A savoir avant de lire ce chapitre :
- J'ai rajouté quelques phrases à la fin du dernier chapitre, jetez un coup d'œil puis revenez.
- Ce chapitre contient deux scènes de torture, c'est pour ça qu'il n'est pas bien long (sinon c'est trop).
~Hey tout le monde ! Trois mois qu'on s'est pas vu, dingue non ! (entièrement de ma faute, je l'accorde) Mais c'était du temps de réflexion, long il est vrai, mais nécessaire. Ma fanfic fait 23 chapitres, je me devais d'y réfléchir. Mais bref, je vous reparle après que vous ayez lu le chapitre. Place aux reviews ! Et un grand merci encore aux reviewers :
lemortel: non ce n'est pas encore noël, héhé ! Finalement ce chapitre arrive lui aussi, chaque chose en son temps. Je suis flatté que tu prennes le temps de relire :) Ouais, Astrid est la reine des bourdes. Quand je dis qu'elle est bête ce n'est pas pour rien. Et tu vois, la rentrée plus la Toussaint passé, et ça sort enfin. Joyeux Halloween en retard, au fait. J'aime arrêter les chapitres au bon moment. Surtout quand il est 22:04 et que j'ai cours demain. A plus, au plaisir de t'avoir !
scorpon the wizard : Ah si, oui, elle est clairement dans la m...erde. Et bizarrement, elle va le payer cher. Comment ont-ils trouvé ? Réponse dans un moment :P Tant de questions, c'est bon d'imposer le mystère. Elle est pas toute seule, pas encore, alors il y a des chances pour qu'elle se fasse secourir. Mais se sera pas pour maintenant. J'aime ton sens de la perspicacité, scorpon, continue à prédire ! Sinon les reviews ne sont pas intéressantes... Hâte d'avoir ton compte rendu !
zherden : Je sais pas si tu vas apprécier CE Stoïck quand il pète les plombs, après faut ce demander pourquoi? ;) Je pense que tout le monde avait compris qu'Astrid était dans le caca, même un têtard l'aurait deviné... sachant qu'Ombreur n'est pas un tétard. C'est triste. Faudra que tu me dises qui tu penses qui a entendu la discussion, ça m'interresse. Merci à toi pour ta review, encore une fois !
Et merci aux gens qui me suivent et qui favorisent ma fanfic, ça me fait ultra plaisir de voir que vous êtes nombreux ! Je souhaite une bonne lecture à tous ! On se retrouve en bas.
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Chapitre XXIII : Le Non-Retour...
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Harold luttait contre le vent, plaqué contre Krokmou. Devant lui à plusieurs centaines de mètres, reposant sur la mer agitée, l'énorme blizzard épais qui englobait les récifs abandonnées au Nord de l'archipel de Barbaric. Ils les atteignaient en une bonne journée de vol après avoir quitté le repère de Dagur, et la moitié d'une nouvelle. C'était lui qui avait demandé au Chef Berserk d'effectuer cette mission. C'était lui pourtant, il se sentait très inquiet. Lâcher une population de Drakkeons aussi près des îles ne pouvait être que nocif. Et même si le principal visé de cette mission était Beurk, les autres royaumes qui n'avaient rien à voir avec le plan d'Harold, allait se prendre la même volée. Le jeune homme déglutit, il ne devait avoir aucuns scrupules sur le sujet. Il devait diriger sa colère sur le seul responsable de cette manœuvre. L'engendreur de la situation.
Krokmou roucoula, ramenant son ami au présent. A peine fut-il sortit de ses pensée qu'il vit le mur de brume leur foncer dessus avant qu'ils n'y rentrent. Harold souffla un bon coup.
- Je compte sur toi… parce que c'est pas moi qui vais pouvoir te guider là-dedans.
Le dragon n'émit aucune réaction. Il écouta les alentours, de son côté le sorcier ouvrit également ses oreilles. Les récifs apparurent à seulement trois mètres d'eux. Déjà avertit par la dangerosité des lieux, les deux acolytes contournèrent le rocher avec attention pour devoir par la suite esquiver, survoler ou plonger sous les autres. Finalement, le brouillard désépaissit après une interminable course de voltige pour laisser place à l'immense montagne devancée par sa plage de galets. Les lieux n'avaient pas changés, mais ils paraissaient moins terrifiants de jour. La première fois qu'il était venu, cela c'était passé de nuit, le fait de ne pas avoir vu ce volcan endormi l'avait rendu beaucoup plus inquiétant à l'époque. Maintenant, il en voyait tous ces attraits grâce à la clarté omniprésente que lui offrait l'effet de la lumière à travers le brouillard.
Krokmou battit plus fort des ailes et ils s'élevèrent au-dessus du mont. Presque à la vertical, Harold dû se cramponner à la selle, même si ses étrillés l'aidaient quasiment à se tenir debout. Il regarda leur ascension en laissant sous ses yeux défiler les flancs de la montagne, puis cette vision disparue, quand ils eurent surplombés le nid. Sa colossale circonférence donnait à Harold, quand il regardait en bas, l'impression d'être ridiculement inoffensif, comme si elle pouvait lui nuire, les transpercer par-dessous, Krokmou et lui. Il avait le sentiment de nager dans et d'avoir sous ses pieds battants frénétiquement, un monstre massif.
- Bien, mets-toi au-dessus de son centre, ordonna le sorcier au dragon, qui se stabilisa en altitude pour se déplacer ensuite doucement, surveillant avec précision sa position au-dessus du volcan. La bête renâcla quand il estima sa position bonne. Harold se décolla un peu du harnachement et descendit lentement le long de Krokmou pour fouiller dans la sacoche de selle, en tirer sa propre sacoche avant de remonter se caler sur le dos du reptile. Il posa le sac contre son ventre pour que rien ne lui échappe en plein vol ; ce serait catastrophique. Il remua le contenue de sa besace et en tira un petit paquetage, un amas de chiffons ficelés, qu'il défit pour prendre la fiole qu'ils protégeaient.
- Ok, fit le jeune homme, qui d'une main tâta le sommet de son heaume en museau de loup, tenant de l'autre son flacon. On y va… » Il souffla, son dragon lui jeta un coup d'œil, lui non plus très serein. Harold ouvrit sa main au-dessus du vide et laissa rouler la fiole de sa paume puis tomber dans le vide. Les deux acolytes regardèrent la petite boule de verre au contenu hasardeux chuter lentement, comme au ralentit, puis le dragonnier se redressa, l'air résolut.
- Vas-y. »
Krokmou inspira, le grondement du feu prit forme dans son gosier avant qu'il ne le crache. Un tour appris durant toutes ces années ; le dragon envoya une énorme colonne de feu bleue luminescente sur le petit flacon, et quand elle le rattrapa, il explosa et soudain le feu tripla de diamètre avant de toucher le sommet du volcan dans un bruit sourd et ravageur. Harold eut le réflexe de se boucher les oreilles. La montagne trembla, des bouts de roches se détachèrent de sa paroi pour former un éboulement phénoménale, la poussière s'élevait de tous côtés. Des cris aigues sortirent soudain de l'intérieur du volcan, de plus en plus fort quand brusquement, la cheminée pourtant obstruée du volcan s'effondra pour entrainer avec elle tout le plafond du nid, qui s'écroula sur ses habitants.
Les rugissements s'ajoutèrent aux fracas de la montagne s'affaissant sur elle-même. Alors des brèches sortirent tels des nuées les dragons paniqués. Ils affluèrent tout à coup dans l'air et s'échappèrent au loin pour ne pas se prendre les avalanches. Parmi tous les spécimens qui fuyaient dans les airs, les Dragons étaient étrangement peu.
- On s'en va, Krokmou. Vite !
Le Furie Nocturne plongea et fit aussitôt un demi-tour. D'énormes dragons noirs, les ayant repérés volant au sommet du mont, fonçaient vers eux avec dans les yeux une rage certaine. Harold regarda derrière lui, la plage disparaissait alors qu'un rugissement assourdissant résonnait de l'île. A leur suite, fou furieux d'être privé d'un abri, les Drakkeons. Ils se ruaient sur eux dans l'espoir de se venger de l'homme en armure et du jeune dragon noir qu'il montait.
- Pour vous, qui ne demandent que vengeance. Pour vous, qui n'acceptez pas les pécheurs... Pour vous, qui ont perdues cher. Pour vous, dont les yeux brillent de colère, de mépris. Ici, je me tiens, face à vous, pour vous promettre la sentence de celui qui nous a fait souffrir, au nom des dieux, aux noms des vivants, au nom de la loi viking de Beurk… et aux noms de nos victimes.
Le silence se faisait sur la place de la ville. Astrid frissonnait. Même sans mordre sa lèvre, elle savait qu'elle saignait à cause de la gerçure. Son visage lui faisait encore mal. Elle n'attendait qu'une chose, prostrée devant les habitants, attachée à genoux face à ce poteau, et avec impatience. Sa sentence. Pour elle, le discours avait assez durée. L'angoisse était vraiment malsaine. Elle respirait profondément, elle regardait l'herbe autour du pilier. Pas question de faire face à Beurk, tout ce qu'ils verraient dans ses yeux, c'est qu'elle n'avait aucun regret de ce qu'elle a fait, et elle trouverait insupportable que certains lui lancent un regard peiné, indigné, triste, ou colérique. A croire que cela paraissait étonnant venant d'elle. La valkyrie faillit sourire avec ironie quand elle vit les premiers flocons de la saison tomber sous ses yeux. Il n'y a aucun doute, cette soirée était la pire de toutes.
Sur la place, il n'y avait aucun bruit venant des vivants. On entendait seulement le hululement du vent provenant du large, et le crépitement des flambeaux allumés au-dessus des têtes. Stoïck reprit :
- Astrid Hofferson… pour violation des lois de Non-Retours avec complice, pour mensonges, pour trahison, pour meurtre… moi, Stoïck la Brute, de la lignée des Haddocks, te condamne à subir le supplice des cinquante coups de fouet, et à être asservi par Beurk. » Car tu t'es montrée inhumaine envers ton peuple, nous allons te déshumaniser. « Ton tortionnaire sera Spilout. »
A la mention du nom de son père, Rustik se jeta en avant pour retenir son père mais celui-ci s'avançait déjà au centre de la place. Kranedur et Kognedur posèrent chacun une main sur ses épaules pour le retenir en même temps que le soutenir. Lui aussi debout au abord du cercle que formaient les habitants de la ville, Varek regardait le Jorgenson s'approcher de son amie avec horreur et dégoût de lui-même. Il était insupportable pour lui qu'il n'ait pu sauver sa camarade. Et pire que tout, il avait eu peur de prendre sa défense des jours plus tôt durant sa capture. Et pas une seule fois, elle ne l'avait regardé avec mépris, ou déception. Les trois apprentis de la guerrière regardaient fixement leur maître, tétanisés. Mad secoua légèrement la tête en voyant le bourreau se saisir du fouet. Tout à coup, les murmures naquirent dans la foule. C'était des grondements. Ou des prières.
Astrid ne regardait personne. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Ses yeux suivaient un flocon, qui virevoltait devant elle avant de fondre dans l'herbe, puis un autre, ainsi continuellement. Elle entendit les pas derrière elle. Spilout attrapa le col de son vêtement à deux mains, serra le tissu dans sa paume comme à regret, puis l'écarta d'un coup sec. Le bruit de tissus déchirés en fit sursauter plus d'un. Rustik ouvrait grand ses yeux, sous le choc de sa vision. A quelques mètres, celle qu'il aimait se faisait déshonorer à la vue de tous. Sa peau blanche et immaculée, repliée sous ses couches de vêtement qu'on écarta d'autant plus pour y avoir accès.
Astrid sentait le froid sur son dos exposé et frissonna. Bientôt les flocons la touchèrent. La jeune femme souffla et ferma les yeux. Elle entendit Soïck par-dessus son épaule :
- Commencez.
Le bruit du cuir tiré vers le haut dans un ample mouvement fut la seule chose que la valkyrie perçut puis elle sentit la gifle frappante du fouet sur ses vertèbres. Elle serra les dents et se retint de crier, émettant un grognement audible ; posa un pied à terre et se précipitant sur le pilier auquel ses mains attachés serraient la corde. Son épaule s'appuya contre le poteau de bois. Son dos la brulait. Puis un deuxième coup la cingla, sa nuque fut touchée. Un troisième coup. Astrid inspira profondément. Spilout n'y allait pas de main morte, surtout pas devant la Brute. La douleur se répandait sur et sous sa peau telle des radiations. Le froid et la chaleur se mêlaient l'un à l'autre, cela en devenait irritant.
Un quatrième coup, Astrid releva la tête et ne vit qu'une fraction de seconde les habitants de la ville, le visage dur et aussitôt, elle referma les yeux pour se laisser aller contre le pilier quand le cinquième coup s'abattit.
- Non !
- Mad, enfin, retiens-toi… ! »
Ça faisait mal, pourtant les coups continuaient à pleuvoir. Six, puis après sept. Astrid lâcha une complainte, elle se cambra pour essayer d'éviter le huitième coup mais il lui claqua l'épaule jusqu'entre les reins. Au neuvième coup, elle se reprit à tirer sur ses liens et tentant de jeter un coup d'œil blessant à Spilout. Le dixième coup lui entailla une pommette. Au onzième coup, ses amis fermaient les yeux à chaque fois qu'un nouveau fut porté. Astrid s'agitait contre le pilier pour fuir la douleur. Rustik se retenait de pleurer, Varek non. Osvald, Falko et Mad étaient en colère et dans l'impossibilité de dire quoique ce soit. Douze, treize d'affilés. La guerrière sentait la peau de son dos s'arracher. Elle respira à grandes goulées et le quatorzième coup l'en stoppa. Son pied racla dans la terre.
- Tu l'as méritée… ! Assassin ! »
Poussant contre le pilier, elle subit les vingt premiers coups. Une petite voix dans sa tête lui murmura « Plus que trente. » Au bout de vingt-cinq coup, la même petite lui supplia « Ne pleure pas, ça ne fait pas si mal. » Et d'un autre côté, Astrid souffrait. Et elle n'aurait rien eu subir si elle avait fait les choses différemment. Mais voilà, quand tout se précipite, il faut toujours que quelque chose rate. Tout s'était déroulé comme prévu, le bateau était bien partit pour l'Ile-Qui-Gronde, mais sans elle. Ombreur était partit, lui aussi. Au vingt-huitième coup, les larmes de la valkyrie s'écrasaient à terre. Apparemment, Gueulfort tentait de revoir le poids de la sentence avec Stoïck, mais il paraissait sourd à ses suppliques. « Plus que vingt. ».
Stoïck allait se servir de cette violence sur elle. Il avait finalement décidé d'attendre que le coupable se montre pour en savoir plus sur la visite d'Harold sur Beurk. Astrid sentit des blessures ouvertes s'échapper du sang, qui roula en petites gouttes sur sa peau. Le fouet claqua à nouveau et emporta un peu de son hémoglobine dans les airs. Et puis plus rien. Pourtant Spilout n'était pas allez jusqu'au bout. Alors la combattante entendit la clameur haineuse de la foule, le cracha de quelques-uns et indistinctement les sanglots de certains avec surprise. De la sueur perlait de son front, dévalait ses joues et allait rejoindre ses larmes et son sang sur le sol de sa terre natale. Jusque-là, sa douleur avait été assourdissante et elle n'avait entendu qu'elle-même. Ses oreilles bourdonnaient.
- Continue.
Le fouet claque encore. Astrid hurla entre ses dents, se recroquevillant sur elle-même les bras tendus vers le haut à cause de ses mains accrochés. Quelqu'un saisit ses cheveux et la fit se redresser sans douceur aucune. Aussitôt qu'on la lâcha, le fouet la griffa profondément. Le monde hurlait et tournait autour d'elle. Elle se dit que sa punition devrait se terminer du mieux qu'elle le pouvait, alors elle se redressa quand le trente-troisième assaut de cuir s'en fut marquer sa peau déjà violacée et striée de marque rouge. Cette fois Astrid leva son visage vers le ciel et lâcha un sanglot avant de retomber contre le pilier de bois et de n'émettre plus que des soubresauts et des larmes à chaque coups. Son dos était brulant et dur, et il durcissait chaque fois que le cuir giflait. Il était aussi poisseux et dégoulinant.
Stoïck était furieux. Et il regardait avec fureur ce spectacle, et tous les habitants acclamaient sa décision en humiliant la guerrière. Son ancienne meilleure guerrière. Celle qui avait eu une chance, une fois, d'atteindre les sommets. Rustik ne se retenait plus de pleurer et il ne savait plus pour quelles raison. Les gens autour de lui le persuadait presque qu'Astrid avait eu ce qu'elle cherchait. Peut-être était-ce aussi un moyen de réchapper à la tristesse. Kranedur et Kognedur regardaient non sans ciller leur amie se faire charcuter le dos. Varek avait disparu. Osvald et Falko prenaient la main de Mad qui larmoyait de fureur. Au bout d'un moment, Spilout s'arrêta pour reprendre son souffle, éreinté.
Il jeta un coup d'œil à son Chef puis après un coup d'œil entendu, tendit une dernière fois son bras en arrière et l'abattit avec autant de violence qu'il put. Le fouet entailla le dos de la jeune femme qui se laissa pendre à poteau.
- Et cinquante, compta-t-il. La foule criait victoire comme un homme en guerre. Le père Jorgenson passa son fouet à un homme venu le récupérer tandis qu'un autre viking détachait les mains d'une Astrid perdue dans les limbes du supplice. Cette dernière s'effondra à côté de la colonne et exposa son dos mutilée à tout le monde. Vengeance accomplie, Stoïck fit taire la foule d'un signe de main. Astrid n'entendit pas ce qu'il dit. Il leur souhaitait sûrement bonne soirée et bonne nuit à tous. Dans doigts calleux s'enfoncèrent dans ses blessures et elle gémit quand on l'a souleva. Elle peina à ouvrir les yeux et ne put suivre son trajet. Elle s'évanouit.
- Croyez-moi elle va parler… gronda une voix lointaine. Et juste après, la valkyrie prit la douche froide. Elle reprit son souffle une fois le torrent d'eau glacée tarit et ouvrit les yeux sur son Chef, les estimés au Conseil et quelques enquêteurs.
- Je suppose que l'envie t'auras passée de faire autre chose qui puisse te ramené à ce cher poteau que tu agrippais tendrement durant ton exposition, fit Stoïck sourdement. Astrid tenta de bouger mais son dos se ramena à lui avec une violence telle qu'une jérémiade lui échappa. Elle se recroquevilla au-dessus de ses cuisses et respira longuement plusieurs fois et sans lever les yeux elle répliqua d'une voix tremblante mais suintante :
- Est-ce qu'il y a une grande différente entre ça et être attachée à cette chaise maintenant ?
- Pas vraiment, accorda son vis-à-vis sans une once de compassion dans la voix comme sur le visage.
- Est-ce que ça durera plus longtemps que cinquante coups de fouet ? ricana la combattante, surprenant la peuplade présente dans le Grand Hall par le sarcasme dont elle arrivait encore à faire preuve. La pauvre ne semblait plus avoir grand-chose à perdre.
- Si tu réponds à toutes nos questions… tu t'épargneras le temps et l'enfer. Alors dis-moi… que faisait Harold sur Beurk il y a de cela plusieurs semaines ?
- Réfléchissez, peut-être que- » La tête d'Astrid partit sur le côté, son cou tira sur ses trapèzes qui tirèrent sur les blessures. Elle grogna et redressa ensuite sa tête avec la douleur cuisante d'une gifle sur la joue. « Vous connaissez déjà la réponse. »
- Il n'essayait tout de même pas de refaire la même connerie que la dernière fois qu'on l'a vue ? »
- Peut-être bien…
Une deuxième claque sonore partit aussitôt, maintenant la Mort Silencieuse avait les deux joues rouges.
- Mais c'est moi qui lui aie forcé la main, avoua-t-elle alors. Stoïck plissa les yeux de colère.
- Ah, pour être une traitresse, tu en es une bien belle.
- J'aimerai savoir ce que Spilout a ressenti quand son fils l'a retenu par le bras pour l'empêcher de fouetter son amie, provoqua Astrid en lançant un regard sournois au concerné, qui se renfrogna en répondant :
- Tu as servi d'exemple, et il n'est plus un enfant.
- Pourquoi avoir forcé la main de m- Harold ? reprit le Chef, s'impatientant en serrant le poing, ce que la jeune femme remarqua.
- Question suivante, répondit-elle néanmoins avant de se prendre une autre baffe. Ça ne vous regarde pas. »
- Dans quel but voulais-tu t'enfuir de l'île ?
- J'ai mes raisons. Clac !
- Es-tu à la solde de Dagur ? T'a-t-il corrompu ?
- Non. Et je ne vois pas comment il aurait pu.
- Alors quel est le but de ton crime ?
- Vos questions sont vachement répétitives. Clac !
- Peut-être parce que tu n'y réponds pas ! » Sur les joues d'Astrid coulaient encore quelques larmes mais mise à part ça, elle ne laissait rien transparaître. Seule la douleur était responsable de sa réaction, elle n'avait pas peur de Stoïck et de ses menaces. Même si elle commençait sérieusement à avoir mal aux dents et aux oreilles, à force de violents interrogatoires.
- Vous devriez me bannir, Stoïck, insista la combattante. Après tout ce que j'ai fait.
- Oh non. Je sais que tu tiens à partir, et crois-moi je ferais tout pour l'empêcher. Ce sera ton sort pour avoir tué plusieurs d'entre nous.
- C'est triste qu'eux parte et que moi je reste, dit alors Astrid qui se prit brutalement une autre gifle. Les énormes mains du Chef semblaient lui démonter la mâchoire coup après coup. La jeune femme s'essoufflait à souffrir, tout le monde dans la salle le voyait pourtant, le Chef n'éprouva aucune pitié. Il était furieux.
- Peut-être que te marquer au fer rouge t'aideras à répondre. » Astrid déglutit cette fois. Elle avait la tête qui tournait, les blessures dans son dos étaient irritées par le dossier et les cordes qui la rattachaient au mobilier. Ses vêtements étaient froids et trempés, elle grelotait, était assise dans la flotte de sa jupe, et ses bras croisés dans son dos toujours à découvert la tiraillait hardiment. Si du fer chauffé à blanc touchait sa peau humide, elle n'osait pas imaginer l'effet que cela lui ferait. Sûrement, ça l'ébouillanterait.
- Je n'ai souhaité tué personne… juste partir.
- Mais il faut croire que quelqu'un t'as vu œuvrer, rétorqua avec satisfaction et perversité Stoïck. Peut-être que tu aimerais parler à celui qui t'as dénoncé, maintenant qu'on en a fini avec toi pour aujourd'hui. » Il se tourna vers le nouveau concerné et lui dit : « Je te laisse deux gardes à l'entrée. Quand tu auras fini, tu les appelleras qu'ils la remettent dans sa cellule. Tout le monde, allons discuter dans l'arène. » Aussitôt, les personnes présentes dans la pièce convergèrent vers la sortie. Certains lancèrent un regard noir et méprisant à la valkyrie, qui regardait avec dégoût celui qui, contrairement aux autres, venait se planter face à elle. Une fois le Grand Hall déserté par toute autre personne, la lourde porte de l'entrée se referma dans un grand bruit, laissant Astrid et Eliott en tête à tête.
Bonus humour : "Harold ouvrit sa main au-dessus du vide et laissa rouler la fiole de sa paume puis tomber dans le vide. Les deux acolytes regardèrent la petite boule de verre au contenu hasardeux chuter lentement, comme au ralentit, puis le dragonnier se redressa, l'air résolut.
- Dracarys. »
Krokmou inspira, le grondement du feu prit forme dans son gosier avant qu'il ne le crache."
J'aurais fait ça dans le vrai texte, je pense que certains m'auraient probablement tuer sur le champ, mais d'un autre côté, je m'étais dit que c'était qu'une fanfiction et que c'est moi qui écrivais donc je pouvais faire ce que je veux. Au final, je l'ai pas laissé, parce que certains (dont moi) aime le sérieux que peut avoir une fanfiction. Même si j'ai trouver mon idée géniale...
Alors oui, il y a bien eu une ellipse. On ne voit pas la capture d'Astrid ni son enfermement. Parce que ça m'ennuyait vraiment d'écrire le passage, j'en avais franchement marre de la continuité que prenait l'histoire avec Astrid alors j'ai fait mon petit saut dans le temps pour tomber direct sur le passage qui était susceptible d'intéresser le plus. La torture, forcément :)
Non, c'est une blague. Mais en plus de commencer par Harold, je me suis dit que c'était aussi bien de faire avancer le cours des choses. Je sais pas si ça décevra certains, mais sachez que je n'ai pas réussi à écrire de toutes les vacances parce que je me répétais que je devais continuer à écrire dans un chronologie parfaite. J'avais pas envie de vous faire un vomi, alors j'ai changer mon plan de départ. Finalement, je me retrouve moins en train de patauger, et en plus je vous sort tout de même un chapitre. Bref. Surprise !
Dites-moi en reviews ce que vous pensez de la tournure (attention, tournure, pas torture). Je suis plutôt intéressée :)
Ah, et aux dernières nouvelles, ce n'est plus Merlin's Vision, mais Merlin's Ghost ! (beaucoup plus original...)
Je vous dis à bientôt !
