et haussa les épaules sans répondre. Mais en voyant son camarade s'agiter dans tous les sens et sans aucune raisons valable, il intervint, exaspéré :

- Arrête, Falko. C'est vraiment énervant, on dirait une puce affamée.

- Affamée de son maître, fit la jeune fille sur un ton sarcastique, qui se tenait devant le mur d'armes, lorgnant les épées avec intérêt. Ses cheveux étaient tellement clairs qu'ils prenaient une couleur grise. Son visage était dégagé par les mèches qu'elle avait ramené en arrière de sa tête et se terminaient en une natte mêlée de cordons de cuir. Ses grands yeux bleus rappelaient la couleur cobalt de l'océan et elle possédait un air méchant, mais était très mignonne.

- T'es dégueu Mad, dit alors Falko en fronçant son nez.

- C'est pas ma faute si tu comprends tout ce qu'on te dit de travers, répliqua la jeune fille. Son vis-à-vis, se détourna pour ne pas en rajouter, toujours aussi pressé de rencontrer son entraîneuse. Il recommença bientôt à sautiller un peu partout, faisant voleter sa chevelure blonde foncée, ses yeux noirs fixant l'une des portes blindés, gardant son expression de dureté où pointait l'exaltation. Les nuages au-dessus de sa tête grondèrent, menaçants, lui faisant lever la tête à lui et à ses deux autres acolytes.

- C'est vrai qu'elle en met du temps, finit par admettre Mad en se rapprochant des deux garçons. C'est quand même un peu étrange qu'elle nous fasse attendre sans raison.

- Elle s'est peut-être pas réveillée, émit Falko en regardant tour à tour la jeune fille et son ami.

- Bon, on fait quoi ? soupira Osvald.

- On rentre chez elle et on la secoue.

- Non ! T'es malade ! Tu veux finir avec une hache dans la tête ou quoi ? cracha Mad.

- De toute façon, ce genre d'excursion n'est pas à prévoir, les coupa Osvald. Les trois apprentis se crispèrent quand soudain, un horrible feulement retentit au-dessus de l'arène.

- J'espère bien, leur répondit une voix féminine et assez sévère, qui résonna dans la cage, brouillant la direction de laquelle venait ces mots. La grille de l'arène, un tantinet relevée pour laisser passer seulement les humains se releva complètement dans un bruit de chaînes et de rouages avant de claquer brutalement en se bloquant en haut. Astrid apparut à contrejour en haut de la petite pente, fascinant alors les trois adolescents. Puis, avec effroi, ils virent à l'autre bout de la corde qu'elle tenait un énorme dragon noir avancer un pas retentissant lourdement. Leur maître entra dans l'arène avec une démarche assurée. Quelqu'un à l'extérieur inversa le mécanisme et la grille se referma. Aussitôt, le Vipère Noir se mit à gronder sourdement en scrutant d'un regard méchant les trois apprentis.

- Osvald, Falko, Mad, je vous présente Ombreur, fit la Holligan en arrêtant l'avancée du reptile, enfin arrivée à la hauteur des trois jeunes.


L'entrainement dragon faisant partit de l'univers de HTTYD, je me suis dit que se serrai pas mal de ne pas l'oublier malgré les événements, faut dire que la vie sur Beurk suit toujours son cours. Bref, j'ai plein de choses à dire. Je profite de cette espace pour le faire, je trouve ça sympa. est certes, pas un blog, mais bon... ça dérange certains ?

Je vais vous dire quels personnages sont censés me représenter dans cet fic, mais je vais d'abord dire pourquoi, ce n'est ni Varek, ni Erwin et ni Eliott. Déjà, ya du vrai, je me suis réincarné en mec dans cette fiction. Varek, à part l'attitude copain discret dans ma fic, il a tendance à se baser uniquement sur ces connaissances, et c'est pas ce que je fais. En général, je me base pas sur quelque chose de scientifique pour répondre (déjà que je suis en L, imaginez à quel point se serait compliqué pour moi).

Je suis du genre à savoir quand ouvrir ma bouche et la fermer. C'est pour ça que je suis discrète, et des fois pas du tout. Et je n'ai rien de timide, même s'il m'arrive d'être parfois très gênée. Ce n'est pas Erwin non plus, mais il reflète un côté justicier que j'apprécie parce que même s'il dit qu'il ne s'attend à rien, il est quand même plein d'espoir, c'est pour ça qu'il est autoritaire. J'ai, je dirai peut-être, un lien avec lui mais sans plus. J'aime vraiment ce personnage soi-disant passant.

Et ce n'est pas Eliott, déjà parce que j'ai l'impression de n'avoir aucune affinité avec lui, mise à part quand je sors des trucs inattendus quand personne à compris sauf moi. Parfois c'est assez gênant, j'avoue. Pour ça que ne pas parler aide, et d'ailleurs, il ne le fait pas vraiment non plus.

Finalement, les personnes qui me ressemble le plus dans cette fiction, sont Adalrik et le gérant du port. Étonnant ? Je trouve pas. Le gérant passe son temps à dire qu'Astrid est lente et qu'elle se bouge pas. Adalrik fait des blagues malgré son âge sage. Il a beau être âgé, il est conseiller sur l'île de Kyera. Ami de bon conseil qui pousse le héros dans le bon sens, si on veut mieux résumé. Woah. Quel pavé seulement pour vous dire ça. Je vous ennui pas j'espère ? x)

.oOo.

Voilà, j'avais juste envie de le dire. Pour ceux qui l'ont pas remarqué, ce chapitre est sûrement le plus long de tous. Pour me faire pardonner de mon retard, et puisque j'avais pas envie de couper l'histoire en plein milieu. D'ailleurs, je devrais arrêter maintenant, ça commence à faire une longue note de bas de page. Je vous remercie encore une fois, comme à chaque chapitre, d'être là. Pour ceux qui le savent pas, j'ai publié le début de ma deuxième fic qui s'appelle La Mangeuse de Démons, fanfiction de HTTYD.

Puisqu'on en parle, Harold est du côté du méchant dans cette dernière, et j'ai décidé d'en faire par la même occasion un personnage exécrable. Pour bien coller au cliché ! x) J'espère que vous irez voir, il n'y a que le prologue et une courte explication concernant ce que je compte faire de cette histoire à la fin, et n'hésitez pas à laisser une review si ça vous plaît.

Je devrais être de retour sur la plateforme dans deux semaines en temps normal ;) Je vous fait tous de gros bisous ! 🐾🐾

Merlin's Vision