CHAPITRE 20, LES AMIS ! Ah... ah oui, c'est vrai que je dois quelques excuses. La dernière fois qu'un chapitre est sortit, c'était... le 30 mars ? Oups. Je suis vraiment désolé pour ceux que j'ai laissé en plan, mais je reviens avec un super chapitre pour pas me faire taper dessus... Pour me faire pardonner ! (vous me pardonnez, non?)...

C'est le retour du Grand Harold ! 😤 Eh oui, faut dire qu'il n'apparaît pas souvent mais c'est prévu à l'effet en fait. Ça lui enlèverait son côté épique sinon, pas vrai ? Bref, les raisons de cet immeeeeense retard : c'est que j'avais besoin de faire une pose (oui, comme un mannequin). D'habitude je signale toujours qu'il y aura un retard, je ne l'ai pas fait parce que j'étais pas chez moi au moment des faits et les dernières vacances se sont avérées plus épuisantes qu'épanouissantes. Et j'avais le BAC, ce foutu BAC qui me narguait en disant "j'arriiive🎵", vous voyez le genre. C'est le truc qu'on voit arriver de loin en début d'année de 1ère et qui vous fait un grand COUCOU!

Du coup, c'était presque impossible pour moi d'écrire ne serait-ce que pour ma poire. Je vous promet d'arrêter prochainement avec les expressions bidons, dire que c'était pas du tout comme ça au cours des premiers chapitres. Je baratine trop ! MERCI À MES FIDÈLES REVIEWERS ! Je leurs répond immédiatement (faudrait bien avancer, tout de même) :

Shannon EVAPOWAPS : (sérieusement, choisissez des pseudos plus simple, c'est galère de les recopier XD) J'adore ta simplicité, franchement. Ton commentaire fait 8 mots, 33 lettres sans compté la ponctuation et il me fait trop plaisir. Vraiment. Tu as lâché ta review au premier chapitre, j'espère que tu parviendras jusque-là pour voir que je t'ai belle et bien répondu. (Je trouve toujours moyen de répondre plus long que nécessaire, vraiment je m'énerve). Merci ! :3

lemortel aka LE Rageux : Non, j'ai pas oublié le surnom :P Tu m'as tanné pour la suite, comme quoi, elle arrive avant Noël, c'est un exploit pour l'instant. Applaudissez cette personne, c'est grâce à elle que je me suis démené pour faire la suite ! Et pour repartir avec les vannes, lemortel, la deuxième phrases de ta review fait pd sans vouloir te vexer ! XD Je vais pas te citer tout les sous-entendu que j'ai pu trouver dans ton commentaire juste pour te narguer, essaie par toi-même. Et t'inquiète pas pour le Hiccstrid, c'est un des dénouements et fils conducteurs de cette fanfic, tout le monde devrait le savoir.

Shinzo Sumi : Y'a pas de quoi pour les chapitres, j'espère que tu t'es régalé. ^^ J'ai publié cette histoire parce que je voulais la partager et avoir des réactions de votre part, merci d'avoir donné la tienne !

Place au CHAPITRE 20 ! 🎉🎊✨🎂 Cette fanfic va bientôt avoir un an, je suis trop émue en vrai !


Chapitre XX : Le Pacte de la Légion Dragonnienne...

Ce fut quatre et éprouvant journées de vol que subirent les dragonniers. Alors qu'ils avaient pensé arriver beaucoup plus tôt et avec autant de vitesse, le changement brutal des saisons c'était enclenché. L'hiver arrivait avec une rapidité effroyable. Harold, qui caressait la tempe de Krokmou pour l'encourager à avancer contre la force du vent et à lutter contre l'engourdissement, se mit à penser qu'il était insensé d'aller au combat lors d'une nouvelle période glacière. Il avait beau être habitué au froid, il savait que les effets du gel pouvaient être redoutable, autant à dos de dragons que en bateau. Le pire était sûrement en bateau. La glace qui envahissait la mer arrivait à piéger des navires, bloquant la coque pendant seulement quelques jours et nuits, rampant jusque sur le pont avant d'avaler inopinément les marins sous une couche de glace.

Harold avait déjà eu à faire à une vision pareille. Retrouver des hommes congelés, comme figé par le temps sous un fil pellicule de glace ou dans un sérac formé par le vent, hors d'atteinte et bien mort, était des plus sinistres. Au-devant du cortège ailé, Erwin faisait tenir le rythme. Son Tronçonnator volait en décrivant des vagues, dû aux inclinaisons des ailes, vers l'avant, puis vers l'arrière. Ainsi, il ne battait pas des ailes et se fatiguait moins. Ses immenses ailes devaient vraisemblablement être lourdes à porter. Madner avait rabattu sa capuche et remonté un pan de son col sur son nez, on ne voyait plus que ces yeux. Tout le monde l'avait imité, pour éviter de trop pleurer à cause du vent fort pour se faire congeler le cristallin.

Certes, ça n'irai pas jusque-là, mais c'était actuellement le sentiment de tous les humains assumant ce pénible vol. La peur de finir pétrifier, ou de perdre ses doigts. Les dragons étaient faits de feu et d'écailles, seul ce trajet véloce les affaiblissait, leurs muscles aériens pouvant être mis à rude épreuve. Au loin, à travers la brume, les premières lueurs des torches apparaissaient, formant un groupement luminescent. Plus les dragonniers se rapprochaient de ses lumières, plus ils distinguaient l'énorme fort de pierre émergent de la mer en s'élevant tel un pic vers le ciel nuageux. Ils évitèrent de justesse l'un des cinq caps pentus qui formaient une muraille jaillissant des fonds marins autour de l'immense forteresse Berserk.

Une armada venait amplifier la défense du siège, s'entassant presque sur elle-même. Les drakkars étaient d'une grandeur impressionnante et les boucliers avaient été remplacés par des garde-fous d'une solidité irréprochable. Ce bazar nautique stagnait près du port ou à proximité de l'île tandis qu'on pouvait distinguer au loin sur les eaux brumeuses des patrouilles de bois massifs.

- Ah, c'est à croire qu'il se prépare une guerre, ici, marmonna Harold en suivant la descente abrupte de son Chef. Commença alors la parade des mercenaires. Les dragons se dispersèrent et allèrent raser la surface de l'eau avant de regagner quinze mètres de hauteur pour frôler les mâts des navires dans le but de réveiller la méfiance des Berserks montant la garde sur les bâtiments. Harold entendit dans le vent quelques exclamations horrifiés quant à la vue de son Furie Nocturne. Il en allait de même avec les Cauchemars et le Tronçonator. Personne n'attaqua. Dagur avait sûrement informé ses hommes et les habitants de la visite de dragonniers.

L'escorte arriva au-dessus du port et remonta vers les hauteurs de la citadelle avant de se dissiper une nouvelle fois pour entourer l'île de manière à avoir une vue quasi-pleine sur le rocher. Leur manège inoffensif allait informer leur visite au Chef Berserk. Il y eut une courte attente avant qu'Erwin puisse apercevoir son opposant sortir de sa tour de commandement. Ce dernier le regarda avec des yeux sévères avant d'indiquer d'un signe de la main une zone libre d'accès. Le mercenaire émit un sifflement strident pendant deux secondes et l'escorte se dirigea vers la piste d'atterrissage et laissèrent les dragons se poser. Les hommes en noirs mirent le pied à terre. Erwin ne perdit pas une seconde pour demander à Harold, avec le plus de discrétion possible :

- Combien penses-tu qu'il y ait de navire dans cette flotte ?

- Je dirai bien qu'une cinquantaine de ses gros bâtiments sont en ce moment au port. J'en rajouterai plus d'une vingtaine aillant jetés l'ancre près de l'île et une dizaine en patrouille. Ce n'est qu'approximatif, je n'ai fait que rapidement survolé le nombre. Et si tu regardes bien, certains bateaux ne portent pas les armoiries des Berserks. Du moins, pas encore.

- Qu'est-ce que ça signifie ? Fit Folker en émergent dans la conversation.

- Ces bâtiments n'appartiennent pas à Dagur, ils viennent d'une autre tribu.

- Il a déjà un sacré attirail avec des drakkars aussi énormes. Il faut bien dix de ceux-là pour anéantir la moitié des nôtres. Si on n'avait pas les dragons, fit Erwin. Ils les ont volés, tu penses ?

- Volés ? ricana Harold. Peut-être bien. En attendant, si Dagur avait déjà déclaré la guerre, ces bateaux auraient été brûlés puis coulés. Je pense plutôt qu'il a rallié cette tribu à sa cause.

- Est-ce que quelqu'un sait laquelle c'est ? demanda Madner. J'ai jamais vu ce symbole sur aucune voile.

- Moi, si, reconnu le sorcier.

- Bienvenue ! Cher mercenaires… »

Aussitôt, les dragonniers tournèrent la tête en direction de l'entrée devant laquelle ils avaient atterrit. De l'ombre, surgit un guerrier à la carrure large et assez mince. Les imposantes armures qu'il soulevait sur ces épaules lui donnaient un aspect de colosse. Les muscles de ses bras étaient recouverts de cicatrices, un buste de métal sombre protégeait son cœur et un pantalon de cuir ficelé recouvrait ses jambes de coureur aguerrit. Ses bottes étaient immaculées, en fourrure neuve. Le tatouage qui couvrait une partie de son visage s'était étendu et une cape en tissu lourd pendait sur ses épaules.

- Je vous attendais, fit Dagur avec un étrange sourire tranquille. Sa voix grave plana un moment dans le vide.

- Et bien nous sommes là, répondit Harold. Le Chef Berserk tourna d'un coup la tête vers lui et la surprise se lut dans ses yeux.

- Et bien Erwin… je ne m'attendais pas à ce que tu amènes un de mes vieux amis avec toi.

- On devrait peut-être revoir le terme d'amitié, entre nous, répliqua Harold avec un sourire carnassier. Revoir un des ennemis de Beurk fit un drôle d'effet au sorcier. Le semblant de rivalité qu'il avait pu avoir quand ils étaient beaucoup plus jeunes refit surface. Sauf qu'Harold était loin d'être aussi pathétique que dix ans auparavant. Dagur l'avait plus martyrisé que traité comme un rival quand il était enfant, mais c'était aussi le seul à en être venu aux mains avec lui.

Les autres s'étaient contentaient à l'époque de le regarder avec mépris, consternations, ou de lui glisser des phrases blessantes comme tu ne devrais pas rester là, tu gênes, rentres chez toi ça vaut mieux pour nous tous. Le Chef Berserk pouffa en entendant sa réplique, il semblait presque amusé et heureux de revoir le sorcier.

- Non, j'aime mieux comme ça. Après tout, nous étions comme des frères, avant, répondit-il d'une voix mielleuse.

- C'est toi qui le dis, renvoya Harold.

- Comme tu veux, renchérit Dagur en se détournant. Suivez-moi. Oh, et… les dragons restent ici.

- Pardon ? S'offusqua Madner.

- La plupart des dragons qui ont le courage de s'avancer sur cette forteresse détruise en moyenne un quart de ma flotte quand mes incapables d'hommes ne les arrête pas, je ne tiens pas à ce que ça recommence, expliqua le viking en faisant volte-face pour dévisager les dragonniers qui lui lançait un regard méfiant. J'ai perdu beaucoup d'effectifs à cause d'eux, donc je préfère les tenir en-dehors de la forteresse. Mes hommes les surveilleront.

- Ce n'est pas à toi de décider ce qu'il doit advenir d'eux, Dagur, s'interposa Erwin. Si les dragons ont des ordres à recevoir, se seront uniquement les nôtres, d'ici le jour où tu auras les commandes sur tous nos mercenaires. »

Dagur dévisagea le Chef adverse en plissant les yeux. La tension grimpa d'un cran quand les escorteurs de Kyera dirigèrent lentement leurs mains vers leurs hanches, c'est-à-dire, prêt à sortir une arme. Voyant tout cela, Dagur se décrispa et lança d'un air jovial.

- Bien entendu. Excuse-moi, je voulais juste m'assurer que ce que je prépare depuis toutes ses années ne sera pas gâché par le premier venu, fit-il. Erwin eut beau être à se détendre, les escorteurs ne desserrèrent pas les dents pour autant. Le mercenaire se tourna vers ses hommes et ordonna :

- Lâchez-les dans le ciel. Nous les rappellerons plus tard. »

Harold s'approcha de Krokmou et lui gratouilla la tête. Il lui murmura quelques mots rassurant, et lui demanda de rester à proximité des autres dragons pendant sa récréation, sa nouvelle queue pouvant être défectueuse à tout moment. Il actionna ensuite un levier qui modifia le mécanisme du gouvernail dans une succession de cliquetis qui intrigua quelques Berserks. Harold se redressa pour hocher la tête à l'égard de son Chef. Aussitôt, Erwin murmura un « allez ! » envers les reptiles qui se détournèrent après un dernier coup d'œil et prirent leur envole droit vers l'horizon avant de disparaître dans les nuages. Un cri perçant résonna au-dessus de la citadelle, dans le ciel.


- C'est la première fois que vous venez, n'est-ce pas Erwin ?

- En effet. Et je ne m'attendais pas à atterrir sur une telle montagne. Combien de temps ces installations mettent-elles à se construire ?

- Vous comptez me voler des idées ? ricana Dagur, tout en s'asseyant dans le plus haut siège de son immense table circonférentielle, laissant à ces huit invités des sièges similaires aux siens quoique moins grand.

- Qui sait, fit le Chef mercenaire en s'enfonçant dans son siège, les doigts croisés sur son ventre. Revenons-en à ce qui nous à mener ici, Dagur. Tu sais que l'accord que nous avons fait il y a quelques années n'a été créé que pour préserver les gens de l'Île de Kyera de ta cruauté. »

- Cruauté ? fit le Berserk avec une mine faussement surprise avant de répondre avec un sourire, j'aurai plutôt dit empathie ! »

- Certainement pas, non. Epargner une île d'un massacre en échange d'une légion dragonnienne destiné à te servir de pion dans ta petite guerre, je n'appelle pas ça de l'empathie.

- Allons, Erwin ! rigola amicalement Dagur. Je n'ai parlé à personnes de votre île, comme promis, mais c'est à vous de tenir votre part du compromis jusqu'au bout. »

- Toi aussi, à ce que je sache, tu peux encore tout révélé de notre Clan, rétorqua l'homme en noir.

- Je ne le ferai pas, fit soudain son vis-à-vis avec un sérieux déconcertant. Ça ne m'apporte rien de faire une chose pareille pour que d'autres vous sautent dessus, et puis c'est quelque chose qui est, et de loin, à ma portée. Tant que je peux me servir de vous, je garderai ce secret…. secret. »

Il conclut sa phrase par un petit sourire satisfait qui fit bouillir les guerriers Kyera en face de lui. Erwin prit une inspiration, tentant de se contenir. Cette prise de tête pouvait très vite tourner en leur défaveur.

- Tu ne nous a pas encore parlé de ce en quoi consistait cette guerre, Dagur. »

- Oh ! C'est vrai, j'avais failli oublier, chantonna le Berserk, enthousiaste.

- Contre qui serons-nous ? demanda Madner, coupant le dialogue que monopolisait les deux Chef.

- Tu à l'air pressé d'en découdre, fit alors le viking d'une voix doucereuse, regardant avec considération et un sourire fin la jeune femme, qui ne put réprimer un mouvement de recul. Ça me plaît bien. »

Le Chef adverse se remit droit sur son siège, gardant sa mimique, et commença :

- J'ai pour projet de réunir toutes les tribus vikings en un seul royaume. L'archipel Barbarik recèle de grands guerriers, et de grandes tribus guerrières, je commençais à trouver dommage qu'on ne puisse pas former la même seule tribu étant donné que nous ne sommes pas si loin les uns des autres. Sauf qu'une fois réuni, nous serions assez nombreux pour former une nation, comme l'appelle les gens vivant au Sud. On pourrait alors fonctionner tous ensemble. Bien sûr, pour que ce projet marche, fit Dagur avec une grimace consternée, il faudrait que tous les Chefs soient d'accord avec ma proposition. »

Les mercenaires se regardèrent entre eux, déconcertés et méfiant. Mais alors qu'Erwin allait prendre la parole, Folker marqua sa présence :

- Vous ne comptez quand même pas nous inclure dans votre pâté, tout de même ?

- Non, comme je l'ai promis, je n'ai qu'un service à vous rendre et vous n'avez qu'un service à me rendre. Vous n'êtes inclus dans le développement de ce dessein que pour une seule chose.

- Mater une rébellion, soupira Erwin en lançant un regard noir à son subordonné qui s'excusa en baissant les yeux. Harold se souvint qu'à son retour sur l'Île Kyera, son Chef avait mentionné de faire taire une révolte pour les Berserks. Maintenant que Dagur avait fait ses révélations, ça ne ressemblait plus à une simple broutille avec une autre tribu qui se préparait simplement à une longue guerre pour pouvoir en finir de manière définitive. C'était, pour ce que les vikings connaissaient des alentours de l'archipel, presque d'ordre mondial. Du moins, tout le monde sur l'archipel était concerné, ce ne seraitpas étonnant si des tribus étrangères comme le Clan Kyera puissent y prendre part aussi.

- Mater une rébellion de la taille d'un demi-archipel, plutôt, parce qu'il n'y aura pas grand monde pour vouloir de Chef aussi dérangé que toi, renchérit en grommelant Harold, quand il se redressa d'un coup sur son siège. Attends, est-ce que tu veux dire que…

- Je m'attendais à ce que tu réagisses plus vite, Harold. Mais je ne peux pas t'en vouloir, tu n'es plus en contact avec les Beurkiens depuis un moment, fit Dagur.

- Pour être franc, il y a pas si longtemps, je me suis approché d'eux d'un peu trop près, gronda le sorcier. Quels sont les chances que les tribus acceptent ta proposition ?

- Deux ont déjà acceptés, ils se rendent sous ma bannière. Ils ne restent plus que dix. Dont Beurk, soit disant passant. Et Harold, fit Dagur avec un regard déterminé et sombre. Avant que ça n'arrive, ne me dit pas que tu veux que je les épargne, parce que ce n'est pas ce que je compte faire si Stoïck refuse l'offre. Et de toute manière, je ne saurais la réponse que quand l'émissaire reviendra et tu seras déjà partit. Tu ne pourras pas m'arrêter.

- Je ne compte pas t'arrêter, fit Harold d'un ton lasse. Un silence surpris se profila des mercenaires jusqu'aux Berserks. Les gardes aux entrées de la salle, ayant eux aussi reconnu l'ancien fils du Chef de Beurk, échangèrent des regards déconcertés.

- Eh bien, je m'attendais peut-être à un peu plus de résistance de ta part, mon frère…

- Je ne suis pas ton frère… » Un bruit prompte et sec fit sursauté la moitié des hommes en noir. Dagur avait planté un couteau dans la table et jouait de son doigt avec le manche en faisant tourner la pointe dans le bois.

- …mais je dois dire que ça m'arrange. Harold, je rêve vraiment de m'entendre avec toi. Tu sais, j'ai toujours su que Beurk te détestait…

- Et j'ai toujours su que tu détestais Beurk, renchérit le sorcier pour le compléter, ce qui fit sourire son vis-à-vis, qui continuait à faire tourner son couteau d'un air rêveur, les yeux perdus vers le plafond.

- Tu me suivras sans faire d'histoire, n'est-ce pas, Harold ?

- Je ne suis pas celui qui prend les décisions dans cette histoire, avoua Harold avec un sourire étrange. Comme s'il le regrettait ? Comme si c'était un mensonge ? Comme il ne le pensait pas vraiment ?...

- Dagur, intervint Erwin. Quand est-ce que tu comptes te servir de la légion ?

- Huum… Eh bien, je peux te proposer quelque chose. Vous repartirez d'ici peu, et vous ramènerez la légion sur l'Île des Haut-Vents, c'est un petit bout de terre non loin de là, où l'on peut s'abriter entre les arbres. Vous pouvez survivre à un ouragan si vous rester au cœur de celle-ci, les arbres là-bas y sont millénaires et le sol regorge de crevasses. C'est un ancien volcan. Il est éteint et l'île est très stable ainsi que solide. En attendant que l'émissaire revienne, vous pouvez faire venir vos troupes de dragonniers là-bas. En suivant les instructions que j'ai laissé aux anciens chefs des royaumes vikings, nos nouveau alliés devraient arriver d'ici peu.

- Puis tu attaqueras ceux qui ont refusé de se soumettre à toi après ça, conclu Erwin.

- Exactement. J'aurai alors mes propres responsabilités, en attendant, tu as déjà les tiennes. »

Dagur ouvrit les bras, d'un air de dire « alors ? ». Après un silence, Erwin inspira et regarda ces subalternes un à un. Ils acquiescèrent. Le Chef s'arrêta un peu plus longtemps sur Harold. Après un long regard entendu, puis une consultation avec Folker, il se tourna enfin vers le Chef Berserk qui siégeait en face de lui.

- Je ne vois aucun inconvénient jusque-là, déclara-t-il. Aussitôt, Dagur se releva, content de lui et sortit un rouleau de papier

- Bien, alors signons cette paperasse, fit le viking en faisant rouler un parchemin jusqu'au mercenaire qui le décacheta et le lut. Tu seras désormais engagé à suivre notre accord à la lettre. » Un garde amena devant le guerrier Kyera de l'encre et une plume avant de faire un pas en arrière. Erwin resta concentré sur le morceau de papier, puis après un haussement de sourcil résigné, inscrivit sa signature. Le garde prit le parchemin et le ramena à Dagur, qui le replia dans sa forme initiale. Ce dernier fit un sourire et incita les mercenaires à se lever d'un signe de main. Aucun ne bougea, ce qui amena une nouvelle fois un air de tension.

- À moi de te faire signer quelque chose Dagur, fit alors Erwin en sortant lui aussi un rouleau de papier, pour l'envoyer d'une pichenette à son vis-à-vis.


- Nous refusons l'offre de votre Chef, Burnett. Nous ne tenons pas à être vos pantins, encore moins ceux de Dagur. »

Stoïck déclara tout cela en tendant les lettres que lui avait données l'émissaire à sa première visite. Le grand homme considéra le contenu de la main puis le reprit. Il leva les yeux vers le Hooligan, qui gardait son air déterminé.

- Je vois.

Ean fit demi-tour et s'avança sur le ponton en direction du drakkar qui l'avait conduit ici. Soudain, il s'arrêta et tendit la main au-dessus de l'eau. Il laissa tomber les parchemins. Le regard des Beurkiens se fixa sur les papiers qui prenaient lentement la flotte, puis revint sur l'émissaire. Personne ne semblait comprendre pourquoi il avait jeté les lettres de son Chef à la mer. La méfiance et la fascination se lisaient dans les yeux des vikings. Cet acte était un manque de respect évident.

- Dans ce cas, clama Ean, le visage sévère mais aussi impassible. Vous coulerez avec cette opportunité… l'opportunité de faire partit de la nation guerrière de Dagur. Qui sait si vous serez encore là pour le regretter.


LA FIN APPROCHE !...

Eh oui, le petit(?) moment d'absence que j'ai eu m'a permis de bien réfléchir à comment tout ça allait se terminer, et c'est bon, tout est clair et net, ça prendra peut-être dix chapitres en plus. En tout cas, peut-être que je l'aurai finit d'ici la rentrée, si je vous canarde la suite comme l'été dernier. La fin de TSDTSW approche à grand pas et j'ai tellement hâte de vous la montrer, en vrai.

Je suis tellement satisfaite. Et en même temps hyper triste. J'aime pas quand ça se termine 😭 Bref, je ne vous révèle rien, à vous de voir si elle vous conviendra, en attendant, je la préfère comme ça et je ne compte pas la changer, je compte plutôt la roder.

Merci en tout cas de suivre ma fanfiction jusqu'ici, ça me fait chaud au cœur ! J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu, on se voit dans deux à trois semaines normalement ! À la prochaine !

Merlin's Vision 🐠🌴🐙🐠🐬🍦